mercredi 19 juin 2013 | 16:32 - À Pittsburgh, pas de niaisage - RDS.CA
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J'avoue avoir été impressionné par la réaction
des Penguins de Pittsburgh après leur rapide et
incompréhensible élimination en quatre matchs
contre une équipe qu'ils avaient pourtant devancée
par la marge confortable de dix points au
classement. Huit victoires de plus que les Bruins
dans une saison écourtée de quelques mois, ce
n'était quand même pas rien.
La majorité des experts avaient anticipé une
finale de la coupe Stanley entre les Penguins et
les Blackhawks de Chicago. Avec deux des meilleurs
attaquants de la planète dans leur formation, avec
un finaliste au trophée Norris et un gardien qui
avait déjà aidé son équipe à mériter une coupe et
avec, de surcroît, une addition de dernière minute
assurée de trouver sa niche au Panthéon du hockey
en Jarome Iginla, il s'en était trouvé plusieurs
pour leur prédire la Coupe avant le tout premier
match des séries.
Leur déroute inattendue a semé la désolation dans
la ville. On a exigé le renvoi de l'entraîneur Dan
Bylsma. On était convaincu que Marc-André Fleury
avait disputé son dernier match dans cet uniforme.
Certains prédisaient même que Kristopher Letang
poursuivrait sa carrière ailleurs.
Or, l'organisation des Penguins a démontré assez
clairement pourquoi elle forme une puissance dans
la Ligue nationale. On ne bâtit pas une formation
championne en posant des gestes irréfléchis sous
le coup de la frustration. On planifie à long
terme, parfois même à très court terme quand la
situation le suggère, mais on ne bousille pas tout
quand ça ne fonctionne pas comme prévu.
Bien sûr, Bylsma avait la responsabilité de faire
produire une bande de joueurs très talentueux. Sur
ce plan, il a échoué. Néanmoins, on ne cède pas à
la pression publique et à celle des médias en
limogeant un entraîneur qui a été abandonné par
son gardien. L'affaissement de Fleury a forcé les
Penguins à se battre pour une quatrième
coupe Stanley avec un gardien numéro deux. Après
tout, Tomas Vokoun avait joint les Penguins dans
la peau d'une police d'assurance, pas dans celle
d'un gagnant potentiel au trophée Conn Smythe.
Shero a tenu compte de deux autres facteurs.
D'abord, Bylsma s'est assez bien tiré d'affaire
depuis qu'il est là. Puis, s'il l'avait remercié,
il aurait pu se retrouver assez rapidement chez
les Rangers. Or, à l'intérieur de sa division, on
ne voulait pas avoir à se mesurer à un entraîneur
connaissant fort bien les forces et les faiblesses
des Penguins. D'où la prolongation de contrat de
deux ans qu'on lui a accordée.
Du même coup, on a envoyé le message aux joueurs
qu'on ne baissait pas les bras en accordant un
très long contrat à Evgeni Malkin, une entente qui
l'assure de terminer sa carrière à Pittsburgh, et
en assurant le retour de Fleury, un athlète
populaire auprès de ses coéquipiers. Pour
reprendre une expression popularisée par Michel
Therrien : « Pas de niaisage à
Pittsburgh ».
Néanmoins, la décision concernant Fleury comporte
un certain risque. Ce n'est pas la première fois
qu'il éprouve de la difficulté à garder le fort
sous pression. Ce qui s'est passé dans les séries
ne sera pas facile à oublier pour lui. Il sera
montré du doigt comme un gardien qui flanche dans
les grands moments. Ça fait quand même trois
printemps de suite que son équipe pique du nez. Il
n'y a pas si longtemps, on parlait de lui comme un
des gardiens de confiance en vue des prochains
Jeux olympiques. On peut oublier cela. Pour
défendre les honneurs du pays, il ne faut pas
créer des doutes aussi sérieux autour de soi.
On va aussi se dire les vraies choses. Fleury ne
restera pas avec les Penguins uniquement parce
qu'il est un gars aimé. Échanger un gardien qui
s'écroule dans les moments importants et qui
empochera 5,7 millions $ au cours de chacune des
deux prochaines saisons aurait été une mission
impossible.
Quant à Letang, oubliez toutes les rumeurs à son
sujet. C'est un défenseur de grande valeur que les
Penguins ne laisseront jamais partir. Dans une ère
où les défenseurs de son statut sont une monnaie
rare, on ne se départit pas d'un arrière capable
de gagner le trophée Norris. Demandez-vous un
instant ce que les Sénateurs d'Ottawa auraient pu
accomplir s'ils n'avaient pas laissé partir Zdeno
Chara pour une question d'argent.
Les récentes décisions du personnel hockey des
Penguins ont reçu l'approbation de Mario Lemieux,
soyez-en sûrs. Pourquoi Lemieux et ses partenaires
actionnaires auraient-ils couru le risque
d'affaiblir une machine qui se retrouvera encore
au plus fort de la course l'an prochain?
Par ailleurs, compte tenu des gestes déterminants
qu'il vient de poser, Shero tend à démontrer
pourquoi il est considéré comme le meilleur
directeur général du circuit et ce, même si les
deux autres finalistes à ce titre étaient tout
aussi méritants. Au Québec, on croit évidemment
que Marc Bergevin aurait dû l'emporter. C'est de
bonne guerre.
Bergevin, qui semble un peu
bâti dans le même moule que Shero, dans le sens où
il ne donne pas l'impression de céder à la panique
quand tout le monde se charge de lui faire des
recommandations, sera reconnu à sa juste valeur un
jour. Laissons-lui le temps d'arriver.
Le Canadien a fait un bond prodigieux au
classement cette saison. Faudra voir d'abord s'il
s'agit d'un coup d'épée dans l'eau.
Le temps de passer aux choses
sérieuses
Bergevin est calme et semble vouloir prendre son
temps dans la reconstruction du Canadien.
Cependant, pour continuer à aller de l'avant, il
aura besoin de poser des gestes d'importance dès
le 5 juillet prochain. C'est à ce moment qu'on
saura s'il est dans la même ligue que les
meilleurs décideurs du circuit.
Récemment, il a accordé un contrat de deux ans à
un défenseur, Davis Drewiske, qui n'était pas
assez fiable pour aider l'équipe durant la série
contre Ottawa. Avec les jeunes qui poussent à la
ligne bleue, une entente de deux ans est difficile
à comprendre. Un an, peut-être, mais deux?
Cependant, avec la chute du plafond salarial et
avec la possibilité d'embaucher un ou deux joueurs
autonomes coûteux, j'imagine qu'il faut d'abord
s'assurer de compter dans la formation quelques
joueurs touchant un salaire sous la barre du
million.
Les propos de Melanson
J'étais à l'extérieur du pays quand Roland
Melanson a émis un constat sévère sur la
dégradation qu'il a notée dans le jeu de Carey
Price. C'était franc et direct, comme l'ont
souvent été les commentaires de l'ex-entraîneur
des gardiens du Canadien dans le passé.
Ça m'étonne qu'il soit allé aussi loin dans ses
remarques, cependant. Il y avait probablement une
bonne part de vérité dans ce qu'il a dit, mais
pour un homme qui ambitionne visiblement de
reprendre sa place au sein de l'organisation,
toute vérité n'était pas bonne à dire.
Autre point. En affirmant que Price est tout
croche devant son filet, il a frappé sur un
collègue déjà par terre. Ce ne sont pas des
commentaires qui vont aider Pierre Groulx à se
dénicher un emploi.
Quant à Bergevin, comment pourrait-il envoyer
Melanson dans les pattes de Price dans les
circonstances? Comment pourrait-il imposer à son
gardien un coach qui vient de le juger aussi
sévèrement?
Mais peut-être aussi que cette situation n'a pas
la moindre importance pour Bergevin, qu'on
soupçonne d'avoir déjà trouvé son homme.
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| 15:19 - Impressionnants Bruins - RDS.CA
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Quelle performance des Bruins de Boston depuis le
début de cette finale!
À l'exception de la première période du deuxième
match, les Bruins jouent vraiment comme les
éventuels champions de la coupe Stanley depuis
leur victoire en prolongation face aux Maple Leafs
de Toronto. Ils ont facilement disposé des Rangers
et des Penguins comme si cette remontée lors du
septième match de la première ronde leur avait
littéralement donné une dose de confiance
inébranlable. Boston est en train de
nous prouver que, malgré une saison en dents de
scie, ils sont définitivement la meilleure équipe
de la division Nord-Est et possiblement de
l'Association Est.
Le timing des performances y est pour
beaucoup aussi. Il est primordial de connaître une
saison complète comme Pittsburgh l'a fait, mais
c'est encore plus important d'atteindre l'apogée
des performances au bon moment. C'est exactement
ce que les Bruins sont en train de faire, car
chacun des joueurs jouent bien au même moment.
Tel que mentionné plus haut, Boston a connu sa
part de ratés au cours de la saison. Malgré de
bonnes statistiques, Tuukka Rask pouvait être
chancelant par moment (dont quelques-uns face au
CH), Milan Lucic a dormi pratiquement toute la
saison et en tant qu'équipe, les Bruins se
cherchaient.
Par contre, depuis que Claude Julien a pris la
décision de punir Lucic en le rayant de la
formation pour un match, le gros ailier est de
retour à sa dominance connue. Son trio avec David
Krejci et Nathan Horton a été excellent, pour ne
pas dire dominant, depuis le début des séries.
Rask est le meilleur gardien des séries, bien que
suivi de très près par Corey Crawford, et Zdeno
Chara nous démontre encore une fois pourquoi il
est l'un des meilleurs défenseurs de la LNH. Après
avoir muselé les canons des Penguins, il fait le
même coup aux Toews, Kane, Hossa et compagnie. Sa
grande forme physique lui permet de jouer ces
longues minutes sans affecter la qualité de son
jeu.
La perte de Gregory Campbell a définitivement
affecté l'efficacité du quatrième trio, mais
Julien a eu la main heureuse en réunissant Daniel
Paille, Chris Kelly et Tyler Seguin. Ces trois
joueurs jouent leur rôle à merveille depuis le
début de cette finale et, en prime, ils marquent
des buts importants.
En défensive, les Bruins n'ont pas de grand
talent offensif à la Subban, Karlsson ou Letang,
mais combien sont-ils efficaces! Les six
défenseurs dans l'alignement jouent extrêmement
bien défensivement (mis à part Krug) et chacun
d'eux peut avoir une certaine contribution en
attaque.
Bergeron, le meilleur de tous
Je garde la fin de mon texte pour parler du
joueur par excellence de ces séries 2013, celui
qui, selon moi, devrait recevoir le trophée Conn
Smythe : Patrice Bergeron. À mon humble avis,
il est le joueur le plus important des Bruins et
ce, même quand il ne produit pas offensivement
comme ce fut le cas en première ronde lors des six
premiers matchs.
Premièrement, n'eut été de Bergeron, les Bruins
seraient à la maison pour regarder la finale de la
coupe Stanley. Il a été dominant lors de ce
septième match en plus de marquer les buts
égalisateur et gagnant pour propulser Boston en
deuxième ronde.
Le meilleur exemple de son apport à l'équipe est
survenu lors du dernier match, le troisième de la
finale, alors qu'en plus de marquer le deuxième
but des siens, Bergeron a remporté 24 de ses 28
mises en jeu ce qui tout à fait magistral. On voit
à l'occasion des pourcentages de 75% à 80% après
un match, mais très rarement ces pourcentages
surviennent avec 28 mises en jeu effectuées.
Patrice est constamment opposé au gros trio
adverse, donc remporter ces mises en jeu fait une
grosse différence puisque son équipe débute avec
la rondelle et, par conséquent, empêche les
meilleurs joueurs adverses de travailler à leur
guise. Ces autres joueurs offensifs perdent du
temps et de l'énergie à récupérer la rondelle au
lieu d'établir leurs jeux.
Même Jaromir Jagr a complimenté Bergeron en
disant qu'il n'avait jamais vu un joueur aussi
affamé défensivement. Cette qualité est une des
raisons pour lesquelles les Bruins se retrouvent à
deux gains d'un deuxième sacre en trois ans.
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| 02:05 - Un premier week-end en Nationwide - RDS.CA
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C'est un gros week-end qui s'en vient pour moi
alors que je me dirige du côté d'Elkhart Lake au
Wisconsin sur le circuit routier de Road America
où je prendrai part aux épreuves de la série
Nationwide et ARCA.
La dernière course à laquelle j'ai pris part
était en série K&N ouest, au mois de mai.
Depuis, mon équipe et moi avons fait quelques
changements sur les voitures que j'utiliserai à
Elkhart Lake.
Malheureusement, nous n'avons pas pu faire
d'essais en piste. La raison est bien simple; les
mécaniciens étaient très occupés à mettre les
voitures à la fine pointe, comme ils l'ont fait
avec celle que j'ai utilisée en série K&N. Les
ajustements demandent plus de temps sur les
voitures des séries Nationwide et ARCA. Nous
étions censés aller les tester par la suite, mais
la mauvaise température nous en a empêchés.
Néanmoins, j'ai souvent piloté la voiture ARCA et
j'ai eu deux victoires avec celle-ci par le passé.
Nous l'avons également essayée au circuit du
Mont-Tremblant lorsque nous sommes allés faire des
essais au mois de mai.
Pour le bolide de Nationwide, nous n'avons pas eu
le temps de le tester, mais avec quelques tours
d'entraînement, nous devrions être en mesure de
trouver les bons réglages. J'ai de bonnes voitures
entre les mains et je pense que je serai dans le
coup.
Ce sera donc une fin de semaine bien remplie
puisque dès jeudi, je serai des qualifications
pour la série ARCA. La journée de vendredi sera
très occupée puisque je ferai l?épreuve en ARCA et
les qualifications en Nationwide avant de conclure
le week-end avec la course de cette série
samedi.
Un circuit où j'ai eu du
succès
La piste de Road America m'est très familière
puisque j'ai participé à plusieurs épreuves sur
celle-ci dans différentes séries. La dernière
fois, c?était en série Nationwide et j'ai terminé
en sixième position. J'avais utilisé la même
voiture que j'aurai ce week-end, ce qui est très
encourageant et motivant. Outre en NASCAR, j'ai
aussi coursé à Road America en formule Atlantique
et en Champ Car.
Puisque je n'ai pas eu la chance de tester les
voitures avec les nouveaux ajustements, je ne veux
pas me mettre de pression. C'est sûr que
j'aimerais finir dans le top-10. Mais la série
Nationwide fait partie des grandes ligues et les
pilotes sont très performants.
Ce qui arrive lors des épreuves sur les circuits
routiers, c'est que tu peux remplacer certains
pilotes. C'est ce qui rend la compétition très
féroce!
Par les années passées, Jacques Villeneuve avait
aussi participé à cette course et Nelson Piquet Jr
sera du départ encore une fois cette année. Ce ne
sera pas facile, mais côté pilotage, je crois être
au même niveau que mes adversaires.
Ce qui influencera mes résultats, ce sera la
stratégie que j'adopterai et le facteur chance. Je
sais que nous avons une voiture pour finir dans le
top-10. Est-ce qu'on va être capable de faire
mieux? Je l'ai prouvé quand j'ai fini sixième il y
a deux ans.
Pour terminer à ce rang, j'ai eu à dépasser
beaucoup de pilotes, parce que j'avais pris le
départ en 28e place. Nous avions manqué la
première pratique en qualifications. Je prenais la
piste en premier lors des qualifications, ce qui
est un désavantage.
Étant donné que je partais presque en fin de
peloton, nous avions une stratégie audacieuse pour
la course. Nous avions décidé d'effectuer le
premier arrêt aux puits dans les trois premiers
tours. Ensuite, nous étions également rentrés aux
puits plus tôt que tout le monde en fin de course.
Une stratégie un peu risquée, mais qui avait porté
ses fruits.
C'est un circuit qui me plaît puisqu'il est large
et assez long (4 milles). Il sera important que je
mange bien et que je sois en forme. Chaque course
va durer au-dessus de deux heures.
Après Road America, je courserai en série NASCAR
Canadian Tire du côté du circuit ICAR de Mirabel
les 6 et 7 juillet prochain. J'irai tester la
voiture pour cette épreuve la semaine avant la
course.
Heureux pour le public
québécois
Je suis très content que Jacques Villeneuve ait
décidé de participer au Grand Prix de
Trois-Rivières. Je suis surtout heureux pour le
public québécois qui viendra assister à la course
de la série Canadian Tire. Nous serons plusieurs
pilotes québécois avec entre autres les frères
Dumoulin, Villeneuve et moi-même. Ce sera très
plaisant!
Les spectateurs aiment le Grand Prix de
Trois-Rivières comme nous.
Lors de ce week-end du mois d'août, ce sera une
autre fin de semaine chargée pour moi. Je
participerai à deux épreuves. Je serai à Watkins
Glen dans l?État de New York vendredi et samedi
avant de me transporter à Trois-Rivières le
dimanche. Je vais être obligé de partir à
l'arrière puisque je n'aurai pas pris part aux
qualifications, mais je vais faire une belle
remontée!
En NASCAR, ce qui est plaisant, c'est que dans
les cinq derniers tours, on ne sait jamais ce
qu'il peut arriver!
*Propos recueillis par Christian
L-Dufresne
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| mardi 18 juin 2013 | 23:01 - Boston n'a pas oublié - RDS.CA
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Je croyais d'abord qu'il s'agissait d'un bazar,
du genre que l'on voit souvent dans les parcs des
grandes villes, que les citoyens organisent à des
fins caritatives. Ou d'une exposition d'art
moderne, qui attirait l'attention des passants et
qui favorisait ce regroupement sur Copley Square.
Deux policiers surveillaient la scène, ce qui me
laissait croire encore plus au caractère formel de
l?événement. Je me suis demandé que diable
signifiaient toutes ces espadrilles nouées autour
de clôtures amovibles et ces fleurs disposées au
centre de l'endroit?
En une fraction de seconde, mon sang est devenu
glacé et j'ai eu une chair de poule terrible. J'ai
aussitôt réalisé que c'est à Copley Square
qu'eurent lieu les actes terroristes qui ont
marqué la fin du marathon de Boston et depuis
cette tragédie, un « monument »
commémoratif improvisé grandit sans cesse et
continue à prendre de l'ampleur, au c'ur des
kiosques des maraîchers, des bancs publics et des
enfants qui courent en riant. Bannières, fleurs,
drapeaux américains et irlandais, photos des
victimes et surtout, des centaines et des
centaines de souliers de course noués sur des
barrières de sécurité occupent un espace important
à quelques mètres de la rue Boylston, là où les
coureurs se sont affaissés au moment de la
déflagration.
Près de deux mois après la tragédie, le mouvement
de sympathie tient toujours le fort. Tous les
jours, quelques pièces s'ajoutent, un bouquet, un
message de paix et bien sûr, quelques espadrilles
supplémentaires. Comme le disait à un quotidien
une citoyenne de Boston, sympathique à l'idée de
maintenir ce mouvement de commémoration,
« c'est comme si les coureurs s?étaient
donnés leur propre cathédrale extérieure et je ne
peux m'empêcher de venir m'y recueillir, comme je
le ferais au passage devant une grande
église ». Aujourd'hui encore, en plein jour
de semaine, des dizaines de personnes venaient
prendre discrètement une photo, hochaient la tête
en signe de dépit ou fermaient tout simplement les
yeux en signe de respect.
L'idée ne fait pas l'unanimité, cependant. Une
recherche rapide dans différents quotidiens de
Boston nous permet de constater que, bien que ce
mouvement de sympathie spontané ne fasse aucun
doute, certains chroniqueurs préfèreraient que la
ville de Boston érige rapidement et de façon
permanente un « vrai » monument qui
assurerait la conservation du caractère historique
de l?événement et agirait surtout come pièce
d'honneur à la mémoire des victimes.
Avant le match d'hier, les Bruins ont invité sur
le tapis rouge trois membres de la famille d'un
policier tué par l'explosion du 15 avril. Ils ont
reçu une ovation monstre en agitant le drapeau de
l?équipe.
Non, Boston n'oublie pas.
Les statues et le chandail des
Bruins
Sur un note un peu plus légère, on peut aussi
constater que les autorités de la ville de Boston
n'ont surtout pas oublié leurs Bruins en cette
finale 2013. Plusieurs statues officielles de la
ville ont été recouvertes du fameux chandail noir
et jaune de l?équipe locale. Ainsi, John Singleton
Copley, le célèbre peintre portraitiste en
l'honneur de qui fut dédié Copley Square, porte le
chandail des Bruins. George Washington, sur son
cheval dans le grand jardin public de la ville
porte le chandail des Bruins. Même les canards en
bronze, à l'effigie du conte pour enfant
« Make Way for Ducklings », dans
le même grand jardin public de Boston, portent le
chandail des Bruins!
À n'en pas douter, les partisans des deux villes
représentées en finale craquent pour leur équipe.
Ce sont deux grandes villes de sport et les gens
qui y vivent sont habitués de démontrer leur
support et leur engagement. Mais il semble y avoir
une petite ferveur additionnelle à Boston!
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| 02:04 - Un solide plan B - RDS.CA
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Plus qu'un match préparatoire avant le début de
la saison des Alouettes. Et pour une rare fois, il
y aura de la profondeur au poste de
quart-arrière.
Évidemment, le poste d'Anthony Calvillo est
acquis, mais ce qui est intéressant de voir, c'est
la bagarre pour seconder le vétéran. La lutte se
fera entre Quinton Porter et Josh Neiswander.
Soyons honnête, Porter a pris une toute une
longueur d'avance jeudi dernier face aux
Tiger-Cats. Il a l'expérience, le gabarit, il a
encaissé les coups, il a été bon pour courir avec
le ballon. Porter est un « gamer », c'est-à-dire
qu'il excelle en situation de match. Lors des
entraînements, il n'est pas impressionnant. Le
principal intéressé l'admet lui-même, c'est en
match qu'il est bon. Pour l'instant, c'est
définitivement lui qui a l'avance pour seconder
Calvillo.
Depuis mon arrivée dans la Ligue canadienne en
2005, Marcus Brady est le meilleur quart-arrière
substitut que j'ai vu jouer pour les Alouettes.
Porter aujourd'hui dans l?échiquier, il pourrait
devenir le meilleur plan B au poste de quart
depuis très longtemps. Je n'ai rien contre Adrian
McPherson, mais l'ancien membre des Alouettes
n'avait possiblement pas la confiance de
l'organisation durant son passage à Montréal.
Il sera donc intéressant de suivre l?évolution de
Porter, son temps de jeu lors des matchs, mais
aussi son emploi lors des entraînements. Pourquoi?
Marc Trestman était et demeure toujours un gourou
de quarts-arrières reconnu en Amérique du Nord.
Pendant l'hiver, il donnait des cliniques un
contre un avec des quarts comme Jay Cutler ou Tim
Tebow. Pour lui, tout gravitait autour du
quart-arrière numéro un lors des entraînements.
Conséquence, le quart substitut n'avait aucune
répétition. Tout était orchestré en fonction du
quart partant. Oui, McPherson a vécu de longues
années derrière AC!
Alors, considérant que Calvillo se fait
vieillissant, est-ce que Dan Hawkins,
conjointement avec Jim Popp, vont préférer reposer
le vétéran en fin de match, ou encore lui proposer
des entraînements optionnels? Une hypothèse qui
offrirait plus d'action à Quinton Porter. Selon
moi, c'est ce qui pourrait se produire. Porter
peut occuper le rôle de quart partant dans la
Ligue canadienne et gagner des matchs. C'est une
excellente prise de Jim Popp durant la saison
morte!
Chaque saison qui s?écoule rapproche Calvillo de
la retraite. Un jour ou l'autre, il ne sera plus
là. C'est donc une bonne chose d'avoir Porter près
de lui aujourd'hui pour qu'il apprenne de son
vétéran. Peut-être pendant un an ou deux encore.
Je ne peux pas croire que Calvillo jouera encore
pendant cinq saisons!
Ceci dit, le futur quart-arrière des Alouettes
après l?ère Calvillo n'est peut-être pas encore à
Montréal. Au moins, Porter s'avère une bonne
option si jamais le vétéran quart tombe au combat
cette saison.
Dans le champ arrière
Chapeau Dominic Rhodes! C'est vrai, le porteur de
ballon a été libéré, mais c?était difficile pour
lui de se faire une place alors que l?équipe est
bourrée de talent à cette position. On ne donnait
pas cher de sa peau, mais finalement, il s'est
battu, il a offert une chaude lutte. Je lui dis
bravo pour son attitude et son professionnalisme
dans sa préparation. Tous les joueurs n'ont que
des éloges à faire à son endroit. Ce n'est pas
pour rien que Rhodes a passé une dizaine d'années
dans la NFL, en plus d'avoir gagné un Super Bowl.
Un vrai professionnel.
Maintenant, le rôle de porteur de ballon numéro
un revient temporairement à Chris Jennings, en
raison de la blessure de Brandon Whitaker. Plutôt
captivant de voir à quel point Hawkins voudra
jongler avec sa formation, car généralement, on ne
mise pas sur deux porteurs de cette trempe. En
fait, je ne vois pas comment pourrait-on déloger
ces deux joueurs du champ arrière.
Il y a un certain Tyron Carrier qui aurait aimé
brouillé les cartes, mais il agira davantage comme
dépanneur sur les unités spéciales. C'est un
joueur explosif, qui a connu un bon premier match
jeudi, et pourrait être une option viable comme
substitut, tout comme sur les retours de
botté.
Pour ceux qui pensaient durant la saison morte
que les Alouettes compteraient sur des porteurs de
ballon uniquement canadiens, détrompez-vous.
Jerome Messam et Steven Lumbala n'auront pas ce
luxe.
Choix de première ronde (cinquième au total) des
Alouettes cette année, Lumbala jouera s'il y a
plusieurs blessures ou en fin de rencontre. Ce
n'est pas un joueur qui sera en mesure d'aider
l?équipe immédiatement comme porteur de ballon. Il
entamera fort probablement sa carrière sur les
unités spéciales.
Les receveurs, ça fait
peur!
J'essaye bien de trouver un
groupe de receveurs dans la ligue aussi dynamique
qu?à Montréal, mais disons que c'est très
difficile. L'arsenal dont dispose Calvillo donnera
beaucoup de maux de tête aux défenses adverses.
Jamel Richardson, S.J. Green, Brandon London et
Arland Bruce III, quatre receveurs américains
accomplis dans le circuit canadien. J'ajoute Éric
Deslauriers qui peut également tirer son épingle
du jeu. Ça fait peur! Sincèrement! Si je devais
affronter ce groupe de receveurs, je trouverais ça
intimidant.
Et non, il n'y a pas de poste disponible au sein
des receveurs partants de l?équipe.
Chose étonnante cependant, vu que les Alouettes
ne regorgent pas profondeur au sein des receveurs
canadiens, j'ai été surpris d'apprendre qu'Ezra
Millington a été libéré. Il avait franchement bien
fait durant le match préparatoire. Jim Popp
m'avait aussi dit du bien de lui, mais finalement,
on a préféré lui fermer la porte.
Sur les lignes de front
Pas de place pour les nouveaux-venus sur la ligne
à l'attaque. On en a eu la preuve jeudi. L'absence
de Scott Flory s'est fait sentir. Ryan Bomben
prenait sa place et le seul joueur non régulier en
poste a raté son bloc. Résultat, Calvilo en a payé
le prix. Ce sera donc une lutte pour les postes de
réservistes.
En défense, John Bowman a sa place sans aucun
doute. Vétéran du groupe, il est capable
d'appliquer une pression constante sur le
quart-arrière adverse. Maintenant, on cherche
l'autre joueur en mesure de remplir le même
mandat. D'un côté, il y a Mike Lockley, qui était
avec l?équipe l'an dernier. De l'autre, Ejiro
Kuale, l'ancien porte-couleur des Argos. Ce n'est
pas un gars reconnu pour appliquer la pression.
Aucun sack l'an passé. Rien d'extraordinaire jeudi
dernier. Nous aurons une meilleure idée lors du
prochain match pour voir comment ces joueurs sont
capables de se démarquer dans le système des
Alouettes.
À l'intérieur de la ligne défensive, Alan-Michael
Cash a été une valeur sûre en 2012. Il a son
poste. Par contre, l'autre poste est encore
ouvert. Scooter Berry semble avoir une longueur
d'avance, mais je pense que nous assisterons
probablement à une rotation, ce qui n'est pas une
mauvaise chose non plus. Jouer sur la ligne
défensive, c'est tellement exigeant comme travail!
Chaque jeu, c'est à 100 %, mais ils ne peuvent pas
être efficaces pendant 60 jeux dans un match.
Selon moi, les Alouettes doivent dénicher au moins
six bons joueurs de ligne défensive pour assurer
un bon roulement et une bonne constance.
La force des Alouettes
Si la principale force de frappe à l'attaque se
situe au niveau des receveurs de passes, les
joyaux de la défense montréalaise, ce sont les
secondeurs. Chip Cox, meneur de tous les temps
chez les Alouettes pour les plaqués, Shea Emry,
qui a connu la meilleure saison de sa carrière
l'année dernière, et on ajoute Kyries Hebert.
Bref, cette unité fera des ravages. Rapide,
explosive, elle plaque extrêmement bien.
Pendant que les joueurs de ligne appliquent la
pression, les secondeurs doivent faire leur
travail, c'est-à-dire, réussir leurs plaqués.
D'ailleurs, c'est plutôt rare de voir un Cox, Emry
ou Hebert rater un plaqué. Ils sont aimantés par
le trafic et provoquent plusieurs revirements. De
vrais « playmakers! »
Il ne faut pas passer sous silence la présence de
Marc-Olivier Brouillette, qui aura également son
mot à dire. Selon moi, il viendra compléter ce qui
sera la force des Alouettes en 2013.
Un petit mot sur Nicolas Boulay, qui avouons-le,
a été solide jeudi. Le secondeur était partout sur
le terrain! À le voir aimer frapper des
adversaires, c'est le style qu'une recrue aime
préconiser pour lancer sa carrière. On veut
toujours en donner beaucoup et rapidement quand on
est un joueur de football. Boulay devrait jouer
sur les unités spéciales cette saison et ce n'est
pas une mauvaise chose de franchir les étapes une
par une pour s'adapter à la vitesse et à la
grosseur des joueurs de la Ligue canadienne. C'est
une excellence façon de faire la transition chez
les professionnels pour mériter un poste de
partant.
Des interrogations à la
tertiaire
Il y a plusieurs postes ouverts chez les
demi-défensifs et maraudeurs. À vrai dire, c'est
là où il pourrait y avoir le plus de luttes à
surveiller.
Jerald Brown revient, mais son poste n'est pas
gagné. Ed Gainey est l'un de ceux qui pourrait
mêler les cartes. Byron Parker et Geoff Tisdale
s'avèrent des acquisitions très intéressantes, qui
ont quelque peu passé sous le radar. Parker mène
l'histoire de la LCF pour les retours
d'interception pour des touchés. Il possède un don
pour aller chercher le ballon. Son instinct
donnera un bon coup de main aux Alouettes cette
année. Tisdale lui, est un autre vétéran, qui a
déjà joué à Hamilton et Calgary.
Parlons maintenant d'un autre Parker. Billy de
son prénom. L'un des joueurs les plus sous-estimés
de la ligue, selon moi. Toujours à la bonne place,
il ne concède jamais de gros jeux. Il n'a
peut-être rien de flamboyant, mais demeure très
fiable.
Au sein des maraudeurs, la recrue Mike Edem,
premier choix des Alouettes (troisième au total)
lors du dernier repêchage, aura tout un défi. Même
s'il est rapide, le jeune de 23 ans devra
s'ajuster à la vitesse de la LCF. Les équipes
adverses vont probablement l'attaquer souvent en
début de saison afin de voir comment il réagira.
D'autant plus qu'il a évolué comme secondeur dans
les rangs universitaires, disons que ça va aller
vite pour lui! Il aura l'occasion de progresser
rapidement et il devra le faire, car Daryl
Townsend pourrait lui voler sa position de
maraudeur.
Et derrière le banc?
Plutôt dur d?évaluer le travail d'un nouvel
entraîneur après un seul match préparatoire. Il ne
faudrait commettre l'erreur de sauter aux
conclusions trop rapidement. Dan Hawkins a
tellement de grosses pointures à chausser en
remplaçant Marc Trestman, ce n'est pas juste de le
comparer à lui.
Luc Brodeur-Jourdain l'a bien précisé, tous les
joueurs étaient un peu sur leurs gardes au départ.
Ils n?étaient vraiment pas convaincus de
l'approche de Hawkins. On va se le dire, on ne
peut pas s'attendre à ce que tout le monde
embarque à bras ouverts dans un nouveau système.
C'est normal d?être hésitant. Mais au fil des
jours, ils commencent à comprendre la philosophie
de l'entraîneur. Ça, c'est très encourageant!
Lors du match contre les Tiger-Cats, il n'y a pas
eu de pénalité de substitution ou pour avoir trop
d'hommes sur le terrain. Calvillo a indiqué que la
communication était fluide pour la sélection des
jeux. Et c'est un élément très important. Le
groupe d'entraîneurs n'a jamais travaillé
avec les joueurs, donc il est important de
peaufiner cet aspect. Surtout qu'en match
préparatoire, il y a plus de 60 joueurs sur les
lignes de côté, contrairement à 42 en saison
régulière. C'est le chaos! Mais au moins, tout le
monde semblait calme et très organisé jeudi. C'est
bon signe!
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| lundi 17 juin 2013 | 17:58 - Le dernier debout - RDS.CA
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L'Anglais Justin Rose, âgé de 32 ans, a réalisé
le rêve de tout golfeur, hier, en remportant le
test ultime, soit l'Omnium des États-Unis. Quel
parcours de golf que celui du Merion? plusieurs
professionnels s'en souviendront longtemps et
doivent même souhaiter ne jamais y retourner
tellement ils ont peiné pendant quatre jours.
Tout joueur qualifié pour le US Open sait à
l'avance qu'il va souffrir et qu'il s'expose même
à être ridiculisé par le parcours s'il n'est pas
au sommet de sa forme. Je ne sais trop si ça se
rapproche du masochisme, mais près de 10 000
joueurs ont tenté de se qualifier afin d'obtenir
l'une des 156 places disponibles sur la grille de
départ. La nature humaine étant ce qu'elle est, on
veut tout de même courir le risque, car on se dit
capable de faire partie des survivants et que le
jeu en vaut la chandelle.
Bien peu de joueurs semblent s'amuser sur un tel
parcours et on les comprend bien. La moindre
erreur peut vous sortir du tournoi à tout moment
si bien que la majorité des participants jouent
avec une certaine crainte et ne sont plus en
mesure de s?élancer normalement. On s'est vite
rendu compte, lors de la ronde finale, que la
pression étouffait même les joueurs de premier
plan comme Luke Donald, Steve Stricker et Charl
Schwartzel, pourtant tous renommés pour la qualité
de leur élan. Ça n'a pris que quelques trous pour
qu'ils se sortent littéralement du tournoi. Comme
je l'ai mentionné sur les ondes lors du week-end,
j'ai l'impression que plusieurs joueurs
changeraient de profession s'ils devaient
affronter des conditions de jeu semblables chaque
semaine, car certains d'entre eux risqueraient de
plonger dans de profondes dépressions.
Finalement, le dernier à se tenir debout fut
Justin Rose, malgré qu'il ait commis pas moins que
cinq bogueys lors du dernier tour. Il a su
compenser grâce à cinq oiselets, étant plus
opportuniste que les autres. Il a tout de même
prouvé qu'il a les nerfs solides, particulièrement
sur les deux derniers trous, sur lesquels il a
joué des coups de longs fers très précis qui lui
ont permis de fermer la porte à tout le monde.
Cette éclatante victoire permet à Rose de
s'emparer de la troisième position du classement
mondial et de passer de la 30e à la sixième place
à celui de la Coupe FedEx.
Quant au favori de la foule, Phil Mickelson, il a
tout donné, mais ce ne fût pas suffisant. Les deux
doubles bogueys qu'il a enregistrés sur les
troisième et cinquième trous en début de ronde
l'ont empêché de jouer à l'aise par la suite,
d'autant plus qu'il n'affichait plus la même
précision sur les coups de départ qui lui avaient
permis de se hisser en tête après les 3 premières
rondes. Mickelson termine donc au deuxième rang
pour une sixième fois en carrière à ce championnat
national.
L'Australien Jason Day termine lui aussi à la
deuxième place et a, une fois de plus, démontré
beaucoup de combativité jusqu?à la toute fin. Il
avait aussi livré une belle bataille à son
compatriote Adam Scott lors du tournoi de Maîtres
avant de devoir se contenter du troisième rang.
Rappelons qu'en 2011, il avait aussi terminé
deuxième au Masters ainsi qu'au US Open. Day est
tout un joueur de golf et possède toutes les
qualités requises pour remporter un tournoi
majeur. Il est tellement fort physiquement qu'il a
de la difficulté à contrôler la vitesse de son
élan lorsque l'adrénaline fait surface. Je suis
toutefois convaincu qu'il saura s'ajuster et que
la prochaine fois sera peut-être la bonne.
Enfin, un bon mot pour nos représentants
canadiens, David Hearn et Mike Weir, qui ont
respectivement terminé en 21e et 28e position au
classement final. Weir a joué un solide 69 lors de
la ronde finale et continue sa belle progression
des derniers mois. Enfin débarrassé de sa blessure
au coude, il s?élance beaucoup mieux et l'ensemble
de son jeu laisse entrevoir de bons résultats lors
des prochaines semaines. Il s'est d'ailleurs
qualifié pour les rondes finales pour un quatrième
tournoi consécutif, chose que l'on n? avait pas vu
de sa part depuis plus de 2 ans.
Prochaine étape : Championnat
Travelers
Les joueurs seront sans doute ravis de retrouver
un parcours un peu plus normal cette semaine, soit
le TPC River Highlands, situé à Cromwell, au
Connecticut. J'ai comme l'impression qu'on va s'en
donner à c'ur joie dans l'herbe longue et que tout
le monde va retrouver son état normal. Justin Rose
était déjà inscrit à ce tournoi avant même son
triomphe à Merion, reste à voir s'il aura assez
d?énergie en réserve pour jouer à son niveau.
Parmi les autres joueurs inscrits, notons la
présence des Rickie Fowler, Hunter Mahan, Ian
Poulter, K.J.Choi, Mike Weir, Webb Simpson et du
surprenant Gonzalo Fernandez-Castano. Par contre,
si j'avais à parier un p'tit deux sur l?éventuel
champion, mon choix s'arrêterait sans doute sur
Jason Dufner?«the guy is hot»!
*Vous pourrez suivre les 3e et 4e rondes sur les
ondes de RDS, samedi et dimanche en après-midi'bon
golf!
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| dimanche 16 juin 2013 | 18:30 - Entre Chicago et Boston - RDS.CA
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39 000 pieds, des conditions de vol idéales, les
moteurs du Boeing 737 qui ronronnent, un
environnent idéal pour échanger ensemble après
deux matchs dans cette finale de la Coupe Stanley
2013?
Prolonger le plaisir
Deux fois en prolongation en deux rencontres!
Décidément, la série entre les Blackhawks de
Chicago et les Bruins de Boston s'avère aussi
serrée que nous l'anticipions, peut-être même
davantage. Je ne sais pas si vous avez une
allégeance pour l'une ou l'autre des équipes
impliquées ou si vous êtes plutôt neutres, mais
force est d'admettre que les joueurs impliqués
nous offrent une prestation de très, très haut
calibre jusqu'ici.
Le match de samedi fut encore une démonstration
de talent, de courage, de détermination, d'esprit
sportif et d'engagement total. La domination des
Hawks en première période aurait pu casser les
Bruins, mais ces derniers ont encore puisé dans
leur réserve magique pour sortir de l'ombre et
créer l?égalité. Puis, nous avons eu droit à un
spectacle exceptionnel en prolongation avec du jeu
grand ouvert et d'innombrables occasions de
marquer et ce, malgré la fatigue naturelle
résultant du marathon de mercredi dernier.
Franchement mes amis, c'est un plaisir de faire
notre travail, dans un tel contexte. Au talent
indéniable de ces athlètes s'ajoute une grande
dose de fierté et c'est nous tous, témoins de leur
performance, qui en sortons gagnants!
Des employés de
soutien'vraiment?
J'ai toujours cru que le hockey avait une saveur
particulière par rapport aux autres sports
d?équipe. Si le baseball se veut la somme des
talents individuels, si le football impose un rôle
très précis à tous les joueurs sur le terrain, si
le basketball repose surtout sur les surdoués, le
hockey favorise souvent l'effort collectif,
l'oubli de soi au nom de l'objectif commun et
chaque joueur en uniforme peut ainsi se faire
valoir à sa façon lorsque l'enjeu est immense,
comme c'est le cas en finale.
Ainsi, il est fort intéressant d'observer la
contribution des employés de soutien lors des deux
premières rencontres. Mercredi, des joueurs comme
Dave Bolland et Andrew Shaw ont transporté les
Hawks, pendant que Marian Hossa et Jonathan Toews
étaient incapables de profiter de leurs nombreuses
occasions de marquer. Samedi, Daniel Paillé et
Chris Kelly furent les artisans de cette victoire
des Bruins, pendant que les vedettes que sont
Milan Lucic et Patrice Bergeron se faisaient
valoir par des mises en échec et des replis
défensifs.
Le cas de Paillé est particulièrement
intéressant. Il fut le seul joueur de Boston à
démontrer de l'intensité en première période, mais
il fut peu utilisé par Claude Julien, son équipe
tirant de l'arrière tôt dans la rencontre. Au
micro de RDS, au premier entracte, il confia à Luc
Gélinas que l'effort déployé en première était
inacceptable et qu'il fallait que lui et ses
coéquipiers en fassent beaucoup plus. Quelques
minutes plus tard, il servait une « tasse de café
» à Nick Leddy et préparait admirablement le but
égalisateur de Kelly. Puis, ce fut le but de la
victoire, en prolongation. Vraiment, il est
rafraîchissant de voir ces athlètes fiers, qui
travaillent trop souvent dans l'ombre, avoir leur
place sous les réflecteurs, de temps à autres.
P.K. en français
P.K. Subban ne laisse personne indifférent. Son
style flamboyant inspire tout sauf la neutralité.
Personnellement, je n'ai aucun problème avec sa
forte personnalité qui m'apparaît globalement
plutôt joviale et sympathique. Mais le brillant
défenseur, récipiendaire du trophée Norris samedi,
semble avoir compris qu'il devait aussi « gérer »
correctement ses propos et son attitude selon les
circonstances. Vêtu d'un habit jaune-or très mode
mais tout sauf conservateur (à la Subban!), il fut
malgré tout un modèle de rectitude en entrevue
avec votre humble chroniqueur. Il a répété sa
fierté devant un tel honneur mais qu'il « tenait à
partager le trophée avec tous ses coéquipiers et
les amateurs », qu'il « échangerait volontiers le
Norris contre une Coupe Stanley », qu'il « avait
hâte d'affronter la pression supplémentaire qui
vient avec cette reconnaissance ».
Puis, de son propre chef, sans que je m'y
attende, il a conclu l'entrevue en s'adressant
directement aux téléspectateurs, avec une grande
politesse, dans un français impeccable! Il a le
sens du spectacle, P.K. ? Il a préparé son geste
d'avance ? Oui, et après? Quand on pense que Saku
Koivu a toujours refusé de dire un simple «
bonjour » dans la langue de la majorité à Montréal
et qu'il fut le capitaine et le leader du Canadien
pendant tant d'années, il est de mise d'apprécier
les efforts déployés par la nouvelle génération de
joueurs non-francophones qui portent l'uniforme
tricolore. Et P.K. Subban a déjà plusieurs
longueurs d'avance sur la plupart de ses
coéquipiers. Ce n'est pas une question de
politique. C'est une question de respect
élémentaire envers la clientèle que l'on sert et
qui nous fait vivre grassement, bien au dessus de
la moyenne. Bien fait, Purnell Karl!
À Paul Sr.
C'est la fête des pères. Je suis fier d?être
celui de Michelle, la fille la plus extraordinaire
au monde. Mon beau-père Jacques est adorable, il
est une force de la nature à 90 ans et je le
salue. Mais je veux dire à Paul Sr., encore droit
comme un chêne à 87 ans, qu'il est mon idole et
encore une grande source d'inspiration pour moi.
Je lui dis aussi ce que je ne lui ai pas dit assez
souvent en 55 ans. Je t'aime!
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| 18:28 - Serré au possible - RDS.CA
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Quelle entrée en matière! La première
confrontation de l'histoire entre ses deux clubs
originaux en finale de la coupe Stanley aura été
un marathon émotif rempli de rebondissements. On
croyait en une série serrée et la première
victoire s'est fait attendre pendant près de cinq
heures.
Le deuxième épisode fut une confirmation
retentissante, comme si nous avions besoin d'une
confirmation à ce point-ci, de ce qui nous attend
tout au long de ce duel ultime.
Tous les qualificatifs que l'on attribue aux
Bruins depuis le début des présentes séries
s'avèrent présents chez les Blackhawks aussi. Avec
une pente raide à remonter en déficit de deux buts
en début de troisième, les Hawks ont fait preuve
de caractère lors du premier match. Ils n'ont
jamais baissé les bras acceptant au passage le
défi que représente un affrontement contre une
équipe qui présente un front uni, tout comme
eux.
Tous les qualificatifs que l'on attribue aux
Blackhawks depuis le début des présentes séries
appartiennent aussi aux Bruins. Dépassé par les
événements qui semblaient se bousculer beaucoup
trop rapidement en première période samedi soir
pour la formation de Claude Julien qui semblait
abattue par le fait d'être passé si près de
l'emporter au United Center 72 heures plus tôt,
ils se sont accrochés. Gardés dans la rencontre
par un gardien qui rassure soir après soir, et qui
fait oublier rapidement un certain boudeur de la
Maison-Blanche, les Bruins ont utilisé leur succès
en infériorité numérique et leurs coups d'épaule à
répétition pour revenir dans un match ou ils
n'avaient pas, jusque-là, justifié leur
présence.
Les Bruins ont remonté leur pente raide contre
les Leafs. Les Hawks se sont accrochés face aux
Wings. L'adversité surmontée sera toujours, sur la
glace comme dans la vie, un bon indicateur de la
force de caractère d'un individu ou d'un groupe.
Pour la finale, cette force de caractère est
omniprésente et nous promet un spectacle relevé et
intense jusqu'à la toute fin.
Dans une série où les grandes vedettes
talentueuses offensives étaient attendues, ce sont
les joueurs d'utilité qui ont laissé leur marque
jusqu'ici. À commencer par les deux héros, une
petite peste de 21 ans qui s'est même permis un
blasphème sur les ondes de la grande chaîne
américaine qui retransmet les matchs chez nos
voisins du sud, pour les Hawks et un ailier
rapide, mais surtout reconnu pour ses qualités
défensives qui est au coeur des deux buts des
Bruins dans le deuxième match. Rajoutons à cela
les deux buts de Lucic qui a été le grand meneur
de la robustesse depuis la mise en jeu initial et
la contribution inattendue du quatrième trio de
Chicago qui, mis à part la bourde de Bollig, donne
des maux de tête aux défenseurs de Boston.
N'oublions pas les minutes de qualités disputées
par les Seidenberg, Ference, Hjalmarsson et j'en
passe et on comprend beaucoup mieux les dirigeants
qui parlent sans cesse de profondeur et
d'acceptation des rôles pour expliquer leur succès
en éliminatoires. Car après les deux premiers
rounds de ce combat de titans, la preuve est faite
dans ce département.
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| samedi 15 juin 2013 | 18:59 - Pourquoi tout transformer? - RDS.CA
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À chaque fois c'est la même chose. Est-ce qu'on a
exagéré ? Est-ce que les conditions n?étaient pas
ridicules ? Est-ce que c?était effectivement le
meilleur défi de golf de l'année ?
C'est à se demander si on ne changera pas
l'appellation du tournoi pour éventuellement en
arriver à la présentation du « Championnat de Golf
Extrême ».
À tous les automnes dans la plupart des clubs de
golf en Amérique du Nord, la tradition veut qu'on
présente le championnat du club, une compétition
visant à couronner le meilleur joueur tant chez
les hommes que chez les femmes et dans diverses
catégories. Tous les automnes, j'entends le même
refrain : pourquoi disputer un championnat dans
des conditions qui sont totalement différentes de
celles qui ont cours pendant toute la saison ?
Si les membres d'un club de golf évoluent pendant
des mois sur un parcours de près 6 800 verges avec
des allées larges bordées d'herbe longue de deux
pouces et des verts à une vitesse de 9 sur le
stimpmeter, pourquoi rallonger le parcours de
quelques centaines de verges, laisser pousser
l'herbe longue et réduire la largeur des allées et
présenter des verts extrêmement rapides à
l'occasion du championnat annuel ?
Généralement, les tournois de championnat
prennent beaucoup plus de temps à jouer parce que
les golfeurs ne sont pas habitués à de telles
conditions et qu'ils sont obligés de respecter
toutes les règles.
De telles conditions ne reflètent en rien
l'identité du parcours, ni pourquoi les membres y
sont abonnés. Et pourquoi devrait-on appliquer
deux types de règles de jeu à un club, celles du
jeu de tous les jours et celles des tournois ?
C'est la même chose pour les pros. Et ça devrait
l?être pour tous les sports.
Est-ce qu'on change la configuration du Fenway
Park lors des séries de championnat ou pour les
Séries Mondiales ? Est-ce qu'on rallonge la
patinoire du United Center pour la présentation
des séries de la Coupe Stanley ? Est-ce qu'on
diminue la zone de service pour les finales de
Wimbledon ? Est-ce qu'on installe des obstacles
sur le terrain qui sert à la présentation du Super
Bowl ?
Il n'y a que très peu de championnats où l'on
peut modifier des tracés. En ski alpin et en ski
de fond, en cyclisme, lors de triathlons. Je sais
que vous pourrez augmenter la liste sans trop
d'efforts, mais il reste que l'essentiel de
l'exercice n'est pas de rendre la pratique à peu
près impossible ou dangereuse.
Alors pourquoi est-ce qu'on s'entête lors des
tournois d'importance au golf à transformer les
parcours pour les rendre plus difficiles ou quasi
impraticables selon la pratique habituelle des
tournois professionnels ? Qu'on choisisse les
terrains et qu'on permette aux joueurs d'y jouer
en affichant tout leur talent.
Le parcours du Merion Golf Club utilisé cette
année pour l'Omnium des États-Unis est un parcours
classique selon les standards nord-américains. Et
il ne dépasse pas les 7 000 verges. On l'a choisi
ainsi, eh bien, qu'on le joue ainsi. Pourquoi
réduire la largeur des allées et augmenter la
vitesse des verts ? Est-ce que cela reflète la
réalité de ce parcours et celle des joueurs du
circuit PGA Tour ? Certainement pas.
Dans quelques semaines, l'Omnium britannique se
déroulera à Muirfield, un des parcours classiques
des îles Britanniques. On a certes rallongé le
vieux parcours afin de résister aux assauts des
joueurs munis de bâtons et de balles qui
permettent dorénavant d'obtenir de plus longs
coups. Mais, on n'a pas modifié et transformé
l'image de Muirfield au point de ne pas
reconnaître le parcours. On parle plutôt de
raffinements.
L'Omnium américain sera présenté au Club de Golf
Erin Hills dans le Wisconsin en 2017.
Actuellement, c'est un brutal test de golf qui
s?étire sur 7 823 verges et qui compte notamment
quatre normales 5 de plus de 600 verges. À l'image
des links des îles Britanniques, le parcours
présente d'importantes dénivellations alors que
marécages, fétuque et herbe longue sont partie
intégrante du décor. On peut y jouer 18 trous pour
200$, mais attention, pas de voiturettes à main ou
voiturette électrique. Sac à épaule seulement. Pas
le genre de parcours pour un petit samedi
tranquille.
J'ai bien hâte de voir quelles seront les
transformations apportées à ce terrain en vue de
l'Omnium. J'ose espérer qu'on sera un peu plus
tolérant que cette semaine au Merion.
Le Merion est un prestigieux club de golf, riche
en traditions de toute sorte. Le Merion est un
magnifique terrain de golf. Son design est
classique, ses allées sont étroites, son
architecture agréable et ses verts complexes. Ses
membres y ont du plaisir à chaque partie tout au
long des courtes saisons de golf dans le nord-est
des États-Unis, comme au Québec. Dommage que la
plupart d'entre nous s'en souviendront comme d'un
terrain où seules quelques rares personnes y ont
trouvé le sourire pendant quatre jours.
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| 10:32 - Queen's: Murray-Tsonga vers 16h - ORANGE.FR
Jo-Wilfried Tsonga affronte Andy Murray ce
samedi en demi-finales du tournoi du Queen's à
Londres. La rencontre est programmée en deuxième
match sur le court central, après la première
demi-finale entre Marin Cilic et Lleyton Hewitt,
qui débute à 14h. Tsonga et Murray s?étaient déjà
affrontés au Queen's, lors de la finale de
l?édition 2011, et le Britannique s?était imposé
en trois manches. Le n°1 français n'a battu qu'une
seule fois Murray en huit confrontations, au 1er
tour de l'Open d'Australie en 2008.
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| 00:53 - La machine est repartie - RDS.CA
| 
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Après notre séquence de six défaites, l'équipe
s'est remise à bien jouer et nous avons remporté
huit de nos dix derniers matchs.
Je dirais toutefois qu'on ne connaît pas
nécessairement nos meilleures parties, mais on
joue quand même nettement mieux en comparaison
avec la séquence noire que nous avons vécue. Notre
qualité de jeu sur la route est nettement
supérieure à ce que nous avions offert lors de
notre premier séjour à l'étranger.
Depuis qu'on a quitté Québec, les lanceurs ont
très bien fait ainsi que notre défensive. En
attaque, on frappe bien, mais on ne se cachera pas
qu'on a manqué d'opportunisme par moment. Il faut
dire que nous avions aussi quelques blessés
importants comme Sébastien Boucher et Jean-Luc
Blaquière qui reviennent au jeu. Ce soir (vendredi
14 juin), on devrait enfin pouvoir compter sur une
formation complète pour la première fois de la
saison.
Royce Consigli, qui a remporté deux fois de suite
le titre de joueur de la semaine, est un élément
important dans notre attaque. Il totalise sept
circuits et 21 points produits jusqu'ici. Royce
est encore très jeune à 21 ans et il a un peu
d'expérience des ligues mineures. Il est rare
qu'un joueur de cet âge produise comme il le fait
dans notre ligue. Il ne faut pas passer sous
silence l'excellent travail en offensive de Josué
Peley, qui a 13 points produits. Il a très
rarement eu de mauvais matchs depuis le début de
la saison.
Au monticule, les gars font du bon travail.
Dustin Crenshaw montre un dossier de 4-0 avec une
mpm de 5,21, ce qui peut paraître élevé, mais il
est important de nuancer les choses avec cette
moyenne car en regardant uniquement les
statistiques, ça peut être trompeur. Il faut
savoir que Dustin avait connu une mauvaise manche
en relève à Rockland alors qu'il avait donné cinq
points et à son départ suivant à Newark, il en
avait arraché. Outre les deux mauvaises présences,
on ne peut rien lui reprocher.
Karl Gélinas aussi va très bien avec trois
victoires en trois départs. Il est fidèle à
lui-même en lançant des prises avec régularité,
mais contrairement à l'an dernier, il est appuyé
par l'attaque. C'est sans doute pour cette raison
qu'il ne court aucun risque et qu'il ne donne pas
de point puisqu'il affiche une mpm de ,000. Il
prend l'avance sur les frappeurs dans le compte et
il est avare avec les buts sur balles.
Avec Jeff Duda, Karl fait partie de notre one
two punch depuis le début de la saison. Dans
l'ensemble, notre rotation fait du bon travail. Le
vétéran Bryan Rembisz a toutefois un peu plus de
difficulté, mais il a très bien fait à sa dernière
sortie en lançant 8,1 manches contre les RailCats
de Gary.
De mon côté, je montre une moyenne au bâton de
,268 avec trois circuits et dix points produits.
J'ai aussi huit buts volés. J'essaie de ne pas me
préoccuper de mes statistiques tant que l'équipe
gagne. Ma force a toujours été ma défensive et de
ce côté, je suis amplement satisfait. En attaque,
j'ai manqué d'opportunisme à quelques occasions,
ce qui m'aurait donné un peu plus de points
produits. Il me reste encore beaucoup de baseball
pour me reprendre.
On dispute actuellement des rencontres
interligues avec l'Association américaine. Je
dirais que les deux circuits se valent pas mal et
les règles sont les mêmes à quelques nuances près.
Par exemple, je pense que la masse salariale est
plus élevée dans l'autre ligue et que les clubs
ont le droit à plus de vétérans dans la formation,
ce qui donne aux équipes, une plus grande
profondeur.
La vie d'un joueur de la ligue Can
Am
Comme vous pouvez l'imaginer, la vie d'un joueur
de baseball dans notre ligue est à des lieux de ce
qui se vit dans le baseball majeur, mais ça
ressemble pas mal à ce que les joueurs des ligues
affiliés vivent.
Les Capitales sont actuellement sur la route pour
un voyage de neuf jours. Nous sommes partis le 7
juin à six heures le matin pour prendre un avion
en direction de Kansas City où l'on jouait en
soirée. Après la série à Kansas City où notre
dernier match était en soirée, on a fait huit
heures en autobus pour atteindre Gary en Indiana
où on jouait le soir même , après quoi, on s'est
claqué 17 heures de route pour se rendre à
Winnipeg où nous sommes actuellement.
On vit la même routine que les équipes du
baseball mineur. Les longs voyages en autobus font
partie de la vie du joueur. Parfois au niveau AAA,
les conditions sont meilleures. Faire plusieurs
heures sur la route n'est jamais facile pour le
corps sans compter que le sommeil est court.
J'ajouterais que nos blessures ressortent parfois
pendant le voyagement
Le trajet en avion pour aller à Kansas City sera
notre seul voyage dans les airs. On est donc loin
de la vie des gens riches et célèbres.
On profite des longs voyages pour se taper
plusieurs films et même quelques séries. Nous
avons aussi le temps pour jouer aux cartes!
L'autobus des Capitales est vraiment très bien et
très confortable avec 32 lits, mais quand nous
sommes loin de la maison, nous utilisons les
autobus commerciaux qui n'ont pas le même confort
que notre véhicule qu'on aime beaucoup.
Comme joueur, que tu sois dans le baseball majeur
ou dans une ligue indépendante, la routine est la
même. Le rythme et la fréquence des parties sont
les mêmes avec un congé aux deux semaines.
Au niveau de l'hébergement, les hôtels ne sont
pas des cinq étoiles, mais c'est correct. C'est le
même confort que dans les ligues mineures, à part
le niveau AAA.
Et côté conditions salariales, il n'y a pas un
joueur dans notre équipe qui est ici pour devenir
riche. Tout le monde est ici pour l'amour de notre
sport et pour des Québécois, jouer pour les
Capitales nous permet d'être près de la maison et
de jouer devant nos familles. On ne peut pas
gagner notre vie en jouant simplement au baseball.
Je peux vous assurer que durant l'hiver, on a
besoin d'un autre emploi. Dans mon cas, je donne
des cliniques de baseball et l'hiver prochain, il
est possible que je le fasse à temps plein.
*propos recueillis par Robert
Latendresse
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| vendredi 14 juin 2013 | 22:20 - Que penser du 1er test ? - RDS.CA
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| 22:20 - Que penser du 1er test? - RDS.CA
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| 20:36 - Bons baisers de Chicago - RDS.CA
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Comme j'ai eu le plaisir de le faire à chaque
année, mes amis, je me permettrai de partager
quelques réflexions lors des jours de relâche de
la finale de la Coupe Stanley 2013. Voici celles
qui me passent par l'esprit, sans prétention, à la
veille du 2e match de la série Boston-Chicago.
Bienvenue dans mon univers?
Un magnifique premier match
Nous avions tous le même sentiment à l'issue du
premier match de la finale de la Coupe Stanley :
le hockey de la LNH venait de s'offrir une
merveilleuse vitrine, qui devrait servir de
référence pour l'avenir du sport et du circuit. Ce
fut un match intense et dur, mais très axé sur la
rapidité, la créativité et l'immense talent des
athlètes sur la patinoire. Aucun débordement,
aucun geste antisportif, tout simplement une
compétition de très haut niveau entre les
meilleurs joueurs de la profession, et ce, pendant
près six périodes! Une merveilleuse démonstration
de la performance individuelle au service de la
cause commune. Même Gary Bettman m'a passé la
remarque, de lui-même, au 2e entracte. Si le
commissaire a aimé, peut-être y a-t-il espoir
après tout que la LNH trouve la façon d'imposer
les balises pour s'assurer de présenter d'aussi
bons spectacles plus souvent?
Le United Center vibre
De tous les amphithéâtres de la Ligue nationale
de hockey, le United Center est l'un de mes
préférés. Il fut l'un des premiers nouveaux
édifices à être construit, mais il a gardé un
aspect immaculé au fil des ans, autant à
l'intérieur qu?à l'extérieur. Plus que tout, on y
retrouve encore la même ambiance électrisante qui
existait autrefois au vieux Chicago Stadium.
Lorsque les Blackhawks ont amorcé leur remontée
mercredi, l?édifice vibrait de façon unique. Mais
comme s'il avait fallu ajouter un artifice à la
scène, un orage d'une violence inouïe a frappé
Chicago pendant que le match se déroulait et à un
certain moment, la foudre a fait littéralement
vibrer l?édifice! Nos collègues de la production,
dans l'unité mobile de RDS située à l'extérieur de
l'aréna, ont très bien ressenti le choc eux aussi.
Vraiment ahurissant comme situation! Chicago n'est
pas que la ville des vents, après tout!
Des êtres humains avant tout
Depuis quelques années, la couverture de la
finale m'offre une occasion unique, lors de la
grande journée média, qui précède la première
rencontre. Au cours de celle-ci, joueurs et
entraîneurs se rendent disponibles pour les médias
et les diffuseurs officiels afin de livrer leurs
états d?âme et de répondre à diverses questions.
Dans notre studio, plus d'une douzaine d'entre eux
ont défilé à tour de rôle lundi dernier et à la
fin des entrevues, j'en suis encore venu à la même
conclusion. Les joueurs de la LNH sont
certainement parmi les athlètes professionnels les
plus gentils, les plus disponibles et les plus
généreux auprès de nous et donc, en bout de ligne,
auprès de vous les amateurs. Il est facile pour
les partisans d'aimer ses favoris et de détester
les rivaux, c'est tout naturel. Mais lorsqu'on se
détache de ce cadre, on découvre des êtres humains
qui possèdent pour la plupart de fort belles
qualités. Je souhaiterais que vous puissiez
assister avec nous à cette journée vraiment
spéciale, une fois par année.
Merveilleux Wrigley Field
Il y a quelques années, j'avais été émerveillé
par ma première visite à Fenway Park, à Boston.
Mais jeudi, l?émerveillement ne fut pas moindre en
allant assister au match entre les Reds de
Cincinnati et les Cubs de Chicago, dans les «
bleachers » du Wrigley Field. Dès que notre taxi
s'est approché du stade, on a pu sentir toute la
tradition qui entoure ce vénérable monument ainsi
que la place immense qu'occupent les Cubs dans
cette ville magnifique. Le vieux tableau
indicateur, l'orgue, l'hymne américain par Wayne
Messmer, le « Take me out to the ball game » de la
7e manche (chanté hier par notre collègue et
ex-joueur Ed Olczyk), le gazon naturel, la
convivialité des spectateurs dans cette tribune,
bref, ce fut une expérience magique. Sans compter
l'occasion pour nous, de l?équipe de hockey de
RDS, de nous retrouver dans un contexte différent
que celui du travail. Merci à Marc Denis, Renaud
Lavoie, Martin Brière, Christian Leduc, Michel
Lebel et Stéphane Faucher pour votre belle
compagnie.
À dimanche mes amis.
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| 15:40 - Le baptême de feu de Winnipeg - RDS.CA
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C'est ce samedi soir au MTS Centre que la ville
de Winnipeg accueillera pour la toute première
fois l'octogone du UFC avec la présentation de
l'événement UFC 161. Et malgréquelques changements
en cours de route, c'est une carte relativement
solide que Dana White et sa bande vont offrir pour
cette soirée historique. Évidemment, comme toutes
les cartes du UFC en sol canadien, celle-ci ne
fera pas exception àla règle et plusieurs athlètes
canadiens seront àl'?uvre. En fait , ce sont pas
moins de sept athlètes d'ici qui verront de
l'action : trois Ontariens, deux Manitobains,
un Québécois et finalement un Néo-Écossais.
La grande finale de la soirée sera bien sûr le
très attendu choc entre les mi-lourds
Rashad Evans (17-3-1) et
Dan Henderson (29-9-0). On parle
ici d'un affrontement entre deux combattants qui
ont des styles très similaires, surtout au niveau
stratégique. Les deux sont àla base d'excellents
lutteurs et c'est avec un immense bagage dans
cette discipline qu'ils se sont amenés en AMM en
début de carrière. Par contre, il faut donner un
léger avantage àHenderson àce niveau. Malgréleur
base de lutte, autant Evans que Henderson ont
cependant fait leur marque en AMM avec leurs
poings et une excellente technique en boxe.
D'ailleurs, je serais surpris que la lutte ait un
impact quelconque dans ce duel : ce sera un
combat de boxe àmoins que l'un des deux se mette
àdominer outrageusement debout. Si les deux
mettent tout sur la ligne au son de la cloche,
Winnipeg aura droit àun excellent combat pour
clôturer ce baptême!
Les autres combats de la
soirée
:
- Pat Barry (8-5-0) contre Shawn Jordan
(14-4-0);
- Alexis Davis (13-5-0) contre Rosi Sexton
(13-2-0) *combat féminin;
- Jake Shields (27-6-1) contre Tyron Woodley
(11-1-0);
- Sam Stout (19-8-1) contre James Krause
(19-4-0);
- Stipe Miocic (9-1-0) contre Roy Nelson
(19-7-0);
- Ryan Jimmo (17-2-0) contre Igor Pokrajac
(25-9-0);
- Yves Jabouin (18-8-0) contre Dustin Pague
(11-7-0);
- Kenny Robertson (12-2-0) contre Sean Pierson
(13-6-0);
- John Maguire (18-5-0) contre Mitch Clark
(9-2-0);
- Roland Delorme (8-1-0) contre Edwin Figueroa
(9-2-0).
Les autres nouvelles de la semaine en AMM
:
- Le Québécois Georges St-Pierre affrontera Johny
Hendricks pour le titre mondial des 170 livres du
UFC en novembre prochain, vraisemblablement àLas
Vegas. Plusieurs lutteurs autres que Hendricks ont
dit avant leur combat qu'ils avaient une meilleure
lutte que GSP et que c'est àcet endroit qu'ils
allaient dominer le Québécois. On connaît la
suite... Josh Koscheck, Matt Hughes, Jay Hieron et
Frank Trigg, tous des lutteurs de haut niveau, ont
étédominés par GSP dans toutes les facettes du
combat, dont la lutte. Est-ce que Hendricks sera
le premier àmettre ses paroles àexécution et
àdominer au niveau de la lutte? J'ai de gros
doutes là-dessus, mais l'Américain demeure très
dangereux àcause de sa dévastatrice main gauche
qu'il aura 25 minutes pour placer lors de ce
combat de cinq rounds. Tout un combat
àprévoir!
- Le UFC commence àannoncer les finales de ses
prochains combats et force est d'admettre que
certains de ces combats font littéralement
saliver. En finale du UFC 162, Anderson
Silva affrontera Chris
Weidman. Lors du UFC ON FOX 8, ce sera au
tour du duel entre Demetrious Johnson
et John Moraga. Au UFC
163, l'un des combats que j'attends le plus cet
étépour le championnat mondial des 145 livres :
Jose Aldo face àAnthony
Pettis. Pour le premier événement sur la
nouvelle chaîne FOX SPORTS 1, la finale opposera
Chael Sonnen àMauricio
Rua suivi quelques semaines plus tard,
toujours sur la même chaîne, du combat revanche
entre Carlos Condit et
Martin Kampmann. Du côtédu UFC
164, le titre mondial des 155 livres sera en jeu
entre le champion Benson Henderson
et le Canadien de Nouvelle-Écosse
T.J. Grant, et finalement, l'un
des combats les plus attendus dans la division des
205 livres aura lieu lui au UFC 165 entre
Jon Jones et le Suédois
Alexander Gustafsson - un combat
qui aura lieu àToronto;
- Selon ce qu'a déclaréDana White aux médias
cette semaine, il y a beaucoup d'animositéen ce
moment au tournage de la télé-réalitéThe
Ultimate Fighter entre Ronda Rousey et Miesha
Tate. Les deux se détestent às'en confesser et
l'équipe de production passe le plus clair de son
temps às'interposer entre les deux
belligérantes... Ça nous donnera tout un combat
revanche dans les prochains mois;
- En plus des combats énumérés ci-haut qui sont
annoncés officiellement par l'UFC, une rumeur
court àl'effet que le troisième combat de la
trilogie entre Cain Velasquez et Junior Dos Santos
aura lieu àHouston au Texas pour la finale du UFC
166;
- Une situation assez embêtante pour le UFC chez
les 135 livres alors que les deux champions, le
champion en titre Dominik Cruz et le champion
intérimaire Renan Barao, sont tous les deux sur la
liste des blessés pour une longue période. Y
aura-t-il un titre intérimaire intérimaire?
Assurément pas;
- L'organisation Bellator est elle aussi affectée
par les blessures. La finale du tournoi des 170
livres qui devait avoir lieu cet étéavec un
affrontement entre Douglas Lima et Ben Saunders
est annuléen raison d'une blessure aux côtes subie
par Lima àl'entraînement;
- Parlant de Bellator, sa télé-réalitéThe
Fight Master sera en onde sur le réseau
américain SpikeTV dès le 19 juin. Les 11 premières
minutes de cet épisode sont disponibles en ligne
et promettent une saison haute en couleur. Randy
Couture est l'un des entraîneurs et il est
accompagnéentre autres de Frank Shamrock, Greg
Jackson et Joe Warren.
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| 14:06 - L'enclos des requins - RDS.CA
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Si nous sommes en aussi bonne position dans notre
division, c'est en grande partie grâce aux
performances du Shark Tank, c'est-à-dire
notre enclos de releveurs. En effet, depuis le
début de l'année 2013, nos lanceurs de relève sont
irréprochables, à commencer par notre spécialiste
des fins de matchs, Jason Grilli.
Ce vétéran de 36 ans, qui obtient une première
véritable chance de se faire valoir comme
closer dans les majeures ? il ne
revendiquait que cinq sauvetages en carrière avant
cette année ? est tout simplement fumant. Avec 23
sauvetages et des statistiques générales à faire
frémir, il est de loin le plus redoutable de sa
profession, du moins dans la Ligue nationale.
Grilli lance des balles de feu, mais ce qui
m'impressionne avant tout, c'est son contrôle.
Celui qu'on surnomme Grilled Cheese à
Pittsburgh tire rarement de l'arrière dans le
compte lorsqu'il est confronté à un frappeur
adverse. Je félicite notre gérant Clint Hurdle
d'avoir eu le flair de le désigner pour
sauvegarder les matchs, car il est vraiment
l'homme de la situation. Doté d'une attitude
exemplaire, Grilli donne non seulement aux Pirates
une chance de l'emporter chaque fois qu'il monte
sur la butte, mais de par son professionnalisme,
il a une belle influence sur l'ensemble des
releveurs de l?équipe.

La raison est simple : les Yankees sont les
Yankees. Ils ont la chance de pouvoir compter sur
un excellent groupe tant au niveau de la direction
que sur le terrain. Les partisans sont
également au rendez-vous et ils sont passionnés.
Ça pèse beaucoup dans la balance pour expliquer
les succès de l?équipe.
Tout le monde à New York, et particulièrement
dans le Bronx, est passionné de baseball.
L'atmosphère est gagnante.
Je suis très heureux d'avoir fait partie de cette
organisation légendaire pendant deux saisons.
Leurs succès me réjouissent. Advenant que Pirates
et Yankees se rencontrent en Série mondiale, ce
sera une autre paire de manches, mais nous sommes
encore très loin de là. C'est beau rêver!
Russell le voltigeur
Il y a une dizaine de jours, et pour la première
fois de ma carrière, on m'a demandé de patrouiller
le champ extérieur à l'occasion d'un match de la
MLB. Pour être honnête, j'ai adoré l'expérience,
même si j'ai trouvé ça un peu tranquille.
D'ailleurs, je soutiens que j'aimerais obtenir
d'autres assignations dans le champ d'ici la fin
de la saison.
Comment me suis-je retrouvé là? Encore une fois,
c'est une idée de Clint Hurdle qui tenait à
inclure Michael McKenry dans l'alignement
puisqu'il connaissait du succès au bâton. En même
temps, il ne voulait pas rayer mon nom. C'est
aussi simple que ça.
Mais, il se peut aussi que mon gérant voulait
m?éloigner le plus possible de l'officiel Dan
Iassogna avec qui j'avais eu une prise de bec la
veille. Ceci dit, le travail des officiels fait
beaucoup jaser présentement dans le baseball
majeur, mais il n'y a rien que l'on puisse faire.
Ils sont humains après tout et nous commettons
tous des erreurs. Dans le vif du moment, c'est
toujours une autre histoire, mais j'estime qu'ils
peuvent tous connaître une mauvaise journée à un
certain moment dans l'année. L'important, c'est de
ne pas se laisser abattre et de passer à autre
chose le plus rapidement possible.
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| 04:28 - Un week-end peu captivant - RDS.CA
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Le dernier week-end n'a pas été le plus enlevant
dans le monde de la course automobile. Chaque
série a été dominée par le pilote qui l'a
emporté.
En Formule Un, Sebastian Vettel a mené le Grand
Prix de Montréal de bout en bout et était
complètement seul sur la piste. En IndyCar, Helio
Castroneves a triomphé en ayant rattrapé presque
tous les bolides avant de croiser le drapeau à
damier.
En Coupe Sprint de la série NASCAR, Jimmie
Johnson et son chef d?écurie Chad Knaus étaient
nettement dans une classe à part. De plus, ceux
qui compétitionnent habituellement avec Johnson
pour la victoire, Matt Kenseth et Kyle Busch, ne
pouvaient aspirer aux grands honneurs, car les
voitures Toyota ont diminué la puissance de leurs
moteurs de 7 à 8 chevaux-vapeur pour éviter les
bris mécaniques.
Le résultat de la course a fait réaliser à
Toyota, qui a de loin les moteurs les plus
puissants, qu'il faut regagner cette puissance
tout en restant fiable.
Malgré le peu de compétition, c?était plaisant de
voir la remontée de Dale Earnhardt Jr qui a
terminé au troisième rang. Son écurie, Hendrick
Motorsports, lui a donné les mêmes ajustements sur
sa voiture que sur celle de son coéquipier
Johnson, qui a signé sa troisième victoire de la
saison.
Cela prouve que lorsqu'Earnhardt Jr a une bonne
voiture, il roule au-devant du peloton. Cette
bonne performance le prépare pour la prochaine
épreuve au Michigan, qui sera une course
importante.
La lutte pour accéder à la « chase » est très
intéressante. Le classement de la septième à la
15e place peut changer en une seule épreuve. Tony
Stewart, même s'il est en 13e place, est en bonne
position pour le « wild card » après un lent début
de saison.
Du côté de Paul Menard, ce sera plus ardu dans
son cas puisqu'il sera difficile pour lui de
récolter une victoire. C'est un pilote qui termine
la plupart du temps vers le 10e rang.
On est à la mi-saison, donc la lutte sera
féroce.
Plusieurs aspirants pour l'emporter au
Michigan
La prochaine épreuve aura lieu au circuit
Michigan International Speedway. Earnhardt Jr est
très compétitif sur cette piste. Néanmoins, cette
épreuve est vraiment l'affaire de l?écurie de Jack
Roush.
Les voitures Ford ont relativement bien fait le
week-end dernier. Pour Roush, c'est la course la
plus importante de l'année.
J?écoutais l?éclaireur de Carl Edwards (un pilote
de l?écurie dont Roush est le propriétaire) et
celui-ci disait qu'il sera très important
qu'Edwards performe bien en fin de semaine. Ce
dernier est habituellement très rapide sur ce
circuit.
En terminant, un pilote de la série Nationwide,
Jason Leffler, est décédé mercredi dans un
accident lors d'une course sur terre battue. Je
l'ai vu à quelques reprises lors de ma saison en
NASCAR en 2008, mais je ne le connaissais pas
personnellement. C'est un pilote qui a couru
énormément et le milieu étant tissé serré, son
décès touche tout le monde du NASCAR.
*Propos recueillis par Christian
L-Dufresne
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| 01:34 - Troy et Marco auraient mon vote - RDS.CA
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En Europe, où j'ai passé la majeure partie de ma
carrière, les matchs des étoiles, ça n'existe
pas.
Il peut arriver qu'on rassemble des célébrités
dans un même club pour amasser des fonds pour une
?uvre de charité. Il y a aussi une sélection qui
se fait à la fin de chaque saison pour déterminer
les joueurs de l'année, mais c'est un honneur qui
se limite au papier.
Je n'ai donc jamais participé à un match
d?étoiles, mais ça pourrait changer cette année
puisque cinq de mes coéquipiers de l'Impact et
moi-même sommes en lice pour prendre part à la
classique annuelle de la MLS, qui opposera cette
année les meilleurs joueurs du circuit Garber à la
formation italienne de l'AS Roma.
Quand je pense que je pourrais être accompagné
dans cette aventure par Justin Mapp, Matteo
Ferrari, Troy Perkins, Marco Di Vaio et Felipe, je
considère cette récente annonce comme une belle
marque de reconnaissance envers le rendement de
notre équipe depuis le début de la saison. Comme
je le répète souvent, quand le collectif va bien,
il y a toujours des individualités qui ressortent.
Ce n'est qu'un autre exemple qui démontre que
l'Impact de Montréal est sur la bonne voie.
Étant donné notre position au classement, j'ose
croire qu'on aura au moins un ou deux
représentants, mais on verra bien comment se
déroulera le vote du public et le reste du
processus. Si on en a plus, tant mieux. S'il
fallait qu'on fasse tous le voyage, ça serait
parfait!
Si j'avais mon mot à dire et que je pouvais
envoyer un seul de mes coéquipiers au match des
étoiles, mon vote irait à... Troy Perkins et Marco
Di Vaio. Je sais, je triche, mais c'est trop
difficile d'en choisir juste un!
Comme il est le gardien d'une équipe qui marque
beaucoup de buts, Troy brille un peu dans l'ombre
depuis le début de la saison. Quand on remplit le
filet adverse, les projecteurs se braquent sur le
héros offensif du match. Quand on est impliqué
dans un nul serré ou une victoire à bas pointage,
les gens considèrent que le gardien ne fait que
son boulot. Rappelez-vous, il n'est pas supposé de
se compter beaucoup de buts dans un match de
soccer!
Mais si on s'attarde à chacun de nos matchs, on
remarque que Troy a réalisé une multitude d'arrêts
clés qui nous permettent de profiter de notre
place au soleil actuelle au classement. Je pense
immédiatement à celui sur Higuain lors du match
local contre le Crew de Columbus, par exemple. On
pourrait aussi parler du match contre
Portland.
Un bon gardien de but n'est pas nécessairement
celui qui va terminer un match avec 150 000
arrêts. C'est plutôt celui qui va faire l'arrêt
difficile à un moment critique d'un match, celui
qui va faire la différence entre trois ou un seul
point, entre le nul et la défaite.
On a présentement 26 points au classement.
Envoyez vos remerciements directement à Troy pour
plusieurs d'entre eux.
Pour Marco, bien disons que ça va de soi. On
parle ici du deuxième meilleur buteur de la Ligue,
et on n'a pas encore parlé de toutes les occasions
qu'il a ratées. D'ailleurs, ce n'est pas contre
Philadelphie qu'il aurait pu terminer le match
avec quatre ou cinq buts?
Marco est dans une très bonne zone cette année.
Il a peut-être cherché un peu le fond du filet au
tout début de la saison, mais depuis qu'il l'a
trouvé, tout s'enchaîne. J'ai notamment en tête
cette défaite de 2-1 à New York alors qu'il
s?était créé deux occasions, avait marqué en plus
de frapper les deux poteaux alors qu'on cherchait
à compléter une remontée de dernière minute.
C'est ce qui définit les grands marqueurs. Ils
peuvent être invisibles pendant une bonne partie
d'un match, mais profiter de chacune de leurs
rares occasions pour la mettre dedans.
Je crois que Marco joue comme un homme libéré
d'une immense pression cette année. À son arrivée
à Montréal, il devait non seulement composer avec
la réalité d'un autre championnat, mais il devait
aussi s'adapter à un mode de vie complètement
différent sur un continent qui lui était étranger.
C?était pour lui une autre culture, une autre
façon de jouer.
Il y avait aussi ce scandale de matchs truqués
qui lui trottait dans la tête. Et n'oubliez pas
que ça faisait 18 mois qu'il jouait au soccer sans
arrêt!
Cette année, il est arrivé bien reposé, dégagé de
toute cette pression. Il a bien attaqué le
calendrier préparatoire et a pris une vitesse de
croisière qui le propulse encore. On voit bien
l'ampleur du joueur qui a fait ses grandes marques
dans la Serie A et d'autres championnats
américains. Tout le monde travaille fort pour lui
créer des occasions et il en profite
pleinement.
Un oublié?
C'est dommage, parce que j'ai l'impression que
tous nos réguliers mériteraient d?être en lice
pour une participation au match des étoiles. Sans
exagérer, je pense qu'on pourrait facilement avoir
jusqu?à neuf candidats.
Parmi les « oubliés » notoire, on
pourrait ressortir le nom de Jeb Brovsky. Jeb est
un gars qui travaille extrêmement fort, qui
apporte une belle contribution en attaque de son
poste de défenseur latéral droit et qui possède
cette mentalité qui le rend très difficile à
battre à un contre un.
Je trouve aussi que Hassoun Camara connaît une
saison digne d'un joueur étoile. Il est très fort
dans les phases d'arrêt de jeu, a marqué quelques
gros buts et est quasiment impénétrable en
défensive centrale.
Enfin, Andrés Romero, que vous connaissez
peut-être un peu moins parce que son arrivée est
beaucoup plus récente, a amené de l'Argentine une
belle fraîcheur offensive.
Ces trois-là auraient mon vote si on pouvait
étendre la liste de candidats.
Alimenter Henry?
Dans l?éventualité où j?étais choisi pour
représenter notre club à travers cette belle
vitrine, l'occasion serait belle pour moi
d?évoluer avec des joueurs que j'ai plutôt
l'habitude d'affronter, mais qui piquent ma
curiosité.
Le premier nom qui me vient en tête est
évidemment celui de Thierry Henry. Le simple fait
qu'il soit un joueur de cette envergure, un joueur
de haut profil, rend la possibilité de jouer en sa
compagnie très attirante. Dans le monde du soccer,
Henry est un très grand nom : gagnant d'une
Coupe du Monde, il est l'un des meilleurs joueurs
de sa génération.
Je ne veux pas dire qu'il a été une de mes
idoles, mais j'ai toujours été impressionné par sa
façon de jouer. Il a marqué une tonne de buts à
Arsenal et a aussi représenté mon club favori, le
FC Barcelone. J'aimerais bien pouvoir échanger
quelques balles avec lui pour voir comment il
joue, comment il bouge sur le terrain. Je me
demande si ça cliquerait avec lui...
L'autre joueur que j'aimerais bien avoir comme
coéquipier, l'instant d'un match, est Robbie
Keane. J'inclus aussi Dwayne De Rosario à la
liste, mais j'ai déjà joué avec lui avec l?équipe
nationale, donc ce n'est rien de nouveau.
Et tiens, j'ajouterais Graham Zusi, du Sporting
KC. J'ai bien ce qu'il fait. Il est un joueur
altruiste qui amène beaucoup à la profondeur de
son équipe.
Des nouvelles de l'Europe
Comme c'est la saison morte dans les différents
championnats européens, je prends quelques minutes
pour vous donner des nouvelles de quelques
Québécois qui y ont évolué cette année.
Ça a été un peu difficile pour mon bon Olivier
Occéan au Eintracht Frankfurt. En Allemagne, il se
passe beaucoup de choses cachées que les gens
ignorent. C'est un endroit où il est très
difficile de percer parce que la compétition est
féroce. Quand tu arrives dans cette couche de
l?élite, il faut bien faire le plus rapidement
possible pour marquer les esprits, pouvoir
respirer un peu et s'adapter à son milieu.
En plus, il y a eu beaucoup de remaniements à la
position d'attaquant dans son équipe, alors ce
n?était pas évident. Mais il lui reste deux années
de contrat et à ce que je sache, il est encore
dans les plans du club. Il aura d'autres chances
de faire ses preuves.
J'ai moins de nouvelles d'André Hainault, qui
évolue en Écosse, mais je sais qu'il joue. C'est
bien pour lui. André voulait retourner en Europe
et établir ses bases là-bas pour pouvoir se
comparer à un autre niveau de jeu. J'espère qu'il
continuera à progresser. Ce qui est bon pour lui
l'est aussi pour l?équipe nationale!
Un petit mot aussi sur Samuel Piette, qui a passé
l'année dans l?équipe de réserve d'une équipe de
deuxième division à Dusseldorf, en Allemagne.
Membre de l?équipe nationale, Samuel risque d?être
à la Gold Cup cet été. André et lui sont plus ou
moins nos porte-drapeaux québécois au niveau de la
sélection canadienne.
Une mauvaise presse
Pour être franc, je ne veux pas trop mettre mon
grain de sel dans la controverse initiée par la
décision de la Fédération de soccer du Québec de
s'opposer au port du turban lors des activités qui
sont sous sa juridiction.
Je refuse d'en parler parce que je sens que toute
cette histoire a un effet négatif sur mon sport.
Ce n'est pas le genre de chose qui devrait être
mise de l'avant. Je préférerais qu'on parle de
l'Impact de Montréal ou de la sélection nationale
féminine. Présentement, ce « scandale »
a plus de visibilité dans les médias que le club
pro de la métropole en a jamais eue.
Et puis à mon avis, des jeunes ne devraient pas
avoir à payer pour un désaccord qui aurait dû se
régler à l'interne, derrière les portes closes. La
priorité des jeunes joueurs de soccer est de
s'amuser, de jouer et d'apprendre. On ne devrait
pas leur mettre de barrière avec des décisions
politiques.
Voilà à quoi se résume mon opinion.
Davy préfère la course
Pour vous laisser sur une note positive, alors
qu'on se prépare à s'envoler vers Columbus, je
voudrais vous donner des nouvelles de notre
capitaine, Davy Arnaud.
Absent depuis le début du mois de mai en raison
d'une commotion cérébrale, Davy a recommencé à
courir. Il ne peut pas encore s'entraîner avec le
reste de l?équipe, alors inutile de spécifier
qu'il ne fera pas le voyage vers l'Ohio avec nous,
mais c'est quand même un très bon signe.
Depuis quelques semaines, les médecins avaient
demandé à Davy de s?éloigner un peu de l?équipe
pour améliorer ses chances de guérison. En tant
qu'athlète, c'est l'enfer d?être privé de la vie
quotidienne avec tes frères d'armes. On voit que
ça lui fait du bien de retrouver la dynamique de
groupe et de voir la lumière au bout du
tunnel.
Croyez-moi, on veut ramener trois points pour le
capitaine en fin de semaine.
À bientôt, chers partisans!
*Propos recueillis par Nicolas Landry.
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| jeudi 13 juin 2013 | 00:49 - Un p'tit deux sur Tiger? - RDS.CA
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La première chose que les amateurs de golf vont
remarquer lors de cette 113e édition de
l'Omnium des États-Unis est l'absence de drapeaux
sur les verts. À Merion, on utilise plutôt un
genre de ballon rouge, style panier d'oseille en
forme d'un gros nid d'abeilles. Au premier coup
d??il, ça paraît un peu bizarre, mais on finit par
s'habituer.
Fondé en 1896, le club de golf Merion jouit d'une
riche tradition. Plusieurs pages de l'histoire du
golf américain y ont été écrites au fil des ans,
en passant par le légendaire Bobby Jones qui y
compléta son Grand Chelem en 1930, sans oublier
l'improbable victoire de Ben Hogan lors du
U.S.Open de 1950, seulement 16 mois après cet
accident d'automobile qui a failli lui coûter la
vie. Aucun club de golf en Amérique ne peut se
vanter d'avoir reçu autant de tournois de la USGA
puisqu'il s'agira d'un 18e évènement
géré par cet organisme et d'un cinquième omnium
national.
Le parcours Merion east a ouvert ses portes en
1912 et a été construit sur une très petite
surface, 126 acres au total. Il s'agit d'une
normale 70 qui s?étend sur une distance maximale
de 6,996 verges. Cela dit, ce ne sera pas un
pique-nique pour qui que ce soit car il n'y a que
deux normales cinq, soient les trous deux et
quatre, qui seront très difficiles à atteindre en
deux coups. Habituellement, on s'attend à des
allées fermes et rapides et à des verts durs et
ultra-rapides lors d'un tel championnat. Ce ne
sera malheureusement pas le cas cette année
car Dame Nature en a décidé autrement. On a
tellement eu de pluie au cours des derniers
jours que l'on a même songé à utiliser deux trous
de l'autre parcours du club Merion si jamais la
situation ne s'améliore pas. Ce sera sans doute
plus facile de garder la balle dans les allées
mais le parcours paraîtra beaucoup plus long que
la distance indiquée. La boue sur les balles
deviendra inévitable et pourrait en faire rager
plus d'un pendant les quatre jours de
compétition.
Autre point qui pourrait faire toute la
différence en bout de ligne, le contrôle de
l'effet rétro sur des verts beaucoup plus
réceptifs que prévus. Les joueurs auront une
certaine crainte d'attaquer les fanions situés au
fond du vert car si la balle dépasse de quelques
verges, le boguey deviendra presqu'inévitable.
Après une première analyse du parcours, on calcule
que les joueurs pourraient atteindre jusqu?à neuf
verts avec un fer court en main?à condition
d'atteindre d'abord l'allée sur le coup de départ.
Les occasions de «birdies» seront donc nombreuses
sur ces trous et il faudra en profiter au maximum.
Aussi bien faire quelques réserves car trois des
quatre normales trois mesurent plus de 230 verges
et les trous 5, 6, 14 et 18 représentent de
sérieux défis.
À vrai dire, il est très difficile de prévoir
quel sera le pointage cumulatif de l?éventuel
gagnant. En 1981, l'Australien David Graham avait
retranché sept coups à la normale pour
l'emporter par trois coups devant George Burns et
Bill Rodgers. Est-ce que quelqu'un pourrait faire
mieux cette année? Sans doute, car la qualité du
peloton est de loin supérieure. Le fait que les
longs cogneurs ne soient pas avantagés devrait
permettre à plusieurs de se signaler et de
demeurer dans la course plus longtemps. Aura-t-on
droit à une ronde de 62? J'en doute, mais tout est
possible. Rappelons que dans toute l'histoire du
golf, jamais personne n'a fait mieux que 63 lors
d'un tournoi majeur.
Les forces en présence
Bien malin celui qui peut prédire qui va gagner
ce tournoi dimanche après-midi?à moins que l'on
doive attendre à lundi pour connaître son
identité. Le U.S.Open est le seul tournoi majeur
qui se décide sur une ronde de 18 trous, en cas
d?égalité.
Même s'il n'a pas remporté de titre majeur depuis
2008, on se doit tout de même de favoriser Tiger
Woods. Le meilleur joueur au monde connaît une
saison du tonnerre comme en font foi ses quatre
victoires en seulement huit sorties. Tiger est
combattif comme pas un et désire cette victoire
plus que quiconque, surtout après sa malchance au
tournoi des Maîtres qui l'a sans doute privé d'un
15e titre en Grand Chelem. Tout ça
reste à voir, mais je n'oserais pas parier contre
lui.
Autre candidat logique aux grands honneurs, le
Nord-irlandais Graeme McDowell, le champion de
l?édition 2010, disputée à Pebble Beach. Son style
de jeu et sa fougue conviennent parfaitement à ce
genre de parcours, d'autant plus qu'il est dans
une forme splendide présentement. J'aime également
les chances de Lee Westwood pour sa capacité à
garder la balle en jeu et aussi parce qu'il a trop
de talent pour ne pas avoir de victoire majeure à
son actif. Il me semble que l'on disait ça aussi
de Colin Montgomerie. Souhaitons que Westwood ait
plus de chance que ce dernier.
La victoire pourrait aussi échouer dans les mains
d'un Sud-africain. Louis Oosthuizen possède tous
les outils nécessaires, quoique je ne suis pas
certain qu'il soit en parfaite santé à l'heure
actuelle. J'oserais parier un p'tit deux
sur Charl Schwartzel si quelqu'un d'autre
effectuait ses coups roulés à sa place. Il rate
tellement souvent sur courte distance que c'est
devenu pathétique. Quant à Ernie Els, il pourrait
encore nous surprendre car son jeu est à point et
il sait comment gagner, tout comme l'Argentin
Angel Cabrera.
Les joueurs australiens ne sont pas en reste pour
autant. Vu qu? Adam Scott est probablement
rassasié de sa victoire au Masters (l'est-il
vraiment?), j'ai la nette impression que Jason Day
voudra imiter son compatriote. Day a tout ce qu'il
faut pour remporter ce tournoi, il l'a prouvé à
plusieurs reprises au cours des deux dernières
années lors des tournois majeurs et son tour est
peut-être arrivé.
Du côté des Américains, mis à part Tiger, les
aspirants au titre sont fort nombreux. Personne ne
serait vraiment surpris de voir Matt Kuchar
triompher, ce serait même logique tellement son
jeu est régulier. Phil Mickelson en est un autre
qui pourrait fort bien causer la grande surprise
de la fin de semaine. Le grand gaucher joue du
très bon golf présentement et, après cinq
deuxièmes places à ce championnat, la loi de la
moyenne est peut-être de son bord. Brandt Snedeker
en est un autre sur qui on doit compter. Il
excelle autour des verts et se classe parmi les
meilleurs, sinon le meilleur, avec un
putter en mains. Enfin, j'estime que les
chances de Hunter Mahan sont aussi excellentes
s'il connaît une bonne première ronde. J'ai
également bien hâte de voir ce que nous réserve un
Mike Weir en pleine forme, car c'est le genre de
parcours qui pourrait l'avantager. Une chose
demeure certaine, on aura droit à tout un
spectacle'bon golf!
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| mardi 11 juin 2013 | 23:29 - Une seule place au sommet - RDS.CA
| 
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C'est parti pour une autre finale de la Coupe
Stanley. À bord du vol commercial qui m'amène vers
Chicago, j'ai encore de la difficulté à me faire
une idée claire sur l'identité de celui qui
soulèvera le précieux trophée la semaine
prochaine, ou dans l'autre.
Les Bruins se présentent au United Center comme
un rouleau compresseur qui semble avoir appris de
leurs déboires du premier tour contre les Leafs
qui aurait bien pu leur coûter leur place au
soleil. Non seulement sont-ils capables de
composer avec l'adversité, mais ils semblent
nantis pour affronter la vitesse des Hawks par
leur jeu défensif collectif centré autour de
l'oubli de soi au profit d'un front commun uni.
Ils comptent dans leurs rangs le meilleur marqueur
des présentes séries en David Krejci et le gardien
montrant les meilleures statistiques en Tuuka
Rask. Rask qui a servi toute une leçon aux
Penguins avec son calme olympien et son contrôle
de tous les instants. Si les BlackHawks veulent le
prendre en défaut, ils devront, contrairement à la
stratégie des Pens, décocher des tirs bas lorsque
Rask s'avance afin de créer des retours avec de
l'espace derrière le cerbère; en fonçant vers le
filet avec vigueur, ils pourraient déposer
quelques rondelles dans le filet et garder le
gardien finlandais un peu plus sur les talons.
Chicago vient tout juste de se débarrasser d'un
gardien sur une bonne séquence et qui est encore
plus agressif et athlétique que Rask en Jonathan
Quick.
Pour conclure avec Boston, ils sont bien dirigés,
très bien même, avec un entraîneur qui prône la
stabilité de ses unités, mais une ouverture aux
ajustements en ce qui a trait aux confrontations
et aux stratégies ponctuelles. Ils sont gros et
forts et comptent sur deux leaders de premier
niveau en Zdeno Chara et Patrice Bergeron, en
santé, que certains médias de Boston ont même
qualifié de coeur et d'âme des Bruins.
Parce que j'ai analysé les deux derniers matchs
de la série Kings-Blackhawks, je ne suis toutefois
pas convaincu que ces derniers représentent une
proie aussi vulnérable que les Rangers et les
Penguins. Les Hawks aussi sont bien dirigés par un
Joel Quenneville qui n'a pas hésité à fouetter
Patrick Kane et Jonathan Toes en les unissant au
sein d'un "super trio" qui a fourni
presque la totalité de l'attaque des deux derniers
matchs de la finale de l'Association de l'Ouest,
en compagnie de la révélation des séries 2013,
Bryan Bickell.
La ligne bleue de Chicago est talentueuse et
aguerrie. Keith peut jouer autant de minutes que
Chara. Hjalmarsson est constant au possible et
Seabrook après des performances ordinaires en
début de tournoi printanier, joue mieux. Crawford,
qui représentait un point d'interrogation en début
de campagne, a gagné en confiance et en maturité
si bien qu'il a appris à rebondir après un mauvais
but sans se laisser abattre par des erreurs qui se
produiront malgré les meilleures intentions du
monde. Les Bolland, Handzus et Frolik ont non
seulement accepté des rôles différents que ceux
auxquels ils ont été habitués plus tôt dans leur
carrière, mais ils livrent aussi la marchandise.
Et les jeunes Shaw et Saad sont capables suivre le
rythme exigeant des éliminatoires contrairement à
Seguin, avec surprise, à Boston.
Bref dans une série que j'entrevois âprement
disputée et qui ne devrait pas me ramener à la
maison avant une douzaine de jours je vois
Jonathan Toews soulevé la coupe après une victoire
lors du sixième match, le premier de cette série
qui sera remportée par l'équipe qui évolue à
l'étranger. Et si ça ne se produisait pas ainsi?
Je sais que j'aurai un spectacle exceptionnel pour
conclure une autre saison qui confirme que les
séries dans la LNH, c'est le summum...
|
| 21:24 - Quelle surprise - RDS.CA
| 
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Disons que les Bruins de Boston en ont surpris
plusieurs. Si quelqu'un essaie de me faire croire
qu'il avait prédit un balayage face aux Pens, de
plus que Crosby, Malkin, Neal et compagnie
seraient blanchis, il est un menteur! Je me suis
aussi royalement trompé dans ma prédiction. Voici
ce que j'avais écrit avant la finale de l'Est
:
« Cette série était, pour moi, la plus difficile
à prédire puisqu'elle oppose une équipe en pleine
confiance en Boston contre la meilleure équipe
"sur papier" de la ligue en Pittsburgh.
Mais, malgré tous ces points positifs que je viens
d'énumérer pour les Bruins, je crois que les
Penguins sont trop forts présentement et je n'ai
pas énormément confiance en Tuukka Rask. De plus,
aussi bonne fût la défensive des Bruins pour
combler ses blessures, les Leafs et surtout les
Rangers n'arrivent pas à la cheville des Pens côté
offensive. Crosby est en mission et finalement
guéri de sa blessure, Malkin excelle, Neal et
Iginla produisent et que dire de l'apport de
Pascal Dupuis. Tomas Vokoun semble avoir solidifié
la situation des gardiens et même s'il connaissait
des ratés, quel luxe d'avoir un Marc-André Fleury
prêt à reprendre le flambeau. Pour ces raisons, je
choisis Pittsburgh en 6. »
À part le deuxième match de la série, on ne peut
pas dire que Boston a dominé les matchs. Je crois
qu'ils ont mieux joué que Pittsburgh, mais la
grosse différence est la performance étincelante
de la part de Tuukka Rask. Il a totalement
mystifié les gros canons des Pens. Je crois aussi
que le retour au jeu de Seidenberg et Ference a
nettement aidé la défense des Bruins à contrer les
attaquants vedettes de Pittsburgh. L'éclosion de
Krug a également permis à Chara de se reposer à
l'occasion lors des supériorités numériques. De
plus, pratiquement tous les joueurs des Bruins
jouent bien au même moment et ceci peut être
déterminant en séries. À l'inverse, lors du
dernier mois de la saison ainsi qu'en première
ronde face aux Leafs, ils avaient quelques joueurs
qui en arrachaient.
Du côté des Hawks, à la suite de l'adversité
vécue face aux Wings, ils sont revenus où ils
étaient depuis le début de cette saison écourtée.
Kane et Toews ont fait la différence lors du
dernier match, Bickell est la révélation des
séries, Keith est un pilier et Crawford fait de
l'excellent travail devant les buts. Même
l'excellent Jonathan Quick, qui était le seul
candidat au Conn Smythe après deux rondes, ne
pouvait rien face aux puissants Blackhawks.
L'équipe est tellement bien équilibrée et dirigée
qu'elle a même réussi à remporter le quatrième
match à Los Angeles sans Duncan Keith, suspendu
pour son coup de bâton au visage de Jeff
Carter.
À quoi s'attendre en finale? À ce point-ci et
avec ces deux formations des plus puissantes et
équilibrées, personne ne peut prédire avec
certitude le résultat de cette finale puisque je
ne crois pas qu'aucune de ces équipes n'ait de
véritables faiblesses. Ceci est vrai devant le
filet, à la défense, à l'attaque ainsi que
derrière le banc. Par contre, à la suite de la
performance des Bruins face aux Penguins, je leur
donne la victoire. On dirait qu'on revoit les
Bruins de 2011 après nous avoir battu en
prolongation en première ronde. Je les crois
encore plus dominants cette année puisqu'ils
avaient remporté trois séries sur quatre en sept
matchs. De plus, je crois qu'ils ont eu un
parcours moins éprouvant que les Blackhawks avec
deux séries de suite remportées en cinq et quatre
matchs versus les victoires en sept et cinq matchs
des Hawks. Pour ces raisons, je vais y aller
avec Boston en 6.
Mais ne m'en tenez pas rigueur si je me trompe
encore puisque nous avons droit à une finale
opposant les deux meilleures équipes lors des
présentes séries. Les deux formations n'ont pas
atteint la finale par chance ou à la suite d'une
performance magistrale d'un seul joueur. Tous les
joueurs des deux équipes mettent l'épaule à la
roue. Sur ce, bonne finale.
|
| 15:44 - Respect pour Claude Julien - RDS.CA
| 
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S'il faut en croire Pierre LeBrun d'ESPN, Claude
Julien sera un des adjoints de Mike Babcock
derrière le banc de l'équipe canadienne aux Jeux
de Sotchi. Et il ne l'a certainement pas
volé. Claude Julien est un des meilleurs
entraîneurs dans la LNH. Il faudrait
seulement le dire à Cam Neely.
Comme dirait mon collègue Benoît Brunet, on a
l'impression que Julien est toujours à un but, une
période, un match ou une défaite d'être
congédié. On ne compte plus le nombre de fois
où il avait un pied dans la porte.
Récemment, dans une entrevue avec Mitch Melnick
de TSN Radio, le journaliste Jimmy Murphy d'ESPN à
Boston a révélé que Cam
Neely aurait congédié Claude Julien si
les Bruins avaient perdu le match no 7
contre les Maple Leafs de Toronto.
En 2011, les mêmes rumeurs avaient circulé
la veille du match no 7 entre les Bruins et
le Canadien (match que les Bruins
avaient gagné en prolongation en route vers la
coupe Stanley ).
Toujours selon Murphy, Neely n'a jamais aimé le
jeu trop défensif préconisé par Claude
Julien. Cela remonte à la saison 2010-2011.
Malheureusement pour lui, cette année-là, les
Bruins ont remporté la coupe Stanley et les voilà
de retour en finale deux ans plus tard. Il
fallait voir son « air de b'uf » à la télévision
vendredi soir alors que son équipe était en voie
d'éliminer les Penguins.
Heureusement, Julien peut compter sur un allié au
sein de l'organisation : le directeur général,
Peter Chiarelli. Ce dernier aurait déjà dit
que tant qu'il sera DG des Bruins, Claude Julien
sera l'entraîneur. Jimmy Murphy a ajouté
que Chiarelli aurait démissionné si Julien avait
été congédié après une élimination face aux
Leafs.
Neely a le droit de ne pas aimer le jeu défensif.
Mais on pourrait lui rappeler ce que les Bruins
ont accompli en finale de l'Est : ils
ont éliminé les Penguins en quatre matchs, les ont
blanchis deux fois et n'ont accordé que deux
buts!
Et si j'étais le proprio des Bruins, Jeremy
Jacobs, un « gratte-la-cenne » notoire, je dirais
ceci à mon président : « Grâce au jeu
défensif, mon équipe a joué neuf matchs à domicile
en séries et va en jouer au moins deux autres en
finale. Avec des revenus de 2 à 3 M$ par
partie, on parle ici de près d'une trentaine
de millions dans les coffres de
l'équipe.
Bettman et la loi en Arizona
Rien ne semble vouloir arrêter Gary
Bettman pour garder les Coyotes à Phoenix,
même pas les lois de l'Arizona, selon le quotidien
Arizona Republic.
Après s'être entendu avec le groupe
Renaissance Sports and Entertainment sur l'achat
de l'équipe, Bettman a organisé une rencontre avec
les membres du conseil municipal de Glendale, le
28 mai dernier. Le but de cette rencontre
étant évidemment que les deux parties concluent un
accord sur la gestion de l'amphithéâtre.
Mais en Arizona on aime les choses
transparentes. Il y a une loi, la « Open
Meeting Law », qui dit que si quatre conseillers
municipaux participent à la même réunion, celle-ci
doit être publique.
Qu'est-ce que Gary Bettman a fait? Il a organisé
quatre réunions d'une heure. D'abord avec le maire
de Glendale à 9 h; le directeur général de la
ville à 10 h; la mairesse suppléante et un
conseiller municipal à 11 h et finalement, les
trois autres conseillers ont été convoqués à
midi.
Au terme de ces rencontres, personne n'a voulu
commenter.
Le maire de Glendale s'est défendu d'avoir violé
la loi en disant qu'il ne s'agissait pas d'une
réunion au sens propre du terme. Il n'y avait pas
d'ordre du jour ou de points précis à l'agenda. Il
s'agissait simplement de « faire connaissance
» avec les gens de RSE. Et le maire a ajouté
au journal que de toute façon, il n'y aurait pas
eu quorum pour tenir une assemblée
publique. Pourtant, quelques heures plus
tard, il y a eu assemblée ordinaire du conseil
municipal, ouverte au public et diffusée à la
télévision communautaire de
Glendale. Personne de la LNH ou du groupe RSE
n'était sur place.
Tous ne partagent pas l'avis du maire Jerry
Weiers. Des groupes de pression, avocats
et professeurs d'université estiment que
l'esprit de la loi a été contourné. Surtout
que Weiers s'est fait élire l'automne dernier en
promettant plus de transparence.
On pourrait peut-être convoquer Gary Bettman
devant la Commission Charbonneau...
L'Omnium de golf des
États-Unis
C'est jeudi que débute l'Omnium de golf des
États-Unis, au club de golf Merion en
Pennsylvanie. Ernie Els sera en quête d'une
3e victoire à ce 2e tournoi majeur de la
saison. Et pour le seconder, il a retenu les
services d'un vétéran de 14 saisons dans la
LNH : Dan Quinn, qui sera son caddie.
Quinn et Els se sont connus en Floride il y a
quelques années et sont devenus de bons
amis. Dan Quinn a joué pour huit équipes au
cours de sa carrière et a connu sa meilleure
saison en 1987-1988 en marquant 40 buts avec
les Penguins de Pittsburgh. Il est aussi un
excellent joueur de golf.
Il a remporté à cinq reprises la « Celebrity Golf
Classic » présentée chaque année à Lake Tahoe.
Depuis 2010, il a travaillé à temps partiel avec
Ernie Els et sera son caddie dans une dizaine de
tournois cette année. Il a aussi fait équipe
avec John Daly au US Open en 2000.
Certains se souviendront peut-être qu'il avait
été accusé de viol en 1992 alors qu'il
jouait pour les North Stars du Minnesota. Mario
Lemieux avait aussi été mêlé à cette affaire. Les
accusations avaient été abandonnées.
Vous remarquerez aussi qu'il n'y aura pas de
fanion au bout des tiges plantées dans les trous
sur chaque vert, ce que les golfeurs appellent en
bon français, « le flag ».
À la place, il y aura de petits ballons
de forme ovale, le symbole officiel du club de
golf.
Si cela donne un cachet particulier au parcours,
ces tiges compliquent aussi le jeu des golfeurs
qui utilisent les drapeaux pour mesurer la
direction et la force du vent. Ce à quoi
Rickey Fowler a répondu : « Je vais prendre les
ballons comme cible. Si je vise le ballon, je
ne devrais pas être loin du trou ».
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| 04:22 - Le meilleur défi devient un test d'endurance - RDS.CA
| 
|
Les dirigeants de la United States Golf
Association le précisent chaque année : L'Omnium
américain se veut le test de golf par excellence
de la saison. Les conditions de jeu sont sévères,
mais honnêtes et doivent récompenser les meilleurs
coups.
Un tel scénario s'applique fort bien lorsque le
parcours où est disputé l?évènement profite de
conditions idéales. Or, ce n'est pas le cas cette
semaine au Merion Golf Club non loin de
Philadelphie. La pluie a encore une fois
aujourd'hui obligé les responsables à fermer le
terrain tant il y avait de l'eau. Les conditions
ont rendu le terrain impraticable.
Si cela contrarie plusieurs joueurs qui n'ont pas
eu le loisir d'y disputer quelques rondes au cours
des dernières semaines en vue du deuxième majeur
de la saison, cela inquiète davantage ceux qui ont
préparé le Merion en vue de cette compétition.
On sait qu?à 6 996 verges, une normale 70, ce
parcours exigera des joueurs beaucoup de
précision. On comptait justement sur la fermeté
des verts pour faire la différence. Seuls les
coups parfaits seraient récompensés. Mais avec
l'eau qu'on a reçue au cours des derniers jours,
il est à parier que les meilleurs golfeurs de la
planète devraient avoir beaucoup plus de facilité
à inscrire des oiselets. Les verts seront plus
qu'accueillants et avec de petits fers en main le
défi ne sera certes pas aussi relevé qu'on le
souhaitait.
Par contre, un terrain détrempé et des conditions
météorologiques difficiles pourraient transformer
l'Omnium en un test d'endurance. Un peu comme ce
fut le cas en 2009, lorsque disputé par un temps
misérable au très difficile parcours de Bethpage à
New York. Tant et si bien qu'on avait complété le
tournoi le lundi.
Et je me souviens avoir longuement discuté avec
Mike Weir à Québec où était présenté le Skins Game
Telus. Weir et tous ceux qui avaient survécu au
déluge de New York en étaient sortis épuisés.
Littéralement vidés.
Le mot patience est très souvent utilisé quand
vient le temps de décrire la stratégie utilisée
par les champions des tournois majeurs. Si la clé
du succès au Merion était la précision il y a
quelques jours à peine, il se pourrait fort bien
que la patience soit l'ingrédient qui fera la
différence au bout de quatre jours sur un terrain
détrempé. On aura beau vanter la qualité des coups
réussis par Johnny Miller lors de l'Omnium des
États-Unis de 1973 à Oakmont (réputé comme l'un
des parcours les plus difficiles, sinon le plus
difficile aux É.-U.) lorsqu'il a inscrit le
pointage record de 63, mais il reste qu'il avait
disputé cette ronde sur un terrain qui
curieusement ressemblait au Merion que l'on joue
cette semaine.
Le site de l'Omnium cette année est pour le
moment démuni. Les quelques barrières qu'on avait
dressées pour tester les meilleurs golfeurs n'ont
pas tenu. Bien sûr, l'herbe longue et l?étroitesse
des allées seront certes des facteurs à
considérer, mais cela semble bien peu quand on
considère la qualité des joueurs inscrits.
Cela modifiera aussi la stratégie de plusieurs
des golfeurs. La sagesse qui avait été la
meilleure conseillère jusqu?à présent sera-t-elle
oubliée à la faveur d'une offensive extrême ?
Reste que ça devrait donner un excellent
spectacle. Ce n'est peut-être pas le but avoué de
la United States Golf Association toujours à la
recherche du défi ultime de golf. Mais en fin de
compte c'est ce qui intéresse le plus les
amateurs. C'est tout ce qui compte.
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| 04:22 - Le test par excellence - RDS.CA
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Les dirigeants de la United States Golf
Association le précisent chaque année : L'Omnium
américain se veut le test de golf par excellence
de la saison. Les conditions de jeu sont sévères,
mais honnêtes, et doivent récompenser les
meilleurs coups.
Un tel scénario s'applique fort bien lorsque le
parcours où est disputé l?évènement profite de
conditions idéales. Or, ce n'est pas le cas cette
semaine au Merion Golf Club non loin de
Philadelphie. La pluie a encore une fois
aujourd'hui obligé les responsables à fermer le
terrain tant il y avait de l'eau. Les conditions
ont rendu le terrain impraticable.
Si cela contrarie plusieurs joueurs qui n'ont pas
eu le loisir d'y disputer quelques rondes au cours
des dernières semaines en vue du deuxième majeur
de la saison, cela inquiète davantage ceux qui ont
préparé le Merion en vue de cette compétition.
On sait qu?à 6 996 verges, une normale 70, ce
parcours exigera des joueurs beaucoup de
précision. On comptait justement sur la fermeté
des verts pour faire la différence. Seuls les
coups parfaits seraient récompensés. Mais avec
l'eau qu'on a reçue au cours des derniers jours,
il est à parier que les meilleurs golfeurs de la
planète devraient avoir beaucoup plus de facilité
à inscrire des oiselets. Les verts seront plus
qu'accueillants et avec de petits fers en main le
défi ne sera certes pas aussi relevé qu'on le
souhaitait.
Par contre, un terrain détrempé et des conditions
météorologiques difficiles pourraient transformer
l'Omnium en un test d'endurance. Un peu comme ce
fut le cas en 2009, lorsque disputé par un temps
misérable au très difficile parcours de Bethpage à
New York, tant et si bien qu'on avait complété le
tournoi le lundi.
Et je me souviens avoir longuement discuté avec
Mike Weir à Québec où était présenté le Skins Game
Telus. Weir et tous ceux qui avaient survécu au
déluge de New York en étaient sortis épuisés.
Littéralement vidés.
Le mot patience est très souvent utilisé quand
vient le temps de décrire la stratégie utilisée
par les champions des tournois majeurs. Si la clé
du succès au Merion était la précision il y a
quelques jours à peine, il se pourrait fort bien
que la patience soit l'ingrédient qui fera la
différence au bout de quatre jours sur un terrain
détrempé. On aura beau vanter la qualité des coups
réussis par Johnny Miller lors de l'Omnium des
États-Unis de 1973 à Oakmont (réputé comme l'un
des parcours les plus difficiles, sinon le plus
difficile aux É.-U.) lorsqu'il a inscrit le
pointage record de 63, mais il reste qu'il avait
disputé cette ronde sur un terrain qui
curieusement ressemblait au Merion que l'on joue
cette semaine.
Le site de l'Omnium cette année est pour le
moment démuni. Les quelques barrières qu'on avait
dressées pour tester les meilleurs golfeurs n'ont
pas tenu. Bien sûr, l'herbe longue et l?étroitesse
des allées seront certes des facteurs à
considérer, mais cela semble bien peu quand on
considère la qualité des joueurs inscrits.
Cela modifiera aussi la stratégie de plusieurs
des golfeurs. La sagesse qui avait été la
meilleure conseillère jusqu?à présent sera-t-elle
oubliée à la faveur d'une offensive extrême?
Reste que ça devrait donner un excellent
spectacle. Ce n'est peut-être pas le but avoué de
la United States Golf Association toujours à la
recherche du défi suprême de golf, mais en fin de
compte c'est ce qui intéresse le plus les
amateurs. C'est tout ce qui compte.
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| 03:45 - Boston en six - RDS.CA
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J'espère sincèrement que la finale de la coupe
Stanley sera plus intéressante que la série entre
Boston et Pittsburgh. J'ai encore du mal à croire
que les Penguins ont offert un si piètre
spectacle. Et dire que tout le monde salivait
avant cette série qui s'annonçait comme un choc de
titans.
Les Bruins devraient avoir une vive opposition
face aux Blackhawks de Chicago, les champions de
la saison régulière, mais champion ou pas, je
favorise Boston pour l'emporter en six
parties.
Ce n'est pas ordinaire ce que les Bruins ont
réalisé face aux Penguins. N'allouer que deux buts
en quatre parties à une puissance comme les
Penguins, ça relève presque du record.
Je suis tellement déçu de la façon avec laquelle
les Penguins ont été dirigés que je pense que Dan
Bylsma ne sera pas de retour à la barre de
l'équipe la prochaine saison. Comme l'an dernier
contre les Flyers, les Penguins ont essayé
d'embarquer dans le jeu des Bruins et on voit les
résultats. Je veux bien donner le crédit aux
Bruins, mais il faut avouer que les Penguins ne se
sont pas présentés, mais Bylsma n'a pas réussi à
faire produire ses meilleurs joueurs. Il y a des
façons de perdre des matchs et dans le cas des
Penguins, ce n'était vraiment pas beau à voir.
Il a beau avoir conduit son équipe en demi-finale
de la coupe Stanley, il payera la note pour les
insuccès des siens.
Pour revenir à la finale, j'ai du mal à
identifier quelles équipes sont avantagées dans
les différentes catégories tellement les bons
joueurs sont nombreux des deux côtés. Les gardiens
se valent, les deux défensives sont bonnes et
c'est la même chose pour l'offensive. Je suis très
curieux de voir les stratégies qui seront
préconisées par les deux entraîneurs d'expérience
que sont Joel Quenneville et Claude Julien.
Je persiste à croire que les Bruins ont eu
tellement peur de perdre la série contre les Maple
Leafs, qu'ils cherchent par tous les moyens à
éviter de se retrouver dans la même situation.
L'équipe de Claude Julien est pratiquement
invincible depuis cette septième partie face à
Toronto et ce sont les Rangers et les Penguins qui
en ont payé la note depuis.
Les Bruins constituent une équipe transformée
depuis cette série de première ronde. Chacun
connaît son rôle dans cette formation. Puis, il
est plutôt rare qu'une équipe ait le même
quatrième trio pendant une période de cinq ans
comme chez les Bruins quoique que Gregory Campbell
est blessé et qu'il ne reviendra pas au jeu cette
année. Prenez l'exemple de Montréal où le
quatrième trio change plusieurs fos dans la même
saison. Cette stabilité fait surement en sorte que
les Bruins sont plus solides maintenant.
J'ai comme l'impression que les impondérables
vont faire la différence dans cette finale. Si un
observateur parvenait avant la série à identifier
comment se jouera ce duel, je crierais au génie.
Moi, j'ai opté pour Boston parce que j'aime les
Bruins et j'aime comment Claude Julien dirige ses
hommes. Les Bruins sont une équipe robuste, mais
disciplinée.
Le capitaine de Blackhawks Jonathan Toews devra
sortir de sa léthargie. Patrick Kane, avant sa
performance de trois buts lors du dernier match
face aux Kings, n'allait pas très bien aussi alors
que du côté des Bruins, les joueurs vont tous bien
en général. Au moins, il y a Marian Hossa qui va
bien et un certain Bryan Bickell qui ne cesse de
marquer des buts. Il sera joueur autonome à la fin
de la saison et je pense qu'il commence à faire
saliver plusieurs clubs.
Les Bruins forment un club robuste, tout le monde
le sait, mais je ne pense pas qu'ils chercheront à
intimider les Blackhawks, qui sont aussi très
physiques. Je ne m'attends pas à des folies d'un
côté comme de l'autre, car l'enjeu est trop
important. Les matchs sont serrés qu'il ne faudra
pas sombrer dans l'indiscipline sans risquer d'en
payer le prix. D'ailleurs, je me demande
sérieusement si on ne marquera pas plus de buts au
soccer d'ici deux ans que dans les matchs des
séries au hockey. La LNH devra éventuellement
réfléchir à toutes ces parties qui se terminent
par des marques de 1-0 ou 2-1. Ce n'est pas ce que
je qualifie de produit très vendeur.
Je pensais que le défenseur Zdeno Chara allait
ralentir, mais ce n'est vraiment pas le cas.
J'adore ce joueur format géant. À mes yeux, il est
le défenseur de la LNH et je me demande encore une
fois comment les Sénateurs d'Ottawa ont pu le
laisser partir. Il est fidèle au poste année après
année en plus d'être un très bon capitaine
apprécié de ses coéquipiers. Mênme s'il ne laisse
pas manger la laine sur le dos, il sait être
discipliné. 
Il faudra avoir le travail de Patrice Bergeon à
l'oeil. Il aura la mission de contenir Jonathan
Toews. Il a eu du succès contre Sidney Crosby lors
du tour précédent, je ne vois pas la raison pour
laquelle il ne pourrait pas en faire autant contre
Toews. En plus, l'attaquant des Bruins marque des
buts importants.
Tuukka Rask et Corey Crawford sont des valeurs
égales. Quand on parle de ces deux formations, on
oublie souvent de parler des gardiens, mais
Crawford a fait le travail devant son filet et de
plus en plus, son nom est avancé comme potentiel
gardien pour l'équipe canadienne en vue des Jeux
olympiques l'an prochain. Quant à Rask, plus
personne ne parle de Tim Thomas à Boston depuis
qu'il a mérité la place de gardien numéro un.
Bonne finale.
*propos recueillis par Robert Latendresse
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| lundi 10 juin 2013 | 21:52 - Le Mike Tyson des mi-lourds ? - RDS.CA
| 
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Depuis le coup de poing parfait d'Adonis
Stevenson samedi soir, c'est un peu comme si l'on
vivait des moments parfaits l'un après
l'autre.
J'ai déjà vu un film qui s'appelle The Perfect
Storm et on dirait que nous avons assisté à The
Perfect Punch. C'est vrai que le combat n'a pas
duré longtemps, je vais paraphraser Mark Taffet,
un dirigeant de HBO, pour résumer ce qui est
arrivé. Sur le ring, il m'a dit : « Ce qui vient
de frapper Chad Dawson, c'est un éclair venu
directement du pontife. »
Je vous rappelle que ce n'est pas moi qui parle,
mais ce représentant de HBO en extase me disait
que le seul comparatif qu'il pouvait me donner
était Mike Tyson ou pour être plus précis, le «
Mike Tyson des mi-lourds ».
Quelques secondes après la victoire, j?étais sur
le ring et je regardais pleurer Adonis, son
entraîneur Jayvan Hill, Michael Buffer, Jim
Lampley (HBO), Alexandra Croft (GYM), la
coordonnatrice de réalisation et Max Kellerman -
l'animateur ému de HBO - est descendu sur ses
genoux pour continuer son entrevue?
Je me disais que c?était trop beau pour être vrai
comme scène.
Jim Lampley rappelait avec tellement de justesse
que la télévision ne sert pas seulement à diffuser
des choses spectaculaires, mais aussi pour faire
vivre des émotions. Je peux vous assurer que les
6336 spectateurs présents ont justement vécu des
sensations intenses. Même si le combat n'a duré
que 76 secondes, les émotions ont duré très
longtemps. Après le gala, les gens me parlaient
dans la rue à quel point c?était fort comme
sentiment. Ils disaient que les 76 secondes
valaient n'importe quel combat qu'ils avaient
vu.
Après le combat, Mark Taffett ne me lâchait plus
sur le ring, il répétait que GYM et HBO venaient
de frapper le gros lot. Après la conférence de
presse, j'avais déjà un message de leur part et
j'ai finalement rencontré deux dirigeants de HBO à
deux heures du matin dans un restaurant.
Dimanche soir, le président de HBO m'a même
appelé pour être certain qu'une rencontre ait lieu
cette semaine en insistant sur tout ce que son
réseau pouvait accomplir pour Adonis.
Le superbe parcours s'est poursuivi lundi matin
quand nous avons fait une tournée médiatique.
Quand nous sommes venus pour traverser la rue
René-Lévesque, un camionneur a fait retentir son
klaxon et il a baissé sa vitre en criant : «
Tabar?, c'est le champion ! ».
Tout de suite après, une voiture de police s'est
arrêtée après pour le féliciter. C'est simple,
nous n?étions pas capables de traverser la rue.
Tout le monde voulait le voir. Depuis sa victoire,
on reçoit des demandes d'entrevues de partout !
C'est normal de recevoir celles des médias
traditionnels, mais on reçoit pratiquement autant
de demandes de médias anglophones.
Quand j'ai rencontré Adonis avant sa première
entrevue, il m'a serré dans ses bras en me disant
: « Yvon, peux-tu imaginer que je suis le champion
du monde ? » C'est vraiment spécial quand on songe
à son histoire puisqu'il a pris les moyens pour se
sortir d'une vie difficile.
C'est fascinant aussi de constater l'impact
positif de sa préparation. Adonis peut te raconter
toutes les 76 secondes en détail. Ce n?était pas
une gauche lancée à cet endroit par hasard, ce
coup avait été pratiquement à répétition à
l'entraînement. Il peut également te décortiquer
comment il a réfléchi durant le combat avec les
feintes effectuées, la gauche lancée par-dessus
préalablement pour voir sa réaction?
Dans la vie, quand on traverse des malheurs, on
essaie de ne pas trop se laisser abattre et on
tente de ne pas trop s'emporter dans les grands
bonheurs. Mais je t'avoue que c'est très difficile
avec tous les témoignages que nous recevons.
À ce sujet, Adonis me montrait son téléphone
parce qu'il n'est plus capable de fournir. Il a
répondu à environ 500 courriels et il n'avait pas
encore lu 1400 courriels sans compter des
centaines de messages texte.
Bref, c'est bien au-delà de ce que nous aurions
pu imaginer comme meilleur scénario parce qu'on
pense toujours au meilleur et au pire dénouement
quand on organise un gala.
Malgré son âge, Stevenson n'est pas usé
Avant d'anéantir Dawson, on parlait souvent du
fait que le temps pressait pour Adonis à 35 ans.
Par contre, son plus avantage s'avère de ne pas
être usé par les rigoureux efforts de la boxe
professionnelle. Normalement, une carrière de boxe
est surtout basée sur un nombre d'années que l?âge
d'un athlète.
Pour une carrière qui fonctionne bien à
l'international, on parle souvent autour de 10 à
12 ans ce qui explique que certains athlètes sont
épuisés quand ils franchissent la trentaine en
raison d'un succès hâtif. Dans son cas, Adonis a
commencé ce mode de vie à 29 ans.
Ensuite, les amateurs sont souvent en extase
devant des jeunes de 21-22 ans qui deviennent des
champions du monde (Matthew Hilton, Fernando
Vargas, Juan Diaz), mais combien parmi eux ne
peuvent tenir le rythme à 28-29 ans car ils n'ont
pas été en mesure de gérer leur nouvelle
notoriété, l'argent ou les nouvelles relations. Ça
reste à prouver, mais je sens une maturité et une
sagesse chez Adonis à 35 ans pour composer avec
cela.
Mais ce n'est pas tout, son entraîneur me disait
même qu'il existe encore un bon pourcentage
d'amélioration possible dans son cas. Il y avait
un monde de différence dans son exécution au
niveau de son jeu de pieds et sa vitesse
d'explosion quand il a frappé Dawson
comparativement à sa victoire aux dépens d'Aaron
Pryor Jr. C'est après ce triomphe qu'il a souhaité
affronter Lucian Bute.
Quand il est arrivé à Montréal avec son poulain,
l'entraîneur d'Adonis m'avait dit que je serais
impressionné par sa progression. Je lui avais
répondu que ça serait difficile parce que j'avais
tellement d'attentes, mais il a réussi à sa
mission.
Un support vraiment apprécié
Inévitablement, les amateurs de boxe se demandent
où situer ce K.-O. parmi ceux accomplis dans
l'histoire récente de la boxe québécoise. Bien
sûr, je ne veux rien enlever à Adonis, mais je
place son K.-O. juste une petite coche sous celui
d?Éric Lucas contre Glenn Catley à mes yeux. Il
faut penser que je connais Éric depuis qu'il avait
11-12 ans et je me suis dirigé en boxe
professionnelle en raison de Stéphane Ouellet et
lui.
InterBox est arrivé, Éric est allé chercher le
championnat du monde alors que personne ne le
voyait venir. J'ai vécu des émotions incroyables à
ce moment et c?était comparable samedi soir.
Cette victoire de Lucas a aussi changé la face de
l'industrie de la boxe et celle de Stevenson a le
potentiel pour le faire. Éric a propulsé la boxe
québécoise à un autre niveau et Adonis pourrait le
faire.
Bien sûr, le scénario aurait été complètement
différent si Adonis s?était incliné. Je n'ai pas
caché que nous avions risqué beaucoup sur ce
combat, mais on avait réfléchi aux risques d'une
défaite.
Un écrivain français, Nicolas Boileau, a déjà dit
: « Sur le métier, 20 fois vous remettrez votre
ouvrage ». Bref, ça veut dire qu'il aurait fallu
qu'on recommence en quelque sorte. Même si on a
confiance aux (David) Lemieux, (Eleider) Alvarez
et (Kevin) Bizier. On a aussi mis (Artur)
Beterbiev sous contrat ce qu'on n'aurait pas fait
cela si on avait cru que l'entreprise fermerait
ses portes en cas de défaite d'Adonis. On aurait
recommencé, mais en traversant des périodes
difficiles avant de refaire surface avec un autre
champion du monde.
Il faut rappeler qu'on a vécu deux années sans
champion et on vient de traverser une année
particulièrement éprouvante avec annulation
par-dessus annulation et blessure par-dessus
blessure (Lemieux, Pascal, Adonis). Ce fut une
année pénible, mais on se serait retroussé les
manches et nous aurions continué. Tout de même, on
aurait vécu une période plus sombre et plus
difficile.
En terminant, je voulais dire que j'ai ressenti
quelque chose de très spécial pour la première
fois. On sentait que tout le monde était derrière
Adonis et nous. Bien sûr, c'est normal quand on
pense aux gens de notre entourage et nos
partenaires, mais toute la communauté voulait
qu'on réussisse et qu'Adonis l'emporte.
Je n'avais jamais senti une mobilité commune
comme celle-ci soit pour continuer de promouvoir
la boxe de haut ou s'assurer de la santé de GYM.
C?était la première fois que j'ai ressentais
autant de support autour de nous. En fait, c'est
devenu un baume qui nous aidait à avoir plus
d?énergie même si c?était difficile de faire tout
ce qu'il fallait pour que ce soit un succès.
Je peux vous dire que les 6000 personnes
présentes nous ont donné énormément. Ils ont réagi
comme une foule de 20 000 personnes donc chapeau à
tout le monde pour ça. C'est comme si la
communauté de la boxe s?était mobilisée dans un
même but et c'est extraordinaire !
*Propos recueillis par Éric Leblanc.
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| 21:52 - Le Mike Tyson des mi-lourds? - RDS.CA
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Depuis le coup de poing parfait d'Adonis
Stevenson samedi soir, c'est un peu comme si l'on
vivait des moments parfaits l'un après
l'autre.
J'ai déjà vu un film qui s'appelle The Perfect
Storm et on dirait que nous avons assisté à The
Perfect Punch. C'est vrai que le combat n'a pas
duré longtemps, je vais paraphraser Mark Taffet,
un dirigeant de HBO, pour résumer ce qui est
arrivé. Sur le ring, il m'a dit : « Ce qui vient
de frapper Chad Dawson, c'est un éclair venu
directement du pontife. »
Je vous rappelle que ce n'est pas moi qui parle,
mais ce représentant de HBO en extase me disait
que le seul comparatif qu'il pouvait me donner
était Mike Tyson ou pour être plus précis, le «
Mike Tyson des mi-lourds ».
Quelques secondes après la victoire, j?étais sur
le ring et je regardais pleurer Adonis, son
entraîneur Jayvan Hill, Michael Buffer, Jim
Lampley (HBO), Alexandra Croft (GYM), la
coordonnatrice de réalisation et Max Kellerman -
l'animateur ému de HBO - est descendu sur ses
genoux pour continuer son entrevue?
Je me disais que c?était trop beau pour être vrai
comme scène.
Jim Lampley rappelait avec tellement de justesse
que la télévision ne sert pas seulement à diffuser
des choses spectaculaires, mais aussi pour faire
vivre des émotions. Je peux vous assurer que les
6336 spectateurs présents ont justement vécu des
sensations intenses. Même si le combat n'a duré
que 76 secondes, les émotions ont duré très
longtemps. Après le gala, les gens me parlaient
dans la rue à quel point c?était fort comme
sentiment. Ils disaient que les 76 secondes
valaient n'importe quel combat qu'ils avaient
vu.
Après le combat, Mark Taffett ne me lâchait plus
sur le ring, il répétait que GYM et HBO venaient
de frapper le gros lot. Après la conférence de
presse, j'avais déjà un message de leur part et
j'ai finalement rencontré deux dirigeants de HBO à
deux heures du matin dans un restaurant.
Dimanche soir, le président de HBO m'a même
appelé pour être certain qu'une rencontre ait lieu
cette semaine en insistant sur tout ce que son
réseau pouvait accomplir pour Adonis.
Le superbe parcours s'est poursuivi lundi matin
quand nous avons fait une tournée médiatique.
Quand nous sommes venus pour traverser la rue
René-Lévesque, un camionneur a fait retentir son
klaxon et il a baissé sa vitre en criant : «
Tabar?, c'est le champion ! ».
Tout de suite après, une voiture de police s'est
arrêtée après pour le féliciter. C'est simple,
nous n?étions pas capables de traverser la rue.
Tout le monde voulait le voir. Depuis sa victoire,
on reçoit des demandes d'entrevues de partout !
C'est normal de recevoir celles des médias
traditionnels, mais on reçoit pratiquement autant
de demandes de médias anglophones.
Quand j'ai rencontré Adonis avant sa première
entrevue, il m'a serré dans ses bras en me disant
: « Yvon, peux-tu imaginer que je suis le champion
du monde ? » C'est vraiment spécial quand on songe
à son histoire puisqu'il a pris les moyens pour se
sortir d'une vie difficile.
C'est fascinant aussi de constater l'impact
positif de sa préparation. Adonis peut te raconter
toutes les 76 secondes en détail. Ce n?était pas
une gauche lancée à cet endroit par hasard, ce
coup avait été pratiquement à répétition à
l'entraînement. Il peut également te décortiquer
comment il a réfléchi durant le combat avec les
feintes effectuées, la gauche lancée par-dessus
préalablement pour voir sa réaction?
Dans la vie, quand on traverse des malheurs, on
essaie de ne pas trop se laisser abattre et on
tente de ne pas trop s'emporter dans les grands
bonheurs. Mais je t'avoue que c'est très difficile
avec tous les témoignages que nous recevons.
À ce sujet, Adonis me montrait son téléphone
parce qu'il n'est plus capable de fournir. Il a
répondu à environ 500 courriels et il n'avait pas
encore lu 1400 courriels sans compter des
centaines de messages texte.
Bref, c'est bien au-delà de ce que nous aurions
pu imaginer comme meilleur scénario parce qu'on
pense toujours au meilleur et au pire dénouement
quand on organise un gala.
Malgré son âge, Stevenson n'est pas usé
Avant d'anéantir Dawson, on parlait souvent du
fait que le temps pressait pour Adonis à 35 ans.
Par contre, son plus avantage s'avère de ne pas
être usé par les rigoureux efforts de la boxe
professionnelle. Normalement, une carrière de boxe
est surtout basée sur un nombre d'années que l?âge
d'un athlète.
Pour une carrière qui fonctionne bien à
l'international, on parle souvent autour de 10 à
12 ans ce qui explique que certains athlètes sont
épuisés quand ils franchissent la trentaine en
raison d'un succès hâtif. Dans son cas, Adonis a
commencé ce mode de vie à 29 ans.
Ensuite, les amateurs sont souvent en extase
devant des jeunes de 21-22 ans qui deviennent des
champions du monde (Matthew Hilton, Fernando
Vargas, Juan Diaz), mais combien parmi eux ne
peuvent tenir le rythme à 28-29 ans car ils n'ont
pas été en mesure de gérer leur nouvelle
notoriété, l'argent ou les nouvelles relations. Ça
reste à prouver, mais je sens une maturité et une
sagesse chez Adonis à 35 ans pour composer avec
cela.
Mais ce n'est pas tout, son entraîneur me disait
même qu'il existe encore un bon pourcentage
d'amélioration possible dans son cas. Il y avait
un monde de différence dans son exécution au
niveau de son jeu de pieds et sa vitesse
d'explosion quand il a frappé Dawson
comparativement à sa victoire aux dépens d'Aaron
Pryor Jr. C'est après ce triomphe qu'il a souhaité
affronter Lucian Bute.
Quand il est arrivé à Montréal avec son poulain,
l'entraîneur d'Adonis m'avait dit que je serais
impressionné par sa progression. Je lui avais
répondu que ça serait difficile parce que j'avais
tellement d'attentes, mais il a réussi à sa
mission.
Un support vraiment apprécié
Inévitablement, les amateurs de boxe se demandent
où situer ce K.-O. parmi ceux accomplis dans
l'histoire récente de la boxe québécoise. Bien
sûr, je ne veux rien enlever à Adonis, mais je
place son K.-O. juste une petite coche sous celui
d?Éric Lucas contre Glenn Catley à mes yeux. Il
faut penser que je connais Éric depuis qu'il avait
11-12 ans et je me suis dirigé en boxe
professionnelle en raison de Stéphane Ouellet et
lui.
InterBox est arrivé, Éric est allé chercher le
championnat du monde alors que personne ne le
voyait venir. J'ai vécu des émotions incroyables à
ce moment et c?était comparable samedi soir.
Cette victoire de Lucas a aussi changé la face de
l'industrie de la boxe et celle de Stevenson a le
potentiel pour le faire. Éric a propulsé la boxe
québécoise à un autre niveau et Adonis pourrait le
faire.
Bien sûr, le scénario aurait été complètement
différent si Adonis s?était incliné. Je n'ai pas
caché que nous avions risqué beaucoup sur ce
combat, mais on avait réfléchi aux risques d'une
défaite.
Un écrivain français, Nicolas Boileau, a déjà dit
: « Sur le métier, 20 fois vous remettrez votre
ouvrage ». Bref, ça veut dire qu'il aurait fallu
qu'on recommence en quelque sorte. Même si on a
confiance aux (David) Lemieux, (Eleider) Alvarez
et (Kevin) Bizier. On a aussi mis (Artur)
Beterbiev sous contrat ce qu'on n'aurait pas fait
cela si on avait cru que l'entreprise fermerait
ses portes en cas de défaite d'Adonis. On aurait
recommencé, mais en traversant des périodes
difficiles avant de refaire surface avec un autre
champion du monde.
Il faut rappeler qu'on a vécu deux années sans
champion et on vient de traverser une année
particulièrement éprouvante avec annulation
par-dessus annulation et blessure par-dessus
blessure (Lemieux, Pascal, Adonis). Ce fut une
année pénible, mais on se serait retroussé les
manches et nous aurions continué. Tout de même, on
aurait vécu une période plus sombre et plus
difficile.
En terminant, je voulais dire que j'ai ressenti
quelque chose de très spécial pour la première
fois. On sentait que tout le monde était derrière
Adonis et nous. Bien sûr, c'est normal quand on
pense aux gens de notre entourage et nos
partenaires, mais toute la communauté voulait
qu'on réussisse et qu'Adonis l'emporte.
Je n'avais jamais senti une mobilité commune
comme celle-ci soit pour continuer de promouvoir
la boxe de haut ou s'assurer de la santé de GYM.
C?était la première fois que j'ai ressentais
autant de support autour de nous. En fait, c'est
devenu un baume qui nous aidait à avoir plus
d?énergie même si c?était difficile de faire tout
ce qu'il fallait pour que ce soit un succès.
Je peux vous dire que les 6000 personnes
présentes nous ont donné énormément. Ils ont réagi
comme une foule de 20 000 personnes donc chapeau à
tout le monde pour ça. C'est comme si la
communauté de la boxe s?était mobilisée dans un
même but et c'est extraordinaire !
*Propos recueillis par Éric Leblanc.
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| 19:28 - Une première pour Harris English - RDS.CA
Harris English, ça vous dit quelque chose? Mis à
part ceux et celles qui suivent de très près les
activités du golf professionnel, peu de gens le
connaissaient avant qu'il ne remporte la Classique
FedEx St. Jude, hier, à Memphis, au Tennessee.
Âgé de seulement 23 ans, l'athlète de la Géorgie
en est à une deuxième saison sur le circuit PGA
Tour. Issu de l?école de qualification en 2011, il
en a impressionné plus d'un en terminant sa
première année au 79e rang des
boursiers avec des gains de 1 186 000
dollars. De plus, il a réussi à se qualifier
pour les rondes finales à 22 reprises en 27
tournois, démontrant dès le départ une très belle
régularité. Avant de remporter sa première
victoire en carrière, il occupait le
72e rang du classement de la Coupe
FedEx et avait déjà accumulé des gains de 767 325
dollars. Si on ajoute sa bourse d'hier, ses gains
pour la saison en cours sont maintenant de 1,8
million et il a grimpé au 13e échelon
du classement général. Ce triomphe lui permet
aussi de se retrouver parmi le top-100 au monde
pour la première fois. Il est passé de la
139e position à la 84e, un
bond prodigieux de 55 places.
À la lumière de ce qu'on a vu au cours de la fin
de semaine, nul doute qu'il va continuer sa
progression et qu'il fera bientôt partie de
l?élite mondiale. On dit souvent cela d'un joueur
qui connaît un succès instantané, mais dans ce
cas-ci, j'en suis vraiment persuadé, car English
possède un élan des plus solides, qu'il exécute
avec un calme désarmant. Jamais il ne panique
et son rythme lui permet de conserver
un équilibre parfait à chacun de ses élans, peu
importe le bâton qu'il a en mains. De plus, il a
déjà démontré qu'il contrôle très bien toutes les
facettes du petit jeu, ce qui fait de lui un
candidat logique aux grands honneurs chaque fois
qu'il s'inscrit à une compétition. Je vous le
répète, on n'a pas fini d'entendre parler de
Harris English.
Mickelson en bonne forme
À la veille du 2e tournoi majeur de la
saison, beaucoup d'amateurs se réjouissent de voir
Phil Mickelson en super forme. Le grand gaucher a
joué du golf solide à Memphis, multipliant les
bons coups de fers tout au long du week-end. N'eût
été du brio de Harris English, qui a inscrit pas
moins de quatre oiselets sur le 2e neuf
lors de la ronde finale, Mickelson aurait
très bien pu remporter le tournoi. Reste à voir
s'il pourra en faire autant sur les allées
étroites du parcours Merion cette semaine. Il
évoluera en compagnie de Steve Stricker et de
Keegan Bradley lors des deux premières rondes.
Rappelons que Mickelson n'a jamais remporté
l'Omnium des États-Unis, mais qu'il a fini
deuxième à cinq reprises'comme dirait l'autre, il
est plus que dû.
Il y a un autre joueur qui impressionne drôlement
depuis le dernier mois : Scott Stallings. À
ses trois dernières sorties, il a terminé 4e
à l'Invitation Crowne Plaza, 4e
au tournoi Memorial et 2e à la
classique FedEx St. Jude. Pour Stallings, c'est
soit très bon, soit très ordinaire. En 17 tournois
cette année, il a raté la coupure à neuf reprises.
Cependant, dans les huit autres, il démontre une
fiche des plus intéressantes avec trois 4es places
et une 2e. Il a accumulé des gains de
1 474 501 dollars au passage et occupe la
24e position à la coupe FedEx. Il
semblait voguer allègrement vers un 3e
gain en carrière, hier, lors de la ronde finale
jusqu?à ce qu'un double boguey vienne mettre fin à
ses espoirs au 15e trou. Tout comme
Mickelson, il a finalement terminé à deux coups du
champion.
Le grand perdant de cette ronde finale demeure
toutefois Shawn Stefani, meneur après la
3e ronde malgré un quadruple boguey sur
une normale trois de 152 verges. Le solide
gaillard n'a pu faire mieux qu'un désastreux 76
dimanche lors d'une ronde ponctuée de cinq
bogueys et d'un double boguey. Il semblait
pourtant en pleine possession de ses moyens lors
des trois premiers jours. Stefani n'est pas le
premier joueur à s?écrouler lors d'une finale et
sûrement pas le dernier. C'est justement lorsque
la tension monte d'un cran que l'on peut vraiment
tester la qualité de sa technique et du contrôle
de ses émotions. Il a peut-être mal dormi la
veille, car il était tout simplement
méconnaissable lors de la ronde ultime. Cette
expérience devrait lui servir d'avertissement. Je
suis convaincu qu'il va étudier cette dernière
ronde en compagnie de son entraîneur et qu'il va
tenter d'apporter certains ajustements afin de
mieux résister lors de la prochaine occasion.
Stefani a de la puissance à revendre, mais son
élan arrière en laisse plus d'un perplexe. Comme
quoi il faut parfois faire un pas à reculons pour
mieux avancer? une histoire à suivre.
Place à l'Omnium des
États-Unis
On dit qu'il s'agit du test suprême au golf
et avec raison. Les conditions de jeu lors
de ce championnat majeur sont de loin les plus
difficiles que les joueurs rencontrent lors de la
saison. L?étroitesse des allées, la longueur de
l'herbe et la dureté des verts ne laissent aucune
place à l'erreur. En fait, on récompense
énormément les bons coups et on pénalise à
l'extrême les mauvais. C'est lors de ce
championnat que les joueurs redécouvrent la valeur
d'une normale. Les occasions de sauvetage seront
nombreuses et ceux qui possèdent un petit jeu
adéquat seront nettement avantagés. Lors du US
Open, on cherche à couronner le joueur qui possède
tous les atouts : élan solide, précision sur
les coups de fers, touche exceptionnelle sur et
autour des verts, patience et force de caractère.
Après 72 trous, les joueurs sont vidés,
physiquement et mentalement'vraiment le test
suprême, surtout pour ceux qui seront toujours
dans la lutte avec neuf trous à jouer. Je vous
reviendrai avec l'analyse du parcours et des
principales forces en présence, ainsi qu'avec
quelques prédictions.
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| 12:40 - Masters: Nadal et les Bryan qualifiés - ORANGE.FR
Avec 7000 points accumulés depuis le début de
l'année, Rafael Nadal, vainqueur dimanche de son
huitième Roland-Garros, est assuré de disputer le
Masters, qui réunit en fin de saison les huit
meilleurs joueurs du circuit ATP. Une véritable
performance puisque l'Espagnol, blessé pendant
sept mois, n'a pas disputé le premier tournoi du
Grand Chelem de la saison, l'Open d'Australie. En
double, les frères Bryan sont également déjà
qualifiés pour le Masters, pour la douzième année
consécutive. Les jumeaux américains ont déjà gagné
sept titres en 2013, dont l'Open d'Australie et
Roland-Garros.
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| dimanche 09 juin 2013 | 16:56 - Double (D): Makarova et Vesnina titrées - ORANGE.FR
La paire russe Ekaterina Makarova-Elena Vesnina
a remporté dimanche le tournoi de double dames de
Roland-Garros en battant en finale les tenantes du
titre, les Italiennes Sara Errani et Roberta
Vinci, en deux sets (7-5, 6-2). Les Russes,
jamais sacrées jusque-là dans un tournoi du Grand
Chelem, ont ainsi pris leur revanche sur les têtes
de série n°1 qui les avaient éliminées il y a un
an en quarts de finale et cette année en demies de
l'Open d'Australie.
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