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LIVETENNIS.fr
vendredi 15 mars 2013
17:39 - Federer absent jusqu?à Madrid - LAGAZETTEDUTENNIS.NET
Charlène-Riva et Mila-Rose, les filles de Roger Federer, observe attentivement un entraînement de leur papa, à l'Open d'Australie. Enfin, chacune à sa manière... Stoppé dès les quarts de finale à Indian Wells par un excellent Rafael Nadal, Roger Federer va désormais prendre quelques semaines de repos, et reviendra lors du Masters 1000 de Madrid, qu’il [...]

17:11 - Indian Wells: Tsonga 5 - 9 Djokovic - TENNISTEMPLE.COM
Jo-Wilfried Tsonga retrouve Novak Djokovic ce vendredi en quart de finale du Masters 1000 d'Indian Wells. Il s'agira du 15ème duel entre les deux hommes qui s'étaient croisés pour la première fois en finale de l'Open d'Australie 2008. Djokovic sur sa lancée Au bilan de leurs 14 confrontations sur le Circuit ATP, c'est le Serbe qui mène la danse avec 9 victoires contre 5 pour le Français. Le numéro 1 mondial semble par ailleurs avoir pris l'ascendent puisqu'il a remporté leurs 7 plus récentes confrontations, la dernière victoire du tricolore remontant au quart de finale qui les avait opposés lors de l'Open d'Australie 2010, il y a plus de trois ans. L'entrée des deux joueurs sur le Stadium 1 est prévue à 13h30 (heure locale) soit 21h30 en France....

16:38 - « Choisir, c'est se priver du reste » - RDS.CA
« Choisir, c'est se priver du reste »

« Choisir, c'est se priver du reste1 »

Le championnat mondial de curling féminin s'amorce ce week-end à Riga en Lettonie. Pas en Alberta ni au Manitoba ou encore à Glasgow en Écosse, mais bel et bien en Lettonie. Depuis que le curling est devenu officiellement un sport olympique en 2002, le sport connaît une expansion planétaire sans précédent. Parmi les nouveaux pays qui se sont joints à la Fédération mondiale de curling depuis 2002, mentionnons la Grèce, la Pologne, la Chine, le Kazakhstan, la Turquie et plusieurs autres dont la Lettonie.

Si l'on peut considérer ce phénomène comme une excellente nouvelle pour le développement de notre sport, on pourrait dire que c'est aussi plus inquiétant pour nos athlètes canadiennes. En effet, il semble de plus en plus ardu pour nos représentantes de se distinguer sur la scène internationale. Un petit coup d??il sur l'histoire du Championnat mondial de curling féminin nous permet de découvrir que celui-ci existe depuis 1979. Le Canada est monté sur la plus haute marche du podium à 15 reprises depuis la création de ce Championnat mondial, ce qui est excellent évidemment. Cependant, lorsque l'on y jette un coup d??il plus approfondi on constate que lors de 19 premières années de cette compétition, le Canada a remporté le titre à 12 reprises! Si vous faites le calcul, vous constaterez qu'au cours des 14 dernières éditions le Canada a été couronné seulement à 3 occasions. Si vous ajoutez à cela le fait que le Canada n'a jamais remporté la médaille d'or aux Olympiques dans le volet féminin (une médaille d'argent et deux de bronzes en trois occasions jusqu?à présent) on pourrait conclure que le Canada, du côté féminin, est en perte de vitesse.

Pourtant, même avec l'ajout de ces nombreuses nouvelles fédérations, le Canada est encore loin devant en terme de participations, de membres actifs si vous voulez, au sein de son association. Dans les faits, il y a probablement plus de membres actifs au Canada seulement que dans toutes les autres fédérations réunies. À titre d'exemple, mentionnons la Fédération Suisse, qui a remporté le titre l'an dernier et qui est l'une des plus grosses fédérations internationales avec ses 8000 membres. Au Canada, on parle de près de 700 000 membres!

Alors pourquoi est-ce plus difficile pour nos représentantes? La question est débattue fréquemment dans les plus hautes instances de l'Association canadienne. Un des éléments de réponse les plus souvent retenus est dans le processus de sélection des équipes qui représenteront leur pays aux diverses compétions internationales.

Pour une grande majorité des pays, l?équipe nationale est en quelques sorte identifiée. Ou sélectionnée si vous préférez. Ce qui veut dire que les différentes fédérations qui utilisent ce processus choisissent les athlètes qu'elles envoient représenter leur pays lors des évènements internationaux contrairement à certains autres pays, dont le Canada, où les représentantes doivent remporter le titre national.

Quels sont les avantages de faire une sélection? Pour les partisans de ce processus de sélection, ses avantages sont nombreux. De cette façon, on peut s'assurer de vraiment choisir nos meilleurs talents. Ces talents peuvent ensuite être mieux encadrés pour s'assurer de leur développement optimal. On peut alors concentrer nos ressources, tant sur le plan financier que sur le plan du personnel en place (entraîneurs), sur un nombre plus limité d'athlètes. Lorsque la Chine a remporté le Championnat mondial féminin en 2009 (la Chine est devenue membre de la Fédération mondiale de curling en 2002), celle-ci a fait la preuve hors de tout doute que ce processus de sélection avait ses avantages.

De plus en plus d'observateurs commencent à croire que le Canada devrait utiliser lui aussi un tel processus. De nombreux autres s'y opposent encore cependant. Le curling jusqu?à nouvel ordre était encore un sport amateur. Un sport amateur et un sport de participation. Comme mentionné ci-dessus, près de 700 000 personnes le pratiquent sur une base régulière au pays. Évidemment, elles n'ont pas toutes des ambitions olympiques, mais un grand nombre d'entre elles rêvent de porter l'unifolié un de ces jours dans une compétition internationale. Les divers championnats canadiens demeurent encore parmi les plus  grands évènements de curling au monde. Tant par leur niveau de compétition que par l'intérêt qu'ils génèrent chez les amateurs. Les essais olympiques, qui ont lieu tous les quatre ans, sont reconnus comme l?évènement le plus difficile à remporter au monde, plus difficile encore que la médaille d'or aux Olympiques. Alors, pourquoi priver les joueurs de leur rêve? Pourquoi priver les amateurs de leur spectacle favori? Pourquoi ralentir le développement du sport en général? Sous prétexte de monter à l'occasion sur la plus haute marche du podium? Le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Un autre argument qu'il faut souligner est qu?à partir du moment où vous identifiez des athlètes et les placez dans un programme spécial, avec des ressources presque illimitées, ceux-ci ne perdent-ils pas leur statut d'amateur? La formation chinoise qui a remporté le titre mondial en 2009 avait toutes les caractéristiques d'une équipe professionnelle. Jennifer Jones et ses coéquipières qui représentaient le Canada en 2009, elles, sont rentrées au boulot le lundi suivant.

Heureusement, le monde du sport fait bien les choses parfois. Si l'Association canadienne avait à décider laquelle de ses formations elle choisirait comme formation d'avenir, si l'Association canadienne embarquait dans le même processus que plusieurs autres pays utilisent présentement pour sélectionner leur équipe nationale, il est fort à parier que Rachel Homan et son équipe seraient cette dite formation. On peut donc conclure qu?à partir de samedi, à Riga, le Canada aura donc obtenu le meilleur des deux mondes.

1. André Guide, prix Nobel de littérature en 1947



15:48 - Bravo David! - RDS.CA
Bravo David!

Bon vendredi tout le monde!

D'abord, un mot sur le hockey.

L'argent n'est certainement pas la meilleure façon de mesurer le succès, mais dans le cas de D avid Desharnais, son nouveau contrat de quatre ans est certainement un bel accomplissement.

David peut être fier de lui quand il regarde le chemin parcouru depuis Chicoutimi jusqu'à Montréal, en passant par Bridgeport dans la Ligue américaine, Cincinnati dans la East Coast League et Hamilton. C'est un formidable pied de nez à tous ceux qui lui ont dit qu'il n'y arriverait jamais à cause de sa petite taille.

C'est aussi une autre démonstration de la façon de faire de la nouvelle administration. On ne laisse pas traîner les choses. On n'a plus besoin d'Erik Cole, out! On pense que David Desharnais fait partie des plans d'avenir, on lui offre un contrat de quatre ans pour 14 millions de dollars. Tout un contraste avec l'ancienne direction.

La grande classe des Red Wings

La très bonne nouvelle pour les amateurs de hockey à Montréal dans le dossier du réaménagement des divisions est que le Canadien va retrouver les Red Wings de Detroit à compter de la saison prochaine.

Quelques instants après le vote des gouverneurs hier, les Red Wings ont fait parvenir le message suivant sur Twitter : « Bon d'être de retour avec de vieux amis. Nous allons pratiquer notre français. »

Les Red Wings avaient aussi félicité le CH sur Twitter après que Brian Gionta ait marqué le 20 000e but de l'histoire de l'équipe dans la LNH.

Pas pour rien que les Red Wings sont la classe de la LNH depuis 20 ans.

L'avenir des Kings de Sacramento

J'ai regardé avec beaucoup d'intérêt les reportages de mon collègue Patrick Friolet sur la LNH à Seattle.

J'ai l'impression que Gary Bettman tient davantage à avoir une équipe dans cette ville de la côte ouest américaine que les gens de Seattle eux-mêmes! Le hockey vient loin derrière le football de la NFL, le baseball majeur, le basketball et le soccer de la MLS dans le choix du public. Les plus grands promoteurs du projet d'une équipe de la LNH à Seattle sont deux amateurs qui ont lancé des sites internet.

À ce sujet, on devrait avoir une bonne idée de la suite des choses le 18 avril. C'est à cette date que les gouverneurs de la NBA vont voter sur le transfert ou non des Kings de Sacramento.

D'ici là, Ron Burkle (propriétaire des Penguins de Pittsburgh) et son associé, Mark Mastrov, devront augmenter leur offre d'achat s'ils veulent mettre la main sur les Kings et les garder à Sacramento.

« Leur offre ne se compare pas du tout à celle des gens de Seattle et si elle n'est pas bonifiée, elle ne sera même pas prise en considération », a déclaré récemment le commissaire de la NBA, David Stern. Et cela devra se faire avant le 3 avril.

À cette date, les gouverneurs vont entendre les groupes intéressés à se porter acquéreurs des Kings. Et 15 jours plus tard, ils passeront au vote. La vente d'une équipe doit être approuvée par les 2/3 des gouverneurs et le déménagement d'une équipe par une majorité simple.

Dans ce dossier, le maire de Sacramento, Kevin Johnson, est une ancienne vedette de la NBA.

Pendant ce temps, Chris Hansen, l'homme derrière le projet d'un nouvel amphithéâtre et du retour de la NBA à Seattle, a publié des photos du SoDo Arena en configuration hockey.

« Aussi fonctionnel pour le basketball sera le nouvel édifice, il sera encore mieux pour le hockey », peut-on lire dans le communiqué qui accompagne les photos. Parmi les particularités de cet amphithéâtre, les loges corporatives seront situées à moins de 10 rangées de la patinoire.

La rentrée de l'Impact

L'Impact fait sa rentrée montréalaise samedi après-midi au Stade olympique et à RDS.

J'ai regardé les deux premiers matchs à Seattle et à Portland. Je ne suis pas un expert en ballon rond, mais j'ai apprécié le but spectaculaire de Hassoun Camara à Portland et aussi le jeu du défenseur Alessandro Nesta. Il m'a semblé être toujours au bon endroit au bon moment pour contrer les attaques de l'adversaire. Comme s'il attirait le ballon vers lui.

Et à propos de Nesta, j'ai découvert cette semaine qu'il figurait sur la liste des joueurs de soccer qui ont fait le plus d'argent au cours de leur carrière, selon le site Goal.com.

Évidemment c'est David Beckham qui domine ce classement avec un avoir net de 175 M de livres sterling (265 M$ CAD), devant Lionel Messi, 115,5 M de livres sterling (175 M$), Cristiano Ronaldo, 112 M livres sterling (168 M$), Kaka, 66.5 M de livres sterling (100 M$) et Ronaldinho, 63 M de livres sterling (95M$).

Alessandro Nesta arrive en 50e position avec des gains de 16 M de livres sterling (25 M$). Il posséderait deux résidences à Miami et une autre en Italie. On dit qu'il toucherait 5250 $ par semaine pour jouer avec l'Impact avec la possibilité d'encaisser 32 000 $ supplémentaires en boni.

Et on roule à NBC?

Vous me permettrez d'emprunter l'expression consacrée par mon collègue Pierre Houde que vous allez sûrement entendre ce week-end sur nos ondes.

NBC vient de mettre la main sur les droits de télédiffusion de la F1 aux États-Unis qui appartenaient à Speedvision, une propriété de FOX. NBC aurait payé plus de 3 M$ pour obtenir le droit de présenter tous les Grands Prix de la saison 2013, qui débute cette fin de semaine en Australie.

Quatre courses ? Monaco, Montréal, Austin et le Grand Prix du Brésil ? seront présentées à NBC, 13 à NBC Sports et 2 autres à CNBC à cause d'un conflit d'horaire avec le Tour de France.

Le président de NBC Sports, Jon Miller, était particulièrement fier d'annoncer que le GP de Monaco allait être présenté sur la grosse antenne. « Monaco fait partie des grands rendez-vous du sport automobile avec le Daytona 500 et les 500 milles d'Indianapolis », a-t-il déclaré.

Reste à voir maintenant si les téléspectateurs seront au rendez-vous, la F1 n'ayant jamais excité beaucoup les Américains.

Guerre des ondes

À propos de la télévision, FOX va lancer en 2013 une nouvelle chaîne spécialisée de sports, FOX 1, pour faire concurrence à ESPN et NBC Sports. Et on n'a pas attendu d'être en ondes pour lancer les hostilités. Lors de la conférence de presse annonçant la nouvelle, David Hill de Fox Sports a attaqué NBC Sports pour ses cotes d'écoute au hockey et ESPN pour sa couverture des évènements.

Cela m'amène à vous parler de l'autre gros événement du week-end à Montréal, le UFC 158 samedi soir au Centre Bell qui mettra en vedette Georges St-Pierre et Nick Diaz.

En 2011, FOX et UFC signaient une entente de près de 10 ans d'une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars. Plus d'un an plus tard, l'engouement pour les arts martiaux mixtes ne se traduit pas par de grosses cotes d'écoute à la télévision. Les résultats sont même plutôt décevants.

Le premier gala diffusé en novembre 2011 avait rejoint plus de 5 millions de téléspectateurs, avec une pointe à 8.8 millions pour le combat principal de la soirée pour le titre des poids lourds entre Cain Velasquez et Junior Dos Santos. Un combat qui avait duré 64 secondes!
Un an plus tard, 2,4 millions de personnes étaient branchées devant leur téléviseur pour regarder un gala présenté au mois d'août.

Pour le grand manitou du UFC Dana White, il est trop tôt pour tirer des conclusions sur ces chiffres, car on parle d'une entente à long terme. Chez FOX, on maintient que les combats ultimes font partie du noyau de la programmation et qu'on entend développer cette relation sur le modèle du NASCAR, grâce entre autres à l'arrivée de FOX 1.

J'ai vu les deux derniers combats de GSP à la télévision, mais je n'ai jamais assisté à un gala sur place. Mon collègue Denis Gauthier me disait cette semaine qu'il s'agit d'une expérience unique et qui ne se compare à rien d'autre.

Habemus Papam

Lu sur Twitter mercredi : « L'Argentine avait déjà un Messi, elle a maintenant un pape ».

Bon week-end! 



01:15 - On ne s'enflamme pas - RDS.CA
On ne s'enflamme pas

À quelques heures de disputer un premier match devant nos partisans, l'esprit des joueurs n'est pas dans le même état que l'an dernier lors de la partie d'ouverture contre Chicago.

L'an dernier, tout était nouveau et on n'avait pas la même sérénité par rapport à notre jeu et à notre image. On était sur les talons et on n'avait pas de vraie identité. Maintenant, nous avons une année de plus dans nos jambes et deux victoires sur la route en poche. Le niveau de confiance est nettement plus élevé et nous sommes plus prêts à passer à l'attaque.

Devant 59 000 personnes au Stade olympique en 2012, on vivait alors un événement unique avec la naissance d'une nouvelle équipe et on était plus nerveux. Personnellement, j'étais très nerveux, car je jouais à la maison. Cette année, c'est différent parce qu'on est plus confiant et on n'a pas peur.

On a remporté nos deux premières parties sur la route sur des pelouses où il est difficile de gagner. On sent cet engouement des amateurs qui se rendent compte qu'il y a déjà des résultats positifs. En tant que joueur, on a les épaules plus hautes et le torse bombé. C'est plus facile d'aller de l'avant après avoir gagné, mais on sait qu'on a encore des choses à travailler.

On a confiance en nos moyens, mais on ne s'enflamme pas. On a deux victoires et c'est très bien, mais on sait qu'il reste encore 32 parties à jouer au calendrier. À chaque match, on cherche simplement à confirmer notre talent et faire mieux d'une partie à l'autre. Comme le dit notre entraîneur Marco Schällibaum, « Aucun match ne sera parfait et le match suivant ne sera jamais pareil. » On sait qu'avec nos succès, les attentes seront plus élevées et que les adversaires vont nous prendre plus au sérieux. Ils vont chercher à démontrer que nos deux victoires n'étaient que de la chance.

Un départ de rêve

Les choses se sont très bien passées pour moi dans mon nouveau rôle depuis le début de la campagne. La récupération et la distribution du ballon ont très bien fonctionné. Je pense n'avoir perdu le ballon que deux fois. L'essentiel de mon jeu est défensif. J'ai tout de même été impliqué dans pas mal d'action. D'ailleurs à Portland, j'ai été impliqué dans le dernier but de notre équipe. Je ne sais pas si j'aurai toujours le même rôle dans le schéma de Marco Schällibaum, mais pour le moment, le club gagne. Derrière moi, il y a la défense et le gardien qui font un travail impeccable. Ça rend mon travail nettement plus facile.

On trouvait l'an dernier qu'on n?était pas allé chercher assez de points sur la route. C'est donc une facette importante que l'on doit améliorer pour espérer participer aux séries éliminatoires. On a maintenant autant de victoires à l'étranger que durant toute la saison 2012 et les autres clubs savent maintenant que nous ne serons pas des proies faciles. On a déjà démontré qu'on est serein et qu'on ne panique pas quand le jeu se corse. Lors des 15 dernières minutes de jeu face aux Timbers, on n'avait pas le contrôle du ballon, mais on n'a pas paniqué. On est resté calme et on est allé chercher la victoire. Je pense qu'on a démontré que nous étions vraiment plus matures.

En gagnant le minitournoi en Floride durant le camp, on a augmenté et solidifié notre confiance, particulièrement en défensive. Les tempêtes ne nous font plus peur. On a démontré qu'on était capable de les affronter et qu'il serait difficile à nos adversaires de percer notre muraille. Nos défenseurs anticipent bien le jeu et notre gardien fait les arrêts clés.

On reconnait qu'on n'a pas eu l'avantage au chapitre de la possession du ballon lors des deux rencontres sur la route, mais l'aspect défensif a été splendide et nous sommes rentrés à la maison avec deux victoires. On doit améliorer la gestion de nos parties. Les choses s'équivalent toutefois parce que l'an dernier, on n'était pas dominé autant au niveau du contrôle du ballon, mais on était plus fragile en défense.

Au niveau offensif, ça demande généralement plus de temps pour se mettre en place. En plus, il faut ajouter qu'on a un nouvel entraîneur qui introduit de nouveaux schémas, qui sont quelque peu différents de ce que nous vivions l'an dernier. Nous sommes plus tranquilles en attaque parce que nous savons que nous pouvons bloquer l'offensive adverse. On sait aussi qu'avec le temps, l'art de dicter l'allure de la rencontre va basculer de notre côté. Éventuellement, on va devenir une équipe dominante dans tous les aspects du jeu.

Des joueurs ont rejoint l'Impact en court de route l'an dernier, ont pu profiter d'un camp d'entraînement complet cette année. Un gars comme Alessandro Nesta par exemple est avec nous depuis l'ouverture du camp, ce qu'il lui a permis de se forger une carapace physique pour attaquer la saison. Il a eu le temps aussi de découvrir le rythme de la MLS. La chimie dans la ligne défensive est encore plus forte, car les gars sont prêts à tout et ils anticipent bien le jeu aussi. La communication est également meilleure avec notre gardien Troy Perkins.

L'an dernier, on accordait souvent des buts en situation de jeux arrêtés, sur des coups de pied de coin et dans les dernières minutes qui survenaient souvent dans des situations arrêtées. On n'accordait pas de buts toutefois sur des centres ou des ailes. Les Timbers et les Sounders ont centré en masse en début de la saison, mais sans succès. On démontre encore que nous sommes forts au milieu et qu'on est difficile à traverser.

Rendez-vous avec Toronto

Nos adversaires de samedi sont une formation qui a changé de visage durant la saison morte. Toronto a bâti sa confiance sur sa dernière partie qu'il a gagnée. Je pense que les amateurs vont se régaler de cette bataille de la 401. De toute façon, la rivalité entre les deux villes est naturelle et multiple à divers niveaux. Pas uniquement dans le sport.

Toronto a eu notre numéro l'an dernier et je m'attends à un match intense, car les deux clubs vont sauter sur la pelouse avec beaucoup de confiance. En espérant qu'on en sorte avec trois points.

Pour gagner, il faudra conserver le ballon et dicter le jeu. Nous serons à la maison et on pourra se porter plus vers l'attaque et forcer Toronto à jouer sur les talons. Ça devrait donner plus de chance à nos attaquants de marquer.

Hassoun Camara

Au cours de la semaine, les médias montréalais ont dépeint un portrait fidèle de mon ami Hassoun Camara, qui est aussi mon cochambreur.

Hassoun est une personne tranquille qui se concentre sur le soccer. L'année dernière, il avait été ralenti par des blessures en début de saison, mais il nous avait aidés dans les situations arrêtées. Il joue à la position de latéral droit, qui n'est pas naturel pour lui. Il a été l'un des meilleurs de l'équipe au cours des deux premières rencontres de l'Impact. En plus, il a marqué un superbe but ? que vous avez sans doute vu dans les jeux de la semaine ? avec une bicyclette lors du dernier match.

Il apporte beaucoup à l'équipe, car il a une grande capacité aérienne et il sait se démarquer.

Il s'est joint à l'Impact alors que l'équipe était encore en NASL et je sais qu'il se plaît à Montréal. L'aspect francophone facilite son adaptation à la ville. Je pense qu'il aime bien la culture québécoise. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve dans le monde du sport, mais je pense qu'il aimerait rester le plus longtemps possible ici.

*propos recueillis par Robert Latendresse



jeudi 14 mars 2013
19:50 - La table est mise! - RDS.CA
La table est mise!

La table est mise pour un combat épique ce samedi soir au Centre Bell pour la finale de l?événement UFC 158. Nick Diaz (26-8-0) et Georges St-Pierre (23-2-0) vont enfin se retrouver face à face au centre de l'octogone et ce sera un vrai régal pour les fans. Cet après-midi lors de la conférence de presse, Nick Diaz a assurément réussi sa première mission : il est entré dans la tête de Georges St-Pierre. Est-ce que ça aura une incidence sur le résultat du combat? Difficile à prévoir. Attaqué encore une fois de toutes parts par Diaz, le Québécois a perdu patience et les fils ont fini par se toucher. Avec du feu dans les yeux, il a lancé un commentaire qui en disait long au Californien : « Tu crois vraiment que j'ai peur de toi Nick? Tu verras samedi soir si j'ai peur de toi », et croyez-moi, il y avait beaucoup de frustration et d'agressivité dans le ton de voix de GSP. Le non verbal était clair du côté du champion, il n'avait pas du tout envie d?être là et il n'a pas du tout apprécié la tournure d'une conférence de presse qui aura duré environ trente-cinq minutes.

Place au combat

Nick Diaz semble très confiant à l'approche de ce combat et il aura eu plus d'un an pour polir et améliorer son jeu depuis son dernier combat face à Carlos Condit. Selon plusieurs, Diaz a travaillé exclusivement durant cette période sur un éventuel combat contre Georges St-Pierre sous les directives de l'excellent Cesar Gracie. Plusieurs lutteurs ont foulé le tapis de l'académie afin de répliquer le plus précisément possible le jeu de St-Pierre. Diaz a évidemment continué à travailler sa boxe et son jiu-jitsu ? un jiu-jitsu qui selon moi est lourdement sous-estimé. Même si Diaz n'a jamais gagné un combat par soumission face à un adversaire classé dans le top-10 mondial, son style de jiu-jitsu sur le dos est définitivement supérieur à celui de Carlos Condit, ce qui veut dire que St-Pierre devra être doublement prudent lorsqu'il sera sur le dessus au sol. Lorsque le combat se passera debout, sur le plan de la boxe, il est évident que l'avantage sera marqué en faveur de Diaz ? mais pour utiliser cet avantage, il devra trouver le moyen d?être à l'intérieur puisque de l'extérieur ce sera à l'avantage de St-Pierre avec les coups de pieds.

Regardons les chiffres du côté de Diaz. Il a gagné onze de ses douze derniers combats; six victoires par K.-O./K.-O. T., trois victoires par soumission et deux victoires par décision des juges. Il a la grandeur parfaite pour un mi-moyen à 6'0 " et même si sa portée est annoncée parfois à 76 pouces et parfois à 74 pouces je suis convaincu qu'elle est définitivement supérieure à cela ? et nous le verrons assez rapidement samedi soir puisque la portée de Georges St-Pierre, elle, est assurément de 76 pouces. Autre casse-tête pour les adversaires de Diaz, il est gaucher, ce qui représente un obstacle supplémentaire en position debout ? parlez-en à BJ Penn.

Georges St-Pierre le nie catégoriquement lorsque questionné à ce sujet, mais Nick Diaz est bel et bien entré dans sa tête ? et les deux prochains jours seront très importants pour lui mentalement. Il devra faire fi de ces émotions et se préparer adéquatement à ce niveau pour samedi soir. Firas Zahabi, Kristof Midoux et John Danaher, entre autres, auront un gros travail à faire au cours des quarante-huit prochaines heures. La fierté de Saint-Isidore devra laisser les émotions de côté et se concentrer sur le travail à accomplir. Diaz l'a maintes fois piqué lors de la conférence de presse d'aujourd?hui en lui disant qu'il avait un style terne et qu'il refusait de se battre vraiment, préférant plutôt amener ses adversaires au sol et retenir. La réalité, et Georges se doit de le remettre en perspective, c'est qu'il est meilleur que Diaz partout, debout, au sol et bien sûr au niveau de la transition. Il doit juste éviter de commettre des erreurs, et si c'est ce qu'il fait, ce ne sera pas le plus compliqué des combats pour Georges. Que ce soit debout ou au sol, s'il est concentré, il aura l'avantage sur Diaz.

Georges de son côté a remporté ses dix derniers combats et chaque fois son adversaire faisait partie du top-10 mondial. Sa dernière défaite remonte à avril 2007. Au cours de cette série de victoires, il n'a réussi qu?à deux reprises à terminer un adversaire ? les huit autres combats ayant été gagnés par décision des juges. St-Pierre est très athlétique et il possède aussi une force herculéenne, ce qui ajouté à son style très technique en lutte fait de lui un redoutable adversaire au corps à corps. L?énigme pour tous depuis l'arrivée de St-Pierre au UFC est de trouver un moyen d'empêcher Georges de dicter où se passera le combat. Celui qui réussira cet exploit aura alors de bien meilleures chances de l'emporter. Autre atout important pour St-Pierre, et c'est probablement ce qui est le plus surprenant étant donné son excellence, c'est qu'il ne cesse de s'améliorer. De combat en combat, il est toujours une version améliorée du combat précédent. Comme bien des amateurs, nous souhaiterions tous qu'il prenne plus de risque afin d'essayer de terminer ses combats avant la limite, mais pouvons-nous vraiment le blâmer? Sa recette est une recette gagnante et il serait fou de ne pas continuer de la suivre

Les comparatifs

L'un des éléments les plus intéressants lorsqu'on compare deux combattants en arts martiaux mixtes est sans contredit les adversaires communs. St-Pierre et Diaz ont un total de cinq adversaires communs (Karo Parisyan, Sean Sherk, Thomas Denny, BJ Penn et Carlos Condit). La fiche de St-Pierre contre ces cinq adversaires est de 5-0, alors que celle de Diaz est de 2-3. Avantage définitif du côté de St-Pierre à ce niveau, mais il est important de mentionner que Diaz a perdu ces trois combats par décision et a été plus dominant que St-Pierre dans ses victoires contre les deux autres. Au niveau des statistiques, Diaz a une expérience de 34 combats en AMM (76 rounds) alors que St-Pierre a participé à 25 combats (65 rounds) depuis le début de sa carrière, donc avantage à Diaz de ce côté là. La durée moyenne des combats de St-Pierre est de 12:09 alors que du côté de Diaz on parle de 10:38. Diaz lance beaucoup plus de coups significatifs que le champion avec un total de 6.03 coups par minute contre 3.71 pour St-Pierre. Au niveau de la défensive contre ces mêmes coups, Georges est plus efficace puisqu'il bloque 75 % de ces coups contre 63 % pour le « bad boy » de Stockton. Autre domination nette pour St-Pierre, la précision des amenées au sol où il domine largement avec 78 % contre 32 %. Les tentatives de soumissions par combat (basées sur 15 minutes) se ressemblent beaucoup avec 1.23 pour St-Pierre contre 1.13 pour Diaz.

Alors la table est mise pour un combat mémorable qui a mis des années à se réaliser et c'est finalement ici même à Montréal qu'aura lieu ce choc historique. La nuit porte conseil alors je vais dormir là-dessus et je vous reviens demain avec mes prédictions complètes pour le UFC 158!

Conférence de presse officielle - UFC 158



13:56 - Indian Wells: Tsonga face à Djokovic en quarts de finale - TENNISTEMPLE.COM
Qualifié pour les quarts de finale à Indian Wells après être venu à bout de Milos Raonic (4/6, 7/5, 6/4), Jo-Wilfried Tsonga retrouvera Novak Djokovic vendredi. Les deux hommes se sont affrontés à 14 reprises sur le Circuit ATP et c'est le Serbe qui mène par 9 victoires à 5 face au Français. Le numéro 1 mondial a, par ailleurs, remporté leurs 7 plus récentes confrontations, la dernière victoire du tricolore remontant à janvier 2011 en quarts de finale de l'Open d'Australie. Inutile de préciser donc que la tâche s'annonce ardue pour Tsonga....

mercredi 13 mars 2013
22:25 - Inclinez-vous, c'est l'heure de Bristol - RDS.CA
Inclinez-vous, c'est l'heure de Bristol

Un ovale de moins d'un kilomètre, des virages d'une inclinaison de 25 à 30 degrés, préparez-vous pour un week-end survolté.

La Coupe Sprint fait un arrêt sur l'ovale de Bristol ce week-end, un circuit vraiment impressionnant. La nouvelle caméra installée dans la voiture vous permettra réellement de voir à quel point l'angle est prononcé sur ce type de tracé. Lorsqu'on parle de 25 à 30 degrés, vous comprendrez l'ampleur de mes propos. Disons que j'ai bien hâte de voir l'action ce week-end.

J'ai déjà piloté un camion sur cette piste lorsque je courais en série NASCAR Trucks. Mon bolide était tellement incliné en milieu de virage, que je n'en voyais pas la sortie. Je voyais plutôt l'intérieur du toit de mon camion. Pas besoin de vous dire qu'on doit être vigilant pour approcher une telle sortie de virage. On ne profite que d'un court laps de temps pour l'apercevoir. C'est la raison pour laquelle il y a des accrochages, où les voitures s'empilent à qui mieux mieux. Sur un ovale d?à peine 0,5 mile, ça ne pardonne pas.

Ça va mal pour Danica et compagnie

Comme je l'avais mentionné dans ma chronique précédente, Danica Patrick aura de la difficulté à maintenir le rythme sur les tracés courts et ça ne devrait pas changer à Bristol. D'abord, ce sont des circuits qui requièrent de l'expérience avec la voiture, mais surtout, son équipe, Stewart-Haas Racing, connaît des ratés depuis la mi-février. D'ailleurs, c'est l?équipe de trois pilotes qui connaît le pire début de saison en Coupe Sprint. Danica, Ryan Newman et Tony Stewart montrent la pire moyenne au classement jusqu?à présent. Cinq fois un membre de l?équipe a terminé 33e ou pire, et ce, en trois courses seulement (donc neuf résultats). C'est vraiment mauvais!

Je me demande si on ne commence pas à se poser des questions sur le fait d'avoir ajouté une troisième voiture avec l'arrivée de Danica. La troisième est peut-être de trop pour la capacité de l?équipe. Ils ont donné beaucoup d'attention à Danica lors de l?épreuve de Daytona, peut-être au détriment des autres pilotes.

Cette écurie va probablement revenir en force un jour, car elle bénéficie de l'aide de Hendrick Motorsports (l?équipe de Jimmy Johnson), mais disons que Bristol n'est pas l'endroit idéal pour reprendre du poil de la bête. Déjà qu'il y a tellement d'incidents de course, cet ovale est le seul circuit qui offre deux lignes des puits. Cela veut dire que 22 voitures entrent d'un côté de la piste et les 21 autres pilotes doivent faire un demi-tour de plus (ou de moins) pour ravitailler. Bonjour la confusion! Évidemment, les stratégies sont bien différentes. Bref, on ne peut jamais y prédire le gagnant. Chose certaine, ce sera hyper excitant!

La sixième génération, bonne ou mauvaise?

Je ne peux m'empêcher de vous reparler de la sixième génération de voitures. Lors de la dernière épreuve à Las Vegas, il y a eu 22 changements de meneur. Il n'y en avait pas eu autant depuis 2007 à cet endroit, c'est-à-dire depuis l'arrivée, à l'époque, de la cinquième génération de voitures. Ça nous donne une bonne idée sur le potentiel des nouveaux bolides.

C'est sûr qu'il y a des éléments à peaufiner. Parmi les défauts, il y a en un que l'on ne verra pas à Bristol ce week-end. Lorsqu'on s'approche d'une autre voiture sur un plus long tracé, il y a trop de turbulence, ce qui occasionne davantage de problèmes pour dépasser. Mais à Bristol, avec une telle boucle, l'aérodynamisme n'entre pas vraiment en ligne de compte.

Par ailleurs, c'est en fin de semaine que nous allons savoir si Denny Hamlin appellera de la décision de NASCAR, au sujet de son amende de 25 000 $ pour avoir parlé contre la nouvelle voiture, sixième génération. Il a affirmé qu'il était encore plus difficile de dépasser. Le plus drôle dans tout ça, c'est qu?à Las Vegas, il est parti dernier en raison d'un changement de moteur, mais c'est pourtant lui qui a effectué le plus de dépassements dans cette épreuve. Il a aussi doublé deux pilotes dans le même virage lors du dernier tour pour améliorer sa position. Un contexte un peu spécial pour lancer un tel commentaire.
Dorénavant, NASCAR exige que les pilotes ne parlent plus ouvertement contre ce nouveau bolide. Depuis l'amende imposée à Hamlin, disons que les pilotes ne se plaignent plus.

Et on roule? bientôt en IndyCar!

Je vais me prononcer davantage sur l'IndyCar lorsque la saison sera entamée, mais plusieurs acteurs seront à surveiller à compter du 24 mars.
Est-ce que Dario Franchitti pourra reprendre son titre? Ryan Hunter-Reay pourra-t-il le défendre? A.J. Allmendinger lui, a perdu son volant en NASCAR et retournera faire quelques courses pour Penske, comme le Indy 500. Plus près de chez nous, j'espère qu'Alex Tagliani connaîtra une bonne saison. Je crois qu'il devrait être en mesure de se tenir dans le peloton de tête assez régulièrement.

Je comprends que les amateurs de course ont peut-être délaissé l'IndyCar dernièrement, et ce, pour plusieurs raisons. Je sais qu'aux États-Unis, il y a le football, qui est dans une classe à part, suit le NASCAR, et puis tous les autres sports. L'IndyCar est cependant très loin dans cette liste. La séparation des deux séries, IRL et Champ Car, a été presque fatale pour l'intérêt des amateurs. Disons que les dirigeants auront beaucoup de travail à faire pour redorer le blason de cette série cette saison.


Propos recueillis par Thierry Bourdeau



15:23 - Derniers préparatifs avant le bal - RDS.CA
Derniers préparatifs avant le bal

Si certaines équipes ont déjà acheté leurs souliers de danse, d'autres tentent toujours d'accéder à la grande danse du mois de mars, le March Madness.

Vous êtes une équipe de la NCAA et vous désirez participer au grand bal? Voici vos options : remporter votre tournoi de conférence (30 équipes), être sacrée championne de la saison régulière de la Ivy League (1 équipe) ou être invitée par le comité de sélection (37 équipes). De la NCAA.

Replongez-vous un instant en 5e secondaire, à une semaine de votre bal de finissants. Imaginez un instant qu'un comité de sélection allait déterminer qui allait participer à votre bal. Vous étiez beau et populaire? Pas de problème : vous êtes un peu comme les Wildcats de l'Université Kentucky. Vous étiez gênés, n'aviez pas beaucoup d'amis et vous n?étiez pas nécessairement séduisant? Vos chances de participer au bal sont réduites, voire minimes. Bienvenue dans le monde des petites conférences.

Au moment d?écrire ces lignes, 13 équipes ont déjà obtenu leur laissez-passer pour le tournoi national et aucune ne provient d'une des six conférences majeures de la NCAA. Pour la majorité des équipes qui jouent dans une petite conférence, la semaine qui précède le March Madness est la plus importante de l'année, tellement qu'elle réduit presque l'importance de la saison régulière. Pour ces petites équipes, la seule façon de participer au March Madness est souvent de remporter leur tournoi de conférence. Rares sont celles qui obtiendront une invitation.

Du lot, on doit absolument souligner la performance des Flames de l'Université Liberty. Après avoir amorcé la saison avec 8 défaites consécutives et avoir conclu son calendrier régulier avec une fiche de 11 victoires et 20 revers, l?équipe basée en Virginie a, contre toutes attentes, remporté le tournoi du Big South. Elle deviendra d'ailleurs la 2e équipe à avoir subi au moins 20 revers à participer au March Madness (l'autre étant Coppin State en 2008). Le parcours des Flames devrait toutefois prendre fin rapidement puisqu'ils devraient être classés 16e tête de série de leur portion de tableau au March Madness. Pour vous donner une petite idée, aucune équipe classée 16e n'a réussi à battre une 1re tête de série dans l'histoire du tournoi : aucune victoire contre 112 revers (le tournoi est passé à 64 équipes en 1985).

La décision stupide de l'année

Les Zips de l'Université Akron ont connu toute une saison dans la Mid-American Conference, même qu?à un certain point, ils ont remporté 19 matchs consécutifs : la plus longue séquence du genre dans la NCAA.  À l'aube du tournoi du MAC, le meneur de jeu des Zips, Alex Abreu (10,3 points et 6 passes décisives par match) a vraisemblablement commis un geste qu'il regrettera très longtemps. Vendredi dernier, le joueur de troisième année s'est fait livrer 5 livres de marijuana par des agents doubles de la police. Résultat : il a été arrêté et emprisonné (puis relâché sous caution) pour trafic de stupéfiants.

Je n'irais pas jusqu?à dire que l'Université Akron n'a aucune chance de remporter le titre du MAC, mais disons que la porte est maintenant grande ouverte pour les Bobcats de l'Université Ohio, les plus grands rivaux des Zips. Reste que cette mauvaise décision prise par un seul joueur aura potentiellement un effet sur tous les porte-couleurs de Zips, dont les chances de participer au March Madness sont maintenant réduites.

Une belle semaine pour les Québécois

Plusieurs bonnes nouvelles attendaient nos Québécois cette semaine dans la NCAA. D'abord, on doit noter le 2e championnat consécutif du Crimson de Harvard dans la Ivy League. C'est donc dire que Laurent Rivard aura la chance de retourner à la grande danse, lui qui avait fait écarquiller bien des yeux l'an dernier avec sa performance de 20 points (6 en 7 du périmètre) contre Vanderbilt. Le Crimson en sera à sa 3e présence seulement au March Madness et il est toujours à la recherche d'une première victoire.

D'autre part, Olivier Hanlan et Khem Birch ont tous deux raflé des honneurs individuels au cours de la semaine. Birch a d'abord été sacré joueur défensif par excellence de la Mountain West Conference, puis Hanlan a mis la main sur le titre de recrue par excellence de l'ACC, l'une des six conférences majeures dans la NCAA. Ce que je trouve exceptionnel dans le cas de Hanlan, c'est qu'il a réussi à amasser une majorité de votes même s'il jouait pour une équipe perdante, qui n'est pas située en Caroline du Nord (d'où proviennent bon nombre de journalistes ayant droit de vote).  Si plusieurs voyaient déjà Birch comme étant un joueur potentiel dans la NBA, rares sont celles qui connaissent réellement le potentiel d'Olivier Hanlan.

Le succès de ces deux joueurs prouve à nouveau ce que je m?époumone à dire depuis des années : le Canada (et le Québec) produit de meilleurs joueurs de basketball qu'on ne le pense. Tellement qu'on pourrait bien retrouver plus de Québécois dans la NBA que dans la NFL et que dans le baseball majeur au cours des prochaines années.

Les rendez-vous à ne pas manquer :

Dimanche 17 mars (20 h, à RDS2) ? Dévoilement des 68 équipes qui participeront au tournoi

Mercredi 20 mars (19 h, à RDS2) ? Analyse et prédictions de nos experts

Jeudi 21 mars (midi, à RDS2) ? Début du tournoi



14:06 - Pirelli, Red Bull et les autres - RDS.CA
Pirelli, Red Bull et les autres

En début de saison l'an passé, les écuries ne comprenaient pas les pneus Pirelli, ce qui a donné une série historique avec sept vainqueurs différents en autant de courses. Une fin de semaine donnée, un Pastor Maldonado sur Wiliams ou un Nico Rosberg sur Mercedes pouvait s'avérer intouchable.

Les courses étaient enlevantes, avec une moyenne de 2-3 arrêts aux puits. Certaines écuries se fourvoyaient dans leur stratégie de pneumatiques, comme Ferrari à Montréal. Rappelez-vous Alonso qui ne change pas de pneus en fin de course et termine 5e alors qu'une 2e place était possible.

Puis tout le monde (ou presque) a fini par comprendre comment traiter ces pneus et une hiérarchie ? normale - s'est installée. Et les courses sont revenues à un seul arrêt, avec peu de bouleversements.

Pour remettre un peu d'action dans les courses, Pirelli, qui décidément veut être partie prenante du spectacle, a changé ses pneus pour la saison 2013. Le manufacturier italien a produit de nouvelles gommes, plus tendres (la gomme dure 2013 est l?équivalente de la gomme médium 2012), ainsi que de nouvelles constructions.

Certains des objectifs de Pirelli feront plaisir aux pilotes : des pneus qui offrent plus d'adhérence (+ 3% pour un gain moyen de 0,5s au tour); des pneus qui montent plus rapidement en température (un problème des Ferrari en qualifications l'an passé), une plage d'utilisation plus large.

Conséquence heureuse de cette approche pour les ingénieurs : l'augmentation de l'appui mécanique (pneus) va se traduire par une diminution de l'importance de l'appui aérodynamique. Avantage réduit pour Red Bull qui demeure LA référence en matière de finesse aérodynamique ?

Les autres objectifs visés par Pirelli : une plus forte dégradation thermique des pneus, ce qui se traduira par un minimum de 2 à 3 arrêts par course; un plus grand écart (au moins 0,5s) entre chaque spécification de pneu (extra tendre, tendre, médium, dur) pour créer plus de dépassements.

Après les essais hivernaux, la bonne nouvelle est que déjà tout le monde comprend les pneus. La mauvaise nouvelle, c'est que ces pneus subissent rapidement une forte dégradation.

En raison des températures fraîches rencontrées lors des essais hivernaux, l'usure était vraiment préoccupante. Romain Grosjean (Lotus-Renault) parlait de chronos qui chutaient de cinq ou six secondes au bout de trois tours!

La situation ne devrait pas être aussi terrible en Australie, mais les écuries aborderont le premier Grand Prix avec une certaine appréhension.

Red Bull

Le directeur technique de Red Bull, Adrian Newey, a lancé quelques phrases intéressantes lors du lancement de sa dernière création, la RB9.

«RB9 est une voiture évolutionnaire».

Ce qui a rapidement amené certains à affirmer qu'elle était le fruit d'une approche peut-être un peu conservatrice.

«Il a été difficile de poursuivre le développement de la voiture de l'an passé tout en faisant de la recherche pour la RB9. Bien sûr cela nous a bien servi, mais cela nous a aussi laissé bien peu de temps pour concevoir et construire cette voiture.»

Tentative pour endormir l'adversaire ou aveu d'un manque de temps? A-t-il eu le temps de trouver ces zones grises du règlement qu'il sait si bien exploiter? Les qualifications de Melbourne devraient nous donner une première indication?

«Le changement le plus important ne concerne pas les règlements, mais les nouveaux pneus Pirelli.»

Voir ci-dessus?

Red Bull pourrait aussi souffrir de certaines applications du règlement technique, à savoir des tests encore plus sévères pour la rigidité de l'aileron avant, ainsi qu'une limitation de la cartographie moteur.

Mais il faut toujours se méfier du cerveau en ébullition de Newey.

Les autres

Qu'en est-il des adversaires de Red Bull?

McLaren tentera de poursuivre là où elle avait laissé fin 2012, à savoir avec la voiture la plus rapide. D'ailleurs Lewis Hamilton aurait été champion du monde s'il n'avait souffert du manque de fiabilité de sa monture et de quelques gaffes dans les puits.

Lors des essais hivernaux, la nouvelle MP4-28 s'est montrée rapide à quelques occasions. Mais cette voiture a aussi poussé Jenson Button à déclarer qu'elle était bien difficile à cerner, ce qui peut s'expliquer par le fait que le MP4-28 est la voiture 2013 la plus modifiée par rapport aux monoplaces 2012. Et chez McLaren, on affirme que la voiture a été délibérément conçue pour offrir de grandes possibilités de développement en cours de saison.

La Ferrari F138 est d'emblée bien meilleure que la F2012 (Alonso parle d'une autre planète). Mais le train arrière ne semble pas offrir autant d'adhérence que les meilleurs modèles 2013; l?écurie avoue avoir encore du travail à faire pour perfectionner son système de soufflage des échappements.

Pour cela, elle peut cependant compter sur les améliorations apportées à son département de simulation sur ordinateur (une faiblesse chronique détectée par Pat Fry, le directeur technique arrivé en mai 2011 en provenance de McLaren). De plus, la F138 a été développée dans la soufflerie Toyota à Cologne en Allemagne, puisque la soufflerie Ferrari est en rénovation, afin d?éviter les ennuis de corrélation entre les résultats en soufflerie et les résultats en piste qui ont affecté le programme de développement de la Scuderia en 2012.

La Lotus E21, si elle conserve les qualités de sa devancière en matière de préservation de pneus, pourraient connaître d'emblée de bons résultats, compte tenu du haut niveau de dégradation des pneus Pirelli 2013. L'an passé, Lotus avait été à la traîne dans l'exploitation des gaz d?échappement à des fins aérodynamiques. Si elle maîtrise mieux ce domaine et si elle arrive à bien faire fonctionner son système passif de double DRS, attention!

Mercedes semble avoir réalisé un grand pas en avant avec sa W04. La voiture a signé des temps canons lors de la dernière semaine d'essais hivernaux à Barcelone. Résultat légitime ou envie de se faire plaisir avec une voiture légère?

La Williams FW35 est la première création de Mike Coughlan, l'ex-concepteur en chef de McLaren (1999-2007) arrivé en novembre 2011 à la suite d'un exil en NASCAR pour avoir été pris dans l'affaire d'espionnage entre McLaren et Ferrari. La voiture, neuve à 80%, a été la seule à rater la première séance d'essais présaison. Quatre jours de plus pour développer la voiture ou quatre jours de perdus dans la compréhension des pneus 2013?

La Sauber 2012 a récolté quatre podiums, mais son concepteur (James Key) est parti chez Toro Rosso. Son successeur (Matt Morris) tente quelque chose de différent avec des pontons très étroits (120 mm de moins que la norme).

Force India tentera de se maintenir à la 6e / 7e place comme au cours des trois dernières années. Et possiblement mieux avec un ou deux exploits, comme la position de tête et la 2e place à l'arrivée de Giancarlo Fisichella à Spa en 2009, ou les 30 tours menés en tête du Grand Prix du Brésil 2012 par Nico Hulkenberg.
 



06:08 - Qui deviendra aspirant no 1? - RDS.CA
Qui deviendra aspirant no 1?

L'un des combats qui soulève les passions en vue de l?événement UFC 158 de samedi soir au Centre Bell est bien entendu le duel entre les aspirants à la couronne de GSP chez les 170 livres, Johny Hendricks et Carlos Condit. Lorsque cette carte a été annoncée plus tôt dans l'année, Hendricks devait se frotter à Jake Ellenberger alors que Condit avait comme partenaire de danse le coéquipier de St-Pierre, Rory MacDonald. Or, une blessure à l'entraînement de MacDonald est venue mêler les cartes et les bonzes de l'UFC ont décidé de remanier la carte. Jake Ellenberger se retrouve face à Nate Marquardt alors que Johny Hendricks et Carlos Condit se retrouvent devant un défi complètement différent en s'affrontant en demi-finale de la soirée. Plusieurs ont sourcillé en apprenant que Condit se retrouvait aussi rapidement dans un combat d'aspirant no 1, lui qui vient de baisser pavillon devant le Québécois ? et advenant une victoire de Condit, St-Pierre acceptera-t-il de lui donner un combat revanche aussi rapidement? Le scénario devient par contre beaucoup plus intéressant pour Johny Hendricks qui a la chance de vaincre de façon décisive celui que St-Pierre vient de vaincre par décision il y a quelques mois.

Originaire de l'Oklahoma, Johny Hendricks (14-1-0) est à la base un lutteur hors pair ? ses exploits au niveau collégial sont d'ailleurs sans équivoque : deux fois champion de la première division de la NCAA (en 2005 et 2006) et deuxième au classement en 2007. De plus, dans sa carrière de lutteur amateur Hendricks n'a perdu qu'un seul combat cumulant une impressionnante fiche de 56-1. Il a débuté sa carrière professionnelle en AMM à l'automne 2007, l'emportant par TKO face à Victor Rackliff, et malgré son immense talent en lutte, c'est sa force de frappe qui a été sa marque de commerce chez les professionnels puisque huit de ses quatorze victoires ont été obtenues par K.-O./TKO. Johny Hendricks possède en effet une main gauche dévastatrice avec de la puissance digne d'icônes tel que Mike Tyson ? alors imaginez quand vous additionnez une force de frappe aussi explosive à un talent de lutteur indéniable le genre d'athlète que vous obtenez. L'objectif de Hendricks est clair pour ce combat, il veut lancer un message, un message final en battant de façon décisive et sans l'appel des juges son compatriote américain Carlos Condit. Le danger avec un Hendricks, c'est que même dominé dans un combat, il peut à tout moment renverser la vapeur et l'emporter d'un seul coup de poing.

Les gens ont pu apprécier le grand talent de Carlos Condit (28-6-0) lors du dernier événement UFC présenté au Centre Bell à Montréal. Ils ont pu observer un athlète au style peu orthodoxe qui peut, lui aussi, à tout moment sortir un coup fatal de son arsenal. Condit est un spécialiste du kickboxing et de la boxe thaïlandaise qui est aussi devenu un excellent pratiquant de jiu-jitsu brésilien. Lorsqu'il est incapable d'avoir le dessus en position debout, c'est un athlète qui est très dangereux sur son dos, ce qui explique qu'il ne cesse de tenter des prises de soumission. L'un des gros avantages dans ce combat pour Condit est sans aucun doute son expérience ? il a livré pas moins de vingt-huit rounds de combat de plus que son adversaire depuis le début de sa carrière. Autre fait à noter, on parle souvent de la force de frappe de Hendricks et de la manière dramatique avec laquelle il met fin à ses combats : Carlos Condit n'a jamais été passé K.-O. depuis ses débuts en 2002. Les gens sous-estiment aussi le rôle de certains hommes de coin dans la performance de leurs athlètes, or, lors du combat contre St-Pierre, l'homme de coin principal de Condit, Greg Jackson, avait préféré s'absenter lui qui avait déjà travaillé aussi dans le coin du Québécois. Pour ce combat contre Hendricks, Jackson sera de retour dans le coin de son poulain ce qui devrait donner un élan supplémentaire à Condit.

Les deux n'ont qu'un seul adversaire commun depuis le début de leur carrière, ce qui est très surprenant vu leur classement chez les 170 livres. Cet adversaire commun est Martin Kampmann; Condit s'est incliné contre lui par décision partagée des juges alors que Hendricks lui a passé un retentissant K.-O. en 46 secondes. La stratégie de Condit sera certainement de garder le combat debout tout en s'assurant d'avoir Hendricks et sa dynamite de main gauche à distance. Condit excelle en kickboxing et il aura un avantage très important de sept pouces au niveau de la portée. De plus, si Hendricks l'amène au sol, Condit pourrait être très dangereux pour celui-ci s'il ne calcule pas bien le moment pour lancer des coups. Du côté de Hendricks, il voudra dominer physiquement ce combat en se retrouvant le plus souvent possible au corps à corps d'où il pourra se servir à souhait de sa force physique et de ses techniques de lutte. C'est à la sortie de ces corps à corps qu'il sera selon moi vraiment dangereux avec sa main gauche.

Ce sera un combat spectaculaire et enlevant et si jamais Hendricks réussit à passer le K.-O. à Carlos Condit, il n'y aura décidément plus personne qui pourra douter de son mérite et de son statut d'aspirant no 1, pas même Georges St-Pierre. Si par contre Carlos Condit l'emporte, il solidifiera alors sa position dans le classement des 170 livres et il sera en droit de demander un autre affrontement contre le champion ? mais est-ce que celui-ci sera plutôt tenté de regarder immédiatement du côté d'Anderson Silva?

Notes au sujet du combat :

  • Johny Hendricks est très vocal depuis plusieurs semaines au sujet de son désir d'affronter Georges St-Pierre et il a dit en entrevue que son objectif numéro un en vue de ce combat était non seulement de l'emporter, mais de l'emporter de façon décisive sans l'implication des juges;
  • Lorsque questionné au sujet des habiletés de Johny Hendricks, Carlos Condit a simplement répondu : « Suis-je au courant qu'il a une grosse main gauche et qu'il est un excellent lutteur? Oui. Suis-je inquiet ? Non pas du tout? ». Condit a aussi ajouté qu'il n'hésitera pas une seule seconde à demeurer debout avec Hendricks et à échanger s'il le croit nécessaire;
  • Même si Johny Hendricks a beaucoup parlé de Georges St-Pierre ces dernières semaines, il a rappelé aux médias que son focus était entièrement sur Carlos Condit en ce moment puisque de son propre aveu, « Si je ne pense pas qu?à Carlos Condit en ce moment et que je ne me prépare pas en conséquence, il me battra »;
  • Carlos Condit a remporté vingt et une de ses vingt-huit victoires au tout premier round alors que Hendricks, de son côté, compte cinq victoires sur quatorze au cours du premier engagement.

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mardi 12 mars 2013
14:49 - Contribution inestimable - RDS.CA
Contribution inestimable

J'aimerais commenter l'apport de Francis Bouillon aux succès du Canadien. Tout le monde parle de l'acquisition de Brandon Prust, mais l'arrivée de Francis est également très significative.

Prust joue son rôle à merveille et vaut son pesant d'or, mais Bouillon est tout aussi efficace à sa manière. Malgré ses 37 ans, il est dans une forme splendide et je le sais puisque j'ai passé mon été à m'entraîner (ou tenter de le suivre) avec lui et Steve Begin à la Zone Sportive de Delson. Bouillon était tellement heureux de revenir avec le CH et ça paraît depuis le début de cette saison écourtée.

Il n'est pas celui que l'amateur remarquera à la fin des matchs, mais il fait une grosse différence. Son jeu sur la glace est impeccable, il relance bien l'attaque, est excellent défensivement et emmène une présence physique pour une défensive qui en a besoin. Je crois aussi qu'il est une très grande raison pour laquelle P.K. Subban à pris des pas de géants depuis le début de la campagne.

P.K. peut apprendre beaucoup à regarder la façon dont Francis se prépare et se comporte, il est un vrai professionnel. Il est l'homme de confiance du groupe d'entraîneurs et ce n'est pas une coïncidence que Bouillon soit jumelé à tout nouveau défenseur qui intègre l'alignement. Que ce soit P.K. à son retour, Kaberle, Weber et tout récemment Pateryn. Je suis persuadé que Michel Therrien se sent en confiance de les envoyer dans la mêlée avec un vétéran comme Francis. Maintenant je lui souhaite que l'équipe fasse la bonne chose et lui offre une extension de contrat en vue de la prochaine saison et peut-être plus puisque c'est extrêmement important d'avoir des joueurs comme lui pour aider les jeunes qui sont à Montréal ainsi que ceux qui viendront prochainement.

Confondre les sceptiques

Pour revenir aux succès de l'équipe, combien d'entre vous auriez gagé, après le premier match contre les Maple Leafs de Toronto, que le Canadien se retrouverait au premier rang de la conférence de l'Est à la mi-saison. Je crois sincèrement que je pourrais les compter sur les doigts d'une seule main ou il doit y avoir beaucoup de personnes malhonnêtes.

Personnellement, je croyais vraiment que l'équipe ferait les séries, mais se retrouver au premier rang, je ne l'aurais jamais pensé. Ca explique très bien que les prédictions ne valent rien dire puisque les matchs ne se jouent pas sur papier, mais bien sur la glace.

Saison décevante

En toute honnêteté, au début de la saison 2011-2012, je croyais vraiment que "sur papier", nous formions une équipe qui allait facilement accéder aux séries éliminatoires. Plusieurs d'entre vous vont croire que je suis fou, mais un bon nombre d'entre vous croyions la même chose. Nous venions de perdre en sept matchs contre les champions de la coupe Stanley (Bruins de Boston) et ce, sans Max Pacioretty. Nous avions ajouté Erik Cole, Andrei Markov devait être prêt à effectuer son retour vers la fin octobre et des jeunes comme Max, David Desharnais, Lars Eller et P.K. Subban avaient une saison de plus d'expérience. Nous savons tous ce qui s'est passé par la suite, événements et controverses ont bouleversé la saison avec le résultat que nous connaissons. De plus, à Montréal, ce genre de saison dégringole rapidement et devient hors de contrôle. Nous n'avions aussi pas été épargnés par les blessures qui ont frappé de plein fouet des joueurs très importants au succès de l'équipe.

Voilà qui nous emmène à la présente saison. Avec les retours au jeu de Markov et Brian Gionta, le réveil de Rene Bourque, l'émergence de jeunes joueurs tels Galchyennuk et Gallagher ainsi que l'arrivée de Prust et Bouillon, nous voyons tous les résultats. Carey Price est à son meilleur (oui, malgré deux départs chancelants) et demeure un des meilleurs gardiens de la LNH et le candidat de choix pour le poste de partant en vue de Jeux olympiques de Sotchi.

P.K. Subban à aussi énormément gagné en maturité et je crois fermement qu'il sera un sérieux aspirant pour un poste sur cette même équipe canadienne en Russie. Quand je vous mentionnais plus tôt que les choses peuvent se détériorer vite dans un marché comme Montréal, l'inverse est aussi vrai. Le Canadien joue avec une confiance inébranlable pour l'instant que peut importe le déroulement des matchs, les joueurs savent qu'ils peuvent remporté leurs rencontres. À chaque match, différents joueurs trouvent le moyen de faire gagner l'équipe et ceci est typique d'une bonne équipe et, surtout, d'une équipe confiante.

Durant les deux dernières semaines, l'équipe a joué de très bons matchs, mais aussi des rencontres ordinaires. À quelques occasions, l'équipe tirait de l'arrière par deux buts et l'équipe adverse semblait en plein contrôle du match (Boston, Tampa), mais une présence, parfois chanceuse et parfois désespérée, ramenait l'équipe dans le match. C'est à ce moment, à chacun des matchs, que nous pouvons voir le niveau de confiance de cette équipe.

Plusieurs espèrent que le Tricolore effectue une transaction d'ici la date limite du 3 avril. Par contre, on doit faire attention puisqu'il semble s'être installée une belle chimie au sein de cette équipe et on doit se méfier de ruiner celle-ci. On ne doit pas transiger simplement pour vouloir transiger. Si la bonne situation se présente, on doit la prendre, mais pas à tout prix. N'oubliez surtout pas que personne ne fera de cadeau au CH et que pour avoir un jouer de qualité, l'équipe doit aussi donner quelque chose de valeur (joueur ou choix au repêchage). Quantité ne veut pas dire qualité! Nous entendons souvent parler de ridicules rumeurs d'échange pour un joueur de premier plan en échange de 3 ou 4 joueurs de 4e trios ou de la LAH. Je crois que Marc Bergevin a déjà démontré son flair et son calme et je serais très surpris qu'il sacrifie l'avenir et le noyau de l'équipe simplement pour faire une transaction. Si l'occasion se présente et que ça améliore la formation, il bougera. Mais n'oublions pas que l'équipe est première dans l'Est avec cette formation.

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14:45 - La fenêtre est-elle ouverte? - RDS.CA
La fenêtre est-elle ouverte?

Dans tous les bilans après 24 parties, le CH se retrouve parmi les meilleures équipes de la LNH. Est-ce que cela en fait pour autant un aspirant sérieux à la coupe Stanley?

L'affirmation peut paraître un peu grosse, mais mérite certainement réflexion.

Le Canadien occupe le premier rang de son association depuis plus de 20 jours. Il a relevé tous les défis que lui imposait cette saison écourtée, comme amasser 9 points sur 12 dans une séquence de six matchs en neuf soirs. Il a battu les Bruins à Boston dans des circonstances où peu de gens leur concédaient la moindre chance avec Peter Budaj devant le filet. Et il a tenu tête aux Penguins de Pittsburgh. La nouvelle direction a réussi à vendre son concept d'équipe aux joueurs, il y a un bel enthousiasme et tout le monde a son mot à dire dans les succès du CH.

Même Marc Bergevin doit être étonné des progrès de son équipe qui surpassent les prévisions les plus optimistes. Ce qui nous amène à poser la question : le DG du Canadien doit-il réviser ses plans et placer la barre plus haute? Une participation à la finale de l'Est comme en 2010, et pourquoi pas, comme le croît Damphousse, une participation à la grande finale?

Dans le monde du sport, on parle souvent de la fenêtre d'opportunité. Contre toute attente, cette fenêtre est-elle en train de s'ouvrir pour le CH?

Le CH est en état de grâce et rien ne nous dit que l'histoire va se répéter la saison prochaine. Trop d'impondérables : les blessures, les contraintes du plafond salarial, un jeune joueur qui ne progresse pas comme prévu ou « le message du coach » qui passe moins bien.

Déjà, on entend que les Penguins ont les yeux sur Jack Johnson et Jarome Iginla, et on peut être certain que Peter Ciarelli à Boston ne restera pas les bras croisés.

Évidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire. Le DG du Canadien doit manoeuvrer sans toucher à son noyau et hypothéquer la relève.

À trois semaines de la date limite des transactions, Bergevin doit-il donner les outils à Michel Therrien pour qu'il y ait un « printemps agréable » à Montréal cette année?

Le Tigre est de retour

L'autre fait saillant de la fin de semaine est la victoire de Tiger Woods à la Classique Cadillac.

Au-delà de sa performance qui nous rappelait le Tiger d'avant cette soirée de l'Action de grâce de 2009, je retiens qu'il est redevenu honorable. Ce n'est plus honteux d'être vu en compagnie de Tiger Woods. Les entreprises n'hésitent plus à s'associer à lui et on le voit de plus en plus dans des publicités à la télévision. Son purgatoire est terminé.

Et on dira ce qu'on voudra, il demeure le meilleur vendeur du golf. Son charisme est indéniable, il attire les foules et les téléspectateurs. Quand Tiger est là, votre tournoi est assuré d'être un succès.

Au fil des ans, on a vu défiler des dizaines de prétendants, d'Adam Scott à Rory McIlroy, en passant par Justin Rose et Sergio Garcia. Mais c'est ce qu'ils sont demeurés, des prétendants (OK, je vais être indulgent avec McIlroy qui n'a que 22 ans).

Avec deux victoires depuis le début de la saison, Tiger Woods s'annonce comme le joueur à battre à Augusta dans un mois.

Avoir su?

Parlant de Tiger, il n'a eu besoin que de 100 coups roulés en fin de semaine pour maîtriser les verts du Doral. Et à qui doit-il sa performance? À celui qui a terminé deuxième, Steve Stricker!

Après la Classique Honda il y a 10 jours, Tiger n'était pas content de son jeu sur les verts. Il a fait appel à Stricker, qui lui a donné une leçon de 45 minutes. Dimanche, malgré une dernière ronde de 68, Steve Stricker a terminé à deux coups de Tiger Woods.

Quand on a demandé à Stricker combien de coups Tiger avait sauvés grâce à ses conseils, il a répondu : « Je ne sais pas. Qui sait? Peut-être aurait-il aussi bien joué sans mon aide ».

Tiger, lui, n'était pas aussi convaincu qu'il aurait pu corriger sa technique sans l'aide de son grand ami. « J'aimerais dire que j'aurais pu y arriver seul, mais il y aura toujours un mais ».

Crosby et le retour des Nordiques

Dans une entrevue au Pittsburgh Post-Gazette, Sidney Crosby s'est prononcé en faveur d'une expansion et du retour des Nordiques dans la LNH.

Il s'agit évidemment d'un appui moral, mais qui vient du meilleur joueur de la LNH et qui reflète aussi peut-être l'opinion de l'organisation des Penguins.

Dans une entrevue au journaliste Dejan Kovacevic de Pittsburgh, le DG des Penguins Ray Shero racontait une conversation qu'il a eue avec Lou Lamoriello sur l'expansion. Les deux croient que la ligue peut intégrer deux nouvelles équipes.

Aux États-Unis, le nombre de joueurs de hockey est passé de 300 000 à 500 000 au cours des dernières années et est en forte croissance. En Europe, on pense que quelques pays offrent un potentiel intéressant. La Slovénie, terre natale d'Anze Kopitar, a réussi à se qualifier pour les JO de Sotchi; on pense que l'exemple de Tomas Vanek pourrait augmenter l'intérêt des Autrichiens pour le hockey; et il y a la Suisse qui produit de plus en plus de bons joueurs.

Ensuite, même si l'Association des joueurs a approuvé le projet de nouvelles divisions, elle est loin d'être emballée par le déséquilibre entre l'Est (16 équipes) et l'Ouest (14 équipes). On espère corriger le tir en 2015.

Finalement, il y a les revenus. Les Jets de Winnipeg ont fait des profits la saison dernière, ils ont maintenant leur réseau de télévision (TSN Jets) et se sont classés 2e derrière les Penguins de Pittsburgh dans la vente de produits dérivés.

Le retour des Nordiques pourrait avoir le même impact. Dix-huit ans plus tard, le chandail des bleus reste un très bon vendeur, et pas seulement à Québec (si vous croisez Joël Bouchard, parlez-lui du chandail des « Nords » aux JO de Vancouver). Pas besoin d'être un grand devin pour savoir que l'équipe aura son réseau de télévision.

Seul bémol pour moi, une équipe d'expansion, ça veut dire des années de misère. Il va falloir être patient.
 



14:45 - Prétendant à la coupe? - RDS.CA
Prétendant à la coupe?

Dans tous les bilans après 24 parties, le CH se retrouve parmi les meilleures équipes de la LNH. Est-ce que cela en fait pour autant un aspirant sérieux à la coupe Stanley?

L'affirmation peut paraître un peu grosse, mais mérite certainement réflexion.

Le Canadien occupe le premier rang de son association depuis plus de 20 jours. Il a relevé tous les défis que lui imposait cette saison écourtée, comme amasser 9 points sur 12 dans une séquence de six matchs en neuf soirs. Il a battu les Bruins à Boston dans des circonstances où peu de gens leur concédaient la moindre chance avec Peter Budaj devant le filet. Et il a tenu tête aux Penguins de Pittsburgh. La nouvelle direction a réussi à vendre son concept d'équipe aux joueurs, il y a un bel enthousiasme et tout le monde a son mot à dire dans les succès du CH.

Même Marc Bergevin doit être étonné des progrès de son équipe qui surpassent les prévisions les plus optimistes. Ce qui nous amène à poser la question : le DG du Canadien doit-il réviser ses plans et placer la barre plus haute? Une participation à la finale de l'Est comme en 2010, et pourquoi pas, comme le croît Damphousse, une participation à la grande finale?

Dans le monde du sport, on parle souvent de la fenêtre d'opportunité. Contre toute attente, cette fenêtre est-elle en train de s'ouvrir pour le CH?

Le CH est en état de grâce et rien ne nous dit que l'histoire va se répéter la saison prochaine. Trop d'impondérables : les blessures, les contraintes du plafond salarial, un jeune joueur qui ne progresse pas comme prévu ou « le message du coach » qui passe moins bien.

Déjà, on entend que les Penguins ont les yeux sur Jack Johnson et Jarome Iginla, et on peut être certain que Peter Ciarelli à Boston ne restera pas les bras croisés.

Évidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire. Le DG du Canadien doit manoeuvrer sans toucher à son noyau et hypothéquer la relève.

À trois semaines de la date limite des transactions, Bergevin doit-il donner les outils à Michel Therrien pour qu'il y ait un « printemps agréable » à Montréal cette année?

Le Tigre est de retour

L'autre fait saillant de la fin de semaine est la victoire de Tiger Woods à la Classique Cadillac.

Au-delà de sa performance qui nous rappelait le Tiger d'avant cette soirée de l'Action de grâce de 2009, je retiens qu'il est redevenu honorable. Ce n'est plus honteux d'être vu en compagnie de Tiger Woods. Les entreprises n'hésitent plus à s'associer à lui et on le voit de plus en plus dans des publicités à la télévision. Son purgatoire est terminé.

Et on dira ce qu'on voudra, il demeure le meilleur vendeur du golf. Son charisme est indéniable, il attire les foules et les téléspectateurs. Quand Tiger est là, votre tournoi est assuré d'être un succès.

Au fil des ans, on a vu défiler des dizaines de prétendants, d'Adam Scott à Rory McIlroy, en passant par Justin Rose et Sergio Garcia. Mais c'est ce qu'ils sont demeurés, des prétendants (OK, je vais être indulgent avec McIlroy qui n'a que 22 ans).

Avec deux victoires depuis le début de la saison, Tiger Woods s'annonce comme le joueur à battre à Augusta dans un mois.

Avoir su?

Parlant de Tiger, il n'a eu besoin que de 100 coups roulés en fin de semaine pour maîtriser les verts du Doral. Et à qui doit-il sa performance? À celui qui a terminé deuxième, Steve Stricker!

Après la Classique Honda il y a 10 jours, Tiger n'était pas content de son jeu sur les verts. Il a fait appel à Stricker, qui lui a donné une leçon de 45 minutes. Dimanche, malgré une dernière ronde de 68, Steve Stricker a terminé à deux coups de Tiger Woods.

Quand on a demandé à Stricker combien de coups Tiger avait sauvés grâce à ses conseils, il a répondu : « Je ne sais pas. Qui sait? Peut-être aurait-il aussi bien joué sans mon aide ».

Tiger, lui, n'était pas aussi convaincu qu'il aurait pu corriger sa technique sans l'aide de son grand ami. « J'aimerais dire que j'aurais pu y arriver seul, mais il y aura toujours un mais ».

Crosby et le retour des Nordiques

Dans une entrevue au Pittsburgh Post-Gazette, Sidney Crosby s'est prononcé en faveur d'une expansion et du retour des Nordiques dans la LNH.

Il s'agit évidemment d'un appui moral, mais qui vient du meilleur joueur de la LNH et qui reflète aussi peut-être l'opinion de l'organisation des Penguins.

Dans une entrevue au journaliste Dejan Kovacevic de Pittsburgh, le DG des Penguins Ray Shero racontait une conversation qu'il a eue avec Lou Lamoriello sur l'expansion. Les deux croient que la ligue peut intégrer deux nouvelles équipes.

Aux États-Unis, le nombre de joueurs de hockey est passé de 300 000 à 500 000 au cours des dernières années et est en forte croissance. En Europe, on pense que quelques pays offrent un potentiel intéressant. La Slovénie, terre natale d'Anze Kopitar, a réussi à se qualifier pour les JO de Sotchi; on pense que l'exemple de Tomas Vanek pourrait augmenter l'intérêt des Autrichiens pour le hockey; et il y a la Suisse qui produit de plus en plus de bons joueurs.

Ensuite, même si l'Association des joueurs a approuvé le projet de nouvelles divisions, elle est loin d'être emballée par le déséquilibre entre l'Est (16 équipes) et l'Ouest (14 équipes). On espère corriger le tir en 2015.

Finalement, il y a les revenus. Les Jets de Winnipeg ont fait des profits la saison dernière, ils ont maintenant leur réseau de télévision (TSN Jets) et se sont classés 2e derrière les Penguins de Pittsburgh dans la vente de produits dérivés.

Le retour des Nordiques pourrait avoir le même impact. Dix-huit ans plus tard, le chandail des bleus reste un très bon vendeur, et pas seulement à Québec (si vous croisez Joël Bouchard, parlez-lui du chandail des « Nords » aux JO de Vancouver). Pas besoin d'être un grand devin pour savoir que l'équipe aura son réseau de télévision.

Seul bémol pour moi, une équipe d'expansion, ça veut dire des années de misère. Il va falloir être patient.

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14:16 - Le plan secret de Georges St-Pierre - RDS.CA
Le plan secret de Georges St-Pierre

Georges St-Pierre a un plan, un plan bien établi, un plan auquel il reste trois chapitres. C?était le 11 janvier dernier, bien attablés devant un bon repas à l'un des restaurants préférés de Georges, le Café Ferreira de la rue Peel à Montréal, entourés d'un groupe d'amis communs, que nous avons passé une excellente soirée à parler du passé, du présent et du futur ? comme nous le faisions presque religieusement plusieurs fois par semaine lorsque j?étais son gérant. Ce fut une soirée spéciale, des retrouvailles, oui, mais surtout une soirée où l'on a parlé de sa carrière, de sa stratégie et de ce qui s'en vient pour notre héros national. Il a bien sûr été question de Nick Diaz, de Johny Hendricks, mais aussi d'Anderson Silva.

J'ai été gérant de Georges pendant plus de cinq ans et j'ai eu la chance de côtoyer cet impressionnant athlète à ses tout débuts alors qu'il combattait pour mon organisation de l?époque (UCC), jusqu?à ce qu'il devienne champion mondial de l'UFC une première fois (face à Matt Hughes) et jusqu?à ce qu'il subisse la perte de ce titre pour lequel il avait tant travaillé aux mains de Matt Serra. Nos chemins se sont par la suite éloignés, mais j'ai continué de suivre avec intérêt la carrière d'un athlète qui m'a assurément fait vivre mes plus grandes émotions dans le sport professionnel. À titre de gérant, à titre d'ami, à titre d?être humain. L'athlète a beaucoup changé, mais l'homme est resté le même. Simple, courtois, secret et réfléchi. Par contre, il est beaucoup plus connu et aimé qu'auparavant. Même Me Marcel Aubut, lors de ce fameux souper au Café Ferreira, n'a pu s'empêcher de se lever de table pour venir serrer la main à notre champion mondial et le féliciter pour sa façon à lui de faire briller le Québec sur la scène internationale.

Il fut question de Nick Diaz, son adversaire de samedi soir? À ce moment-là, le 11 janvier, il ne détestait pas Diaz, c?était juste de la business, mais je peux vous confirmer aujourd'hui que quelques mois plus tard, il le déteste à s'en confesser, et il voudra vraiment lui faire mal dans l'octogone samedi soir. Il y aura derrière lui des entraîneurs compétents et un entourage sérieux pour calmer ses ardeurs avant le début du combat afin qu'il ne commette pas l'erreur d?être trop émotif quand la cloche sonnera. Mais le plan de match sera de vaincre Diaz et de lui faire mal. Firas Zahabi sera la force tranquille dans son coin, le stratège, mais il y aura aussi Kristof Midoux, qui lui sera là pour motiver Georges comme jamais. C?était d'ailleurs émouvant de voir Midoux travailler lors de la marche vers l'octogone pour le combat contre Carlos Condit et dans le coin avant le combat. Midoux a ramené la passion dans le jeu de St-Pierre, il lui a rappelé qu'il était un guerrier. Avec Midoux dans son coin, Georges est d'ailleurs invaincu.

Est-ce que Georges a un plan de match pour le reste de sa carrière? Bien évidemment. Son plan est si détaillé et si intelligent qu'il est normal qu'il sorte la cassette lorsque questionné à ce sujet. Même si comme la plupart des athlètes Georges dit refuser de penser au-delà de Nick Diaz, il n'en est rien : le plan est déjà tracé. Et lorsqu'il a été question de ce fameux plan devant nos assiettes du restaurant portugais, j'ai revu le feu dans ses yeux, ce que je n'avais pas vu depuis longtemps. Évidemment, ce plan ne pourra être mis à exécution advenant une défaite contre Nick Diaz, mais soyons honnête, ce scénario ne fait pas partie du plan non plus? Advenant donc une victoire contre Diaz, il affrontera ensuite le gagnant du combat entre Carlos Condit et Johny Hendricks.

Parlons-en justement de ce Hendricks. Georges est d'avis que ce dernier a beaucoup trop parlé depuis sa victoire par K.-O. au Centre Bell contre Martin Kampmann, et c'est quelque chose qui semble lui avoir déplu, qui l'a même agacé plus qu'on ne pourrait le penser. Quand il dit aux représentants des médias que Hendricks ne méritait pas la victoire contre Josh Koscheck en mai 2012, il le pense vraiment. Il a regardé quelques fois les images de ce combat, et sur sa carte de pointage à lui, Koscheck a gagné deux des trois rounds du combat. Mais Hendricks, s'il l'emporte contre Condit bien sûr, fait partie du plan de Georges St-Pierre. S'il n'en tient qu?à lui, Hendricks sera la covedette du deuxième chapitre de son plan. Hendricks est dangereux, et Georges le sait très bien. N'oubliez jamais qu'on garde souvent le meilleur pour la fin lorsqu'on établit un plan.

Mais quel est le 3e chapitre de ce plan établi par Georges St-Pierre lui-même? Eh oui, vous l'avez deviné : il s'agit du célèbre Brésilien Anderson Silva. Arrêtez de croire qu'il ne veut pas affronter Silva, Georges rêve de cet affrontement. Il rêve de se retirer au sommet de sa gloire en étant reconnu comme une légende, comme le plus grand combattant de tous les temps. Et pour ce faire, il doit être considéré comme le meilleur combattant de la planète « livre pour livre »? Pourquoi pas maintenant? Justement parce que Georges a un plan bien établi, et comme tout le reste de sa carrière, il va le suivre à la lettre. Il ne reste maintenant qu'aux étoiles de bien s'aligner pour que le plan demeure parfait? Il doit vaincre Nick Diaz samedi soir, défendre son titre une fois de plus contre le gagnant de Hendricks-Condit et ensuite se préparer à un choc de titans? Parlant des étoiles, il faut aussi qu'elles s'alignent pour Silva, qui lui doit vaincre Chris Weidman.

Il s'agit d'un scénario tellement rêvé, tellement bien planifié, que j'ai l'impression que les étoiles vont s'aligner jusqu'au troisième et dernier chapitre. Georges aura 32 ans en mai prochain et ce combat de rêve pourrait avoir lieu à la fin 2013 ou au début 2014. Et que se passera-t-il par la suite? Si Georges l'emporte lors du choc contre Anderson Silva, j'ai la ferme impression qu'il se retirera dans la gloire, comme tous les grands athlètes ont toujours rêvé de le faire. Si le plan de match va vraiment à la perfection, il se retirera en étant reconnu comme le plus grand athlète de l'histoire des arts martiaux mixtes. Il sera reconnu comme celui qui a dominé et trôné au sommet de la division des 170 livres pendant toutes ces années, ayant défait un par un tous les aspirants qui se sont hissés jusqu?à lui, et il sera aussi reconnu comme le premier combattant à avoir vaincu le terrible Anderson Silva dans l'octogone de l'UFC.

Les plans de matchs ne sont pas toujours parfaits et les astres ne sont pas toujours alignés, mais c'est bel et bien le plan de match de Georges St-Pierre. Chapitre un, samedi soir au Centre Bell.



14:09 - Réflexions de voyage - RDS.CA
Réflexions de voyage

Les longs voyages peuvent s'avérer contradictoires. Ils unissent les esprits, mais peuvent affaiblir la santé d'un groupe. Ils jouent aussi des tours une fois la carrière de joueur actif terminée. Je m'explique. Restez là. Les voyages dans ma tête aussi sont parfois contradictoires, souvent sinueux, toujours productifs... enfin à mes yeux!!!

Ma deuxième carrière me permet de revoir nombre d'anciens coéquipiers maintenant dans de nouveaux rôles. Certains sont dépisteurs, d'autres oeuvrent dans les médias, beaucoup occupent des postes de direction ou d'entraîneur des équipes que les Canadiens affrontent. Le plus récent séjour à l'étranger de la Sainte-Flanelle, qui se termine au moment où j'écris ces lignes à bord de l'avion qui nous ramène à Montréal, ne faisant pas exception, m'a offert la chance de revoir beaucoup d'anciens adversaires et de compagnons d'autrefois. Il m'a aussi forcé à réfléchir sur l'importance que certains anciens coéquipiers ont eue à mes yeux. Je partage avec vous aujourd'hui les fruits de cette réflexion, subjective au possible, mais sans prétention aucune.

Personne ne m'a impressionné autant que Raymond Bourque. Il s'est amené au Colorado vers la fin de la saison qui allait être ma dernière à Denver. Il personnifie, pour moi, parfaitement tous les aspects d'une légende vivante. Prêt à tout pour finalement mettre la main sur une coupe Stanley qui lui aura échappée trop souvent à Boston, sa simple présence a eu un effet énergisant comme je n'ai jamais vu au sein d'un groupe. Sa stature, sa forme physique, sa force de caractère et, fort possiblement, la différence d'âge obligeant en quelque sorte une certaine distance entre nous, m'ont émerveillé presque subjugué.

Le vestiaire de l'Avalanche, à la fin des années 90, débordait d'athlètes qui m'ont marqué alors que j'amorçais à peine ma carrière dans la LNH. Joe Sakic est le gentleman ultime dans le monde du hockey. Un leader discret qui prêchait par l'exemple et qui savait très bien gérer les relations avec la direction de l'équipe. Il voulait sans cesse améliorer son tir des poignets avec de nouveaux bâtons et à force de répétitions. Un cadeau pour un jeune gardien comme moi qui lui servait de cible plus souvent qu'autrement en tant que gardien adjoint.

Parlant de gardien, Patrick Roy a été pour moi une idole à ses débuts avec les Canadiens alors que je n'avais que neuf ans. Vous pouvez donc vous imaginez que de me retrouver assis à côté de lui dans le vestiaire du Colorado, à épier ses moindres gestes et ses réactions face à l'adversité a eu un impact sur ma carrière.

Les plus bizarres de mes coéquipiers ont aussi été des gardiens. Craig Billington et Ron Tugnutt avaient des façons très particulières de se préparer pendant les heures précédant un départ. Les interactions étaient, comment dire, inexistantes. Geoff Sanderson est assurément celui qui aura été le plus capricieux de mes collègues. Que ce soit la configuration de la courbe de son bâton ou encore le positionnement de la lame de ses patins par rapport à la bottine, rien ne lui échappait. En fait rien ne lui plaisait!

Je ne peux terminer ce texte sans parler de ceux avec qui j'ai passé le plus de temps à l'extérieur de la patinoire. Luke Richardson a été mon capitaine à Columbus et un coéquipier à Tampa. D'agréable compagnie, c'était aussi un dur. Je me rappelle de l'avoir vu quitter la glace par ses propres moyens après avoir reçu en plein visage un tir violent qui venait de lui fracasser la mâchoire! C'est une personne incroyable, qui a traversé des moments très difficiles récemment et qui fait un boulot exceptionnel aujourd'hui comme entraîneur-chef du club-école des Sénateurs d'Ottawa à Binghamton.

Si j'ai vraiment apprécié les heures passées avec mes bons amis à Columbus Serge Aubin, avec qui j'ai aussi joué à Hershey, et Jean-Luc GrandPierre; je dois avouer que le meilleur groupe de soutien je l'ai trouvé à Tampa. À un moment de ma carrière ou tout semblait s'écrouler professionnellement, Vincent Lecavalier, Brad Richards, Martin St-Louis et André Roy ont été à la fois des oreilles attentives, mais surtout des motivateurs incroyables qui se sont assurés que, même si mon orgueil était blessé, mes priorités et mes valeurs étaient intactes. J'ai un énorme respect pour ses hommes et je leur en suis reconnaissant.

Ces voyages, depuis que je ne joue plus, me rappellent d'excellents souvenirs, c'est vrai. Il me souligne également à quel point je n'ai pas toujours été très doué pour entretenir des amitiés. Contradictoires ces voyages, je vous l'avais dit...

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02:27 - Tiger Woods domine le Championnat Cadillac - RDS.CA
Tiger Woods domine le Championnat Cadillac

Le Tigre a rugi une fois de plus en fin de semaine et tout le monde l'a entendu clairement. Lorsque Tiger Woods est en pleine possession de ses moyens, les autres jouent habituellement pour la 2e place. Les spectateurs le savent et les joueurs le savent tout autant. Sans jeter l'éponge, ces derniers tentent tout de même d'y aller d'une remontée spectaculaire même si, au fond d'eux- mêmes, ils savent très bien que les chances de victoire sont plutôt minces, car Tiger n'est pas le genre à leur ouvrir la porte lorsqu'il s'installe au sommet du classement.

C'est exactement le scénario auquel on a eu droit lors de la finale du Championnat Cadillac, disputé sur le parcours « Blue Monster » du complexe Doral. Dorénavant, on parlera du TPC Trump Doral, car le célèbre Donald Trump et sa famille sont maintenant propriétaires du complexe de 90 trous. On a d'ailleurs annoncé que le parcours bleu aura droit à une cure de rajeunissement au cours de la prochaine année et qu'on disputera le prochain Championnat Cadillac sur un parcours complètement transformé.

Si M. Trump promet quelque chose, attendez-vous à quelque chose de grandiose, car le personnage n'a pas l'habitude de faire les choses à moitié. On a déjà hâte à la prochaine édition, ne serait-ce que pour constater le degré de difficulté du prochain test que l'on proposera aux meilleurs joueurs de la planète. Semble-t-il que le monstre aura les dents beaucoup plus longues et que les rondes sous la normale seront beaucoup moins fréquentes'paroles de Donald Trump !

Revenons au tournoi qui s'est terminé hier à Miami. On a revu le Tiger Woods des belles années, confiant, mais pas arrogant. Il semblait défier la compétition par la qualité de ses coups et par la régularité de son jeu. Tiger peut jouer aussi bien que n'importe qui, sinon mieux. Mais, si en plus, il devient intraitable lorsqu'il a le putter en mains, oubliez toute chance de victoire pour qui que ce soit. Il est tout simplement trop fort et personne, dans le monde du golf professionnel, ne sait mieux que lui comment gagner un tournoi.

Contrairement à plusieurs autres, il est à l'aise avec la position de commande et ça se sent. Sa stratégie sur le parcours et sa facilité à récupérer après un mauvais coup font de lui un adversaire difficile à battre. Il a réussi pas moins de 27 « birdies » en 4 rondes, espaçant 8 bogueys en cours de route. En réalité, il n'a jamais été menacé par qui que ce soit, même si Graeme McDowell a pu l'inquiéter à l'occasion. Ce dernier a disputé un bon tournoi, mais semblait manquer de ressources lorsque la situation devenait un peu plus corsée.

C'est plutôt Steve Stricker qui, par la régularité de son jeu, aurait pu empêcher Tiger de remporter un 76e titre en carrière'il aura finalement manqué de ressources malgré une récolte de 21 oiselets contre seulement 4 bogueys. Il ne commet pas beaucoup d'erreurs, mais l'offensive supérieure de Woods aura tout de même eu raison de lui. Il pourra toujours se consoler avec un chèque de 869 000 $, lui qui montre des gains de plus de 1,8 million $ en seulement 3 tournois en 2013.

J'ai aussi bien aimé la performance d'Adam Scott lors de ce tournoi. En 4 rondes, l'Australien a réussi pas moins de 23 « birdies » et un aigle, contre 7 bogueys et 2 doubles bogueys. S'il parvient à éviter les erreurs coûteuses, il devrait livrer une chaude lutte à Woods et à McIlroy pour le titre de meilleur joueur au monde. Scott occupe présentement le 7e échelon du classement mondial. La qualité de son élan devrait logiquement lui permettre de gravir quelques places au cours des prochains mois; encore faut-il qu'il contrôle ses émotions lorsque la cloche sonne. Sa débandade en fin de ronde finale de l'Omnium britannique l'an passé pourrait le hanter pour encore quelque temps, même si on sait très bien qu'il a le talent pour gagner n'importe quel tournoi. Peut-être n'est-ce qu'une question de temps avant qu'il ne montre ses véritables couleurs

Troisième étape de la série floridienne : le Championnat de Tampa Bay

Les joueurs ont rendez-vous dans la région de Tampa Bay cette semaine afin de disputer le Championnat de Tampa Bay, autrefois connu sous l'appellation Championnat Transitions. Malgré le fait qu'il soit disputé après un championnat mondial, le peloton de départ est tout de même impressionnant. Notons d'abord la présence du champion en titre, Luke Donald, qui devra se méfier de plusieurs joueurs de renommée mondiale.

Ernie Els, Sergio Garcia, Jason Dufner, K.J. Choi, Retief Goosen, Martin Kaymer, Matt Kuchar, Geoff Ogilvy, Louis Oosthuiezen, Adam Scott, Webb Simpson, Jason Day, George Cotzee, Angel Cabrera et le canadien Mike Weir figurent au tableau des joueurs inscrits. La compétition promet d?être vive sur le parcours Copperhead du complexe Innesbrook, l'un des plus beaux complexes de golf de la Floride. Michel Lacroix et moi-même vous donnons rendez-vous pour les 3e et 4e rondes, samedi et dimanche sur les ondes de RDS. Mon petit doigt me dit qu'on va assister à une chaude lutte entre Jason Dufner et Adam Scott'quelles sont vos prédictions?

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01:32 - Les objectifs changent - RDS.CA
Les objectifs changent

Avec le succès que le Canadien connaît depuis le début de la saison, c'est un peu normal que les attentes changent. En début de saison, le but était de faire les séries éliminatoires. Maintenant, il est évident que le Canadien sera de la danse printanière. Il y a une lutte avec les Bruins pour la première position de la division Nord-Est et l?équipe qui la perdra finira probablement quatrième.

La façon dont joue le Canadien change les objectifs. Marc Bergevin est très au courant de cela. On ne se contentera pas de simplement participer aux séries. Sans le dire publiquement, l'organisation va penser aux grands honneurs, ce qui est tout à fait normal.

Le défi du Tricolore d'ici la fin de la saison sera de continuer à jouer de la même façon. Michel Therrien est en parfait contrôle de la situation. Toutes ses décisions fonctionnent. On l'a vu contre la Caroline entre autres. Il a laissé Michael Ryder sur le banc lors du dernier engagement. L'attaquant a ensuite connu ses deux meilleures rencontres depuis qu'il est de retour à Montréal.

Il a ensuite placé Gabriel Dumont sur le troisième trio pour remplacer Brandon Prust. Le jeune m'a drôlement impressionné par sa vivacité et sa rapidité. Encore une bonne décision de Therrien!

P.K. Subban joue d'une façon extraordinaire cette année. Il est dirigé et c'est ce que je reprochais avant. Par le passé, on prenait des décisions, mais sans lui expliquer. Maintenant, les entraîneurs lui donnent plus d'explications et ils répètent pour être sûrs qu'il comprenne.

Subban a un plaisir fou à jouer. Il est non seulement devenu le meilleur défenseur du Canadien, mais un des bons dans la Ligue nationale. Il peut jouer 27 à 30 minutes par match et son entraîneur est assuré d'avoir des minutes de qualité de la part de son jeune défenseur.

C'est autour de joueurs comme Subban, Carey Price, Max Pacioretty et David Desharnais que Bergevin peut bâtir l?équipe.

Les défenseurs, la force du Canadien

Le Tricolore est bien nanti à la défense avec Andrei Markov, Francis Bouillon et Josh Gorges à gauche et P.K. Subban, Alexei Emelin et lorsqu'il sera de retour, Raphael Diaz, à droite. Certains voudraient que le CH fasse l'acquisition d'un défenseur plus robuste. Actuellement, la chimie est tellement bonne chez le Canadien. Il faut faire attention. Dans le moment, j'aurais de la difficulté à toucher à ce groupe. Les duos utilisés font le travail.

Le directeur général du Tricolore doit faire des comparaisons avec l?époque où il travaillait à Chicago. Les Blackhawks ressemblaient un peu au Canadien. Il y avait beaucoup de bons jeunes et on ne voulait pas vraiment de vétérans.

J'espère qu'il n'ira pas chercher un vétéran de 32-33 ans qui a déjà connu ses meilleurs jours et qui veut son temps de glace. Bergevin doit rêver d'aller chercher un joueur de la trempe de Marian Hossa. Par contre, tu ne peux pas avoir un joueur comme lui n'importe comment, sans toucher à ta base ou à tes jeunes joueurs prometteurs.

Je pense que le Canadien pourrait transiger d'ici la date limite, mais cela me surprendrait beaucoup qu'on touche à la jeunesse et à la base de la formation.

Il sera intéressant de voir l'utilisation de Carey Price d'ici à la fin du calendrier régulier. Michel Therrien fait confiance à Peter Budaj pour garder les filets lors d'une rencontre quand le Canadien dispute deux matchs en deux soirs et cela réussit.

Pendant ce temps, Price obtient une journée de repos de plus. Je crois que Therrien y va au jour le jour plutôt que d'y aller avec un calendrier préétabli pour ses gardiens.

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lundi 11 mars 2013
20:13 - Un exploit incomparable - RDS.CA
Un exploit incomparable

En battant Tavoris Cloud pour devenir à l?âge de 48 ans le nouveau champion des poids mi-lourds de la IBF, Bernard Hopkins a prouvé à quel point sa discipline de vie fait foi de tout.

Hopkins a toujours été extrêmement soucieux de sa nutrition et de son entraînement, et je suis convaincu qu'il est déjà de retour dans le gymnase moins de 48 heures à peine après son triomphe. Il a toujours été très obsédé par ces deux facettes de sa vie.

En plus de capacités physiques de Hopkins, il faut également retenir son intelligence dans le ring qui est tellement supérieure à la moyenne. Ce n'est pas nécessairement compliqué de se battre contre Cloud - un boxeur unidimensionnel -, mais Hopkins a néanmoins réussi les bons déplacements, explosé au bon moment et ralenti l'action quand il le fallait.

Dans ses combats précédents, Cloud lançait en moyenne 75 rounds par round, chose qu'il n'a faite qu?à une seule reprise samedi soir contre Hopkins. Il y a des rounds pendant lesquels l'ancien champion n'en a tenté que 20. Hopkins a réussi l'exploit de contrer Cloud en le faisant hésiter dans chacun de ses mouvements. Jamais nous ne reverrons cela de notre vivant!

Hopkins n'a jamais été considéré comme un boxeur aussi charismatique ou explosif qu'un autre grand de son époque : Roy Jones fils. À son meilleur, Jones était incomparable. Mais en raison de sa longévité, Hopkins a atteint des sommets inexplorés par ses contemporains. Ça le place donc dans une catégorie à part. Pour cette raison, son impact sera supérieur aux autres.

La prestation de Hopkins sur Cloud met plusieurs choses en perspectives et rehausse notamment les deux performances de Jean Pascal. Un match nul et une défaite par un point contre un Hopkins plus jeune donnent évidemment davantage de crédit à Pascal.

À la fin de son règne de champion incontesté des moyens, Hopkins sur les ondes des prestigieux réseaux américains HBO et Showtime en raison de la notoriété de ses adversaires Felix Trinidad et Oscar De La Hoya. Et lorsqu'il s'est battu contre Antonio Tarver, Kelly Pavlik et Pascal, Hopkins avait été obligé de s'expatrier. Samedi, il est devenu une grande étoile de la boxe américaine. Il y avait plus de 12 000 partisans réunis au Barclays Center pour le voir à l??uvre!

Pour les mêmes raisons qu'il était détesté il y a 10 ans, Hopkins est maintenant louangé en raison de ses combats tactiques et de son génie. Les amateurs ont adoré le spectacle et Hopkins s'est définitivement trouvé un nouveau chez soi. Je suis convaincu que nous le reverrons plus jamais ailleurs.

Un dirigeant de HBO me disait justement que les cotes d?écoute du combat Hopkins-Cloud avaient été supérieures à la moyenne, alors que dans le passé, les duels mettant en vedette Hopkins faisaient fuir les téléspectateurs. D?être reconnu à sa juste valeur et un exploit plus grand que d?être redevenu champion à 48 ans pour Hopkins. C'est tout dire.

Le gala de samedi a également permis de voir à l??uvre Keith Thurman, un boxeur qui sera une force dans la division des mi-moyens.

Thurman a encore des choses à améliorer, mais contre Jan Zaveck, il continuait à frapper avec beaucoup d'autorité et de vigueur même en fin de combat. Il sait boxer, se déplacer, répartir ses coups et finir en force. Définitivement à surveiller!

*Propos recueillis par Francis Paquin



19:47 - On se rapproche lentement - RDS.CA
On se rapproche lentement

Deux chiffres détermineront la place qu'occupera Tiger Woods dans l'histoire du golf : le nombre de victoires en carrière sur le circuit PGA Tour et le nombre de victoires majeures remportées au cours de sa carrière. Et on a l'impression à le voir jouer depuis quelques mois qu'il atteindra le chiffre record de 82 titres au cours de la prochaine année. Sa quête de l'excellence quant aux tournois majeurs pourrait bien entrer dans une nouvelle phase dans un mois si jamais il continue à nous offrir des performances comme celle qu'il nous a présentée en fin de semaine lors du Championnat Cadillac.

Woods a remporté sa 76e victoire en triomphant lors du Championnat Cadillac disputé sur le TPC Blue Monster du complexe Doral. Il s'agissait pour lui d'un 17e titre depuis la création de la série des Championnats du monde instaurée en 1999. Il a remporté ce championnat à l?âge de 37 ans, deux mois et 10 jours à son 283e départ en tant que professionnel. Cela lui donne une moyenne de victoires de l'ordre de 26,85 %, une moyenne qu'il a retrouvée à ses 19 dernières sorties après des saisons catastrophiques en 2010 et en 2011.

Comment se compare le cheminement de Woods par rapport à celui de Sam Snead? Il aura fallu un peu moins de 30 ans à Snead pour inscrire ses légendaires 82 victoires. Woods évolue sur le circuit professionnel depuis 17 ans. Il lui reste encore une douzaine d'années et quelques poussières pour rejoindre l'illustre Snead de qui on disait qu'il avait l?élan parfait. Snead a maintenu une moyenne de victoires de 14,9 %, bien loin de l?étourdissante moyenne de Tiger. Et les autres légendes n'ont pas vraiment établi une moyenne qui viendrait discréditer Woods. Ben Hogan a eu une moyenne de victoires de 20,70 %, Byron Nelson de 17,8 % et Jack Nicklaus de 12,2 %.

Woods semble doté d'autant de vies qu'un chat sur le circuit PGA Tour. En fait, il en compte actuellement autant que le nombre d'entraîneurs qu'il a eus depuis le début de sa carrière, à savoir quatre. D'abord son père, puis Butch Harmon suivi par Hank Hainey et maintenant Sean Foley.

À chaque fois qu'on le croyait au sommet de son art, il nous a servi le même discours : « ? Il me faut modifier mon élan afin d'améliorer mes résultats? » Et nous avons appris avec le temps qu'il avait raison.

Woods a remporté cinq victoires à ses 19 derniers départs, ce qui lui a permis de reprendre l'allure qu'il avait maintenue jusqu?à présent pour le nombre de gains acquis par rapport au nombre de tournois disputés.

Pensez-y bien. Encore six victoires et il va égaler le record de Sam Snead. Et on sait fort bien que les grands joueurs, pour ne mentionner que Snead et Nicklaus, donnent l'impression de ne jamais vieillir. Snead a gagné son dernier tournoi à 52 ans et 10 mois tandis que Nicklaus a signé sa dernière victoire majeure à l?âge de 46 ans.

Tiger le mentionnait en fin de semaine : « ?C'est la compétition intense qui m'oblige à me surpasser? » À Miami, 48 des 50 meilleurs au monde étaient présents. Il les a tous surclassés.

Woods semble présenter un jeu aussi efficace que lorsqu'il a connu ses meilleurs moments lors de la saison 2000. Mais il sait très bien que ce qui fera foi de tout, ce ne sont pas les victoires acquises en carrière. Cela aura toujours une importance, mais jamais comme le nombre de titres majeurs remportés. Il lui en faut encore quatre pour égaler Nicklaus et sa prestation lors du prochain Tournoi des Maîtres risque de relancer le débat.

Une chose est certaine, si jamais il joue de la même façon à Augusta qu'il l'a fait à Miami en fin de semaine, le reste de la saison risque d?être beaucoup plus intéressant que prévu. Que McIlroy ait mal aux dents ou non.

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17:19 - Les grands honneurs pour Brad Jacobs à Edmonton - RDS.CA
Les grands honneurs pour Brad Jacobs à Edmonton

Le Brier 2013 n'a peut-être pas permis de battre des records d'assistance au Rexall Place à Edmonton mais il a offert un plateau relevé et nous a permis de voir tout le talent canadien s'exprimer en plus de découvrir la relève et les champions de demain.

À tout seigneur, tout honneur? la victoire de Brad Jacobs et du Nord de l'Ontario a été une belle surprise pour les amateurs. Pour le cercle rapproché de cette formation de Sault Ste-Marie, ce n'est que la confirmation après des efforts soutenus qui devaient mener inévitablement au titre le plus prestigieux du curling au pays.

À 27 ans,  Brad Jacobs est devenu le plus jeune capitaine à réussir l'exploit depuis l'Albertain Kevin Martin en 1991. Cette ultime victoire de 11 à 4 en finale face au Manitoba, la province la plus titrée, a mis fin à une disette de 28 ans pour le Nord de l'Ontario. Vingt-huit ans d'attente qui a pris fin et qui permet à Jacobs et à ses coéquipiers de se retrouver au côté de grands champions dont Al Hackner, le dernier à avoir procuré les grands honneurs au Nord de l'Ontario en 1985.

Aucun doute, l'arrivée de Ryan Fry au poste de 3e aura été salutaire à l?équipe. S'il y avait des doutes sur la qualité du jeu du tandem des frères Harnden (Ryan et E.J.) aux postes de premier et deuxième, les chiffres ont prouvé le contraire. Comme le disait mon collègue Guy Hemmings, Jacobs et ses coéquipiers ont su profiter du momentum pour aligner les victoires au bon moment. Lorsque tu réussis à vaincre des Brad Gushue, Glenn Howard et Jeff Stoughton, tu mérites une certaine reconnaissance. Ce n'est qu'un championnat direz-vous, mais l'avenir nous prouvera sûrement qu'il ne s'agit pas que d'un feu de paille.

Parlant d'avenir,  la jeune équipe de Brad Gushue a impressionné à ce championnat. L'expérimenté capitaine et médaillé d'or aux Jeux de Turin en 2006 a su bien composer avec ses nouveaux coéquipiers. Dans  la jeune vingtaine,  Brett Gallant, Adam Casey et Geoff Walker, anciens champions juniors canadiens de l?Île-du-Prince-Édouard ont bien composé avec la pression alors que Gushue a disputé un solide tournoi, possiblement son meilleur Brier. L'avenir s'annonce prometteur pour le quatuor de la province de Terre-Neuve ?et-Labrador et je suis convaincu qu'on n'a pas fini de vous en parler.

Du côté de nos vétérans, ou si vous préférez nos joueurs plus expérimentés, la déception vient du côté de l'Alberta et de Kevin Martin. Chez lui, devant ses partisans, Martin aurait aimé connaître un meilleur sort. Incapable de franchir la ronde préliminaire, le capitaine de 45 ans a raté une chance en or de célébrer un 4e titre canadien. Martin et ses coéquipiers pourront se rabattre sur les prochaines qualifications olympiques en décembre prochain. Martin tentera de participer aux Jeux olympiques pour une 4e fois. Après quoi, il faudra s'attendre à ce que l'avenir du quatuor albertain soit remis en question.

Dans le camp de l'Ontario et de Glenn Howard, quoi dire de plus?  Après avoir aligné 10 victoires en début de tournoi, le seul reproche aura été de connaître une baisse de régime au mauvais moment. Howard et ses coéquipiers Wayne Middaugh, Brent Laing et Craig Savill forment le quatuor le plus homogène présentement sur la scène du curling. Howard a peut-être cédé son titre, mais il aura été battu par les éventuels champions de l?édition 2013.

Un mot sur nos représentants québécois. Jean-Michel Ménard s'est battu jusqu?à la toute fin pour une place dans la ronde éliminatoire. Au final, les six victoires n'auront pas suffi. L'ancien champion canadien de 2006 et ses coéquipiers Martin Crête, Éric Sylvain et Philippe Ménard ont été de fiers représentants. Guy, Alain Usereau et moi-même avons eu du plaisir à suivre et à décrire leurs matchs. Un gros bravo les gars. Ce n'est que partie remise.

Le Brier terminé, on se donne rendez-vous à Kamloops en 2014 pour la 85e édition. Entre-temps, il y a encore beaucoup de curling avec les championnats du monde. Le volet féminin se déroule à Riga en Lettonie dès le 16 mars. Le Canada y est représenté par l'excellente équipe de Rachel Homan d'Ottawa et amorcera sa compétition en affrontant le quatuor d'Eve Muirhead de l?Écosse. De son côté,  Brad Jacobs et son équipe nous représenteront à Victoria en Colombie-Britannique à la fin du mois lors du championnat masculin.

À la prochaine!



17:00 - Trop peu (trop vieux)? trop tard! - RDS.CA
Trop peu (trop vieux)? trop tard!

La page est maintenant tournée sur le Championnat canadien de curling masculin 2013. Un championnat qui aura été le théâtre de plusieurs changements. Tout d'abord, commençons par les priorités, car nous avons avant tout assisté à un nouveau couronnement. Brad Jacobs et sa formation du Nord de l'Ontario sont devenus les 52es champions canadiens de l'histoire. Ils ont réussi non seulement l'exploit en détrônant le champion en titre de 2012 lors de la demi-finale, le renommé Glenn Howard,  mais également en disposant du triple champion canadien, le Manitobain Jeff Stoughton, en grande finale, et ce, de façon fort convaincante. Il est devenu le premier représentant du Nord de l'Ontario, depuis le célèbre Al Hackner en 1985, à remporter un titre canadien.

Dans un autre ordre d'idées, ce Championnat canadien masculin, tout comme celui des femmes à la fin février, a vu quelques changements dans sa formule. Tout d'abord, le calendrier de la compétition fut modifié. Le nouveau calendrier plus allégé en début de tournoi à la ronde pour se condenser durant le second week-end a pour but de servir les amateurs qui se déplacent d'année en année pour assister à ces différents championnats. Autre petit changement, non négligeable, fut dans le chronométrage des matchs. L'Association canadienne a utilisé pour la première fois le temps de réflexion plutôt que le temps de jeu comme méthode de chronométrage. Se faisant, elle s'est mise au diapason avec les tournois du Grand Chelem qui utilisaient cette formule depuis quelques années. Cette façon de chronométrer les matchs est beaucoup plus équitable pour les joueurs en présence.

Le Brier a également été la première compétition majeure à utiliser les nouvelles pierres de l'Association canadienne. Celle-ci utilisait depuis plusieurs années des pierres appartenant à l'Association du Manitoba. Bien que ces nouvelles pierres furent utilisées, pour ne pas dire « testées », lors du Championnat canadien junior le mois dernier, leur utilisation lors de ce Championnat masculin a  suscité beaucoup de commentaires négatifs et d'interrogations en début de tournoi.

Tous ces changements, bien qu'intéressants, perdront leur importance par rapport au véritable changement auquel nous avons assisté lors de ce Brier, celui du changement de garde. Lors du dévoilement des diverses formations qui représenteraient leurs provinces et territoires pour ce championnat, tous furent ravis et non surpris de voir les mêmes gros noms du curling canadien sur la liste des participants. Tous les amateurs salivaient à l'idée de voir les noms de Stoughton, Howard et Martin, et imaginaient des batailles féroces entre ces légendes vivantes du curling canadien. Bien que Howard et Stoughton aient terminé respectivement 2e et 3e au classement final, ce ne fut pas ces équipes qui ont retenu l'attention et qui ont fait écarquiller les yeux au cours de la semaine. Ce sont plutôt les jeunes formations qui ont montré de belles choses et démontré aux amateurs de curling que la relève du curling canadien était bien assurée et prête à prendre sa place sur l?échiquier canadien et international.

On pense évidemment à Brad Jacobs qui a remporté le titre. Jacobs est devenu le plus jeune Canadien à remporter le Brier depuis Kevin Martin en 1991. Que dire aussi de la formation de Brad Gushue. Celui-ci, entouré de jeunes joueurs dont Brett Gallant (23 ans) à la position de vice-capitaine, a été une des formations les plus constantes de cette édition 2013. Brock Virtue (26 ans) de la Saskatchewan, qui lui pilotait la plus jeune formation en présence, a fait la preuve que son équipe serait à surveiller dans les années à venir. Même Andrew Bileskey, de la Colombie-Britannique, bien qu'il n'ait obtenu qu'une seule victoire lors de Championnat canadien, devrait progresser rapidement à la suite de cette enrichissante expérience.

Depuis quelques années, nous avons assisté à un rajeunissement important chez les participants aux divers Championnats canadiens. La tendance était plutôt de voir un vétéran capitaine s'entourer de jeunes coqs fringants pour relancer ou allonger sa carrière. Martin, Howard et Stoughton ont tous utilisé cette formule avec succès. Avec l?émergence des jeunes capitaines, devrons-nous conclure que cette formule sera désormais périmée? La même réflexion pourrait s'appliquer du côté du curling féminin. Les deux équipes à surveiller lors du Championnat mondial féminin qui s'amorce le 16 mars prochain à Riga, en Lettonie, sont Ève Muirhead (Écosse) et Rachel Homan (Canada), toutes les deux âgées de 23 ans seulement!

Tous les amateurs de curling au Canada sont fort conscients que les essais olympiques de décembre prochain à Winnipeg, épreuve qui déterminera les formations qui représenteront le Canada à Sotchi en 2014, seront le dernier tour de pistes pour plusieurs capitaines célèbres. Tous les observateurs ont leur opinion sur quelles formations auront les meilleures chances de s'accaparer de cet honneur tant convoité. Avec ce dont nous avons été témoins, tant du côté de Kingston (Scotties 2013) le mois dernier que ce qui s'est déroulé cette semaine à Edmonton, nous devront peut être conclure que ces essais arrivent une année ou deux trop tard pour les Jones, Nedohin, Howard, Martin et compagnie, et que 2013 aura été la scène d'un véritable changement de garde dans le curling canadien.



14:55 - Diaz contre St-Pierre, le classique - RDS.CA
Diaz contre St-Pierre, le classique

À moins de cinq jours de l?événement le plus attendu de l'année jusqu?à maintenant sur la scène des arts martiaux mixtes, tout le monde est fébrile ? les amateurs, les médias, les combattants ainsi que tous les employés de l'organisation UFC. La soirée de samedi promet beaucoup, et dans les derniers jours, les émotions ont atteint un niveau inégalé entre les finalistes Georges St-Pierre et Nick Diaz. Dans un élan d?émotion, Diaz s'est enflammé et enfin notre Georges national a rangé sa cassette et a parlé avec ses tripes. Attaqué de toutes parts par Diaz, St-Pierre lui a lancé des flèches enflammées! En plus de ce combat de championnat des 170 livres, l'UFC présentera aussi dans l'enceinte du Centre Bell cinq autres combats dans cette division bourrée de talent ? et bien des scénarios vont s?écrire samedi soir dans la métropole québécoise.

Dans l'univers des arts martiaux mixtes, il y a plusieurs types de combattants qui se regroupent en deux catégories importantes : ceux qui préfèrent combattre debout et ceux qui excellent dans le combat au sol et qui préfèrent donc combattre au tapis. Dans ce combat nous avons en Nick Diaz (26-8-0), l'aspirant no 1, un combattant qui possède des qualités exceptionnelles au niveau de la boxe, qui frappe souvent et avec beaucoup de rapidité. Malgré son palmarès qui inclut treize victoires par K.-O./TKO (sur vingt-six victoires), ce n'est pas la force de frappe qui est la principale force de la boxe de Diaz, c'est plutôt la quantité de coups lancés, et bien sûr la rapidité et la précision de ceux-ci. Diaz est aussi capable d?éclairs de génie au sol grâce à un jiu-jitsu bien ficelé sous les ordres du Brésilien Cesar Gracie ? l'athlète californien a d'ailleurs remporté sept de ses victoires avec une prise de soumission. Une autre force de Diaz est bien sûr son excellente condition physique.

Georges St-Pierre (23-2-0) est complètement l'opposé. Lutteur hors pair, le Québécois est aussi un as des soumissions. Il adore combattre au sol et l'une des particularités que les gens oublient souvent en arts martiaux mixtes, c'est la transition entre le combat debout et le combat au sol, et à ce niveau, personne sur la planète n'arrive à la cheville de Georges St-Pierre. Il a prouvé depuis le début de sa carrière qu'il a le talent et les aptitudes pour contrôler un combat ? donc dicter où se passe l'action. Dans un combat face à Nick Diaz, il est évident que Georges voudra en début de combat couper les ardeurs de Diaz et l'amener au sol le plus souvent possible ? une fois celui-ci découragé et épuisé devant les efforts de St-Pierre, je ne serais pas surpris de voir Georges combattre debout avec Diaz. L'athlète originaire de Saint-Isidore a beaucoup travaillé sur les aspects du combat debout en vue de ce combat contre son éternel rival. Il s'est entraîné en boxe sous les conseils de Stéphan Larouche avec comme partenaires des boxeurs de très haut niveau tels que Lucian Bute et Jo Jo Dan. En boxe thaïlandaise il a fait appel à deux des meilleurs de ce pays qu'il a fait venir spécialement à Montréal pour l'occasion et il a eu entre autres comme partenaire d'entraînement l'excellent kickboxeur Brandon Thatch. St-Pierre est aussi tout un athlète et la condition physique ne devrait pas être un facteur dans ce combat. Ce sera le classique entre le combattant debout et le spécialiste au sol!

Hendricks contre Condit ou le prochain adversaire de GSP

Johny Hendricks (14-1-0) ne cesse d?épater la galerie depuis deux ans et il a su se hisser au sommet de la division des poids mi-moyens de l'UFC grâce à des victoires-chocs. Hendricks a démontré qu'il n?était pas seulement le futur de la division mais aussi fort probablement le présent. Le lutteur toute étoile de l'Oklahoma est sur une belle lancée avec cinq victoires consécutives face à des adversaires coriaces dont, entre autres, Mike Pierce, Jon Fitch, Josh Koscheck et Martin Kampmann. Ce qui fait peur avec Hendricks, c'est qu'en plus d?être un lutteur de très haut niveau, il possède une main gauche dévastatrice avec de la puissance à la Mike Tyson et qu'il peut mettre fin à un combat avec un seul coup de poing ? et il l'a prouvé à maintes reprises. Initialement, Hendricks devait affronter l'excellent Jake Ellenberger, mais à la suite d'une blessure à Rory MacDonald, il se retrouve maintenant face à Carlos Condit. Un combat complètement différent et plus compliqué, mais un combat que Hendricks a accepté sans hésiter. Il a même ajouté le commentaire suivant à l'annonce du combat : « Je suis content d'affronter Condit puisque St-Pierre n'a pu le finir en cinq rounds et moi je vais montrer à tout le monde comment on termine un combat ».

Carlos Condit (28-6-0) connaît bien le Centre Bell puisque lors de son dernier combat, il y a fait une guerre de cinq rounds face au champion et favori de la foule Georges St-Pierre. Cette fois, par contre, il pourrait avoir le public derrière lui puisque Hendricks est perçu comme l'ennemi de St-Pierre dans le c'ur du public. Condit est un combattant complet qui excelle en boxe thaïlandaise et en kickboxing, mais il a prouvé dans le passé qu'il avait quelques difficultés avec les lutteurs. Par contre, au sol, il demeure toujours très dangereux puisqu'il est excellent au niveau des soumissions. Ce qui est le plus difficile lorsqu'on affronte un Carlos Condit, c'est son style peu orthodoxe et la boîte à surprise qu'il représente ? en effet Condit est tellement imprévisible qu'il est difficile de suivre un plan de match contre lui. La question pour ce combat est la suivante : Condit pourra-t-il contenir les élans de lutteurs de Hendricks et empêcher celui-ci de l'amener au sol, et s'il y parvient, pourra-t-il éviter la fulgurante gauche de son adversaire? La réponse samedi soir!

Le reste de la carte :

170 lbs. Jake Ellenberger (28-6-0) contre Nate Marquardt (32-11-2)
185 lbs. Chris Camozzi (18-5-0) contre Nick Ring (13-1-0)
155 lbs. Mike Ricci (7-3-0) contre Colin Fletcher (8-2-0)
170 lbs. Patrick Côté (18-8-0) contre Bobby Voelker (24-8-0)
145 lbs. Darren Elkins (15-2-0) contre Antonio Carvalho (15-5-0)
170 lbs. Jordan Mein (26-8-0) contre Dan Miller (14-6-0)
155 lbs. Daron Cruickshank (12-2-0) contre John Makdessi (10-2-0)
170 lbs. Rick Story (14-6-0) contre Quinn Mulhern (18-2-0)
135 lbs. T.J. Dillashaw (6-1-0) contre Issei Tamura (7-3-0)
145 lbs. Reuben Duran (8-4-1) contre George Roop (12-9-1)

* Il y a un total de cinq Québécois sur la carte de l'UFC 158



dimanche 10 mars 2013
23:48 - Tennis - Masters Indian Wells - Murray en mode diesel - EUROSPORT.FR
Tennis - Masters Indian Wells - Murray en mode diesel
Absent des courts depuis l'Open d'Australie, Andy Murray a eu besoin de trois sets pour battre le jeune Russe Evgeny Donskoy lors de son entrée en lice à Indian Wells. Jérémy Chardy a chuté.

21:46 - Tennis - Masters Indian Wells - Murray - Donskoy EN DIRECT - EUROSPORT.FR
Tennis - Masters Indian Wells - Murray - Donskoy EN DIRECT
Andy Murray, absent deopuis l'Open d'Australie, effectue sa rentrée à Indian Wells. Le Britannique est opposé à Evgeny Donskoy. Simple formalité?

21:12 - Indian Wells: Chardy surpris par Phau - ORANGE.FR

Jérémy Chardy tombe de haut. Le quart de finaliste du dernier Open d'Australie s'est incliné dès son entrée au Masters 1000 d'Indian Wells. Opposé à l'Allemand Bjorn Phau, 121e mondial, le Palois a cédé en trois manches (6-2, 2-6, 6-4).



samedi 09 mars 2013
01:27 - Bilan mi-saison à travers la LNH - RDS.CA
Bilan mi-saison à travers la LNH

À mon tour de procéder à un bilan de mi-saison, mais je me concentrerai surtout sur les autres équipes de la LNH au lieu de décortiquer le parcours du Canadien.

Amorçons ce tour d'horizon des surprises et déceptions avec l'Association Est.

Même si je procède à une évaluation à travers la LNH, je n'ai pas le choix de choisir le Canadien comme la grande surprise dans l'Est. Au niveau des joueurs, je dois souligner le travail de Brandon Prust qui est l'une des raisons derrière les succès du Tricolore.

Au moment de publier cette chronique, les Penguins occupent le deuxième rang, mais c'est normal de les retrouver aussi haut dans le classement.

Quant aux Hurricanes, je dois commencer en glissant un mot sur Alexander Semin. On dirait que les Russes produisent davantage avec un contrat d'un an seulement en poche. C'est évident aussi que la transaction de Jordan Staal s'est avérée bénéfique pour cette formation. Ils ont mis la main sur un élément important et les frères Staal sont utiles de plusieurs façons à une équipe.

Au niveau des déceptions, je dois nommer le Lightning et les Sabres parce que j'ai le sentiment que la descente avait commencé l'an dernier pour les Capitals.

Selon moi, ça prendra un changement drastique à Washington et il faut même se demander si Alex Ovechkin peut demeurer dans cet uniforme. Ils ont toujours bâti un peu à l'image des Rangers en se disant que ça prend un joueur vedette ou un excellent premier trio pour que ça fonctionne, mais le concept d?équipe n'est pas présent et ça leur coûte cher.

Les Rangers représentent également une certaine déception. Quand Rick Nash est présent, cette formation demeure dangereuse, mais c'est l'inverse quand il est absent. Je suis obligé de dire que Brad Richards en arrache. Non seulement, son nom n'apparaît pas sur la feuille de pointage, mais on ne le remarque pas du tout. On dirait qu'il ne fait pas partie de l?équipe! L'avantage numérique serait sans doute l'endroit idéal pour le stimuler, mais le jeu de puissance des Rangers croupit dans les bas-fonds de la LNH.

En ce qui concerne les Sénateurs d'Ottawa, ce n'est guère une surprise de les voir dans le top 8 parce que Paul MacLean effectue de l'excellent boulot. Il a établi un concept d?équipe et il est parvenu à le conserver malgré la perte de plusieurs joueurs importants et c'est ce qui sauve la situation.

Parmi 15 matchs décidés par un but, ils ont obtenu seulement six victoires. Vous comprendrez que c'est une équipe qui manque de punch offensif et ils ont perdu des piliers de première qualité en Jason Spezza et Erik Karlsson. Avec une formation en santé, je suis convaincu que cette organisation serait plus menaçante.

Au sujet des Leafs, j'espère qu'ils ne sont pas un feu de paille. Ça serait agréable parce que ça ajouterait de la compétition dans l'Est qui manque de diversité. Bref, c'est rafraîchissant de les voir à cet endroit.

Leur philosophie semble maintenant de développer les jeunes au lieu d?échanger les choix au repêchage pour des vétérans. Le résultat fonctionne pour le moment et Nazem Kadri s'avère le plus bel exemple après avoir fait la navette entre la LNH et la Ligue américaine de hockey. Il s'est établi et il est devenu l'un des meilleurs joueurs de ce groupe.

À tout seigneur, tout honneur

Dans l'Ouest, je n'ai pas le choix de me prosterner devant le Blackhawks de Chicago qui sont tout simplement sensationnels. À mon avis, Jonathan Toews est le Steve Yzerman de l?ère moderne! Il est complet et il respire la droiture ainsi que la confiance.

Quand tu es père, tu te dis qu'il serait le chum idéal pour ta fille de 20 ans (rires).

Il travaille fort et il démontre aussi de la hargne quand c'est nécessaire. Il est un exemple pour les autres et il cimente ses coéquipiers. C'est spectaculaire de voir les Hawks toujours trouver une façon de l'emporter.

Ils sont rendus comme les Red Wings des belles années dans le sens qu'ils prennent un joueur ordinaire et il paraît bien soudainement. Je pense notamment à Ray Emery qui accomplit des miracles devant la cage de Chicago.

C'est également plaisant de les voir réussir à l'aide d'un système qui n'est pas basé sur la défensive, mais plutôt le contrôle de la rondelle. Ils ne sont pas mauvais défensivement, mais ils veulent surtout contrôler la rondelle et ils donnent tout un spectacle quand c'est le cas.

Parlons des Ducks d'Anaheim maintenant. Si ça continue, ce ne serait pas surprenant que Bruce Boudreau mérite le trophée Jack Adams pour l'entraîneur de l'année. Il a revigoré cette équipe talentueuse et expérimentée.

C'est qu'il mise sur de bons éléments à sa disposition, mais il impressionne à la barre de cette équipe. Il a ramené l'effort collectif à Anaheim et il fait produire tous ses meilleurs joueurs. Bien sûr, je souhaite aux Ducks de pouvoir signer Corey Perry à long terme tout comme ce fut le cas avec Ryan Getzlaf parce que ce serait une grosse perte pour eux.

À Vancouver, Alain Vigneault continue de faire du travail exemplaire, il est régulier comme une horloge. Que ce soit au niveau junior, dans la Ligue américaine ou la Ligue nationale, il fait travailler ses équipes et il utilise ses quatre trios et ses six défenseurs. Il permet à tout le monde d?être impliqué même ses deux gardiens dans une controverse anticipée. Il trouve le moyen de bien gérer les situations.

Du côté de Detroit, on ne peut quand même pas remplacer Nicklas Lidstrom et Brian Rafalski du jour au lendemain. Ça prend du temps pour combler de telles pertes.

À Los Angeles, on dirait que les champions de la coupe Stanley reprennent tranquillement leur vitesse de croisière et les Kings appartiennent au top 8.

À propos des Sharks, cette équipe demeure une redoutable force de frappe en saison régulière, mais on ignore le rendement de celle-ci en éliminatoires donc il faut attendre avant de se prononcer.

Évidemment, les Blues se classent dans la catégorie des déceptions. Je fais partie des observateurs qui avaient placé cette équipe près du sommet dans l'Ouest. Je croyais que cette formation passerait au prochain niveau, mais ce n'est pas le cas.

Quelques joueurs sont responsables de cette situation. Je pense au défenseur Barrett Jackman qui est devrait être un leader, mais il n'a pas l'aplomb recherché. On le voyait succéder aux McInnis, Pronger et compagnie, mais il n'atteint pas le développement anticipé.

Ils peuvent compter sur deux bons gardiens de but, mais ils ne présentent pas les statistiques espérées contrairement à l'an dernier. Ils ne forment pas l?équipe dominante de la saison dernière et je me souviens d'ailleurs que le Canadien avait très mal paru contre eux dans une défaite de 3-0. En fait, je trouve qu'il manque de feu dans leur jeu.

Guy Boucher à pointer du doigt?

Au sujet de l?évaluation des entraîneurs, Bruce Boudreau, Michel Therrien et Joel Quenneville sont au haut de la liste présentement. Ceci dit, Todd McLellan, Alain Vigneault et Randy Carlyle se débrouillent très bien.

Dans le camp des déceptions, je n'appartiens pas au groupe qui prétend que Guy Boucher est en danger à Tampa. Je considère plutôt que ça revient au directeur général Steve Yzerman de trouver des solutions et surtout en défense.

C'est un peu comme un pilote de course qui teste sa voiture et qui dit à ses mécaniciens qu'il ressent un problème quand il appuie sur le frein. Bref, ça prend des ajustements pour corriger la situation.

Le Lightning accorde trop de mauvais buts et les ennuis se poursuivent devant le filet. Mathieu Garon semblait en voie de devenir le numéro un, mais il s'est blessé. Je ne crois pas que les critiques doivent toutes se tourner vers l'entraîneur. Yzerman doit en faire un peu plus pour aider Boucher.

Même si je l'aime beaucoup, le contrat de Vincent Lecavalier commence à peser lourd pour cette organisation. Au moins, le Lightning a réussi quelques bons coups en attaque avec l'arrivée de Cory Conacher et Alex Killorn.

Victor Hedman se développe, mais trop lentement. Plusieurs défenseurs repêchés plus loin que lui comme Karlsson et P.K. Subban sont rendus beaucoup plus dominants que lui.

Pour moi, Adam Oates représente une plus grande déception que Boucher. Lindy Ruff aussi, j'en conviens, mais il a été congédié.

Mon top 3 des meilleurs entraîneurs de l'Est serait composé de Therrien devant MacLean et Carlyle comparativement à Quenneville, Boudreau et Vigneault dans l'Ouest.

Et vous, quelles sont vos surprises et vos déceptions à mi-chemin de la saison?

Propos recueillis par Éric Leblanc.  



00:56 - Un choc partout dans la LNH - RDS.CA
Un choc partout dans la LNH

Ils ne sont pas nombreux les chrétiens qui s'attendaient à voir le Canadien en tête de l'Association de l'Est à la mi-saison. La nouvelle direction de l'équipe mérite vraiment beaucoup de crédit pour les succès actuels.

Le Canadien est sans aucun doute la plus grande surprise de la LNH. Les Blackhawks de Chicago connaissent une saison de rêve, mais on savait tous que c'était une bonne équipe. Quant à lui, le Canadien est parti du 15e et dernier rang l'an dernier pour se hisser au sommet de son association. La prestation du Canadien est un choc pour tout le monde dans le circuit Bettman.

L'entraîneur des Bruins de Boston, Claude Julien, accusait récemment les joueurs du Canadien de jouer la comédie pour attirer l'attention des arbitres. On a vu immédiatement Michel Therrien lui répliquer de s'occuper de son équipe et qu'il allait faire de même avec son club. C'est évident que lorsque votre équipe est au dernier rang, personne ne s'en préoccupe, car vous ne dérangez personne. Mais comme votre club est en haut, vous déranger. Ce n'est pas de la chance de voir le Canadien là où il se trouve. Il est au sommet parce qu'il le mérite.

Le propriétaire Geoff Molson mérite le crédit de s'être associé à Serge Savard et d'avoir embauché Marc Bergevin comme directeur général. Bergevin a par la suite engagé Michel Therrien et son équipe d'adjoints pour diriger la formation. Toutes ces nominations ont vraiment changé la dynamique de cette équipe. Ce changement de dynamique est aussi passé par les jeunes Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk, sans oublier la belle signature de Brandon Prust. D'autres joueurs qui ont gagné en maturité comme Alexei Emelin, Lars Eller et Raphael Diaz, qui est une surprise incroyable, contribuent aussi. Il y a eu aussi l'arrivée de joueurs de caractère comme Prust, mais celle aussi de Francis Bouillon. Rene Bourque aussi mérite du crédit, car il avait su rebondir avant d'être blessé.

Il y a beaucoup de facteurs qui expliquent les succès de l'équipe. Le Canadien est rapide en plus d'utiliser un nouveau système de jeu, qui prévoit que les cinq joueurs s'impliquent dans les trois zones. Il n'y a pas super vedettes chez le Canadien. Je dirais plutôt que le Tricolore a trois trios de deuxième ligne.

Si je devais donner des notes sur dix, Therrien et Bergevin en auraient assurément une. Aucun joueur ne mérite une note basse, sauf peut-être Travis Moen.

Surprises et déceptions

J'ai toujours cru que peu importe ton âge, tu peux réussir. Gallagher et Galchenyuk en sont de belles preuves, car ils parviennent à tenir leur bout. Personnellement, j'ai fait le saut avec le Canadien à l'âge de 18 ans en 1974. Quand un joueur fait sa place avec une équipe à l'âge de 18 ans, c'est parce que le talent est là. En plus du talent, ça demande aussi du caractère. Les deux recrues ont été, il faut le dire, avantagées en début de saison parce qu'ils avaient joué du hockey compétitif pendant le lock-out, mais une fois que les autres joueurs plus âgés ont progressé et pris leur rythme, on s'attendait à voir les jeunes ralentir, ce qui n'a pas été le cas. On a vu à Boston récemment que Gallagher n'était pas intimidé quand il s'est mesuré au géant Zdeno Chara. Le ti-cul de 5'8" n'a pas eu peur contre un gars de 6'9" et je dirais que c'est très bon aussi pour l'équipe, car son comportement apporte du dynamisme et de la vie dans le vestiaire. Cette joie de vivre développe la camaraderie entre les jeunes et les moins jeunes.

Quand j'ai joint le Canadien en 1974 avec Doug Risebrough, tout le monde s'entendait plus tard pour dire que notre arrivée avait apporté une vague d'air frais. Je pense que c'est la même chose avec Gallagher et Galchenyuk cette saison. Leur présence, ainsi que les départs de vétérans mécontents comme Scott Gomez et Erik Cole, a assaini le climat dans le vestiaire du Canadien, qui veut instaurer une nouvelle culture. Je pense par ailleurs que Bergevin a réussi tout un coup en se débarrassant de Cole pour Michael Ryder.

Dans le cas de Prust, je pense qu'il ne faut pas s'attarder seulement à ses statistiques dans son cas. Il faut analyser l'ensemble de son oeuvre depuis son arrivée avec le Canadien. On se rend compte en consultant les journaux new-yorkais que Prust est l'une des plus grosses pertes des Rangers. Il a apporté une grande énergie à Montréal en plus de défendre ses coéquipiers, ce qui n'a pas de prix. Au moment de sa signature, les observateurs trouvaient que c'était cher payé dix millions pour quatre ans, mais quand on fait le bilan de mi-saison, on se rend compte qu'il apporte beaucoup. On dirait qu'il relance tous les trios sur lesquels il est utilisé par Therrien.

Durant ma carrière, j'ai joué avec Chris Nilan et Prust me fait penser à lui. Prust est le type de joueur qui manquait au Canadien, c'est-à-dire un gars qui est capable de jouer au hockey tout en étant robuste. Je ne pensais pas qu'il était un aussi bon joueur de hockey.

Les quatre trios du Canadien contribuent. Contre les Hurricanes jeudi, Eller et Prust ont obtenu un but et deux passes chacun. Avant, on disait que si on parvenait à freiner le premier trio, la victoire était plus facile à obtenir en raison d'un manque de profondeur, ce qui n'est visiblement plus le cas maintenant. L'émergence de Bourque cette saison a aidé Tomas Plekanec et Brian Gionta à former un excellent deuxième trio. Puis, le trio des jeunes fait son travail. Therrien a le loisir de déplacer Bourque sur le troisième trio pour le remplacer par Galchenyuk. On l'a vu placer Ryder avec Plekanec tout en plaçant Gionta avec les jeunes. Alors on voit que Therrien peut jouer avec ses cartes beaucoup mieux que Jacques Martin pouvait le faire l'an dernier.

Je n'ai pas vraiment de déception, sauf Moen que j'aimerais bien voir défendre ses coéquipiers un peu plus souvent. Ce n'est pas qu'à Prust aller à la défense de ses coéquipiers.

Colby Armstrong est juste correct, sans plus. J'aimerais aussi qu'il apporte plus de robustesse sur la quatrième ligne. Il lui arrive de tuer les punitions et il apporte autre chose que des statistiques dans le vestiaire du Canadien. Il est un gars jovial qui détend l'ambiance, qui est respecté par ses coéquipiers. On ne sait pas tout ce qui se passe dans le vestiaire, mais je vous dirais que c'est plaisant d'avoir un bout en train dans la chambre.

Ryan White s'est replacé après un début de saison marqué par l'indiscipline.

Tomas Kaberle n'est pas une déception. Il est avant tout un défenseur qui donne de la profondeur à son entraîneur. Quand Therrien l'a utilisé, il a fait son travail. C'est un joueur de la LNH et il apporte ce qu'on lui demande quand on le lui demande. Je trouve qu'il est très professionnel avec son attitude parce qu'il accepte la situation et son rôle sans se plaindre, mais quand la cloche sonne, il répond présent.

Une note de dix à Michel Therrien

Michel Therrien avait prouvé par le passé qu'il était capable de prendre une équipe de bas fonds pour en faire une équipe plus que respectable. On l'a vu à Pittsburgh il y a quelques années. Je suis très heureux pour lui parce que ça va faire taire les dénigreurs. C'était criminel de voir qu'il n'avait pas eu la chance de diriger une équipe de la LNH depuis trois ou quatre ans. Ça prenait le Canadien de Montréal pour redonner la chance à un francophone comme Therrien. On lui a redonné l'opportunité de revenir dans le giron de la LNH et il fait tout un travail.

Therrien a bien vendu sa salade à ses hommes qui ont accepté le nouveau système qu'il a mis en place. Un système où l'on met de la pression à cinq dans les trois zones, un peu comme le font les Blackhawks. Avec un camp d'entraînement d'une semaine, il doit aussi une fière chandelle à ses adjoints.

*propos recueillis par Robert Latendresse
 



vendredi 08 mars 2013
20:36 - Pique-nique à Miami - RDS.CA
Pique-nique à Miami

Les conditions étaient idéales et les joueurs en ont profité. Quarante-neuf des 65 joueurs inscrits au Championnat Cadillac ont joué la normale ou mieux lors de la première ronde du tournoi jeudi. Le « Monstre bleu »  était sans défense contre les attaques répétées des meilleurs joueurs de la planète et seuls ceux qui n'avaient pas suffisamment de connaissances locales ont peiné sur le parcours.

L'expression n'est nullement exagérée : il s'agissait d'un véritable pique-nique à Miami lors de la première ronde et tout semble indiquer qu'on obtiendra des pointages similaires puisque les conditions sont similaires pour la deuxième journée.

Or, il fut un temps où ce réputé terrain de Miami donnait la chair de poule à tous ceux qui osaient s'y aventurer. Le 18e trou demeure l'un des trous les plus difficiles parmi tous les trous utilisés au cours de la saison sur le circuit PGA Tour. Mais ça s'arrête là. Dorénavant, les joueurs qui se pointent au Doral, s'ils bénéficient de bonnes conditions, pulvérisent ce terrain qui, il n'y a pas si longtemps, était considéré comme un des tests de golf parmi les plus sérieux de la saison. Pas de vent, pas de problème. On vous convie à un festival d'oiselets pour les rondes de fin de semaine avec les meilleurs de la profession. Quarante-huit des 50 meilleurs joueurs au monde sont présents au Championnat Cadillac.

Ils sont mieux de profiter de la fête, parce que le propriétaire de l'endroit, Donald Trump, a annoncé que des modifications majeures seront apportées au terrain qui retrouvera des allures de « Monstre » une fois les travaux terminés.

À titre d'exemple, le premier trou, généralement le plus facile du parcours (il s'agit d'une normale 5 de 529 verges), sera rallongé de 100 verges, rien de moins. Et on ajoutera un étang à la droite du vert. Plusieurs trous seront modifiés et de nombreux coups de départ obligeront dorénavant les joueurs à continuellement survoler des obstacles d'eau. Et on prendra aussi soin de réaménager les abords des verts afin d'y installer des amphithéâtres naturels capables d'accueillir des milliers de spectateurs.

L'architecte qui veillera aux rénovations est Gil Hanse, l'architecte qu'on a choisi pour dessiner et aménager le parcours qui servira aux Jeux de Rio en 2016 (encore faudrait-il qu'on lui permette de commencer les travaux à cet effet).

Le pique-nique se poursuivra donc encore quelques jours à Miami et c'est tant mieux pour les amateurs qui seront témoins d'un véritable tir de barrage tant les joueurs sont précis avec leurs coups d'approche. Les verts sont impeccables et les longs roulés ont été fort nombreux lors de la première ronde.

Mais attention puisque dès lundi, de l'aveu même du propriétaire « on fait sauter le Monstre bleu pour aménager un parcours neuf et tout simplement fantastique ». On veut faire de l'endroit le nouveau test d'habiletés du PGA Tour.



17:03 - Derniers coups de patin? - RDS.CA
Derniers coups de patin?

Deux incidents ont secoué le monde du hockey cette semaine.

Dans le premier cas, le défenseur Marc Staal a été atteint à l'oeil droit par une rondelle lors du match Rangers/Flyers, ce qui a relancé le débat sur le port de la visière. Encore une fois, la plupart des joueurs interrogés, y compris Eric et Jordan Staal, n'ont pas l'intention d'en porter une. Si la ligue voudrait rendre le port de la visière obligatoire, l'Association des joueurs pense toujours que la décision appartient à chaque joueur.

Mais les choses risquent de changer bientôt. Les compagnies d'assurance pourraient bientôt s'en mêler et obliger les joueurs à ajouter cette pièce à leur équipement.

L'autre cas, beaucoup plus grave, est celui de ce joueur suisse Ronny Keller qui va demeurer paraplégique à la suite d'une mise en échec par-derrière. Des gestes que l'on voit trop souvent dans la LNH. Comme celui impliquant Patrick Kaleta et Brad Richards et qui a valu une ridicule suspension de cinq parties au joueur des Sabres.

La question que tout le monde pose aujourd'hui : Brendan Shanahan a-t-il vu les images de cet incident? Que va-t-il faire? Probablement rien. Jusqu'au jour où un joueur subira le triste sort de Ronnie Keller.

« Alex has left the building »

 Le Canadien termine son voyage avec deux matchs en Floride en fin de semaine. Ce qui me donne l'occasion de vous parler de deux joueurs.

D'abord, Alex Kovalev, un des joueurs les plus populaires à avoir joué pour le Canadien au cours des dernières années, mais aussi un joueur controversé.

« L'artiste » a probablement joué son dernier match dans la LNH. Deux mois après lui avoir accordé un contrat d'un an, les Panthers n'en veulent plus et aimeraient bien qu'il prenne sa retraite. À mon avis, Kovalev a pris sa retraite depuis plusieurs années. Depuis qu'il a quitté Montréal.

Alex Kovalev a passé 20 saisons dans la LNH et ses statistiques sont de 430 buts, 599 aides et 1029 points. Des chiffres impressionnants, mais qui auraient pu être encore mieux. Parce que ses 1029 points en carrière, il les doit à sa longue carrière dans la LNH. En 20 saisons, 1029 points, ça fait une moyenne de 51 points par saison. Ce n'est quand même pas la mer à boire!

 Kovalev avait tout ce qu'il faut pour être une super vedette : le gabarit (6'1" et 224 lbs), le coup de patin, des mains agiles et même la robustesse. Parfois ce gars-là avait des éclairs de génie sur la glace, mais il a passé une bonne partie de sa carrière sur le « cruise ».

Alex Kovalev a été un excellent vendeur d'Alex Kovalev auprès des équipes de la LNH, des journalistes et des amateurs.

Je doute qu'il y ait un acheteur. La Floride aura été sa dernière escale. Adieu l'artiste!

 L'autre joueur est Vincent Lecavalier. Tout le monde aime Vincent, mais la réalité du hockey est peut-être en train de le rattraper lui et le Lightning de Tampa Bay.

Vincent aura 33 ans au mois d'avril. Depuis quelques années, sa carrière a beaucoup été ralentie par les blessures et sa production est en chute libre.

Lecavalier est sous contrat pour les sept prochaines années. Le Lightning devra lui verser 10 M$ par année jusqu'à la fin de la saison 2015-2016, 8 M$ l'année suivante, puis 4 M$, 1.5 M$ et 1 M$ lors des trois dernières années.

D'où la question : Steve Yzerman sera-t-il tenté d'utiliser « la clause qui pardonne » pour racheter son contrat? En bon gestionnaire, il doit se poser la question.

Je vous parlais mardi du journaliste Tom Jones qui écrivait dans le Tampa Bay Times que le temps était venu d'échanger Lecavalier. « Rien de personnel, simplement une question d'affaires », disait-il.

Mais à ce prix (45 M$ pour les sept prochaines saisons), levez la main ceux qui sont intéressés.

Cette saison, la masse salariale du Lightning est de 64 M$, ce qui sera le plafond la saison prochaine.

Si Yzerman veut avoir une marge de man'uvre, il y a peut-être là une piste de solution. Mais s'il se met dans la peau de Vincent, la décision risque d'être déchirante pour le DG du Lightning qui a passé toute sa carrière avec la même organisation.

Populaires, les Hawks

La séquence de 24 matchs consécutifs avec au moins un point a rendu les joueurs des Blackhawks populaires auprès des amateurs de hockey.

Selon les derniers chiffres, c'est le chandail de Jonathan Toews qui a été le meilleur vendeur sur le site Shop.NHL.com au mois de février. Celui de Patrick Kane vient au 5e rang et Marian Hossa au 11e rang.

Derrière Toews, on retrouve Ryan Callahan, le capitaine des Rangers, Sydney Crosby et Claude Giroux en 4e place.

Il y a deux joueurs des Bruins parmi les 20 premiers, Zdeno Chara (10e) et Brad Marchand (20e). Je doute qu'on en ait vendu beaucoup à Montréal.

Aucun joueur du Canadien ne figure parmi les 20 premiers.

Si Martin Brodeur était une équipe?

... il viendrait au 23e rang pour le nombre de victoires.

Le réseau de télévision COMCAST diffusait récemment cette statistique lors d'un match entre les Devils et les Capitals. Brodeur a plus de victoires en carrière que sept équipes en ont dans leur histoire!

Martin Brodeur : 664 victoires

Anaheim : 654
Tampa Bay : 598
Floride : 580
Nashville : 512
Minnesota : 417
Winnipeg : 392
Columbus : 348

Bon week-end tout le monde!
 






























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