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LIVETENNIS.fr
samedi 07 décembre 2013
01:49 - Une nomination intéressante - RDS.CA
Une nomination intéressante

C'est parti pour le Rouge et Noir d'Ottawa, qui a officiellement nommé Rick Campbell au poste d'entraîneur-chef. Ça faisait un bon bout de temps que le directeur général Marcel Desjardins et son équipe se préparaient, mais le premier morceau du casse-tête a enfin été placé.

Il s'agit d'une décision très importante, étant donné que c'est le premier entraîneur-chef de l'histoire de l?équipe. Personne ne veut rater son coup dans ces circonstances. Le choix de Campbell est intéressant, parce qu'il est un gars d'expérience. Ça fait 15 ans qu'il est adjoint.

C?était primordial pour le Rouge et Nord d'aller chercher un gars d'expérience, d'autant plus qu'il a déjà touché à toutes les facettes du jeu. Avant d?être coordonnateur défensif avec les Stampeders de Calgary, il avait été coordonnateur des unités spéciales et même entraîneur des porteurs de ballon. Cette expérience lui permet d'avoir une vue d'ensemble.

Je ne déteste pas l'idée d'embaucher un entraîneur-chef issu des unités spéciales, parce que pour y ?uvrer, il faut être motivateur et rassembleur. Les joueurs proviennent de l'attaque ou de la défense, sont des partants ou des réservistes, ou sont encore des vétérans ou des recrues. Bref, le coordonnateur des unités spéciales doit déborder d?énergie et être très organisé.

La famille royale de la LCF

Le nom de Campbell, c'est un peu celui de la famille royale de la Ligue canadienne de football. Son père Hugh a été l'architecte des grandes équipes des Eskimos d'Edmonton qui ont remporté cinq coupes Grey consécutives à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Rick a donc grandi autour des équipes où son père était. C'est un bagage d'expérience intéressant.

S'il fait comme son père, Rick Campbell n'aura pas peur de s'entourer d'adjoints de qualité. Une petite recherche sur Google permet de constater que plusieurs adjoints de Hugh Campbell ont ensuite connu de grandes carrières.

Son coordonnateur défensif Don Matthews a ensuite remporté cinq fois le titre d'entraîneur de l'année, son coordonnateur offensif Cal Murphy a ensuite connu de beaux succès avec les Blue Bombers de Winnipeg, tandis que son entraîneur de la ligne à l'attaque Joe Faragalli a travaillé dans la Ligue nationale de football avant de revenir gagner la coupe Grey avec les Eskimos.

Thorpe, le prochain?

Avec les nominations de Campell, Chris Jones à Edmonton et Mike O'Shea à Winnipeg, la course aux adjoints sera à surveiller de près. Est-ce qu'il y aura du maraudage dans les autres équipes?

Généralement, les nouveaux entraîneurs puisent chez les entraîneurs de positions afin de leur donner la chance de devenir coordonnateurs. Avec trois nouveaux entraîneurs-chefs, ça commence à faire beaucoup de monde. Il y aura assurément un effet domino dans la ligue.

Il serait intéressant de voir ce qui arrive avec l'entraîneur des secondeurs des Alouettes Mark Nelson. Plus tôt cette saison, il y avait un article dans un journal d'Edmonton qui disait que Campbell pourrait être nommé entraîneur-chef des Eskimos et que Nelson serait son coordonnateur défensif. Maintenant qu'il est en poste à Ottawa, est-ce encore le cas? Avec le brio de Chip Cox, Kyries Hebert, Shea Emry et Marc-Olivier Brouillette cette saison, les Alouettes devront-ils le remplacer?

Parlant des Alouettes, tout le monde s'attend à ce que Jim Popp revienne à la barre de l?équipe, d'autant plus que le coordonnateur défensif Noel Thorpe a également été nommé entraîneur-chef adjoint. Ce dernier se rapproche tranquillement, mais sûrement du poste d'entraîneur-chef.

Ironiquement, Thorpe surveillera de près le rendement de Campbell cette saison. Tout comme lui, Thorpe a commencé sa carrière il y a plus d'une dizaine d'années et a été coordonnateur des unités spéciales avant d?être coordonnateur défensif. Si Campbell connaît beaucoup de succès, ça voudrait pour Thorpe qu'il y a de l'espoir! Les deux hommes ont le même profil.

*Propos recueillis par Francis Paquin



00:50 - Baisse d'achalandage dans la LHJMQ - RDS.CA
Baisse d'achalandage dans la LHJMQ

Quand je vois des assistances de 873 spectateurs à Bathurst ou de 1238 à Val-d'Or je grince des dents ! En 2013-2014, si tu veux connaître du succès et assurer la viabilité à long terme d'une concession de la LHJMQ, tu te dois d'attirer en moyenne 2000 spectateurs par match, c'est un MINIMUM.

Présentement quatre équipes dans la LCH n'attirent pas cette moyenne de 2000 spectateurs par match dont trois dans la LHJMQ : Val-d'Or, Bathurst, Rouyn-Noranda et Prince George dans la Ligue de l'ouest. Je ne veux pas être alarmiste mais les autres équipes qui n'attiraient pas ces 2000 spectateurs par match ont pour la plupart été transférées : Lewiston dans la LHJMQ, Brampton dans l'OHL sont les plus récents exemples. Je ne veux pas taper sur le clou mais j'avoue qu?à Val-d'Or, en ce moment, j'ai beaucoup de difficultés à comprendre ce qui se passe.

Les Foreurs possèdent la meilleure attaque du circuit avec le meilleur pointeur de la LCH dans l?équipe, ils ont une fiche de 12 gains contre 4 échecs à domicile et malgré tout ils sont au 60e rang sur 60 équipes juniors dans la LCH en termes d'assistance avec une moyenne de 1607 spectateurs par match, c'est ahurissant !

Val-d'Or est une excellente ville de hockey, qui a déjà gagné deux Coupes du Président et une participation en finale. Les Foreurs ont produit plusieurs vedettes de la LNH mais on dirait que dans la cité de l'or l'intérêt n'y est plus et c'est dommage mais j'ose croire pas désespéré.

Ailleurs dans la LHJMQ on note une baisse d'assistances dans 15 des 18 villes du circuit. Il est évident que les chiffres, par rapport à l'an dernier, peuvent être trompeurs car il y avait le lock-out de la LNH qui sévissait il y a douze mois. Reste qu?à la fin novembre, d'une façon générale, 302 spectateurs de moins assistent au matchs de la LHJMQ, la plus importante baisse se situe à Québec ou les Remparts ont perdu l?équivalent de 1386 spectateurs par match par rapport à la même date l'an passé.

Les Huskies sont une des trois concessions du circuit à ne pas attirer 2000 spectateurs par match cette saison

Sur le tableau qui suit vous allez voir les plus grandes fluctuations, il faut noter la hausse de 50% des Islanders de Charlottetown qui attirent en moyenne 843 spectateurs par match de plus que le Rocket l'an dernier. Il faut croire que les investisseurs locaux et le changement de nom ont rapporté certains dividendes.

Êtes-vous inquiets par rapport aux chiffres d'assistances de la LHJMQ surtout dans certaines villes ?

COMPARATIF D'ASSISTANCES PAR RAPPORT À L'AN DERNIER

Differences du nombre de spectateurs par match

1-Charlottetown +843
 2-Bathurst +235
 3-Drummondville +105
 4-Cap-Breton -12
 5-Baie-Comeau -29
 6-Val-d'or -38
 7-Rimouski -48
 8-Rouyn-Noranda -158
 9-Chicoutimi -215
 10-Bl.-Boisbriand -241
 11-Sherbrooke -296
 12-Gatineau -304
 13-Victoriaville -350
 14-Moncton -428
 15-Shawinigan -495
 16-Halifax -627
 17-Saint John -670
 18-Québec -1386
 



vendredi 06 décembre 2013
22:35 - Le CH appartient à l'élite de l'Est - RDS.CA
Le CH appartient à l'élite de l'Est

La performance du Canadien, jeudi soir contre les Bruins, a été impressionnante à plusieurs chapitres, surtout compte tenu de l'enjeu au classement de la division Atlantique et du fait que l?équipe de Michel Therrien se butait à une formation mieux reposée qu'elle. Le Tricolore disputait un sixième match en neuf jours, et pourtant cela n'a pas eu d'incidence sur l'effort et l'exécution, particulièrement lors des 40 dernières minutes.

Le Canadien a joué avec tellement de conviction et d'assurance durant sa récente séquence de neufs parties sans défaite en temps réglementaire qu'il vient d'envoyer haut et fort un message à travers la ligue : il fait bel et bien partie de l?élite des formations dans l'Est. Mis à part le rôle prépondérant de Price, c'est la structure de l?équipe qui me convainc qu'il n'est aucunement question ici d'un feu de paille. Certains affirmeront qu'il est impossible de prétendre appartenir à la crème de la LNH sans compter sur un ou plusieurs attaquants parmi les meilleurs pointeurs du circuit.

C'est pourtant sans l'apport d'une vedette étoile que les derniers adversaires du CH, les Bruins, ont connu du succès au cours des trois ou quatre dernières saisons. Dans le moment, seuls David Krejci et Milan Lucic (à égalité au 60e rang des pointeurs avec 21 points) sont au-dessus de la barre des 20, et pourtant, il fait peu de doute que la troupe de Claude Julien forme l'une des machines les mieux huilées du circuit Bettman. L'offensive est bien répartie sur plusieurs trios, et on fonctionne en unités de cinq.

Avec trois lignes capables de trouver le fond du filet avec régularité, un duo d'arrières que j'oserais qualifier de meilleur de la LNH présentement et un sérieux prétendant au trophée Vézina entre les poteaux, je n'anticipe pas un ralentissement de sitôt. J'ajouterais que pour la première fois depuis belle lurette, le Tricolore mise sur un quatrième trio polyvalent, à la fois capable d'intimider au plan physique et assez habile ? dans le cas de Prust et Moen ? pour bénéficier de 8 à 10 minutes de jeu par match sans nuire à l?équipe.

Je me dois de souligner l'efficacité avec laquelle Therrien utilise son duo de gardiens depuis le début de la saison. La division des tâches entre Carey Price et Peter Budaj devant les filets a été brillamment orchestrée par l'entraîneur chef, de sorte que l'on n'a nullement l'impression que l?élément « fatigue » fera partie de l?équation pour Carey cette année comme cela a pu être le cas par le passé.

Un coup de génie

La décision de jumeler le jeune Brendan Gallagher à David Desharnais et Max Pacioretty a été un véritable coup de génie. Même s'il ne produit pas avec la même constance qui le caractérisait sur le trio des jeunes en début d'année, Gallagher a apporté une étincelle et une dose de confiance offensive qu'on croyait parties pour de bon à deux joueurs clés du CH à l'attaque. Sa rapidité fait reculer les défensives adverses, et crée de l'espace additionnel pour que les deux autres se repèrent avec aisance en zone offensive.

Pendant ce temps, les choses commencent à débloquer pour Daniel Brière en ce qui a trait à sa contribution offensive, et ce, en dépit de son temps d'utilisation réduit. Il n'y a pas de réelle explication à son faible temps de jeu, lui qui a passé 7:45 sur la glace lundi, puis 9:33 jeudi. Il ne joue pas pas sur la première vague d'avantage numérique, et n'est pas un membre de la brigade en infériorité numérique. Connaissant l'importance qu'il accorde à la victoire et aux succès des siens, il serait bien étonnant qu'il décide d'aller cogner à la porte de l'entraîneur Therrien.

Pendant ce temps, une autre facette qui, à mon sens, a fait une différence notable durant la première portion du calendrier est l'entente exceptionnelle qui s'est installée entre Therrien et son équipe d'adjoints. Non seulement a-t-il su bien s'entourer avec la présence des Gerard Gallant, Jean-Jacques Daigneault, Clément Jodoin et Stéphane Waite, d'excellents hommes de hockey qui apportent tous une contribution non-négligeable, mais on sent réellement qu'on a affaire à un groupe d'amis qui éprouvent du plaisir à coacher et qui poussent dans la même direction. Ça se reflète sur la patinoire lorsqu'on voit un groupe de joueurs uni, où chacun connaît pleinement sa place.

Une autre scène à glacer le sang

L'affrontement de jeudi a donné droit à une autre scène pénible à regarder lorsque le défenseur Johnny Boychuk a donné contre la bande après une mise en échec de Max Pacioretty. En plus de refroidir les ardeurs des joueurs des deux équipes, l'incident, j'en suis persuadé, a dû tracasser l'attaquant du CH pendant plusieurs minutes. Pacioretty n'a pas la réputation d'un joueur salaud, ayant lui-même subi un sérieux traumatisme il y a presque trois ans, et le comité de discipline de la LNH a déjà indiqué qu'elle ne sévirait pas à endroit.

Il demeure néanmoins que Boychuk était dans une position de vulnérabilité, et qu'il tournait le dos à son rival. Généralement, lorsque l'assaillant voit les numéros de sa victime ? et c?était le cas hier à mon avis ?, il y aura toujours un niveau de danger. La ligne est mince quand vient le temps de juger ce type mise en échec par derrière, mais au final, mon verdict aurait été la même que celui qu'a fait connaître la LNH vendredi après-midi.

*Propos recueillis par Maxime Desroches



21:23 - Quand tout fonctionne - RDS.CA
Quand tout fonctionne

Quel renversement de situation chez le Canadien depuis 10 matchs. Il y a deux semaines, c?était la panique à Montréal. L?équipe venait d'avoir un passage à vide, malgré les bonnes performances des gardiens, et plusieurs réclamaient des transactions. Dans le monde du sport, les saisons sont comme les montagnes russes. Des hauts, des bas, d'autres hauts, d'autres bas. L'important est de ne pas paniquer quand ça va mal et de ne pas s'asseoir sur ses lauriers quand ça va bien. Lorsque plusieurs partisans et médias suggéraient ces transactions, je crois que la direction a pris la bonne décision en ne précipitant pas un échange qui aurait pu faire mal à long terme. Quand l?équipe éprouve des ennuis, les autres formations du circuit le savent et tendent des lignes à l'eau pour voir si, dans la panique, l?équipe en difficulté va transiger simplement pour changer les choses. Il est très préférable d'effectuer ces transactions en position de force et lorsque ces décisions sont prises sans panique et/ou pression.

Je crois que la direction a bien fait de garder le cap et elle en récolte les dividendes présentement. Ça ne veut pas dire qu'elle doit s'asseoir sur l?équipe en place et ne rien faire puisque je crois quand même que l?équipe aura besoin d'aide pour faire son chemin en séries. Il n'y a aucune blessure présentement qui affecte le Tricolore et, tout à leur crédit, il en profite pour accumuler les victoires puisqu'il y aura d'autres périodes creuses et blessures d'ici la fin de la saison.

Une équipe ne se qualifie pas pour les séries avant Noël mais peut facilement se sortir des séries avec un départ désastreux. Je donne énormément de crédit aux joueurs pour la façon qu'ils se comportent durant les matchs. Soyons honnête, ils ont remporté des matchs dernièrement qu'ils ne méritaient probablement pas, mais il garde le cap. Peu importe la façon dont le match se déroule, ils sont confiants et savent qu'ils peuvent le remporter (ex. : match contre le New Jersey au Centre Bell). Premièrement, ils ont une confiance inébranlable envers leurs gardiens et deuxièmement, il semble y avoir un nouveau héros à chaque match.

Pour moi, voici les raisons des bonnes performances des Canadiens :

1-      La principale raison, et il me fait tellement plaisir de le dire, est la performance de Carey Price (et Peter Budaj). Je me suis souvent fait critiquer sur Twitter, sur ce blogue et à la télé pour ma défense continuelle de Carey depuis deux ans. Je crois que j?étais en meilleure position que plusieurs pour juger le travail de Carey et son potentiel puisque j'ai été son coéquipier pendant trois ans et je connais l'homme. Je vous garantis que ce que vous voyez de lui présentement n'est pas un feu de paille et qu'il restera un des cinq meilleurs gardiens de la LNH, sinon le meilleur. Malgré nos divergences d'opinions, j'aime bien vous lire quand même et ne vous inquiétez pas, je ne prends rien de personnel!

2-      Le retour d'Emelin a aussi eu un impact majeur. Ce n'est pas seulement sa présence et son jeu qui font la différence, mais bien ce que sa présence fait au reste de l'alignement. Certes sa présence physique a un impact, mais je crois que c'est encore plus l'effet domino de son retour qui affecte le groupe de défenseurs. Avec Emelin dans l'alignement, Michel Therrien peut se permettre de garder P.K. et Markov ensemble puisqu'il vient de stabiliser la deuxième paire de défenseurs en Emelin et Gorges. De plus, Diaz se retrouve sur la chaise qu'il devrait occuper, c'est-à-dire le poste de 5e défenseur.

3-     Le réveil de Desharnais et Pacioretty. En voilà un autre que j'ai défendu et que je suis heureux de voir retrouver la forme. Je suis heureux, non pas pour prouver mon point, mais simplement parce que David est un individu que je respecte énormément et je ne crois pas qu'il méritait toute ces critiques à son endroit. David et Pacioretty ont retrouvé leur chimie des dernières saisons et l'arrivée de la bougie d'allumage officielle de l?équipe sur leur trio y est aussi pour beaucoup. Gallagher a un impact INCROYABLE sur la formation. Peu importe le trio sur lequel il joue, celui-ci devient le trio de l'heure. On peut voir depuis quelques matchs que Galchyenuk et Eller semble s'ennuyer énormément de leur ailier droit.

Sur ce, bonne semaine et en espérant que le succès continue pour nos Glorieux? quoi que le match de samedi contre les Sabres me fait peur après cette belle séquence et la victoire émotive contre les Bruins. Il est très facile de lever le pied un peu et de s'attendre à un match facile. Il n'y a jamais de match facile et/ou gagné d'avance dans la LNH.



14:19 - Stevenson aura tout le temps d'y penser - RDS.CA
Stevenson aura tout le temps d'y penser

Deux récents événements ont contribué à apaiser Adonis Stevenson, ce qui devrait l'aider, comme le souhaite son entourage, à prendre une décision mieux éclairée concernant sa décision de s'exiler.

Pendant qu'il était assailli de toutes parts au cours des jours qui ont précédé son dernier combat, il s'est senti particulièrement seul. Les encouragements d'un entraîneur ou d'un promoteur ne peuvent pas totalement combler le vide qu'on ressent dans une situation comme la sienne. Stevenson aurait eu besoin de se retrouver dans le confort familial que lui procurent sa femme et ses trois enfants, mais ce n'était pas possible. Son retour parmi les siens lui a fait grand bien, dit-on.

L'autre aspect, c'est l'invitation à rencontrer le président de Haïti, Michel Martelly, à l'occasion d'une réception visant à souligner sa contribution à son pays. Elle lui a été transmise après la tumultueuse pesée de jeudi dernier. C'est arrivé comme une heureuse nouvelle dans une semaine où il n'y en avait que des mauvaises. Stevenson devrait se sentir apprécié et aimé quand il sera accueilli en héros parmi les siens, mercredi prochain.

Le champion incontesté des mi-lourds du WBC poursuit sa période de réflexion. On ne veut rien brusquer avec lui. On veut lui laisser tout le temps dont il a besoin pour décanter et analyser son avenir à court terme à tête reposée. Tellement, que la soirée de boxe qui devait lui permettre de défendre son titre, prévue pour le 22 mars, sera reportée à la fin d'avril ou début mai.

Tiger Paul, qu'on reconnaît comme son père spirituel, prétend qu'il avait dormi quatre heures au cours des trois journées qui ont précédé le combat. Quand il s'est présenté devant les médias après sa victoire contre Tony Bellew, tout était noir dans sa tête. Il ne voyait pas la fin de son cauchemar. Il a parlé sous le coup d'une forte émotion. Son unique porte de sortie semblait l'exil. Il ne pensait qu'à dénicher un endroit où il se sentirait plus apprécié.

Peut-être que le meilleur endroit pour lui est encore le Québec, qui sait? Peut-être en viendra-t-il à cette conclusion avec le temps.

«Il se sent mieux, précise Yvon Michel. On va prendre le temps de s'asseoir tous les deux et d'en discuter. Il faut trouver une façon de retourner cette situation pour qu'il devienne encore plus fort.»

Michel, qui est actuellement à New York pour discuter d'une entente lucrative à long terme avec les dirigeants du réseau HBO, accompagnera son boxeur à Haïti par la suite. Pendant les trois jours qu'ils passeront ensemble là-bas, ils devraient pouvoir s'accorder une profonde réflexion sur tout ça et déterminer la meilleure avenue à emprunter pour celui que les experts considèrent actuellement comme le meilleur pugiliste que le Québec ait produit.

Chose certaine, cela ne servirait personne si Stevenson poursuivait sa carrière sous d'autres cieux. Dans un moment où la boxe locale n'a vraiment que Jean Pascal et Lucian Bute comme autres grands centres d'intérêt, son départ causerait un énorme vide. GYM perdrait son meilleur vendeur. Michel sait mieux que personne ce que cela pourrait signifier pour son entreprise.

«Nous allons tout faire pour le convaincre, dit-il. Quand Adonis analysera tout cela dans un contexte plus calme, je suis sûr qu'il réalisera que pour sa famille et pour lui-même, le meilleur endroit pour vivre, c'est ici.»

Stevenson et Georges St-Pierre sont les uniques champions en ville. Le Canadien n'a pas gagné depuis 20 ans. Les Alouettes présentent l'allure d'une organisation en chute libre. L'Impact a été rapidement éliminé en séries. Les amateurs de boxe risquent de se lasser si on ne leur offre que l'affrontement Bute-Pascal, agrémenté d'une ou deux revanches, au cours de la prochaine année. Le Québec sportif a donc besoin de Stevenson.

Un conseil détaché

Le psychologue sportif Sylvain Guimond, qui analyse la situation de Stevenson à distance, se permet de lui offrir un conseil détaché.

«C'est normal d'avoir le goût de partir dans les circonstances, souligne-t-il. Quand tu ne te sens plus aimé, tu veux te voir ailleurs. Pour lui, toutefois, déménager serait une erreur car partout où il ira, les médias ressortiront son histoire passée. Pour eux, ce sera une nouvelle. Ici, ce n'en est plus une. Son histoire est bien connue maintenant. Si quelqu'un revenait là-dessus dans l'avenir, cela serait considéré comme de l'acharnement. Il a vécu ça une fois. Ça ne reviendra pas 10 fois. Par contre, peu importe où il se battra, il devra s'attendre à ce que son passé refasse surface.»

Guimond précise que Stevenson est champion dans un sport extrêmement difficile. «Comme boxeur, il mérite de recevoir énormément de crédit, dit-il. Par contre, son adolescence ne pourra jamais s'effacer d'elle-même. Nous ne sommes pas dans une société qui pardonne, même si ce qu'il a commis est inexcusable et impardonnable. S'il ne peut rien changer au passé, pourquoi ne s'inspirerait-il pas de cela pour empêcher d'autres jeunes de commettre les mêmes erreurs?»

Stevenson s'y applique déjà. C'était justement son intention de rencontrer des jeunes, soit en milieux défavorisés, soit en prison, pour les prévenir du danger qui les guette. S'il décidait de poursuivre sa carrière aux États-Unis, le milieu tourmenté dans lequel vivent ces jeunes perdrait un intervenant qui sait parfaitement quoi leur dire.

«Quand on y pense, ce n'est pas grave que son histoire sorte, ajoute Sylvain Guimond. Plus on en parlera et plus il lui sera facile d'en discuter avec les jeunes. Son passé a connu un dénouement désastreux, mais tout le mode a le droit de changer.»

Comme Stevenson l'a déjà expliqué, à 18 ans, il n'y avait pas un seul modèle Noir à Montréal pour l'inciter à éviter certains pièges. Le modèle pour les jeunes d'aujourd'hui, c'est lui. À la lumière de ce qu'il a remarqué dans ses contacts avec les jeunes, il croit en être déjà un. En espérant que cela l'incite à continuer de jouer un rôle social dans sa propre ville.

Quant aux amateurs de boxe, dont plusieurs, à tort ou à raison le jugent toujours aussi sévèrement, ils seraient peut-être parmi les premiers à protester contre l'absence d'un bon spectacle s'il n'était plus là. La boxe est un sport qui vivotait par moment à Montréal avant l'année explosive que vient de connaître Stevenson. Quand on a la chance de posséder un champion, il lui faut s'assurer que son règne dure le plus longtemps possible. On ne peut pas perdre bêtement une perle rare quand les boxeurs de classe mondiale sont aussi difficiles à trouver.
 



14:10 - Parti pour la gloire - RDS.CA
Parti pour la gloire

Battre les Bruins de Boston, la meilleure équipe de la division Atlantique et l'une des bonnes de l'Association Est, ce n'est pas rien.

Venir à bout de la meilleure défensive de la LNH au grand complet malgré le fait que le Canadien disputait un troisième match en quatre soirs, un sixième en neuf alors que les Bruins revenaient au jeu après une pause de cinq jours relève même de l'exploit. Un exploit dont Michel Therrien, ses joueurs et leurs partisans ont raison d?être fiers ce matin au lendemain de leur victoire de 2-1.

Surtout que le Canadien, fort de cette victoire, se réveille au premier rang de la division avec 39 points, un de mieux que les Bruins, et au deuxième de l'association, deux points derrière les Penguins de Pittsburgh.

Quoi? Les Bruins ont deux matchs en mains sur le Tricolore. C'est vrai. Mais encore doivent-ils les gagner. Car le Canadien les a gagnés lui.

Les chiffres sont intéressants. Non! Impressionnants : quatre victoires de suite, huit victoires lors des neuf derniers matchs, dix victoires lors des treize dernières rencontres, une seule défaite en temps réglementaire lors de ces treize parties qui ont permis au Tricolore de soutirer 22 des 26 points à l'enjeu.

Sans oublier qu'après avoir stoppé à 11 sa séquence de matchs consécutifs au cours desquels il avait limité ses adversaires à deux buts ou moins, le Canadien a repris là où il avait laissé, limitant les Bruins à un petit but. Un exploit que Carey Price, Peter Budaj et la défensive du Canadien ont réalisé dix fois en 30 matchs depuis le début de la saison en limitant l'adversaire à un but à neuf reprises en plus de signer un jeu blanc.

Alors qui arrêtera le Canadien?

Qui arrêtera le Canadien? Certainement pas les Sabres de Buffalo qui feront escale au Centre Bell samedi. Des Sabres qui sont moribonds et que le Canadien a justement battus 3-1 il y a tout juste une semaine.

Les blessures pourraient freiner ce bel élan. Bien sûr. Car contrairement à plusieurs de ses rivaux, et contrairement aux hécatombes avec lesquels il a très souvent dû composer, le Canadien est épargné par les blessures comme rarement il l'a été au fil des dernières années. Vous n'allez quand même pas me dire que les pertes de Rene Bourque et Davis Drewiske minent les chances de victoires du Canadien match après match?

Mais le plus gros adversaire du Canadien demeure le Canadien lui même.

Car ce club qui semble imbattable, ou difficile à battre, disons, lorsque tous ses éléments sont en place et que son gardien joue à la hauteur de son talent et de sa réputation, devient vite fragile lorsqu'un grain de sable enraye l'engrenage.

« C'est plaisant d?être en première place, mais il faudrait s'assurer de le rester », a d'ailleurs reconnu Daniel Brière après la victoire.

Une victoire à laquelle le Gatinois n'a pas beaucoup contribué (14 présences, 9 min 33 s) puisque lui et son compagnon de trio Alex Galchenyuk (8 min 13 s en 13 présences) ont été gardés au banc plus souvent qu'ils ne l'auraient voulu.

Mais bon! Comme toutes les décisions que prend Michel Therrien sont couronnées de victoires, il est bien difficile de décrier le travail de l'entraîneur-chef même si on voudrait voir Brière et Galchenyuk plus souvent sur la patinoire. Surtout que Brière, avec ses mains habiles et sa vision perçante, a offert une passe savante à Galchenyuk en milieu de deuxième lors de la première vraie bonne séquence du Canadien dans le match.

Une séquence qui n'a pas donné de but. Mais une séquence qui a donné le ton et qui a été suivie, pas longtemps après, du but de Tomas Plekanec qui nivelait les chances.

Cette présence de Brière et Galchenyuk a été, à mes yeux, le tournant offensif de la rencontre. Avant cette présence, le Canadien respectait beaucoup trop les Bruins. Après, il s'est imposé beaucoup plus.

Quant au tournant défensif, je dirais au point tournant tout court, je l'accorde à l'arrêt effectué par Carey Price avec quelques secondes seulement à écouler en première période. Price, d'un geste vif de la jambe droite, a réalisé un arrêt crucial après un retour généreux accordé dans l'enclave. Sans cet arrêt, le Canadien aurait retraité au vestiaire avec un recul de 2-0. Le travail de motivation effectué au cours de l'entracte dans le vestiaire du Tricolore aurait alors été beaucoup plus ardu.

Mais Price, comme il le fait match après match depuis le début de la saison, a su garder son équipe dans le coup. Il a su lui donner une chance, ou deux, ou trois, de gagner.

Price n'a pas gagné ce match tout seul.

Ça non!

C'est d'ailleurs l'excellence du travail collectif du Canadien qui le guide vers la victoire depuis le début de sa séquence plus qu'heureuse.

Cela dit, il est essentiel de souligner le travail remarquable accompli par Tomas Plekanec encore hier. Non seulement Plekanec a-t-il muselé ses adversaires des Bruins en remplissant à la perfection sa mission défensive, non seulement a-t-il été impérial aux cercles des mises en jeu, mais Plekanec a enfilé son 10e but de la saison hier.

Bien que discret offensivement, Plekanec est rendu à 10 buts cette année. C'est juste un de moins que Max Pacioretty. Bon! Vous direz, avec raison, que Pacioretty a enfilé ses 11 buts en 22 parties ? les neuf derniers lors des neuf dernières rencontres du Canadien ? huit de moins que Plekanec, ce qui est bien vrai. Mais Plekanec s'impose toujours comme le centre le plus complet du Canadien. Comme le meilleur à mes yeux.

S'il pouvait mettre la rondelle au but plus souvent lorsqu'il décoche ses tirs, ses statistiques offensives ne s'en porteraient que mieux, mais quand on analyse l'ensemble du jeu de Plekanec, il est très difficile, et surtout complètement incompréhensible, d'entendre certaines critiques qui lui sont adressées.

Idem pour le capitaine Brian Gionta.

Souvenir de l'an dernier

Si le Canadien est sur une lancée, une très belle à part ça, il ne faudrait pas que les joueurs et les partisans laissent cette lancée les aveugler.

Car pas plus tard que la saison dernière, après les 30 premiers matchs d'une saison qui en comptait seulement 48, le Canadien affichait déjà 20 victoires et ne déplorait que 5  revers en temps réglementaire.

Avec six points de plus à sa fiche, il flirtait aussi avec les premières places de sa division, de son association et de la Ligue.

On sait ce qui s'est produit ensuite.

Même que plusieurs observateurs déplorant la petite taille du Tricolore prétendaient que si la saison s?était prolongée sur 82 matchs au lieu de prendre fin à 48, sa présence en séries aurait été sérieusement menacée.

Si plusieurs amateurs semblent avoir oublié, volontairement ou non, cette statistique positive après 30 rencontres et les résultats moins positifs qui ont suivi l'hiver dernier, je peux vous assurer que Michel Therrien ne les a pas oubliés.

Et qu'il s'assurera de les rappeler à ses joueurs pour qu'ils évitent de tomber dans le piège.

Cela dit, avec Carey Price qui garde les buts comme il le fait, avec Peter Budaj qui l'appuie comme il le fait, donnant au Canadien le meilleur ? ou l'un des excellents ? duo de gardiens de la LNH, avec une équipe en santé qui joue très bien défensivement et trouve le moyen d?être opportuniste à l'attaque, le Canadien donne l'impression d?être bien meilleur que l'an dernier.

Ça promet pour la suite?



jeudi 05 décembre 2013
06:14 - Mieux vaut tard que jamais ! - RDS.CA

Le Canadien doit un gros merci à Andrei Loktionov pour sa victoire de 4-3 arrachée en tirs de barrage aux Devils.

Oui David Desharnais qui a marqué deux buts, dont celui qui a fait la différence mérite tous les honneurs et la première étoile qu'il a obtenue. Oui Peter Budaj s'est imposé deux fois en tirs de barrage pour assurer la victoire. Oui les vétérans Plekanec, Gionta et Brière ont pris la relève aux autres trios qui ont été plus ordinaires au New Jersey. Oui Markov et Subban, malgré son erreur coûteuse qui aurait pu faire plus mal qu'elle a fait mal au Canadien en fin de troisième période, ont connu un autre match solide. Oui le Canadien, collectivement, a trouvé une autre façon de gagner.

Je sais tout ça.

Pourquoi alors remercier Loktionov ? Parce qu'il a réveillé le Canadien.

Contre des Devils qui jouaient mieux que le Canadien pour un deuxième match en 48 heures, Brian Gionta était à avoir marqué jusque là. Le Capitaine avait donné les devants à son club en milieu de première période sur l'attaque qui a suivi une poussée des Devils venaient de frapper le poteau au lieu de prendre les devants 1-0.

Fort de cette avance, le Canadien s'est alors mis à se défendre. Trop. Je veux bien croire que les Devils ne forment pas un club dangereux offensivement, mais au lieu de maintenir le rythme qu'il imposait au premier tiers, le Canadien s'est placé sur les talons en période médiane. Il l?était encore en troisième jusqu?à ce que Loktionov ne crée l?égalité.

Comme me le faisait remarquer Michel «Le Tigre» Bergeron avec qui je suivais le match dans les bureaux de l'Antichambre, le Canadien jouait alors à l?économie. Il ménageait ses énergies en se disant qu'il devait en garder pour maximiser ses chances face à des Bruins reposés qui l'attendaient à Montréal.

Le Canadien avait toutefois oublié une chose : avant de penser au deuxième match en deux soirs qui nous attend, mieux vaut gagner le premier.

Tout à recommencer

Tout étant à recommencer, le Canadien s'est alors remis à jouer.

Et lorsque Michael Ryder, avec l'aide bien involontaire de David Desharnais qui a fait dévier la rondelle qui s'est retrouvée dans la lucarne, a donné les devants 2-1 aux Devils, le Canadien n'a vraiment plus eu le choix. Il a dû revenir sur le bon bout des pieds. En équilibre sur les orteils et non dangereusement sur les talons.

C'est là que tout est parti.

La victoire n'est pas tombée du ciel. Le Canadien a dû se remettre à patiner. À travailler. Mais avec des efforts beaucoup plus convaincants que ceux offerts jusque là, Lars Eller a créé l?égalité à son tour.

Moins de trois minutes plus tard, P.K. Subban a bousillé cette avance. Pas question de planter Subban et de remettre en cause ses chances de représenter le Canadien aux Jeux de Sotchi simplement parce qu'il a levé les yeux trop vite et perdu la rondelle aussitôt après pour permettre à Patrik Elias de redonner les devants aux Devils.

Subban était tout croche. Il s'en voulait. Et c'est normal. Mais comme ma grande philosophe de mère l'explique depuis toujours, il n'y a que ceux qui ne font pas la vaisselle qui n'en casse jamais.

Coupable Subban ? Bien sûr. Mais en 28 minutes de jeu contre les Devils ? l'utilisation la plus généreuse des joueurs des deux équipes ? Subban a fait plus de bien que de mal dans le cadre du match d'hier.

Plus qu'un simple gars de chez nous

Avec 66 secondes à faire au match, le Tricolore aurait alors pu baisser les bras. Facilement. Mais quand une équipe est sur une bonne lancée, qu'elle joue avec confiance, qu'elle croit en ses chances, elle donne un petit coup. Au cas ou.

Et c'est exactement ce qui est arrivé.

Pendant que Budaj retraitait au banc à la faveur d'un sixième attaquant, Brian Gionta ? qui fait mentir la grande majorité de ses détracteurs, du moins ceux qui sont capables de reconnaître que leurs critiques étaient injustifiées, ou au moins exagérées ? a décoché un bon tir au filet.

Un tir de Cory Schneider aurait sans doute facilement gobé dans sa grosse mitaine, n'eût été la présence devant lui de David Desharnais qui a fait dévier la rondelle sous la barre et dans le fond du filet.

Il fallait voir la réaction de P.K. Subban pour réaliser à quel point ce but faisait du bien au défenseur qui voyait sa bévue être effacée et au reste de l?équipe.P.K. Subban

L'attaquant de l'heure chez le Canadien aurait pu faire la différence en prolongation. Mais Max Pacioretty n'a pu profiter de l?échappée qu'il venait de s'offrir, car son bâton s'est rompu sous son poids alors qu'il s'apprêtait à décocher un tir.

Malheureux Pacioretty ? Peut-être un peu. Mais il a été le premier à féliciter son petit joueur de centre lorsqu'il a marqué le but qui a fait la différence. Un but qui ne figure pas à la fiche de Desharnais. Comme celui qu'il avait enfilé à Columbus, il y a dix matchs. Mais un but qui fait du bien à l?équipe. Et tout autant à celui qui le marque.

Depuis ce match du 15 novembre, Desharnais est rendu à trois buts et six mentions d'aide en dix matchs. Ce n'est pas rien. J'espère que ceux qui prétendaient que «le petit gars de chez nous» endossait l'uniforme du Tricolore seulement à cause de la langue qu'il parle trouveront une façon de reconnaître qu'ils avaient tort. Au moins un peu. On verra?

Est-ce que le Canadien méritait de gagner le match de mercredi au New Jersey ? Peut-être pas. Mais il l'a gagné. C'est tout ce qui compte.

Est-ce que le Canadien méritait de gagner le match de lundi contre les mêmes Devils ? Peut-être pas. Mais il l'a gagné.

Et c'est en gagnant des matchs qu'il ne devrait pas toujours gagner qu'un club met des points en banque et qu'il ne pique pas tragiquement du nez lorsqu'il perd un match qu'il aurait pu ? ou dû ? gagner ou qu'il affronte un adversaire simplement trop fort ce soir-là pour lui.

C'est exactement ce que le Canadien a fait mercredi et lundi face aux Devils. C'est ce qu'il fait depuis que Michel Therrien compte sur un club en santé.

Où tout ça le mènera ?

Impossible à dire. Mais tant qu'il sera plus près de la première place de sa division, voire de son association, que d'une exclusion des séries, le Canadien échappera au dangereux tourbillon de critiques qui l'aspire vers le bas du classement quand les choses commencent à mal aller.

De fait, avait vous remarquez que lorsque les choses vont bien chez le Canadien elles vont très bien. Mais que lorsqu'elles se mettent à mal aller, elles vont très mal ?

Je cherche encore une explication savante ou non pour expliquer ça.

Je vous fais signe dès que je la trouverai. Ou que j'aurai une petite idée?

Le match en chiffres

2 ? La séquence de matchs au cours desquels le Canadien n'a pas accordé plus de deux buts s'arrête donc à 11?

3 ? Daniel Brière a prouvé son grand talent de passeur en servant à son capitaine une passe parfaite sur le premier but du match. Brière récoltait ainsi un point dans un troisième match de suite?

4 ? Après 49 minutes 50 secondes de hockey typiquement associé aux Devils et à leur système éteignoir, les structures défensives sont allées directement chez le diable alors que les deux équipes ont échangé quatre buts en 10 minutes 10 secondes. De quoi donner des cheveux gris aux coachs, mais de quoi réveiller des amateurs qui avaient besoin d'un sérieux remontant?

15 ? avec sa victoire aux dépens des Devils, le Canadien a maintenant récolté 15 points sur une possibilité de 16 à ses huit derniers matchs. Il en revendique 20 sur une possibilité de 24 lors de ses 12 dernières rencontres?

415 ? complice du but de Brian Gionta, Tomas Plekanec a récolté son 415e point en carrière avec le Canadien. Un point qui le hisse au 32e rang dans l'histoire du Tricolore sur un pied d?égalité avec Yvon Lambert?

554 ? Francis Bouillon était de retour au sein de la formation après avoir raté quatre des six dernières parties. Il disputait mercredi son 554e match dans l'uniforme du Canadien. Se faisant, il a rejoint Terry Harper au 47e rang des joueurs ayant disputé le plus grand nombre de matchs dans l'uniforme tricolore?

12 742 : je ne sais pas combien d'amateurs de hockey occupaient le Prudential Center hier soir. Je ne sais pas non plus si les Devils ont dit la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Mais on doit les féliciter de ne pas nous avoir pris pour des cruches en annonçant une salle comble se contentant d'un chiffre de 12 742 spectateurs?
 



06:14 - Mieux vaut tard que jamais! - RDS.CA
Mieux vaut tard que jamais!

Le Canadien doit un gros merci à Andrei Loktionov pour sa victoire de 4-3 arrachée en tirs de barrage aux Devils.

Oui David Desharnais qui a marqué deux buts, dont celui qui a fait la différence mérite tous les honneurs et la première étoile qu'il a obtenue. Oui Peter Budaj s'est imposé deux fois en tirs de barrage pour assurer la victoire. Oui les vétérans Plekanec, Gionta et Brière ont pris la relève aux autres trios qui ont été plus ordinaires au New Jersey. Oui Markov et Subban, malgré son erreur coûteuse qui aurait pu faire plus mal qu'elle a fait mal au Canadien en fin de troisième période, ont connu un autre match solide. Oui le Canadien, collectivement, a trouvé une autre façon de gagner.

Je sais tout ça.

Pourquoi alors remercier Loktionov ? Parce qu'il a réveillé le Canadien.

Contre des Devils qui jouaient mieux que le Canadien pour un deuxième match en 48 heures, Brian Gionta était à avoir marqué jusque là. Le Capitaine avait donné les devants à son club en milieu de première période sur l'attaque qui a suivi une poussée des Devils venaient de frapper le poteau au lieu de prendre les devants 1-0.

Fort de cette avance, le Canadien s'est alors mis à se défendre. Trop. Je veux bien croire que les Devils ne forment pas un club dangereux offensivement, mais au lieu de maintenir le rythme qu'il imposait au premier tiers, le Canadien s'est placé sur les talons en période médiane. Il l?était encore en troisième jusqu?à ce que Loktionov ne crée l?égalité.

Comme me le faisait remarquer Michel «Le Tigre» Bergeron avec qui je suivais le match dans les bureaux de l'Antichambre, le Canadien jouait alors à l?économie. Il ménageait ses énergies en se disant qu'il devait en garder pour maximiser ses chances face à des Bruins reposés qui l'attendaient à Montréal.

Le Canadien avait toutefois oublié une chose : avant de penser au deuxième match en deux soirs qui nous attend, mieux vaut gagner le premier.

Tout à recommencer

Tout étant à recommencer, le Canadien s'est alors remis à jouer.

Et lorsque Michael Ryder, avec l'aide bien involontaire de David Desharnais qui a fait dévier la rondelle qui s'est retrouvée dans la lucarne, a donné les devants 2-1 aux Devils, le Canadien n'a vraiment plus eu le choix. Il a dû revenir sur le bon bout des pieds. En équilibre sur les orteils et non dangereusement sur les talons.

C'est là que tout est parti.

La victoire n'est pas tombée du ciel. Le Canadien a dû se remettre à patiner. À travailler. Mais avec des efforts beaucoup plus convaincants que ceux offerts jusque là, Lars Eller a créé l?égalité à son tour.

Moins de trois minutes plus tard, P.K. Subban a bousillé cette avance. Pas question de planter Subban et de remettre en cause ses chances de représenter le Canadien aux Jeux de Sotchi simplement parce qu'il a levé les yeux trop vite et perdu la rondelle aussitôt après pour permettre à Patrik Elias de redonner les devants aux Devils.

Subban était tout croche. Il s'en voulait. Et c'est normal. Mais comme ma grande philosophe de mère l'explique depuis toujours, il n'y a que ceux qui ne font pas la vaisselle qui n'en casse jamais.

Coupable Subban ? Bien sûr. Mais en 28 minutes de jeu contre les Devils ? l'utilisation la plus généreuse des joueurs des deux équipes ? Subban a fait plus de bien que de mal dans le cadre du match d'hier.

Plus qu'un simple gars de chez nous

Avec 66 secondes à faire au match, le Tricolore aurait alors pu baisser les bras. Facilement. Mais quand une équipe est sur une bonne lancée, qu'elle joue avec confiance, qu'elle croit en ses chances, elle donne un petit coup. Au cas ou.

Et c'est exactement ce qui est arrivé.

Pendant que Budaj retraitait au banc à la faveur d'un sixième attaquant, Brian Gionta ? qui fait mentir la grande majorité de ses détracteurs, du moins ceux qui sont capables de reconnaître que leurs critiques étaient injustifiées, ou au moins exagérées ? a décoché un bon tir au filet.

Un tir de Cory Schneider aurait sans doute facilement gobé dans sa grosse mitaine, n'eût été la présence devant lui de David Desharnais qui a fait dévier la rondelle sous la barre et dans le fond du filet.

Il fallait voir la réaction de P.K. Subban pour réaliser à quel point ce but faisait du bien au défenseur qui voyait sa bévue être effacée et au reste de l?équipe.P.K. Subban

L'attaquant de l'heure chez le Canadien aurait pu faire la différence en prolongation. Mais Max Pacioretty n'a pu profiter de l?échappée qu'il venait de s'offrir, car son bâton s'est rompu sous son poids alors qu'il s'apprêtait à décocher un tir.

Malheureux Pacioretty ? Peut-être un peu. Mais il a été le premier à féliciter son petit joueur de centre lorsqu'il a marqué le but qui a fait la différence. Un but qui ne figure pas à la fiche de Desharnais. Comme celui qu'il avait enfilé à Columbus, il y a dix matchs. Mais un but qui fait du bien à l?équipe. Et tout autant à celui qui le marque.

Depuis ce match du 15 novembre, Desharnais est rendu à trois buts et six mentions d'aide en dix matchs. Ce n'est pas rien. J'espère que ceux qui prétendaient que «le petit gars de chez nous» endossait l'uniforme du Tricolore seulement à cause de la langue qu'il parle trouveront une façon de reconnaître qu'ils avaient tort. Au moins un peu. On verra?

Est-ce que le Canadien méritait de gagner le match de mercredi au New Jersey ? Peut-être pas. Mais il l'a gagné. C'est tout ce qui compte.

Est-ce que le Canadien méritait de gagner le match de lundi contre les mêmes Devils ? Peut-être pas. Mais il l'a gagné.

Et c'est en gagnant des matchs qu'il ne devrait pas toujours gagner qu'un club met des points en banque et qu'il ne pique pas tragiquement du nez lorsqu'il perd un match qu'il aurait pu ? ou dû ? gagner ou qu'il affronte un adversaire simplement trop fort ce soir-là pour lui.

C'est exactement ce que le Canadien a fait mercredi et lundi face aux Devils. C'est ce qu'il fait depuis que Michel Therrien compte sur un club en santé.

Où tout ça le mènera ?

Impossible à dire. Mais tant qu'il sera plus près de la première place de sa division, voire de son association, que d'une exclusion des séries, le Canadien échappera au dangereux tourbillon de critiques qui l'aspire vers le bas du classement quand les choses commencent à mal aller.

De fait, avait vous remarquez que lorsque les choses vont bien chez le Canadien elles vont très bien. Mais que lorsqu'elles se mettent à mal aller, elles vont très mal ?

Je cherche encore une explication savante ou non pour expliquer ça.

Je vous fais signe dès que je la trouverai. Ou que j'aurai une petite idée?

Le match en chiffres

2 ? La séquence de matchs au cours desquels le Canadien n'a pas accordé plus de deux buts s'arrête donc à 11?

3 ? Daniel Brière a prouvé son grand talent de passeur en servant à son capitaine une passe parfaite sur le premier but du match. Brière récoltait ainsi un point dans un troisième match de suite?

4 ? Après 49 minutes 50 secondes de hockey typiquement associé aux Devils et à leur système éteignoir, les structures défensives sont allées directement chez le diable alors que les deux équipes ont échangé quatre buts en 10 minutes 10 secondes. De quoi donner des cheveux gris aux coachs, mais de quoi réveiller des amateurs qui avaient besoin d'un sérieux remontant?

15 ? avec sa victoire aux dépens des Devils, le Canadien a maintenant récolté 15 points sur une possibilité de 16 à ses huit derniers matchs. Il en revendique 20 sur une possibilité de 24 lors de ses 12 dernières rencontres?

415 ? complice du but de Brian Gionta, Tomas Plekanec a récolté son 415e point en carrière avec le Canadien. Un point qui le hisse au 32e rang dans l'histoire du Tricolore sur un pied d?égalité avec Yvon Lambert?

554 ? Francis Bouillon était de retour au sein de la formation après avoir raté quatre des six dernières parties. Il disputait mercredi son 554e match dans l'uniforme du Canadien. Se faisant, il a rejoint Terry Harper au 47e rang des joueurs ayant disputé le plus grand nombre de matchs dans l'uniforme tricolore?

12 742 : je ne sais pas combien d'amateurs de hockey occupaient le Prudential Center hier soir. Je ne sais pas non plus si les Devils ont dit la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Mais on doit les féliciter de ne pas nous avoir pris pour des cruches en annonçant une salle comble se contentant d'un chiffre de 12 742 spectateurs?
 



mercredi 04 décembre 2013
20:38 - Stevenson-Kovalev, un incontournable - RDS.CA
Stevenson-Kovalev, un incontournable

Au nom de tous les amateurs de boxe à travers le monde, faites qu'un combat entre Superman et Krusher ait lieu svp.

L'idée de HBO de mettre l'argent nécessaire afin de présenter le champion des mi-lourds Adonis « Superman » Stevenson et Sergey « Krusher » Kovalev sur la même carte lors de combats distincts au Colisée Pepsi de Québec samedi soir avait pour but de mousser l'intérêt envers un probable duel entre les deux puissants cogneurs.

Mission accomplie.

Stevenson et Kovalev n'ont pas qu'ouvert l'appétit des fans, ils les ont enflammés.

Le Montréalais et le Russe ont tous deux conservé leurs titres en battant des adversaires légitimes de manière excitante et dévastatrice, faisant d'un possible choc entre les deux meilleurs mi-lourds au monde un rendez-vous incontournable. C'est de loin le meilleur duel qui puisse être organisé dans la division et quiconque les a vus détruire leur adversaire respectif samedi le sait aussi.

Kovalev (23-0-1, 21 K.-O.) a ouvert le bal en démolissant en deux rounds et 52 secondes Ismayl Sillakh (21-2, 17 K.-O.), un pugiliste natif de l'Ukraine qui réside actuellement à Simi Valley, en Californie. Il a d'abord lancé un direct de la droite au menton de Sillakh qui l'a propulsé au plancher, le nez ensanglanté, puis il a terminé le travail grâce à autre droite ravageuse et deux mains gauches quelques instants plus tard. Sillakh n'avait aucune idée d'où il se trouvait alors qu'il se tortillait au sol et l'arbitre Marlon B. Wright a finalement mis un terme définitif au combat.

Stevenson (23-1, 20 K.-O.) a pour sa part clôturé la soirée en prenant la mesure de l'Anglais Tony Bellew (20-2-1, 12 K.-O.), son aspirant obligatoire, après 1:50 au sixième round. Bellew a offert quelques frappes bien placées et s'est montré solide, mais le gaucher Stevenson est demeuré en mode attaque en lançant plusieurs puissants directs de la gauche, dont un qui a fait chuter son adversaire au sixième engagement. Bellew était mal en point lorsque l'action a repris, puis Stevenson a rajouté deux autres gauches. Les jambes de Bellew étaient molles et il ne pouvait se maintenir debout qu'en raison des câbles qui le retenaient, mais l'arbitre Michael Griffin a fait du bon boulot en intervenant avant que Stevenson ne cause encore davantage de dommages.

La soirée terminée, il devenait difficile de ne pas rêver à un combat Stevenson-Kovalev.

Sergey KovalevLors que Max Kellerman, de HBO, a demandé l'avis de Kovalev à ce sujet après son combat, il a répondu : « Je suis prêt pour Adonis Stevenson ».

Kovalev s'est ensuite fait demander qui il affronterait si la décision lui revenait. La réponse s'est résumée à un seul mot : « Adonis ».

Bien que Stevenson ait démontré plus d'enthousiasme pour des combats plus lucratifs contre Bernard Hopkins (bien connu des Québécois en raison de ses deux combats de championnat  face à Jean Pascal) ou le champion de super-moyens Carl Froch), il s'est dit tout à fait prêt à l'idée d'affronter Kovalev.

« Je n'ai aucun problème si HBO décide d'ouvrir le portefeuille. Si la bourse est intéressante, je n'ai aucun problème. »

Bien sûr, Stevenson et Kovalev pourraient tous deux disputer un autre combat entre-temps avant de se retrouver - possiblement contre Hopkins, Froch ou le vainqueur du duel prévu au mois de janvier entre Jean Pascal et l'ancien champion des super-moyens Lucian Bute -, mais souhaitons que non.

Idéalement, Stevenson-Kovalev sera le prochain combat sur la liste. C'est la meilleure option chez les mi-lourds et il n'y a aucun obstacle à la concrétisation de ce plan. Ce sont de gros cogneurs qui ont tous deux des personnalités intéressantes et un désir apparent de se mesurer l'un à autre.

Et lorsque le combat sera terminé ? parce que oui, ça va arriver éventuellement ?, on saura avec la plus grande certitude qui est le meilleur mi-lourd de la planète. Comme l'analyste et ancien champion de la catégorie Roy Jones fils l'a dit, ce sera au tour de l'un d'entre eux de se faire passer le K.-O.



17:30 - Ce sera pour l'an prochain - RDS.CA
Ce sera pour l'an prochain

À l'instar de Hockey Canada lundi, Hockey USA a fait connaître ce matin la liste des 26 joueurs qui prendront part à un camp final de quatre jours au Minnesota la semaine prochaine en vue de former l?équipe qui tentera de défendre la médaille d'or acquise l'an dernier, à Ufa, en Russie. Si le Canada ne pourra compter sur les services de Nathan MacKinnon, rassurez-vous, les États-Unis n'auront pas non plus accès au défenseur Seth Jones des Predators de Nashville dans leur alignement.

Plusieurs amateurs du Canadien ont semblé surpris ce matin de voir que le nom du premier choix de l?équipe en juin dernier, Michael McCarron, ne figurait pas sur la liste des joueurs invités par les États-Unis. Il en faut peu à Montréal pour déclencher un questionnement sur la Sainte-Flanelle.

Personnellement, je ne suis pas surpris de voir que McCarron, qui n'a que 18 ans, n'est pas de l'alignement américain cette année. J'ai assisté au camp estival à Lake Placid, cet été, et bien honnêtement, je ne crois pas que McCarron, même s'il possède de bonnes mains pour un joueur de sa stature, avait l'agilité et la rapidité pour faire partie de cette formation dès cette année. Rappelons qu'en Suède, le Championnat mondial sera présenté sur une surface de dimension olympique. McCarron a été repêché en première ronde par le Canadien pour son jeu physique, un attribut qu'il aurait eu de la difficulté à justifier en Suède cette année.

J'ai revu McCarron le 3 novembre dernier à London à l'occasion d'un match des Knights de la Ligue de l'Ontario et encore une fois on pouvait se rendre compte que le gros attaquant est en période d'adaptation. Il a déjà joué presque autant de matchs cette année que pendant toute sa campagne 2012-2013, il s'acclimate au calendrier et au style du hockey junior canadien et à long terme sa venue avec les Knights lui sera assurément bénéfique.

L'an prochain, McCarron aura 19 ans et le tournoi sera présenté sur une glace nord-américaine, à Montréal et à Toronto. S'il ne perce pas l'alignement des États-Unis à ce moment, là il y aura lieu de se poser des questions. Et à ceux qui disent qu'un choix de première ronde devrait assurément jouer dans ce tournoi, je répondrai ceci : simplement l'an dernier, 13 choix de première ronde de 2012 n'ont pas participé au Championnat mondial.

On le répète souvent, même si certains joueurs parviennent à se tailler une place avec leur pays respectif à 17 ou 18 ans, il s'agit d'abord et avant tout d'un tournoi réservé aux joueurs de 19 ans. Des exemples parmi tant d'autres : Carey Price, Claude Giroux et Brendan Gallagher ont tous été retranchés à 18 ans? sont-ils moins bons pour autant aujourd'hui?



15:05 - Deux têtes, un promoteur - RDS.CA
Deux têtes, un promoteur

Au fil des ans, on a assisté à des situations tendues entre les promoteurs de boxe GYM et InterBox. D'un côté, il y avait Yvon Michel qui, après avoir quitté InterBox, tentait de fonder sa propre entreprise. De l'autre, son ancien champion, Eric Lucas, qui, après avoir hérité d'InterBox dans le cadre d'un règlement de dettes de l'ancien patron de l'entreprise, Hans Mühlegg, s'était associé à un homme d'affaires, Jean Bédard, président de Sportscene, pour s'assurer de pouvoir occuper une bonne partie de la place dans le marché montréalais.

La rivalité étant ce qu'elle est, on se dénigrait en sourdine. On déblatérait sur la réputation de certains boxeurs qui n'en avaient pourtant rien à cirer du climat de tension entre les deux groupes. Ce n'était pas très sain comme ambiance, mais c'était la conséquence d'une très vive compétition.

Jean Bédard apporte une précision sur ce qui s'est passé. En haut lieu, il n'y avait pas de flammèches. Il était possible de se parler en toute harmonie. C'est à un palier plus bas, au niveau de l'action, qu'on ne s'aimait pas beaucoup.

« À titre d'exemple, la compétition a toujours été très vive entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto, mais ça se passait uniquement au niveau de la patinoire. Pierre Boivin et son homologue des Maple Leafs pouvaient se parler en parfaite cordialité », dit-il pour mieux clarifier sa pensée.

Samedi, au Colisée de Québec, l'intéressante carte de boxe impliquant deux combats de championnat du monde a été l'oeuvre conjointe des deux entreprises. C'était le point de départ d'une entente imminente qui permettra à GYM et à InterBox d'unir leurs forces respectives dans le but de présenter régulièrement des événements d'importance qui séduiront les boxeurs de classe internationale qui réaliseront que très souvent, quand il y aura une possibilité pour eux de disputer des combats majeurs, c'est à Montréal et au Québec que ça pourrait se passer.

Des événements ont déjà fait l'objet d'une collaboration entre les deux promoteurs. Les deux combats entre Jean Pascal et Adrian Diaconu ont nécessité que Bédard et Michel unissent leurs efforts pour les bâcler. Rien de commun toutefois avec ce qu'on est en train d'établir comme concept. Dorénavant, peut-être pour le plus grand bien de la boxe professionnelle au Québec, les deux entreprises ne feront qu'une. Il y aura deux têtes, mais un seul promoteur.

Lucian Bute, Jean Bédard, Yvon
Michel et Jean PascalC'est avant tout un mariage de raison. La boxe montréalaise s'internationalise de plus en plus. Bédard et Michel ont reconnu qu'il était dans leurs meilleurs intérêts d'unir leurs ressources et leurs forces complémentaires dans le but de présenter de grands événements.

« Nous nous sommes rapprochés lors de la mise sur pied du prochain combat entre Pascal et Lucian Bute, explique Bédard. On s'est rendu compte que ça se passait plutôt bien. D'ailleurs, nous nous sommes toujours bien entendus quand nous avons fait des affaires ensemble. Yvon a de bons boxeurs dans sa cour, Lucian est sur le point de revenir et il y a plusieurs bons combats sur la table. Comme Montréal jouit d'une bonne crédibilité sur le plan international, c'était approprié qu'on s'unisse pour arriver à présenter des combats d'importance sur une base régulière. »

Une question se pose, cependant. Il y a plusieurs boxeurs de qualité chez GYM. Quel est l'intérêt pour Michel de s'associer à un groupe dont l'unique tête d'affiche pour l'instant est Bute? Il a été impossible d'obtenir les commentaires de Michel au sujet de ce projet. Bédard, lui, parle strictement d'une occasion d'affaires.

« GYM est une petite entreprise, dit-il. Or, ça prend plus qu'une petite organisation pour pouvoir présenter trois ou quatre combats de championnat du monde en l'espace de quelques mois. Ça ne paraît pas toujours, mais il y a énormément de travail derrière ces soirées de gala. Il y a des ententes à négocier et à signer. Il y a parfois des visas à obtenir pour certains boxeurs étrangers. Nous allons dorénavant négocier les contrats et nous occuper des menus détails. Yvon a beaucoup de bonnes idées, mais il n'a pas toujours le temps ou les moyens financiers de les réaliser. Personnellement, j'aime la boxe, mais je suis avant tout un gars d'affaires. Si on laisse Yvon s'occuper totalement de boxe, en le dégageant de la vente des billets et de mille et un petits détails, il sera encore plus efficace. Voilà pourquoi on devrait bien se compléter, lui et moi. »

Du rififi chez les entraîneurs?

Comment l'entraîneur en chef d'InterBox Stéphan Larouche a-t-il réagi en apprenant le projet de fusion entre les deux organisations, lui qui a parfois eu les gens de l'autre camp en aversion?

« Jean Bédard m'a déjà fait un commentaire que j'ai toujours retenu. Ce n'est pas avec de l'orgueil qu'on paie les factures. Tu peux vouloir être indépendant, mais ce n'est pas dans la chicane que tu règles les affaires. Il faut agir avec logique », mentionne-t-il.

Dès que la rumeur de cette fusion a commencé à circuler, on s'est tout de suite demandé si la cohabitation allait se faire facilement entre Larouche et Alexandra Croft, vice-présidente chez GYM. On ne connaît pas trop la nature de leurs différends passés, mais on sait qu'ils ne sont pas les meilleurs amis du monde.

Samedi, en bordure du ring, ils ont échangé quelques mots, sans plus.

« Il faut comprendre que cette union d'affaires est dans l'intérêt de tout le monde, y compris dans celui d'Alexandra et de Stéphan, précise Bédard. Alexandra a vécu beaucoup d'incertitude dans le passé. Quand un gros nom de l'équipe encaissait une défaite, elle s'inquiétait pour l'avenir de la compagnie et du sien. Même chose pour Stéphan. Quand Lucian a perdu, il s'est probablement demandé ce qu'il allait devenir. La bonne nouvelle, c'est que nous sommes en mesure de monter une organisation assez forte pour assurer l'avenir de tout le monde. »

Cela signifie aussi que les boxeurs des deux entreprises seront dirigés par des entraîneurs qualifiés en Larouche et Marc Ramsay. Risque-t-il d'y avoir du rififi entre les deux? Idéalement, Bédard souhaiterait voir la majorité des nouveaux boxeurs travailler sous la direction de Larouche, mais c'est un secteur où il faudra éviter de créer des frictions.

« Marc Ramsay a déjà énormément de travail, précise Bédard. Si on organise cinq événements dans une année, dont deux ou trois championnats du monde, Stéphan et Marc en auront plein les bras, d'où l'importance pour eux de se partager les responsabilités. »

Sur le plan organisationnel, Larouche n'entrevoit aucun problème avec cette fusion, au contraire. À ses yeux, les deux promoteurs se tirent dans le pied quand ils organisent des événements rapprochés chacun de leur côté. Le tarif des billets est élevé, de sorte que les amateurs se montrent de plus en plus sélectifs dans leurs choix. Il est d'avis qu'il y a surtout de la place pour du développement de qualité dans ce marché restreint. Ramsay et lui peuvent jouer un rôle important sur ce plan.

À chacun son champ de compétence

Alors, comment tout cela se passera-t-il? Qui fera quoi dans cette organisation à deux têtes à qui il faudra éventuellement donner un nom pour éviter toute confusion à l'étranger?

Bédard sera le gestionnaire. Michel sera la tête de boxe. L'expertise de l'un viendra à la rescousse de l'autre.

« Yvon Michel est un passionné de boxe, mentionne Bédard. Il est fort dans son champ d'action. Bernard Barré est une personne ressource compétente dont les connaissances pourraient être exploitées davantage à la télévision. Il vulgarise fort bien son sport. Il ne doit pas être limité à poser des pancartes et à agir en spectateur durant les conférences de presse. En somme, il faudra être capable de soutirer le maximum de tout le monde. »

Finies les chicanes entre les deux clans, donc. Finie la rivalité quand vient le temps de choisir les meilleures dates pour les événements. Michel n'aura pas à s'inquiéter de l'aspect financier et Bédard fera totalement confiance à l'expertise et aux relations de son nouveau partenaire. Si cela se déroule comme prévu, la boxe locale en général et le public en particulier devraient en sortir gagnants.



06:00 - Weightman mérite le poste - RDS.CA
Weightman mérite le poste

Les Alouettes ont annoncé une bonne nouvelle, mardi, alors que Mark Weightman a été nommé président et chef de la direction de l?équipe.

Je ne vous cacherai pas que l'analyste en moi a plus hâte de savoir qui sera le prochain entraîneur-chef! Mais c'est certain que le poste de président est très important dans l'organisation des Alouettes.

On parle d'une équipe sportive, mais avant tout d'une entreprise. Il faut quelqu'un qui est en mesure de la gérer, qu'elle soit rentable, qu'elle entretienne de bonnes relations et qu'elle soit là pour longtemps. Il ne faut pas négliger cette position. Le président est un poste prestigieux et important.

Je suis content que la direction des Alouettes ait donné une chance à Weightman, car il a eu un beau parcours pour se rendre à ce poste. Il a été stagiaire avec les Stallions de Baltimore en 1995 et il a suivi l?équipe lorsqu'elle a déménagé à Montréal. Il a vécu l'arrivée des Alouettes dans la métropole. Il a vu l'organisation des deux Coupes Grey (2001 et 2008). Il était de l'organisation qui a mis en marche les rénovations du Stade Percival-Molson. Il a fêté les trois conquêtes de la coupe Grey (2002, 2009 et 2010) avec les défilés.

Bref, il a touché à tout. À travers tout cela, il a occupé plusieurs positions différentes et il connaît bien les rouages d'une équipe de football. Il a une bonne compréhension de la Ligue canadienne de football. C'est un homme qui a de bonnes relations à travers la LCF et c'est très important.

Loin de moi l'idée de jouer la carte patriotique, mais c'est intéressant que l'organisation ait arrêté son choix sur un petit gars de Montréal. Weightman est un francophone et est bilingue. C'est certain qu'il est plus discret que Larry Smith, mais c'est un homme qui a d'autres compétences.

Robert Wetenhall, le propriétaire des Alouettes, lui a confié le poste de président mardi. Mais Weightman a été en entrevue pendant 18 mois, soit depuis le départ de Ray Lalonde. Depuis ce temps, c'est lui qui a repris la gestion du bureau administratif. Il a fait ses preuves. Il a stabilisé les choses, car c?était une période plutôt tumultueuse. Les choses ne se sont pas bien terminées lorsque Larry Smith a quitté ses fonctions. L'expérience Ray Lalonde n'a malheureusement pas très bien fonctionné. Weightman est arrivé et il a rebâti l'organigramme de l'organisation.

J'ai trouvé ses messages intéressants lors de la conférence de presse pour annoncer sa nomination. Quand il a dit que ça prenait une bonne équipe sur le terrain et qu'elle soit impliquée dans la communauté, je revoyais Larry Smith parce que ce sont des messages qu'il répétait souvent.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que Weightman a ajouté qu'il veut que les Alouettes soient plus impliqués et plus proches du football amateur. C'est drôlement important et intelligent parce que le football n'a jamais été aussi populaire. Les Alouettes sont une équipe professionnelle. Ils ont une image auprès de la communauté. Ils doivent aussi redonner à la communauté football, c'est très important.

En même temps, ce n'est pas fou. Les joueurs de football au Québec, ce sont de futurs amateurs des Alouettes qui voudront aller voir des matchs. En fin de compte, tout est interconnecté.

Sa plus grande qualité, c'est qu'il a une excellente relation avec Jim Popp. C'est peut-être le point le plus important dans sa nomination. Au fil des ans, les Alouettes ont été une drôle de bébitte. C'est un monstre à deux têtes. Tu as les opérations football au Stade olympique et l'administration au centre-ville.

Sans être à l'interne, on voyait que ça ne travaillait pas toujours main dans la main. Quand le président allait se mêler des opérations football, c?était mal vu et pas vraiment accepté. Les opérations football sont très territoriales. Marc Trestman n'aimait pas ça quand on allait jouer dans ses plates-bandes et Jim Popp non plus.

En même temps, Popp et l'entraîneur doivent comprendre que les Alouettes de Montréal ne sont pas seulement les opérations football. Il faut que tout fonctionne. Il doit y avoir une cohésion entre les deux côtés.

Auparavant, le problème était lorsque le président mettait le nez dans les opérations football. Que ce soit pour du marketing, des budgets ou des suggestions, il était presque ignoré. Si tu veux que ton entreprise fonctionne à 100 %, il faut que ces deux entités travaillent ensemble et qu'ils aient la même vision. C'est pourquoi je crois que la bonne relation entre Weightman et Popp est primordiale et c'est un atout. Il va servir de pont entre les opérations au centre-ville et celles au Stade olympique.

Dommage que M. Wettenhal ne pouvait être présent à la conférence, mais j?étais content de voir son fils Andrew sur place. Je sais qu'il commence à être de plus en plus impliqué. Éventuellement, on sent qu'il va y avoir un transfert et peut-être que M. Wettenhal va donner le contrôle à ses fils.

Je suis toujours heureux de voir un unilingue anglophone prononcer quelques mots en français comme l'a fait Andrew Wettenhal au début de la conférence de presse. Je trouve que c'est très respectueux et c'est un geste que j'apprécie toujours.

Les défis de Weightman

Je vois deux défis immédiats pour le nouveau président des Alouettes. Premièrement, de développer les affaires en augmentant les partenariats commerciaux, en vendant des billets et des loges.

Deuxièmement, l'ancien joueur en moi aimerait qu'il trouve le financement et les conditions nécessaires pour que les Alouettes aient un centre d'entraînement. C'est la prochaine étape.

Pour ma part, ce serait son plus gros défi. On va lui souhaiter d?être là le plus longtemps qu'il le désire, mais ce pourrait être un bel héritage de son passage à la présidence des Alouettes.

Troisièmement, il a aussi parlé de rapprochement avec les anciens. Il y a de plus en plus d'anciens joueurs des Alouettes qui demeurent à Montréal ou au Québec après leur carrière, et n'allez pas penser que ce sont seulement des francophones.

Je ne veux surtout pas comparer la situation du hockey à celle du football, mais la formule du Canadien est intéressante. Les anciens demeurent de bons ambassadeurs puisqu'ils ont porté l'uniforme et ils ont joué dans l'organisation. Je pense que de se priver de cela serait d?échapper le ballon.     

Bon, je crois qu'on a assez parlé du nouveau président! Vous savez bien que je blague, mais l'analyste en moi a hâte qu'on parle du futur entraîneur-chef, du coordonnateur à l'attaque et de l'avenir d'Anthony Calvillo et je dis ça sans enlever d'importance à la nouvelle de mardi. Bref, on espère qu'il y aura des développements dans les prochains jours sinon d'ici les prochaines semaines dans ces dossiers.

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



mardi 03 décembre 2013
15:56 - La superstar - RDS.CA
La superstar

La compagnie L'Oréal vient de signer une entente de trois ans avec la LNH pour faire la promotion de ses produits pour hommes. Et qui est le joueur que l'on voit sur les publicités? P.K. Subban.

Dans une vidéo de 5 minutes, on y voit le défenseur du CH conduire dans les rues de Montréal, visiter une mercerie pour y choisir des habits, se prêter à une séance de photos, s'arrêter chez son coiffeur et participer à une séance de signature d'autographes dans un centre commercial. 

Tout au long de la vidéo, il livre ses réflexions sur sa vie, sa carrière, ses ambitions. Il rêvait de devenir une superstar; il ne voulait pas être seulement ordinaire. « Être une supervedette, ce n'est pas regarder ce qu'on a accompli, mais se demander ce qu'on peut encore accomplir », dit-il pour expliquer ce qui le motive. Et il ajoute : « à la fin de la journée, personne ne se souvient de la personne ordinaire ».

À sa quatrième saison avec le CH, P.K. Subban est devenu une superstar dans la LNH, sur et à l'extérieur de la patinoire. Comme Henrik Lundqvist des Rangers de New York qui a fait aussi souvent la une des magazines de mode à New York que des revues de hockey.

Il aime que les projecteurs soient braqués sur lui. Dans cette vidéo, il est comme un poisson dans l'eau. Samedi, il a joué un de ses meilleurs matchs contre les Leafs, devant les caméras de Hockey Night in Canada. Sa sélection sur l'équipe canadienne qui sera à Sotchi est devenue un débat national. Même le prestigieux NY Times y a consacré un article récemment.

Grâce à son talent et sa personnalité, P.K. Subban est la première supervedette depuis des années chez le CH et la première de l'ère moderne. On est loin de Patrick Roy qui faisait la promotion de cartes de hockey sur des panneaux publicitaires ou de Guy Lafleur qui conduisait une voiture Monte Carlo dans les rues de Monaco.
 
À l'ère des médias sociaux où votre image se propage à la vitesse de l'éclair,  l'avenir est prometteur pour P.K.

Dans la LNH, Sidney Crosby est associé aux entreprises Bell, Gatorade et Tim Hortons entre autres. Son entente avec Reebok est la plus importante dans le monde du hockey. Tout cela lui rapporte 4,5 M$ par année qui s'ajoutent à son salaire de 12 M$.
 
Derrière, on retrouve Alex Ovechkin. Gillette, Coca-Cola et Nike lui versent 3,5 M$ pour des revenus de 12,5 M$. Zach Parise arrive au 3e rang grâce à des revenus évalués à 800 000 $ venant de Polo Ralph Lauren, Chobani et Got Chocolate Milk.
 
Crosby et Ovechkin font partie d'un groupe restreint de joueurs qui touchent 1 M$ et plus en publicité. Shea Weber, le plus haut salarié de la ligue à 14 M$, ne tire pratiquement rien en revenus de publicité, principalement parce qu'il évolue dans un petit marché, Nashville.
 
Mais aucun joueur de la LNH ne se classe parmi les 100 athlètes les mieux payés (salaire et publicités) pour la période qui a pris fin en juin dernier. 



14:57 - Une semaine difficile - RDS.CA
Une semaine difficile

Jamais je ne reprocherai aux médias d'avoir mis en lumière le passé criminel d'Adonis Stevenson. Ce qui me dérange, c'est le moment où ç?a été fait. Parce qu'un quotidien a publié l'histoire, le concurrent s'est ensuite senti obligé de jouer ça encore plus gros.

Toute l?équipe avait réussi à ramener Adonis après la publication du dossier de La Presse+. Il avait eu à se défendre un petit peu, mais quand Le Journal de Montréal a fait la une avec ça, ç?a été beaucoup plus difficile. Depuis le début de ma carrière, je n'avais jamais vécu ça.

Mais Adonis est fait fort. Dans un monde idéal, nous lui aurions retiré son téléphone et son ordinateur afin qu'il ne sache pas ce qui se passait à l'extérieur. Sauf qu'Adonis tenait à parler régulièrement à sa femme, à sa mère et à ses proches. Il s'inquiétait réellement pour eux. Il se demandait sans cesse comment les gens autour d'eux pouvaient bien réagir.

Je comprends que les médias veulent publier au moment où la vedette est sur toutes les tribunes pour que l'histoire soit la plus lue possible. Mais faire ça à un boxeur, c'est pire qu?à n'importe qui d'autre. Il ne peut pas dire qu'il saute son tour pendant quelques présences.

Sincèrement, je suis content que tout ça soit arrivé contre Tony Bellew. Même s'il est un aspirant qui méritait d?être là, il n'avait pas le talent pour rivaliser avec Adonis. Si l'adversaire avait été Sergey Kovalev, je n'aurais jamais laissé Adonis monter dans le ring.

Je demeure convaincu qu'Adonis a tout ce qu'il faut pour battre Kovalev, mais pour y arriver, ça lui prendra toutes ses habiletés, toute sa concentration et toute son intelligence. Si ç?avait été Bernard Hopkins, j'aurais également beaucoup hésité. Heureusement, Adonis a vaincu Bellew.

Une virulence surprenante

La raison pour laquelle Adonis avait le visage long à sa conférence de presse d'après-combat, c'est parce qu'il n'avait pas eu du tout de plaisir à se battre contre Bellew. Dès qu'il est retourné au vestiaire, la réalité l'a rattrapé. Il n'avait pas du tout le goût de parler de sa victoire.

Adonis n'a peut-être pas choisi les bons mots pour dire ce qu'il ressentait. Il n'a jamais déclaré que les Québécois sont racistes, mais que c?était du racisme de l'avoir mis en une pour des événements survenus il y a 15 ans. Il n'a jamais fait la première page après ses combats de championnat du monde, contrairement à Éric Lucas ou encore Lucian Bute. Adonis est déçu de la situation, mais ses paroles ont certainement dépassé sa pensée au sujet du racisme.

Chose certaine, il n'a pas manifesté son désir de quitter le Québec sur le coup de l?émotion. Toute la semaine, il a parlé avec sa conjointe de la possibilité de s'expatrier afin de protéger sa famille. Adonis est fondamentalement un gars qui calcule et pense longtemps à l'avance.

Ses trois enfants sont encore d?âge préscolaire et il s'est demandé toute la semaine : « qu'est-ce qui serait arrivé s'ils avaient été à l?école? » Il s'imaginait que ses enfants y étaient et que les gens autour d'eux l'apprenaient. Il craint que quelqu'un s'en prenne à eux ou encore à sa femme.

Par ailleurs, Adonis n'a pas accepté qu'une journaliste se présente chez sa mère. Cette dernière n'aurait jamais été informée qu'on préparait un portrait sur la vie criminelle de son fils. On lui aurait assuré que les photos de son fils ne seraient pas publiées. Étant donné que la mère d'Adonis sort de traitements de chimiothérapie, tout ça l'a énormément affecté.

Lorsqu'il avait signé son premier contrat professionnel en 2006, The Gazette avait fait un portrait très détaillé de son passé, semblable à ce qui a été publié ces derniers jours. À l?époque, les médias francophones n'avaient pourtant pas jugé ces informations dignes d'intérêt?

Sincèrement, je pensais que les gens étaient passés à autre chose. Je ne me doutais pas le moins du monde que ça reviendrait avec autant de virulence. Certainement pas sept ans après?

La réhabilitation? à condition que

J'ai lu des gens qui suggéraient à Adonis de participer à des activités caritatives afin de démontrer qu'il était repenti. Pourtant, il le fait depuis plusieurs années déjà. Adonis n'est pas pour appeler les médias chaque fois qu'il rencontre des jeunes en difficulté. Une activité en ce sens a d'ailleurs été annulée dans la foulée des révélations de la semaine dernière.

D'autres prétendent qu'Adonis devrait s'excuser en personne à ses victimes, chose qui lui est interdite par la cour en passant. Adonis s'est déjà excusé publiquement à maintes reprises et il n'est toujours pas pour commencer chacune de ses rencontres avec les journalistes en s'excusant.

D'ailleurs, j'ai reçu bon nombre de témoignages de gens qui m?écrivent pour me dire qu'ils ne comprennent pas la sévérité des critiques à son égard. Aujourd'hui, je ne peux plus imaginer des médias qui feraient encore leurs choux gras avec cette histoire. Ce serait de l'acharnement.

Je suis convaincu qu'une majorité de Québécois sont pour la réhabilitation des criminels? à condition qu'ils ne connaissent pas trop de succès dans leur nouvelle vie. C'est ça que je trouve le plus dommage dans toute cette histoire qui nous a fait vivre une semaine difficile.

Un coup de poing parfait

Nous avions promis que nos boxeurs seraient en danger pendant le gala de samedi et deux d'entre eux se sont brûlés. Didier Bence s'est fait surprendre par Éric Martel-Bahoéli, qui aura certainement la chance de se faire valoir sur nos prochaines cartes.

Kevin Bizier a quant à lui subi la défaite devant Jo Jo Dan, mais c?était très serré. Ç?a de loin été le combat de la soirée. Dan avait un peu plus d'expérience et de maturité, sauf que je reste convaincu que Bizier est promis à un bel avenir. Il aurait mérité un meilleur sort, mais ça ne sert strictement à rien de contester la décision des juges.

Dan a démontré énormément de détermination. Il s'est fait ébranler pendant le combat et malgré ça, il est passé par-dessus. J'espère être capable de présenter une revanche le plus rapidement possible. Entre-temps, nous allons ramener Bizier sur le chemin de la victoire.

David Lemieux est quant à lui redevenu la tête d'affiche qu'il était avant sa défaite contre Joachim Alcine. Son prochain combat sera présenté en finale d'un événement que nous tiendrons ici au cours des prochains mois.

David a démontré de la maturité, mais il reste encore des choses à apprendre. J'aimerais qu'il pondère davantage ses coups au lieu d'y aller tout le temps à la puissance maximale pour surprendre ses adversaires. David s'est adapté face à Jose Miguel Torres. Il est reparti!

Pour revenir à Adonis, il a été très critique de ses prestations pendant les premiers rounds. Il avait les poings et la mâchoire serrés et ne pensait qu?à faire mal à son adversaire. Heureusement, il a rapidement réalisé qu'il ne pouvait pas agir de la sorte pendant 12 rounds.

Le coup de poing qui lui a permis d'envoyer Bellew au plancher au sixième round a été parfaitement exécuté et Adonis mérite pleinement d?être nommé boxeur de l'année. Sa notoriété dépasse maintenant largement nos frontières. HBO a vraiment hâte à 2014.

N.D.L.R. Les commentaires seront permis tant qu'ils respecteront l'auteur et les personnes mentionnées dans la chronique.

*Propos recueillis par Francis Paquin 



06:00 - Un revers qui fait mal aux Bears - RDS.CA
Un revers qui fait mal aux Bears

Le match entre les Bears de Chicago et les Vikings du Minnesota a été intéressant à plusieurs égards.

Premièrement, il y a deux performances individuelles à souligner. Adrian Peterson a réussi le cinquième match de plus de 200 verges de gains au sol de sa carrière. On s'attendait à ce que les Vikings courent. On savait que l'unité défensive des Bears accordait beaucoup de verges par la course et c'est exactement ce qu'on a eu. C?était du Adrian Peterson classique.

Du côté des Bears, Alshon Jeffery a battu le record d?équipe pour le plus de verges pour un receveur de passe avec un total de 249. Il avait déjà fracassé la marque plus tôt cette saison et l'a améliorée dimanche. Il est franchement impressionnant!

C'est un receveur dont on se posait beaucoup de questions lorsqu'il est sorti des rangs universitaires. L'an dernier, il a connu une saison plutôt tranquille. Cette année, il s'est mis en marche. Il complète bien Brandon Marshall. Lorsque l?équipe adverse se concentre sur ce dernier, il est capable de prendre la relève. C'est de bon augure pour l'attaque aérienne des Bears et Marc Trestman.

Le quart-arrière de Chicago, Josh McCown, surprend également. Il prend de bonnes décisions et il protège bien le ballon. Il a une bonne vélocité sur ses passes et une bonne compréhension du système.

Cela me fait un peu penser lorsque Trestman est arrivé à Montréal et à ce qu'il a fait avec Anthony Calvillo. Il prend un vétéran qui comprend bien le jeu, mais qui n'a plus nécessairement les attributs physiques. Il l'a transformé et a adapté un système à lui.

J'ai l'impression que c'est ce qu'on voit avec Josh McCown. Un vétéran qui connaît la ligue et qui performe dans un système bâti pour les quarts-arrières. Je ne dirais pas qu'il y a une controverse des quarts à Chicago, surtout que Trestman a réitéré que Jay Cutler est son homme. Mais si McCown continue à jouer de la sorte, cela pourrait lui forcer la main.

Cutler écoule la dernière année de son contrat. C'est bon pour les Bears puisqu'ils ne sont pas obligés de briser la banque pour donner tout l'argent à Cutler puisqu'on a quelqu'un qui est capable de faire le travail.

Une décision controversée

Marc Trestman a fait parler de lui après la défaite des siens en prolongation en raison de sa décision de tenter un placement sur un deuxième essai en surtemps au lieu de prendre celui-ci pour se rapprocher.

Rarement vous allez me voir dire que Trestman ne prend pas de bonnes décisions, mais celle-là, je me suis vraiment posé beaucoup de questions lorsqu'il l'a prise.

Il s'est justifié en affirmant qu'il voulait s'assurer de ne pas avoir de revirement et que rien ne garantissait que son attaque allait gagner du terrain. Il disait que dès qu'il dépassait la ligne de 30, il tentait le botté de précision.

De la ligne de 30, cela donne un placement de 47 verges, ce qui est relativement long. Comme de fait, Robbie Gould a raté le botté et les Bears se sont finalement inclinés.

S'il l'avait réussi, peut-être qu'on en aurait peu ou pas parlé. Mais le résultat fait qu'on en parle beaucoup et Trestman devra vivre avec cette décision. Ce qui est aussi désolant, c'est que cette défaite fait bien mal aux Bears pour le classement de la division Nord de la Nationale. Il sera plus difficile de rejoindre les Lions, surtout qu'il s'agit d'un revers contre une équipe de leur division.

Encore de l'espionnage du côté des Pats?

Y aura-t-il un autre « Spygate » ? Antonio Smith des Texans a affirmé qu'il y a quelque chose de louche puisque les Patriots jouent beaucoup mieux en deuxième demie dans les deux dernières semaines.

Lors des deux derniers week-ends, les Pats ont marqué seulement sept points en première demie contre 61 en deuxième. Bref, ils tiraient de l'arrière par beaucoup de points lors de ces deux matchs.

Finalement, la troupe de Bill Belichick est revenue de l'arrière lors de ces deux affrontements. Smith a alors affirmé que les Pats devaient être « Nostradamus »?

Il a dit cela puisqu'il a affirmé que son équipe a instauré de nouvelles choses dans leur plan de match cette semaine et que c'est comme si les Pats le savaient déjà lorsqu'ils leur présentaient.

Évidemment, les Patriots s'en lavent les mains et sincèrement, je n'accorderais pas trop d'importance là-dessus. Je fais seulement le souligner puisqu'on accuse encore une fois les Pats de tricher.

C'est sûr que c'est une équipe qui est scrutée à la loupe parce que c'est une bonne formation. Tout le monde les accuse. Avec leur passé, je pense que c'est normal d'avoir des doutes.

Néanmoins, je pense que les Pats avaient des solutions à tout ce qui leur était présenté en raison de leurs bons ajustements au cours de la rencontre. C'est ce qui fait d'eux une bonne équipe en deuxième moitié de saison et en deuxième demie.

Une défense moins étanche à Kansas City

L'unité défensive des Chiefs a accordé 1453 verges à ses trois derniers matchs. Après avoir été une des défenses les plus solides du circuit, on a vu contre les Broncos, deux fois, et les Chargers que lorsque Kansas City affronte de bonnes attaques, c'est plus ardu.

N'en demeure pas moins que pour ma part, c'est une excellente unité défensive. C'en est une de championnat. C'est une équipe qui joue bien. Elle n'a pas de faiblesse notable. Elle est complète.

J'ai même aimé Alex Smith dimanche. Il a été moins gestionnaire de match. Il a forcé des passes et ses receveurs réussissaient les attrapés. On est tombé à court en raison de quelques jeux, mais les Chiefs auraient pu gagner ce match contre les Broncos.

Du côté de Denver, c'est drôle puisque sur certaines passes de Peyton Manning, on se dit que son bras est fini. Il fait un canard de 10 verges pas très précis. Mais ensuite, il lance une passe avec beaucoup de vélocité sur 25 verges au bon endroit.

Je ne sais pas comment l?évaluer. Il me fait mentir chaque fois. Tu ne sais jamais quelle passe il va sortir. Il a réussi cinq passes de touché et un autre match de plus de 300 verges, donc chapeau à son équipe et à lui.

L'unité défensive des Broncos connaît des difficultés et pourrait être le talon d'Achille de l?équipe en fin de calendrier. Mais, Peyton Manning est là et il y a une attaque dynamique qui peut toujours leur donner une chance de gagner des matchs.

Denver vient de prendre une sérieuse option sur le titre de la division Ouest, mais aussi sur celui de l'Association américaine. Présentement, les Patriots et les Broncos sont les meilleures équipes de l'Américaine et je ne vois pas qui pourrait venir chambarder cela puisque ces deux formations ont leur destin entre les mains.

Un engouement moindre à Toronto pour la NFL?

Depuis 2008, la NFL dispute un match dans la Ville Reine et chaque année, les Bills sont une des deux équipes. Depuis la première année, les assistances baissent pratiquement tous les ans.

Ce n'est pas une bonne chose pour des gens qui veulent amener une concession de la NFL à Toronto.

De plus, un sondage est paru et les résultats ne laissent pas croire que la population canadienne veuille d'une formation de la NFL. Il y a 40 pour cent des répondants qui ne veulent pas du tout de la NFL. Environ 41 pour cent voudraient de la NFL, mais seulement si l?équipe peut cohabiter avec la LCF.

Les chiffres tendent à montrer que les Canadiens ne croient pas vraiment au projet. Il n'y avait pas beaucoup de partisans au match de dimanche aussi.

C'est certain que les Bills et les Falcons ne sont pas deux équipes très attrayantes en raison de leur saison de misère. Cela n'aide pas au spectacle. Si ç?avait été Peyton Manning contre Tom Brady, je suis sûr que les gradins auraient été remplis.

Plusieurs choses doivent être présentes pour avoir une concession sportive, que ce soit le financement ou le stade par exemple. Mais une des choses qu'il faut que tu aies, c'est une base de partisans qui veulent aller voir des matchs. Et cela ne semble pas favorable pour une franchise à Toronto.



00:07 - Grosse représentativité québécoise - RDS.CA
Grosse représentativité québécoise

Quand tu ne gagnes pas la médaille d'or pendant quatre championnats de suite et que tu vis une première exclusion du podium en 15 ans, tu n'as d'autre choix que de remettre, dans une certaine mesure du moins, ta façon de procéder. C'est ce que Hockey Canada a décidé de faire cette année en ne nommant que 25 joueurs pour son camp final d?évaluation d?Équipe Canada junior, mais surtout, en se donnant la possibilité d'attendre jusqu'au 23 décembre pour nommer la composition finale de l?équipe. Dans les deux cas, c'est du jamais vu!

Ainsi les 25 joueurs dont le nom apparaît sur la liste finale se retrouvent en excellente position pour se tailler une place avec l?équipe. Il n'y aura que trois joueurs à retrancher, vraisemblablement deux attaquants et un défenseur.

Encore une fois, c'est la LHJMQ qui a le moins de représentants sur cette liste avec six joueurs comparativement à neuf pour ses rivales de l'Ouest et de l'Ontario. Il y a aussi le Wild du Minnesota qui a prêté les services de Matt Dumba à l?équipe nationale. Ce dernier est un produit de la WHL.

Quand on analyse la sélection, il y a six joueurs produits et élevés par Hockey Québec qui font partie des 25 joueurs choisis sur cette liste très restreinte. Six sur 25, cela représente 24% des joueurs sélectionnés. Si pour certains, cela peut paraître faible, sachez que c'est le meilleur pourcentage depuis 14 ans alors qu'en 2000, neuf joueurs sur les 36 invités provenaient de la Belle Province.

Si tout se passe comme prévu à Toronto, lors du camp final, les six joueurs sélectionnés (Fucale, Drouin, Mantha, Gauthier, Girard et Hudon) se tailleront une place avec l?équipe et pas besoin de vous dire qu'autant de « frenchy » dans la formation, ce n'est pas arrivé souvent. En fait, c'est arrivé seulement trois fois depuis 1982.

Attendons de voir la suite des choses mais dites-vous que la représentation d'aujourd?hui est excellente, même si certains amateurs auraient souhaité en voir plus, notamment en raison des deux victoires de la LHJMQ lors de la série Subway. Il n'y a pas eu de favoritisme envers qui que ce soit. Max Domi, un des joueurs les plus populaires de la Ligue de l'Ontario, le fils de Tie Domi, a été laissé de côté. Il est pourtant le premier choix des Coyotes de Phoenix et Sean Burke, l'adjoint au directeur général des Coyotes, fait partie du Comité de sélection de la formation nationale, mais la réalité est que Domi n'a pas un bon début de saison alors on ne l'a pas choisi.

Il est possible que certaines années la sélection n'ait pas toujours avantagée nos représentants mais sincèrement, cette année, on ne peut pas se plaindre? Qu'en pensez vous?



lundi 02 décembre 2013
21:49 - Robidas a recommencé à marcher! - RDS.CA
Robidas a recommencé à marcher!

Victime de fractures complètes du tibia et du péroné de sa jambe droite vendredi, lors du match opposant les Stars de Dallas aux Blackhawks de Chicago, Stéphane Robidas était de retour sur ses deux jambes lundi matin.

Déjà? Oui déjà! Et il a même effectué quelques pas. « J'ai marché pendant trois ou quatre minutes », a reconnu Robidas que j'ai joint à Dallas, lundi après-midi, à son retour de la clinique.

« Je ne marchais pas vite. Et je n'aurais pas continué beaucoup plus longtemps. Mais les spécialistes ont installé mon pied droit sur un genre de coussin d'air qui absorbait près de 80 % de mon poids. Sans ce coussin, je n'y serais jamais arrivé. Mais c'est bon de voir que trois jours après l'accident, je peux déjà entreprendre ma réadaptation », a ajouté le vétéran défenseur québécois.

Fissure maudite

Les images horrifiantes de sa blessure ont vite fait le tour de la LNH en soirée vendredi. Mais contrairement à ce que ces images laissaient croire, ce n'est pas en percutant la bande derrière le filet des Stars que Robidas s'est infligé cette terrible blessure.

« Ma jambe a cassé lorsque mon patin s'est pris dans une fissure alors que j'effectuais un pivot. Je l'ai senti tout de suite partir et j'ai perdu l?équilibre aussitôt. Une fois sur la glace, donc bien avant que j'entre en contact avec la bande, je savais ce qui venait de m'arriver. »

Aussitôt sorti de la patinoire, Robidas a été conduit à la clinique où les médecins ont procédé à la prise de radiographies. « Ce n?était pas nécessaire. Je leur disais que c?était cassé. »

Une fois la confirmation obtenue, Robidas a été hissé à bord d'une ambulance et conduit à l'hôpital pour y subir une intervention chirurgicale d'urgence. Arrivé en milieu de soirée à l'hôpital, Robidas a toutefois dû patienter jusqu'en début de nuit avant d?être conduit en salle d'opération. La raison? Une banane mangée entre les première et deuxième périodes n'ayant pas été entièrement digérée, les médecins ne pouvaient procéder à l'anesthésie générale nécessaire pour mener à bien l'opération.

Une botte en guise de plâtre

À son réveil, samedi matin, Robidas avait la jambe droite maintenue en place par une tige de titanium ancrée à l'aide de vis dans sa cheville.

« Je n'ai pas de plâtre. Comme dans le cas de Steve Stamkos ? l'as marqueur du Lightning de Tampa Bay s'est lui aussi fracturé la jambe il y a trois semaines en percutant un poteau ? les médecins ont placé mon pied dans une botte qui soutient la cheville et la jambe. »

Après avoir passé la fin de semaine à la maison où il a pu composer avec la douleur à l'aide de puissants analgésiques, Robidas s'est rendu à la clinique lundi matin pour amorcer sa réadaptation physique. Un processus qui devrait se prolonger sur une période de quatre à six mois.

« C'est encourageant de voir que ça commence aussi vite et aussi bien. Je veux revenir le plus vite possible, mais je ne me conte pas d'histoire. Si nous n'accédons pas aux séries, ma saison est terminée. Je vais donc encourager les gars le plus possible et travailler avec acharnement de mon côté de façon à mettre toutes les chances de mon bord », assurait Robidas en après-midi lundi.

Dernière année de contrat

Malgré toute sa force de caractère, son courage et sa bonne volonté, cette blessure et les conséquences qu'elle entraîne tombent à un bien mauvais moment dans la carrière du vétéran défenseur.

Non seulement Robidas célébrera ses 37 ans en mars prochain, mais il écoule la dernière année du contrat de quatre ans (13,2 millions $) qui le lie aux Stars dont il défend les couleurs pour une 11e saison.

« J'avais le moral pas mal à plat en fin de semaine et c'est évident que je pensais à ma situation contractuelle. Ce n'est pas l'idéal. Mais je ne dois pas perdre d?énergie à me faire du mauvais sang avec ça. Je dois mettre tous mes efforts sur ma remise en forme. C'est tout ce qui compte. Mais c'est vraiment plate, car je connaissais une bonne saison. Pour la première fois depuis trois ou quatre ans, je suis arrivé en grande forme au camp. Je ne repartais pas à zéro en raison d'une opération subie au cours de l?été. On va voir ce qui arrivera. Mais je peux t'assurer que je vais travailler très fort pour revenir cette année si possible ou jouer encore l'an prochain », assurait Robidas avec conviction.

En 24 matchs cette saison, Robidas a marqué quatre buts et ajouté une passe tout en maintenant un différentiel de plus-7.

Choix de septième ronde du Canadien en 1995, Robidas s'est fait une place à Montréal en 2000-2001. Après deux saisons avec le Tricolore, Robidas a été réclamé au ballottage par les Thrashers d'Atlanta qui l'ont aussitôt échangé aux Stars de Dallas. Après une saison et demie, Robidas a été échangé aux Blackhawks de Chicago.

Il est retourné à Dallas en 2005 après la saison annulée par le lock-out qui a paralysé la LNH.

Depuis ce retour à Dallas, Robidas s'est taillé une place de choix au sein de la défensive. Il a d'ailleurs été le représentant des Stars au Match des étoiles commémorant les 100 ans du Canadien de Montréal en 2009 au Centre Bell.

Papa encore plus présent

Confiné à la maison bien malgré lui, Stéphane Robidas pourra suivre de plus près les activités de son fils de 10 ans et de sa petite s'ur de deux ans sa cadette.

« Je suis pas mal actif dans les travaux scolaires des enfants. Mais disons que je pourrai l?être un peu plus. Je vais aussi pouvoir suivre mon gars qui évolue dans la "super série" aux États-Unis. Avec son équipe, il se rendra à Detroit dans quelques semaines, à Toronto en janvier, Boston en février et Anaheim en mars. Plusieurs anciens de la LNH sont impliqués comme coachs dans cette ligue. Joe Nieuwendyk ? le directeur général et patron de Robidas à Dallas ? est d'ailleurs entraîneur adjoint de l?équipe de mon gars. Je vais suivre les enfants de plus près. Mais je vais m'assurer de d'abord respecter tout ce que je dois faire pour réussir ma réadaptation en retrouver ma forme. »



19:33 - Et dire qu'on craignait l'Est! - RDS.CA
Et dire qu'on craignait l'Est!

Je l'ai entendue souvent celle-là. Je crois l'avoir prononcée moi-même à quelques reprises en conversation avec les collègues, avec un fond de scepticisme. « Attendons que le Canadien affronte les équipes de sa propre association, on verra alors le vrai portrait » !

C?était après le match du 5 novembre dernier, alors que les Blues de Saint-Louis venaient de voler la victoire au Centre Bell, effectuant une remontée en troisième période et l'emportant en tirs de barrage. Le Canadien terminait alors ce premier segment de la saison avec une fiche de 8-7-1, au cours duquel il affronta les formations de l'Ouest à 12 reprises en 16 matchs. C?était aussi au c'ur du creux de vague qui se solda par une séquence de quatre défaites et la récolte de ce seul petit point contre les Blues.

La défaite de 4-1 à Ottawa, deux jours plus tard, eut le don d'attiser le scepticisme. Ce fut un bon coup dans les flancs, les Sénateurs prenant nettement le contrôle de l'affrontement après le but d'Andreï Markov, en première période. Pour la première fois, le CH ne présentait qu'une fiche de ,500 et devait soudainement envisager une exclusion du groupe des « qualifiés ». C?était le premier test de « la vraie saison », celle des « matchs de trois ou quatre points », et ce fut un échec. La confiance collective semblait fragile et la grogne s'installait chez les partisans. Vous vous souvenez?

Il faut poser la question car depuis, le virage fut renversant. En l'espace d'une vingtaine de jours, le Canadien a dominé ses adversaires et tous, sauf un, étaient des équipes de l'Est ! En 10 matchs, la récolte fut de 16 points et il s'en est fallu de peu pour que le total soit de 18! Plus de la moitié de ces matchs furent disputés contre des équipes puissantes de l'association (deux fois Washington, Tampa Bay, Pittsburgh et Toronto) et nombreux sont ceux qui ne donnaient pas cher de la peau du Tricolore contre elles.

Plusieurs facteurs

Chose intéressante, il est pratiquement impossible de pointer vers un ou deux facteurs pour expliquer ce changement de cap. Il faut plutôt regarder vers une longue liste, composée d?éléments favorables tant sur le plan collectif qu'individuel, à commencer par le rendement exceptionnel de Carey Price, qui possède aujourd'hui la meilleure moyenne d'efficacité chez les gardiens ayant ?uvré dans au moins 20 matchs (,937). Il y eut aussi le développement visible de P.K. Subban qui, après une phase turbulente, a ajouté beaucoup de raffinement à son jeu, le tout se soldant par une performance digne du trophée Norris contre les Maple Leafs, samedi dernier.

Les dernières semaines nous auront démontré un très bel équilibre entre la défense et l'attaque. Si l?équipe a continué de bien faire en bloquant des tirs et en neutralisant le jeu de puissance de l'adversaire, elle a débloqué sur le plan offensif, en particulier depuis que Max Pacioretty a invité ses coéquipiers à passer moins de temps en zone défensive. D'ailleurs, Pacioretty lui-même représente un cas intéressant, avec ses sept buts en six matchs, le tout associé au réveil souhaité de David Desharnais et à l'arrivée de Brendan Gallagher au sein du trio.

Au c'ur des récents succès, il y eut aussi des « héros obscurs », comme Tomas Plekanec qui fut remarquable dans toutes les missions délicates qui lui furent confiées et Andreï Markov qui, sans fanfare, a relevé son jeu au niveau d'excellence qu'on lui connaissait avant ses blessures et qui le place soudainement dans la mire de l?équipe olympique de Russie.

Et tiens, parlant de blessures, on ne saurait minimiser l'impact du retour au jeu d'Alexeï Emelin. Quelle est la fiche de l?équipe depuis son premier match contre les Rangers ? 5-1-1! Évidemment, Emelin n'est pas le seul responsable de la situation mais pour toutes sortes de raisons, le Canadien n'est pas le même quand il n'est pas là. Marc Bergevin lui-même l'avouait en lui consentant récemment une prolongation de contrat de quatre ans. On retient surtout de lui ses mises en échec percutantes, d'accord, mais il est aussi excellent dans le jeu de transition. Il rend le CH moins vulnérable à la pression exercée par l'adversaire en échec-avant.

Et décembre?

Le mois de décembre s'annonce fort intéressant et sera fait de segments particuliers. La présente semaine se veut, elle-même, un test extrêmement relevé, avec la série aller-retour contre les Devils du New Jersey, la première visite des Bruins de Boston et celle des Sabres de Buffalo samedi prochain.

Puis, il y aura « l?étape valise » qui nous mènera vers les premiers jours de 2014 et déjà (et oui!) vers la mi-saison. Cette séquence de 11 matchs (incluant celui de 2 janvier à Dallas) sera marquée par un total de 8 affrontements à l?étranger, dont une série de six qui ceinture la période des Fêtes. Mais, fait rare, il y aura une pause de sept jours, du 21 au 28 décembre, pause qui pourrait s'avérer hautement bénéfique à plusieurs points de vue. Au total, il y aura 10 matchs contre des équipes de l'Est et cinq contre des équipes de l'Ouest, d'ici le 2 janvier. Il n'y en aura que six à la maison !

Si l?équipe reste en santé et si elle continue à appliquer à la lettre le plan de match qui lui convient le mieux, il n'y a aucune raison pour que notre bilan du prochain mois ne soit pas tout aussi positif!



19:05 - Enfin une victoire pour McIlroy! - RDS.CA
Enfin une victoire pour McIlroy!

Le jeune Nord-Irlandais Rory McIlroy, 23 ans, a joué les trouble-fêtes, dimanche, à Sydney, en coiffant Adam Scott au fil d'arrivée lors de l'Omnium d'Australie.
Adam Scott, déjà vainqueur un peu plus tôt cette année du Championnat de la PGA et du Masters australien, tentait de devenir seulement le deuxième joueur de l'histoire à remporter la triple couronne de son pays, Robert Allenby étant le seul à avoir réussi l'exploit en 2005. Scott possédait pourtant une avance de quatre coups à l'aube de la ronde finale mais fut incapable de la conserver. C'est finalement sur le 72e trou que tout s'est joué, McIlroy y allant d'un oiselet alors que Scott devait se contenter d'un boguey suite à un vert de trois coups roulés

McIlroy se disait quelque peu désolé d'empêcher son bon ami Scott de passer à l'histoire mais se sentait tout de même soulagé d'inscrire un premier gain en 2013. Le jeune prodige ne l'a pas eu facile depuis qu'il a signé son lucratif contrat avec la compagnie Nike il y a un an. La période d'adaptation à un nouvel équipement et à une nouvelle balle a été beaucoup plus longue que prévue. McIlroy a joué du golf très solide lors des quatre rondes de compétition, retranchant pas moins de 18 coups à la normale. On a cru revoir le véritable McIlroy, celui qui a ébloui la planète en dominant totalement le US Open en 2011, avant d'y aller de quatre victoires en 2012 sur le circuit PGA Tour, incluant le Championnat de la PGA, son second titre majeur.

Le talent de McIlroy est indéniable, tous les experts en conviennent. Le jeune homme s'est toutefois rendu compte que le talent ne suffit pas lorsque l'on compétitionne à ce niveau et qu'il faut y mettre tous les efforts possible. Il s'est entouré d'une équipe fiable pour gérer ses affaires afin de pouvoir se concentrer à 100 % sur ce qu'il fait de mieux : jouer du golf de compétition à l?échelle mondiale. J'ai comme l'impression que cette période de transition lui sera bénéfique à long terme et qu'il ne se fera plus prendre les culottes baissées.

Pour le sixième joueur mondial, il s'agissait d'une cinquième victoire internationale en carrière, lui qui montre également une fiche de six victoires au circuit PGA Tour. McIlroy sera sans aucun doute un joueur à surveiller en 2014. Il a repris confiance en ses moyens et possède assez d'expérience et de talent pour tenir tête aux meilleurs de la profession à chacune de ses sorties. On a déjà hâte de le voir en action lors des grands rendez-vous.

Adam Scott, deuxième mondial

Les récents succès d'Adam Scott en Australie lui ont permis de consolider son 2e rang au classement mondial et de réduire considérablement l?écart qui le sépare de Tiger Woods. À ses trois dernières sorties, il démontre deux victoires et une 2e place. Il lui faut profiter du temps qu'il lui reste à utiliser son long putter car nul ne peut prédire comment il va se débrouiller avec un putter régulier. Scott possède l'un des meilleurs élans du golf professionnel, peut-être même LE meilleur de tous. Il sait allier puissance et finesse et n'a pas vraiment de faiblesse dans son jeu. Lui aussi peut aspirer aux grands honneurs à chacune de ses sorties.

On pourrait pratiquement en dire autant du Suédois Henrik Stenson, gagnant de la Coupe FedEx et de la Course vers Dubaï. Dans les faits, c'est lui qui devrait être considéré comme étant le meilleur joueur de la planète présentement. Stenson a dominé tout le monde au cours des derniers mois et devrait logiquement continuer sur sa lancée en 2014. Il fait partie des 30 joueurs invités au Challenge Nedbank qui se mettra en branle dès jeudi en Afrique du Sud. Notez qu'une bourse de 6,5 millions de dollars est à l'enjeu lors de cette compétition de quatre jours.

À la lumière des derniers événements, on se rend compte que Tiger Woods n'est plus seul au sommet de la hiérarchie mondiale et que la compétition s'annonce des plus féroces. On a eu droit aux quatre grands noms au tennis pendant plusieurs années, alors que Federer, Djokovic, Nadal et Murray ont fait la pluie et le beau temps lors des grands rendez-vous. J'ai comme l'impression que l'on va vivre le même genre de situation au golf au cours des prochaines années avec les Tiger Woods, Adam Scott, Henrik Stenson et Rory McIlroy. La compétition sera vive et personne ne s'en plaindra. La grande différence entre les deux sports se situe davantage au niveau de la profondeur; le nombre de golfeurs pouvant aspirer aux grands honneurs étant beaucoup plus grand. Quoi qu'il en soit, on aura droit à une saison 2014 des plus excitantes, au grand bonheur des amateurs de golf!



16:46 - Seuls les fous ne changent pas d'idée! - RDS.CA
Seuls les fous ne changent pas d'idée!

Pas plus tard qu'au mois d'octobre, j?écrivais que les bagarres faisaient partie du hockey et qu'elles n?étaient pas sur le point de disparaître. Beaucoup de choses ont été dites dans les dernières semaines sur le sujet, mais je pense qu'il faut continuer d'en parler si l'on veut que ça change.

J'ai eu la chance de visionner le documentaire Bagarreurs inc. cette semaine et bien que j'avais commencé à changer mon fusil d?épaule, je vais vous avouer que suite aux faits exposés il m'est impossible de défendre de façon cohérente la présence des combats dans le hockey.

Nécessaire?..vraiment!

À une époque pas si lointaine, la bagarre servait à garder tout le monde « honnête » sur la patinoire. Les joueurs d'utilités qui faisaient un peu trop sentir leur présence, notamment en frappant trop souvent un joueur vedette, avaient à répondre de leurs actions. Dave Semenko s'assurait que Wayne Gretzky puisse remplir le filet sans s'inquiéter du reste.

L'arbitrage de l?époque était aussi beaucoup plus permissif. La culture du laisser jouer était beaucoup plus présente. Il est aussi vrai qu'un bon combat faisait baisser la tension et arrivait souvent à point lors d'un match, tel un « reset button »

Mais aujourd'hui, la « game » a évolué et plusieurs facteurs me laissent croire qu'un jour la bagarre au hockey sera illégale.

Le premier facteur est la technologie. La télédiffusion des matchs aujourd'hui est d'une qualité inégalée. La clarté de l'image en HD, les multiples angles de caméras, les zooms et les super ralentis permettent aux responsables des opérations hockey de la LNH d'analyser chaque faits et gestes et de réprimander au besoin. Il est vrai que les suspensions sont la clé, mais un gros travail de prévention et d?éducation est aussi fait.

L'arbitrage a aussi beaucoup évolué. Il y a eu d'abord le système à deux arbitres qui a considérablement contribué à la diminution des gestes illégaux derrière le jeu. L'arbitre qui était seul à officier un match auparavant n'avait pas d'yeux derrière la tête et certains joueurs en profitaient pour prendre certaines libertés. La paire d'yeux supplémentaire oblige les joueurs à se garder une petite gêne. Il y a eu aussi le changement de culture de 2004 qui a considérablement augmenté la vitesse du jeu chassant par le fait même beaucoup de joueurs qui ne faisaient que se battre.

Bien que certains seront toujours insatisfaits de la façon d'ont les hommes rayés officient une partie, le fait est qu'un arbitre de la LNH doit être en mesure de justifier chaque action lors du match et qu'aujourd?hui il est en mesure de mieux contrôler l'environnement dans lequel les joueurs évoluent.

Les règles se resserrent

Au fil des années, plusieurs règles de jeux ont été ajoutées afin de dissuader les joueurs à se battre. Le règlement des bagarres fait six pages dans le livre des règlements et sept pages dans le livre des situations (case book). La règle de l'instigateur est probablement la plus dissuasive de toutes, parce qu'elle punit à la fois l?équipe en plus de chasser le joueur fautif. Cette saison la ligue a ajouté la règle des « casques » afin de protéger les joueurs, mais nous avons vu que les joueurs ont tenté de la contourner.

Bien que des efforts sont faits de part et d'autre, l'imposition d'une inconduite de partie après une bagarre me semble la meilleure solution pour le futur, mais je suis aussi d'avis que la ligue et l'association des joueurs tenteront d'autres règles avant d'en arriver à cette solution. Cependant, la poursuite d'anciens joueurs déposée la semaine dernière pourrait accélérer le processus.

En bon père de famille.

Je ne suis pas hypocrite et je ne renie pas le passé, mais nous sommes beaucoup mieux renseignés sur les conséquences des coups à la tête sur le cerveau. Les révélations du neuro chirurgien dans le documentaire Bagarreurs inc. sont inquiétantes. Je suis papa de trois enfants et jamais je ne laisserai mon garçon hypothéquer son avenir pour une question de testostérone!

Jackson à Sotchi

Félicitation à l'arbitre montréalais Dave Jackson pour sa sélection aux jeux de Sotchi. Il sera accompagné des arbitres Mike Leggo, Brad Meir, Tim Peel, Kevin Pollock, Kelly Sutherland, Ian Walsh et des juges de lignes Derek Amell, Lonnie Camero, Greg Devorski, Brad Kovachik, Andy McElman et Mark Wheeler.

But refusé à Toronto

Samedi soir l'arbitre Chris Rooney a rendu la bonne décision en refusant un but à Dion Phaneuf parce que James Van Riemsdyk se trouvait dans l'enceinte réservée au gardien de but. Carey Price a mentionné en entrevue d'après partie qu'il était normal qu'un joueur lui obstrue la vue avant de dire qu'il y avait eu contact. Petite nuance, il ne doit pas nécessairement avoir contact avec le gardien pour refuser un but. Dans ce cas-ci, si le joueur des Leafs bien campé dans l'enceinte n'avait pas touché à Price, mais l'avait empêché de bien voir la rondelle, le but aurait quand même été refusé. Pour les arbitres de salon qui crient le manque de constance dans ce genre d'infractions, des joueurs en mouvements qui arrivent au filet avec vitesse compliquent parfois le travail de l'arbitre. A-t-il été poussé? A-t-il tenté d?éviter le gardien? Dans le cas ou un joueur est statique et qu'il est seul avec le gardien, ça facilite le travail.

Meilleur sur patins!!!!

En fin de semaine j'ai participé à un évènement promotionnel dans le cadre du tournoi des c'urs de curling qui se déroulera à Montréal au début février. C?était la première fois de ma vie que jouait au curling et je vais vous avouer que j'aurais bien aimé avoir mes patins dans les pieds. Pas du tout facile comme sport et le lendemain je le sentais dans le bas du dos et dans les cuisses.
 



05:43 - Retour victorieux pour Alfredsson - RDS.CA
Retour victorieux pour Alfredsson

Daniel Alfredsson s'est bien gardé de lever les bras au ciel lorsque, avec un peu plus d'une minute à faire en troisième période, de l'extérieur de la ligne bleue, il s'est emparé d'une rondelle libre pour tirer dans un filet désert et marquer le but qui scellait l'issue de la rencontre. Le but qui confirmait la victoire de 4-2 des Red Wings de Detroit aux dépens des Sénateurs d'Ottawa.

Un brin ou deux gêné d'obliger ses anciens fans de rentrer à la maison après une autre défaite de leurs favoris, une quatrième de suite et une dixième ? dont deux en tirs de barrage ? déjà cette saison au Centre Canadian Tire, l'ancien capitaine des Sénateurs s'est contenté des accolades offertes par ses coéquipiers.

Bien que la victoire était importante, c'est avant le match que Daniel Alfredsson a levé les bras au ciel. Il l'a d'ailleurs fait plus d'une fois afin de remercier les partisans qui lui ont offert une belle ovation avant la partie, sa première à Ottawa dans l'uniforme des Red Wings.

Aussitôt les hymnes nationaux interprétés, l?écran géant surplombant la patinoire s'est illuminé. Entre les plus impressionnantes statistiques accumulées par l'ancien capitaine au fil de ses 17 saisons à Ottawa, des faits saillants de sa brillante carrière ont soulevé les partisans.

Daniel Alfredsson domine toujours les Sénateurs au chapitre des matchs disputés (1178), des buts marqués (426), des passes récoltées (682) et du coup des points amassés (1108).

Il a marqué plusieurs buts qui ont marqué l'histoire de son équipe comme celui qui éliminait les Sabres de Buffalo en finale de l'Association Est en 2007 pour propulser Ottawa en finale de la coupe Stanley. Une finale que les Sénateurs ont perdue aux mains des Ducks d'Anaheim.

Alfredsson avait toutefois dominé tous les marqueurs de la LNH en série cette année-là avec 14 buts, dont quatre filets gagnants, et 22 points.

Déjà sur la patinoire en raison de sa présence au sein de la formation partante, Alfredsson, souriant, a savouré chaque moment de cette présentation qui s'est terminée dans un mélange d'applaudissements et d'Alfie, Alfie, Alfie scandés par des partisans reconnaissants.

Comme il l'avait fait plusieurs fois à titre de première étoile au terme des matchs disputés dans l'uniforme des Sénateurs, Alfredsson, cheveux blonds au vent, s'est rendu au centre de la patinoire et a levé son bâton bien haut au-dessus de la tête pour renvoyer aux partisans une partie de l'affection qu'ils lui offraient généreusement.

«Je savais qu'une bande vidéo soulignerait mon retour, mais je n'avais aucune idée de la forme que tout cela prendrait. Ce fut un très beau moment. Un moment important autant pour les partisans que pour moi et les membres de ma famille. Un moment que je chérirai pour le reste de ma vie», a souligné Alfredsson après la rencontre.

Renouer les liens

Parti d'Ottawa dans des circonstances nébuleuses ? l'ancien capitaine a signé un contrat à titre de joueur autonome avec les Red Wings de Detroit après que la direction des Sénateurs eut refusé de lui offrir le contrat qu'il réclamait ? Daniel Alfredsson a pu renouer les liens avec ses fans en fin de semaine.

Parce que les Red Wings ont passé le week-end dans la capitale fédérale, Alfredsson a pu savourer pleinement son retour à Ottawa. Une ville qu'il appelle toujours la maison.

«Les circonstances étaient idéales. Ma femme et nos quatre enfants sont venus me rejoindre. Nous avons pu renouer avec un tas d'amis et surtout apprécier ce retour au lieu de le vivre de façon expéditive. C?était spécial de passer devant notre ancienne maison ? son compatriote et ancien coéquipier Robin Lehner l'a acheté l'automne dernier ? et de revivre la routine que j'ai respectée pendant toutes mes années ici», m'expliquait Alfredsson que j'ai croisé en fin d'après-midi tout juste après son arrivée au Centre Canadian Tire.

Une arrivée remarquée effectuée en compagnie de son grand ami et ancien coéquipier Erik Karlsson.

«Nous nous sommes vus lors des escales des Sénateurs à Detroit plus tôt cette saison. Mais d?être avec lui aujourd'hui pour faire le trajet en direction de l'amphithéâtre, de parler ensemble de nos vies, de l?équipe, ça m'a permis de replonger dans mon ancienne réalité.»

Daniel Alfredsson souhaitait bien sûr recevoir un bel accueil de la foule. Il l'a obtenu. Bien candidement, il assurait souhaiter que les fans des Sénateurs se rangent ensuite derrière leur équipe et non leur ancien capitaine.

Ils l'ont fait.

Car si Alfredsson a eu droit à quelques élans de Alfie ! Alfie ! Alfie en cours de la rencontre, il a aussi dû essuyer des rafales de huées en fin de deuxième période et aussi en troisième lorsqu'il touchait à la rondelle et lorsqu'il a marqué son but.

«C'est de bonne guerre. Ça ne change rien à l'affection que je voue à cette ville, à cette équipe, à l'organisation et surtout aux partisans», assurait Alfredsson après la victoire.

Une victoire qui a auréolé un peu plus son retour à Ottawa, mais qui n?était pas nécessaire.

«Je ne crois vraiment pas que ces retrouvailles seraient moins émotives et satisfaisantes après une défaite. Je suis content d'avoir gagné. C'est évident. Surtout que les Sénateurs nous avaient bien ramassés ? des gains de 6-1 et de 4-2 ? lors des deux premiers duels à Detroit. Mais j'avais tellement hâte à ce match, j'avais tellement hâte de renouer contact avec les fans que l'issue du match n'aurait rien changé.»

En plus de marquer le but d'assurance, Daniel Alfredsson s'est fait complice du premier but de son équipe. Après 23 matchs cette saison, le vétéran âgé de 41 ans revendique déjà sept buts et 21 points.

Johan Franzen a ouvert la marque en première. Drew Miller a marqué les deux autres buts des Wings avant qu'Alfredsson ne scelle l'issue du match en toute fin de rencontre.

Clarke MacArthur et Mika Zibanejad, avec moins de 90 secondes à faire au match, ont inscrit les buts des Sénateurs.

Prochains honneurs

Ce match historique maintenant passé, Daniel Alfredsson reviendra au centre de l'attention médiatique à Ottawa lorsque les Sénateurs décideront de retirer son chandail numéro 11. Une décision que le propriétaire de l?équipe, Eugene Melnyk a pratiquement annoncée hier.

Dans une entrevue accordée à TSN avant le match, Melnyk qui se prélassait toutefois à la Barbade au lieu d?être à Ottawa où il aurait dû être pour l'occasion, a indiqué que s'il était un parieur, il miserait sur les chances de voir le chandail numéro 11 flotté au plafond du Centre Canadian Tire un jour.

«Je ne suis qu'un joueur de hockey. Je suis déjà comblé de faire ce que j'ai fait toute ma carrière. Ce n'est pas à moi de dire si je mérite, ou non, pareil honneur», a plaidé bien sagement Alfredsson après le match.

Si Alfredsson a décidé d'afficher de la discrétion dans ces commentaires, je ne suis pas obligé de m'astreindre à la même retenue.

Non seulement son chandail flottera un jour au-dessus de la patinoire des Sénateurs à Ottawa, mais je demeure convaincu qu'il occupera une place de choix au Temple de la renommée du hockey également.

Voilà !

Mais avant de militer pour ces futurs honneurs personnels, Daniel Alfredsson a encore des choses à accomplir comme joueur. Il rêve toujours à une éventuelle conquête de la coupe Stanley et espère défendre les couleurs de sa Suède natale lors des prochains Jeux olympiques à Sotchi en février.

De mal en pis pour les Sens

S'ils ont pu se consoler avec les célébrations entourant le retour de leur ancien capitaine, les partisans des Sens doivent composer avec une réalité qui fait peur : leur équipe joue du très mauvais hockey et après 27 matchs, elle donne l'impression qu'une présence en séries éliminatoires tient plus du rêve que de la réalité.

«On a mieux joué aujourd'hui, mais pas assez bien pour gagner», a simplement analysé l'entraîneur-chef Paul MacLean après une deuxième défaite consécutive de son équipe, une troisième lors des quatre derniers matchs, une sixième à ses huit dernières parties.

Contrairement à l'an dernier alors qu'ils étaient rapides sur patins et aussi dans les transitions, les Sénateurs sont lents sur la patinoire. Les sorties de zone sont mal orchestrées, les entrées en territoire ennemi manquent de conviction et la qualité d'ensemble du jeu fait défaut. D?équipe qui faisait chèrement payer à ses adversaires les erreurs commises l'an dernier, les Sénateurs sont aujourd'hui très vulnérables.

«Nos prises de décision et surtout notre exécution font défaut. Nous sommes lents parce que notre exécution n'est pas optimale. Ajoutez à cela des erreurs de concentration et vous avez une série de facteurs qui expliquent nos insuccès des derniers matchs», a convenu MacLean.

Trois fois hier, les Red Wings ont marqué sur des montées orchestrées lors de mauvais changements de trio au banc des Sénateurs. «Tu ne peux pas te permettre de commettre ce genre d'erreurs contre une équipe aussi expérimentée que les Wings. Ça illustre notre situation. Il faudra être meilleur dans bien des aspects du jeu. Meilleurs, plus combatifs, plus concentrés. Il faudra aussi cesser de donner des avances en début de match si l'on veut profiter de l'avantage de la patinoire», a ajouté MacLean.

Non seulement les Sénateurs ont-ils accordé le premier but de la rencontre hier, mais les Wings étaient en avant 2-0 à mi-chemin dans la rencontre lorsqu'Ottawa s'est inscrit au pointage.

Préféré à Craig Anderson qu'il avait remplacé lors du dernier match des Sens, Robin Lehner a accordé trois buts sur 22 tirs.

«Je n'ai rien à dire sur la performance de Robyn ce soir. Il ne nous a pas coûté le match», a plaidé Paul MacLean après le match.

L'entraîneur-chef avait d'ailleurs bien raison. Car s'il n'a effectué que 19 arrêts, Lehner a réalisé plus d'arrêts difficiles et importants que Jonas Gustavsson qui a repoussé 30 des 32 tirs des Sénateurs.

Ces 32 tirs des Sénateurs représentent une source de consolation. Une victoire morale. Mais pour sauver leur saison, les joueurs des Sénateurs devront cesser de se consoler avec des nombres de tirs au but ou célébrer des victoires morales.

Ils devront gagner.

Et pour gagner, ils devront jouer beaucoup mieux que Jason Spezza, Erik Karlsson et le reste de l?équipe l'ont fait encore hier.

Chiffres du match

4 ? Les Wings ont signé hier une 4e victoire de suite en l'absence de leur grand leader Pavel Datsyuk qui ratait une 4e partie consécutive en raison des contrecoups d'une commotion cérébrale lors du dernier match opposant Detroit et Ottawa. Le joueur de centre russe n'a pas encore repris l'entraînement avec son équipe...

4 ? les Sénateurs revendiquent 4 victoires seulement à domicile cette saison. Seuls les Sabres de Buffalo et les Oilers d'Edmonton (3) ont fait pire que les Sens, les Panthers, les Stars et les Flames jusqu'ici cette saison?

5 ? Victimes d'une séquence de sept revers de suite plus tôt cette saison, les Wings ont été en mesure de soutirer des points dans cinq de ces sept défaites s'inclinant deux fois en prolongation et trois autres en tirs de barrage. Des points bonis qui aideront la cause des Wings dans la course aux séries?

7 - Les Red Wings de Detroit et les Bruins de Boston ont encaissé seulement sept défaites en temps réglementaire cette saison. Ils sont les meilleurs à ce chapitre dans l'Est. Les Sharks de San Jose sont toujours premiers dans la LNH avec 3 seulement?

11 ? Bien mince consolation pour leurs partisans, les Sénateurs n'ont pas accordé de but en désavantage numérique pour la première fois en huit matchs. Vous avez bien lu ! Lors des sept dernières parties, les Sens avaient accordé 11 buts en 31 désavantages pour une affreuse moyenne d'efficacité de 64,5 %...

12 ? Outre Daniel Alfredsson, 11 autres Suédois étaient en uniforme au Centre Canadian Tire pour le match Detroit-Ottawa. Neuf du côté des Wings et trois (Erik Karlsson, Mika Zibanejad et Robin Lehner) pour les Sénateurs? Combien de Québécois dans l'une ou l'autre des formations ? Zéro !

13 - Les Sénateurs ont encaissé hier une 13e défaite en temps réglementaire cette saison et une septième à leurs 10 derniers matchs (3-7-0-0)?

1100 : Chris Phillips disputera son 1100e match en carrière lors de la prochaine rencontre des Sénateurs, mardi, dans le sud de la Floride contre les Panthers?



dimanche 01 décembre 2013
16:40 - Stevenson se laissera-t-il passer le K.-O.? - RDS.CA
Stevenson se laissera-t-il passer le K.-O.?

L'idée de partir a commencé à germer dans la tête d'Adonis Stevenson quand le réseau HBO lui a récemment proposé de poursuivre sa carrière aux États-Unis. Ces gens-là peuvent être très convaincants quand ils laissent miroiter énormément d'argent à des pugilistes pour les inciter à se produire dans leur propre cour.

Stevenson est Montréalais. Jusqu'à aujourd'hui, il se disait fier d'être Québécois. Quand il a culbuté Chad Dawson de la façon la plus spectaculaire possible, il a déclaré à quel point il était heureux d'avoir donné au Québec un champion du monde.

Il s'est passé beaucoup de choses depuis. En fait, tous les événements qui ont déplu à Stevenson se sont produits durant la même semaine. Plus précisément, durant les jours et les heures qui ont précédé le combat de samedi qui aurait pu s'avérer catastrophique pour sa carrière si toutes les distractions qu'on lui a occasionnées en avaient entraîné d'autres, plus sérieuses encore, dans le ring face à Tony Bellew. La série de combats destinés à le rendre très riche déjà promise par HBO serait tombée à l'eau dans le cas d'une défaite.

Le journal La Presse a passé son parcours criminel au peigne fin en relevant les détails les plus scabreux de son adolescence perturbée. Il a encaissé le choc. Mal, mais il l'a encaissé quand même. Le vase a débordé quand le Journal de Montréal et le Journal de Québec ont ajouté au sensationnalisme de l'affaire en faisant la Une, la veille du combat, avec les déclarations d'une femme ayant subi les sévices de Stevenson il y a plus de 15 ans, sévices pour lesquels il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement. Cette autre tuile a d'ailleurs permis à son rival britannique de le tourner en dérision et de jouer avec sa tête à l'heure de la pesée, ce qui a provoqué le débordement que l'on sait.

«Cette affaire n'a rien de commun avec celle d'un politicien qu'on tente de salir parce qu'il s'en va en élection, a dit Yvon Michel. Adonis met sa vie en danger quand il monte sur le ring. Or, cette semaine, il lui a été impossible de bien se préparer et de se concentrer. Les médias qui ont fait cela n'ont peut-être pas agi sciemment, mais ils l'ont mis en danger. Son entraîneur, Sugar Hill, m'a dit qu'il n'avait pu obtenir son attention avant le quatrième ou le cinquième round. C'est dangereux ce sport-là si tu n'es pas préparé adéquatement. En fait, si on s'était rendu compte qu'il y avait un risque de perdre le combat à cause de cela, nous aurions préféré l'annuler.»
 

C'est sûr qu'il aurait été préférable d'annuler la bataille plutôt que de risquer de la perdre et d'y laisser les riches ententes à la portée de Stevenson. Néanmoins, il est permis de douter qu'on serait allé jusque-là.

HBO n'aurait jamais permis qu'on fasse un cirque en bousillant un gala de boxe présenté outre-frontière.

«Je comprends qu'on se plaise à sortir des cochonneries quand une personne est mise en vedette quelque part, mentionne le promoteur. Toutefois, en agissant ainsi, on a fourni des munitions à Bellew pour jouer dans la tête d'Adonis et lui rendre le combat particulièrement difficile. Ce qu'on a ressorti dans les journaux, ça s'est passé il y a 15 ans. Adonis s'est pris en main depuis. Il a fait des efforts pour devenir un citoyen respectable, mais il a l'impression que cela ne sera jamais suffisant. Il croit que les Québécois lui ont tourné le dos.»

Est-il vraiment sérieux?

Stevenson est-il sérieux avec cette intention de quitter le Québec? Nul ne le sait vraiment. C'est arrivé comme un coup de tonnerre durant son point de presse aux petites heures du matin. S'il voulait passer un message très clair en souhaitant qu'on le laisse vivre sa nouvelle vie en paix, il lui fallait probablement poser un coup d'éclat. Yvon Michel ne s'attendait pas à ce qu'il oriente ses propos d'après combat de cette façon. Stevenson n'avait pas prévenu sa femme de son intention de déménager sa famille sous d'autres cieux. «Je vais lui en parler. On va en discuter», m'a-t-il dit, simplement.

On peut compter sur les actionnaires du Groupe Gym et sur Michel lui-même pour tenter de le ramener à de meilleurs sentiments. Il est l'unique champion mondial de boxe en ville. Jean Pascal et Lucian Bute pourraient s'affronter deux ou trois fois, cela ne ferait pas d'eux des champions. Au moment où ses victoires spectaculaires viennent donner un nouveau souffle à la boxe montréalaise, qui avait bien besoin d'un remontant, on ne peut pas se permettre de laisser Stevenson franchir la frontière avec femme et enfants. Et dans un moment où sa mère, de surcroît, est en plein traitements de chimiothérapie.

De toute façon, Pascal ou Bute ne constitue pas une option pour lui. «Ils vont se battre entre eux. C'est long, leur affaire. Peut-être que l'un d'eux deviendra champion éventuellement, mais pour l'instant, c'est moi le champion. Je suis dans une position pour choisir mes adversaires. Pour m'affronter, Bute ou Pascal devra d'abord être champion», a-t-il précisé.

Le résultat fructueux de la seconde défense de son titre et de sa quatrième victoire en 2013 est devenu presque secondaire à la suite de sa déclaration inattendue. Au lieu de relater les différentes phases de la leçon de boxe qu'il a servie à Bellew, on s'est attardé davantage sur sa menace de s'exiler. Ce qui n'est pas rien, faut-il le préciser.

Habituellement, Stevenson se présente sur le podium souriant et exubérant après une victoire. Cette fois, son visage était dur, fermé. Il venait de remporter un combat qui lui permettra peut-être d'être consacré le boxeur international de l'année, mais on le sentait prêt à livrer un deuxième combat le même soir, cette fois contre les médias qui l'ont joyeusement dénigré.

«J'ai commencé à jongler à cette possibilité durant la semaine, a-t-il dit une fois le point de presse terminé. Pourquoi voudrais-je rester au Québec si on refuse continuellement de m'accorder le mérite qui me revient? Dans un moment où tout va bien pour moi, on essaie de me dénigrer.»

Il aimerait se sentir utile

Après être sorti de la rue pour devenir une personnalité très en vue de la boxe internationale, Stevenson se croyait bien parti dans la vie. Non seulement a-t-il payé sa dette avec la justice, mais il aimerait pouvoir effacer totalement le passé qu'on lui reproche encore en utilisant son statut pour en redonner à la société en général. Il projette de travailler auprès des jeunes afin de leur éviter de vivre l'enfer qui a été le sien. Il ne fait pas que le dire. Il s'y consacre depuis un bon moment déjà.

«Moi, quand j'étais jeune, je n'avais aucun modèle pour m'inspirer, souligne-t-il. Aujourd'hui, je suis dans une position pour en devenir un. En fait, j'en suis déjà un pour les jeunes. Quand j'avais 18 ans, il n'y avait aucun Noir au Québec de qui j'aurais pu m'inspirer. Aujourd'hui, je suis celui qui pourrait jouer ce rôle auprès des jeunes Noirs d'ici et des jeunes en général. Je travaille là-dessus en ce moment. Il y a plein de délinquants dans les centres d'accueil et en prison qui n'ont rien devant eux. Je suis bien placé pour aller au-devant des jeunes en difficulté. J'ai le pouvoir de les aider. Je suis passé par là; je sais de quoi je parle. Toutefois, si les médias continuent de m'écraser, j'aurai de la misère à passer mon message. Ça sert à quoi de se réhabiliter si on ne peut pas accomplir ce qu'on veut faire?»

Stevenson est millionnaire. Il le sera plusieurs fois encore grâce aux projets qui s'annoncent pour lui. Sa nouvelle résidence est payée, sa famille est sécurisée. Il n'est pas sur le party. Il ne dilapide pas son argent. Il est plutôt terre-à-terre pour un gars qui n'avait rien et qui, subitement, a tout. Son compte en banque ne l'impressionne pas plus que ses adversaires, semble-t-il.

«J'ai de l'argent, mais je n'oublie pas d'où je viens, dit-il. Je respecte le monde. Ma nouvelle situation ne me changera pas. Mon bonheur, c'est de voir mes enfants et les jeunes réussir.»

Il ne le dit pas pour plaire à la galerie, mais il est croyant. S'il est devenu champion, ce n'est pas un hasard, croit-il. Tout semble se présenter au bon moment dans sa vie. Peut-être n'aurait-il pas aussi bien réagi si la gloire et l'argent lui étaient tombés dessus quand la maturité n'y était pas.

«Si j'avais été champion plus jeune, peut-être que ma carrière serait déjà terminée, admet-il. Je crois au destin et à Dieu. C'est grâce à lui si je suis ici. Il me protège beaucoup.»

Son protecteur de l'Au-delà lui donnera peut-être la force de résister à la tentation de partir en laissant en plan la boxe québécoise et bon nombre de supporters. Il est un redoutable champion. Trois anciens champions du monde n'ont pas réussi à l'effrayer. Toutefois, en donnant suite à son projet de quitter les lieux, il laisserait l'impression d'avoir été mis K.-O. par une certaine presse. Or, Stevenson aime uniquement les K.-O. qu'il enregistre, pas ceux qu'on tente de lui infliger.

Ne serait-ce que pour cela, il faut s'attendre à ce qu'il reste. Ce serait contraire à sa personnalité que de le voir se sauver par la porte de côté.
 



16:40 - Superman se laissera-t-il passer le K.-O.? - RDS.CA
Superman se laissera-t-il passer le K.-O.?

L'idée de partir a commencé à germer dans la tête d'Adonis Stevenson quand le réseau HBO lui a récemment proposé de poursuivre sa carrière aux États-Unis. Ces gens-là peuvent être très convaincants quand ils laissent miroiter énormément d'argent à des pugilistes pour les inciter à se produire dans leur propre cour.

Stevenson est Montréalais. Jusqu'à aujourd'hui, il se disait fier d'être Québécois. Quand il a culbuté Chad Dawson de la façon la plus spectaculaire possible, il a déclaré à quel point il était heureux d'avoir donné au Québec un champion du monde.

Il s'est passé beaucoup de choses depuis. En fait, tous les événements qui ont déplu à Stevenson se sont produits durant la même semaine. Plus précisément, durant les jours et les heures qui ont précédé le combat de samedi qui aurait pu s'avérer catastrophique pour sa carrière si toutes les distractions qu'on lui a occasionnées en avaient entraîné d'autres, plus sérieuses encore, dans le ring face à Tony Bellew. La série de combats destinés à le rendre très riche déjà promise par HBO serait tombée à l'eau dans le cas d'une défaite.

Le journal La Presse a passé son parcours criminel au peigne fin en relevant les détails les plus scabreux de son adolescence perturbée. Il a encaissé le choc. Mal, mais il l'a encaissé quand même. Le vase a débordé quand le Journal de Montréal et le Journal de Québec ont ajouté au sensationnalisme de l'affaire en faisant la une, la veille du combat, avec les déclarations d'une femme ayant subi les sévices de Stevenson il y a plus de 15 ans, sévices pour lesquels il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement. Cette autre tuile a d'ailleurs permis à son rival britannique de le tourner en dérision et de jouer avec sa tête à l'heure de la pesée, ce qui a provoqué le débordement que l'on sait.

« Cette affaire n'a rien de commun avec celle d'un politicien qu'on tente de salir parce qu'il s'en va en élection, a dit Yvon Michel. Adonis met sa vie en danger quand il monte sur le ring. Or, cette semaine, il lui a été impossible de bien se préparer et de se concentrer. Les médias qui ont fait cela n'ont peut-être pas agi sciemment, mais ils l'ont mis en danger. Son entraîneur, Sugar Hill, m'a dit qu'il n'avait pu obtenir son attention avant le quatrième ou le cinquième round. C'est dangereux ce sport-là si tu n'es pas préparé adéquatement. En fait, si on s'était rendu compte qu'il y avait un risque de perdre le combat à cause de cela, nous aurions préféré l'annuler. »

C'est sûr qu'il aurait été préférable d'annuler la bataille plutôt que de risquer de la perdre et d'y laisser les riches ententes à la portée de Stevenson. Néanmoins, il est permis de douter qu'on serait allé jusque-là.

HBO n'aurait jamais permis qu'on fasse un cirque en bousillant un gala de boxe présenté outre-frontière.

« Je comprends qu'on se plaise à sortir des cochonneries quand une personne est mise en vedette quelque part, mentionne le promoteur. Toutefois, en agissant ainsi, on a fourni des munitions à Bellew pour jouer dans la tête d'Adonis et lui rendre le combat particulièrement difficile. Ce qu'on a ressorti dans les journaux, ça s'est passé il y a 15 ans. Adonis s'est pris en main depuis. Il a fait des efforts pour devenir un citoyen respectable, mais il a l'impression que cela ne sera jamais suffisant. Il croit que les Québécois lui ont tourné le dos. »

Est-il vraiment sérieux?

Stevenson est-il sérieux avec cette intention de quitter le Québec? Nul ne le sait vraiment. C'est arrivé comme un coup de tonnerre durant son point de presse aux petites heures du matin. S'il voulait passer un message très clair en souhaitant qu'on le laisse vivre sa nouvelle vie en paix, il lui fallait probablement poser un coup d'éclat. Yvon Michel ne s'attendait pas à ce qu'il oriente ses propos d'après-combat de cette façon. Stevenson n'avait pas prévenu sa femme de son intention de déménager sa famille sous d'autres cieux. « Je vais lui en parler. On va en discuter », m'a-t-il dit, simplement.

On peut compter sur les actionnaires du Groupe Gym et sur Michel lui-même pour tenter de le ramener à de meilleurs sentiments. Il est l'unique champion mondial de boxe en ville. Jean Pascal et Lucian Bute pourraient s'affronter deux ou trois fois, cela ne ferait pas d'eux des champions. Au moment où ses victoires spectaculaires viennent donner un nouveau souffle à la boxe montréalaise, qui avait bien besoin d'un remontant, on ne peut pas se permettre de laisser Stevenson franchir la frontière avec femme et enfants. Et dans un moment où sa mère, de surcroît, est en plein traitements de chimiothérapie.

De toute façon, Pascal ou Bute ne constitue pas une option pour lui. « Ils vont se battre entre eux. C'est long, leur affaire. Peut-être que l'un d'eux deviendra champion éventuellement, mais pour l'instant, c'est moi le champion. Je suis dans une position pour choisir mes adversaires. Pour m'affronter, Bute ou Pascal devra d'abord être champion », a-t-il précisé.

Le résultat fructueux de la seconde défense de son titre et de sa quatrième victoire en 2013 est devenu presque secondaire à la suite de sa déclaration inattendue. Au lieu de relater les différentes phases de la leçon de boxe qu'il a servie à Bellew, on s'est attardé davantage sur sa menace de s'exiler. Ce qui n'est pas rien, faut-il le préciser.

Habituellement, Stevenson se présente sur le podium souriant et exubérant après une victoire. Cette fois, son visage était dur, fermé. Il venait de remporter un combat qui lui permettra peut-être d'être consacré le boxeur international de l'année, mais on le sentait prêt à livrer un deuxième combat le même soir, cette fois contre les médias qui l'ont joyeusement dénigré.

« J'ai commencé à jongler avec cette possibilité durant la semaine, a-t-il dit une fois le point de presse terminé. Pourquoi voudrais-je rester au Québec si on refuse continuellement de m'accorder le mérite qui me revient? Dans un moment où tout va bien pour moi, on essaie de me dénigrer. »

Il aimerait se sentir utile

Après être sorti de la rue pour devenir une personnalité très en vue de la boxe internationale, Stevenson se croyait bien parti dans la vie. Non seulement a-t-il payé sa dette avec la justice, mais il aimerait pouvoir effacer totalement le passé qu'on lui reproche encore en utilisant son statut pour en redonner à la société en général. Il projette de travailler auprès des jeunes afin de leur éviter de vivre l'enfer qui a été le sien. Il ne fait pas que le dire. Il s'y consacre depuis un bon moment déjà.

« Moi, quand j'étais jeune, je n'avais aucun modèle pour m'inspirer, souligne-t-il. Aujourd'hui, je suis dans une position pour en devenir un. En fait, j'en suis déjà un pour les jeunes. Quand j'avais 18 ans, il n'y avait aucun Noir au Québec de qui j'aurais pu m'inspirer. Aujourd'hui, je suis celui qui pourrait jouer ce rôle auprès des jeunes Noirs d'ici et des jeunes en général. Je travaille là-dessus en ce moment. Il y a plein de délinquants dans les centres d'accueil et en prison qui n'ont rien devant eux. Je suis bien placé pour aller au-devant des jeunes en difficulté. J'ai le pouvoir de les aider. Je suis passé par là; je sais de quoi je parle. Toutefois, si les médias continuent de m'écraser, j'aurai de la misère à passer mon message. Ça sert à quoi de se réhabiliter si on ne peut pas accomplir ce qu'on veut faire? »

Stevenson est millionnaire. Il le sera plusieurs fois encore grâce aux projets qui s'annoncent pour lui. Sa nouvelle résidence est payée, sa famille est sécurisée. Il n'est pas sur le party. Il ne dilapide pas son argent. Il est plutôt terre-à-terre pour un gars qui n'avait rien et qui, subitement, a tout. Son compte en banque ne l'impressionne pas plus que ses adversaires, semble-t-il.

« J'ai de l'argent, mais je n'oublie pas d'où je viens, dit-il. Je respecte le monde. Ma nouvelle situation ne me changera pas. Mon bonheur, c'est de voir mes enfants et les jeunes réussir. »

Il ne le dit pas pour plaire à la galerie, mais il est croyant. S'il est devenu champion, ce n'est pas un hasard, croit-il. Tout semble se présenter au bon moment dans sa vie. Peut-être n'aurait-il pas aussi bien réagi si la gloire et l'argent lui étaient tombés dessus quand la maturité n'y était pas.

« Si j'avais été champion plus jeune, peut-être que ma carrière serait déjà terminée, admet-il. Je crois au destin et à Dieu. C'est grâce à lui si je suis ici. Il me protège beaucoup. »

Son protecteur de l'au-delà lui donnera peut-être la force de résister à la tentation de partir en laissant en plan la boxe québécoise et bon nombre de supporters. Il est un redoutable champion. Trois anciens champions du monde n'ont pas réussi à l'effrayer. Toutefois, en donnant suite à son projet de quitter les lieux, il laisserait l'impression d'avoir été mis K.-O. par une certaine presse. Or, Stevenson aime uniquement les K.-O. qu'il enregistre, pas ceux qu'on tente de lui infliger.

Ne serait-ce que pour cela, il faut s'attendre à ce qu'il reste. Ce serait contraire à sa personnalité que de le voir se sauver par la porte de côté.



07:03 - Trop fort? pour les Leafs - RDS.CA
Trop fort? pour les Leafs

S'il est encore trop tôt pour claironner que le Canadien est trop fort pour la ligue, il ne faisait pas de doute hier soir que le Tricolore était trop fort pour les Leafs.

Trop fort, trop rapide, trop organisé, trop tout, le Canadien a remporté un gain sans appel de 4-2. C?était la cinquième victoire en six matchs des hommes de Michel Therrien qui n'ont encaissé qu'un seul revers en temps réglementaire (7-1-0-2) à ses dix derniers matchs.

Exception faite de la séquence de 22 secondes au cours de laquelle ils ont marqué deux buts et de quelques rares élans ça et là, les Leafs n'ont jamais été dans le coup.

Le Canadien a imposé le rythme dès les premiers coups de patin.

Max Pacioretty, qui a disputé un autre très fort match, a contourné le défenseur Carl Gunnarsson qui a été contraint à écoper une pénalité pour éviter que Pacioretty ne file en échappée.

L'as marqueur du Canadien s'est vite repris. Trente-huit secondes après le début de l'attaque massive, Pacioretty a profité d'une passe savante de P.K. Subban pour obtenir une longue échappée au terme de laquelle il a déjoué Jonathan Bernier.

Le gardien québécois qui disputait son premier match face au Canadien à Montréal dans l'uniforme des Leafs ? son deuxième seulement en carrière ? a d'abord stoppé Pacioretty avec la jambière gauche. En raison de la lenteur du défenseur Mark Fraser dans son repli, l'attaquant du Canadien a pu se reprendre une première fois et même une deuxième avant de finalement déjouer Bernier.

Après 58 secondes, le Canadien menait déjà 1-0.

Les Leafs auraient pu niveler les chances. Mais parce que James Van Riemsdyk avait au moins un patin dans la zone réservée au gardien et qu'il a gêné Carey Price, l'arbitre Chris Rooney a immédiatement refusé d'accorder le but que le capitaine des Leafs Dion Phaneuf croyait avoir marqué.

Les Leafs ont rouspété. Sur les médias sociaux, quelques partisans du Canadien ont eux aussi contesté la décision de l'arbitre qui était pourtant la bonne.

«Je suis bien sûr heureux que l'arbitre ait pu voir que le joueur des Leafs me gênait dans mon travail. C'est normal que nos adversaires tentent de nous voiler la vue. Mais quand tu ne peux effectuer tes mouvements, c'est illégal. J'aimerais que les arbitres soient toujours aussi sévères dans ce genre de situation, mais ils doivent être très bien placés pour bien apercevoir le contact. Van Riemsdyk est revenu à plusieurs reprises devant le filet pour m'ennuyer au cours du match. Mais chaque fois, il regardait derrière lui pour s'assurer de ne pas entrer dans la zone réservée», m'a indiqué Carey Price après la rencontre.

Privés de ce but, les Leafs ont ensuite vu le Canadien doubler son avance. P.K. Subban, à qui Max Pacioretty a refilé la rondelle après que David Desharnais eux remporté une mise en jeu en territoire ennemi, a habilement déjoué le gardien des Leafs pour inscrire son 4e de la saison.

S'il a plusieurs fois marqué à l'aide de son tir retentissant, P.K. Subban a plutôt joué de finesse pour inscrire son premier but après une disette de 12 rencontres.

En deuxième, les Leafs sont venus à un cheveu de s'inscrire au pointage. Déjoué par un bel échange des Leafs devant lui, Carey Price a été pris hors position et il a poussé un soupir de soulagement lorsqu'il a vu la rondelle tirée dans une cage déserte frapper le poteau au lieu de traverser la ligne rouge.

Toujours en deuxième, le Canadien aurait pu se mettre dans le trouble alors qu? Emelin, Subban et Galchenyuk ont écopé des pénalités. Mais pendant que les Leafs multipliaient les mauvaises passes et les hors-jeu, le Canadien obtenait les meilleures occasions de marquer.

C?était d'ailleurs pendant que Galchenyuk écoulait sa pénalité en fin de période médiane que Pacioretty a enfilé son deuxième de la soirée. Un but enfilé un peu plus de 2 minutes après celui de Tomas Plekanec. Un but qui donnait les devants 4-0 au Canadien.

C?était le 9e but de la saison de Pacioretty qui partage maintenant le premier rang des buteurs avec Plekanec et Gallagher. C?était aussi, le septième but de Pacioretty à ses trois derniers matchs au Centre Bell.

Fouettés dans leur orgueil par ce but marqué à court d'un homme par le Canadien et par le geste de Pacioretty qui a glissé son bâton le long de son corps comme s'il s'agissait d'une épée qu'il replaçait dans son fourreau, les Leafs ont réagi.

James Van Riemsdyk a marqué le plus beau but de la soirée. D'un angle fermé, il a surpris Carey Price en tirant la rondelle sur le côté de son masque pour l'a faire dévier dans le fond du filet.

Vingt-deux secondes plus tard, Mason Raymond a ravivé de l'espoir dans le c'ur et la tête des milliers de fans des Leafs présents au Centre Bell.

Bruyants en début de rencontre ? ça faisait longtemps qu'on n'avait pas senti le Centre Bell autant vibrer lors d'un match ? les fans des Leafs s?étaient tus après les 3e et 4e buts du Tricolore.

Les deux buts rapides des Leafs laissaient entrevoir une troisième période enlevante.

On l'attend toujours.

Très solide défensivement, le Canadien a su aider la cause de son gardien qui a effectué 12 arrêts.

Le duo Subban-Markov a une fois encore hier été très solide. Josh Gorges s'est aussi signalé à plusieurs reprises. Douglas Murray a également contribué au succès de son équipe avec trois mises en échec et cinq tirs bloqués.

Murray s'est particulièrement signalé en fin de première alors qu'il a stoppé un tir frappé pendant une rare menace des Leafs en avantage numérique.

Galchenyuk cloué au banc

Parce qu'il était sur la patinoire sur les deux buts des Leafs, mais aussi, mais surtout, en raison de la pénalité qu'il a écopée en fin de deuxième période, Alex Galchenyuk a été cloué au banc en troisième. À l'image de George Parros, il n'a pas effectué la moindre présence.

«On insiste beaucoup sur l'importance d?éviter les mauvaises pénalités. Surtout en territoire offensif. Surtout lorsqu'on mène 4-0. Je n'ai pas aimé cette pénalité qui a permis aux Leafs de retrouver du momentum. C'est normal qu'un jeune de 19 ans commette ce genre d'erreur. Ça fait partie de l'apprentissage et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de le garder au banc. Alex est un jeune joueur sur qui on compte énormément. Je n'ai aucune inquiétude et je sais qu'il rebondira lors du prochain match», assurait Michel Therrien lors de son point de presse d'après-match.

À son sixième match dans l'uniforme du Canadien, George Parros a finalement pu célébrer la victoire. En six présences totalisant 3 min 25 s, Parros s'est impliqué en invitant Colton Orr a jeté les gants en première et en obtenant finalement son combat revanche en deuxième période.

Un combat inutile, organisé alors que les deux joueurs attendaient la mise en jeu, mais qui a plu aux fans.

S'il n'a pas obtenu de point, de tir, de mise en échec ou quoi que ce soit d'autre figurant aux statistiques personnelles des joueurs, George Parros a terminé sa soirée avec un différentiel de zéro. C'est ça de gagner?

En plus de Parros qui était de retour au jeu après avoir suivi les neuf derniers matchs des gradins, Rene Bourque a aussi réintégré l'alignement.

Victime d'une blessure au bas du corps, Bourque avait raté les cinq dernières parties.

Employé à la droite d'Eller et Galchenyuk en remplacement de Brandon Prust qui pivotait le 4e trio entre Parros et Travis Moen, Bourque a disputé un match honnête. S'il n'a pas récolté de point, il a obtenu cinq tirs au but.

Le Canadien profite d'un congé dominical.

Il sera de retour sur la patinoire en matinée lundi pour se délier les jambes avant de recevoir, en soirée, Martin Brodeur et les Devils du New Jersey au Centre Bell.

Chiffres du match

2 : Le Canadien a limité ses adversaires à deux buts ou moins à ses dix derniers matchs. Il a réalisé l'exploit 20 fois en 27 matchs cette saison?

2.00 : Le Canadien occupe la deuxième place dans la LNH avec son excellente moyenne de 2 buts accordés par partie. Seuls les Bruins de Boston (1,96) devancent le Tricolore à ce chapitre?

3 : c?était la première victoire du Canadien aux dépens des Leafs à Montréal après trois revers de suite. De fait, le Tricolore n'affiche que deux gains lors des huit dernières escales des Leafs au Centre Bell?

10 : Max Pacioretty a obtenu 10 tirs au but pour la deuxième fois cette saison. Après 18 matchs, Pacioretty revendique 86 tirs, pour une moyenne de 5,33 par match. P.K. Subban, qui en a obtenu six contre Toronto, domine le Canadien avec 93 tirs en 28 rencontres?

12 : Phil Kessel (6) et James Van Riemsdyk (6) ont obtenu 12 des 36 tirs des Leafs samedi. Si je sais bien compter, c'est le tiers de la récolte de l?équipe?

39 : Les Maple Leafs ont accordé 39 tirs au Canadien samedi. Toronto mène la LNH avec une moyenne de près de 36 tirs accordés par rencontre. C'est beaucoup. Presque trop. Pas surprenant que Bernier et James Reimer aient à partager le travail comme ils le font?



07:03 - Trop fort... pour les Leafs - RDS.CA
Trop fort... pour les Leafs

S'il est encore trop tôt pour claironner que le Canadien est trop fort pour la ligue, il ne faisait pas de doute hier soir que le Tricolore était trop fort pour les Leafs.

Trop fort, trop rapide, trop organisé, trop tout, le Canadien a remporté un gain sans appel de 4-2. C?était la cinquième victoire en six matchs des hommes de Michel Therrien qui n'ont encaissé qu'un seul revers en temps réglementaire (7-1-0-2) à ses dix derniers matchs.

Exception faite de la séquence de 22 secondes au cours de laquelle ils ont marqué deux buts et de quelques rares élans ça et là, les Leafs n'ont jamais été dans le coup.

Le Canadien a imposé le rythme dès les premiers coups de patin.

Max Pacioretty, qui a disputé un autre très fort match, a contourné le défenseur Carl Gunnarsson qui a été contraint à écoper une pénalité pour éviter que Pacioretty ne file en échappée.

L'as marqueur du Canadien s'est vite repris. Trente-huit secondes après le début de l'attaque massive, Pacioretty a profité d'une passe savante de P.K. Subban pour obtenir une longue échappée au terme de laquelle il a déjoué Jonathan Bernier.

Le gardien québécois qui disputait son premier match face au Canadien à Montréal dans l'uniforme des Leafs ? son deuxième seulement en carrière ? a d'abord stoppé Pacioretty avec la jambière gauche. En raison de la lenteur du défenseur Mark Fraser dans son repli, l'attaquant du Canadien a pu se reprendre une première fois et même une deuxième avant de finalement déjouer Bernier.

Après 58 secondes, le Canadien menait déjà 1-0.

Les Leafs auraient pu niveler les chances. Mais parce que James Van Riemsdyk avait au moins un patin dans la zone réservée au gardien et qu'il a gêné Carey Price, l'arbitre Chris Rooney a immédiatement refusé d'accorder le but que le capitaine des Leafs Dion Phaneuf croyait avoir marqué.

Les Leafs ont rouspété. Sur les médias sociaux, quelques partisans du Canadien ont eux aussi contesté la décision de l'arbitre qui était pourtant la bonne.

«Je suis bien sûr heureux que l'arbitre ait pu voir que le joueur des Leafs me gênait dans mon travail. C'est normal que nos adversaires tentent de nous voiler la vue. Mais quand tu ne peux effectuer tes mouvements, c'est illégal. J'aimerais que les arbitres soient toujours aussi sévères dans ce genre de situation, mais ils doivent être très bien placés pour bien apercevoir le contact. Van Riemsdyk est revenu à plusieurs reprises devant le filet pour m'ennuyer au cours du match. Mais chaque fois, il regardait derrière lui pour s'assurer de ne pas entrer dans la zone réservée», m'a indiqué Carey Price après la rencontre.

Privés de ce but, les Leafs ont ensuite vu le Canadien doubler son avance. P.K. Subban, à qui Max Pacioretty a refilé la rondelle après que David Desharnais eux remporté une mise en jeu en territoire ennemi, a habilement déjoué le gardien des Leafs pour inscrire son 4e de la saison.

S'il a plusieurs fois marqué à l'aide de son tir retentissant, P.K. Subban a plutôt joué de finesse pour inscrire son premier but après une disette de 12 rencontres.

En deuxième, les Leafs sont venus à un cheveu de s'inscrire au pointage. Déjoué par un bel échange des Leafs devant lui, Carey Price a été pris hors position et il a poussé un soupir de soulagement lorsqu'il a vu la rondelle tirée dans une cage déserte frapper le poteau au lieu de traverser la ligne rouge.

Toujours en deuxième, le Canadien aurait pu se mettre dans le trouble alors qu? Emelin, Subban et Galchenyuk ont écopé des pénalités. Mais pendant que les Leafs multipliaient les mauvaises passes et les hors-jeu, le Canadien obtenait les meilleures occasions de marquer.

C?était d'ailleurs pendant que Galchenyuk écoulait sa pénalité en fin de période médiane que Pacioretty a enfilé son deuxième de la soirée. Un but enfilé un peu plus de 2 minutes après celui de Tomas Plekanec. Un but qui donnait les devants 4-0 au Canadien.

C?était le 9e but de la saison de Pacioretty qui partage maintenant le premier rang des buteurs avec Plekanec et Gallagher. C?était aussi, le septième but de Pacioretty à ses trois derniers matchs au Centre Bell.

Fouettés dans leur orgueil par ce but marqué à court d'un homme par le Canadien et par le geste de Pacioretty qui a glissé son bâton le long de son corps comme s'il s'agissait d'une épée qu'il replaçait dans son fourreau, les Leafs ont réagi.

James Van Riemsdyk a marqué le plus beau but de la soirée. D'un angle fermé, il a surpris Carey Price en tirant la rondelle sur le côté de son masque pour l'a faire dévier dans le fond du filet.

Vingt-deux secondes plus tard, Mason Raymond a ravivé de l'espoir dans le c'ur et la tête des milliers de fans des Leafs présents au Centre Bell.

Bruyants en début de rencontre ? ça faisait longtemps qu'on n'avait pas senti le Centre Bell autant vibrer lors d'un match ? les fans des Leafs s?étaient tus après les 3e et 4e buts du Tricolore.

Les deux buts rapides des Leafs laissaient entrevoir une troisième période enlevante.

On l'attend toujours.

Très solide défensivement, le Canadien a su aider la cause de son gardien qui a effectué 12 arrêts.

Le duo Subban-Markov a une fois encore hier été très solide. Josh Gorges s'est aussi signalé à plusieurs reprises. Douglas Murray a également contribué au succès de son équipe avec trois mises en échec et cinq tirs bloqués.

Murray s'est particulièrement signalé en fin de première alors qu'il a stoppé un tir frappé pendant une rare menace des Leafs en avantage numérique.

Galchenyuk cloué au banc

Parce qu'il était sur la patinoire sur les deux buts des Leafs, mais aussi, mais surtout, en raison de la pénalité qu'il a écopée en fin de deuxième période, Alex Galchenyuk a été cloué au banc en troisième. À l'image de George Parros, il n'a pas effectué la moindre présence.

«On insiste beaucoup sur l'importance d?éviter les mauvaises pénalités. Surtout en territoire offensif. Surtout lorsqu'on mène 4-0. Je n'ai pas aimé cette pénalité qui a permis aux Leafs de retrouver du momentum. C'est normal qu'un jeune de 19 ans commette ce genre d'erreur. Ça fait partie de l'apprentissage et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de le garder au banc. Alex est un jeune joueur sur qui on compte énormément. Je n'ai aucune inquiétude et je sais qu'il rebondira lors du prochain match», assurait Michel Therrien lors de son point de presse d'après-match.

À son sixième match dans l'uniforme du Canadien, George Parros a finalement pu célébrer la victoire. En six présences totalisant 3 min 25 s, Parros s'est impliqué en invitant Colton Orr a jeté les gants en première et en obtenant finalement son combat revanche en deuxième période.

Un combat inutile, organisé alors que les deux joueurs attendaient la mise en jeu, mais qui a plu aux fans.

S'il n'a pas obtenu de point, de tir, de mise en échec ou quoi que ce soit d'autre figurant aux statistiques personnelles des joueurs, George Parros a terminé sa soirée avec un différentiel de zéro. C'est ça de gagner?

En plus de Parros qui était de retour au jeu après avoir suivi les neuf derniers matchs des gradins, Rene Bourque a aussi réintégré l'alignement.

Victime d'une blessure au bas du corps, Bourque avait raté les cinq dernières parties.

Employé à la droite d'Eller et Galchenyuk en remplacement de Brandon Prust qui pivotait le 4e trio entre Parros et Travis Moen, Bourque a disputé un match honnête. S'il n'a pas récolté de point, il a obtenu cinq tirs au but.

Le Canadien profite d'un congé dominical.

Il sera de retour sur la patinoire en matinée lundi pour se délier les jambes avant de recevoir, en soirée, Martin Brodeur et les Devils du New Jersey au Centre Bell.

Chiffres du match

2 : Le Canadien a limité ses adversaires à deux buts ou moins à ses dix derniers matchs. Il a réalisé l'exploit 20 fois en 27 matchs cette saison?

2.00 : Le Canadien occupe la deuxième place dans la LNH avec son excellente moyenne de 2 buts accordés par partie. Seuls les Bruins de Boston (1,96) devancent le Tricolore à ce chapitre?

3 : c?était la première victoire du Canadien aux dépens des Leafs à Montréal après trois revers de suite. De fait, le Tricolore n'affiche que deux gains lors des huit dernières escales des Leafs au Centre Bell?

10 : Max Pacioretty a obtenu 10 tirs au but pour la deuxième fois cette saison. Après 18 matchs, Pacioretty revendique 86 tirs, pour une moyenne de 5,33 par match. P.K. Subban, qui en a obtenu six contre Toronto, domine le Canadien avec 93 tirs en 28 rencontres?

12 : Phil Kessel (6) et James Van Riemsdyk (6) ont obtenu 12 des 36 tirs des Leafs samedi. Si je sais bien compter, c'est le tiers de la récolte de l?équipe?

39 : Les Maple Leafs ont accordé 39 tirs au Canadien samedi. Toronto mène la LNH avec une moyenne de près de 36 tirs accordés par rencontre. C'est beaucoup. Presque trop. Pas surprenant que Bernier et James Reimer aient à partager le travail comme ils le font?



samedi 30 novembre 2013
02:11 - Un passé qui empêche d'enjoliver l'avenir - RDS.CA
Un passé qui empêche d'enjoliver l'avenir


01:22 - Le repêchage d'expansion décortiqué - RDS.CA
Le repêchage d'expansion décortiqué

Les prochaines semaines promettent dans la LCF avec le repêchage d'expansion du Rouge et Noir d'Ottawa qui approche à grands pas. C'est intéressant à suivre comme dossier et je suis content de voir que la LCF ait finalement fourni une liste des joueurs autonomes pour clarifier le portrait en vue de cette étape qui aura lieu le 16 décembre.

C?était déjà un peu mystérieux puisque les listes de protection ne seront pas dévoilées au public. Ainsi, personne ne sera au courant des joueurs qui étaient disponibles. Les équipes avaient aussi essayé de ne pas divulguer leurs joueurs autonomes, mais ce n?était pas très correct pour les amateurs.

Plusieurs partisans prennent cela à c'ur et ils veulent suivre les tractations. De plus, il n'aurait pas fallu manquer cette occasion de mousser ce processus et attirer l'attention sur la LCF. Dans le fond, il faut faire de ce repêchage un événement que les amateurs veulent suivre.

Pourquoi ne pas s'inspirer du repêchage ou de la date limite des joueurs autonomes dans la LNH ou pourquoi se priver de visibilité pendant la saison morte ? Bref, je suis content qu'on puisse analyser la liste des joueurs autonomes étant donné que c'est un aspect important dans les choix qui seront pris par les dirigeants de la nouvelle formation.

Ces joueurs peuvent avoir accès à l'autonomie à partir du 15 février. Il faut comprendre que si le Rouge et Noir décide de repêcher un joueur qui deviendra autonome, il ne fait que repêcher ses droits, mais il s'agit d'un risque considérable. Bien sûr, Ottawa peut se présenter avec des arguments « massues » surtout que la masse salariale part à zéro, mais tu peux rater ton coup et gaspiller un choix ce qui ferait très mal.

Voilà pourquoi on présume qu'Ottawa se tiendra loin, dans l'ensemble, des joueurs autonomes pour son repêchage d'expansion.

Les Alouettes comme exemple

Analysons la situation en se basant sur le portrait des Alouettes. C'est intéressant de constater que Montréal se retrouve avec 17 joueurs autonomes ce qui n'est pas un hasard. Vous savez pourquoi ? Et bien, le directeur général Jim Popp a toujours été un maître pour avoir la liste la plus courte étant l'expert des prolongations de contrat durant la saison. Ce n'est pas pour rien que ça arrive ainsi cette année. Ce n'est pas fou comme stratégie quand tu y penses parce que tu n'as pas besoin de protéger ces 17 joueurs ce qui te permet de protéger davantage d'athlètes de ton organisation.

En somme, tu pourrais perdre des joueurs de moins grande qualité et je serais très surpris que ce soit une coïncidence ! On a toujours dit que Jim est quelques coups en avance sur ses homologues et voici un autre exemple de ses qualités de directeur général.

Bien sûr, Ottawa se forgera une base avec des joueurs canadiens et américains et commençons le survol par les joueurs canadiens qui sont au nombre de 10 parmi les 17 joueurs autonomes des Alouettes.

Josh BourkeÉtant une denrée plus rare, les Canadiens ont une valeur plus élevée que les Américains dont tu peux en dénicher 12 pour 1$ tellement ils sont nombreux. Même si les joueurs canadiens sont plus abondants grâce à la progression des programmes universitaires canadiens, ça demeure de l'or en barre pour les équipes de la LCF.

Bonne nouvelle pour Popp car il peut en compter sur 10 sur la liste allant vers l'autonomie. Tu peux donc prendre la chance de ne pas les protéger et cette liste contient : Martin Bédard, Josh Bourke (photo), Luc Brodeur-Jourdain, Marc-Olivier Brouillette, Michael Carter, Curtis Dublanko, Shea Emry, Brian Ridgeway, Daryl Townsend et Sean Whyte.

Ottawa pourra se tourner vers les joueurs canadiens à partir de la deuxième ronde. Ainsi, les Alouettes peuvent protéger six joueurs canadiens en plus de ceux déjà nommés. On comprend que les 10 ne sont pas tous des joueurs étoiles, mais ça donne un coup de main agréable et tu finiras par avoir protégé 16 Canadiens. Ça ne veut pas dire que tu perdras le 17e Canadien dans ton organigramme, mais tu auras protégé plusieurs éléments importants.

De plus, si Ottawa décide de sélectionner le quart Tanner Marsh en première ronde, tu obtiens la permission de protéger deux joueurs canadiens supplémentaires.

Voici comment je négocierais ce procédé si j?étais parmi les dirigeants des Alouettes.

  • Immédiatement, j'ai identifié trois joueurs que je ne protégerais pas en raison de leur âge, leur salaire ou des blessures : Scott Flory, Walter Spencer et Andrew Woodruff.
  • Ensuite, je réserverais le même sort à certains joueurs qui n'occupent pas un rôle clé avec l?équipe : Kyle Graves, Jordan Verdone, Bo Adebayo, Bryn Roy, Burke Dales et Jerod Zaleski.
  • Il me reste donc 12 joueurs canadiens dans la liste actuelle des Alouettes et je dois en protéger six pour en perdre un, mais tu peux en protéger six autres par la suite. Bref, Montréal perdra deux Canadiens, mais ce ne sera pas si dramatique.
  • Je protégerais : Mike Edem, Jeff Perrett, Ryan Bomben, Kristian Matte (photo), Patrick Lavoie et j'opterais pour Steven Lumbala devant Michael Klassen.
  • Ottawa peut donc piger parmi : Klassen, Jerome Messam, Eric Deslauriers, Jamahl Knowles, Pascal Baillargeon et Nicolas Boulay.

On peut en venir à dire que les Alouettes perdront sans doute un premier joueur canadien de qualité, mais ça ne risque pas d?être à Montréal que le Rouge et Noir fera des ravages. Kristian Matte

Évidemment, l?état-major des Alouettes fera cet exercice et les amateurs pourront en faire autant. Certains choix peuvent être débattus et certains observateurs auront remarqué que j'ai protégé trois joueurs de ligne offensive, mais je me fie au fait que les Alouettes ont toujours voulu miser sur plusieurs Canadiens sur cette unité. Sans oublier, surtout, que Bourke et Brodeur pourraient profiter de leur autonomie.

Le dossier des Américains

En ce qui concerne les joueurs américains, on peut procéder de la même façon. Les sept joueurs autonomes ne devraient pas être protégés et on parle d'Alan-Michael Cash, Noel Devine, Ed Gainey, Kyries Hebert, Josh Neiswander, Michael Ola, Billy Parker et Rafael Priest.

On peut protéger un quart-arrière qui devrait être Troy Smith sans surprise.

  • Je renoncerais encore à protéger des athlètes vieillissants comme Anthony Calvillo, Anwar Stewart et Arland Bruce III.
  • Ensuite, il y a huit joueurs américains que je protégerais, sur la limite de 10, de façon automatique : Chip Cox, Duron Carter, Tyrell Sutton, John Bowman, S.J. Green, Aaron Lavarias, Moton Hopkins et Bear Woods.
  • Après j'hésite, mais j'ajouterais Geoff Tisdale et un autre demi défensif comme Jerald Brown ou Byron Parker ou Winston Venable.

Si nous avons hâte de voir ce qui se passera, c'est encore plus vrai pour les joueurs.

Deux facteurs qui n'aident pas les Alouettes

Ce que je trouve le plus intéressant dans ce repêchage d'expansion, c'est que la LCF a vraiment donné la chance à Ottawa de dénicher des joueurs de qualité. Ce n?était pas le cas lorsque les Renegades étaient revenus dans la ligue alors qu'ils s?étaient contentés des restants ? sans vouloir manquer de respect à personne - des autres formations; c?était complètement ridicule. 

Je suis content de voir que la LCF a compris qu'il faut permettre à une nouvelle équipe de devenir compétitive le plus rapidement possible. Sinon, c'est inutile de permettre une expansion.

Revenons sur le dossier des joueurs autonomes, car certains se retrouvent dans une situation particulière pour prendre une décision concernant leur avenir.

Shea EmrySi on prend l'exemple de Montréal, tu te demandes avant tout qui sera l'entraîneur en 2014 parce que c'est possible que tu préfères ne pas revenir selon ce choix. C'est légitime pour un joueur de vouloir connaître cette donnée avant de signer une entente.

Ensuite, le déroulement du repêchage d'expansion s'ajoute comme facteur à évaluer.

Après cela, il y a le sujet de la convention collective qui doit être renégociée dans les prochains mois et ça pourrait retarder certains développements. Quand tu ne connais pas le plafond salarial qui sera en vigueur, tu peux attendre de signer ton contrat pour accéder à un montant plus intéressant.

Par exemple, si le plafond salarial grimpe de 10%, est-ce que tous les contrats seront majorés selon cette donnée ou seulement ceux signés après l'entente?

Tout cela pour dire qu'il s'agit d'une situation assez particulière cette année et c'est notamment le cas à Montréal. Malgré cela, j'ai toujours pensé qu'on peut regrouper en quelques catégories les approches des joueurs autonomes.

  • Souvent, il y a les joueurs qui ont déjà gagné des championnats et qui veulent passer à la banque en fin de carrière. Leur décision peut être basée sur ce facteur.
  • Ensuite, il y a les autres joueurs qui ont goûté au champagne dans la coupe Grey, mais qui veulent retourner dans leur patelin et préparer leur après-carrière. Je ne dis pas que ça arrivera, mais ça me fait songer à Shea Emry (photo) qui est originaire de la Colombie-Britannique.
  • Ou bien, il y a les joueurs qui n'ont jamais gagné et qui choisissent leur prochaine destination en fonction des probabilités de soulever le précieux trophée. C'est ce qui est survenu avec quelques athlètes cette année qui ont déménagé en Saskatchewan.

Par contre, l'arrivée d'Ottawa modifie un peu la donne et particulièrement pour les joueurs venant du Québec.

Je ne dis pas que les joueurs québécois des Alouettes sont maltraités, mais ils sont souvent victimes de ce qu'on appelle le « hometown discount » (le rabais de ta ville locale). En gros, l?équipe sait très bien que les joueurs sont attachés au fait de jouer dans leur coin de pays et devant leurs amis et membres de la famille. De plus, ils possèdent souvent une maison dans la région ou un deuxième travail. Bref, ils ne partiront pas à l'autre bout du pays pour 10 000$ de plus sur leur salaire. Ils préfèrent rester au Québec pour ne pas payer un deuxième loyer et demeurer avec leurs proches.

Cette aubaine se remarque avec toutes les équipes de la LCF, mais l'ajout d'Ottawa vient modifier la situation des Alouettes. Cette ville est située à proximité de Montréal et ça peut venir brouiller les cartes. Marc-Olivier
Brouillette

Si je suis un dirigeant à Ottawa, je songerais sans doute à attirer des athlètes comme Brodeur-Jourdain ou Brouillette (photo) pour miser sur de bons joueurs canadiens et courtiser le marché francophone de Gatineau. Ce sont aussi d'excellents ambassadeurs à l'extérieur du terrain et dans la communauté.

C'est possible que des Québécois finissent par se dire qu'ils ne s?éloigneraient pas trop de leur entourage et leur milieu.

Le dernier argument concernant les Alouettes, c'est que l'organisation ne peut pas assurer aux joueurs d'appartenir à l?élite de la LCF. L'organisation traverse une période de transition et on ignore si l?équipe sera très compétitive. À une certaine époque, Montréal pouvait dire à un joueur : « On t'en donne moins sur ton salaire, mais tu iras en finale de l'Est où tu toucheras un boni de 7000$ et 15 000$ pour aller à la coupe Grey et 22 000$ si tu la gagnes. Viens à Montréal, tu feras plus d'argent. » Mais on ne peut plus dire que c'est vrai car la dernière visite des Alouettes au match de championnat remonte à 2010. Je dis donc à suivre car ce sera intrigant de voir la suite des choses.

*Propos recueillis par Éric Leblanc



vendredi 29 novembre 2013
14:31 - Latendresse et le spectre de la retraite - RDS.CA
Latendresse et le spectre de la retraite

L'objectif était simple : libéré hâtivement par les Coyotes de Phoenix lors de leur dernier camp d'entraînement, renvoyé avant même d'avoir l'occasion de disputer un match préparatoire, Guillaume Latendresse devait profiter de son séjour en Suisse comme tremplin lui permettant de se hisser à nouveau dans la LNH.

Par le biais des Lions de Zurich qui lui ouvraient les portes de leur vestiaire, Latendresse devait s'expatrier pour retrouver la forme, prouver qu'il est en santé et qu'il est toujours en mesure de marquer des buts afin de convaincre un club de la LNH de lui donner une chance. Une autre?

Malheureusement pour le gros attaquant québécois, l'objectif n'a pas été atteint.

Miné par une commotion cérébrale, une commotion subie lors d'un simple entraînement de sa nouvelle équipe, Latendresse rentrera à Montréal lundi avec sa compagne et leur enfant. Il rentrera avec ses vêtements, ses patins, ses bâtons et son équipement.

Après seulement 12 matchs disputés dans l'uniforme des Lions, 12 matchs au cours desquels il a marqué trois buts et ajouté trois mentions d'aide, l'aventure de Latendresse est terminée.

Parce que Guillaume Latendresse ne pouvait assumer son rôle au sein de leur équipe, les dirigeants des Lions de Zurich ont libéré l'attaquant québécois qu'ils n'avaient pas l'intention de payer en attendant un éventuel retour au jeu. Cette réaction des Lions à l'endroit de Latendresse n'a rien d'exceptionnelle. Parce qu'on les paye bien, parce qu'ils sont logés, souvent nourris, parce qu'on leur fournit une voiture et que leur salaire souvent exempt d'impôt est déposé entièrement dans leur compte bancaire, les joueurs « étrangers » doivent performer. S'ils ne le font pas, ou pis encore s'ils sont blessés, ils sont vite libérés.

D'où le retour précipité de Latendresse à Montréal.

Une fois de retour à la maison, Latendresse aura le temps nécessaire pour retrouver ses esprits, pour surmonter les contrecoups de cette autre commotion qui le mine.

À moins que sa décision soit déjà prise, Latendresse devra aussi beaucoup réfléchir sur son avenir professionnel. Il devra se demander si, malgré ses 26 ans, malgré son potentiel immense, le temps n'est pas venu de prendre sa retraite. Déjà! Une réflexion qui pourrait donner bien des maux de tête à ce joueur au talent immense. Un talent que les blessures ont étiolé au point où Latendresse n'a jamais été en mesure d'offrir des performances à la hauteur des attentes de ses patrons, de ses coéquipiers, de ses partisans.

Latendresse n'est pas prêt à confirmer que c'est la fin. Il ne l?était pas hier.

Par le biais d'un échange de courriels envoyés et reçus pendant qu'il suivait le match de son frère aîné Olivier qui évolue en Autriche, Latendresse a indiqué qu'il tenait à réfléchir sur son avenir avant d'annoncer quelque décision que ce soit.

Cette réflexion est toutefois amorcée depuis un bon moment.

Guillaume LatendresseL'an dernier, alors qu'il défendait les couleurs des Sénateurs d'Ottawa, Latendresse s'est attiré les critiques de ses patrons, de plusieurs partisans des Sens et bien sûr de tous ses détracteurs en refusant de laisser tomber les gants pour se battre avec Ryan White au terme d'un tumultueux match de séries éliminatoires face au Canadien de Montréal.

Cette décision a chassé Latendresse de l'alignement. Elle l'a ensuite chassé d'Ottawa alors que la direction des Sénateurs a refusé de lui offrir un autre contrat.

Sur le plateau de l'Antichambre, Latendresse avait indiqué qu'en plus de penser à sa carrière, il devait penser à sa santé. Il devait penser à l'homme qui allait un jour avoir 50 ans. Un homme qui n'avait pas l'intention d?être miné par des ennuis cérébraux attribuables au fait qu'il avait fait fi des symptômes de commotion alors qu'il gagnait sa vie en jouant au hockey.

Voilà ce qui attend Latendresse lorsqu'il sera à la maison lundi.

Cela dit, s'il décide de prolonger sa carrière, Latendresse ne sera pas au bout de ses peines.

Boudé par les 29 autres formations de la LNH après que les Coyotes l'eurent libéré l'automne dernier, Latendresse n'a rien fait en Suisse pour faire fluctuer à la hausse sa valeur autour du circuit Bettman. Et cette autre commotion donnera plus de poids encore aux prétentions des clubs de la LNH qui l'ont identifié comme un joueur fragile.

S'il décide de prolonger sa carrière, Latendresse devra s'astreindre à un entraînement rigoureux s'il veut maintenir une forme optimale susceptible de lui ouvrir les portes d'un autre vestiaire.

Ne serait-ce qu'en Europe.

Car pour la LNH, la percée qui semblait improbable l'automne dernier deviendra pratiquement impossible le printemps prochain.

Bon! Il n'y a rien d'impossible. C'est vrai. Mais la réputation de Latendresse autour de la LNH est loin de l'aider.

Et c'est dommage.

Ce qui est plus dommage encore, c'est que les attentes des amateurs de hockey sont loin d'avoir aidé Latendresse en début de carrière.

Guillaume LatendresseAdulé après son premier match dans l'uniforme du Canadien, un match préparatoire de surcroît, Latendresse sera toujours considéré comme le joueur qui n'en a pas donné assez au Tricolore.

Seize buts enfilés dès sa première saison alors qu'il n'avait que 18 ans c?était pourtant un excellent début. Seize autres buts à sa deuxième saison le plaçaient parmi les meilleurs jeunes de l'histoire du Canadien. Quarante-six buts après ses trois premières saisons, c?était pourtant bien. Voire très bien. Mais ce n?était pas assez pour Guy! Guy! Guy! à qui on ne demandait pas seulement de marquer, mais aussi de frapper.

Choix de deuxième ronde du Canadien en 2005 (45e sélection) Latendresse a été victime d'attentes qui n'en finissaient pas de fluctuer au rythme des buts qu'il marquait. Quinze, ce n?était pas assez : il en fallait 20. Une fois à 20, il aurait dû se rendre à 30. Une fois à 30, on lui aurait demandé de se rendre à 40. Et peut-être qu'une fois à 50 on aurait commencé à lui donner le crédit qu'il méritait.

On ne le saura jamais.

Latendresse a aussi sa part de responsabilité. Il n'a jamais donné l'impression d?être le gars le plus actif au gymnase, d?être un monstre de la forme physique. D'afficher l'ardeur au travail d'un Brendan Gallagher qui satisfera les partisans du Canadien avec des statistiques similaires à celles affichées par Latendresse à ses débuts avec le Canadien.

Mais maintenant que les commotions semblent l'avoir adopté, peut-on vraiment reprocher à Latendresse de penser à sa santé? À sa vie de père de famille avant sa vie de joueur de hockey?

Ma réponse est non!

Et comme Latendresse sera toujours condamné à ne pas se hisser au rang du joueur qu'il aurait pu être, qu'il aurait dû être, il me semble évident que le temps soit venu de consacrer toutes ses énergies à réussir sa vie personnelle. Sa vraie vie.

On va souhaiter à Latendresse de prendre le temps nécessaire pour mener à bien sa réflexion. Pour qu'il prenne la bonne décision. La meilleure pour lui et sa jeune famille.

Cela dit, j'ai l'impression que cette décision est déjà prise, qu'il ne lui reste qu?à se convaincre qu'il s'agit bien de la bonne avant de passer à l?étape la plus difficile : la confirmer en annonçant sa retraite.



jeudi 28 novembre 2013
22:08 - Jack Nevins intéresse le CH - RDS.CA
Jack Nevins intéresse le CH

La direction du Canadien démontre un intérêt certain pour l'attaquant de 20 ans Jack Nevins des Islanders de Charlottetown. Le directeur général adjoint du CH Rick Dudley a visité l?Île-du-Prince-Édouard récemment et a déposé une offre de contrat à deux volets pour le numéro 18 des Islanders, un gaillard de 6 pieds, 2 pouces et 200 livres originaire de Sittsville en Ontario. Hier encore, à Saint John, le directeur du recrutement Trevor Timmins et le dépisteur Donald Audette ont assisté au duel Islanders-Sea Dogs, entre autres pour voir à l??uvre Nevins.

Depuis le début de la saison, le protégé de Gordie Dwyer avec les Islanders a enregistré 11 buts et 18 passes pour 29 points en 28 matchs tout en cumulant 70 minutes de punition. Il s?était amené à l?Île-du-Prince-Édouard l'an dernier comme joueur autonome après avoir porté les couleurs de Sarnia, Kingston et London dans la Ligue de l'Ontario. En 2011-2012, Nevins a notamment été un coéquipier de Nail Yakupov et d'Alex Galchenyuk avec le Sting.

Nevins, qui n'est pas le meilleur patineur du circuit, est aussi capable de laisser tomber les gants, il l'a d'ailleurs fait en six occasions cette année et il est actuellement le 2e joueur le plus puni du circuit Courteau. L'histoire de Nevins n'est pas habituelle, car il a bien failli ne même pas jouer dans la LHJMQ cette année après avoir été laissé pour compte en Ontario l'an dernier. Faut-il rappeler qu'avec le Rocket il n'avait récolté que 15 points en 51 matchs en 2012-2013.

 Le Canadien n'est toutefois pas seul dans la course puisqu'au moins quatre autres formations de la LNH ont manifesté un certain intérêt pour Nevins, qui est représenté par l'agent Ritch Winter. Ce dernier n'a pas voulu commenter cette information obtenue par le RDS.ca au cours des derniers jours. Si Nevins devait signer avec l'organisation du Canadien, il y a fort à parier qu'il terminerait tout de même sa saison avec les Islanders et pourrait se rapporter aux Bulldogs de Hamilton la saison prochaine.  

Nevins est le genre de joueur à la Travis Moen qui pourrait apporter du muscle à l'organisation, mais soyons quand même clair, il ne jouera pas dans la LNH la saison prochaine.



15:04 - Tony Bellew en cinq temps - RDS.CA
Tony Bellew en cinq temps

Adonis Stevenson défendra pour la deuxième fois son titre des poids mi-lourds du WBC, alors qu'il affrontera son aspirant obligatoire Tony Bellew, samedi soir au Colisée Pepsi de Québec.

Il s'agira d'un deuxième combat de championnat du monde pour Bellew depuis le début de sa carrière. L'Anglais s?était incliné par décision majoritaire des juges devant le champion de la WBO Nathan Cleverly en octobre 2011.

Depuis l'annonce de son duel contre Stevenson, Bellew martèle qu'il s'est mesuré à plusieurs boxeurs de la trempe du champion québécois et qu'il possède tout ce qu'il faut pour réussir là où tant d'autres ont échoué avant lui. Mythe ou réalité? Portrait de sa carrière en cinq temps.

1. Bellew contre Nathan Cleverly le 15 octobre 2011 au Echo Arena de Liverpool en Angleterre

Après seulement 16 combats chez les professionnels, Bellew obtient la chance de mettre la main sur un premier titre mondial, alors qu'il affronte le champion de la WBO Cleverly. Ce dernier défend pour la 2e fois sa ceinture acquise à la suite de sa victoire sur Nadjib Mohammedi.

Bellew se sert efficacement de son jab en début de duel, mais rate souvent la cible lorsqu'il tente de l'appuyer avec sa main arrière. Au deuxième round, Bellew parvient à atteindre solidement Cleverly, sauf que son cruel manque de puissance l'empêche de passer le knock-out à son adversaire. Parfois, Bellew a également de la difficulté à contrer le jab de Cleverly.

Comme tous les boxeurs de sa taille, Bellew est nettement moins à l'aise au corps à corps avec un rival légèrement de plus petite taille. Peu importe le type de coup lancé par Cleverly, celui-ci touche pratiquement toujours la cible. Cependant, Bellew se tire d'affaire avec énormément d'aisance lorsqu'il se retrouve coincé dans les câbles à un certain moment.

Bellew s'avouera finalement vaincu par décision majoritaire (117-112, 116-113 et 114-114), et même s'il pense encore à ce jour avoir gagné, il n'a que lui à blâmer. Le boxeur de Liverpool a en effet manqué d'intensité pendant les deux derniers rounds, les rounds de championnat.


2011-10-15 Nathan Cleverly vs Tony Bellew par simbros2

2. Bellew contre Danny McIntosh le 27 avril 2012 au Echo Arena de Liverpool en Angleterre

Un peu plus de six mois après sa défaite devant Cleverly, Bellew effectue son retour dans le ring contre McIntosh, un boxeur que les amateurs québécois apprendront à connaître en décembre 2012, puisqu'il s'inclinera face au Montréalais d'origine colombienne Eleider Alvarez.

McIntosh avait subi deux revers jusque-là depuis le début de sa carrière, dont un devant Cleverly avant que ce dernier ne devienne champion du monde. Bellew ne paraît pas mal à son retour, loin de là, l'emportant par arrêt de l'arbitre au cinquième round.

La séquence qui a mené à la victoire permet de constater que Bellew a brillamment attendu que McIntosh commette une erreur avant d'envoyer un vif crochet de la main droite au visage de son adversaire. Les succès futurs de Bellew passeront-ils par la contre-attaque?

3. Bellew contre Edison Miranda le 8 septembre 2012 au Alexandra Palace de Londres.

Moins de cinq mois après avoir battu McIntosh, Bellew a rendez-vous avec l'ancien aspirant mondial chez les moyens et super-moyens Miranda. Pantera n'est plus l'ombre du boxeur qu'il a déjà été, puisqu'il compte maintenant sept défaites au compteur, dont une particulièrement mémorable dont les partisans de Lucian Bute se souviendront longtemps.

Bellew essaie d?établir son jab en début de combat, mais n'a pas le choix de reculer, car Miranda souhaite exactement la même chose. Mais un peu comme cela avait le cas pendant son duel contre McIntosh, Bellew est à son mieux lorsqu'il attend les erreurs de son adversaire.

Au deuxième round, Bellew se retrouve coincé dans les câbles, mais encaisse cependant avec brio sa part de coups en puissance. Encore là, il s'en sort en attendant ses moments. Et quand il sent la soupe chaude, il n'hésite pas à accrocher pour ralentir le rythme des hostilités.

Le vent tourne à compter du septième round lorsque Miranda ne semble plus en mesure de maintenir sa cadence de début de combat. Cela permet évidemment à Bellew d?établir sa main avant, puis de l'appuyer à l'occasion avec sa main arrière. Au neuvième, il oblige Miranda à poser un genou au sol pour survivre à une tempête, mais l'arbitre juge que c'en est assez.


Edison Miranda vs Tony Bellew 2012-09-08 par tiguidou421

4. Bellew contre Isaac Chilemba le 30 mars 2013 au Echo Arena de Liverpool en Angleterre.

Après avoir mis la main sur la ceinture d'argent des mi-lourds du WBC à la suite de sa victoire sur Roberto Feliciano Bolonti, Bellew défend son titre devant Chilemba, qui avait également battu Miranda dans le passé. Le gagnant du choc deviendra aspirant obligatoire à Chad Dawson.

Sans surprise, Bellew s'impose en agresseur et prend le contrôle du centre du ring avec son jab. Il est même extrêmement physique, une dimension de son jeu très peu vue jusque-là. Comme toujours, Bellew en arrache lors des échanges corps à corps. Son visage tuméfié témoigne rapidement du nombre de coups en puissance qu'il reçoit en début de combat.

Plus le duel avance, plus Bellew s'obstine à refuser toutes les possibilités de contre-attaque que Chilemba lui offre pourtant sur un plateau d'argent. Pourtant, ce n'est pas comme s'il n'avait pas connu sa part de succès dans le passé en privilégiant cette stratégie.

Résultat? Les trois juges remettent des cartes de 116-115, 114-114 et 112-116 après 12 rounds, ce qui signifie que les deux boxeurs doivent se contenter d'un verdict nul partagé. Comme cela avait été le cas contre Cleverly, Bellew est l'unique responsable de son sort.


2013-03-30 Tony Bellew vs Isaac Chilemba par sweetboxing10

5. Bellew contre Chilemba 2 le 25 mai 2013 au O2 Arena de Londres

Deux mois seulement après leur combat nul, Bellew et Chilemba reprennent là où ils avaient laissé pour dénicher un aspirant obligatoire au titre des mi-lourds du WBC. Le duel est présenté en sous-carte du combat d'unification des super-moyens entre Carl Froch et Mikkel Kessler.

Bellew se comporte comme un véritable rouleau compresseur dès les premiers instants du premier round et ne laisse aucun doute quant à ses intentions. Mieux encore, il ne laisse absolument aucune marge de man'uvre à son adversaire.

Les coups en puissance de Bellew sont particulièrement efficaces et touchent régulièrement la cible. Il enlève ainsi facilement les premiers rounds de façon évidente et remarquable. Cette fois, il n'y a aucun doute dans la décision unanime des juges (116-112, 117-112 et 116-112).

Deux semaines plus tard, Stevenson détrône Dawson en 76 secondes après lui avoir passé un foudroyant knock-out. Sa victoire sur Tavoris Cloud en septembre a ensuite confirmé son emprise sur le titre. Bellew est-il le prochain sur la liste? La réponse samedi.


Tony Bellew vs Isaac Chilemba II 2013-05-25 par tiguidou421


















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