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LIVETENNIS.fr
mercredi 19 juin 2013
16:32 - À Pittsburgh, pas de niaisage - RDS.CA
À Pittsburgh, pas de niaisage

J'avoue avoir été impressionné par la réaction des Penguins de Pittsburgh après leur rapide et incompréhensible élimination en quatre matchs contre une équipe qu'ils avaient pourtant devancée par la marge confortable de dix points au classement. Huit victoires de plus que les Bruins dans une saison écourtée de quelques mois, ce n'était quand même pas rien.

La majorité des experts avaient anticipé une finale de la coupe Stanley entre les Penguins et les Blackhawks de Chicago. Avec deux des meilleurs attaquants de la planète dans leur formation, avec un finaliste au trophée Norris et un gardien qui avait déjà aidé son équipe à mériter une coupe et avec, de surcroît, une addition de dernière minute assurée de trouver sa niche au Panthéon du hockey en Jarome Iginla, il s'en était trouvé plusieurs pour leur prédire la Coupe avant le tout premier match des séries.

Leur déroute inattendue a semé la désolation dans la ville. On a exigé le renvoi de l'entraîneur Dan Bylsma. On était convaincu que Marc-André Fleury avait disputé son dernier match dans cet uniforme. Certains prédisaient même que Kristopher Letang poursuivrait sa carrière ailleurs.

Or, l'organisation des Penguins a démontré assez clairement pourquoi elle forme une puissance dans la Ligue nationale. On ne bâtit pas une formation championne en posant des gestes irréfléchis sous le coup de la frustration. On planifie à long terme, parfois même à très court terme quand la situation le suggère, mais on ne bousille pas tout quand ça ne fonctionne pas comme prévu.

Bien sûr, Bylsma avait la responsabilité de faire produire une bande de joueurs très talentueux. Sur ce plan, il a échoué. Néanmoins, on ne cède pas à la pression publique et à celle des médias en limogeant un entraîneur qui a été abandonné par son gardien. L'affaissement de Fleury a forcé les Penguins à se battre pour  une quatrième coupe Stanley avec un gardien numéro deux. Après tout, Tomas Vokoun avait joint les Penguins dans la peau d'une police d'assurance, pas dans celle d'un gagnant potentiel au trophée Conn Smythe.

Shero a tenu compte de deux autres facteurs. D'abord, Bylsma s'est assez bien tiré d'affaire depuis qu'il est là. Puis, s'il l'avait remercié, il aurait pu se retrouver assez rapidement chez les Rangers. Or, à l'intérieur de sa division, on ne voulait pas avoir à se mesurer à un entraîneur connaissant fort bien les forces et les faiblesses des Penguins. D'où la prolongation de contrat de deux ans qu'on lui a accordée.

Du même coup, on a envoyé le message aux joueurs qu'on ne baissait pas les bras en accordant un très long contrat à Evgeni Malkin, une entente qui l'assure de terminer sa carrière à Pittsburgh, et en assurant le retour de Fleury, un athlète populaire auprès de ses coéquipiers. Pour reprendre une expression popularisée par Michel Therrien : « Pas de niaisage à Pittsburgh ».

Néanmoins, la décision concernant Fleury comporte un certain risque. Ce n'est pas la première fois qu'il éprouve de la difficulté à garder le fort sous pression. Ce qui s'est passé dans les séries ne sera pas facile à oublier pour lui. Il sera montré du doigt comme un gardien qui flanche dans les grands moments. Ça fait quand même trois printemps de suite que son équipe pique du nez. Il n'y a pas si longtemps, on parlait de lui comme un des gardiens de confiance en vue des prochains Jeux olympiques. On peut oublier cela. Pour défendre les honneurs du pays, il ne faut pas créer des doutes aussi sérieux autour de soi.

On va aussi se dire les vraies choses. Fleury ne restera pas avec les Penguins uniquement parce qu'il est un gars aimé. Échanger un gardien qui s'écroule dans les moments importants et qui empochera 5,7 millions $ au cours de chacune des deux prochaines saisons aurait été une mission impossible.

Quant à Letang, oubliez toutes les rumeurs à son sujet. C'est un défenseur de grande valeur que les Penguins ne laisseront jamais partir. Dans une ère où les défenseurs de son statut sont une monnaie rare, on ne se départit pas d'un arrière capable de gagner le trophée Norris. Demandez-vous un instant ce que les Sénateurs d'Ottawa auraient pu accomplir s'ils n'avaient pas laissé partir Zdeno Chara pour une question d'argent.

Les récentes décisions du personnel hockey des Penguins ont reçu l'approbation de Mario Lemieux, soyez-en sûrs. Pourquoi Lemieux et ses partenaires actionnaires auraient-ils couru le risque d'affaiblir une machine qui se retrouvera encore au plus fort de la course l'an prochain?

Par ailleurs, compte tenu des gestes déterminants qu'il vient de poser, Shero tend à démontrer pourquoi il est considéré comme le meilleur directeur général du circuit et ce, même si les deux autres finalistes à ce titre étaient tout aussi méritants. Au Québec, on croit évidemment que Marc Bergevin aurait dû l'emporter. C'est de bonne guerre.

Marc BergevinBergevin, qui semble un peu bâti dans le même moule que Shero, dans le sens où il ne donne pas l'impression de céder à la panique quand tout le monde se charge de lui faire des recommandations, sera reconnu à sa juste valeur un jour. Laissons-lui le temps d'arriver.

Le Canadien a fait un bond prodigieux au classement cette saison. Faudra voir d'abord s'il s'agit d'un coup d'épée dans l'eau.

Le temps de passer aux choses sérieuses

Bergevin est calme et semble vouloir prendre son temps dans la reconstruction du Canadien. Cependant, pour continuer à aller de l'avant, il aura besoin de poser des gestes d'importance dès le 5 juillet prochain. C'est à ce moment qu'on saura s'il est dans la même ligue que les meilleurs décideurs du circuit.

Récemment, il a accordé un contrat de deux ans à un défenseur, Davis Drewiske, qui n'était pas assez fiable pour aider l'équipe durant la série contre Ottawa. Avec les jeunes qui poussent à la ligne bleue, une entente de deux ans est difficile à comprendre. Un an, peut-être, mais deux?

Cependant, avec la chute du plafond salarial et avec la possibilité d'embaucher un ou deux joueurs autonomes coûteux, j'imagine qu'il faut d'abord s'assurer de compter dans la formation quelques joueurs touchant un salaire sous la barre du million.

Les propos de Melanson

J'étais à l'extérieur du pays quand Roland Melanson a émis un constat sévère sur la dégradation qu'il a notée dans le jeu de Carey Price. C'était franc et direct, comme l'ont souvent été les commentaires de l'ex-entraîneur des gardiens du Canadien dans le passé.

Ça m'étonne qu'il soit allé aussi loin dans ses remarques, cependant. Il y avait probablement une bonne part de vérité dans ce qu'il a dit, mais pour un homme qui ambitionne visiblement de reprendre sa place au sein de l'organisation, toute vérité n'était pas bonne à dire.

Autre point. En affirmant que Price est tout croche devant son filet, il a frappé sur un collègue déjà par terre. Ce ne sont pas des commentaires qui vont aider Pierre Groulx à se dénicher un emploi.

Quant à Bergevin, comment pourrait-il envoyer Melanson dans les pattes de Price dans les circonstances? Comment pourrait-il imposer à son gardien un coach qui vient de le juger aussi sévèrement?

Mais peut-être aussi que cette situation n'a pas la moindre importance pour Bergevin, qu'on soupçonne d'avoir déjà trouvé son homme.



15:19 - Impressionnants Bruins - RDS.CA
Impressionnants Bruins

Quelle performance des Bruins de Boston depuis le début de cette finale!

À l'exception de la première période du deuxième match, les Bruins jouent vraiment comme les éventuels champions de la coupe Stanley depuis leur victoire en prolongation face aux Maple Leafs de Toronto. Ils ont facilement disposé des Rangers et des Penguins comme si cette remontée lors du septième match de la première ronde leur avait littéralement donné une dose de confiance inébranlable.  Boston est en train de nous prouver que, malgré une saison en dents de scie, ils sont définitivement la meilleure équipe de la division Nord-Est et possiblement de l'Association Est. 

Le timing des performances y est pour beaucoup aussi. Il est primordial de connaître une saison complète comme Pittsburgh l'a fait, mais c'est encore plus important d'atteindre l'apogée des performances au bon moment. C'est exactement ce que les Bruins sont en train de faire, car chacun des joueurs jouent bien au même moment.

Tel que mentionné plus haut, Boston a connu sa part de ratés au cours de la saison. Malgré de bonnes statistiques, Tuukka Rask pouvait être chancelant par moment (dont quelques-uns face au CH), Milan Lucic a dormi pratiquement toute la saison et en tant qu'équipe, les Bruins se cherchaient.

Par contre, depuis que Claude Julien a pris la décision de punir Lucic en le rayant de la formation pour un match, le gros ailier est de retour à sa dominance connue. Son trio avec David Krejci et Nathan Horton a été excellent, pour ne pas dire dominant, depuis le début des séries.

Rask est le meilleur gardien des séries, bien que suivi de très près par Corey Crawford, et Zdeno Chara nous démontre encore une fois pourquoi il est l'un des meilleurs défenseurs de la LNH. Après avoir muselé les canons des Penguins, il fait le même coup aux Toews, Kane, Hossa et compagnie. Sa grande forme physique lui permet de jouer ces longues minutes sans affecter la qualité de son jeu.

La perte de Gregory Campbell a définitivement affecté l'efficacité du quatrième trio, mais Julien a eu la main heureuse en réunissant Daniel Paille, Chris Kelly et Tyler Seguin. Ces trois joueurs jouent leur rôle à merveille depuis le début de cette finale et, en prime, ils marquent des buts importants.

En défensive, les Bruins n'ont pas de grand talent offensif à la Subban, Karlsson ou Letang, mais combien sont-ils efficaces! Les six défenseurs dans l'alignement jouent extrêmement bien défensivement (mis à part Krug) et chacun d'eux peut avoir une certaine contribution en attaque.

Bergeron, le meilleur de tous

Je garde la fin de mon texte pour parler du joueur par excellence de ces séries 2013, celui qui, selon moi, devrait recevoir le trophée Conn Smythe : Patrice Bergeron. À mon humble avis, il est le joueur le plus important des Bruins et ce, même quand il ne produit pas offensivement comme ce fut le cas en première ronde lors des six premiers matchs.

Premièrement, n'eut été de Bergeron, les Bruins seraient à la maison pour regarder la finale de la coupe Stanley. Il a été dominant lors de ce septième match en plus de marquer les buts égalisateur et gagnant pour propulser Boston en deuxième ronde.

Le meilleur exemple de son apport à l'équipe est survenu lors du dernier match, le troisième de la finale, alors qu'en plus de marquer le deuxième but des siens, Bergeron a remporté 24 de ses 28 mises en jeu ce qui tout à fait magistral. On voit à l'occasion des pourcentages de 75% à 80% après un match, mais très rarement ces pourcentages surviennent avec 28 mises en jeu effectuées. Patrice est constamment opposé au gros trio adverse, donc remporter ces mises en jeu fait une grosse différence puisque son équipe débute avec la rondelle et, par conséquent, empêche les meilleurs joueurs adverses de travailler à leur guise. Ces autres joueurs offensifs perdent du temps et de l'énergie à récupérer la rondelle au lieu d'établir leurs jeux.

Même Jaromir Jagr a complimenté Bergeron en disant qu'il n'avait jamais vu un joueur aussi affamé défensivement. Cette qualité est une des raisons pour lesquelles les Bruins se retrouvent à deux gains d'un deuxième sacre en trois ans.



02:05 - Un premier week-end en Nationwide - RDS.CA
Un premier week-end en Nationwide

C'est un gros week-end qui s'en vient pour moi alors que je me dirige du côté d'Elkhart Lake au Wisconsin sur le circuit routier de Road America où je prendrai part aux épreuves de la série Nationwide et ARCA.

La dernière course à laquelle j'ai pris part était en série K&N ouest, au mois de mai. Depuis, mon équipe et moi avons fait quelques changements sur les voitures que j'utiliserai à Elkhart Lake.

Malheureusement, nous n'avons pas pu faire d'essais en piste. La raison est bien simple; les mécaniciens étaient très occupés à mettre les voitures à la fine pointe, comme ils l'ont fait avec celle que j'ai utilisée en série K&N. Les ajustements demandent plus de temps sur les voitures des séries Nationwide et ARCA. Nous étions censés aller les tester par la suite, mais la mauvaise température nous en a empêchés.

Néanmoins, j'ai souvent piloté la voiture ARCA et j'ai eu deux victoires avec celle-ci par le passé. Nous l'avons également essayée au circuit du Mont-Tremblant lorsque nous sommes allés faire des essais au mois de mai.

Pour le bolide de Nationwide, nous n'avons pas eu le temps de le tester, mais avec quelques tours d'entraînement, nous devrions être en mesure de trouver les bons réglages. J'ai de bonnes voitures entre les mains et je pense que je serai dans le coup.

Ce sera donc une fin de semaine bien remplie puisque dès jeudi, je serai des qualifications pour la série ARCA. La journée de vendredi sera très occupée puisque je ferai l?épreuve en ARCA et les qualifications en Nationwide avant de conclure le week-end avec la course de cette série samedi.

Un circuit où j'ai eu du succès

La piste de Road America m'est très familière puisque j'ai participé à plusieurs épreuves sur celle-ci dans différentes séries. La dernière fois, c?était en série Nationwide et j'ai terminé en sixième position. J'avais utilisé la même voiture que j'aurai ce week-end, ce qui est très encourageant et motivant. Outre en NASCAR, j'ai aussi coursé à Road America en formule Atlantique et en Champ Car.

Puisque je n'ai pas eu la chance de tester les voitures avec les nouveaux ajustements, je ne veux pas me mettre de pression. C'est sûr que j'aimerais finir dans le top-10. Mais la série Nationwide fait partie des grandes ligues et les pilotes sont très performants.

Ce qui arrive lors des épreuves sur les circuits routiers, c'est que tu peux remplacer certains pilotes. C'est ce qui rend la compétition très féroce!

Par les années passées, Jacques Villeneuve avait aussi participé à cette course et Nelson Piquet Jr sera du départ encore une fois cette année. Ce ne sera pas facile, mais côté pilotage, je crois être au même niveau que mes adversaires.

Ce qui influencera mes résultats, ce sera la stratégie que j'adopterai et le facteur chance. Je sais que nous avons une voiture pour finir dans le top-10. Est-ce qu'on va être capable de faire mieux? Je l'ai prouvé quand j'ai fini sixième il y a deux ans.

Pour terminer à ce rang, j'ai eu à dépasser beaucoup de pilotes, parce que j'avais pris le départ en 28e place. Nous avions manqué la première pratique en qualifications. Je prenais la piste en premier lors des qualifications, ce qui est un désavantage.

Étant donné que je partais presque en fin de peloton, nous avions une stratégie audacieuse pour la course. Nous avions décidé d'effectuer le premier arrêt aux puits dans les trois premiers tours. Ensuite, nous étions également rentrés aux puits plus tôt que tout le monde en fin de course. Une stratégie un peu risquée, mais qui avait porté ses fruits.

C'est un circuit qui me plaît puisqu'il est large et assez long (4 milles). Il sera important que je mange bien et que je sois en forme. Chaque course va durer au-dessus de deux heures.

Après Road America, je courserai en série NASCAR Canadian Tire du côté du circuit ICAR de Mirabel les 6 et 7 juillet prochain. J'irai tester la voiture pour cette épreuve la semaine avant la course.

Heureux pour le public québécois

Je suis très content que Jacques Villeneuve ait décidé de participer au Grand Prix de Trois-Rivières. Je suis surtout heureux pour le public québécois qui viendra assister à la course de la série Canadian Tire. Nous serons plusieurs pilotes québécois avec entre autres les frères Dumoulin, Villeneuve et moi-même. Ce sera très plaisant!

Les spectateurs aiment le Grand Prix de Trois-Rivières comme nous.

Lors de ce week-end du mois d'août, ce sera une autre fin de semaine chargée pour moi. Je participerai à deux épreuves. Je serai à Watkins Glen dans l?État de New York vendredi et samedi avant de me transporter à Trois-Rivières le dimanche. Je vais être obligé de partir à l'arrière puisque je n'aurai pas pris part aux qualifications, mais je vais faire une belle remontée!

En NASCAR, ce qui est plaisant, c'est que dans les cinq derniers tours, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver!

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



mardi 18 juin 2013
23:01 - Boston n'a pas oublié - RDS.CA
Boston n'a pas oublié

Je croyais d'abord qu'il s'agissait d'un bazar, du genre que l'on voit souvent dans les parcs des grandes villes, que les citoyens organisent à des fins caritatives. Ou d'une exposition d'art moderne, qui attirait l'attention des passants et qui favorisait ce regroupement sur Copley Square. Deux policiers surveillaient la scène, ce qui me laissait croire encore plus au caractère formel de l?événement. Je me suis demandé que diable signifiaient toutes ces espadrilles nouées autour de clôtures amovibles et ces fleurs disposées au centre de l'endroit?

En une fraction de seconde, mon sang est devenu glacé et j'ai eu une chair de poule terrible. J'ai aussitôt réalisé que c'est à Copley Square qu'eurent lieu les actes terroristes qui ont marqué la fin du marathon de Boston et depuis cette tragédie, un « monument » commémoratif improvisé grandit sans cesse et continue à prendre de l'ampleur, au c'ur des kiosques des maraîchers, des bancs publics et des enfants qui courent en riant. Bannières, fleurs, drapeaux américains et irlandais, photos des victimes et surtout, des centaines et des centaines de souliers de course noués sur des barrières de sécurité occupent un espace important à quelques mètres de la rue Boylston, là où les coureurs se sont affaissés au moment de la déflagration.

Près de deux mois après la tragédie, le mouvement de sympathie tient toujours le fort. Tous les jours, quelques pièces s'ajoutent, un bouquet, un message de paix et bien sûr, quelques espadrilles supplémentaires. Comme le disait à un quotidien une citoyenne de Boston, sympathique à l'idée de maintenir ce mouvement de commémoration, « c'est comme si les coureurs s?étaient donnés leur propre cathédrale extérieure et je ne peux m'empêcher de venir m'y recueillir, comme je le ferais au passage devant une grande église ». Aujourd'hui encore, en plein jour de semaine, des dizaines de personnes venaient prendre discrètement une photo, hochaient la tête en signe de dépit ou fermaient tout simplement les yeux en signe de respect.

L'idée ne fait pas l'unanimité, cependant. Une recherche rapide dans différents quotidiens de Boston nous permet de constater que, bien que ce mouvement de sympathie spontané ne fasse aucun doute, certains chroniqueurs préfèreraient que la ville de Boston érige rapidement et de façon permanente un « vrai » monument qui assurerait la conservation du caractère historique de l?événement et agirait surtout come pièce d'honneur à la mémoire des victimes.

Avant le match d'hier, les Bruins ont invité sur le tapis rouge trois membres de la famille d'un policier tué par l'explosion du 15 avril. Ils ont reçu une ovation monstre en agitant le drapeau de l?équipe.

Non, Boston n'oublie pas.

Les statues et le chandail des Bruins

Sur un note un peu plus légère, on peut aussi constater que les autorités de la ville de Boston n'ont surtout pas oublié leurs Bruins en cette finale 2013. Plusieurs statues officielles de la ville ont été recouvertes du fameux chandail noir et jaune de l?équipe locale. Ainsi, John Singleton Copley, le célèbre peintre portraitiste en l'honneur de qui fut dédié Copley Square, porte le chandail des Bruins. George Washington, sur son cheval dans le grand jardin public de la ville porte le chandail des Bruins. Même les canards en bronze, à l'effigie du conte pour enfant « Make Way for Ducklings »,  dans le même grand jardin public de Boston, portent le chandail des Bruins!

À n'en pas douter, les partisans des deux villes représentées en finale craquent pour leur équipe. Ce sont deux grandes villes de sport et les gens qui y vivent sont habitués de démontrer leur support et leur engagement. Mais il semble y avoir une petite ferveur additionnelle à Boston!



02:04 - Un solide plan B - RDS.CA
Un solide plan B

Plus qu'un match préparatoire avant le début de la saison des Alouettes. Et pour une rare fois, il y aura de la profondeur au poste de quart-arrière.

Évidemment, le poste d'Anthony Calvillo est acquis, mais ce qui est intéressant de voir, c'est la bagarre pour seconder le vétéran. La lutte se fera entre Quinton Porter et Josh Neiswander. Soyons honnête, Porter a pris une toute une longueur d'avance jeudi dernier face aux Tiger-Cats. Il a l'expérience, le gabarit, il a encaissé les coups, il a été bon pour courir avec le ballon. Porter est un « gamer », c'est-à-dire qu'il excelle en situation de match. Lors des entraînements, il n'est pas impressionnant. Le principal intéressé l'admet lui-même, c'est en match qu'il est bon. Pour l'instant, c'est définitivement lui qui a l'avance pour seconder Calvillo.

Depuis mon arrivée dans la Ligue canadienne en 2005, Marcus Brady est le meilleur quart-arrière substitut que j'ai vu jouer pour les Alouettes. Porter aujourd'hui dans l?échiquier, il pourrait devenir le meilleur plan B au poste de quart depuis très longtemps. Je n'ai rien contre Adrian McPherson, mais l'ancien membre des Alouettes n'avait possiblement pas la confiance de l'organisation durant son passage à Montréal.

Il sera donc intéressant de suivre l?évolution de Porter, son temps de jeu lors des matchs, mais aussi son emploi lors des entraînements. Pourquoi? Marc Trestman était et demeure toujours un gourou de quarts-arrières reconnu en Amérique du Nord. Pendant l'hiver, il donnait des cliniques un contre un avec des quarts comme Jay Cutler ou Tim Tebow. Pour lui, tout gravitait autour du quart-arrière numéro un lors des entraînements. Conséquence, le quart substitut n'avait aucune répétition. Tout était orchestré en fonction du quart partant. Oui, McPherson a vécu de longues années derrière AC!

Alors, considérant que Calvillo se fait vieillissant, est-ce que Dan Hawkins, conjointement avec Jim Popp, vont préférer reposer le vétéran en fin de match, ou encore lui proposer des entraînements optionnels? Une hypothèse qui offrirait plus d'action à Quinton Porter. Selon moi, c'est ce qui pourrait se produire. Porter peut occuper le rôle de quart partant dans la Ligue canadienne et gagner des matchs. C'est une excellente prise de Jim Popp durant la saison morte!

Chaque saison qui s?écoule rapproche Calvillo de la retraite. Un jour ou l'autre, il ne sera plus là. C'est donc une bonne chose d'avoir Porter près de lui aujourd'hui pour qu'il apprenne de son vétéran. Peut-être pendant un an ou deux encore. Je ne peux pas croire que Calvillo jouera encore pendant cinq saisons!

Ceci dit, le futur quart-arrière des Alouettes après l?ère Calvillo n'est peut-être pas encore à Montréal. Au moins, Porter s'avère une bonne option si jamais le vétéran quart tombe au combat cette saison.

Dans le champ arrière

Chapeau Dominic Rhodes! C'est vrai, le porteur de ballon a été libéré, mais c?était difficile pour lui de se faire une place alors que l?équipe est bourrée de talent à cette position. On ne donnait pas cher de sa peau, mais finalement, il s'est battu, il a offert une chaude lutte. Je lui dis bravo pour son attitude et son professionnalisme dans sa préparation. Tous les joueurs n'ont que des éloges à faire à son endroit. Ce n'est pas pour rien que Rhodes a passé une dizaine d'années dans la NFL, en plus d'avoir gagné un Super Bowl. Un vrai professionnel.

Maintenant, le rôle de porteur de ballon numéro un revient temporairement à Chris Jennings, en raison de la blessure de Brandon Whitaker. Plutôt captivant de voir à quel point Hawkins voudra jongler avec sa formation, car généralement, on ne mise pas sur deux porteurs de cette trempe. En fait, je ne vois pas comment pourrait-on déloger ces deux joueurs du champ arrière.

Il y a un certain Tyron Carrier qui aurait aimé brouillé les cartes, mais il agira davantage comme dépanneur sur les unités spéciales. C'est un joueur explosif, qui a connu un bon premier match jeudi, et pourrait être une option viable comme substitut, tout comme sur les retours de botté.

Pour ceux qui pensaient durant la saison morte que les Alouettes compteraient sur des porteurs de ballon uniquement canadiens, détrompez-vous. Jerome Messam et Steven Lumbala n'auront pas ce luxe.

Choix de première ronde (cinquième au total) des Alouettes cette année, Lumbala jouera s'il y a plusieurs blessures ou en fin de rencontre. Ce n'est pas un joueur qui sera en mesure d'aider l?équipe immédiatement comme porteur de ballon. Il entamera fort probablement sa carrière sur les unités spéciales.

Les receveurs, ça fait peur!

Jamel RichardsonJ'essaye bien de trouver un groupe de receveurs dans la ligue aussi dynamique qu?à Montréal, mais disons que c'est très difficile. L'arsenal dont dispose Calvillo donnera beaucoup de maux de tête aux défenses adverses. Jamel Richardson, S.J. Green, Brandon London et Arland Bruce III, quatre receveurs américains accomplis dans le circuit canadien. J'ajoute Éric Deslauriers qui peut également tirer son épingle du jeu. Ça fait peur! Sincèrement! Si je devais affronter ce groupe de receveurs, je trouverais ça intimidant.

Et non, il n'y a pas de poste disponible au sein des receveurs partants de l?équipe.

Chose étonnante cependant, vu que les Alouettes ne regorgent pas profondeur au sein des receveurs canadiens, j'ai été surpris d'apprendre qu'Ezra Millington a été libéré. Il avait franchement bien fait durant le match préparatoire. Jim Popp m'avait aussi dit du bien de lui, mais finalement, on a préféré lui fermer la porte.

Sur les lignes de front

Pas de place pour les nouveaux-venus sur la ligne à l'attaque. On en a eu la preuve jeudi. L'absence de Scott Flory s'est fait sentir. Ryan Bomben prenait sa place et le seul joueur non régulier en poste a raté son bloc. Résultat, Calvilo en a payé le prix. Ce sera donc une lutte pour les postes de réservistes.

En défense, John Bowman a sa place sans aucun doute. Vétéran du groupe, il est capable d'appliquer une pression constante sur le quart-arrière adverse. Maintenant, on cherche l'autre joueur en mesure de remplir le même mandat. D'un côté, il y a Mike Lockley, qui était avec l?équipe l'an dernier. De l'autre, Ejiro Kuale, l'ancien porte-couleur des Argos. Ce n'est pas un gars reconnu pour appliquer la pression. Aucun sack l'an passé. Rien d'extraordinaire jeudi dernier. Nous aurons une meilleure idée lors du prochain match pour voir comment ces joueurs sont capables de se démarquer dans le système des Alouettes.

À l'intérieur de la ligne défensive, Alan-Michael Cash a été une valeur sûre en 2012. Il a son poste. Par contre, l'autre poste est encore ouvert. Scooter Berry semble avoir une longueur d'avance, mais je pense que nous assisterons probablement à une rotation, ce qui n'est pas une mauvaise chose non plus. Jouer sur la ligne défensive, c'est tellement exigeant comme travail! Chaque jeu, c'est à 100 %, mais ils ne peuvent pas être efficaces pendant 60 jeux dans un match. Selon moi, les Alouettes doivent dénicher au moins six bons joueurs de ligne défensive pour assurer un bon roulement et une bonne constance.

La force des Alouettes

Si la principale force de frappe à l'attaque se situe au niveau des receveurs de passes, les joyaux de la défense montréalaise, ce sont les secondeurs. Chip Cox, meneur de tous les temps chez les Alouettes pour les plaqués, Shea Emry, qui a connu la meilleure saison de sa carrière l'année dernière, et on ajoute Kyries Hebert. Bref, cette unité fera des ravages. Rapide, explosive, elle plaque extrêmement bien.

Pendant que les joueurs de ligne appliquent la pression, les secondeurs doivent faire leur travail, c'est-à-dire, réussir leurs plaqués. D'ailleurs, c'est plutôt rare de voir un Cox, Emry ou Hebert rater un plaqué. Ils sont aimantés par le trafic et provoquent plusieurs revirements. De vrais « playmakers! »

Il ne faut pas passer sous silence la présence de Marc-Olivier Brouillette, qui aura également son mot à dire. Selon moi, il viendra compléter ce qui sera la force des Alouettes en 2013.

Un petit mot sur Nicolas Boulay, qui avouons-le, a été solide jeudi. Le secondeur était partout sur le terrain! À le voir aimer frapper des adversaires, c'est le style qu'une recrue aime préconiser pour lancer sa carrière. On veut toujours en donner beaucoup et rapidement quand on est un joueur de football. Boulay devrait jouer sur les unités spéciales cette saison et ce n'est pas une mauvaise chose de franchir les étapes une par une pour s'adapter à la vitesse et à la grosseur des joueurs de la Ligue canadienne. C'est une excellence façon de faire la transition chez les professionnels pour mériter un poste de partant.

Des interrogations à la tertiaire

Il y a plusieurs postes ouverts chez les demi-défensifs et maraudeurs. À vrai dire, c'est là où il pourrait y avoir le plus de luttes à surveiller.

Jerald Brown revient, mais son poste n'est pas gagné. Ed Gainey est l'un de ceux qui pourrait mêler les cartes. Byron Parker et Geoff Tisdale s'avèrent des acquisitions très intéressantes, qui ont quelque peu passé sous le radar. Parker mène l'histoire de la LCF pour les retours d'interception pour des touchés. Il possède un don pour aller chercher le ballon. Son instinct donnera un bon coup de main aux Alouettes cette année. Tisdale lui, est un autre vétéran, qui a déjà joué à Hamilton et Calgary.

Parlons maintenant d'un autre Parker. Billy de son prénom. L'un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue, selon moi. Toujours à la bonne place, il ne concède jamais de gros jeux. Il n'a peut-être rien de flamboyant, mais demeure très fiable.

Au sein des maraudeurs, la recrue Mike Edem, premier choix des Alouettes (troisième au total) lors du dernier repêchage, aura tout un défi. Même s'il est rapide, le jeune de 23 ans devra s'ajuster à la vitesse de la LCF. Les équipes adverses vont probablement l'attaquer souvent en début de saison afin de voir comment il réagira. D'autant plus qu'il a évolué comme secondeur dans les rangs universitaires, disons que ça va aller vite pour lui! Il aura l'occasion de progresser rapidement et il devra le faire, car Daryl Townsend pourrait lui voler sa position de maraudeur.

Et derrière le banc?

Plutôt dur d?évaluer le travail d'un nouvel entraîneur après un seul match préparatoire. Il ne faudrait commettre l'erreur de sauter aux conclusions trop rapidement. Dan Hawkins a tellement de grosses pointures à chausser en remplaçant Marc Trestman, ce n'est pas juste de le comparer à lui.

Luc Brodeur-Jourdain l'a bien précisé, tous les joueurs étaient un peu sur leurs gardes au départ. Ils n?étaient vraiment pas convaincus de l'approche de Hawkins. On va se le dire, on ne peut pas s'attendre à ce que tout le monde embarque à bras ouverts dans un nouveau système. C'est normal d?être hésitant. Mais au fil des jours, ils commencent à comprendre la philosophie de l'entraîneur. Ça, c'est très encourageant!

Lors du match contre les Tiger-Cats, il n'y a pas eu de pénalité de substitution ou pour avoir trop d'hommes sur le terrain. Calvillo a indiqué que la communication était fluide pour la sélection des jeux. Et c'est un élément très important. Le groupe d'entraîneurs n'a jamais  travaillé avec les joueurs, donc il est important de peaufiner cet aspect. Surtout qu'en match préparatoire, il y a plus de 60 joueurs sur les lignes de côté, contrairement à 42 en saison régulière. C'est le chaos! Mais au moins, tout le monde semblait calme et très organisé jeudi. C'est bon signe!



lundi 17 juin 2013
17:58 - Le dernier debout - RDS.CA
Le dernier debout

L'Anglais Justin Rose, âgé de 32 ans, a réalisé le rêve de tout golfeur, hier, en remportant le test ultime, soit l'Omnium des États-Unis. Quel parcours de golf que celui du Merion? plusieurs professionnels s'en souviendront longtemps et doivent même souhaiter ne jamais y retourner tellement ils ont peiné pendant quatre jours.

Tout joueur qualifié pour le US Open sait à l'avance qu'il va souffrir et qu'il s'expose même à être ridiculisé par le parcours s'il n'est pas au sommet de sa forme. Je ne sais trop si ça se rapproche du masochisme, mais près de 10 000 joueurs ont tenté de se qualifier afin d'obtenir l'une des 156 places disponibles sur la grille de départ. La nature humaine étant ce qu'elle est, on veut tout de même courir le risque, car on se dit capable de faire partie des survivants et que le jeu en vaut la chandelle.

Bien peu de joueurs semblent s'amuser sur un tel parcours et on les comprend bien. La moindre erreur peut vous sortir du tournoi à tout moment si bien que la majorité des participants jouent avec une certaine crainte et ne sont plus en mesure de s?élancer normalement. On s'est vite rendu compte, lors de la ronde finale, que la pression étouffait même les joueurs de premier plan comme Luke Donald, Steve Stricker et Charl Schwartzel, pourtant tous renommés pour la qualité de leur élan. Ça n'a pris que quelques trous pour qu'ils se sortent littéralement du tournoi. Comme je l'ai mentionné sur les ondes lors du week-end, j'ai l'impression que plusieurs joueurs changeraient de profession s'ils devaient affronter des conditions de jeu semblables chaque semaine, car certains d'entre eux risqueraient de plonger dans de profondes dépressions.

Finalement, le dernier à se tenir debout fut Justin Rose, malgré qu'il ait commis pas moins que cinq bogueys lors du dernier tour. Il a su compenser grâce à cinq oiselets, étant plus opportuniste que les autres. Il a tout de même prouvé qu'il a les nerfs solides, particulièrement sur les deux derniers trous, sur lesquels il a joué des coups de longs fers très précis qui lui ont permis de fermer la porte à tout le monde. Cette éclatante victoire permet à Rose de s'emparer de la troisième position du classement mondial et de passer de la 30e à la sixième place à celui de la Coupe FedEx.

Quant au favori de la foule, Phil Mickelson, il a tout donné, mais ce ne fût pas suffisant. Les deux doubles bogueys qu'il a enregistrés sur les troisième et cinquième trous en début de ronde l'ont empêché de jouer à l'aise par la suite, d'autant plus qu'il n'affichait plus la même précision sur les coups de départ qui lui avaient permis de se hisser en tête après les 3 premières rondes. Mickelson termine donc au deuxième rang pour une sixième fois en carrière à ce championnat national.

L'Australien Jason Day termine lui aussi à la deuxième place et a, une fois de plus, démontré beaucoup de combativité jusqu?à la toute fin. Il avait aussi livré une belle bataille à son compatriote Adam Scott lors du tournoi de Maîtres avant de devoir se contenter du troisième rang. Rappelons qu'en 2011, il avait aussi terminé deuxième au Masters ainsi qu'au US Open. Day est tout un joueur de golf et possède toutes les qualités requises pour remporter un tournoi majeur. Il est tellement fort physiquement qu'il a de la difficulté à contrôler la vitesse de son élan lorsque l'adrénaline fait surface. Je suis toutefois convaincu qu'il saura s'ajuster et que la prochaine fois sera peut-être la bonne.

Enfin, un bon mot pour nos représentants canadiens, David Hearn et Mike Weir, qui ont respectivement terminé en 21e et 28e position au classement final. Weir a joué un solide 69 lors de la ronde finale et continue sa belle progression des derniers mois. Enfin débarrassé de sa blessure au coude, il s?élance beaucoup mieux et l'ensemble de son jeu laisse entrevoir de bons résultats lors des prochaines semaines. Il s'est d'ailleurs qualifié pour les rondes finales pour un quatrième tournoi consécutif, chose que l'on n? avait pas vu de sa part depuis plus de 2 ans.

Prochaine étape : Championnat Travelers

Les joueurs seront sans doute ravis de retrouver un parcours un peu plus normal cette semaine, soit le TPC River Highlands, situé à Cromwell, au Connecticut. J'ai comme l'impression qu'on va s'en donner à c'ur joie dans l'herbe longue et que tout le monde va retrouver son état normal. Justin Rose était déjà inscrit à ce tournoi avant même son triomphe à Merion, reste à voir s'il aura assez d?énergie en réserve pour jouer à son niveau. Parmi les autres joueurs inscrits, notons la présence des Rickie Fowler, Hunter Mahan, Ian Poulter, K.J.Choi, Mike Weir, Webb Simpson et du surprenant Gonzalo Fernandez-Castano. Par contre, si j'avais à parier un p'tit deux sur l?éventuel champion, mon choix s'arrêterait sans doute sur Jason Dufner?«the guy is hot»!

*Vous pourrez suivre les 3e et 4e rondes sur les ondes de RDS, samedi et dimanche en après-midi'bon golf!



dimanche 16 juin 2013
18:30 - Entre Chicago et Boston - RDS.CA
Entre Chicago et Boston

39 000 pieds, des conditions de vol idéales, les moteurs du Boeing 737 qui ronronnent, un environnent idéal pour échanger ensemble après deux matchs dans cette finale de la Coupe Stanley 2013?

Prolonger le plaisir

Deux fois en prolongation en deux rencontres! Décidément, la série entre les Blackhawks de Chicago et les Bruins de Boston s'avère aussi serrée que nous l'anticipions, peut-être même davantage. Je ne sais pas si vous avez une allégeance pour l'une ou l'autre des équipes impliquées ou si vous êtes plutôt neutres, mais force est d'admettre que les joueurs impliqués nous offrent une prestation de très, très haut calibre jusqu'ici.

Le match de samedi fut encore une démonstration de talent, de courage, de détermination, d'esprit sportif et d'engagement total. La domination des Hawks en première période aurait pu casser les Bruins, mais ces derniers ont encore puisé dans leur réserve magique pour sortir de l'ombre et créer l?égalité. Puis, nous avons eu droit à un spectacle exceptionnel en prolongation avec du jeu grand ouvert et d'innombrables occasions de marquer et ce, malgré la fatigue naturelle résultant du marathon de mercredi dernier. Franchement mes amis, c'est un plaisir de faire notre travail, dans un tel contexte. Au talent indéniable de ces athlètes s'ajoute une grande dose de fierté et c'est nous tous, témoins de leur performance, qui en sortons gagnants!

Des employés de soutien'vraiment?

J'ai toujours cru que le hockey avait une saveur particulière par rapport aux autres sports d?équipe. Si le baseball se veut la somme des talents individuels, si le football impose un rôle très précis à tous les joueurs sur le terrain, si le basketball repose surtout sur les surdoués, le hockey favorise souvent l'effort collectif, l'oubli de soi au nom de l'objectif commun et chaque joueur en uniforme peut ainsi se faire valoir à sa façon lorsque l'enjeu est immense, comme c'est le cas en finale.

Ainsi, il est fort intéressant d'observer la contribution des employés de soutien lors des deux premières rencontres. Mercredi, des joueurs comme Dave Bolland et Andrew Shaw ont transporté les Hawks, pendant que Marian Hossa et Jonathan Toews étaient incapables de profiter de leurs nombreuses occasions de marquer. Samedi, Daniel Paillé et Chris Kelly furent les artisans de cette victoire des Bruins, pendant que les vedettes que sont Milan Lucic et Patrice Bergeron se faisaient valoir par des mises en échec et des replis défensifs.

Le cas de Paillé est particulièrement intéressant. Il fut le seul joueur de Boston à démontrer de l'intensité en première période, mais il fut peu utilisé par Claude Julien, son équipe tirant de l'arrière tôt dans la rencontre. Au micro de RDS, au premier entracte, il confia à Luc Gélinas que l'effort déployé en première était inacceptable et qu'il fallait que lui et ses coéquipiers en fassent beaucoup plus. Quelques minutes plus tard, il servait une « tasse de café » à Nick Leddy et préparait admirablement le but égalisateur de Kelly. Puis, ce fut le but de la victoire, en prolongation. Vraiment, il est rafraîchissant de voir ces athlètes fiers, qui travaillent trop souvent dans l'ombre, avoir leur place sous les réflecteurs, de temps à autres.

P.K. en français

P.K. Subban ne laisse personne indifférent. Son style flamboyant inspire tout sauf la neutralité. Personnellement, je n'ai aucun problème avec sa forte personnalité qui m'apparaît globalement plutôt joviale et sympathique. Mais le brillant défenseur, récipiendaire du trophée Norris samedi, semble avoir compris qu'il devait aussi « gérer » correctement ses propos et son attitude selon les circonstances. Vêtu d'un habit jaune-or très mode mais tout sauf conservateur (à la Subban!), il fut malgré tout un modèle de rectitude en entrevue avec votre humble chroniqueur. Il a répété sa fierté devant un tel honneur mais qu'il « tenait à partager le trophée avec tous ses coéquipiers et les amateurs », qu'il « échangerait volontiers le Norris contre une Coupe Stanley », qu'il « avait hâte d'affronter la pression supplémentaire qui vient avec cette reconnaissance ».

Puis, de son propre chef, sans que je m'y attende, il a conclu l'entrevue en s'adressant directement aux téléspectateurs, avec une grande politesse, dans un français impeccable! Il a le sens du spectacle, P.K. ? Il a préparé son geste d'avance ? Oui, et après? Quand on pense que Saku Koivu a toujours refusé de dire un simple « bonjour » dans la langue de la majorité à Montréal et qu'il fut le capitaine et le leader du Canadien pendant tant d'années, il est de mise d'apprécier les efforts déployés par la nouvelle génération de joueurs non-francophones qui portent l'uniforme tricolore. Et P.K. Subban a déjà plusieurs longueurs d'avance sur la plupart de ses coéquipiers. Ce n'est pas une question de politique. C'est une question de respect élémentaire envers la clientèle que l'on sert et qui nous fait vivre grassement, bien au dessus de la moyenne. Bien fait, Purnell Karl!

À Paul Sr.

C'est la fête des pères. Je suis fier d?être celui de Michelle, la fille la plus extraordinaire au monde. Mon beau-père Jacques est adorable, il est une force de la nature à 90 ans et je le salue. Mais je veux dire à Paul Sr., encore droit comme un chêne à 87 ans, qu'il est mon idole et encore une grande source d'inspiration pour moi. Je lui dis aussi ce que je ne lui ai pas dit assez souvent en 55 ans. Je t'aime!
 



18:28 - Serré au possible - RDS.CA
Serré au possible

Quelle entrée en matière! La première confrontation de l'histoire entre ses deux clubs originaux en finale de la coupe Stanley aura été un marathon émotif rempli de rebondissements. On croyait en une série serrée et la première victoire s'est fait attendre pendant près de cinq heures.

Le deuxième épisode fut une confirmation retentissante, comme si nous avions besoin d'une confirmation à ce point-ci, de ce qui nous attend tout au long de ce duel ultime.

Tous les qualificatifs que l'on attribue aux Bruins depuis le début des présentes séries s'avèrent présents chez les Blackhawks aussi. Avec une pente raide à remonter en déficit de deux buts en début de troisième, les Hawks ont fait preuve de caractère lors du premier match. Ils n'ont jamais baissé les bras acceptant au passage le défi que représente un affrontement contre une équipe qui présente un front uni, tout comme eux.

Tous les qualificatifs que l'on attribue aux Blackhawks depuis le début des présentes séries appartiennent aussi aux Bruins. Dépassé par les événements qui semblaient se bousculer beaucoup trop rapidement en première période samedi soir pour la formation de Claude Julien qui semblait abattue par le fait d'être passé si près de l'emporter au United Center 72 heures plus tôt, ils se sont accrochés. Gardés dans la rencontre par un gardien qui rassure soir après soir, et qui fait oublier rapidement un certain boudeur de la Maison-Blanche, les Bruins ont utilisé leur succès en infériorité numérique et leurs coups d'épaule à répétition pour revenir dans un match ou ils n'avaient pas, jusque-là, justifié leur présence.

Les Bruins ont remonté leur pente raide contre les Leafs. Les Hawks se sont accrochés face aux Wings. L'adversité surmontée sera toujours, sur la glace comme dans la vie, un bon indicateur de la force de caractère d'un individu ou d'un groupe. Pour la finale, cette force de caractère est omniprésente et nous promet un spectacle relevé et intense jusqu'à la toute fin.

 

 

Dans une série où les grandes vedettes talentueuses offensives étaient attendues, ce sont les joueurs d'utilité qui ont laissé leur marque jusqu'ici. À commencer par les deux héros, une petite peste de 21 ans qui s'est même permis un blasphème sur les ondes de la grande chaîne américaine qui retransmet les matchs chez nos voisins du sud, pour les Hawks et un ailier rapide, mais surtout reconnu pour ses qualités défensives qui est au coeur des deux buts des Bruins dans le deuxième match. Rajoutons à cela les deux buts de Lucic qui a été le grand meneur de la robustesse depuis la mise en jeu initial et la contribution inattendue du quatrième trio de Chicago qui, mis à part la bourde de Bollig, donne des maux de tête aux défenseurs de Boston. N'oublions pas les minutes de qualités disputées par les Seidenberg, Ference, Hjalmarsson et j'en passe et on comprend beaucoup mieux les dirigeants qui parlent sans cesse de profondeur et d'acceptation des rôles pour expliquer leur succès en éliminatoires. Car après les deux premiers rounds de ce combat de titans, la preuve est faite dans ce département.
 



samedi 15 juin 2013
18:59 - Pourquoi tout transformer? - RDS.CA
Pourquoi tout transformer?

À chaque fois c'est la même chose. Est-ce qu'on a exagéré ? Est-ce que les conditions n?étaient pas ridicules ? Est-ce que c?était effectivement le meilleur défi de golf de l'année ?

C'est à se demander si on ne changera pas l'appellation du tournoi pour éventuellement en arriver à la présentation du « Championnat de Golf Extrême ».

À tous les automnes dans la plupart des clubs de golf en Amérique du Nord, la tradition veut qu'on présente le championnat du club, une compétition visant à couronner le meilleur joueur tant chez les hommes que chez les femmes et dans diverses catégories. Tous les automnes, j'entends le même refrain : pourquoi disputer un championnat dans des conditions qui sont totalement différentes de celles qui ont cours pendant toute la saison ?

Si les membres d'un club de golf évoluent pendant des mois sur un parcours de près 6 800 verges avec des allées larges bordées d'herbe longue de deux pouces et des verts à une vitesse de 9 sur le stimpmeter, pourquoi rallonger le parcours de quelques centaines de verges, laisser pousser l'herbe longue et réduire la largeur des allées et présenter des verts extrêmement rapides à l'occasion du championnat annuel ?

Généralement, les tournois de championnat prennent beaucoup plus de temps à jouer parce que les golfeurs ne sont pas habitués à de telles conditions et qu'ils sont obligés de respecter toutes les règles.

De telles conditions ne reflètent en rien l'identité du parcours, ni pourquoi les membres y sont abonnés. Et pourquoi devrait-on appliquer deux types de règles de jeu à un club, celles du jeu de tous les jours et celles des tournois ?

C'est la même chose pour les pros. Et ça devrait l?être pour tous les sports.

Est-ce qu'on change la configuration du Fenway Park lors des séries de championnat ou pour les Séries Mondiales ? Est-ce qu'on rallonge la patinoire du United Center pour la présentation des séries de la Coupe Stanley ? Est-ce qu'on diminue la zone de service pour les finales de Wimbledon ? Est-ce qu'on installe des obstacles sur le terrain qui sert à la présentation du Super Bowl ?

Il n'y a que très peu de championnats où l'on peut modifier des tracés. En ski alpin et en ski de fond, en cyclisme, lors de triathlons. Je sais que vous pourrez augmenter la liste sans trop d'efforts, mais il reste que l'essentiel de l'exercice n'est pas de rendre la pratique à peu près impossible ou dangereuse.

Alors pourquoi est-ce qu'on s'entête lors des tournois d'importance au golf à transformer les parcours pour les rendre plus difficiles ou quasi impraticables selon la pratique habituelle des tournois professionnels ? Qu'on choisisse les terrains et qu'on permette aux joueurs d'y jouer en affichant tout leur talent.

Le parcours du Merion Golf Club utilisé cette année pour l'Omnium des États-Unis est un parcours classique selon les standards nord-américains. Et il ne dépasse pas les 7 000 verges. On l'a choisi ainsi, eh bien, qu'on le joue ainsi. Pourquoi réduire la largeur des allées et augmenter la vitesse des verts ? Est-ce que cela reflète la réalité de ce parcours et celle des joueurs du circuit PGA Tour ? Certainement pas.

Dans quelques semaines, l'Omnium britannique se déroulera à Muirfield, un des parcours classiques des îles Britanniques. On a certes rallongé le vieux parcours afin de résister aux assauts des joueurs munis de bâtons et de balles qui permettent dorénavant d'obtenir de plus longs coups. Mais, on n'a pas modifié et transformé l'image de Muirfield au point de ne pas reconnaître le parcours. On parle plutôt de raffinements.

L'Omnium américain sera présenté au Club de Golf Erin Hills dans le Wisconsin en 2017. Actuellement, c'est un brutal test de golf qui s?étire sur 7 823 verges et qui compte notamment quatre normales 5 de plus de 600 verges. À l'image des links des îles Britanniques, le parcours présente d'importantes dénivellations alors que marécages, fétuque et herbe longue sont partie intégrante du décor. On peut y jouer 18 trous pour 200$, mais attention, pas de voiturettes à main ou voiturette électrique. Sac à épaule seulement. Pas le genre de parcours pour un petit samedi tranquille.

J'ai bien hâte de voir quelles seront les transformations apportées à ce terrain en vue de l'Omnium. J'ose espérer qu'on sera un peu plus tolérant que cette semaine au Merion.

Le Merion est un prestigieux club de golf, riche en traditions de toute sorte. Le Merion est un magnifique terrain de golf. Son design est classique, ses allées sont étroites, son architecture agréable et ses verts complexes. Ses membres y ont du plaisir à chaque partie tout au long des courtes saisons de golf dans le nord-est des États-Unis, comme au Québec. Dommage que la plupart d'entre nous s'en souviendront comme d'un terrain où seules quelques rares personnes y ont trouvé le sourire pendant quatre jours.



10:32 - Queen's: Murray-Tsonga vers 16h - ORANGE.FR

Jo-Wilfried Tsonga affronte Andy Murray ce samedi en demi-finales du tournoi du Queen's à Londres. La rencontre est programmée en deuxième match sur le court central, après la première demi-finale entre Marin Cilic et Lleyton Hewitt, qui débute à 14h. Tsonga et Murray s?étaient déjà affrontés au Queen's, lors de la finale de l?édition 2011, et le Britannique s?était imposé en trois manches. Le n°1 français n'a battu qu'une seule fois Murray en huit confrontations, au 1er tour de l'Open d'Australie en 2008.



00:53 - La machine est repartie - RDS.CA
La machine est repartie

Après notre séquence de six défaites, l'équipe s'est remise à bien jouer et nous avons remporté huit de nos dix derniers matchs.

Je dirais toutefois qu'on ne connaît pas nécessairement nos meilleures parties, mais on joue quand même nettement mieux en comparaison avec la séquence noire que nous avons vécue. Notre qualité de jeu sur la route est nettement supérieure à ce que nous avions offert lors de notre premier séjour à l'étranger.

Depuis qu'on a quitté Québec, les lanceurs ont très bien fait ainsi que notre défensive. En attaque, on frappe bien, mais on ne se cachera pas qu'on a manqué d'opportunisme par moment. Il faut dire que nous avions aussi quelques blessés importants comme Sébastien Boucher et Jean-Luc Blaquière qui reviennent au jeu. Ce soir (vendredi 14 juin), on devrait enfin pouvoir compter sur une formation complète pour la première fois de la saison.

Royce Consigli, qui a remporté deux fois de suite le titre de joueur de la semaine, est un élément important dans notre attaque. Il totalise sept circuits et 21 points produits jusqu'ici. Royce est encore très jeune à 21 ans et il a un peu d'expérience des ligues mineures. Il est rare qu'un joueur de cet âge produise comme il le fait dans notre ligue. Il ne faut pas passer sous silence l'excellent travail en offensive de Josué Peley, qui a 13 points produits. Il a très rarement eu de mauvais matchs depuis le début de la saison.

Au monticule, les gars font du bon travail. Dustin Crenshaw montre un dossier de 4-0 avec une mpm de 5,21, ce qui peut paraître élevé, mais il est important de nuancer les choses avec cette moyenne car en regardant uniquement les statistiques, ça peut être trompeur. Il faut savoir que Dustin avait connu une mauvaise manche en relève à Rockland alors qu'il avait donné cinq points et à son départ suivant à Newark, il en avait arraché. Outre les deux mauvaises présences, on ne peut rien lui reprocher.

Karl Gélinas aussi va très bien avec trois victoires en trois départs. Il est fidèle à lui-même en lançant des prises avec régularité, mais contrairement à l'an dernier, il est appuyé par l'attaque. C'est sans doute pour cette raison qu'il ne court aucun risque et qu'il ne donne pas de point puisqu'il affiche une mpm de ,000. Il prend l'avance sur les frappeurs dans le compte et il est avare avec les buts sur balles.

Avec Jeff Duda, Karl fait partie de notre one two punch depuis le début de la saison. Dans l'ensemble, notre rotation fait du bon travail. Le vétéran Bryan Rembisz a toutefois un peu plus de difficulté, mais il a très bien fait à sa dernière sortie en lançant 8,1 manches contre les RailCats de Gary.

De mon côté, je montre une moyenne au bâton de ,268 avec trois circuits et dix points produits. J'ai aussi huit buts volés. J'essaie de ne pas me préoccuper de mes statistiques tant que l'équipe gagne. Ma force a toujours été ma défensive et de ce côté, je suis amplement satisfait. En attaque, j'ai manqué d'opportunisme à quelques occasions, ce qui m'aurait donné un peu plus de points produits. Il me reste encore beaucoup de baseball pour me reprendre.

On dispute actuellement des rencontres interligues avec l'Association américaine. Je dirais que les deux circuits se valent pas mal et les règles sont les mêmes à quelques nuances près. Par exemple, je pense que la masse salariale est plus élevée dans l'autre ligue et que les clubs ont le droit à plus de vétérans dans la formation, ce qui donne aux équipes, une plus grande profondeur.

La vie d'un joueur de la ligue Can Am

Comme vous pouvez l'imaginer, la vie d'un joueur de baseball dans notre ligue est à des lieux de ce qui se vit dans le baseball majeur, mais ça ressemble pas mal à ce que les joueurs des ligues affiliés vivent.

Les Capitales sont actuellement sur la route pour un voyage de neuf jours. Nous sommes partis le 7 juin à six heures le matin pour prendre un avion en direction de Kansas City où l'on jouait en soirée. Après la série à Kansas City où notre dernier match était en soirée, on a fait huit heures en autobus pour atteindre Gary en Indiana où on jouait le soir même , après quoi, on s'est claqué 17 heures de route pour se rendre à Winnipeg où nous sommes actuellement.

On vit la même routine que les équipes du baseball mineur. Les longs voyages en autobus font partie de la vie du joueur. Parfois au niveau AAA, les conditions sont meilleures. Faire plusieurs heures sur la route n'est jamais facile pour le corps sans compter que le sommeil est court. J'ajouterais que nos blessures ressortent parfois pendant le voyagement

Le trajet en avion pour aller à Kansas City sera notre seul voyage dans les airs. On est donc loin de la vie des gens riches et célèbres.

On profite des longs voyages pour se taper plusieurs films et même quelques séries. Nous avons aussi le temps pour jouer aux cartes! L'autobus des Capitales est vraiment très bien et très confortable avec 32 lits, mais quand nous sommes loin de la maison, nous utilisons les autobus commerciaux qui n'ont pas le même confort que notre véhicule qu'on aime beaucoup.

Comme joueur, que tu sois dans le baseball majeur ou dans une ligue indépendante, la routine est la même. Le rythme et la fréquence des parties sont les mêmes avec un congé aux deux semaines.

Au niveau de l'hébergement, les hôtels ne sont pas des cinq étoiles, mais c'est correct. C'est le même confort que dans les ligues mineures, à part le niveau AAA.

Et côté conditions salariales, il n'y a pas un joueur dans notre équipe qui est ici pour devenir riche. Tout le monde est ici pour l'amour de notre sport et pour des Québécois, jouer pour les Capitales nous permet d'être près de la maison et de jouer devant nos familles. On ne peut pas gagner notre vie en jouant simplement au baseball. Je peux vous assurer que durant l'hiver, on a besoin d'un autre emploi. Dans mon cas, je donne des cliniques de baseball et l'hiver prochain, il est possible que je le fasse à temps plein.

*propos recueillis par Robert Latendresse



vendredi 14 juin 2013
22:20 - Que penser du 1er test ? - RDS.CA
Que penser du 1er test ?


22:20 - Que penser du 1er test? - RDS.CA
Que penser du 1er test?


20:36 - Bons baisers de Chicago - RDS.CA
Bons baisers de Chicago

Comme j'ai eu le plaisir de le faire à chaque année, mes amis, je me permettrai de partager quelques réflexions lors des jours de relâche de la finale de la Coupe Stanley 2013. Voici celles qui me passent par l'esprit, sans prétention, à la veille du 2e match de la série Boston-Chicago. Bienvenue dans mon univers?

Un magnifique premier match

Nous avions tous le même sentiment à l'issue du premier match de la finale de la Coupe Stanley : le hockey de la LNH venait de s'offrir une merveilleuse vitrine, qui devrait servir de référence pour l'avenir du sport et du circuit. Ce fut un match intense et dur, mais très axé sur la rapidité, la créativité et l'immense talent des athlètes sur la patinoire. Aucun débordement, aucun geste antisportif, tout simplement une compétition de très haut niveau entre les meilleurs joueurs de la profession, et ce, pendant près six périodes! Une merveilleuse démonstration de la performance individuelle au service de la cause commune. Même Gary Bettman m'a passé la remarque, de lui-même, au 2e entracte. Si le commissaire a aimé, peut-être y a-t-il espoir après tout que la LNH trouve la façon d'imposer les balises pour s'assurer de présenter d'aussi bons spectacles plus souvent?

Le United Center vibre

De tous les amphithéâtres de la Ligue nationale de hockey, le United Center est l'un de mes préférés. Il fut l'un des premiers nouveaux édifices à être construit, mais il a gardé un aspect immaculé au fil des ans, autant à l'intérieur qu?à l'extérieur. Plus que tout, on y retrouve encore la même ambiance électrisante qui existait autrefois au vieux Chicago Stadium. Lorsque les Blackhawks ont amorcé leur remontée mercredi, l?édifice vibrait de façon unique. Mais comme s'il avait fallu ajouter un artifice à la scène, un orage d'une violence inouïe a frappé Chicago pendant que le match se déroulait et à un certain moment, la foudre a fait littéralement vibrer l?édifice! Nos collègues de la production, dans l'unité mobile de RDS située à l'extérieur de l'aréna, ont très bien ressenti le choc eux aussi. Vraiment ahurissant comme situation! Chicago n'est pas que la ville des vents, après tout!

Des êtres humains avant tout

Depuis quelques années, la couverture de la finale m'offre une occasion unique, lors de la grande journée média, qui précède la première rencontre. Au cours de celle-ci, joueurs et entraîneurs se rendent disponibles pour les médias et les diffuseurs officiels afin de livrer leurs états d?âme et de répondre à diverses questions. Dans notre studio, plus d'une douzaine d'entre eux ont défilé à tour de rôle lundi dernier et à la fin des entrevues, j'en suis encore venu à la même conclusion. Les joueurs de la LNH sont certainement parmi les athlètes professionnels les plus gentils, les plus disponibles et les plus généreux auprès de nous et donc, en bout de ligne, auprès de vous les amateurs. Il est facile pour les partisans d'aimer ses favoris et de détester les rivaux, c'est tout naturel. Mais lorsqu'on se détache de ce cadre, on découvre des êtres humains qui possèdent pour la plupart de fort belles qualités. Je souhaiterais que vous puissiez assister avec nous à cette journée vraiment spéciale, une fois par année.

Merveilleux Wrigley Field

Il y a quelques années, j'avais été émerveillé par ma première visite à Fenway Park, à Boston. Mais jeudi, l?émerveillement ne fut pas moindre en allant assister au match entre les Reds de Cincinnati et les Cubs de Chicago, dans les « bleachers » du Wrigley Field. Dès que notre taxi s'est approché du stade, on a pu sentir toute la tradition qui entoure ce vénérable monument ainsi que la place immense qu'occupent les Cubs dans cette ville magnifique. Le vieux tableau indicateur, l'orgue, l'hymne américain par Wayne Messmer, le « Take me out to the ball game » de la 7e manche (chanté hier par notre collègue et ex-joueur Ed Olczyk), le gazon naturel, la convivialité des spectateurs dans cette tribune, bref, ce fut une expérience magique. Sans compter l'occasion pour nous, de l?équipe de hockey de RDS, de nous retrouver dans un contexte différent que celui du travail. Merci à Marc Denis, Renaud Lavoie, Martin Brière, Christian Leduc, Michel Lebel et Stéphane Faucher pour votre belle compagnie.

À dimanche mes amis.



15:40 - Le baptême de feu de Winnipeg - RDS.CA
Le baptême de feu de Winnipeg

C'est ce samedi soir au MTS Centre que la ville de Winnipeg accueillera pour la toute première fois l'octogone du UFC avec la présentation de l'événement UFC 161. Et malgréquelques changements en cours de route, c'est une carte relativement solide que Dana White et sa bande vont offrir pour cette soirée historique. Évidemment, comme toutes les cartes du UFC en sol canadien, celle-ci ne fera pas exception àla règle et plusieurs athlètes canadiens seront àl'?uvre. En fait , ce sont pas moins de sept athlètes d'ici qui verront de l'action : trois Ontariens, deux Manitobains, un Québécois et finalement un Néo-Écossais.

La grande finale de la soirée sera bien sûr le très attendu choc entre les mi-lourds Rashad Evans (17-3-1) et Dan Henderson (29-9-0). On parle ici d'un affrontement entre deux combattants qui ont des styles très similaires, surtout au niveau stratégique. Les deux sont àla base d'excellents lutteurs et c'est avec un immense bagage dans cette discipline qu'ils se sont amenés en AMM en début de carrière. Par contre, il faut donner un léger avantage àHenderson àce niveau. Malgréleur base de lutte, autant Evans que Henderson ont cependant fait leur marque en AMM avec leurs poings et une excellente technique en boxe. D'ailleurs, je serais surpris que la lutte ait un impact quelconque dans ce duel : ce sera un combat de boxe àmoins que l'un des deux se mette àdominer outrageusement debout. Si les deux mettent tout sur la ligne au son de la cloche, Winnipeg aura droit àun excellent combat pour clôturer ce baptême!

Les autres combats de la soirée :

- Pat Barry (8-5-0) contre Shawn Jordan (14-4-0);

- Alexis Davis (13-5-0) contre Rosi Sexton (13-2-0) *combat féminin;

- Jake Shields (27-6-1) contre Tyron Woodley (11-1-0);

- Sam Stout (19-8-1) contre James Krause (19-4-0);

- Stipe Miocic (9-1-0) contre Roy Nelson (19-7-0);

- Ryan Jimmo (17-2-0) contre Igor Pokrajac (25-9-0);

- Yves Jabouin (18-8-0) contre Dustin Pague (11-7-0);

- Kenny Robertson (12-2-0) contre Sean Pierson (13-6-0);

- John Maguire (18-5-0) contre Mitch Clark (9-2-0);

- Roland Delorme (8-1-0) contre Edwin Figueroa (9-2-0).

Les autres nouvelles de la semaine en AMM :

- Le Québécois Georges St-Pierre affrontera Johny Hendricks pour le titre mondial des 170 livres du UFC en novembre prochain, vraisemblablement àLas Vegas. Plusieurs lutteurs autres que Hendricks ont dit avant leur combat qu'ils avaient une meilleure lutte que GSP et que c'est àcet endroit qu'ils allaient dominer le Québécois. On connaît la suite... Josh Koscheck, Matt Hughes, Jay Hieron et Frank Trigg, tous des lutteurs de haut niveau, ont étédominés par GSP dans toutes les facettes du combat, dont la lutte. Est-ce que Hendricks sera le premier àmettre ses paroles àexécution et àdominer au niveau de la lutte? J'ai de gros doutes là-dessus, mais l'Américain demeure très dangereux àcause de sa dévastatrice main gauche qu'il aura 25 minutes pour placer lors de ce combat de cinq rounds. Tout un combat àprévoir!

- Le UFC commence àannoncer les finales de ses prochains combats et force est d'admettre que certains de ces combats font littéralement saliver. En finale du UFC 162, Anderson Silva affrontera Chris Weidman. Lors du UFC ON FOX 8, ce sera au tour du duel entre Demetrious Johnson et John Moraga. Au UFC 163, l'un des combats que j'attends le plus cet étépour le championnat mondial des 145 livres : Jose Aldo face àAnthony Pettis. Pour le premier événement sur la nouvelle chaîne FOX SPORTS 1, la finale opposera Chael Sonnen àMauricio Rua suivi quelques semaines plus tard, toujours sur la même chaîne, du combat revanche entre Carlos Condit et Martin Kampmann. Du côtédu UFC 164, le titre mondial des 155 livres sera en jeu entre le champion Benson Henderson et le Canadien de Nouvelle-Écosse T.J. Grant, et finalement, l'un des combats les plus attendus dans la division des 205 livres aura lieu lui au UFC 165 entre Jon Jones et le Suédois Alexander Gustafsson - un combat qui aura lieu àToronto; 

- Selon ce qu'a déclaréDana White aux médias cette semaine, il y a beaucoup d'animositéen ce moment au tournage de la télé-réalitéThe Ultimate Fighter entre Ronda Rousey et Miesha Tate. Les deux se détestent às'en confesser et l'équipe de production passe le plus clair de son temps às'interposer entre les deux belligérantes... Ça nous donnera tout un combat revanche dans les prochains mois;

- En plus des combats énumérés ci-haut qui sont annoncés officiellement par l'UFC, une rumeur court àl'effet que le troisième combat de la trilogie entre Cain Velasquez et Junior Dos Santos aura lieu àHouston au Texas pour la finale du UFC 166;

- Une situation assez embêtante pour le UFC chez les 135 livres alors que les deux champions, le champion en titre Dominik Cruz et le champion intérimaire Renan Barao, sont tous les deux sur la liste des blessés pour une longue période. Y aura-t-il un titre intérimaire intérimaire? Assurément pas;

- L'organisation Bellator est elle aussi affectée par les blessures. La finale du tournoi des 170 livres qui devait avoir lieu cet étéavec un affrontement entre Douglas Lima et Ben Saunders est annuléen raison d'une blessure aux côtes subie par Lima àl'entraînement;

- Parlant de Bellator, sa télé-réalitéThe Fight Master sera en onde sur le réseau américain SpikeTV dès le 19 juin. Les 11 premières minutes de cet épisode sont disponibles en ligne et promettent une saison haute en couleur. Randy Couture est l'un des entraîneurs et il est accompagnéentre autres de Frank Shamrock, Greg Jackson et Joe Warren.



14:06 - L'enclos des requins - RDS.CA
L'enclos des requins

Si nous sommes en aussi bonne position dans notre division, c'est en grande partie grâce aux performances du Shark Tank, c'est-à-dire notre enclos de releveurs. En effet, depuis le début de l'année 2013, nos lanceurs de relève sont irréprochables, à commencer par notre spécialiste des fins de matchs, Jason Grilli.

Ce vétéran de 36 ans, qui obtient une première véritable chance de se faire valoir comme closer dans les majeures ? il ne revendiquait que cinq sauvetages en carrière avant cette année ? est tout simplement fumant. Avec 23 sauvetages et des statistiques générales à faire frémir, il est de loin le plus redoutable de sa profession, du moins dans la Ligue nationale. Grilli lance des balles de feu, mais ce qui m'impressionne avant tout, c'est son contrôle. Celui qu'on surnomme Grilled Cheese à Pittsburgh tire rarement de l'arrière dans le compte lorsqu'il est confronté à un frappeur adverse. Je félicite notre gérant Clint Hurdle d'avoir eu le flair de le désigner pour sauvegarder les matchs, car il est vraiment l'homme de la situation. Doté d'une attitude exemplaire, Grilli donne non seulement aux Pirates une chance de l'emporter chaque fois qu'il monte sur la butte, mais de par son professionnalisme, il a une belle influence sur l'ensemble des releveurs de l?équipe.

Mariano Rivera

La raison est simple : les Yankees sont les Yankees. Ils ont la chance de pouvoir compter sur un excellent groupe tant au niveau de la direction que sur le terrain. Les partisans sont également au rendez-vous et ils sont passionnés. Ça pèse beaucoup dans la balance pour expliquer les succès de l?équipe.

Tout le monde à New York, et particulièrement dans le Bronx, est passionné de baseball. L'atmosphère est gagnante.

Je suis très heureux d'avoir fait partie de cette organisation légendaire pendant deux saisons. Leurs succès me réjouissent. Advenant que Pirates et Yankees se rencontrent en Série mondiale, ce sera une autre paire de manches, mais nous sommes encore très loin de là. C'est beau rêver!

Russell le voltigeur

Il y a une dizaine de jours, et pour la première fois de ma carrière, on m'a demandé de patrouiller le champ extérieur à l'occasion d'un match de la MLB. Pour être honnête, j'ai adoré l'expérience, même si j'ai trouvé ça un peu tranquille. D'ailleurs, je soutiens que j'aimerais obtenir d'autres assignations dans le champ d'ici la fin de la saison.

Comment me suis-je retrouvé là? Encore une fois, c'est une idée de Clint Hurdle qui tenait à inclure Michael McKenry  dans l'alignement puisqu'il connaissait du succès au bâton. En même temps, il ne voulait pas rayer mon nom. C'est aussi simple que ça.

Mais, il se peut aussi que mon gérant voulait m?éloigner le plus possible de l'officiel Dan Iassogna avec qui j'avais eu une prise de bec la veille. Ceci dit, le travail des officiels fait beaucoup jaser présentement dans le baseball majeur, mais il n'y a rien que l'on puisse faire. Ils sont humains après tout et nous commettons tous des erreurs. Dans le vif du moment, c'est toujours une autre histoire, mais j'estime qu'ils peuvent tous connaître une mauvaise journée à un certain moment dans l'année. L'important, c'est de ne pas se laisser abattre et de passer à autre chose le plus rapidement possible.



04:28 - Un week-end peu captivant - RDS.CA
Un week-end peu captivant

Le dernier week-end n'a pas été le plus enlevant dans le monde de la course automobile. Chaque série a été dominée par le pilote qui l'a emporté.

En Formule Un, Sebastian Vettel a mené le Grand Prix de Montréal de bout en bout et était complètement seul sur la piste. En IndyCar, Helio Castroneves a triomphé en ayant rattrapé presque tous les bolides avant de croiser le drapeau à damier.

En Coupe Sprint de la série NASCAR, Jimmie Johnson et son chef d?écurie Chad Knaus étaient nettement dans une classe à part. De plus, ceux qui compétitionnent habituellement avec Johnson pour la victoire, Matt Kenseth et Kyle Busch, ne pouvaient aspirer aux grands honneurs, car les voitures Toyota ont diminué la puissance de leurs moteurs de 7 à 8 chevaux-vapeur pour éviter les bris mécaniques.

Le résultat de la course a fait réaliser à Toyota, qui a de loin les moteurs les plus puissants, qu'il faut regagner cette puissance tout en restant fiable.

Malgré le peu de compétition, c?était plaisant de voir la remontée de Dale Earnhardt Jr qui a terminé au troisième rang. Son écurie, Hendrick Motorsports, lui a donné les mêmes ajustements sur sa voiture que sur celle de son coéquipier Johnson, qui a signé sa troisième victoire de la saison.

Cela prouve que lorsqu'Earnhardt Jr a une bonne voiture, il roule au-devant du peloton. Cette bonne performance le prépare pour la prochaine épreuve au Michigan, qui sera une course importante.

La lutte pour accéder à la « chase » est très intéressante. Le classement de la septième à la 15e place peut changer en une seule épreuve. Tony Stewart, même s'il est en 13e place, est en bonne position pour le « wild card » après un lent début de saison.

Du côté de Paul Menard, ce sera plus ardu dans son cas puisqu'il sera difficile pour lui de récolter une victoire. C'est un pilote qui termine la plupart du temps vers le 10e rang.

On est à la mi-saison, donc la lutte sera féroce.

Plusieurs aspirants pour l'emporter au Michigan

La prochaine épreuve aura lieu au circuit Michigan International Speedway. Earnhardt Jr est très compétitif sur cette piste. Néanmoins, cette épreuve est vraiment l'affaire de l?écurie de Jack Roush.

Les voitures Ford ont relativement bien fait le week-end dernier. Pour Roush, c'est la course la plus importante de l'année.

J?écoutais l?éclaireur de Carl Edwards (un pilote de l?écurie dont Roush est le propriétaire) et celui-ci disait qu'il sera très important qu'Edwards performe bien en fin de semaine. Ce dernier est habituellement très rapide sur ce circuit.

En terminant, un pilote de la série Nationwide, Jason Leffler, est décédé mercredi dans un accident lors d'une course sur terre battue. Je l'ai vu à quelques reprises lors de ma saison en NASCAR en 2008, mais je ne le connaissais pas personnellement. C'est un pilote qui a couru énormément et le milieu étant tissé serré, son décès touche tout le monde du NASCAR.

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



01:34 - Troy et Marco auraient mon vote - RDS.CA
Troy et Marco auraient mon vote

En Europe, où j'ai passé la majeure partie de ma carrière, les matchs des étoiles, ça n'existe pas.

Il peut arriver qu'on rassemble des célébrités dans un même club pour amasser des fonds pour une ?uvre de charité. Il y a aussi une sélection qui se fait à la fin de chaque saison pour déterminer les joueurs de l'année, mais c'est un honneur qui se limite au papier.

Je n'ai donc jamais participé à un match d?étoiles, mais ça pourrait changer cette année puisque cinq de mes coéquipiers de l'Impact et moi-même sommes en lice pour prendre part à la classique annuelle de la MLS, qui opposera cette année les meilleurs joueurs du circuit Garber à la formation italienne de l'AS Roma.

Quand je pense que je pourrais être accompagné dans cette aventure par Justin Mapp, Matteo Ferrari, Troy Perkins, Marco Di Vaio et Felipe, je considère cette récente annonce comme une belle marque de reconnaissance envers le rendement de notre équipe depuis le début de la saison. Comme je le répète souvent, quand le collectif va bien, il y a toujours des individualités qui ressortent. Ce n'est qu'un autre exemple qui démontre que l'Impact de Montréal est sur la bonne voie.

Étant donné notre position au classement, j'ose croire qu'on aura au moins un ou deux représentants, mais on verra bien comment se déroulera le vote du public et le reste du processus. Si on en a plus, tant mieux. S'il fallait qu'on fasse tous le voyage, ça serait parfait! 

Si j'avais mon mot à dire et que je pouvais envoyer un seul de mes coéquipiers au match des étoiles, mon vote irait à... Troy Perkins et Marco Di Vaio. Je sais, je triche, mais c'est trop difficile d'en choisir juste un!

Comme il est le gardien d'une équipe qui marque beaucoup de buts, Troy brille un peu dans l'ombre depuis le début de la saison. Quand on remplit le filet adverse, les projecteurs se braquent sur le héros offensif du match. Quand on est impliqué dans un nul serré ou une victoire à bas pointage, les gens considèrent que le gardien ne fait que son boulot. Rappelez-vous, il n'est pas supposé de se compter beaucoup de buts dans un match de soccer!

Mais si on s'attarde à chacun de nos matchs, on remarque que Troy a réalisé une multitude d'arrêts clés qui nous permettent de profiter de notre place au soleil actuelle au classement. Je pense immédiatement à celui sur Higuain lors du match local contre le Crew de Columbus, par exemple. On pourrait aussi parler du match contre Portland.

Un bon gardien de but n'est pas nécessairement celui qui va terminer un match avec 150 000 arrêts. C'est plutôt celui qui va faire l'arrêt difficile à un moment critique d'un match, celui qui va faire la différence entre trois ou un seul point, entre le nul et la défaite.

On a présentement 26 points au classement. Envoyez vos remerciements directement à Troy pour plusieurs d'entre eux.

Pour Marco, bien disons que ça va de soi. On parle ici du deuxième meilleur buteur de la Ligue, et on n'a pas encore parlé de toutes les occasions qu'il a ratées. D'ailleurs, ce n'est pas contre Philadelphie qu'il aurait pu terminer le match avec quatre ou cinq buts?

Marco est dans une très bonne zone cette année. Il a peut-être cherché un peu le fond du filet au tout début de la saison, mais depuis qu'il l'a trouvé, tout s'enchaîne. J'ai notamment en tête cette défaite de 2-1 à New York alors qu'il s?était créé deux occasions, avait marqué en plus de frapper les deux poteaux alors qu'on cherchait à compléter une remontée de dernière minute.

C'est ce qui définit les grands marqueurs. Ils peuvent être invisibles pendant une bonne partie d'un match, mais profiter de chacune de leurs rares occasions pour la mettre dedans.

Je crois que Marco joue comme un homme libéré d'une immense pression cette année. À son arrivée à Montréal, il devait non seulement composer avec la réalité d'un autre championnat, mais il devait aussi s'adapter à un mode de vie complètement différent sur un continent qui lui était étranger. C?était pour lui une autre culture, une autre façon de jouer.

Il y avait aussi ce scandale de matchs truqués qui lui trottait dans la tête. Et n'oubliez pas que ça faisait 18 mois qu'il jouait au soccer sans arrêt!

Cette année, il est arrivé bien reposé, dégagé de toute cette pression. Il a bien attaqué le calendrier préparatoire et a pris une vitesse de croisière qui le propulse encore. On voit bien l'ampleur du joueur qui a fait ses grandes marques dans la Serie A et d'autres championnats américains. Tout le monde travaille fort pour lui créer des occasions et il en profite pleinement.

Un oublié?

C'est dommage, parce que j'ai l'impression que tous nos réguliers mériteraient d?être en lice pour une participation au match des étoiles. Sans exagérer, je pense qu'on pourrait facilement avoir jusqu?à neuf candidats.   

Parmi les « oubliés » notoire, on pourrait ressortir le nom de Jeb Brovsky. Jeb est un gars qui travaille extrêmement fort, qui apporte une belle contribution en attaque de son poste de défenseur latéral droit et qui possède cette mentalité qui le rend très difficile à battre à un contre un.

Je trouve aussi que Hassoun Camara connaît une saison digne d'un joueur étoile. Il est très fort dans les phases d'arrêt de jeu, a marqué quelques gros buts et est quasiment impénétrable en défensive centrale.

Enfin, Andrés Romero, que vous connaissez peut-être un peu moins parce que son arrivée est beaucoup plus récente, a amené de l'Argentine une belle fraîcheur offensive.

Ces trois-là auraient mon vote si on pouvait étendre la liste de candidats.

Alimenter Henry?

Dans l?éventualité où j?étais choisi pour représenter notre club à travers cette belle vitrine, l'occasion serait belle pour moi d?évoluer avec des joueurs que j'ai plutôt l'habitude d'affronter, mais qui piquent ma curiosité.

Le premier nom qui me vient en tête est évidemment celui de Thierry Henry. Le simple fait qu'il soit un joueur de cette envergure, un joueur de haut profil, rend la possibilité de jouer en sa compagnie très attirante. Dans le monde du soccer, Henry est un très grand nom : gagnant d'une Coupe du Monde, il est l'un des meilleurs joueurs de sa génération.

Je ne veux pas dire qu'il a été une de mes idoles, mais j'ai toujours été impressionné par sa façon de jouer. Il a marqué une tonne de buts à Arsenal et a aussi représenté mon club favori, le FC Barcelone. J'aimerais bien pouvoir échanger quelques balles avec lui pour voir comment il joue, comment il bouge sur le terrain. Je me demande si ça cliquerait avec lui...

L'autre joueur que j'aimerais bien avoir comme coéquipier, l'instant d'un match, est Robbie Keane. J'inclus aussi Dwayne De Rosario à la liste, mais j'ai déjà joué avec lui avec l?équipe nationale, donc ce n'est rien de nouveau.

Et tiens, j'ajouterais Graham Zusi, du Sporting KC. J'ai bien ce qu'il fait. Il est un joueur altruiste qui amène beaucoup à la profondeur de son équipe.

Des nouvelles de l'Europe

Comme c'est la saison morte dans les différents championnats européens, je prends quelques minutes pour vous donner des nouvelles de quelques Québécois qui y ont évolué cette année.

Ça a été un peu difficile pour mon bon Olivier Occéan au Eintracht Frankfurt. En Allemagne, il se passe beaucoup de choses cachées que les gens ignorent. C'est un endroit où il est très difficile de percer parce que la compétition est féroce. Quand tu arrives dans cette couche de l?élite, il faut bien faire le plus rapidement possible pour marquer les esprits, pouvoir respirer un peu et s'adapter à son milieu.  

En plus, il y a eu beaucoup de remaniements à la position d'attaquant dans son équipe, alors ce n?était pas évident. Mais il lui reste deux années de contrat et à ce que je sache, il est encore dans les plans du club. Il aura d'autres chances de faire ses preuves.

J'ai moins de nouvelles d'André Hainault, qui évolue en Écosse, mais je sais qu'il joue. C'est bien pour lui. André voulait retourner en Europe et établir ses bases là-bas pour pouvoir se comparer à un autre niveau de jeu. J'espère qu'il continuera à progresser. Ce qui est bon pour lui l'est aussi pour l?équipe nationale!

Un petit mot aussi sur Samuel Piette, qui a passé l'année dans l?équipe de réserve d'une équipe de deuxième division à Dusseldorf, en Allemagne. Membre de l?équipe nationale, Samuel risque d?être à la Gold Cup cet été. André et lui sont plus ou moins nos porte-drapeaux québécois au niveau de la sélection canadienne.

Une mauvaise presse

Pour être franc, je ne veux pas trop mettre mon grain de sel dans la controverse initiée par la décision de la Fédération de soccer du Québec de s'opposer au port du turban lors des activités qui sont sous sa juridiction.

Je refuse d'en parler parce que je sens que toute cette histoire a un effet négatif sur mon sport. Ce n'est pas le genre de chose qui devrait être mise de l'avant. Je préférerais qu'on parle de l'Impact de Montréal ou de la sélection nationale féminine. Présentement, ce « scandale » a plus de visibilité dans les médias que le club pro de la métropole en a jamais eue.

Et puis à mon avis, des jeunes ne devraient pas avoir à payer pour un désaccord qui aurait dû se régler à l'interne, derrière les portes closes. La priorité des jeunes joueurs de soccer est de s'amuser, de jouer et d'apprendre. On ne devrait pas leur mettre de barrière avec des décisions politiques.

Voilà à quoi se résume mon opinion.

Davy préfère la course

Pour vous laisser sur une note positive, alors qu'on se prépare à s'envoler vers Columbus, je voudrais vous donner des nouvelles de notre capitaine, Davy Arnaud.

Absent depuis le début du mois de mai en raison d'une commotion cérébrale, Davy a recommencé à courir. Il ne peut pas encore s'entraîner avec le reste de l?équipe, alors inutile de spécifier qu'il ne fera pas le voyage vers l'Ohio avec nous, mais c'est quand même un très bon signe.

Depuis quelques semaines, les médecins avaient demandé à Davy de s?éloigner un peu de l?équipe pour améliorer ses chances de guérison. En tant qu'athlète, c'est l'enfer d?être privé de la vie quotidienne avec tes frères d'armes. On voit que ça lui fait du bien de retrouver la dynamique de groupe et de voir la lumière au bout du tunnel.

Croyez-moi, on veut ramener trois points pour le capitaine en fin de semaine.

À bientôt, chers partisans!

*Propos recueillis par Nicolas Landry.



jeudi 13 juin 2013
00:49 - Un p'tit deux sur Tiger? - RDS.CA
Un p'tit deux sur Tiger?

La première chose que les amateurs de golf vont remarquer lors de cette 113e édition de l'Omnium des États-Unis est l'absence de drapeaux sur les verts. À Merion, on utilise plutôt un genre de ballon rouge, style panier d'oseille en forme d'un gros nid d'abeilles. Au premier coup d??il, ça paraît un peu bizarre, mais on finit par s'habituer.

Fondé en 1896, le club de golf Merion jouit d'une riche tradition. Plusieurs pages de l'histoire du golf américain y ont été écrites au fil des ans, en passant par le légendaire Bobby Jones qui y compléta son Grand Chelem en 1930, sans oublier l'improbable victoire de Ben Hogan lors du U.S.Open de 1950, seulement 16 mois après cet accident d'automobile qui a failli lui coûter la vie. Aucun club de golf en Amérique ne peut se vanter d'avoir reçu autant de tournois de la USGA puisqu'il s'agira d'un 18e évènement géré par cet organisme et d'un cinquième omnium national.

Le parcours Merion east a ouvert ses portes en 1912 et a été construit sur une très petite surface, 126 acres au total. Il s'agit d'une normale 70 qui s?étend sur une distance maximale de 6,996 verges. Cela dit, ce ne sera pas un pique-nique pour qui que ce soit car il n'y a que deux normales cinq, soient les trous deux et quatre, qui seront très difficiles à atteindre en deux coups. Habituellement, on s'attend à des allées fermes et rapides et à des verts durs et ultra-rapides lors d'un tel championnat. Ce ne sera malheureusement  pas le cas cette année car Dame Nature en a décidé autrement. On a tellement  eu de pluie au cours des derniers jours que l'on a même songé à utiliser deux trous de l'autre parcours du club Merion si jamais la situation ne s'améliore pas. Ce sera sans doute plus facile de garder la balle dans les allées mais le parcours paraîtra beaucoup plus long que la distance indiquée. La boue sur les balles deviendra inévitable et pourrait en faire rager plus d'un pendant les quatre jours de compétition.

Autre point qui pourrait faire toute la différence en bout de ligne, le contrôle de l'effet rétro sur des verts beaucoup plus réceptifs que prévus. Les joueurs auront une certaine crainte d'attaquer les fanions situés au fond du vert car si la balle dépasse de quelques verges, le boguey deviendra presqu'inévitable. Après une première analyse du parcours, on calcule que les joueurs pourraient atteindre jusqu?à neuf verts avec un fer court en main?à condition d'atteindre d'abord l'allée sur le coup de départ. Les occasions de «birdies» seront donc nombreuses sur ces trous et il faudra en profiter au maximum. Aussi bien faire quelques réserves car trois des quatre normales trois mesurent plus de 230 verges et les trous 5, 6, 14 et 18 représentent de sérieux défis.

À vrai dire, il est très difficile de prévoir quel sera le pointage cumulatif de l?éventuel gagnant. En 1981, l'Australien David Graham avait retranché sept coups à la normale  pour l'emporter par trois coups devant George Burns et Bill Rodgers. Est-ce que quelqu'un pourrait faire mieux cette année? Sans doute, car la qualité du peloton est de loin supérieure. Le fait que les longs cogneurs ne soient pas avantagés devrait permettre à plusieurs de se signaler et de demeurer dans la course plus longtemps. Aura-t-on droit à une ronde de 62? J'en doute, mais tout est possible. Rappelons que dans toute l'histoire du golf, jamais personne n'a fait mieux que 63 lors d'un tournoi majeur.

Les forces en présence

Bien malin celui qui peut prédire qui va gagner ce tournoi dimanche après-midi?à moins que l'on doive attendre à lundi pour connaître son identité. Le U.S.Open est le seul tournoi majeur qui se décide sur une ronde de 18 trous, en cas d?égalité.

Même s'il n'a pas remporté de titre majeur depuis 2008, on se doit tout de même de favoriser Tiger Woods. Le meilleur joueur au monde connaît une saison du tonnerre comme en font foi ses quatre victoires en seulement huit sorties. Tiger est combattif comme pas un et désire cette victoire plus que quiconque, surtout après sa malchance au tournoi des Maîtres qui l'a sans doute privé d'un 15e titre en Grand Chelem. Tout ça reste à voir, mais je n'oserais pas parier contre lui.

Autre candidat logique aux grands honneurs, le Nord-irlandais Graeme McDowell, le champion de l?édition 2010, disputée à Pebble Beach. Son style de jeu et sa fougue conviennent parfaitement à ce genre de parcours, d'autant plus qu'il est dans une forme splendide présentement. J'aime également les chances de Lee Westwood pour sa capacité à garder la balle en jeu et aussi parce qu'il a trop de talent pour ne pas avoir de victoire majeure à son actif. Il me semble que l'on disait ça aussi de Colin Montgomerie. Souhaitons que Westwood ait plus de chance que ce dernier.

La victoire pourrait aussi échouer dans les mains d'un Sud-africain. Louis Oosthuizen possède tous les outils nécessaires, quoique je ne suis pas certain qu'il soit en parfaite santé à l'heure actuelle. J'oserais parier un p'tit deux sur Charl Schwartzel si quelqu'un d'autre effectuait ses coups roulés à sa place. Il rate tellement souvent sur courte distance que c'est devenu pathétique. Quant à Ernie Els, il pourrait encore nous surprendre car son jeu est à point et il sait comment gagner, tout comme l'Argentin Angel Cabrera.

Les joueurs australiens ne sont pas en reste pour autant. Vu qu? Adam Scott est probablement rassasié de sa victoire au Masters (l'est-il vraiment?), j'ai la nette impression que Jason Day voudra imiter son compatriote. Day a tout ce qu'il faut pour remporter ce tournoi, il l'a prouvé à plusieurs reprises au cours des deux dernières années lors des tournois majeurs et son tour est peut-être arrivé.

Du côté des Américains, mis à part Tiger, les aspirants au titre sont fort nombreux. Personne ne serait vraiment surpris de voir Matt Kuchar triompher, ce serait même logique tellement son jeu est régulier. Phil Mickelson en est un autre qui pourrait fort bien causer la grande surprise de la fin de semaine. Le grand gaucher joue du très bon golf présentement et, après cinq deuxièmes places à ce championnat, la loi de la moyenne est peut-être de son bord. Brandt Snedeker en est un autre sur qui on doit compter. Il excelle autour des verts et se classe parmi les meilleurs, sinon le meilleur, avec un putter en mains. Enfin, j'estime que les chances de Hunter Mahan sont aussi excellentes s'il connaît une bonne première ronde. J'ai également bien hâte de voir ce que nous réserve un Mike Weir en pleine forme, car c'est le genre de parcours qui pourrait l'avantager. Une chose demeure certaine, on aura droit à tout un spectacle'bon golf!



mardi 11 juin 2013
23:29 - Une seule place au sommet - RDS.CA
Une seule place au sommet

C'est parti pour une autre finale de la Coupe Stanley. À bord du vol commercial qui m'amène vers Chicago, j'ai encore de la difficulté à me faire une idée claire sur l'identité de celui qui soulèvera le précieux trophée la semaine prochaine, ou dans l'autre.

Les Bruins se présentent au United Center comme un rouleau compresseur qui semble avoir appris de leurs déboires du premier tour contre les Leafs qui aurait bien pu leur coûter leur place au soleil. Non seulement sont-ils capables de composer avec l'adversité, mais ils semblent nantis pour affronter la vitesse des Hawks par leur jeu défensif collectif centré autour de l'oubli de soi au profit d'un front commun uni. Ils comptent dans leurs rangs le meilleur marqueur des présentes séries en David Krejci et le gardien montrant les meilleures statistiques en Tuuka Rask. Rask qui a servi toute une leçon aux Penguins avec son calme olympien et son contrôle de tous les instants. Si les BlackHawks veulent le prendre en défaut, ils devront, contrairement à la stratégie des Pens, décocher des tirs bas lorsque Rask s'avance afin de créer des retours avec de l'espace derrière le cerbère; en fonçant vers le filet avec vigueur, ils pourraient déposer quelques rondelles dans le filet et garder le gardien finlandais un peu plus sur les talons. Chicago vient tout juste de se débarrasser d'un gardien sur une bonne séquence et qui est encore plus agressif et athlétique que Rask en Jonathan Quick.

Pour conclure avec Boston, ils sont bien dirigés, très bien même, avec un entraîneur qui prône la stabilité de ses unités, mais une ouverture aux ajustements en ce qui a trait aux confrontations et aux stratégies ponctuelles. Ils sont gros et forts et comptent sur deux leaders de premier niveau en Zdeno Chara et Patrice Bergeron, en santé, que certains médias de Boston ont même qualifié de coeur et d'âme des Bruins.

Parce que j'ai analysé les deux derniers matchs de la série Kings-Blackhawks, je ne suis toutefois pas convaincu que ces derniers représentent une proie aussi vulnérable que les Rangers et les Penguins. Les Hawks aussi sont bien dirigés par un Joel Quenneville qui n'a pas hésité à fouetter Patrick Kane et Jonathan Toes en les unissant au sein d'un "super trio" qui a fourni presque la totalité de l'attaque des deux derniers matchs de la finale de l'Association de l'Ouest, en compagnie de la révélation des séries 2013, Bryan Bickell.

La ligne bleue de Chicago est talentueuse et aguerrie. Keith peut jouer autant de minutes que Chara. Hjalmarsson est constant au possible et Seabrook après des performances ordinaires en début de tournoi printanier, joue mieux. Crawford, qui représentait un point d'interrogation en début de campagne, a gagné en confiance et en maturité si bien qu'il a appris à rebondir après un mauvais but sans se laisser abattre par des erreurs qui se produiront malgré les meilleures intentions du monde. Les Bolland, Handzus et Frolik ont non seulement accepté des rôles différents que ceux auxquels ils ont été habitués plus tôt dans leur carrière, mais ils livrent aussi la marchandise. Et les jeunes Shaw et Saad sont capables suivre le rythme exigeant des éliminatoires contrairement à Seguin, avec surprise, à Boston.

Bref dans une série que j'entrevois âprement disputée et qui ne devrait pas me ramener à la maison avant une douzaine de jours je vois Jonathan Toews soulevé la coupe après une victoire lors du sixième match, le premier de cette série qui sera remportée par l'équipe qui évolue à l'étranger. Et si ça ne se produisait pas ainsi? Je sais que j'aurai un spectacle exceptionnel pour conclure une autre saison qui confirme que les séries dans la LNH, c'est le summum...
 



21:24 - Quelle surprise - RDS.CA
Quelle surprise

Disons que les Bruins de Boston en ont surpris plusieurs. Si quelqu'un essaie de me faire croire qu'il avait prédit un balayage face aux Pens, de plus que Crosby, Malkin, Neal et compagnie seraient blanchis, il est un menteur! Je me suis aussi royalement trompé dans ma prédiction. Voici ce que j'avais écrit avant la finale de l'Est :

« Cette série était, pour moi, la plus difficile à prédire puisqu'elle oppose une équipe en pleine confiance en Boston contre la meilleure équipe "sur papier" de la ligue en Pittsburgh. Mais, malgré tous ces points positifs que je viens d'énumérer pour les Bruins, je crois que les Penguins sont trop forts présentement et je n'ai pas énormément confiance en Tuukka Rask. De plus, aussi bonne fût la défensive des Bruins pour combler ses blessures, les Leafs et surtout les Rangers n'arrivent pas à la cheville des Pens côté offensive. Crosby est en mission et finalement guéri de sa blessure, Malkin excelle, Neal et Iginla produisent et que dire de l'apport de Pascal Dupuis. Tomas Vokoun semble avoir solidifié la situation des gardiens et même s'il connaissait des ratés, quel luxe d'avoir un Marc-André Fleury prêt à reprendre le flambeau. Pour ces raisons, je choisis Pittsburgh en 6. »

À part le deuxième match de la série, on ne peut pas dire que Boston a dominé les matchs. Je crois qu'ils ont mieux joué que Pittsburgh, mais la grosse différence est la performance étincelante de la part de Tuukka Rask. Il a totalement mystifié les gros canons des Pens. Je crois aussi que le retour au jeu de Seidenberg et Ference a nettement aidé la défense des Bruins à contrer les attaquants vedettes de Pittsburgh. L'éclosion de Krug a également permis à Chara de se reposer à l'occasion lors des supériorités numériques. De plus, pratiquement tous les joueurs des Bruins jouent bien au même moment et ceci peut être déterminant en séries. À l'inverse, lors du dernier mois de la saison ainsi qu'en première ronde face aux Leafs, ils avaient quelques joueurs qui en arrachaient.

Du côté des Hawks, à la suite de l'adversité vécue face aux Wings, ils sont revenus où ils étaient depuis le début de cette saison écourtée. Kane et Toews ont fait la différence lors du dernier match, Bickell est la révélation des séries, Keith est un pilier et Crawford fait de l'excellent travail devant les buts. Même l'excellent Jonathan Quick, qui était le seul candidat au Conn Smythe après deux rondes, ne pouvait rien face aux puissants Blackhawks. L'équipe est tellement bien équilibrée et dirigée qu'elle a même réussi à remporter le quatrième match à Los Angeles sans Duncan Keith, suspendu pour son coup de bâton au visage de Jeff Carter.

À quoi s'attendre en finale? À ce point-ci et avec ces deux formations des plus puissantes et équilibrées, personne ne peut prédire avec certitude le résultat de cette finale puisque je ne crois pas qu'aucune de ces équipes n'ait de véritables faiblesses. Ceci est vrai devant le filet, à la défense, à l'attaque ainsi que derrière le banc. Par contre, à la suite de la performance des Bruins face aux Penguins, je leur donne la victoire. On dirait qu'on revoit les Bruins de 2011 après nous avoir battu en prolongation en première ronde. Je les crois encore plus dominants cette année puisqu'ils avaient remporté trois séries sur quatre en sept matchs. De plus, je crois qu'ils ont eu un parcours moins éprouvant que les Blackhawks avec deux séries de suite remportées en cinq et quatre matchs versus les victoires en sept et cinq matchs des Hawks. Pour ces raisons, je vais y aller avec Boston en 6.

Mais ne m'en tenez pas rigueur si je me trompe encore puisque nous avons droit à une finale opposant les deux meilleures équipes lors des présentes séries. Les deux formations n'ont pas atteint la finale par chance ou à la suite d'une performance magistrale d'un seul joueur. Tous les joueurs des deux équipes mettent l'épaule à la roue. Sur ce, bonne finale.



15:44 - Respect pour Claude Julien - RDS.CA
Respect pour Claude Julien

S'il faut en croire Pierre LeBrun d'ESPN, Claude Julien sera un des adjoints de Mike Babcock derrière le banc de l'équipe canadienne aux Jeux de Sotchi. Et il ne l'a certainement pas volé. Claude Julien est un des meilleurs entraîneurs dans la LNH. Il faudrait seulement le dire à Cam Neely.
 
Comme dirait mon collègue Benoît Brunet, on a l'impression que Julien est toujours à un but, une période, un match ou une défaite d'être congédié. On ne compte plus le nombre de fois où il avait un pied dans la porte.
 
Récemment, dans une entrevue avec Mitch Melnick de TSN Radio, le journaliste Jimmy Murphy d'ESPN à Boston a révélé que Cam Neely aurait congédié Claude Julien si les Bruins avaient perdu le match no 7 contre les Maple Leafs de Toronto.
 
En 2011, les mêmes rumeurs avaient circulé la veille du match no 7 entre les Bruins et le Canadien (match que les Bruins avaient gagné en prolongation en route vers la coupe Stanley ).

Toujours selon Murphy, Neely n'a jamais aimé le jeu trop défensif préconisé par Claude Julien. Cela remonte à la saison 2010-2011. Malheureusement pour lui, cette année-là, les Bruins ont remporté la coupe Stanley et les voilà de retour en finale deux ans plus tard. Il fallait voir son « air de b'uf » à la télévision vendredi soir alors que son équipe était en voie d'éliminer les Penguins.
 
Heureusement, Julien peut compter sur un allié au sein de l'organisation : le directeur général, Peter Chiarelli. Ce dernier aurait déjà dit que tant qu'il sera DG des Bruins, Claude Julien sera l'entraîneur. Jimmy Murphy a ajouté que Chiarelli aurait démissionné si Julien avait été congédié après une élimination face aux Leafs.
 
Neely a le droit de ne pas aimer le jeu défensif. Mais on pourrait lui rappeler ce que les Bruins ont accompli en finale de l'Est : ils ont éliminé les Penguins en quatre matchs, les ont blanchis deux fois et n'ont accordé que deux buts!
 
Et si j'étais le proprio des Bruins, Jeremy Jacobs, un « gratte-la-cenne » notoire, je dirais ceci à mon président : « Grâce au jeu défensif, mon équipe a joué neuf matchs à domicile en séries et va en jouer au moins deux autres en finale. Avec des revenus de 2 à 3 M$ par partie, on parle ici de près d'une trentaine de millions dans les coffres de l'équipe. 

Bettman et la loi en Arizona

Rien ne semble vouloir arrêter Gary Bettman pour garder les Coyotes à Phoenix, même pas les lois de l'Arizona, selon le quotidien Arizona Republic.

Après s'être entendu avec le groupe Renaissance Sports and Entertainment sur l'achat de l'équipe, Bettman a organisé une rencontre avec les membres du conseil municipal de Glendale, le 28 mai dernier. Le but de cette rencontre étant évidemment que les deux parties concluent un accord sur la gestion de l'amphithéâtre.  

Mais en Arizona on aime les choses transparentes. Il y a une loi, la « Open Meeting Law », qui dit que si quatre conseillers municipaux participent à la même réunion, celle-ci doit être publique.

Qu'est-ce que Gary Bettman a fait? Il a organisé quatre réunions d'une heure. D'abord avec le maire de Glendale à 9 h; le directeur général de la ville à 10 h; la mairesse suppléante et un conseiller municipal à 11 h et finalement, les trois autres conseillers ont été convoqués à midi.

Au terme de ces rencontres, personne n'a voulu commenter.

Le maire de Glendale s'est défendu d'avoir violé la loi en disant qu'il ne s'agissait pas d'une réunion au sens propre du terme. Il n'y avait pas d'ordre du jour ou de points précis à l'agenda. Il s'agissait simplement de « faire connaissance » avec les gens de RSE. Et le maire a ajouté au journal que de toute façon, il n'y aurait pas eu quorum pour tenir une assemblée publique. Pourtant, quelques heures plus tard, il y a eu assemblée ordinaire du conseil municipal, ouverte au public et diffusée à la télévision communautaire de Glendale. Personne de la LNH ou du groupe RSE n'était sur place.

Tous ne partagent pas l'avis du maire Jerry Weiers. Des groupes de pression, avocats et professeurs d'université estiment que l'esprit de la loi a été contourné. Surtout que Weiers s'est fait élire l'automne dernier en promettant plus de transparence.

On pourrait peut-être convoquer Gary Bettman devant la Commission Charbonneau...

L'Omnium de golf des États-Unis

C'est jeudi que débute l'Omnium de golf des États-Unis, au club de golf Merion en Pennsylvanie. Ernie Els sera en quête d'une 3e victoire à ce 2e tournoi majeur de la saison. Et pour le seconder, il a retenu les services d'un vétéran de 14 saisons dans la LNH : Dan Quinn, qui sera son caddie.

Quinn et Els se sont connus en Floride il y a quelques années et sont devenus de bons amis. Dan Quinn a joué pour huit équipes au cours de sa carrière et a connu sa meilleure saison en 1987-1988 en marquant 40 buts avec les Penguins de Pittsburgh. Il est aussi un excellent joueur de golf.

Il a remporté à cinq reprises la « Celebrity Golf Classic » présentée chaque année à Lake Tahoe.

Depuis 2010, il a travaillé à temps partiel avec Ernie Els et sera son caddie dans une dizaine de tournois cette année. Il a aussi fait équipe avec John Daly au US Open en 2000.

Certains se souviendront peut-être qu'il avait été accusé de viol en 1992 alors qu'il jouait pour les North Stars du Minnesota. Mario Lemieux avait aussi été mêlé à cette affaire. Les accusations avaient été abandonnées.    

Vous remarquerez aussi qu'il n'y aura pas de fanion au bout des tiges plantées dans les trous sur chaque vert, ce que les golfeurs appellent en bon français,  « le flag ».

À la place, il y aura de petits ballons de forme ovale, le symbole officiel du club de golf.

Si cela donne un cachet particulier au parcours, ces tiges compliquent aussi le jeu des golfeurs qui utilisent les drapeaux pour mesurer la direction et la force du vent.  Ce à quoi Rickey Fowler a répondu : « Je vais prendre les ballons comme cible. Si je vise le ballon, je ne devrais pas être loin du trou ».



04:22 - Le meilleur défi devient un test d'endurance - RDS.CA
Le meilleur défi devient un test d'endurance

Les dirigeants de la United States Golf Association le précisent chaque année : L'Omnium américain se veut le test de golf par excellence de la saison. Les conditions de jeu sont sévères, mais honnêtes et doivent récompenser les meilleurs coups.

Un tel scénario s'applique fort bien lorsque le parcours où est disputé l?évènement profite de conditions idéales. Or, ce n'est pas le cas cette semaine au Merion Golf Club non loin de Philadelphie. La pluie a encore une fois aujourd'hui obligé les responsables à fermer le terrain tant il y avait de l'eau. Les conditions ont rendu le terrain impraticable.

Si cela contrarie plusieurs joueurs qui n'ont pas eu le loisir d'y disputer quelques rondes au cours des dernières semaines en vue du deuxième majeur de la saison, cela inquiète davantage ceux qui ont préparé le Merion en vue de cette compétition.

On sait qu?à 6 996 verges, une normale 70, ce parcours exigera des joueurs beaucoup de précision. On comptait justement sur la fermeté des verts pour faire la différence. Seuls les coups parfaits seraient récompensés. Mais avec l'eau qu'on a reçue au cours des derniers jours, il est à parier que les meilleurs golfeurs de la planète devraient avoir beaucoup plus de facilité à inscrire des oiselets. Les verts seront plus qu'accueillants et avec de petits fers en main le défi ne sera certes pas aussi relevé qu'on le souhaitait.

Par contre, un terrain détrempé et des conditions météorologiques difficiles pourraient transformer l'Omnium en un test d'endurance. Un peu comme ce fut le cas en 2009, lorsque disputé par un temps misérable au très difficile parcours de Bethpage à New York. Tant et si bien qu'on avait complété le tournoi le lundi.

Et je me souviens avoir longuement discuté avec Mike Weir à Québec où était présenté le Skins Game Telus. Weir et tous ceux qui avaient survécu au déluge de New York en étaient sortis épuisés. Littéralement vidés.

Le mot patience est très souvent utilisé quand vient le temps de décrire la stratégie utilisée par les champions des tournois majeurs. Si la clé du succès au Merion était la précision il y a quelques jours à peine, il se pourrait fort bien que la patience soit l'ingrédient qui fera la différence au bout de quatre jours sur un terrain détrempé. On aura beau vanter la qualité des coups réussis par Johnny Miller lors de l'Omnium des États-Unis de 1973 à Oakmont (réputé comme l'un des parcours les plus difficiles, sinon le plus difficile aux É.-U.) lorsqu'il a inscrit le pointage record de 63, mais il reste qu'il avait disputé cette ronde sur un terrain qui curieusement ressemblait au Merion que l'on joue cette semaine.

Le site de l'Omnium cette année est pour le moment démuni. Les quelques barrières qu'on avait dressées pour tester les meilleurs golfeurs n'ont pas tenu. Bien sûr, l'herbe longue et l?étroitesse des allées seront certes des facteurs à considérer, mais cela semble bien peu quand on considère la qualité des joueurs inscrits.

Cela modifiera aussi la stratégie de plusieurs des golfeurs. La sagesse qui avait été la meilleure conseillère jusqu?à présent sera-t-elle oubliée à la faveur d'une offensive extrême ?

Reste que ça devrait donner un excellent spectacle. Ce n'est peut-être pas le but avoué de la United States Golf Association toujours à la recherche du défi ultime de golf. Mais en fin de compte c'est ce qui intéresse le plus les amateurs. C'est tout ce qui compte.



04:22 - Le test par excellence - RDS.CA
Le test par excellence

Les dirigeants de la United States Golf Association le précisent chaque année : L'Omnium américain se veut le test de golf par excellence de la saison. Les conditions de jeu sont sévères, mais honnêtes, et doivent récompenser les meilleurs coups.

Un tel scénario s'applique fort bien lorsque le parcours où est disputé l?évènement profite de conditions idéales. Or, ce n'est pas le cas cette semaine au Merion Golf Club non loin de Philadelphie. La pluie a encore une fois aujourd'hui obligé les responsables à fermer le terrain tant il y avait de l'eau. Les conditions ont rendu le terrain impraticable.

Si cela contrarie plusieurs joueurs qui n'ont pas eu le loisir d'y disputer quelques rondes au cours des dernières semaines en vue du deuxième majeur de la saison, cela inquiète davantage ceux qui ont préparé le Merion en vue de cette compétition.

On sait qu?à 6 996 verges, une normale 70, ce parcours exigera des joueurs beaucoup de précision. On comptait justement sur la fermeté des verts pour faire la différence. Seuls les coups parfaits seraient récompensés. Mais avec l'eau qu'on a reçue au cours des derniers jours, il est à parier que les meilleurs golfeurs de la planète devraient avoir beaucoup plus de facilité à inscrire des oiselets. Les verts seront plus qu'accueillants et avec de petits fers en main le défi ne sera certes pas aussi relevé qu'on le souhaitait.

Par contre, un terrain détrempé et des conditions météorologiques difficiles pourraient transformer l'Omnium en un test d'endurance. Un peu comme ce fut le cas en 2009, lorsque disputé par un temps misérable au très difficile parcours de Bethpage à New York, tant et si bien qu'on avait complété le tournoi le lundi.

Et je me souviens avoir longuement discuté avec Mike Weir à Québec où était présenté le Skins Game Telus. Weir et tous ceux qui avaient survécu au déluge de New York en étaient sortis épuisés. Littéralement vidés.

Le mot patience est très souvent utilisé quand vient le temps de décrire la stratégie utilisée par les champions des tournois majeurs. Si la clé du succès au Merion était la précision il y a quelques jours à peine, il se pourrait fort bien que la patience soit l'ingrédient qui fera la différence au bout de quatre jours sur un terrain détrempé. On aura beau vanter la qualité des coups réussis par Johnny Miller lors de l'Omnium des États-Unis de 1973 à Oakmont (réputé comme l'un des parcours les plus difficiles, sinon le plus difficile aux É.-U.) lorsqu'il a inscrit le pointage record de 63, mais il reste qu'il avait disputé cette ronde sur un terrain qui curieusement ressemblait au Merion que l'on joue cette semaine.

Le site de l'Omnium cette année est pour le moment démuni. Les quelques barrières qu'on avait dressées pour tester les meilleurs golfeurs n'ont pas tenu. Bien sûr, l'herbe longue et l?étroitesse des allées seront certes des facteurs à considérer, mais cela semble bien peu quand on considère la qualité des joueurs inscrits.

Cela modifiera aussi la stratégie de plusieurs des golfeurs. La sagesse qui avait été la meilleure conseillère jusqu?à présent sera-t-elle oubliée à la faveur d'une offensive extrême?

Reste que ça devrait donner un excellent spectacle. Ce n'est peut-être pas le but avoué de la United States Golf Association toujours à la recherche du défi suprême de golf, mais en fin de compte c'est ce qui intéresse le plus les amateurs. C'est tout ce qui compte.



03:45 - Boston en six - RDS.CA
Boston en six

J'espère sincèrement que la finale de la coupe Stanley sera plus intéressante que la série entre Boston et Pittsburgh. J'ai encore du mal à croire que les Penguins ont offert un si piètre spectacle. Et dire que tout le monde salivait avant cette série qui s'annonçait comme un choc de titans.

Les Bruins devraient avoir une vive opposition face aux Blackhawks de Chicago, les champions de la saison régulière, mais champion ou pas, je favorise Boston pour l'emporter en six parties.

Ce n'est pas ordinaire ce que les Bruins ont réalisé face aux Penguins. N'allouer que deux buts en quatre parties à une puissance comme les Penguins, ça relève presque du record.

Je suis tellement déçu de la façon avec laquelle les Penguins ont été dirigés que je pense que Dan Bylsma ne sera pas de retour à la barre de l'équipe la prochaine saison. Comme l'an dernier contre les Flyers, les Penguins ont essayé d'embarquer dans le jeu des Bruins et on voit les résultats. Je veux bien donner le crédit aux Bruins, mais il faut avouer que les Penguins ne se sont pas présentés, mais Bylsma n'a pas réussi à faire produire ses meilleurs joueurs. Il y a des façons de perdre des matchs et dans le cas des Penguins, ce n'était vraiment pas beau à voir.

Il a beau avoir conduit son équipe en demi-finale de la coupe Stanley, il payera la note pour les insuccès des siens.

Pour revenir à la finale, j'ai du mal à identifier quelles équipes sont avantagées dans les différentes catégories tellement les bons joueurs sont nombreux des deux côtés. Les gardiens se valent, les deux défensives sont bonnes et c'est la même chose pour l'offensive. Je suis très curieux de voir les stratégies qui seront préconisées par les deux entraîneurs d'expérience que sont Joel Quenneville et Claude Julien.

Je persiste à croire que les Bruins ont eu tellement peur de perdre la série contre les Maple Leafs, qu'ils cherchent par tous les moyens à éviter de se retrouver dans la même situation. L'équipe de Claude Julien est pratiquement invincible depuis cette septième partie face à Toronto et ce sont les Rangers et les Penguins qui en ont payé la note depuis.

Les Bruins constituent une équipe transformée depuis cette série de première ronde. Chacun connaît son rôle dans cette formation. Puis, il est plutôt rare qu'une équipe ait le même quatrième trio pendant une période de cinq ans comme chez les Bruins quoique que Gregory Campbell est blessé et qu'il ne reviendra pas au jeu cette année. Prenez l'exemple de Montréal où le quatrième trio change plusieurs fos dans la même saison. Cette stabilité fait surement en sorte que les Bruins sont plus solides maintenant.

J'ai comme l'impression que les impondérables vont faire la différence dans cette finale. Si un observateur parvenait avant la série à identifier comment se jouera ce duel, je crierais au génie. Moi, j'ai opté pour Boston parce que j'aime les Bruins et j'aime comment Claude Julien dirige ses hommes. Les Bruins sont une équipe robuste, mais disciplinée.

Le capitaine de Blackhawks Jonathan Toews devra sortir de sa léthargie. Patrick Kane, avant sa performance de trois buts lors du dernier match face aux Kings, n'allait pas très bien aussi alors que du côté des Bruins, les joueurs vont tous bien en général. Au moins, il y a Marian Hossa qui va bien et un certain Bryan Bickell qui ne cesse de marquer des buts. Il sera joueur autonome à la fin de la saison et je pense qu'il commence à faire saliver plusieurs clubs.

Les Bruins forment un club robuste, tout le monde le sait, mais je ne pense pas qu'ils chercheront à intimider les Blackhawks, qui sont aussi très physiques. Je ne m'attends pas à des folies d'un côté comme de l'autre, car l'enjeu est trop important. Les matchs sont serrés qu'il ne faudra pas sombrer dans l'indiscipline sans risquer d'en payer le prix. D'ailleurs, je me demande sérieusement si on ne marquera pas plus de buts au soccer d'ici deux ans que dans les matchs des séries au hockey. La LNH devra éventuellement réfléchir à toutes ces parties qui se terminent par des marques de 1-0 ou 2-1. Ce n'est pas ce que je qualifie de produit très vendeur.

Je pensais que le défenseur Zdeno Chara allait ralentir, mais ce n'est vraiment pas le cas. J'adore ce joueur format géant. À mes yeux, il est le défenseur de la LNH et je me demande encore une fois comment les Sénateurs d'Ottawa ont pu le laisser partir. Il est fidèle au poste année après année en plus d'être un très bon capitaine apprécié de ses coéquipiers. Mênme s'il ne laisse pas manger la laine sur le dos, il sait être discipliné. Jonathan Toews

Il faudra avoir le travail de Patrice Bergeon à l'oeil. Il aura la mission de contenir Jonathan Toews. Il a eu du succès contre Sidney Crosby lors du tour précédent, je ne vois pas la raison pour laquelle il ne pourrait pas en faire autant contre Toews. En plus, l'attaquant des Bruins marque des buts importants.

Tuukka Rask et Corey Crawford sont des valeurs égales. Quand on parle de ces deux formations, on oublie souvent de parler des gardiens, mais Crawford a fait le travail devant son filet et de plus en plus, son nom est avancé comme potentiel gardien pour l'équipe canadienne en vue des Jeux olympiques l'an prochain. Quant à Rask, plus personne ne parle de Tim Thomas à Boston depuis qu'il a mérité la place de gardien numéro un.

Bonne finale.

*propos recueillis par Robert Latendresse
 



lundi 10 juin 2013
21:52 - Le Mike Tyson des mi-lourds ? - RDS.CA
Le Mike Tyson des mi-lourds ?

Depuis le coup de poing parfait d'Adonis Stevenson samedi soir, c'est un peu comme si l'on vivait des moments parfaits l'un après l'autre.

J'ai déjà vu un film qui s'appelle The Perfect Storm et on dirait que nous avons assisté à The Perfect Punch. C'est vrai que le combat n'a pas duré longtemps, je vais paraphraser Mark Taffet, un dirigeant de HBO, pour résumer ce qui est arrivé. Sur le ring, il m'a dit : « Ce qui vient de frapper Chad Dawson, c'est un éclair venu directement du pontife. »

Je vous rappelle que ce n'est pas moi qui parle, mais ce représentant de HBO en extase me disait que le seul comparatif qu'il pouvait me donner était Mike Tyson ou pour être plus précis, le « Mike Tyson des mi-lourds ».

Quelques secondes après la victoire, j?étais sur le ring et je regardais pleurer Adonis, son entraîneur Jayvan Hill, Michael Buffer, Jim Lampley (HBO), Alexandra Croft (GYM), la coordonnatrice de réalisation et Max Kellerman - l'animateur ému de HBO - est descendu sur ses genoux pour continuer son entrevue?

Je me disais que c?était trop beau pour être vrai comme scène.

Jim Lampley rappelait avec tellement de justesse que la télévision ne sert pas seulement à diffuser des choses spectaculaires, mais aussi pour faire vivre des émotions. Je peux vous assurer que les 6336 spectateurs présents ont justement vécu des sensations intenses. Même si le combat n'a duré que 76 secondes, les émotions ont duré très longtemps. Après le gala, les gens me parlaient dans la rue à quel point c?était fort comme sentiment. Ils disaient que les 76 secondes valaient n'importe quel combat qu'ils avaient vu.

Après le combat, Mark Taffett ne me lâchait plus sur le ring, il répétait que GYM et HBO venaient de frapper le gros lot. Après la conférence de presse, j'avais déjà un message de leur part et j'ai finalement rencontré deux dirigeants de HBO à deux heures du matin dans un restaurant.

Dimanche soir, le président de HBO m'a même appelé pour être certain qu'une rencontre ait lieu cette semaine en insistant sur tout ce que son réseau pouvait accomplir pour Adonis.

Le superbe parcours s'est poursuivi lundi matin quand nous avons fait une tournée médiatique. Quand nous sommes venus pour traverser la rue René-Lévesque, un camionneur a fait retentir son klaxon et il a baissé sa vitre en criant : « Tabar?, c'est le champion ! ».

Tout de suite après, une voiture de police s'est arrêtée après pour le féliciter. C'est simple, nous n?étions pas capables de traverser la rue. Tout le monde voulait le voir. Depuis sa victoire, on reçoit des demandes d'entrevues de partout ! C'est normal de recevoir celles des médias traditionnels, mais on reçoit pratiquement autant de demandes de médias anglophones.

Quand j'ai rencontré Adonis avant sa première entrevue, il m'a serré dans ses bras en me disant : « Yvon, peux-tu imaginer que je suis le champion du monde ? » C'est vraiment spécial quand on songe à son histoire puisqu'il a pris les moyens pour se sortir d'une vie difficile.

C'est fascinant aussi de constater l'impact positif de sa préparation. Adonis peut te raconter toutes les 76 secondes en détail. Ce n?était pas une gauche lancée à cet endroit par hasard, ce coup avait été pratiquement à répétition à l'entraînement. Il peut également te décortiquer comment il a réfléchi durant le combat avec les feintes effectuées, la gauche lancée par-dessus préalablement pour voir sa réaction?

Dans la vie, quand on traverse des malheurs, on essaie de ne pas trop se laisser abattre et on tente de ne pas trop s'emporter dans les grands bonheurs. Mais je t'avoue que c'est très difficile avec tous les témoignages que nous recevons.

À ce sujet, Adonis me montrait son téléphone parce qu'il n'est plus capable de fournir. Il a répondu à environ 500 courriels et il n'avait pas encore lu 1400 courriels sans compter des centaines de messages texte.

Bref, c'est bien au-delà de ce que nous aurions pu imaginer comme meilleur scénario parce qu'on pense toujours au meilleur et au pire dénouement quand on organise un gala.

Malgré son âge, Stevenson n'est pas usé

Avant d'anéantir Dawson, on parlait souvent du fait que le temps pressait pour Adonis à 35 ans. Par contre, son plus avantage s'avère de ne pas être usé par les rigoureux efforts de la boxe professionnelle. Normalement, une carrière de boxe est surtout basée sur un nombre d'années que l?âge d'un athlète.

Pour une carrière qui fonctionne bien à l'international, on parle souvent autour de 10 à 12 ans ce qui explique que certains athlètes sont épuisés quand ils franchissent la trentaine en raison d'un succès hâtif. Dans son cas, Adonis a commencé ce mode de vie à 29 ans.

Ensuite, les amateurs sont souvent en extase devant des jeunes de 21-22 ans qui deviennent des champions du monde (Matthew Hilton, Fernando Vargas, Juan Diaz), mais combien parmi eux ne peuvent tenir le rythme à 28-29 ans car ils n'ont pas été en mesure de gérer leur nouvelle notoriété, l'argent ou les nouvelles relations. Ça reste à prouver, mais je sens une maturité et une sagesse chez Adonis à 35 ans pour composer avec cela.

Mais ce n'est pas tout, son entraîneur me disait même qu'il existe encore un bon pourcentage d'amélioration possible dans son cas. Il y avait un monde de différence dans son exécution au niveau de son jeu de pieds et sa vitesse d'explosion quand il a frappé Dawson comparativement à sa victoire aux dépens d'Aaron Pryor Jr. C'est après ce triomphe qu'il a souhaité affronter Lucian Bute.

Quand il est arrivé à Montréal avec son poulain, l'entraîneur d'Adonis m'avait dit que je serais impressionné par sa progression. Je lui avais répondu que ça serait difficile parce que j'avais tellement d'attentes, mais il a réussi à sa mission.

Un support vraiment apprécié

Inévitablement, les amateurs de boxe se demandent où situer ce K.-O. parmi ceux accomplis dans l'histoire récente de la boxe québécoise. Bien sûr, je ne veux rien enlever à Adonis, mais je place son K.-O. juste une petite coche sous celui d?Éric Lucas contre Glenn Catley à mes yeux. Il faut penser que je connais Éric depuis qu'il avait 11-12 ans et je me suis dirigé en boxe professionnelle en raison de Stéphane Ouellet et lui.

InterBox est arrivé, Éric est allé chercher le championnat du monde alors que personne ne le voyait venir. J'ai vécu des émotions incroyables à ce moment et c?était comparable samedi soir.

Cette victoire de Lucas a aussi changé la face de l'industrie de la boxe et celle de Stevenson a le potentiel pour le faire. Éric a propulsé la boxe québécoise à un autre niveau et Adonis pourrait le faire.

Bien sûr, le scénario aurait été complètement différent si Adonis s?était incliné. Je n'ai pas caché que nous avions risqué beaucoup sur ce combat, mais on avait réfléchi aux risques d'une défaite.

Un écrivain français, Nicolas Boileau, a déjà dit : « Sur le métier, 20 fois vous remettrez votre ouvrage ». Bref, ça veut dire qu'il aurait fallu qu'on recommence en quelque sorte. Même si on a confiance aux (David) Lemieux, (Eleider) Alvarez et (Kevin) Bizier. On a aussi mis (Artur) Beterbiev sous contrat ce qu'on n'aurait pas fait cela si on avait cru que l'entreprise fermerait ses portes en cas de défaite d'Adonis. On aurait recommencé, mais en traversant des périodes difficiles avant de refaire surface avec un autre champion du monde.

Il faut rappeler qu'on a vécu deux années sans champion et on vient de traverser une année particulièrement éprouvante avec annulation par-dessus annulation et blessure par-dessus blessure (Lemieux, Pascal, Adonis). Ce fut une année pénible, mais on se serait retroussé les manches et nous aurions continué. Tout de même, on aurait vécu une période plus sombre et plus difficile.

En terminant, je voulais dire que j'ai ressenti quelque chose de très spécial pour la première fois. On sentait que tout le monde était derrière Adonis et nous. Bien sûr, c'est normal quand on pense aux gens de notre entourage et nos partenaires, mais toute la communauté voulait qu'on réussisse et qu'Adonis l'emporte.

Je n'avais jamais senti une mobilité commune comme celle-ci soit pour continuer de promouvoir la boxe de haut ou s'assurer de la santé de GYM. C?était la première fois que j'ai ressentais autant de support autour de nous. En fait, c'est devenu un baume qui nous aidait à avoir plus d?énergie même si c?était difficile de faire tout ce qu'il fallait pour que ce soit un succès.

Je peux vous dire que les 6000 personnes présentes nous ont donné énormément. Ils ont réagi comme une foule de 20 000 personnes donc chapeau à tout le monde pour ça. C'est comme si la communauté de la boxe s?était mobilisée dans un même but et c'est extraordinaire !

*Propos recueillis par Éric Leblanc.



21:52 - Le Mike Tyson des mi-lourds? - RDS.CA
Le Mike Tyson des mi-lourds?

Depuis le coup de poing parfait d'Adonis Stevenson samedi soir, c'est un peu comme si l'on vivait des moments parfaits l'un après l'autre.

J'ai déjà vu un film qui s'appelle The Perfect Storm et on dirait que nous avons assisté à The Perfect Punch. C'est vrai que le combat n'a pas duré longtemps, je vais paraphraser Mark Taffet, un dirigeant de HBO, pour résumer ce qui est arrivé. Sur le ring, il m'a dit : « Ce qui vient de frapper Chad Dawson, c'est un éclair venu directement du pontife. »

Je vous rappelle que ce n'est pas moi qui parle, mais ce représentant de HBO en extase me disait que le seul comparatif qu'il pouvait me donner était Mike Tyson ou pour être plus précis, le « Mike Tyson des mi-lourds ».

Quelques secondes après la victoire, j?étais sur le ring et je regardais pleurer Adonis, son entraîneur Jayvan Hill, Michael Buffer, Jim Lampley (HBO), Alexandra Croft (GYM), la coordonnatrice de réalisation et Max Kellerman - l'animateur ému de HBO - est descendu sur ses genoux pour continuer son entrevue?

Je me disais que c?était trop beau pour être vrai comme scène.

Jim Lampley rappelait avec tellement de justesse que la télévision ne sert pas seulement à diffuser des choses spectaculaires, mais aussi pour faire vivre des émotions. Je peux vous assurer que les 6336 spectateurs présents ont justement vécu des sensations intenses. Même si le combat n'a duré que 76 secondes, les émotions ont duré très longtemps. Après le gala, les gens me parlaient dans la rue à quel point c?était fort comme sentiment. Ils disaient que les 76 secondes valaient n'importe quel combat qu'ils avaient vu.

Après le combat, Mark Taffett ne me lâchait plus sur le ring, il répétait que GYM et HBO venaient de frapper le gros lot. Après la conférence de presse, j'avais déjà un message de leur part et j'ai finalement rencontré deux dirigeants de HBO à deux heures du matin dans un restaurant.

Dimanche soir, le président de HBO m'a même appelé pour être certain qu'une rencontre ait lieu cette semaine en insistant sur tout ce que son réseau pouvait accomplir pour Adonis.

Le superbe parcours s'est poursuivi lundi matin quand nous avons fait une tournée médiatique. Quand nous sommes venus pour traverser la rue René-Lévesque, un camionneur a fait retentir son klaxon et il a baissé sa vitre en criant : « Tabar?, c'est le champion ! ».

Tout de suite après, une voiture de police s'est arrêtée après pour le féliciter. C'est simple, nous n?étions pas capables de traverser la rue. Tout le monde voulait le voir. Depuis sa victoire, on reçoit des demandes d'entrevues de partout ! C'est normal de recevoir celles des médias traditionnels, mais on reçoit pratiquement autant de demandes de médias anglophones.

Quand j'ai rencontré Adonis avant sa première entrevue, il m'a serré dans ses bras en me disant : « Yvon, peux-tu imaginer que je suis le champion du monde ? » C'est vraiment spécial quand on songe à son histoire puisqu'il a pris les moyens pour se sortir d'une vie difficile.

C'est fascinant aussi de constater l'impact positif de sa préparation. Adonis peut te raconter toutes les 76 secondes en détail. Ce n?était pas une gauche lancée à cet endroit par hasard, ce coup avait été pratiquement à répétition à l'entraînement. Il peut également te décortiquer comment il a réfléchi durant le combat avec les feintes effectuées, la gauche lancée par-dessus préalablement pour voir sa réaction?

Dans la vie, quand on traverse des malheurs, on essaie de ne pas trop se laisser abattre et on tente de ne pas trop s'emporter dans les grands bonheurs. Mais je t'avoue que c'est très difficile avec tous les témoignages que nous recevons.

À ce sujet, Adonis me montrait son téléphone parce qu'il n'est plus capable de fournir. Il a répondu à environ 500 courriels et il n'avait pas encore lu 1400 courriels sans compter des centaines de messages texte.

Bref, c'est bien au-delà de ce que nous aurions pu imaginer comme meilleur scénario parce qu'on pense toujours au meilleur et au pire dénouement quand on organise un gala.

Malgré son âge, Stevenson n'est pas usé

Avant d'anéantir Dawson, on parlait souvent du fait que le temps pressait pour Adonis à 35 ans. Par contre, son plus avantage s'avère de ne pas être usé par les rigoureux efforts de la boxe professionnelle. Normalement, une carrière de boxe est surtout basée sur un nombre d'années que l?âge d'un athlète.

Pour une carrière qui fonctionne bien à l'international, on parle souvent autour de 10 à 12 ans ce qui explique que certains athlètes sont épuisés quand ils franchissent la trentaine en raison d'un succès hâtif. Dans son cas, Adonis a commencé ce mode de vie à 29 ans.

Ensuite, les amateurs sont souvent en extase devant des jeunes de 21-22 ans qui deviennent des champions du monde (Matthew Hilton, Fernando Vargas, Juan Diaz), mais combien parmi eux ne peuvent tenir le rythme à 28-29 ans car ils n'ont pas été en mesure de gérer leur nouvelle notoriété, l'argent ou les nouvelles relations. Ça reste à prouver, mais je sens une maturité et une sagesse chez Adonis à 35 ans pour composer avec cela.

Mais ce n'est pas tout, son entraîneur me disait même qu'il existe encore un bon pourcentage d'amélioration possible dans son cas. Il y avait un monde de différence dans son exécution au niveau de son jeu de pieds et sa vitesse d'explosion quand il a frappé Dawson comparativement à sa victoire aux dépens d'Aaron Pryor Jr. C'est après ce triomphe qu'il a souhaité affronter Lucian Bute.

Quand il est arrivé à Montréal avec son poulain, l'entraîneur d'Adonis m'avait dit que je serais impressionné par sa progression. Je lui avais répondu que ça serait difficile parce que j'avais tellement d'attentes, mais il a réussi à sa mission.

Un support vraiment apprécié

Inévitablement, les amateurs de boxe se demandent où situer ce K.-O. parmi ceux accomplis dans l'histoire récente de la boxe québécoise. Bien sûr, je ne veux rien enlever à Adonis, mais je place son K.-O. juste une petite coche sous celui d?Éric Lucas contre Glenn Catley à mes yeux. Il faut penser que je connais Éric depuis qu'il avait 11-12 ans et je me suis dirigé en boxe professionnelle en raison de Stéphane Ouellet et lui.

InterBox est arrivé, Éric est allé chercher le championnat du monde alors que personne ne le voyait venir. J'ai vécu des émotions incroyables à ce moment et c?était comparable samedi soir.

Cette victoire de Lucas a aussi changé la face de l'industrie de la boxe et celle de Stevenson a le potentiel pour le faire. Éric a propulsé la boxe québécoise à un autre niveau et Adonis pourrait le faire.

Bien sûr, le scénario aurait été complètement différent si Adonis s?était incliné. Je n'ai pas caché que nous avions risqué beaucoup sur ce combat, mais on avait réfléchi aux risques d'une défaite.

Un écrivain français, Nicolas Boileau, a déjà dit : « Sur le métier, 20 fois vous remettrez votre ouvrage ». Bref, ça veut dire qu'il aurait fallu qu'on recommence en quelque sorte. Même si on a confiance aux (David) Lemieux, (Eleider) Alvarez et (Kevin) Bizier. On a aussi mis (Artur) Beterbiev sous contrat ce qu'on n'aurait pas fait cela si on avait cru que l'entreprise fermerait ses portes en cas de défaite d'Adonis. On aurait recommencé, mais en traversant des périodes difficiles avant de refaire surface avec un autre champion du monde.

Il faut rappeler qu'on a vécu deux années sans champion et on vient de traverser une année particulièrement éprouvante avec annulation par-dessus annulation et blessure par-dessus blessure (Lemieux, Pascal, Adonis). Ce fut une année pénible, mais on se serait retroussé les manches et nous aurions continué. Tout de même, on aurait vécu une période plus sombre et plus difficile.

En terminant, je voulais dire que j'ai ressenti quelque chose de très spécial pour la première fois. On sentait que tout le monde était derrière Adonis et nous. Bien sûr, c'est normal quand on pense aux gens de notre entourage et nos partenaires, mais toute la communauté voulait qu'on réussisse et qu'Adonis l'emporte.

Je n'avais jamais senti une mobilité commune comme celle-ci soit pour continuer de promouvoir la boxe de haut ou s'assurer de la santé de GYM. C?était la première fois que j'ai ressentais autant de support autour de nous. En fait, c'est devenu un baume qui nous aidait à avoir plus d?énergie même si c?était difficile de faire tout ce qu'il fallait pour que ce soit un succès.

Je peux vous dire que les 6000 personnes présentes nous ont donné énormément. Ils ont réagi comme une foule de 20 000 personnes donc chapeau à tout le monde pour ça. C'est comme si la communauté de la boxe s?était mobilisée dans un même but et c'est extraordinaire !

*Propos recueillis par Éric Leblanc.



19:28 - Une première pour Harris English - RDS.CA

Harris English, ça vous dit quelque chose? Mis à part ceux et celles qui suivent de très près les activités du golf professionnel, peu de gens le connaissaient avant qu'il ne remporte la Classique FedEx St. Jude, hier, à Memphis, au Tennessee.

Âgé de seulement 23 ans, l'athlète de la Géorgie en est à une deuxième saison sur le circuit PGA Tour. Issu de l?école de qualification en 2011, il en a impressionné plus d'un en terminant sa première année au 79e rang des boursiers avec des gains de 1 186 000 dollars. De plus, il a réussi à se qualifier

pour les rondes finales à 22 reprises en 27 tournois, démontrant dès le départ une très belle régularité. Avant de remporter sa première victoire en carrière, il occupait le 72e rang du classement de la Coupe FedEx et avait déjà accumulé des gains de 767 325 dollars. Si on ajoute sa bourse d'hier, ses gains pour la saison en cours sont maintenant de 1,8 million et il a grimpé au 13e échelon du classement général. Ce triomphe lui permet aussi de se retrouver parmi le top-100 au monde pour la première fois. Il est passé de la 139e position à la 84e, un bond prodigieux de 55 places. 

À la lumière de ce qu'on a vu au cours de la fin de semaine, nul doute qu'il va continuer sa progression et qu'il fera bientôt partie de l?élite mondiale. On dit souvent cela d'un joueur qui connaît un succès instantané, mais dans ce cas-ci, j'en suis vraiment persuadé, car English possède un élan des plus solides, qu'il exécute avec un calme désarmant. Jamais il ne panique et  son  rythme lui permet de conserver un équilibre parfait à chacun de ses élans, peu importe le bâton qu'il a en mains. De plus, il a déjà démontré qu'il contrôle très bien toutes les facettes du petit jeu, ce qui fait de lui un candidat logique aux grands honneurs chaque fois qu'il s'inscrit à une compétition. Je vous le répète, on n'a pas fini d'entendre parler de Harris English.

Mickelson en bonne forme

À la veille du 2e tournoi majeur de la saison, beaucoup d'amateurs se réjouissent de voir Phil Mickelson en super forme. Le grand gaucher a joué du golf solide à Memphis, multipliant les bons coups de fers tout au long du week-end. N'eût été du brio de Harris English, qui a inscrit pas moins de quatre oiselets sur le 2e neuf lors de la ronde finale, Mickelson  aurait très bien pu remporter le tournoi. Reste à voir s'il pourra en faire autant sur les allées étroites du parcours Merion cette semaine. Il évoluera en compagnie de Steve Stricker et de Keegan Bradley lors des deux premières rondes. Rappelons que Mickelson n'a jamais remporté l'Omnium des États-Unis, mais qu'il a fini deuxième à cinq reprises'comme dirait l'autre, il est plus que dû.

Il y a un autre joueur qui impressionne drôlement depuis le dernier mois : Scott Stallings. À ses trois dernières sorties, il a terminé 4e à l'Invitation Crowne Plaza, 4e au tournoi Memorial et 2e à la classique FedEx St. Jude. Pour Stallings, c'est soit très bon, soit très ordinaire. En 17 tournois cette année, il a raté la coupure à neuf reprises. Cependant, dans les huit autres, il démontre une fiche des plus intéressantes avec trois 4es places et une 2e. Il a accumulé des gains de 1 474 501 dollars au passage et occupe la 24e position à la coupe FedEx. Il semblait voguer allègrement vers un 3e gain en carrière, hier, lors de la ronde finale jusqu?à ce qu'un double boguey vienne mettre fin à ses espoirs au 15e trou. Tout comme Mickelson, il a finalement terminé à deux coups du champion.

Le grand perdant de cette ronde finale demeure toutefois Shawn Stefani, meneur après la 3e ronde malgré un quadruple boguey sur une normale trois de 152 verges. Le solide gaillard n'a pu faire mieux qu'un désastreux 76 dimanche lors d'une ronde  ponctuée de cinq bogueys et d'un double boguey. Il semblait pourtant en pleine possession de ses moyens lors des trois premiers jours. Stefani n'est pas le premier joueur à s?écrouler lors d'une finale et sûrement pas le dernier. C'est justement lorsque la tension monte d'un cran que l'on peut vraiment tester la qualité de sa technique et du contrôle de ses émotions. Il a peut-être mal dormi la veille, car il était tout simplement méconnaissable lors de la ronde ultime. Cette expérience devrait lui servir d'avertissement. Je suis convaincu qu'il va étudier cette dernière ronde en compagnie de son entraîneur et qu'il va tenter d'apporter certains ajustements afin de mieux résister lors de la prochaine occasion. Stefani a de la puissance à revendre, mais son élan arrière en laisse plus d'un perplexe. Comme quoi il faut parfois faire un pas à reculons pour mieux avancer? une histoire à suivre.

Place à l'Omnium des États-Unis

On dit qu'il s'agit du test suprême au golf  et avec raison. Les conditions de jeu lors de ce championnat majeur sont de loin les plus difficiles que les joueurs rencontrent lors de la saison. L?étroitesse des allées, la longueur de l'herbe et la dureté des verts ne laissent aucune place à l'erreur. En fait, on récompense énormément les bons coups et on pénalise à l'extrême les mauvais. C'est lors de ce championnat que les joueurs redécouvrent la valeur d'une normale. Les occasions de sauvetage seront nombreuses et ceux qui possèdent un petit jeu adéquat seront nettement avantagés. Lors du US Open, on cherche à couronner le joueur qui possède tous les atouts : élan solide, précision sur les coups de fers, touche exceptionnelle sur et autour des verts, patience et force de caractère. Après 72 trous, les joueurs sont vidés, physiquement et mentalement'vraiment le test suprême, surtout pour ceux qui seront toujours dans la lutte avec neuf trous à jouer. Je vous reviendrai avec l'analyse du parcours et des principales forces en présence, ainsi qu'avec quelques prédictions.



12:40 - Masters: Nadal et les Bryan qualifiés - ORANGE.FR

Avec 7000 points accumulés depuis le début de l'année, Rafael Nadal, vainqueur dimanche de son huitième Roland-Garros, est assuré de disputer le Masters, qui réunit en fin de saison les huit meilleurs joueurs du circuit ATP. Une véritable performance puisque l'Espagnol, blessé pendant sept mois, n'a pas disputé le premier tournoi du Grand Chelem de la saison, l'Open d'Australie. En double, les frères Bryan sont également déjà qualifiés pour le Masters, pour la douzième année consécutive. Les jumeaux américains ont déjà gagné sept titres en 2013, dont l'Open d'Australie et Roland-Garros.



dimanche 09 juin 2013
16:56 - Double (D): Makarova et Vesnina titrées - ORANGE.FR

La paire russe Ekaterina Makarova-Elena Vesnina a remporté dimanche le tournoi de double dames de Roland-Garros en battant en finale les tenantes du titre, les Italiennes Sara Errani et Roberta Vinci, en deux sets (7-5, 6-2).

Les Russes, jamais sacrées jusque-là dans un tournoi du Grand Chelem, ont ainsi pris leur revanche sur les têtes de série n°1 qui les avaient éliminées il y a un an en quarts de finale et cette année en demies de l'Open d'Australie.






























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