mercredi 22 mai 2013 | 20:00 - Cabrera de nouveau couronné? - RDS.CA
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Si l'opportunité se présente avant l'entrevue
d'après-match qui se déroule sur le terrain lors
du Sunday Night Baseball, je donne au joueur un
aperçu des questions que je lui poserai, surtout
si elles sortent de l'ordinaire. Il n'est pas
coutume de demander à un joueur qui a produit le
point décisif chez l?équipe gagnante de parler
d'un adversaire.
Donc, le moment venu, j'ai mentionné à David
Murphy que j'avais l'intention de lui parler de
l'incroyable performance de Miguel Cabrera ce
jour-là alors que le troisième-but des Tigers a
propulsé la balle de l'autre côté de la clôture à
trois reprises.
Murphy a souri. « C'est bon, a-t-il répondu,
parce que j'allais le faire de toute manière. » Il
a poursuivi en disant que tout semble fonctionner
quand Cabrera s'amène à la plaque.
Regarder jouer Cabrera en 2013, c'est comme
regarder Babe Ruth en 1927, Ted Williams en 1949
ou Hank Aaron en 1959 : un cogneur digne du
Temple de la renommée qui est à son meilleur,
capable d'exploits que peu de gens ? sinon
personne ? ont été capables de réaliser. En date
de lundi matin, Cabrera avait une moyenne au bâton
de ,387, soit 20 points de plus que tous ceux qui
le suivent. Il compte 47 coups sûrs en 42
matchs, en route vers un total de 181, et il a
aussi réussi 11 longues balles en plus d'afficher
une OPS de 1,116 tout en compilant presque autant
de buts sur balles (21) que de retraits (23).
Jim Leyland a dirigé Barry Bonds et il sait ce
qu'est un grand frappeur. Bien que Leyland se
tienne habituellement loin des comparaisons, il a
tout de même émis quelques observations au sujet
de la crème de la crème des frappeurs avant le
match de dimanche :
1. Ils voient la balle
plus tôt et la frappent mieux. Lorsque le lanceur
décoche son lancer ? et parfois même avant ?
Cabrera, Bonds et les autres frappeurs de cette
trempe sont capables de reconnaître le type de
lancer à venir ainsi que sa trajectoire.
2. Ils savent quand les
lanceurs tentent de les berner sur des lancers à
l'extérieur de la zone de prise et savent comment
y réagir. Nous l'avons constaté à maintes reprises
de la part de Cabrera dimanche, lorsqu'il s'est
retrouvé par deux fois devant un compte d'aucune
balle et deux prises avant d'enchaîner les longues
balles.
3. Leyland compare la
constance de l?élan de Cabrera à celle du
mouvement des essuie-glaces d'une voiture,
semblable à un métronome. Chez les Cabrera, Bonds
et Williams, la motion est presque toujours
identique, puissant et régulier, et avec un
maximum d'effet au moment du contact.
Ce qui retient l'attention chez les autres
frappeurs, ce sont les ajustements qu'il fait au
cours d'une présence au bâton. Récemment, durant
un match contre les Astros, des coéquipiers ont
noté que Cabrera a évité d'effectuer son
habituelle foulée vers l'avant au cours de son
élan tout au long du compte de 3-2 avant de
retrouver son style sur le dernier lancer.
Cabrera laisse tomber cette foulée lorsqu'il sait
qu'il aura affaire à une balle lente à la limite
de la zone des prises et la prendra s'il croit
qu'il s'agira plutôt d'une une balle rapide. Peu
d'athlètes dans le monde du baseball peuvent
effectuer ce genre de changement aussi radical
d'un lancer à l'autre tout en maintenant leur
élan, et personne ne le fait mieux que
Cabrera.
Sa préparation vis-à-vis chaque lanceur est
simple. Cabrera a expliqué ce week-end qu'il ne se
fie pas vraiment aux rapports d?éclaireurs parce
qu'il considère que les informations qui s'y
retrouvent ne sont pas suffisamment à jour étant
donné qu'elles sont basées sur ce que les athlètes
ont fait dans le passé. Il visualise bien les
vidéos dans le clubhouse des Tigers
parfois, mais ce qu'il souhaite vraiment savoir,
c'est comment le lanceur se comporte un jour donné
? la vélocité de sa balle, quel tir fonctionne
bien et, pour citer Cabrera, « comment il va
chercher à me battre ».
Il a observé attentivement Derek Holland
s?échauffer dimanche, a étudié ses six premiers
lancers contre Omar Infante et Torii Hunter, et a
vu que Holland était dans un bon jour. Une balle
rapide tranchante, une glissante qui cassait au
niveau du pied arrière de chacun des deux
frappeurs droitiers. Holland est un bon lanceur
qui connaît une bonne saison et Cabrera l'a mis
dans sa petite poche, comme ce fut le cas contre
de nombreux autres lanceurs.
Son premier circuit a survolé 441 pieds au
centre-droit du champ, le second était une flèche
en plein milieu et le dernier a été réalisé contre
Tanner Scheppers alors qu'il faisait face à un
compte de 0-2.
Les Tigers ont connu une série difficile lors de
laquelle leur défensive a notamment été affreuse
durant une manche dimanche. Même Cabrera a fait
une gaffe, une parmi plusieurs autres de la part
des siens. Mais il s'est racheté d'une façon dont
peu de joueurs le peuvent. David Murphy, qui a
théoriquement été le héros du match dans la
victoire des Rangers, a déclaré ceci aux
journalistes : « C'est très bien de se trouver du
côté des vainqueurs. C?était un gros match, un
match amusant, sur la télé nationale. Nous avons
vu à l??uvre le meilleur cogneur de notre sport
enfiler trois circuits. »
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| 15:29 - Price a autant besoin d'aide que Fleury - RDS.CA
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Les directeurs généraux les plus efficaces sont
très souvent ceux qui voient loin devant eux. Le
pionnier sur ce plan a été Sam Pollock qui
effectuait des transactions capables de lui
rapporter des dividendes deux ou trois ans plus
tard.
Le plus bel exemple de cela est survenu en 1970
quand il a échangé Ernie Hicke et le premier choix
du Canadien aux Golden Seals de la Californie en
retour de leur premier choix et d'un défenseur,
François Lacombe, qui n'a jamais porté le chandail
montréalais.
Tout indiquait que les parents pauvres de la
ligue occuperaient le dernier rang du classement à
la veille du repêchage de 1971, dont les deux
joueurs les plus convoités étaient Guy Lafleur et
Marcel Dionne. Celui qu'on surnommait le Godfather
voulait s'approprier une future grande vedette.
Grâce aux Seals, il a obtenu le premier choix de
la ligue et s'en est servi pour réclamer en
Lafleur, l'un des plus grands Glorieux de la riche
histoire du Canadien.
Au fil des ans, d'autres directeurs généraux ont
posé des gestes qui ont valu leur pesant d'or. Ils
l'ont fait pour assurer le présent, pour mieux
planifier l'avenir ou pour améliorer leurs chances
de remporter une coupe Stanley qui était à leur
portée.
Ce printemps, on s'est demandé pourquoi Ray
Shero, déjà à la tête d'une puissance dans la
ligue, a sacrifié un choix de première ronde, deux
choix de deuxième ronde, un choix de cinquième
tour, deux pâles espoirs dans des collèges
américains et Joe Morrow, un défenseur de 20 ans
réclamé en première ronde en 2011, tout cela pour
obtenir Jarome Iginla, Brenden Morrow et Douglas
Murray. La réponse est claire. Les Penguins se
voient offrir la possibilité de mériter une
deuxième coupe Stanley en cinq ans. Rien ne dit
quand une occasion comme celle-là se représentera.
Alors, Shero a jugé bon d'y mettre le prix pour
éviter que la coupe lui échappe.
Grosse acquisition à petit
prix
Il y a un an, Shero a posé un autre geste, quasi
anodin celui-là, qui pourrait s'avérer plus
profitable que l'acquisition d'Iginla, de Morrow
et de Murray ensemble. Il a obtenu pour une
chanson celui qui est devenu la grande vedette de
son équipe dans les séries, Tomas Vokoun.
Depuis huit ans, la cage des Penguins est
défendue par un jeune et brillant gardien de but,
Marc-André Fleury. En principe, une organisation
est en voiture pendant 12 à 15 ans avec un gardien
de ce calibre. Le problème, c'est que Fleury
semble éprouver autant de problème avec la
pression de gagner à tout prix que Carey Price. Au
cours des deux derniers printemps, Pittsburgh a
été éliminé dès le premier tour, d'abord en sept
matchs par Tampa, puis en six parties par
Philadelphie. Total combiné de buts accordés par
Fleury durant ces 13 matchs : 43.
En juin dernier, Shero a compris qu'il ne
pourrait pas continuellement s'en remettre à
Fleury pour aspirer aux plus grands honneurs. Il
est donc allé chercher à Washington une police
d'assurance qui joue actuellement les héros.
Sur le coup, on n'a pas très bien saisi ce qu'il
tentait de faire. Avec un gardien qui lui coûtait
déjà 5.5 millions $ par saison, comment pouvait-il
demander à Vokoun, qui avait été un gardien numéro
un à Nashville, en Floride et à Washington et qui
avait joué en moyenne 60 matchs par saison au
cours des neuf dernières années, de venir
réchauffer le banc à Pittsburgh?
La réponse, on l'a obtenue durant la série
précédente contre les Islanders. Les Penguins
semblaient menacés de subir une autre élimination
rapide en première ronde, le genre d'échec qu'on
ne peut se permettre avec des Crosby, des Malkin,
des Letang, des Kunitz et des Dupuis dans la
formation. Surtout pas après avoir acquis trois
joueurs établis pour s'assurer de gagner la coupe.
Or, s'il avait fallu que cette série contre les
étonnants Islanders nécessite un septième match,
compte tenu de la nervosité très évidente de
Fleury, on aurait peut-être assisté à la
répétition du scénario des deux dernières
années.
Vokoun est entré dans cette série de brillante
façon. Depuis qu'il a remplacé Fleury, les
Penguins ont repris le contrôle de leur destinée.
En cinq matchs, il en a gagné quatre. Son
pourcentage d'efficacité est le meilleur des
séries, un mirobolant ,949. Il occupe aussi le
premier rang pour la moyenne de buts accordés par
partie (1,61). La prétendue police d'assurance de
Shero a pris la forme d'une bouée de
sauvetage.
Si Carey Price profitait du même
soutien?
Vous voyez où je veux en venir? Carey Price vient
de participer aux séries pour une cinquième fois
en six ans. À sa toute première expérience, il a
remporté une série contre les Bruins. Il n'a pas
gagné depuis. Les signes de faiblesse qu'il
démontre sont inquiétants. Il a même admis avoir
de la difficulté à cohabiter avec la pression de
Montréal. Est-ce la pression du milieu dans lequel
il évolue qui le paralyse ou la pression tout
court?
On comprend Marc Bergevin de s'être porté à sa
défense dans son bilan de fin de saison. Avait-il
d'autres choix? Price représente le pain et le
beurre du Canadien. C'est par lui que le succès
arrive ou que l'élimination survient. Dans les
circonstances, ce n'était pas le moment de
l'accabler davantage.
Il n'y a aucun gardien dans les réserves du
Canadien capable de prendre sa place. Quant à une
transaction, faut oublier cela. Il faudrait que
Bergevin obtienne un autre gardien dans l'échange.
Or, aucun de ses homologues ne lui refilera un
gagnant potentiel du trophée Vézina. Il
échangerait donc un problème pour en obtenir un
autre. Pas vraiment la solution.
Les Penguins de Pittsburgh offrent à Bergevin une
piste de solution en ce moment. S'il doit garder à
son service un gardien appelé à flancher dans les
moments cruciaux, aussi bien dénicher au plus tôt
un substitut expérimenté prêt à le relever à tout
moment. Peter Budaj, on vient de le voir, n'a pas
le physique de l'emploi dans ce genre de
situation.
Si le patron du Canadien pouvait dénicher quelque
part un second gardien capable de jouer le rôle de
Vokoun, il rassurerait beaucoup de monde. Le
gardien tchèque, ex-choix au repêchage du Canadien
en 1994, n'a coûté à Shero qu'un choix de septième
ronde. Et il seconde Fleury au salaire très
raisonnable de 2 millions $.
Plus chanceux que ça, tu gagnes la coupe. Ce
choix de septième ronde était le prix à payer pour
un gardien qu'il espérait pouvoir garder au bout
du banc. Les prouesses de Vokoun risquent
maintenant de le faire passer pour un génie.
Pareille aubaine ne se trouve pas au coin de la
rue, je l'admets. Cependant, il faudra bien se
prémunir un jour contre les hauts et les bas de ce
gardien fragile sous la pression. Price est
costaud, fort physiquement, jeune et durable, mais
il en faut davantage pour être un sauveur. Ce
n'est jamais bon signe quand un gardien a plus
besoin d'un psychologue que d'un entraîneur
personnel.
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| 14:18 - GP Monaco : les meilleurs et le pire - RDS.CA
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Ayrton Senna, Michael Schumacher, Fernando
Alonso, Alain Prost, Nigel Mansell, Nelson Piquet,
Jacques Villeneuve, James Hunt? tous des champions
du monde.
Et tous des pilotes qui se sont fait piéger sur
le circuit urbain de Monte-Carlo!
Voici comment ces grands pilotes ont été victimes
de cette piste qui ne pardonne pas le moindre
écart. Et je vous invite par la suite à vous
offrir une séance de visionnement sur Internet
(*).
À noter que personne n'a été blessé (sauf dans
son orgueil) au cours de ces incidents!
James Hunt, 1975
James Hunt, sur une modeste Hesketh, occupe une
belle 6e place au 63e des 75
tours de l?épreuve. Mais Patrick Depailler
(Tyrrell) s'approche et se fait menaçant. Le
Français plonge à l'intérieur du virage Mirabeau
(virage à droite qui mène vers l?épingle de
l'hôtel Loews). Au lieu de lever le pied et céder
la position, Hunt insiste et se retrouve poussé à
l'extérieur de la trajectoire de course; l'espace
manque et les rails l'attendent.
Furieux, il passe près de se battre avec les
commissaires de piste car il veut rester les deux
pieds sur la piste pour manifester son
mécontentement envers Depailler au tour
suivant.
Alain Prost, 1982
Ah, la course que personne ne voulait gagner!
Alain Prost roule en tête depuis le
15e tour. Il possède une confortable
avance avec 3 tours à faire. Mais une petite pluie
commence à s'abattre sur le circuit et Prost se
fait surprendre par un manque d'adhérence à la
sortie de la chicane après le tunnel. Sa Renault
part en tête-à-queue et tape le rail, perdant sa
roue avant droite.
Riccardo Patrese (Brabham) hérite de la première
place et se dirige vers sa première victoire en
F1. Oh non : il part en tête-à-queue au
virage en épingle Loews et cale son moteur.
Voilà Didier Pironi en tête avec sa Ferrari; il
entame le dernier tour. Mais le Français tombe en
panne sèche! Tout comme Andrea De Cesaris (Alfa
Romeo) qui le suivait? Derek Daly (Williams)
devrait passer en tête, mais sa boîte de vitesses
vient de céder. Mais qui mène la course?
Patrese! Les commissaires de piste l'ont poussé
pour dégager la piste et l'Italien en a profité
pour relancer son moteur! Ce qui ne va pas à
l'encontre du règlement. Patrese remporte le Grand
Prix de Monaco? à sa plus grande surprise!
Nigel Mansell, 1984
Il pleut fort à Monaco en 1984. Parti
2e sur la grille de départ avec sa
Lotus, Nigel Mansell conserve sa place lors des
premiers tours de course. Lorsque le meneur Alain
Prost doit man'uvrer pour éviter une voiture
immobilisée en plein milieu de la piste en sortie
du virage du Portier (entrée du tunnel), Mansell
passe en tête. Il mène un Grand Prix pour la
première fois de sa carrière (il est à sa
quatrième saison complète).
Mais le Britannique en fait trop, roulant 2s au
tour plus rapidement que Prost. L'inévitable se
produit : il roule sur une ligne blanche de
marquage de rue dans la montée vers le virage du
Casino, perd la contrôle de sa voiture et tape le
rail par l'arrière. Pneu crevé et aileron brisé,
il stationne sa Lotus au fond d'une
échappatoire.
Mansell peut se consoler en pensant que pas moins
de 8 des 20 partants ont tapé les rails. Sa
première victoire viendra un an plus tard.
Nelson Piquet, 1985
Au 16e des 78 tours de course,
Riccardo Patrese (Alfa Romeo) occupe la
9e place et, derrière lui, Nelson
Piquet (Brabham), Jacques Laffite (Ligier) et Teo
Fabi (Toleman) s'impatientent. Piquet tente de
dépasser Patrese par la droite alors que les deux
passent la ligne départ/arrivée et se dirigent
vers le premier virage (Ste-Devote). Piquet manque
de place et le contact est inévitable. Les
voitures jouent au ping-pong entre les rails avant
d?échouer dans l?échappatoire.
Ayrton Senna, 1988
L'année 1988 voit les McLaren d'Ayrton Senna et
Alain Prost remporter 15 des 16 courses. À Monaco,
Senna domine : parti de la position de tête
(1,5s sur Prost), il est en tête depuis le départ
et possède une avance de 53s sur Prost à 12 tours
de la fin. Tout le travail est fait, ne reste plus
qu?à voir le drapeau à damier.
Mais voilà que Prost (ennui de boîte au départ)
revient à la 2e place après 57 tours
passés à regarder l'arrière de la Ferrari de
Gerhard Berger. Le Français part à la chasse et
signe le meilleur temps de la course. Senna répond
avec un nouveau record du tour en course au
59e passage. Prost comprend le message
et lève le pied.
Senna fait de même, mais il a perdu sa
concentration. Le Brésilien commet quelques
petites erreurs puis une grosse gaffe : il
met sa McLaren dans les rails au virage du
Portier!
Honteux et furieux d'avoir donné la victoire à
Prost, Senna n'ira même pas rejoindre son écurie
dans les puits, préférant aller se réfugier dans
son appartement personnel à Monaco!
N.B. En 1993, Senna joue au ping-pong entre
les rails lors de la séance libre du jeudi,
lorsqu'un dysfonctionnement d'un mécanisme de
réglage sur sa voiture expédie sa McLaren dans les
rails avant même le premier virage.
Michael Schumacher, 1996
Le départ est donné sous la pluie. Schumacher
part de la position de tête, mais tombe
2e lorsque Damon Hill (Williams) le
dépasse dès le premier virage. Quelques centaines
de mètres plus loin, Schumi mord la bordure de la
courbe à droite menant vers le virage du Portier
(avant le tunnel); l'arrière de la Ferrari
décroche et va taper les rails du côté extérieur.
Sa course est terminée en un demi-tour! Schumi
entame une longue marche vers les puits.
N.B. En 2004, Schumacher roule en tête
derrière la voiture de sécurité. Il commence à
effectuer de brusques mouvements d'accélération et
de freinage dans le tunnel, afin de réchauffer ses
pneus et ses freins. Surpris, Juan Pablo Montoya
(Williams) le heurte et cause l'abandon de la
Ferrari.
Jacques Villeneuve, 1996
Villeneuve connaît une première qualification
difficile à Monaco, se plaçant 10e sur
la grille alors que son coéquipier Damon Hill est
2e. Avec un bon rythme et profitant de
quelques abandons, le Québécois occupe le
4e rang lorsqu'il tombe sur un
retardataire, Luca Badoer (Forti Corse), au virage
Mirabeau. Badoer laisse passer Johnny Herbert
(3e sur Sauber), mais ferme la porte à
la Williams en sortie du virage. Le contact cause
l'abandon des deux voitures. Badoer sera pénalisé
(amende de 5000 $ et suspension pour deux courses,
mais avec sursis).
Fernando Alonso, 2004
Fernando Alonso, alors sur Renault, tente de
prendre un tour à Ralf Schumacher (Williams) dans
le tunnel. Il croit que l'Allemand va le laisser
passer, mais Ralf roule sur la trajectoire de
course, ce qui pousse Alonso vers l'extérieur, sur
la partie poussiéreuse de la piste. Il glisse
inexorablement vers les rails sur lesquels il
endommage sa voiture. L'Espagnol occupait alors la
2e place.
Fernando Alonso, 2010
Lors de la séance d'essais libres du samedi
matin, Alonso perd le contrôle de sa Ferrari
(erreur de pilotage avouée) et tape le rail à
Massenet (dans la montée vers le Casino). Malgré
un choc à faible angle et une vitesse relativement
réduite au moment de l'impact (90 km/h), un
élément de suspension endommage le monocoque, qui
ne peut être réparé dans la journée. Alonso ne
peut participer à la séance de qualification.
Alonso est condamné à prendre le départ de la
ligne des puits avec un nouveau châssis.
L'Espagnol, qui avait mené les deux séances
d'essais libres du jeudi, va terminer à la
6e place pour récolter 8 points. Sans
cet accident, il aurait fort probablement pu viser
un podium (25-18-15 points), ce qui l'aurait
empêché de perdre le titre mondial pour 4 petits
points en fin de saison?
(*) Vous pouvez voir tous ces incidents sur
YouTube, en effectuant une recherche
: (nom du pilote) crash Monaco F1
(année)
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| 02:04 - La vision biaisée de Froch - RDS.CA
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Le gagnant du combat revanche entre Carl Froch et
Mikkel Kessler pourrait très bien être déterminé
en jouant à pile ou face. Les deux boxeurs ont eu
un cheminement différent depuis la première fois
qu'ils se sont affrontés, mais c'est évident que
ce sera très, très serré.
Sauf que contrairement à bien des observateurs et
des preneurs aux livres, j'ai l'impression que
Kessler sortira encore gagnant. Pourquoi? Parce
que c'est tout simplement un meilleur boxeur.
Évidemment, Froch aura l'avantage de boxer chez
lui. Et malgré son style échevelé, il met beaucoup
de pression, cogne dur et est en super forme. Mais
Kessler est capable d'encaisser des coups et l'a
prouvé tout au long de sa carrière. Kessler est
également en mesure de disputer de longs
combats.
Certains remarqueront avec justesse que Kessler
n'a pas nécessairement bien paru avant de passer
le knock-out à Allan Green à son avant-dernier
combat. Mais il faut savoir que lorsque tu te bats
contre un gars comme Green, tu ne te prépares pas
pour disputer un match de la série finale de la
Coupe Stanley! Contre Froch, il sera fin prêt.
À leur premier duel, c?était serré à première
vue, mais pas tant que ça sur les cartes des
juges. En raison de son style classique et précis,
Kessler retient beaucoup plus facilement
l'attention des juges que Froch.
Un boxeur qui était usé à la
corde
Froch a battu des adversaires qu'il a dominés
physiquement ou encore qui n?étaient tout
simplement pas de calibre comme Arthur Abraham.
Des athlètes de qualité comme Jermain Taylor,
Andre Dirrell, Mikkel Kessler et Andre Ward lui en
ont fait voir de toutes les couleurs. Lucian Bute
n'a pas été capable de prendre la puissance des
coups, mais rien ne dit que ses habiletés globales
n'auraient pas pu prévaloir pendant leur
combat.
En analysant les impondérables, j'ai remarqué que
Kessler avait été très discret depuis l'annonce du
combat revanche, tandis que Froch parlait
beaucoup. Il se plaignait notamment que ses
compatriotes qui ont sparré avec Kessler
n?étaient pas patriotiques. Froch n'a jamais
vraiment eu la cote dans son pays - comme Joe
Calzaghe, Ricky Hatton ou même Amir Khan - et il
semble s?être mis beaucoup de pression pour cette
occasion. À l'opposé, Kessler n'a jamais paru
aussi bien dans sa peau. Il en a vu d'autres et a
même réservé 5000 billets, ce qui signifie qu'il
pourra compter sur de nombreux partisans.
Avant qu'il ne batte Bute, plusieurs disaient de
Froch qu'il commençait à être usé à la corde. La
meilleure preuve de ça est que Stéphan Larouche et
InterBox l'avaient choisi pour affronter Bute.
C'est comme s'il avait trouvé la Fontaine de
jouvence à la suite de cette victoire.
Son dernier combat, il l'a livré contre Yusaf
Mack, un partenaire d'entraînement d'Adonis
Stevenson qui avait eu toutes les misères du monde
à respecter la limite de 168 livres et qui s?était
ensuite présenté dans l'arène complètement vidé.
La vision populaire de Froch est biaisée, car elle
est basée sur sa seule performance contre
Bute.
Je le répète. Ça ne veut pas dire que Froch ne se
présentera pas avec le couteau entre les dents,
mais le jab et l'intelligence dans le ring de
Kessler feront la différence. Le Danois
l'emportera de façon très serrée, peut-être même
par décision partagée.
*Propos recueillis par Francis
Paquin
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| mardi 21 mai 2013 | 16:56 - La fin des longs fers droits? - RDS.CA
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Après des mois de discussions et d'analyses, les
grands responsables des règles du golf ont enfin
statué : dès le premier janvier 2016, il sera
interdit d'avoir un point d'ancrage sur le corps
en utilisant les longs fers droits.
Dans l'esprit des décideurs, le point d'ancrage
va à l'encontre du mouvement de golf qui utilise
la mobilité des deux bras lors de la réalisation
de l?élan. Cela ne signifie pas nécessairement la
fin des longs fers droits. Dorénavant le bout de
la tige ne pourra être appuyé sur une partie du
corps afin de faciliter le mouvement du
pendule.
Est-ce qu'une telle pratique menaçait la survie
du golf dans son ensemble? Non, puisqu'on estime
que de deux à quatre pour cent des golfeurs
seulement utilisaient cette méthode.
Chez les professionnels du PGA Tour toutefois, la
pratique devenait de plus en plus courante. On
parle de 18 % des joueurs qui utilisent les longs
fers droits avec points d'ancrage. Cela devenait
d'autant plus dérangeant pour les responsables de
la United States Golf Association et du Royal and
Ancient que quatre des six derniers gagnants de
tournois majeurs utilisaient cette méthode.
La pratique ne faisait d'ailleurs pas l'unanimité
chez les joueurs eux-mêmes. Bien que le circuit
PGA Tour par la voix de son commissaire Tim
Finchem ait indiqué qu'on tolérerait les fers
droits et les points d'ancrage, plusieurs joueurs
dont Tiger Woods, Rory McIlroy et Arnold Palmer
exigeaient que soit abandonnée cette pratique.
Le Circuit européen, la LPGA, le Circuit européen
féminin et le Sunshine Tour d'Afrique du Sud ont
tous indiqué plus tôt qu'ils étaient contre la
pratique.
Il faut savoir que le PGA Tour n?était pas seul
dans sa croisade. Les dirigeants de PGA of America
qui regroupe les professionnels de clubs et les
enseignants étaient aussi en faveur du maintien du
point d'ancrage. En y jetant un coup d??il plus
attentif, on se rend compte, comme c'est si
souvent le cas dans ce genre de situations, qu'il
s'agissait peut-être davantage d'une guerre de
pouvoir entre un petit groupe d'individus.
Toujours est-il que le circuit PGA Tour soumettra
la décision à son comité des joueurs et à ses
membres et fera connaître sa décision
prochainement.
J'ai l'impression qu'on acceptera la nouvelle
règle et que la tempête se calmera comme ce fut le
cas pour l'application des nouvelles mesures
concernant les rainures moins prononcées sur les
fers. Les membres du circuit PGA Tour sont
effectivement les meilleurs golfeurs au monde et
quiconque a le talent nécessaire pour pulvériser
une balle au-delà de 350 verges depuis un tertre
de départ doit en avoir autant pour caler un roulé
d'une douzaine de pieds sans compter sur un point
d'ancrage. Et si certains individus ne sont pas en
mesure de résister à ce changement de règle, c'est
bien dommage, mais ils seront remplacés. La relève
ne manque pas.
En fin de compte, il me semble qu'on a pris
beaucoup de temps pour corriger une erreur commise
il y a bien longtemps lorsqu'on a permis
l'utilisation des longs fers droits. Il y a des
choses plus urgentes à régler, notamment le temps
de jeu qui affecte l'ensemble des golfeurs
amateurs et professionnels. Comme le veut
l'expression consacrée dans le domaine
sportif : « On passe (enfin) au
prochain appel? »
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| 00:02 - Prêt à faire le saut - RDS.CA
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Je crois plus que jamais que Patrick Roy sera
nommé entraîneur-chef de l'Avalanche.
Le nouveau vice-président exécutif des opérations
hockey au Colorado, Joe Sakic, a dressé un
portrait de l'entraîneur-chef qu'il recherche. Il
a dit qu'il voulait un entraîneur d'expérience,
qui est un gagnant et qui a beaucoup d?émotions.
Patrick Roy a huit ans d'expérience comme
entraîneur avec les Remparts dans la LHJMQ. Il a
gagné quatre coupes Stanley et on ne peut pas dire
que l'ancien gardien manque d?émotions.
Je crois que c'est une valeur sûre. De plus, les
deux hommes se connaissent bien ayant remporté les
grands honneurs à deux reprises ensemble au
Colorado. Je pense qu'il n'y a pas d'autre
candidat. Le temps est venu et je crois que
Patrick ne veut plus attendre. Il est prêt à faire
le saut. L'avenir le dira.
Dans le moment, le contexte est bon. C'est une
jeune équipe. Quand Patrick a refusé d'y aller en
2009, c?était sous l'ancien régime. Aujourd'hui,
la présence de Joe Sakic fait une différence.
L'Avalanche a de bons jeunes. Ils vont en
repêcher un autre, probablement le défenseur Seth
Jones, qui a appris à jouer au hockey alors qu'il
grandissait à Denver. J'y penserais deux fois
avant de lever le nez sur Jonathan Drouin et
Nathan MacKinnon, mais la décision sera entre
leurs mains lorsque l'organisation repêchera au
tout premier rang.
Je pense qu'il est dans une situation idéale.
Patrick pourrait se fier à Matt Duchene et Paul
Stastny, qui a été le meilleur compteur de
l?équipe américaine au Championnat du monde de
hockey.
Ne jamais prendre une équipe à la
légère
Les Sénateurs ont été extrêmement chanceux
dimanche. Les Penguins de Pittsburgh ont joué
mollement alors qu'ils gagnaient par un but et
qu'ils étaient en avantage numérique en fin de
troisième période. Ottawa a retiré son gardien et
Daniel Alfredsson s'est retrouvé seul devant le
filet avant de faire dévier la rondelle pour
provoquer la prolongation.
Ce n'est pas dans les habitudes des Penguins de
jouer de cette manière. Je crois que Dan Bylsma
s'en veut de ne pas avoir rappelé à ses joueurs
d'y aller à fond de train. Ça prouve une chose :
quand tu prends l'autre équipe à la légère, c'est
ce qui arrive!
Dans l'autre série de l'Association Est, je ne
pense pas que les Rangers soient capables de
remonter la pente. Les Bruins ont beaucoup plus de
profondeur.
Brad Richards joue maintenant sur le quatrième
trio. Ça en dit long sur les Rangers. L'attaque se
limite à trois joueurs : Derick Brassard, Rick
Nash et Ryan Callahan.
*Propos recueillis par Christian
L-Dufresne
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| lundi 20 mai 2013 | 20:06 - Bae se dresse devant Bradley - RDS.CA
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Le Sud-Coréen Sang-Moon Bae, âgé de 26 ans, a
remporté un premier titre en carrière sur le
circuit PGA Tour, dimanche, lors du Championnat
Byron Nelson.
Alors que le vent balayait le parcours du TPC
Four Seasons, avec des bourrasques pouvant
atteindre 50 km/h, l?élancé jeune homme a connu un
début de ronde des plus solides en enregistrant
trois oiselets sur les six premiers trous,
transformant ainsi un déficit d'un coup en une
avance de quatre coups sur l'Américain Keegan
Bradley, auteur d'un fantastique 60 en lever de
rideau, jeudi. Bae a cependant vu cette avance
fondre comme neige au soleil par la suite, si bien
qu'on s'est retrouvé avec une égalité après le
15e trou. C'est sur le 16e
que le tournoi s'est joué, une normale 5 de 546
verges, avec un vent de face. Les deux joueurs
étaient en bonne position pour retrancher un coup
à la normale, sur très courte distance. Bae a
d'abord calé son roulé d'environ 5 pieds, puis à
la surprise générale, Bradley rata le sien sur à
peine 3 pieds. À partir de ce moment, ce n?était
plus qu'une question de temps avant que Bae puisse
savourer ce premier gain aux États-Unis, d'autant
plus que Bradley allait commettre un boguey au
17e trou.
Cette performance de Sang-Moon Bae lui permet de
passer de la 95e à la 18e
position du classement de la Coupe FedEx. De plus,
il gagne 42 places au classement mondial sur
lequel il apparaît maintenant au 64e
échelon. C?était la 3e fois au cours
des quatre dernières années qu'un joueur
inscrivait une première victoire en carrière
à ce tournoi, les autres étant Jason Day (2010) et
Keegan Bradley (2011).
Même s'il n'en est qu?à sa deuxième saison sur le
circuit américain, Bae n'a rien d'une verte
recrue. Devenu joueur professionnel à l?âge de 18
ans, il a d'abord évolué sur les circuits de
Corée, d'Asie et du Japon sur lesquels il a connu
passablement de succès, comme en font foi ses 11
victoires. Sa première remonte à 2006 alors qu'il
n?était âgé que de 20 ans.
Après avoir remporté trois titres sur le circuit
japonais en 2011, il décide de s?établir en
permanence aux États-Unis et d'y poursuivre sa
carrière. Lors de son année recrue en 2012, il
empoche plus de 1,2 million de dollars et termine
la saison au 83e rang des boursiers. On
le sent maintenant beaucoup plus à l'aise sur ce
circuit et la qualité de son élan et de son jeu en
général laisse entrevoir d'autres succès dans un
avenir rapproché. Eh oui, une autre étoile est
née!
Du côté de Keegan Bradley, il s'agit bien sûr
d'une défaite dure à avaler puisqu'on a
l'impression qu'il s'est battu lui-même. Ce joueur
possède un talent fou et peut propulser la balle
au-delà de 350 verges sur les coups de départ.
C'est davantage au niveau du contrôle des émotions
que l'on a des doutes. Il n'arrive pas à se calmer
et on le sent très anxieux. Par moment, son rythme
semble incontrôlable et ça lui joue des tours.
N'en demeure pas moins qu'il est maintenant classé
11e joueur mondial et qu'il a grimpé au
8e échelon du classement de la Coupe
FedEx. N'ayez crainte, il aura plusieurs occasions
de se reprendre.
Il y a un 3e joueur qui aurait très
bien pu remporter ce tournoi. Il s'agit du
Sud-Africain Charl Schwartzel. Bien honnêtement,
c'est lui qui jouait le mieux lors de la ronde
finale mais son putter n'a pas été très
coopératif, si bien qu'il a raté plusieurs chances
d'oiselets sur courtes distances. Je ne serais
nullement surpris qu'il gagne le tournoi Colonial
cette semaine. Sa 3e place lui a tout
de même permis de gagner 28 rangs au classement
général de la saison (58e à
30e).
Prochaine étape : l'Invitation
Crowne Plaza
Pour une deuxième semaine consécutive, les
joueurs évolueront dans l?état du Texas cette
semaine, plus précisément au Colonial Country
Club, situé à Fort Worth. Zach Johnson tentera d'y
défendre son titre, lui qui connaît une saison
plutôt ordinaire jusqu'ici puisqu'il occupe le
95e rang du classement de la Coupe
FedEx. Ses compatriotes Matt Kuchar, Jason Dufner,
Jim Furyk, Davis Love III, Hunter Mahan et David
Toms seront également de la partie.
J'ai toutefois l'impression que c'est du côté
international qu'il faut regarder pour tenter de
deviner qui sortira vainqueur. J'aime bien les
chances de victoire de Charl Schwartzel, d'Henryk
Stenson et de David Lingmerth. Angel
Cabrera, Tim Clark, Louis Oosthuizen, Y.E.Yang,
Sang-Moon Bae et Ryo Ishikawa sont aussi inscrits
à cette compétition. Ishikawa est présentement sur
une bonne lancée et pourrait finalement nous
démontrer sa véritable identité au cours des
prochains mois.
On aura aussi droit à la présence de deux
excellents joueurs du circuit des Champions, soit
Tom Lehman et David Frost, qui se mesureront aux
plus jeunes pour l'une des rares fois au cours de
la saison. Le meilleur joueur canadien, Graham
DeLeat, tentera aussi de poursuivre sa série de
succès.
Michel Lacroix et moi vous donnons
rendez-vous pour les 3e et
4e rondes, sur les ondes de RDS, samedi
et dimanche.
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| vendredi 17 mai 2013 | 23:56 - Surplus de bons candidats - RDS.CA
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| 23:28 - Québec m'a redonné le goût au baseball - RDS.CA
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C'est avec un immense plaisir que je joins
l'équipe du RDS.ca à titre de chroniqueur. Pendant
l'été, je partagerai avec vous les tribulations de
mon équipe, les Capitales de Québec.
Avant de gagner le championnat avec les Capitales
l'an dernier, j'ai eu le plaisir de pratiquer mon
art au sein d'une organisation du baseball majeur.
Pour cette première chronique, je vous présente
mon parcours qui m'a ramené à la maison.
En 2002, j'avais été repêché en 40e ronde par les
Mets de New York sans toutefois signer de contrat
avec l'équipe. J'évoluais alors pour les Associés
de Laval de la Ligue de Baseball junior Élite du
Québec après être passé par l'Académie de baseball
du Canada (ABC) et je ne me sentais pas tout à
fait prêt à faire le saut dans les ligues mineures
d'une organisation du baseball majeur. C'est la
raison pour laquelle je me suis orienté vers le
Miami Dade College, en Floride. Avec le recul,
j'estime que mes deux années collégiales m'ont
bien préparé au baseball professionnel parce qu'il
faut l'avouer, c'est un choc culturel d'aller
jouer au baseball aux États-Unis.
Il n'était pas rare à l'époque qu'un joueur ne
conclut pas d'entente avec l'équipe qui l'avait
sélectionné. Si j'avais voulu signer que pour le
plaisir de signer un contrat, j'aurais pu le faire
sans problème. Les choses ont tourné en ma faveur,
car, même si je n'ai pas accepté d'offre des Mets,
ces derniers m'ont gardé à l'oeil et l'année
suivante, ils m'ont de nouveau repêché, mais en
48e ronde cette fois. Le recruteur des Mets au
Québec était Claude Pelletier, celui qui est
l'origine de la décision des Dodgers de Los
Angeles de repêcher Éric Gagné.
Outre le collège à Miami, je suis aussi allé
jouer au Northeastern Oklahoma A&M
College.
Au départ, c'était difficile de quitter ma
famille pour aller vivre dans un autre pays. Dans
une plus petite mesure, j'avais déjà vécu un
certain dépaysement au Québec, car étant
originaire de St-Roch-de-l'Achigan dans
Lanaudière, j'étais parti en pension à Montréal
pour y faire mon secondaire V. Au CÉGEP, j'étais à
Laval, ce qui signifie que depuis l'âge de 15 ou
16 ans, j'avais quitté le nid familial depuis
quelque temps. Ce petit exil m'a préparé à
partir.
En me repêchant une deuxième fois en deux ans, je
sentais que les Mets avaient toujours de l'intérêt
pour moi. Je venais de connaître une saison
ordinaire à Miami, ce qui pouvait expliquer que
j'ai été sélectionné huit rondes plus tard que
l'année précédente, mais cette sélection par les
Mets avait revigoré ma confiance.
Quand je jouais au Québec, j'étais vu comme un
frappeur qui pouvait sortir la balle du stade
régulièrement, mais les données étaient un peu
faussées parce qu'ici, on utilisait des bâtons
aluminium. Je savais très bien qu'aux États-Unis,
je n'aurais pas obtenu autant de longues balles.
Il faillait juste que je me fasse à l'idée.
La porte s'est ouverte
J'estime que les Mets m'ont donné une vraie
chance de me faire valoir durant mes années avec
eux. En 2009, la porte s'est ouverte pour moi,
mais malheureusement, je n'ai pas su en profiter
pour m'établir avec l'équipe AAA à Buffalo. Le
gérant des Mets, l'ancien des Expos Jerry Manuel,
m'aimait bien. On m'a alors donné la chance de
jouer sur une base quotidienne, moi qui avais été
un joueur d'utilité au niveau AA. Ça peut sembler
anodin, mais passer du AA au AAA est une marche
très haute à monter. J'ai connu un mauvais début
de saison et comme le baseball est un business et
que la patience des dirigeants est très courte, il
vaut mieux performer, car quand la fenêtre se
referme. Tu ne sais jamais si elle va s'ouvrir à
nouveau. Finalement, elle ne s'est plus jamais
vraiment rouverte pour moi.
J'ai fait des séjours au niveau AAA lors des deux
saisons suivantes, mais sans véritable chance. En
2011 par exemple, j'ai vécu une séquence de 30
jours sans obtenir un départ. Dans les
circonstances, il est difficile d'avoir de bonnes
statistiques quand tu n'es qu'un réserviste.
Si j'avais bien performé en 2009, je ne serais
peut-être pas au Québec aujourd'hui. Je jouerais
sans doute dans les ligues majeures ou quelque
part dans les ligues mineures.
Mon but ultime était d'atteindre le baseball
majeur. C'était mon rêve comme pour tous ceux que
je côtoyais. La situation devenait frustrante,
mais à un certain moment, il fallait affronter la
réalité et se dire que ça pourrait ne pas arriver.
Ce n'était pas facile, mais c'était une réalité
avec laquelle je devais composer. Je devais cesser
de m'en faire avec ce que je ne pouvais pas
contrôler parce que je me rendais compte que le
baseball est un business. Quand tu es un jeune
joueur, tu ignores comment ça fonctionne, mais la
réalité vous revient vite dans le visage et vous
perdez de vos illusions.
C'est comme les changements au niveau du
personnel des joueurs. Parfois, on se demande
pourquoi un tel joueur monte ou descend ou obtient
une chance. On ne comprend pas toujours ce qui se
passe, mais il faut parvenir à ne pas y penser
parce que ça nous joue dans la tête et nous fait
sortir de notre game.
Dans mes rêves les plus fous, je pense encore au
baseball majeur. J'ai toujours confiance en moi,
mais à bientôt 30 ans, les opportunités se font
rares, surtout si vous n'avez pas d'expérience
dans le baseball majeur. Je me suis tourné vers
Québec et la ligue Can Am l'an dernier et je ne
regrette pas mon choix. J'ai adoré ma saison en
2012 et j'ai retrouvé le goût de jouer au
baseball.
Je connaissais plusieurs membres de
l'organisation des Capitales et j'avais entendu
plein de belles choses sur l'organisation. La
décision n'a pas été très difficile à prendre et
je me disais depuis longtemps que si le baseball
affilié ne fonctionnait pas pour moi, je me
tournais vers le baseball indépendant et que
c'était pour être Québec. Il n'était pas question
que je me retrouve à jouer quelque part au Texas
ou dans une ligue loin de chez moi. L'organisation
des Capitales fait du bon travail depuis 15 ans et
les gars sont bien traités, c'est pour cette
raison que plusieurs d'entre eux y reviennent
année après année.
Je dois dire toutefois que jusqu'au début du camp
des ligues mineures l'an dernier, j'espérais un
appel avant de me joindre aux Capitales.
J'espérais toujours qu'une équipe vienne me
chercher parce que je venais de connaître de bons
Jeux panaméricains avec le Canada. Comme le
téléphone demeurait silencieux, je commençais à me
faire à l'idée d'aller jouer à Québec.
Environ une semaine après le début du camp des
ligues mineures, j'ai reçu des appels de Denis
Boucher et d'Ernie Whitt des Phillies de
Phialdelphie, qui avaient plusieurs blessés. La
première interrogation d'Ernie était de savoir si
j'avais un visa ou une carte verte pour travailler
aux États-Unis. Comme je n'en avais pas, ç'a
diminué mes chances et quelques jours plus tard,
on m'a fait savoir qu'on avait préféré un
Américain à ma place parce que les Phillies ne
voulaient pas gaspiller un visa. J'ai été déçu,
car cet espoir m'avait redonné un brin de
confiance. J'ai vécu des émotions en montagnes
russes en l'espace de quelques jours.
Je ne regrette en rien d'avoir choisi Québec. Je
suis heureux de savoir que ma famille peut venir
me voir jouer. Cette année, je n'ai pas vraiment
songé à me joindre aux Aigles de Trois-Rivières,
qui est plus près de ma ville natale. Je suis bien
installé dans la vieille capitale et j'ai plein de
chums dans l'équipe. J'aurais trouvé
difficile de jouer contre eux.
En plus, à Québec on a encore une très bonne
bonne formation qui aspire aux grands honneurs. Je
pense que la partie de jeudi contre les Aigles a
démontré que du premier au dernier frappeur du
rôle offensif, on est menaçant et pas reposant
pour les lanceurs. Asif Shah disputait son premier
match avec nous et il a obtenu quatre coups sûrs,
deux circuits et six points produits. Si un
huitième frappeur connaît une soirée comme
celle-là, ça s'annonce bien.
On est solide au monticule également. L'an
dernier en début de saison, il manquait un
cinquième partant alors que cette année, je dirais
qu'on a cinq bons partants et même un sixième au
besoin. La perte de TJ Stanton pourrait toutefois
nous faire mal en relève. Heureusement, on peut
miser sur Chris Cox, qui en est à sa deuxième
année avec nous. Cox a une balle rapide qui
atteint les 95 m/h et il mériterait de se
retrouver ailleurs dans le baseball. Il était avec
l'organisation des Diamondbacks de l'Arizona, mais
il a raté un examen physique.
*propos recueillis par Robert
Latendresse
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| 18:00 - Joue-la comme Beckham - RDS.CA
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Après Sir Alex Ferguson, une autre grosse
pointure du foot anglais, David Beckham, a annoncé
cette semaine qu'il mettait un terme à sa
carrière. La nouvelle a fait le tour du monde. La
presse anglaise rend hommage à la superstar du
foot et à ce héros britannique.
Tout y passe; de son arrivée avec le Manchester
United à l'âge de 16 ans, à son carton rouge face
à l'Argentine lors de la Coupe du monde de 1998, à
son célèbre coup franc contre la Grèce qui avait
qualifié l'Angleterre pour la Coupe du monde de
2002, à son passage au Real Madrid et son arrivée
en MLS en 2007. Beckham a été le bouc-émissaire et
le héros des Anglais.
Les experts s'entendent pour dire que son
héritage n'égale pas celui des Pelé, Maradona ou
Zidane. Il n'aurait même pas été le meilleur
joueur dans l'histoire du MU. Je vais laisser aux
experts le soin de débattre de la question.
Je retiens cependant un commentaire du
journaliste Jonathan Wilson de SI.com: Son style
de vie, sa célébrité ont-ils porté ombrage à
carrière de footballeur?
Beckham a été une vedette planétaire. On pouvait
aussi bien le voir sur la page couverture du
Sports Illustrated que du magazine Vogue. Il était
aussi à l'aise en maillot sur un terrain de soccer
que dans une pub de sous-vêtement. Il avait des
fans chez les amateurs de foot, dans les milieux
de la pub et de la mode, chez les hommes, les
femmes, les hétéros et les gais. Comme on
l'écrivait dans le Globe and Mail, Beckham était
peut-être davantage une marque de commerce qu'un
athlète. Et son mariage avec une vedette de la
chanson populaire n'a fait qu'accroître cette
perception. Les photos de Beckham, son épouse et
leurs quatre enfants en ont fait la famille royale
du sport professionnel.
Mais Beckham n'a pas été une prima donna. Lors de
son passage à Montréal l'an dernier, il a été très
généreux avec les médias et le public. D'ailleurs,
la MLS lui doit une fière chandelle. Son arrivée
en Los Angeles en 2007 a donné ses lettres de
noblesse à la ligue.
Il a aussi été une formidable machine à imprimer
de l'argent. Adidas estime avoir vendu 10 millions
de chandails de David Beckham au cours de sa
carrière de 20 ans. Il demeure associé à des
dizaines d'entreprises. Avec le Galaxy, il a
empoché 250M $ pendant 5 ans et son nom figure
encore au palmarès des athlètes les mieux payés en
2012 du magazine Forbes avec des revenus de 46M$.
Sa fortune et celle de sa femme sont évaluées à
300M de livres. Même à la retraite, on n'a pas
fini d'entendre parler de David Beckham.
Et vous, que retiendrez-vous de la carrière de
David Beckham ?
Pascal Dupuis est-il le joueur le plus
sous-estimé de la LNH?
Difficile à croire, mais le joueur autonome le
plus convoité cet été dans la LNH pourrait être
Pascal Dupuis!
Le joueur des Penguins compte déjà 6 buts à sa
fiche en 7 matchs des séries, un sommet dans la
LNH avec Patrick Sharp, des Blackhawks de
Chicago.
Il a terminé la saison régulière avec 20 buts et
38 points. Ben oui, il jouait à droite de Crosby,
il n'y a rien là, direz-vous? Justement, en
l'absence du 87, il a marqué 3 buts et obtenu 9
passes en 12 parties.
Ses 20 buts lui ont valu le 13e rang des
meilleurs buteurs cette saison dans la LNH.
Dix-sept de ses buts ont été marqués à 5 contre 5,
plus qu'Alex Ovechkin, Patrick Kane, Martin
St-Louis et Phil Kessel. Parce qu'il faut aussi
dire que Dupuis ne joue pratiquement jamais en
avantage numérique. En carrière, seulement 20 de
ses 175 buts ont été comptés sur le jeu de
puissance.
Depuis le début des séries, les Penguins ont
utilisé 23 joueurs en 7 matchs. Vingt-deux ont
fait au moins une présence en supériorité
numérique. Devinez qui est le 23e ? Pascal Dupuis.
Les statistiques officielles de la LNH indiquent
qu'il n'a joué qu'une seconde sur le jeu de
puissance! Des joueurs comme Deryk Engelland ( 43
secondes ), Brooks Orpik ( 21 secondes ) et même
Douglas Murray ( 12 secondes ) ont eu plus de
temps de glace.
Pascal Dupuis s'est amené à Pittsburgh dans la
transaction qui avait envoyé Marian Hossa avec les
Penguins. Dupuis était ce que les anglophones
appellent un "throw-in" dans cet
échange. On vous donne Hossa, mais vous allez
prendre aussi Dupuis.
Avec les Penguins, on l'a jumelé à Crosby en
attendant d'en trouver un meilleur. On l'a fait
jouer à droite, à gauche et même au point d'appui
lors de ses rares présences en avantage numérique.
Quand Sidney Crosby est revenu au jeu, on a tassé
Dupuis à l'aile gauche pour faire de la place à
Jarome Iginla. Aujourd'hui, on ne pourrait plus
s'en passer. Dupuis est un patineur ultra rapide
et il possède un excellent tir des poignets comme
en témoigne son but dans le match no 1 contre
Ottawa. À NBC cet hiver, on a dit de lui qu'il
était un des leaders de cette équipe sans avoir de
lettre sur son chandail.
Pascal Dupuis pourrait devenir très riche cet
été, mais il a déjà fait savoir qu'il aimerait
demeurer à Pittsburgh. Dans ce cas-là, il devra
probablement accepter moins d'argent. Par contre,
il pourrait ajouter quelques années à son entente
et gagner une ou deux coupes Stanley de plus. Dans
un cas comme dans l'autre, Pascal Dupuis ne pourra
pas perdre.
Entre 2 joints?
Les athlètes olympiques pourront dorénavant fumer
leur petit joint avant une compétition ! Enfin,
presque.
L'Agence mondiale antidopage vient d'annoncer
qu'inhaler de la marijuana ou manger un muffin ou
un biscuit au haschich ne sera plus un crime.
En fait, le seuil de tolérance va passer à 150
nanogrammes par millilitre de THC au lieu de 15
comme par le passé.
L'Agence dit vouloir s'adapter aux nouvelles
réalités de la société, de plus en plus tolérante
envers la consommation de drogue.
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| 17:44 - Duel intense à prévoir - RDS.CA
| 
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Je vous offre à partir de cette semaine une
chronique hebdomadaire qui sera disponible à tous
les vendredis sur le RDS.ca, une chronique dans
laquelle je commenterai l'actualité de la semaine
ainsi que les événements à venir pour le weekend.
Avec les organisations UFC et Bellator qui
occupent la manchette sur une base quotidienne, il
ne manquera pas d'action dans mes chroniques.
Cette semaine, c'est bien sûr l'affrontement
entre le Brésilien Vitor Belfort (22-10-0) et
l'Américain Luke Rockhold (10-1-0) qui retient
l'attention alors que les deux s'affronteront
samedi soir au Brésil, lors de la finale de
l?événement « UFC ON FX 8 », dans une carte qui
mettra aussi en vedette plusieurs excellents
combattants brésiliens. Belfort est une légende en
arts martiaux mixtes et ses combats sont la
plupart du temps explosifs et spectaculaires ? il
est capable du meilleur comme du pire, mais il
faut quand même admettre que ses défaites sont
survenues contre la crème de la crème. Après avoir
combattu depuis plusieurs années à 185 livres, il
est monté de catégorie lors de son dernier combat
pour affronter le champion Jon Jones. Belfort est
passé bien près de l'emporter par clé de bras dès
le premier round, mais après s?être défait du
Brésilien, c'est avec une certaine facilité que
Jones a gagné le combat par soumission au 4e
round. Par contre, chez les 185 livres, seul le
champion Anderson Silva a réussi à vaincre Belfort
qui montre une fiche dans cette catégorie de 8-1
depuis 2007. Ses mains rapides et sa force de
frappe sont toujours un danger pour tous ses
adversaires ? parlez-en à Michael Bisping qui tout
récemment a goûté à la médecine du solide cogneur
de Rio.
L'adversaire de Belfort, Luke Rockhold, est un
combattant complet qui a fait la pluie et le beau
temps au sein de la défunte organisation
Strikeforce, gagnant ses combats autant par
K.O./K.O.T que par soumission. Âgé de seulement 28
ans, Rockhold est perçu comme vedette montante
chez les 185 livres et Belfort sera assurément le
plus gros test de sa jeune carrière. Malgré une
très belle fiche et des victoires spectaculaires,
il faut toutefois admettre que Rockhold n'a jamais
affronté depuis le début de sa carrière le type
d'adversaire que Belfort a affronté. Il y a aussi
l'expérience qui penchera lourdement en faveur du
Brésilien, mais malgré tout ça, Rockhold est très
confiant. Il répète à tous depuis plusieurs
semaines qu'il vaincra assurément son adversaire
et prévoit même lui donner une leçon pour montrer
à tous comment il peut être facile de vaincre
Vitor Belfort. Ce sera assurément un combat
enlevant et au cours duquel il devrait y avoir
beaucoup d?émotion, puisque mon petit doigt me dit
que Belfort n'a pas du tout apprécié les propos de
Rockhold?
Les autres combats de cette carte de 13
combats :
Ronaldo Souza (17-3-0) contre Chris Camozzi
(19-5-0)
Rafael Dos Anjos (18-6-0) contre Evan Dunham
(14-3-0)
Rafael Natal (15-4-1) contre Joao Zeferino
(13-4-0)
Hacran Dias (21-1-1) contre Nik Lentz (23-5-2)
Francisco Trinaldo (12-2-0) contre Mike Rio
(9-1-0)
Gleison Tibau (26-9-0) contre John Cholish
(8-2-0)
Paulo Thiago (14-5-0) contre Michel Richard Dos
Prazeres (16-0-0)
Iuri Alcantara (27-4-0) contre Iliarde Santos
(27-6-1)
Fabio Maldonado (18-6-0) contre Roger Hollett
(13-4-0)
John Lineker (20-6-0) contre Azamat Gashimov
(7-2-0)
Jussier Da Silva (14-2-0) contre Chris Cariaso
(14-4-0)
Lucas Martins (12-1-0) contre Jeremy Larsen
(8-3-0)
Manchettes de la semaine dans le monde
des arts martiaux mixtes :
- Le récalcitrant Nate Diaz a été suspendu par
l'UFC pour avoir violé le code de conduite de
l'organisation alors qu'il a utilisé des propos
dérogatoires contre les homosexuels sur son compte
Twitter. Dana White a parlé d'une amende, d'une
suspension et possiblement même d'un congédiement
pour le plus jeune des frères Diaz, c'est à
suivre.
- L'annonceur maison de l'UFC, Bruce Buffer a
lancé cette semaine sa très attendue biographie «
It's time » et c'est du véritable bonbon pour tout
amateur d'arts martiaux mixtes. Le livre est
rempli d'anecdotes savoureuses et les gens
découvriront aussi dans le livre l'incroyable
histoire de la réunion des frères Buffer. Si vous
ne le saviez pas, Bruce est le frère du légendaire
annonceur de boxe Michael Buffer ? il est aussi
son gérant. Courez en librairie!
- Pat Healy est le dernier en lice pour les
combattants pris la main dans le sac. Healy a en
effet été contrôlé positif à la marijuana pour son
combat lors de l'UFC 159 au New Jersey. C'est un
faux pas qui risque de coûter cher à Healy
puisque, en plus de perdre sa victoire et d?être
suspendu, il devra aussi remettre les bonus qui
lui avaient été remis pour ce combat (combat de la
soirée et soumission de la soirée), c'est-à-dire
130 000 $. Il pourrait en plus devoir payer une
amende à la commission athlétique.
- L'UFC a annoncé cette semaine que Brandon Vera
ferait un retour chez les poids lourds après une
longue incursion chez les mi-lourds. Son prochain
combat l'opposera à Ben Rothwell lors de l'UFC 164
en août à Seattle.
- L?événement Bellator 96 qui sera le premier de
la « Summer Series 2013 » aura lieu le 19 juin
prochain au Winstar World Casino à Thackerville,
Oklahoma. En plus du combat de championnat mondial
des poids légers entre le champion Michael
Chandler et le gagnant du dernier tournoi à 155
livres Dave Jensen, Bellator présentera la
première ronde de son tournoi estival chez les
poids lourds et chez les poids mi-lourds. Chez les
poids lourds, Richard Hale affrontera Vinicius
Queiroz, alors que Vitaly Minakov, un champion
mondial de sambo, affrontera Ron Sparks. Chez les
mi-lourds, ce sera le retour de King Mo qui sera
opposé à Seth Petruzelli, alors que Jacob Noe
affrontera Renato Sobral;
- Il semblerait que les amateurs d'arts martiaux
mixtes auront bientôt la chance de savourer un
combat entre Wanderlei Silva et Chael Sonnen. Les
deux sont présentement en campagne publicitaire
afin de convaincre Dana White d'organiser le
combat. Vous pouvez parier un petit deux que le
président de l'UFC ne se fera pas prier et
annoncera le combat très bientôt. Il y a
énormément d'animosité entre les deux depuis que
Sonnen y est allé de commentaires pas toujours
sympathiques sur les Brésiliens.
- L'UFC travaille toujours d'arrache-pied avec
ses avocats afin de régler les détails qui
permettront à Mark Hunt d'obtenir son visa afin de
combattre aux États-Unis lors de la demi-finale de
l'UFC 160 face à Junior Dos Santos. Il y a déjà un
plan B en place si jamais ils échouaient ? ce plan
B a pour nom Roy Nelson.
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| 03:17 - Un été fort chargé - RDS.CA
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J?étais au circuit du Mont-Tremblant, jeudi, pour
faire une journée de tests sur les voitures des
séries ARCA et K&N. Mon équipe, NDS
Motorsports, et moi nous préparons parce que je
vais courser pour la toute première fois de la
saison en série K&N, dans deux week-ends, au
Minnesota. C?était donc une opportunité de venir
ici pour tester la voiture.
Nous sommes allés faire des essais il y a trois
semaines avec la voiture K&N et tout avait
très bien été. Néanmoins, je suis content d'avoir
eu la chance de la tester une deuxième fois pour
régler les petits problèmes.
Les séances d'essai sont très occupées. Jeudi,
j'embarquais dans une voiture pendant que l?équipe
travaillait sur l'autre et dès que les mécaniciens
avaient terminé, je changeais de voiture. J'ai
alterné toute la journée entre les deux
automobiles.
Au circuit du Mont-Tremblant, j'ai surtout testé
la voiture ARCA puisque c?était la première fois
que je l'essayais. Je voulais vraiment m'assurer
que tout était correct. La voiture a été refaite à
neuf avec un nouveau moteur. Bref, c?était de voir
si les freins fonctionnent bien et que l'huile ne
coule pas partout.
Cette deuxième séance m'a
aussi permis de faire plusieurs tours avec chaque
voiture pour voir comment elles réagissent sur de
longues distances. Je voulais aussi m'assurer que
je sois confortable dans les voitures. Étant donné
qu'elles ont été refaites, je vérifiais que les
pédales et les freins sont bien ajustés par
exemple.
Je course dans plusieurs séries différentes, ce
qui veut donc dire que je dois m'habituer à
conduire plusieurs voitures. À ma première année,
c?était plus difficile de m'adapter aux
différentes voitures que j'utilisais parce que
c?était toutes la première fois que je les
conduisais.
Je pense que dans les dernières années, je me
suis bien adapté parce que je fais tellement de
différentes séries avec plusieurs voitures. Je me
sens très à l'aise. Jeudi, cela m'a pris environ
10 tours avec chaque voiture pour me sentir
bien.
Un été occupé
Ma première course en K&N, dans moins de deux
semaines, sera la première de 20 épreuves
auxquelles je prendrai part cette année. J'aurai
plusieurs fins de semaine où je serai du départ de
plus d'une épreuve.
Je pense que nous sommes une équipe qui aura le
potentiel de terminer dans les cinq premiers dans
chacune des séries. Nous avons de bonnes voitures.
C'est vraiment intéressant de se présenter aux
courses en sachant que tu as des chances de
l'emporter.
J'ai déjà fait partie de NDS Motorsports. En
2010-2011, nous avons prouvé que nous étions très
agressifs et que nous étions capables de gagner
des courses. Maintenant, avec les nouveaux
réglages et les nouveaux moteurs, je suis
doublement confiant. Les podiums sont
atteignables.
La fin de semaine du 9-10-11 août sera très
spéciale. Je vais tout d'abord courir en
Nationwide à Watkins Glen, vendredi et samedi. Je
vais ensuite prendre l'avion ou l'hélicoptère pour
revenir le dimanche pour participer au Grand Prix
de Trois-Rivières, mais je devrai partir de
l'arrière étant donné que je n'aurai pas pris part
aux qualifications.
*Propos recueillis par Christian
L-Dufresne
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| 00:39 - Un ambassadeur de luxe - RDS.CA
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C'est une grande page de la petite histoire du
foot qui sera tournée lorsque David Beckham
quittera le sport qui l'a rendu célèbre à la fin
de la saison du Paris Saint-Germain.
Comme joueur, Beckham sera toujours reconnu pour
ses coups francs. Sa patte droite était
magistrale, peut-être l'une des plus précises de
l'histoire. Il pouvait mettre un centre sur la
tête de n'importe quel joueur, placer des frappes
en pleine lucarne ou compléter des passes magiques
sur 40 ou 50 mètres.
Mais sa renommée, on le sait, s?étend bien
au-delà des cadres de son sport, sa gloire déborde
à l'extérieur du terrain. Beckham est une figure
mondiale, une vedette planétaire, la rock star du
monde du soccer. Il est vu comme une icône au même
titre que Michael Jordan. Et en raison de son
alliance avec une célèbre chanteuse pop, des gens
qui ne connaissent absolument rien au soccer le
connaissent. On l'a constaté l'année dernière au
Stade olympique, alors que plusieurs spectateurs
avaient acheté un billet sans trop savoir quelle
équipe était en ville pour affronter l'Impact!
Le joueur qu'a été Beckham méritait-il que son
image prenne une telle ampleur? Honnêtement, en ne
prenant en considération que son talent pur, il
faut avouer que d'autres joueurs de sa génération
ont été beaucoup plus électrisants. Pensez à
Zidane et Ronaldo, ou encore Messi et Cristiano
Ronaldo... Mais Beckham, lui, est devenu
Hollywood.
Il faut toutefois rendre à César ce qui lui
revient. En 1999, Beckham est arrivé deuxième
derrière Ronaldo au scrutin visant à déterminer le
joueur de l'année de la FIFA. Cette
année-là, il avait aidé Manchester United à gagner
la finale de la Ligue des champions en préparant
deux buts décisifs dans les arrêts de jeu. Si je
ne me trompe pas, il avait terminé la saison avec
une trentaine d'aides décisives. À son apogée, il
faisait sans contredit partie de la crème de la
crème. On ne parle pas ici d'un joueur moyen
devenu célèbre parce qu'il a marié une Spice
Girl.
L'un des moments charnières de la carrière de
Beckham est survenu en 2001, lorsqu'il a qualifié
l'Angleterre pour le Mondial en battant la Grèce
avec un coup franc de 35 mètres dans la lucarne.
Pour les moins bonnes raisons, on n'oubliera
jamais son carton rouge fatidique au Mondial de
1998.
Et puis un bon jour, grâce à lui, le reste du
monde a commencé à parler de la MLS. Je jouais au
Danemark quand Beckham a quitté le Real Madrid
pour joindre les rangs du Galaxy de Los Angeles. À
l?époque, tout le monde disait cyniquement qu'il
s'en allait directement à la retraite. Alors au
début de la trentaine, on lui reprochait de mettre
son pays de côté pour aller faire des millions en
Amérique. L'avenir allait toutefois lui permettre
de prouver à tout le monde qu'il avait encore
quelque chose à offrir.
Tout à coup, les amateurs de sport de l'autre
côté de l'Atlantique ont commencé à se demander
c?était quoi au juste, la MLS. Ils se disaient que
si Beckham avait décidé d'y aller, ça devait bien
valoir le coup d??il. Tranquillement, les Anglais
ont commencé à y porter attention et les mordus du
ballon rond du reste de l'Europe ont emboîté le
pas. D'une certaine façon, c'est un peu lui qui
m'a aidé à me connecter au plus important
championnat nord-américain parce qu'au Danemark,
c'est pour Beckham qu'on a commencé à diffuser les
matchs de MLS qui pouvaient être montrés à des
heures raisonnables.
Sans cet ambassadeur de luxe, je ne crois
vraiment pas que la MLS serait allée conquérir ce
marché! C'est ça, l'effet Beckham.
Jadis, on disait des joueurs de la MLS qu'ils
n?étaient pas de calibre pour jouer en Europe.
Maintenant, des jeunes Américains et Canadiens
jouissent d'une plus grande visibilité et sont
recrutés pour jouer sur le Vieux Continent.
Un mal pour un bien
Une fois, en match présaison, j'ai eu la chance
de jouer contre Beckham. J?étais toutefois sur le
banc pour sa visite à Montréal au début de mon
retour avec l'Impact.
C'est comique, parce que le fait de ne pas avoir
joué ce jour-là m'a permis d'observer avec une
attention particulière le facteur Beckham. Bien
sûr, je l'avais vu à l??uvre maintes et maintes
fois à la télévision, mais de mon point de vue
privilégié, j'ai pu apprécier la finesse de son
art comme jamais auparavant. Son flair pour
repérer un coéquipier démarqué, la qualité de ses
relais... Il ne jouait peut-être plus pour
Manchester ou Madrid, mais je savais que j'avais
devant mes yeux un joueur très spécial.
Certains joueurs peuvent dribbler, éliminer deux
ou trois gars et trouver le fond du filet les yeux
fermés. Beckham pouvait causer ce genre de dommage
avec un seul ballon bien placé. Il pouvait envoyer
un joueur en échappée ou secouer les cordages avec
un coup franc parfait. C'est d'ailleurs comme ça
qu'il avait inscrit le but égalisateur lors de son
passage à Montréal. Avec le Galaxy, il était
l'aimant qui faisait fonctionner l'attaque. C'est
vrai que l'effectif californien débordait de
talent, mais les Donovan, Keane et Magee pouvaient
tous se retrouver à la porte de ton but avec une
seule passe de Beckham.
Effectuer et recevoir une passe, c'est la base du
soccer. Mais peu de joueurs dans l'histoire ont pu
réaliser ces actions banales avec la même aisance
que Beck.
Un gars comme les autres
Beckham a laissé derrière lui une réputation
favorable lorsqu'il a quitté les États-Unis.
Son arrivée à L.A. avait pourtant fait bien des
jaloux. Dans un championnat où les dépenses des
équipes sont limitées, son salaire
« galactique » était à des années
lumières de celui de ses coéquipiers et
rivaux.
Mais j'en ai déjà parlé avec notre ancien gardien
Donovan Ricketts,
q &
nbsp; ui a joué avec lui à Los Angeles, et
il me l'a décrit comme un joueur exemplaire et
très professionnel. Malgré toute la bulle qui
l'entoure, il apparaît semble-t-il comme un gars
comme les autres.
Peut-être, c'est vrai, qu'il était parfois
protégé par la Ligue et les arbitres. Mais moi,
j'ai toujours vu en lui un vrai pro. Jamais je
n'ai entendu dire qu'il ratait des rendez-vous,
qu'il se prenait le derrière, qu'il s'entraînait
en solitaire ou qu'il jouait à la star. C?était un
gars d?équipe, même plus que certaines autres
vedettes américaines, selon Donovan.
Bref, son départ nous affecte tous. Beckham,
c'est un gros nom. Il a marqué le sport en Europe
et en raison de son passage ici, on a développé un
certain attachement envers ce personnage. Mais
c'est ça, le monde du sport. Il y en aura
d'autres, des Beckham, mais on entendra toujours
parler du vrai, le seul et unique.
Jeb le guerrier
Mes coéquipiers de l'Impact et moi profiterons
d'une fin de semaine complète de congé après avoir
traversé une séquence de sept matchs en 22 jours.
Disons que ce n'est pas de refus à un moment où
tout le monde a besoin de se ressourcer et de se
changer les idées.
Le moment se prête bien à une petite retraite du
monde du soccer qui nous permettra de revenir
frais d'esprit et de corps pour attaquer la suite
du calendrier. On affrontera l'Union de
Philadelphie le 25 mai, puis ce sera ensuite le
temps d'aller chercher la coupe des Voyageurs.
D'un côté, on est déçu du résultat obtenu
mercredi soir dans notre premier duel contre les
Whitecaps de Vancouver. On aurait bien évidemment
aimé sortir du match avec un élan favorable, un
coussin qui aurait été bien pratique pour le
retour à l?étranger. Mais on se console en se
disant qu'on n'a rien donné à l'adversaire. À 0-0,
tout va maintenant se jouer sur un seul match. On
sera loin de chez nous, mais un but à l'extérieur
peut valoir double dans ces circonstances.
On évalue notre plus récente performance d'un ?il
réaliste. Un nul sans but, c'est le résultat que
Vancouver recherchait en formant une muraille
devant leur filet en deuxième demie. S'ils sont à
l'aise avec ça, tant mieux. Pour nous, c'est loin
d?être la fin du monde considérant qu'on a comblé
un retard de 0-2 contre Toronto au tour précédent.
Et on sait que lors du match ultime, devant leurs
partisans, ils vont probablement devoir se porter
davantage à l'attaque et ouvrir le jeu, une
stratégie qui devrait aussi être plus propice à
l'imposition de notre jeu.
Un des nôtres est ressorti amoché du match contre
Vancouver. Si vous suivez les activités de
l?équipe de près, vous avez probablement déjà vu
les photos du visage ensanglanté de Jeb Brovsky,
qui s'est fracturé le nez à six endroits après
avoir encaissé la tête d'un défenseur en toute fin
de rencontre.
Jeb est un gars que j'ai toujours apprécié. De sa
position de défenseur, il offre du jeu solide, ses
performances sont constantes. Je sais qu'il a été
critiqué depuis son arrivée à Montréal. On dirait
que les gens voudraient voir un Daniel Alves qui
monte avec le ballon, fait des centres, crée des
chances en attaque. Mais ce n'est son rôle avec
nous.
Jeb va au charbon, comme on dit en bon québécois.
Il se jette devant les tirs, il en bloque plus
souvent qu?à son tour. S'il se fait battre, il
faut le battre une deuxième fois parce qu'il est
toujours là. Il n'abandonne jamais, se donne
toujours à fond et n'a pas manqué une seule minute
en championnat cette saison!
Le fait qu'il ait insisté pour rester dans le
match avec un nez cassé démontre toute l'ardeur au
travail et la volonté de ce gars-là. Le mot clé,
c'est « guerrier ». Et dites-vous qu'il
est aussi intense à l'entraînement.
Une équipe, c'est un amalgame de styles. La
grande vedette offensive va peut-être récolter une
bonne partie de la gloire, mais dans le vestiaire,
on sait qu'on a autant besoin de Jeb Brovsky que
de Marco Di Vaio.
*Propos recueillis par Nicolas
Landry.
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| jeudi 16 mai 2013 | 15:24 - L'autre saison, autre perception - RDS.CA
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J'ai effleuré le sujet de l'arbitrage en séries
dans une précédente chronique et je l'ai terminée
en mentionnant qu'on s'en reparlerait
sûrement...j'avais raison!
Le hockey des séries est très différent de celui
qui se joue en saison régulière.
Premièrement, chaque centimètre de glace est
âprement disputé. La vitesse et l'intensité
montent de plusieurs crans.
Deuxièmement, dans une série 4 de 7 les équipes
se voient tous les deux jours, ce qui contribue
grandement à faire grimper l'animosité entre deux
clubs, surtout si un incident survient. Ce sont
dans ces occasions que l'on voit un peu plus
d'altercations ou certains gestes en réplique.
Après le lock-out de 2004, la façon d'appeler un
match a changé drastiquement. Nous appelions des
pénalités pour avoir accroché ou retenu au moindre
contact. Les ajustements ont été faits et je crois
qu'un équilibre a été trouvé entre le tout permis
des années 90 et le zèle d'après lock-out.
Certainement, chaque soir vous pouvez trouver des
infractions qui selon vous auraient dû être
punies, mais il y a toujours une question d'angle
et de jugement pour l'arbitre.
Pour qu'une punition soit appelée, il faut qu'il
y ait une conséquence au jeu. Si je vous accroche
légèrement, que vous ne perdez pas la rondelle et
que vous n?êtes pas ralenti, ce n'est pas une
pénalité. Si cependant ce même geste vous fait
perdre la rondelle et cause un revirement, j'irais
m'asseoir 2 minutes au cachot.
Tous gestes violents doivent être punis. Dans le
cas où ils ne le sont pas, c'est que l'arbitre
était malheureusement dans une position ou l'angle
ne lui permettait pas de voir l'infraction. Ce
n'est pas de l'aveuglement volontaire. Il faut
vivre avec des infractions manquées et dans les
cas graves, le département de la sécurité des
joueurs se chargera de la situation.
Regardez un match avec cette optique peut-être
verrez vous une différence.
L'autre saison, autre perception!
Ne pas dépasser la ligne
Il y a quelques jours, Alexander Ovechkin a étalé
ses états d?âme dans les médias.
Le capitaine des Capitals est un joueur de
premier plan dans la LNH et ses propos ont fait le
tour de la planète hockey.
Soyons très clair, je n'ai aucun problème à ce
qu'un joueur soit en désaccord avec le jugement
des officiels un soir donné, croyez-moi je suis
passé par là!
Mais je n'accepte pas qu'un joueur, entraîneur ou
membre d'une organisation questionne l'intégrité
des officiels et de la ligue.
La chose la plus importante pour un officiel est
son intégrité. J'ai vécu une situation dans ma
carrière où on a questionné mon intégrité de façon
démesurée et sans fondement. Dans l'opinion
publique, mes 16 années et quelque 1000 parties de
hockey professionnel à ce moment n'ont même pas
pesé dans la balance.
Un arbitre se présente à chaque match avec
l'intention d'exceller. En 27 ans d'arbitrage, je
n'ai pas encore vu la partie parfaite!
Pour ce qui est de ses déclarations faisant
allusion à ce que la Ligue préférait avoir un
septième match ou avoir une équipe provenant d'un
gros marché passer à la ronde suivante, c'est sans
fondement. Si c?était vrai, les gros marchés de
NY, Montréal, Vancouver et Toronto joueraient à la
place de Pittsburgh, Ottawa, San Jose et
Boston.
Il est très facile de jouer à la victime et
blâmer nos maux sur les autres, mais il est
parfois plus productif et bénéfique des se
regarder dans le miroir.
Raffi Torres
Raffi Torres a été suspendu indéfiniment par la
LNH pour son geste à l'endroit de Jarret Stoll.
Torrres est un récidiviste (vidéos) et sera
sanctionné sévèrement par le département de la
sécurité des joueurs.
J'ai entendu plusieurs analystes dire que
c?était, comme dans le cas de Gryba, un bon «
hockey hit ». Cette façon de voir les mises en
échec doit changer, ce qui était acceptable il y a
quelques années ne peut l?être aujourd'hui en
raison de la grosseur des joueurs, de la vitesse à
laquelle tout se passe et des conséquences
résultant de ces gestes.
Je suis d'avis que la notion de vulnérabilité
d'un joueur devra être introduite dans les règles
de jeux plus tôt que plus tard afin d?éviter que
quelque chose de tragique se produise.
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| mercredi 15 mai 2013 | 17:27 - Un cinquième majeur? - RDS.CA
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Le Championnat des Joueurs remporté par Tiger
Woods au cours de la dernière fin de semaine a été
un succès sur toute la ligne. Une foule record a
franchi les portes d'entrée du TPC Sawgrass, dont
plus de 40 000 spectateurs lors de la seule
journée de dimanche pour la présentation de la
ronde finale.
Encore une fois cette année, la bourse offerte
aux participants était la plus importante de la
saison sur le circuit PGA Tour. On a réuni le
meilleur tableau de participants de l'année et le
déroulement du tournoi et sa conclusion ont permis
d'inscrire des cotes d?écoute très intéressantes.
Devant l'importance de l?événement, pas un seul
autre tournoi n'a été présenté sur la scène du
golf professionnel au cours de la même période.
Est-ce donc à dire qu'on va finalement consacrer
officiellement cet événement comme le
« Cinquième Majeur » ?
Pas certain. Pas certain du tout.
Le Grand Chelem tel qu'on le connait au golf est
une création du vénérable Arnold Palmer et de son
bon ami journaliste Bob Drum. Palmer avait déjà
remporté le Tournoi des Maîtres et l'Omnium
américain en 1960 et avait pour but de remporter
l'Omnium Britannique et le Championnat de la PGA
afin de réaliser le « Grand chelem »
moderne. C'est Drum qui s'est chargé de propager
l'idée du titre qui serait accordé à
l'exploit : « Grand Chelem ». Il
fallait le considérer comme
« moderne » puisque Bobby Jones avait
quant à lui réalisé en 1930 ce que certains
considèrent encore comme l'exploit ultime, à
savoir inscrire des victoires lors des Omniums
américain et britannique et lors des Championnats
Amateurs américain et britannique. Ces quatre
triomphes en une seule saison sont quant à moi ce
qui s'est fait de mieux dans l'histoire du
golf.
Il faut aussi savoir que personne n'a réalisé le
« Grand Chelem ». Woods est venu bien
près en 2000 et 2001 en inscrivant des victoires
consécutives lors des quatre événements, mais ce
ne fut pas au cours d'une même année. Cinq joueurs
ont gagné toutes les épreuves du carré de tournois
majeurs. Jack Nicklaus et Tiger Woods l'ont
accompli trois fois chacun. Gary Player, Ben Hogan
et Gene Sarazen une fois chacun.
Certains ne jurent que par ces tournois. Hors des
tournois majeurs, pas de salut. Est-ce exagéré
?
Prenons l'exemple de Ray Floyd, qui en a gagné
deux et qui mentionnait récemment que l'entrée au
Temple de la Renommée de Fred Couples et de Colin
Montgomerie ne faisait aucun sens parce que
Couples avait remporté un seul titre majeur
(Tournoi des Maîtres) et que Montgomerie n'en
avait aucun. Cela diminuait les standards
d'excellence établis par ceux qui sont déjà au
Temple de la Renommée (Floyd y a été admis en
1989).
À suivre ce raisonnement, Andy North, maintenant
commentateur à la télé américaine, serait
admissible au Temple de la Renommée parce qu'il a
gagné l'Omnium américain à deux occasions. Le seul
petit problème, c'est qu'il n'a gagné qu'une seule
autre fois sur le circuit PGA Tour. A-t-il plus le
droit d?être au Temple de la Renommée que
Montgomerie ?
Ce dernier a dominé l'Ordre du Mérite du Circuit
Européen pendant huit saisons, dont sept
consécutives. Montgomerie a inscrit 31 victoires
en Europe, a terminé cinq fois en deuxième
position lors de tournois majeurs et a participé
huit fois à la Coupe Ryder sans jamais y subir la
défaite en match de simple. Il fut aussi capitaine
de l?équipe européenne qui a remporté la Coupe
Ryder en 2010. Mais, il n'a pas gagné un tournoi
majeur?
Est-ce qu'on exagère l'importance des tournois
majeurs ?
Quand on analyse la liste des gagnants de ces
tournois au cours des dix dernières années, on se
rend bien compte que ce ne sont pas nécessairement
les noms inscrits récemment sur les trophées qui
feront accourir les foules. Reste qu'ils ont gagné
là où tant d'autres ont échoué.
Il nous faut convenir que les tournois majeurs
représentent les meilleurs tests de golf
annuellement. Si on se donne la peine de regarder
la liste des trous les plus difficiles en 2012, on
se rend compte que 11 des 15 trous les plus ardus
se retrouvent sur les parcours utilisés par
l'Omnium américain, l'Omnium britannique, le
Championnat de la PGA et le Tournoi des Maîtres.
Le seul trou du TPC at Sawgrass qui figure sur la
liste des 50 trous les plus difficiles est le
14e trou qui est au 46e
rang.
En 2012, le Olympic Club utilisé lors de l'Omnium
américain fut le parcours le plus difficile sur le
circuit PGA Tour. Le site du Championnat de la
PGA, Kiawah Island fut le deuxième, le Royal
Lytham and Ste Annes lors de l'Omnium britannique
fut le cinquième et le Augusta National, site du
Tournoi des Maîtres, est au huitième rang des
terrains les plus difficiles. Le TPC at Sawgrass
est au 19e rang.
Si les « majeurs » sont
incontestablement les meilleurs défis de golf
présentés aux joueurs au cours d'une saison,
est-ce suffisant pour prétendre que les gagnants
sont de meilleurs golfeurs que ceux qui, par
exemple, gagnant trois tournois différents au
cours d'une même saison ?
Dans l'esprit de plusieurs, nombreux sont les
professionnels qui échangeraient leurs trois
trophées contre le seul plaisir d'avoir en main
celui des omniums américain ou britannique,
l'immense trophée Wannamaker ou un veston
vert.
Le Championnat des Joueurs est certes un des
rendez-vous les plus importants de la saison. Un
peu plus que la série du Championnat du Monde qui
regroupe aussi les meilleurs au Doral et au
Firestone Country Club, mais un peu moins que les
quatre étapes du « Grand Chelem ».
C'est un peu l'exercice qu'on tente de faire en
comparant la Coupe Ryder à la Coupe des
Présidents. Formule semblable, joueurs semblables
et comparables. Et pourtant, on sent bien que les
deux événements n'ont pas le même impact et qu'ils
ne suscitent pas le même intérêt.
Malgré ses 40 ans d'histoire et son immense
succès, le Championnat des Joueurs n'a pas encore
l'envergure d'un tournoi majeur. Et il n'entrera
pas dans le club sélect du « Grand
Chlem » de sitôt. Mais je pense sincèrement
que le statut de « cinquième majeur »
lui donne un caractère encore plus unique que si
on l'intégrait au carré des grands. Il s'agit
d'une appellation qui n'est pas sans faire plaisir
aux organisateurs et aux joueurs eux-mêmes.
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| 16:42 - Bute ne reverra peut-être plus Carl Froch - RDS.CA
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Quand Lucian Bute a fait remarquer à l'entraîneur
Stephan Larouche qu'il devait interrompre son
entraînement parce que la douleur qu'il ressentait
à la main gauche était intolérable, c'est comme si
Jean Pascal, le groupe GYM, InterBox et les vrais
mordus de boxe du Québec avaient tous reçu un
foudroyant coup au plexus.
Il y avait si longtemps qu'on attendait cette
bataille. Pascal l'avait réclamé à grands cris
pendant deux ans, mais Bute était occupé ailleurs.
Finalement, quand les deux plus belles bêtes de
boxe au Québec ont été détrônées à l'échelle
mondiale, l'évènement est devenu possible.
Curieusement, cette fois, c'est InterBox qui a
fait des pieds et des mains pour l'organiser. Avec
un boxeur qu'on disait pas totalement remis de sa
raclée contre Carl Froch, on s'est étonné qu'on
insiste autant pour affronter un Pascal confiant
et dans une forme physique à faire peur.
Mais quelle était cette idée de permettre à
Pascal et Bute de faire un maître au Québec alors
qu'ils avaient encore la possibilité de remonter
les échelons en vue d'obtenir une autre chance à
l'échelle mondiale?
Pour l'argent, bien sûr. Ils auront
éventuellement l'occasion de toucher la plus
grosse bourse de leur carrière. Et deux fois
plutôt qu'une puisque la revanche sera toute aussi
rémunératrice. Il n'y a pas un combat de
championnat du monde qui aurait pu leur valoir de
toucher un tel magot. Sans doute aussi pour
assurer la survie financière des deux entreprises,
même si Jean Bédard prétend que les boxeurs
touchent plus d'argent que les promoteurs.
Par contre, il y a aussi une bonne part de
risques pour InterBox qui compte moins de boxeurs
que son concurrent dans son écurie. Si Bute
perdait le combat initial et la revanche sur
laquelle ils se sont entendus, ce serait
probablement la fin d'InterBox.
Bédard se redresse dans son fauteuil. «Je ne
comprends pas que tout le monde dise cela,
lance-t-il, offusqué. Si Lucian perd, il aura la
possibilité d'affronter Froch avec lequel nous
avons aussi une entente pour une revanche. Et
puis, dites-moi, est-ce que tous les boxeurs qui
encaissent une défaite s'empressent d'annoncer
leur retraite? Nous avons perdu un combat contre
Froch que nous considérons comme un accident de
parcours. Manny Pacquiao a encaissé six ou sept
défaites et il est toujours actif.»
D'autres plans pourraient être chambardés. Bute
et Pascal ne s'affronteront pas avant décembre,
peut-être même en janvier 2014, ce qui reculera
fort loin un combat Froch-Bute. Il sera peut-être
même trop tard pour permettre à Bute de revoir le
Britannique. Qui dit que Froch ne sera pas à la
retraite quand Bute sera disponible pour lui? Il a
déjà pas mal fait le tour de son jardin. Âgé de 35
ans, il a déjà fait allusion à la possibilité de
se retirer s'il perd son rendez-vous avec Mikkel
Kessler dans quelques jours.
«Les choses changent vite à la boxe, ajoute
Bédard. C'est bien possible qu'une bataille
Froch-Bute n'ait jamais lieu.»
Un combat local?
Bédard affirme qu'il n'y a rien de mieux qu'un
combat contre Jean Pascal pour replacer Bute sur
la scène internationale. Pascal est un boxeur
jouissant d'une belle feuille de route. Il est
connu mondialement. Quand Bute a fait savoir que
le moment était venu de l'affronter, une décision
sur laquelle Larouche était d'accord, Bédard s'est
empressé de mettre le train sur les rails.
Même si le public est dans l'attente d'un combat
déjà largement publicisé et pratiquement vendu à
100%, Bédard affirme qu'on a tort de considérer
l'évènement comme un combat local. Si c'était le
cas, il précise que le réseau HBO n'aurait jamais
accepté de le retransmettre.
«C'est un combat de calibre mondial entre deux
anciens champions du monde. C'est gros comme
évènement. HBO n'achète pas des batailles
locales», dit-il.
C'est bien beau tout ça, mais une fois le premier
verdict connu, il n'y aura plus qu'une tête
d'affiche à Montréal, comme l'a déjà fait
remarquer Pascal.
«Pas nécessairement, ajoute Bédard. Là où Jean et
Lucian en sont dans leur carrière, les ceintures
n'ont plus la même importance. Ce qui compte,
c'est leur feuille de route et ce qu'ils ont
accompli quand ils se sont battus à la télé. C'est
le genre de spectacle qu'ils ont offert dans les
moments importants. C'est ça qui captive les gens.
Il y a de très gros combats dans lesquels il n'y a
pas de ceintures à l'enjeu. Les ceintures
permettent aux boxeurs d'acquérir une notoriété
qui va les aider à faire progresser leur carrière.
Nous avons la chance d'organiser un combat entre
deux boxeurs locaux qui créera de l'intérêt à
travers le monde. Les gens ne réalisent pas qu'il
s'agit d'un combat international. Pour nous, c'est
aussi gros que si on se battait contre Carl Froch.
C'est même plus important encore parce que HBO
avait refusé d'acheter Bute-Froch.»
Pascal: l'adversaire parfait
À la suite de l'entente conclue par les deux
camps, le gagnant aura l'option de ne pas accorder
immédiatement une revanche à son rival. Ce qui
veut dire que Bute pourrait affronter Froch s'il
est toujours là. Pascal, de son côté, pourrait
vouloir se mesurer à Bernard Hopkins.
Par ailleurs, avant le combat entre Froch et
Bute, disputé le 26 mai 2012, les promoteurs
avaient convenu qu'advenant une défaite du
Roumain, il pouvait livrer un ou deux combats lui
permettant de retrouver sa notoriété avant de
l'affronter à nouveau. À l'époque, ils ne
croyaient jamais devoir attendre plus de deux ans
avant de se revoir.
«Dans quelques mois, si Lucian l'emporte contre
Pascal, nous l'aurons notre revanche contre Froch
et toutes les télés seront là, précise Bédard.
Voilà pourquoi, ce combat contre Pascal est
parfait pour nous.»
Question de maintenir l'intérêt au cours des six
prochains mois, peut-être que Pascal amusera la
galerie en y allant d'une poursuite contre
InterBox qu'il accuse d'avoir caché une vieille
blessure à la main de Bute. Une menace qui n'a
fait perdre le sommeil à personne au royaume des
Cages aux sports.
«S'il fallait qu'on porte attention à tout ce
qu'il dit..., laisse tomber Bédard. Jean est sans
doute très déçu de la tournure des événements.
C'est parfaitement compréhensible. Ces choses-là
arrivent à la boxe. Je peux vous dire que la
catastrophe aurait été plus grande encore s'il
avait fallu que la blessure survienne deux jours
avant le combat au lieu de trois semaines».
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| 15:36 - L'autre saison, autre arbitrage - RDS.CA
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Avec les quelques jours de congé forcé suite à
l?élimination des Canadiens en cinq petits matchs
au premier tour des séries éliminatoires, j'ai
regardé plusieurs rencontres au petit écran. Le
premier constat : le printemps nous présente
vraiment le hockey le plus intense, le plus
inspiré et le plus serré qui existe. Deuxième
constat : le hockey joué en séries n'a rien,
mais rien à voir avec celui de la saison
régulière. Conclusion : est-ce vraiment ce
que l'on veut?
Je m'explique. Pourquoi mettre en valeur la
vitesse, éliminer l'obstruction et prôner une
production offensive plus grande en saison pour
favoriser l'endurance physique et le jeu robuste
en séries. Croyez-moi, j'apprécie les bonnes mises
en échec et je ne détourne pas mon regard lorsque
les gants tombent sur la glace. Je comprends aussi
que certains préfèrent ce style de jeu serré et
intense, comme gardien j'aimais bien que mes
défenseurs puissent plus librement défendre notre
territoire. Mais les confrontations et les duels
engendrés dans l'après-saison relèvent parfois
plus d'un combat de lutte, ou d'un concours de
bûcherons que du hockey fluide et porté sur
l'attaque. Je pense qu'en 2013, nous sommes rendus
ou, plutôt, nous devons nous rendre ailleurs.
Comme joueur, je préconisais une approche de
laisser-faire, laisser-aller, alors que je savais
que c?était hors de notre contrôle. Aujourd'hui,
comme analyste qui pense aux amateurs, je me
demande sur quel pied danser alors que, de toute
évidence, le style favorisé lors des séries est
diamétralement opposé à celui préconisé en saison
régulière.
Imaginez-vous alors en tant que dirigeant qui
doit trouver l?équilibre parfait entre talent et
robustesse mais qui part de loin, mettons comme
les Leafs ou les Canadiens'Pas évident. L'exemple
du CH est probant cette saison. Un club bâtit pour
la vitesse et l'exécution, pour gagner des courses
vers la rondelle et pour faire circuler le disque
en supériorité numérique et en transition depuis
la ligne bleue. Une équipe qui a tellement donné
de maux de têtes à l'adversaire en saison qu'elle
s'est vu offrir le plus grand nombre d'occasions
en jeu de puissance de toute la LNH. En fait, 18
occasions de plus que les deuxièmes, les Red Wings
eux aussi très habiles et rapides, et 27 de plus
que les Devils, seconds dans l'Est.
Le Tricolore a bénéficié d'une minute par match
de plus de supériorité numérique que le New
Jersey. Si on considère que Montréal a présenté le
cinquième meilleur taux d'efficacité du circuit en
avantage et que les buts avec un patineur en plus
représentent près de 30% de toute la production
offensive du groupe (comparativement à 17%
pour Chicago et 25% pour Pittsburgh, les deux
puissances) on identifie donc là l'une des raisons
principales des succès et du deuxième rang
difficilement arraché par les Canadiens. Or, une
fois le tournoi printanier amorcé, finies les
punitions d'accrochages automatiques lorsque le
bâton de l'adversaire devient parallèle à la
glace; terminée l'obstruction systématique signalé
contre les défenseurs mal pris; on lève maintenant
les yeux sur les coups de bâtons et les coups
d?épaules loin de la rondelle, bref, on n'est plus
régi par la même rigueur quant à l'interprétation
des infractions commises.
Le hockey sera toujours une succession de combats
et de duels à un contre un pour obtenir une
position avantageuse, ou la possession de la
rondelle, j'en conviens et c'est ce qui fait du
hockey un sport à la fois simple en surface et,
parfois, complexe dans les menus détails. Le
gabarit, ou plus spécifiquement la force physique,
aura toujours une influence sur le résultat d'une
bataille à un contre un. La hargne, l'acharnement
et le désir seront toujours des facteurs
prépondérants dans l'obtention d'une certaine dose
de succès et doivent le demeurer.
Une uniformité, de la saison aux séries,
de l'Est à l'Ouest, d'un match à l'autre, dans la
façon de donner le ton en ce qui a trait à ce qui
sera tolérer, ou non, ne brimerait en rien
l'aspect robuste et l'augmentation du niveau
d'intensité, car il s'agit des athlètes les plus
dédiés et les plus brillants de leur sport. Ne
minimisons pas leur capacité à s'adapter
rapidement à un environnement qui serait encore
plus propice à du jeu spectaculaire sans
compromis.
Le mot de la fin revient donc aux directeurs
généraux. Mike Gillis disait que le changement de
style entre la saison et le premier tour demandait
des ajustements à sa formation. Marc Bergevin,
lui, a fait allusion à un équilibre à atteindre
entre gabarit et rapidité, mentionnant au passage
que les 30 organisations avait le désir d?être
plus gros, plus vite, plus fort. Ne serait-il pas
temps également de faire un pas en avant autrement
,sans avoir à changer le visage du hockey que nous
apprécions tant.
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| 01:09 - Quelle débandade - RDS.CA
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Quel match hockey nous avons eu hier! Tout un
match si vous êtes un fan des Bruins et match
désastreux si vous êtes un fan des Leafs. Toronto
m'a impressionné en remportant les matchs 5 et 6
contre toute attente et même dans ce 7e match, ils
étaient en plein contrôle. Au grand détriment de
mon épouse (elle qui me dit "encore du
hockey"), je regardais ce match attentivement
hier soir et lorsque les Bruins ont compté pour
porter la marque à 4-2 et ont suivi avec quelques
bonnes présences, je me suis dit que ce match
n'était pas terminé. Bien que je pensais ça, je ne
m'attendais pas à cette remontée.
Lorsque Patrice Bergeron a marqué avec un peu
plus de 50 secondes à faire, j'étais très heureux
pour lui puisque son trio n'avait pas livré la
marchandise jusque-là. Comble de bonheur en
prolongation, Bergeron envoie les Bruins au
deuxième tour des séries. Peu importe le résultat
de ce match, une des deux équipes aurait été
coupable d'un effondrement monumental. Pour
Boston, cela aura été d'avoir laissé filer une
avance de 3-1 dans la série et pour Toronto, nous
connaissons tous l'histoire maintenant. Peu
importe nos allégeances, nous pouvons tous être
d'accord que c'était merveilleux pour tous les
fans de hockey.
Steve Bégin
Les finalistes pour le trophée Bill-Masterton ont
été dévoilés aujourd'hui et j'étais déçu de ne pas
retrouver le nom de Steve Bégin. Sans rien enlever
aux autres candidats, je crois fermement que Bégin
méritait au moins une nomination. Ce trophée
semble maintenant être remis au joueur qui a eu
une grosse blessure et qui fait un retour l'année
d'après. Mais si on lit la définition, le trophée
doit être remis au joueur ayant démontré des
qualités de persévérance et d'esprit d'équipe.
À lire également
Steve n'avait pas joué dans la LNH (à part 2
matchs) depuis 2009-2010 et a subi une importante
intervention chirurgicale à une hanche, mais il a
réussi un retour que plusieurs croyaient
impossible. Pour m'être entraîné avec lui au cours
de la dernière saison estivale ainsi que durant le
lockout, je peux vous assurer qu'il a tout fait en
son pouvoir pour obtenir une dernière chance. À
cause de l'arrêt de travail, il a passé une année
complète à s'entraîner et heureusement pour lui,
tout le travail a porté fruit. Sa réponse sur
Twitter aujourd'hui démontre exactement ce que ça
signifiait pour lui "ma récompense, je l'ai
eu en rejouant dans la LNH....fier de moi!"
Maintenant, souhaitons-lui le contrat à un volet
tant mérité.
Maintenant, voici mes prédictions pour la
deuxième ronde.
Ottawa-Pittsburgh
Bien que les Sens ont été expéditifs avec le CH
et que j'ai mentionné lors de ma chronique
précédente que je croyais en leur chance, je crois
que les Pens sont simplement trop forts. Par
contre, je m'attends à une très forte opposition
de la part des Sénateurs. Bien que je choisisse
les Pens, je ne serais pas en état de choc si
Ottawa causait une surprise. Pour espérer sortir
de cette série, les Sénateurs auront besoin que
Craig Anderson vole littéralement les matchs et il
en est capable. Le gros point d'interrogation des
Penguins est assurément devant le filet, mais
Vokoun joue très bien et je ne serais pas surpris
aussi de revoir Fleury dans cette série et ce sera
un gardien qui aura beaucoup à prouver et qui est
capable à de grandes performances. Je crois que
les Sens vont en manquer un peu et je prédis
Pittsburgh en 6
New York-Boston
Bien que Les Rangers ont bien fait, je crois
qu'ils manquent d'offensive pour pouvoir passer à
travers Boston. De plus, cette victoire dans le 7e
match leur donnera confiance et énormément de
momentum. À l'instar de leur série contre nous en
2011, après avoir remporté ce match ultime en
prolongation, ils ont terminé en fêtant une
conquête de la Coupe Stanley. Qui sait si ça ne se
reproduira pas encore! Boston en 6
LA-San Jose
Après un départ difficile contre les Blues, les
Kings jouent extrêmement bien et Jonathan Quick a
retrouvé ses repères. De plus, ils ont
pratiquement le même alignement que la saison
dernière et ces joueurs savent gagner. Par contre,
les Sharks ont été dominants en première ronde et
pour la première fois, ils ne sont pas entrés en
séries comme favoris et ça semble leur aller à
merveille. Pour cette raison et la simple
hypothèse qu'ils sont dus, je choisis les Sharks
en 7
Detroit-Chicago
Bien que j'aime beaucoup les Red Wings de Detroit
à cause de leur constance au cours des 20
dernières saisons et que j'aime supporter un
ancien Redmen de McGill en Mike Babcock, je crois
que les Hawks sont simplement trop forts et ont
trop de profondeur pour perdre. Pour cette raison,
je choisis Chicago en 6.
Sur ce, bonne deuxième ronde et espérons que nous
aurons encore droit à des matchs inoubliables.
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| mardi 14 mai 2013 | 22:38 - J'ai pleuré pour Toronto - RDS.CA
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J'ai eu beau chercher dans mes souvenirs, je n'ai
jamais vécu une fin de partie comme celle qu'on a
connue lors de la septième rencontre entre les
Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto,
lundi.
Que ce soit dans la LNH pendant dix ans à Québec
ou à New York ou encore à Trois-Rivières dans la
LHJMQ, je n'ai jamais rien vécu de tel. Perdre un
match avec une avance de trois buts en fin de
troisième période, c'est inimaginable. J'ai pleuré
pour Toronto. J'étais dans ma voiture après
l'émission l'Antichambre et j'avais eu
l'impression de rêver ce qui s'était passé à
Boston.
Les Bruins étaient morts en fin de partie. Ils
n'avaient plus de vie jusqu'au moment où ils ont
marqué un deuxième but. On a alors senti que la
foule revenait dans la partie, mais pas les
Bruins. Sur le troisième but, on voyait alors que
les Maple Leafs étaient en état de panique. Je me
demande si Toronto va s'en remettre.
Je suis en complet désaccord avec Claude Julien
qui impute cette remontée victorieuse à
l'expérience de son équipe. À mes yeux, cette
victoire n'a rien à voir avec l'expérience, c'est
juste une question de chance parce qu'à un certain
moment, Boston était mort. À 4-2, Matt Frattin a
raté une échappée qui aurait redonné une avance de
trois buts aux Leafs. Expérience ou pas, les
Bruins auraient été dans les boules à mites si
Toronto avait marqué.
Les Bruins ont fait subir le même sort aux Maple
Leafs qu'ils avaient eux-mêmes subi aux mains des
Flyers de Philadelphie en 2010. Boston avait
laissé filer une avance de 3-0 dans la série avant
de perdre une avance de 3-0 dans la septième
partie pour finalement s'incliner. Ça n'a rien à
voir avec l'expérience mon cher Claude, c'est de
la chance. Si on reprenait la partie avec 1000 ans
d'expérience, ça ne fonctionnerait pas.
L'entraîneur des Bruins aurait simplement dû dire
que son club était à la bonne place au bon moment
et qu'il a été chanceux.
Cette partie sera marquante pour tous ceux qui y
ont été impliqués. Jeffrey Lupul a écrit sur
Twitter qu'il n'oubliera jamais cette
partie jusqu'à sa mort. Je le crois entièrement
parce que c'est épouvantable de perdre une partie
de cette façon. Toronto dominait cette partie et
Boston avait déjà baissé les bras. Sur le banc, on
voyait les joueurs des Bruins qui étaient prêts à
fermer les livres.
Place aux Rangers
Je pense que les Bruins vont battre les Rangers
de New York en deuxième ronde. Boston a tellement
eu peur de perdre qu'il va prendre les moyens
nécessaires pour éviter de revivre une telle
frousse.
Les succès des Rangers passent essentiellement
par le gardien Henrik Lundqvist. Il y a aussi
Derick Brassard, auteur de neuf points (deux buts
et sept passes), qui est aussi un élément
important. La transaction avec Columbus est très
profitable pour les Rangers. Rick Nash en avait
parlé avec le D.G. des Rangers. Nash et Brassard,
on le sait, avaient joué ensemble à Columbus.
J'ai l'impression qu'on va revoir Tyler Seguin,
qui a été éclipsé par Phil Kessel en première
ronde. Il semblait effacé dans les jeux de
comparaisons à la suite de la transaction entre
les deux équipes il y a quelques années.
Zdeno Chara m'impressionne, mais il joue trop. Il
ne faut pas oublier qu'il doit déplacer ses 280
livres et quand il tombe sur la patinoire, c'est
280 livres qu'il doit relever. Quant à Milan
Lucic, il semble jouer à la star depuis
que les Bruins ont gagné la coupe Stanley, mais
dans le septième match face aux Leafs, son trio a
été le meilleur, mais il faut absolument que
Patrice Bergeron revienne avec Brad Marchand et
Seguin face aux Rangers. J'aime bien Jaromir Jagr,
mais à 40 ans, il doit retourner sur la troisième
ligne. On ne reviendra pas sur ses faits d'armes
en carrière, mais il ne peut plus aspirer à jouer
sur les deux premières lignes. Il faut que Seguin
reprenne sa place parce qu'on a besoin de ses
jeunes jambes.
Les Penguins vont l'emporter
Je ne crois pas que les Sénateurs d'Ottawa
pourront causer une surprise. Comme les Bruins,
les Penguins ont eu tellement peur contre les
Islanders de New York qu'ils seront mieux préparés
pour faire face à la musique.
Les amateurs auront droit à un bon duel de
gardiens entre Tomas Vokoun et Craig Anderson. Je
dois toutefois avantager le portier des Sénateurs,
qui est supérieur aux deux gardiens des
Penguins.
Ce sera aussi la première fois qu'Erik Karlsson
et Matt Cooke se retrouveront sur la même
patinoire depuis que le joueur des Penguins a
infligé une profonde lacération à une jambe du
défenseur étoile des Sénateurs. Je ne m'attends
pas à un règlement de compte parce que la victoire
est plus importante. Ceci étant dit, ça ne veut
pas dire que Chris Neil ne cherchera pas à s'en
prendre à Cooke.
Les Penguins ne m'ont guère impressionné au
premier tour face aux Islanders. Cette équipe a
toutefois une force de frappe dévastatrice avec
les Crosby, Malkin, Kunitz, Letang et Dupuis
aussi. De leur côté, Jarome Iginla et Brenden
Morrow n'ont pas été impressionnants.
La défensive des Penguins, à part Kristopher
Letang, c'est assez ordinaire. Le duel entre
Letang et Karlsson sera néanmoins intéressant à
suivre.
Mes prédictions pour cette deuxième
ronde
Pittsburgh en 6
Boston en 7
Los Angeles en 6
Chicago en 5
*propos recueillis par Robert
Latendresse
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| 20:55 - Le talent contre l'unité - RDS.CA
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C'est avec grand plaisir que je serai à l'analyse
de la série opposant les Sénateurs aux Penguins
lors du deuxième tour des séries de la Coupe
Stanley. Si les Sens ont été beaucoup plus
expéditifs que prévu lors de la première ronde
face aux Canadiens, l'histoire fût bien différente
du côté de Pittsburgh contre des Islanders bien
plus coriaces qu'anticipé.
En analysant les deux équipes joueur par joueur,
il est facile de donner l'avantage aux Pens plus
talentueux et aussi, depuis la date limite des
transactions, plus expérimentés. Chaque saisons
nous rappellent cependant que c'est la somme des
individus, le front commun présenté par le groupe
qui a raison du talent pour la plupart du
temps.
Difficile de trouver mieux que les Sénateurs dans
le département de l'esprit de corps. Un vestiaire
uni, qui a fait face à l'adversité plus souvent
qu?à son tour cette saison et qui a su relever le
défi d?être plus souvent qu'autrement l?équipe la
moins talentueuse sur la patinoire en l'absence
des Karlsson, Anderson, Spezza, Cowen et Michalek
pour une bonne partie du calendrier régulier
écourté. L'expérience acquise au printemps dernier
par ce groupe quasi intacte face aux Rangers leur
a appris à saisir les occasions lorsqu'elles se
présentent sans égard aux facteurs extérieurs.
Leçon apprise et appliquée face aux Canadiens lors
de la première série.
Il ne faut toutefois pas se faire des illusions,
la seule raison pour laquelle les Sénateurs ont pu
faire preuve d'opportunisme s'appelle Craig
Anderson. Et c'est à ce chapitre qu'Ottawa a une
grande longueur d'avance sur les Penguins.
Anderson devra être tout aussi spectaculaire mais
surtout tout aussi rassurant, spécialement lors
des débuts de matchs, afin que les Sénateurs
puissent donner la frousse à ceux à qui leur
entraîneur-chef, Paul MacLean donnait la coupe au
lendemain de l'acquisition de Jarome Iginla.
Pour les Penguins, la
profondeur offensive et une brigade défensive
améliorée font oublier les problèmes que
Marc-André Fleury a connus au premier tour. Tomas
Vokoun sera vraisemblablement envoyé dans la mêlée
pour le début de la série mais l'identité du
gardien partant pourrait changer au gré des
rencontres. Pittsburgh présente un groupe
expérimenté en séries mais qui n'a pas connu
beaucoup de succès collectif depuis leur dernière
conquête en 2009. Voilà pourquoi Ray Shero a jugé
bon ajouté des joueurs qui ont un certain vécu
mais surtout des joueurs qui ont soif de victoire
pour venir aider cette équipe tellement
talentueuse.
Les Penguins doivent absolument se rappeler leur
propre mot d'ordre, presque un slogan, qu'ils ont
adopté au lendemain de leur victoire de 7 à 6 au
Centre Bell dans un match rempli de
rebondissements : « Le souci défensif doit passer
avant tout ». Les jeunes et fougueux Islanders les
ont emmenés dans une série offensive où on avait
l'impression que le dernier à obtenir un tir au
but allait gagner! Sortis vainqueurs par
acharnement et profondeur du talent, les Penguins
aussi doivent avoir appris du premier tour. Un
plan respecté à la lettre ne fera que mettre en
valeur les Crosby, Malkin, Letang et'enfin la
liste est longue.
Une série qui devrait vous pousser au bout de
votre siège'Pittsburgh en 6.
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| 16:32 - Hangover 4 - RDS.CA
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Comment aimeriez-vous être un partisan des Maple
Leafs ce matin?
Si les producteurs cherchent une idée pour le
film "Hangover 4", le scénario est déjà
écrit. Parce que comme lendemain de veille,
Toronto doit avoir l'impression de vivre un
mauvais rêve.
Si les évènements de lundi soir font partie du
processus d'apprentissage comme on dit, les
joueurs des Maple Leafs ont eu droit à un cours
accéléré. Selon "Elias Sports Bureau",
c'est la première fois dans l'histoire de la LNH
qu'une équipe comble un retard de trois buts en
troisième période dans un match no 7.
Quand on a demandé à Milan Lucic après le match
de décrire l'ambiance au banc des Bruins quand les
Leafs ont pris les devants 4-1, il a répondu:
" On se disait, si on perd ce match, ce sera
la fin de cette équipe comme on la connaît, des
coéquipiers vont quitter". Il aurait pu
ajouter le nom de l'entraîneur Claude Julien.
Alors les vétérans se sont assurés que ça
n'arrive pas. Lucic le premier, a terminé la
soirée avec un but et une aide. Patrice Bergeron,
le coeur et l'âme des Bruins qui n'avait qu'un but
depuis le début de la série, a causé la perte des
Maple Leafs avec deux buts et une aide.
Pour Toronto la pilule sera dure à avaler. On
aura beau dire qu'ils ont fait un pas de géant
cette saison, ils étaient à 90 secondes d'accéder
au second tour. La défaite sera particulièrement
difficile à encaisser pour Phil Kessel. Au coeur
de la controverse depuis qu'il est passé des
Bruins aux Leafs, il incarnait toute les
maladresses de cette organisation. Cette série lui
aura permis de se réhabiliter.
Déjà-vu à Washington
Parlant de réhabilitation, Alex Ovechkin a encore
échoué lamentablement. Les Capitals ont été
éliminés par les Rangers en sept matchs. Ovechkin
termine la série avec un but et une aide; son but
a été marqué dans le premier match. Ensuite, rien,
zéro sauf une passe. À Washington, c'est devenu de
la routine.
Depuis qu'il est capitaine, les Caps ont une
fiche de 2-5 dans les matchs décisifs, ils ont
remporté trois séries, en ont perdu six et n'ont
jamais atteint la troisième ronde.
À Washington, on commence à dire que le
"C" sur son chandail ce n'est pas pour
capitaine, mais pour "contrat". Ovechkin
est sous contrat jusqu'en 2020-2021 et touchera
10M $ par année à compter de la saison
2014-2015.
Le style Bergevin
Marc Bergevin prend son travail au sérieux, mais
ne s'est jamais pris au sérieux lui. Il en a
fait une autre belle démonstration lundi.
À propos de Carey Price: "Je suis ici pour
l'aider, pour trouver des solutions. Je ne sais
pas quels arrangements nous pouvons prendre,
peut-être que je peux faire son épicerie pour lui
".
Sur sa nomination comme DG de l'année:
"C'est la première fois que je suis en
nomination pour un trophée. Je n'ai jamais eu un
tel honneur comme joueur, ce qui en dit long sur
ma carrière ".
Enfin, à propos du jeu de Markov qui a décliné
après la blessure à Emelin: À St-Louis, j'étais
jumelé à Al McInnis. Quand j'ai été blessé, il a
continué de bien jouer ".
Comme on dit, on guérit pas le cancer, c'est
juste du hockey!
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| 02:16 - Soyez patient - RDS.CA
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Je pense que Carey Price aurait pu s'abstenir de
faire certains commentaires qui pourraient être
mal interprétés des amateurs. J'aurais aimé
l'entendre dire autre chose qu'il a du mal à faire
son épicerie en toute quiétude. J'aurais aimé
l'entendre dire qu'il a connu des ennuis en séries
éliminatoires et qu'il allait se retrousser les
manches cet été pour revenir plus fort.
Je continue à croire qu'il est un bon gardien. Je
crois qu'il faut être patient avec lui et
l'entourer. Je pense qu'il a parlé sous le coup de
la frustration de ne pas avoir réussi à performer
dans les séries. Je ne suis pas dans sa tête, mais
peut-être était-il découragé de la tournure des
choses. Il a livré le fond de sa pensée et il
aurait pu être plus prudent.
Je comprends Marc Bergevin d'être totalement
derrière son gardien. Le Canadien a défendu Price
durant toute l'année, mais parfois, ça devient
difficile de se porter à la défense d'un joueur
parce qu'il doit livrer la marchandise. Ses
statistiques en séries sont difficiles à défendre.
Price a du talent, mais il va devoir aller
chercher des victoires en séries. Tous les
athlètes rencontrent des ennuis durant une saison,
mais la question est de savoir comment le joueur
va se relever, car s'il ne se relève pas, il reste
au plancher.
Ce sera à lui à gérer la situation et au Canadien
à essayer de trouver une formule pour l'aider. Je
ne dis pas que Pierre Groulx n'est pas un bon
entraîneur des gardiens, mais parfois un
changement fait du bien. À Toronto l'an dernier,
on a remercié François Allaire et étrangement les
gardiens des Maple Leafs vont très bien cette
saison. Et pourtant, tout le monde sait qu'Allaire
est un très bon entraîneur des gardiens. Des fois,
un changement ne nuit pas. De toute façon, Price
ne peut faire pire.
Ce n'est pas facile de gagner à Montréal, mais ce
n'est pas plus facile à Vancouver ou Toronto ou
Philadelphie. Ce serait la même affaire ailleurs.
La saison prochaine, on aura une meilleure idée à
savoir si Price est fait pour le marché de
Montréal, mais il ne faut surtout pas paniquer
avec lui.
Pas plus facile en 2013-14
Ce ne sera pas plus facile l'an prochain alors
que les Red Wings de Detroit vont passer dans
l'Est. Les forces actuelles comme les Penguins
vont demeurer la même puissance. Sans oublier les
Bruins de Boston, les Maple Leafs qui se sont
améliorés, même chose pour les Sénateurs d'Ottawa.
Les Devils du New Jersey ont raté les séries cette
année, mais comptez sur eux pour s'améliorer. Les
Rangers sont bons et les Islanders se sont
améliorés aussi, sans oublier les Capitals de
Washington.
J'ai aimé ce que j'ai vu cette saison et la barre
sera haute pour le Canadien l'an prochain. Le club
sera victime de son succès, mais quand tu veux
bâtir une équipe, il faut être patient et j'espère
que les partisans le seront. La base est bonne
avec les jeunes comme Alex Galchenyuk, PK Subban,
Brendan Gallagher et Jarred Tinordi pour ne nommer
que ceux-là. On va voir comment Danny Kristo va se
comporter au camp, car il pourrait surprendre, lui
qui a brûlé la NCAA.
Le Canadien a joué au-delà des espérances cette
saison, passant de la 15e à la deuxième place dans
l'Est. L'équipe est sur la bonne voie de se
reconstruire, mais elle n'est pas prête à gagner
la coupe Stanley demain matin. Soyez patient.
Bergevin a ma confiance
J'ai confiance en Marc Bergevin, car il y a de
bons hommes de hockey dans l'administration de ce
club. La base est bonne et Bergevin va y greffer
d'autres joueurs, mais il faudra que le gardien
fasse les arrêts.
Le directeur général va devoir composer avec un
plafond salarial en baisse l'an prochain, ce qui
l'obligera à prendre des décisions importantes
comme racheter Tomas Kaberle, laisser partir
Michael Ryder, Yannick Weber ainsi que Colby
Armstrong notamment. L'échange d'Erik Cole a
permis de sauver près de neuf millions.
Il faut d'ailleurs s'attendre à voir de beaucoup
de jeunes avec l'équipe l'an prochain pour faire
face aux subtilités du plafond salarial.
*propos recueillis par Robert
Latendresse
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| 01:45 - Une fois de plus, Tiger nous démontre sa dominance! - RDS.CA
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Et dire que plusieurs pseudo-experts prétendaient
que Tiger Woods ne dominerait plus jamais son
sport? Après ce qu'on a vu hier, au Championnat
des joueurs, avouons qu'ils se sont trompés
royalement!
Personne ne sait mieux que Tiger Woods comment
gagner un tournoi de golf. Il nous a démontré,
lors de la ronde finale, à quel point il est en
mesure de bien analyser un parcours puis d'y
établir une stratégie gagnante.
Bien sûr qu'il n'est pas à l'abri des erreurs
coûteuses, pas plus que les autres joueurs. Il est
humain et il nous l'a prouvé hier lorsqu'il a
envoyé sa balle à l'eau au 14e trou,
erreur qui devait éventuellement mener à un double
boguey. Woods n'a pas appuyé sur le bouton panique
pour autant et s'est tout de suite ressaisi avant
de terminer sa partie avec aplomb. Il s'est tout
simplement dit qu'un mauvais coup n'allait pas
gâcher son tournoi. Une attitude positive a vite
chassé les mauvais esprits et lui a permis
d'inscrire un quatrième gain cette année, en
seulement sept tournois. C'est d'ailleurs la
première fois de sa carrière qu'il remporte un
quatrième titre si tôt en saison. Aux yeux de
plusieurs, la qualité de son jeu est aussi bonne
qu?à ses meilleures années et Tiger va même
jusqu?à dire qu'il continue de s'améliorer, ce qui
en soi, n'est pas nécessairement une bonne
nouvelle pour ses adversaires.
En plus de consolider son emprise sur le
1er rang au classement mondial, cette
78e victoire en carrière lui permet de
s'approcher à seulement quatre titres du record
absolu de 82 victoires, toujours détenu par le
légendaire Sam Snead.
Statistiques ahurissantes
Incluant les quelques sorties du temps où Tiger
possédait un statut amateur, le Championnat des
joueurs était son 300e tournoi à vie
sur le circuit PGA Tour. Coïncidence ou non, il
avait aussi gagné son 100e et son
200e tournoi. Un petit calcul rapide
nous permet donc de constater qu'il a remporté 26%
des tournois auxquels il a participé. Ce
pourcentage invraisemblable de victoires augmente
à 33% (7 en 21) si on prend seulement ses 21
dernières sorties et gonfle à 57% (4 en 7) si on
compte seulement ceux de la saison en cours.
Tiger Woods a touché plus de 106 millions de
dollars en bourses durant cette période, ce qui
lui donne une moyenne de plus de 350,000.00
dollars par tournoi joué. De plus, cette somme
impressionnante de bourses ne représente
qu'environ 10% de ses revenus réels durant cette
période. Je me demandais justement ce qu'il allait
s'offrir avec le 1,7 million de dollars qu'il a
touché hier? « No clue »!
D'autres belles performances
D'abord celle du vétéran Jeff Maggert, âgé de 49
ans. Il a prouvé qu'il peut encore tenir son bout
avec les plus jeunes, surtout sur un parcours où
la puissance ne joue pas un rôle de premier plan.
Bien sûr qu'il était déçu de cette balle à l'eau
au 17e trou, mais dans l'ensemble, ce
fût un très bon tournoi pour lui.
Le jeune suédois David Lingmerth a aussi démontré
qu'il possède les qualités requises pour gagner
sur ce circuit. L'expérience acquise lors du
weekend devrait lui servir très bientôt. Du côté
de Sergio Garcia, il aurait fallu que le tournoi
ne dure que 70 trous plutôt que 72. On a rarement
vu un joueur s?écrouler de la sorte alors qu'il
était comeneur avec seulement deux trous à jouer.
Deux balles à l'eau au 17e trou et puis
une autre au 18e trou lui ont fait
perdre six coups, passant de moins-13 à moins-7.
J'espère qu'il ne prendra pas trop de temps à s'en
remettre, car ce joueur possède un talent fou et
on aime le voir se batailler avec Tiger. Il a
perdu cette manche, mais il pourrait rebondir plus
vite qu'on ne le croit? Après tout il faut bien
alimenter l'animosité qui règne entre ces deux
coqs.
TPC Sawgrass : Une ambiance
unique!
Pour la deuxième année consécutive, nous avons
décrit les rondes finales sur place, en direct du
club de golf TPC Sawgrass. Il faut voir l'ambiance
qui règne sur ce parcours; intimidant pour les
joueurs, mais tellement spectaculaire pour les
spectateurs. Il faut vraiment avoir les nerfs
solides pour passer ce test avec succès, les
pièges sont nombreux, les obstacles d'eau vous
forcent à jouer le coup parfait. Si la crainte
s'empare de vous, vous ferez face à des coups de
récupération qui vous laisseront très peu de
chance de sauver la normale. L'architecte Pete Dye
peut donc dire mission accomplie, car il joue dans
la tête des meilleurs joueurs au monde sur chacun
des 18 trous.
Prochaine étape : Championnat HP
Byron Nelson
C'est sur le parcours TPC Four Seasons de Irving,
au Texas, que les joueurs ont rendez-vous cette
semaine. L'américain Jason Dufner tentera d'y
défendre son titre et devra se méfier de quelques
compatriotes incluant Dustin Johnson, Matt Kuchar,
D.A Points, Keegan Bradley et le surprenant Casey
Wittenberg qui a connu un très bon tournoi au
Championnat des Joueurs.
J'estime toutefois que c'est du côté
international qu'il faut regarder pour tenter de
déterminer le prochain champion. J'aime les
chances de Louis Oosthuizen et de Charl
Schwartzel, deux excellents joueurs qui sont mûrs
pour une victoire.
Il faudra aussi garder un ?il sur le Suédois
David Lingmerth, deuxième au TPC Sawgrass, et sur
l'Australien Marc Leishman, lui aussi sur une
bonne lancée.
Les organisateurs ont aussi octroyé une place au
jeune prodige chinois, Tianlang Guan.
N.B. RDS présente les 3e et
4e rondes lors de la fin de semaine
prochaine. Soyez au rendez-vous!
|
| 01:45 - Tiger nous démontre sa dominance! - RDS.CA
| 
|
Et dire que plusieurs pseudo-experts prétendaient
que Tiger Woods ne dominerait plus jamais son
sport? Après ce qu'on a vu hier, au Championnat
des joueurs, avouons qu'ils se sont trompés
royalement!
Personne ne sait mieux que Tiger Woods comment
gagner un tournoi de golf. Il nous a démontré,
lors de la ronde finale, à quel point il est en
mesure de bien analyser un parcours puis d'y
établir une stratégie gagnante.
Bien sûr qu'il n'est pas à l'abri des erreurs
coûteuses, pas plus que les autres joueurs. Il est
humain et il nous l'a prouvé hier lorsqu'il a
envoyé sa balle à l'eau au 14e trou,
erreur qui devait éventuellement mener à un double
boguey. Woods n'a pas appuyé sur le bouton panique
pour autant et s'est tout de suite ressaisi avant
de terminer sa partie avec aplomb. Il s'est tout
simplement dit qu'un mauvais coup n'allait pas
gâcher son tournoi. Une attitude positive a vite
chassé les mauvais esprits et lui a permis
d'inscrire un quatrième gain cette année, en
seulement sept tournois. C'est d'ailleurs la
première fois de sa carrière qu'il remporte un
quatrième titre si tôt en saison. Aux yeux de
plusieurs, la qualité de son jeu est aussi bonne
qu?à ses meilleures années et Tiger va même
jusqu?à dire qu'il continue de s'améliorer, ce qui
en soi, n'est pas nécessairement une bonne
nouvelle pour ses adversaires.
En plus de consolider son emprise sur le
1er rang au classement mondial, cette
78e victoire en carrière lui permet de
s'approcher à seulement quatre titres du record
absolu de 82 victoires, toujours détenu par le
légendaire Sam Snead.
Statistiques ahurissantes
Incluant les quelques sorties du temps où Tiger
possédait un statut amateur, le Championnat des
joueurs était son 300e tournoi à vie
sur le circuit PGA Tour. Coïncidence ou non, il
avait aussi gagné son 100e et son
200e tournoi. Un petit calcul rapide
nous permet donc de constater qu'il a remporté 26%
des tournois auxquels il a participé. Ce
pourcentage invraisemblable de victoires augmente
à 33% (7 en 21) si on prend seulement ses 21
dernières sorties et gonfle à 57% (4 en 7) si on
compte seulement ceux de la saison en cours.
Tiger Woods a touché plus de 106 millions de
dollars en bourses durant cette période, ce qui
lui donne une moyenne de plus de 350,000.00
dollars par tournoi joué. De plus, cette somme
impressionnante de bourses ne représente
qu'environ 10% de ses revenus réels durant cette
période. Je me demandais justement ce qu'il allait
s'offrir avec le 1,7 million de dollars qu'il a
touché hier? « No clue »!
D'autres belles performances
D'abord celle du vétéran Jeff Maggert, âgé de 49
ans. Il a prouvé qu'il peut encore tenir son bout
avec les plus jeunes, surtout sur un parcours où
la puissance ne joue pas un rôle de premier plan.
Bien sûr qu'il était déçu de cette balle à l'eau
au 17e trou, mais dans l'ensemble, ce
fût un très bon tournoi pour lui.
Le jeune suédois David Lingmerth a aussi démontré
qu'il possède les qualités requises pour gagner
sur ce circuit. L'expérience acquise lors du
weekend devrait lui servir très bientôt. Du côté
de Sergio Garcia, il aurait fallu que le tournoi
ne dure que 70 trous plutôt que 72. On a rarement
vu un joueur s?écrouler de la sorte alors qu'il
était comeneur avec seulement deux trous à jouer.
Deux balles à l'eau au 17e trou et puis
une autre au 18e trou lui ont fait
perdre six coups, passant de moins-13 à moins-7.
J'espère qu'il ne prendra pas trop de temps à s'en
remettre, car ce joueur possède un talent fou et
on aime le voir se batailler avec Tiger. Il a
perdu cette manche, mais il pourrait rebondir plus
vite qu'on ne le croit? Après tout il faut bien
alimenter l'animosité qui règne entre ces deux
coqs.
TPC Sawgrass : Une ambiance
unique!
Pour la deuxième année consécutive, nous avons
décrit les rondes finales sur place, en direct du
club de golf TPC Sawgrass. Il faut voir l'ambiance
qui règne sur ce parcours; intimidant pour les
joueurs, mais tellement spectaculaire pour les
spectateurs. Il faut vraiment avoir les nerfs
solides pour passer ce test avec succès, les
pièges sont nombreux, les obstacles d'eau vous
forcent à jouer le coup parfait. Si la crainte
s'empare de vous, vous ferez face à des coups de
récupération qui vous laisseront très peu de
chance de sauver la normale. L'architecte Pete Dye
peut donc dire mission accomplie, car il joue dans
la tête des meilleurs joueurs au monde sur chacun
des 18 trous.
Prochaine étape : Championnat HP
Byron Nelson
C'est sur le parcours TPC Four Seasons de Irving,
au Texas, que les joueurs ont rendez-vous cette
semaine. L'américain Jason Dufner tentera d'y
défendre son titre et devra se méfier de quelques
compatriotes incluant Dustin Johnson, Matt Kuchar,
D.A Points, Keegan Bradley et le surprenant Casey
Wittenberg qui a connu un très bon tournoi au
Championnat des Joueurs.
J'estime toutefois que c'est du côté
international qu'il faut regarder pour tenter de
déterminer le prochain champion. J'aime les
chances de Louis Oosthuizen et de Charl
Schwartzel, deux excellents joueurs qui sont mûrs
pour une victoire.
Il faudra aussi garder un ?il sur le Suédois
David Lingmerth, deuxième au TPC Sawgrass, et sur
l'Australien Marc Leishman, lui aussi sur une
bonne lancée.
Les organisateurs ont aussi octroyé une place au
jeune prodige chinois, Tianlang Guan.
N.B. RDS présente les 3e et
4e rondes lors de la fin de semaine
prochaine. Soyez au rendez-vous!
|
| 00:18 - On a raison d'avoir confiance - RDS.CA
| 
|
Marc Bergevin s'est acquitté de son bilan de fin
de saison sur un ton plutôt détendu, mais nous
n'avons pas appris beaucoup de choses. Nous sommes
habitués à ce genre de post mortem. Dans ces
moments-là, soit qu'on cherche à embellir l'avenir
en dissimulant le présent sous le tapis, soit
qu'on préfère se montrer discret sur les
changements qu'on projette de concrétiser durant
la saison morte. Bergevin, lui, favorise la
discrétion.
Le jour de son embauche, il avait raconté quel
genre de gestionnaire il avait l'intention de
devenir. Il avait aussi pris un engagement formel,
celui de rétablir le fait français dans l'équipe.
Il s'y est attardé en embauchant des hommes de
hockey majoritairement francophones. Il a ramené
Francis Bouillon au sein d'une équipe qu'il
n'aurait jamais dû quitter et il semble maintenant
vouloir ouvrir la porte à des jeunes comme Charles
Hudon et Gabriel Dumont, par exemple.
Quand il a accordé un contrat des ligues majeures
à David Desharnais, il a effacé la désagréable
impression que les Québécois étaient devenus des
porteurs d'eau dans le régime de Bob Gainey et de
Pierre Gauthier. Malgré tout, on s'interroge
actuellement sur le bien-fondé de ce contrat parce
que Desharnais n'a pas été à la hauteur dans les
derniers moments de la saison et durant les
séries. Le directeur général a clairement expliqué
pourquoi il l'avait fait.
« David était éligible à l'arbitrage l'été
prochain et on sait tous comment ce système
fonctionne. Je n'ai pas de boule de cristal pour
me dire comment les choses peuvent tourner, mais
je savais ce que je devais faire », a-t-il
expliqué.
C'est très clair. Ça veut aussi dire qu'il
considère Desharnais, âgé de 26 ans, comme un
membre à part entière du Canadien. Et qu'il va le
rester.
Le Canadien changera légèrement de visage l'an
prochain. Le personnel en place est solide. Le
noyau de joueurs jouit d'une bonne chimie.
Bergevin, qui est candidat au poste de directeur
général de l'année, ne chambardera pas durant
l'été une formation qui est passée de la 15e à la
deuxième place. Néanmoins, il y aura du sang neuf,
n'en doutez pas.
Comme tout bon directeur général, il tentera de
greffer à l'équipe des athlètes capables de faire
mieux que ceux à qui il montrera la porte:
Kaberle, Ryder, Armstrong, Halpern, Blunden et
possiblement Weber. Comment les remplacera-t-ils?
Faites vos jeux vous-mêmes parce que ce n'est
sûrement pas lui qui va nous le dire.
Le point majeur que j'ai retenu de cette
rencontre, c'est que Bergevin ne dévoilera jamais
dans les médias ses intentions sur quoi que ce
soit.
«J'ai une bonne idée de la valeur de mon équipe
et de l'endroit où on s'en va », a-t-il précisé,
simplement.
La relation Price-Groulx
J'aime ça. C'est vrai qu'il n'est pas forcé de
tout dire. On attendra avec un brin de confiance
les gestes qu'il va poser parce que le chemin
qu'il a parcouru durant sa première année dans
cette chaise n'est pas parsemé d'erreurs. En fait,
il en a fait si peu que les amateurs ont toutes
les raisons de lui faire confiance. Depuis qu'il
est là, Bergevin n'a pas lancé de paroles en
l'air. Il n'a pas fait des promesses qu'il n'avait
pas l'intention de tenir.
Bien sûr, il a été généreux avec l'argent de son
propriétaire, mais tous les directeurs généraux le
sont. On peut s'objecter au contrat de quatre ans
à 1.7 millions $ par saison accordé à Travis Moen.
Il répond à cela que certains vétérans ont parfois
de la difficulté à se mettre en marche après un
conflit de travail qui les a privés d'une
demi-saison. Après en avoir discuté avec Moen, il
croit qu'il redeviendra l'attaquant robuste qu'il
a déjà été.
Par ailleurs, comme Carey Price n'est toujours
pas devenu l'épine dorsale de l'équipe qu'on avait
prévue, on se dit que le patron a été généreux
quand il lui a consenti un salaire de superstar
(39 millions $). Dans les circonstances, il ne
fallait pas s'attendre à ce qu'il nous dise que la
carrière du gardien, sur lequel il compte pour
atteindre les plus hauts sommets, pourrait ne pas
être celle qu'on lui prédisait.
« On va aller de l'avant avec lui, on va le
supporter. Je ne sais pas ce que je peux faire
pour l'aider. Peut-être que je peux aller faire
son épicerie », a dit Bergevin en réaction à la
déclaration de Price qui se plaint de ne pas avoir
de vie privée, au point de ne plus sortir pour
faire son marché.
Dans ce cas bien précis, on aurait aimé entendre
de Bergevin qu'il va étudier de près la relation
qui existe entre Price et son entraîneur
personnel, Pierre Groulx. Price n'a pas la
réputation de se tuer au travail. L'ex-entraîneur
des gardiens du Canadien, Roland Melanson, était
exigeant avec lui. Il le poussait souvent au
maximum. Or, du jour au lendemain, il a été
remercié. On l'a remplacé par Groulx, un
personnage effacé qui ne brouille pas l'eau. On le
voit mal s'engueuler avec Price sous prétexte
qu'il ne travaille pas suffisamment.
Ce que le gardien un peu troublé semble avoir
besoin, c'est d'un François Allaire. Un coach axé
sur la technique qui a travaillé avec tous les
genres de gardiens durant sa carrière. Des bons,
des moins bons et des excellents. Chacun d'eux a
appris des choses sous sa gouverne.
Néanmoins, du bout des lèvres, Bergevin a
mentionné que Groulx sera de retour. Toutefois, il
a aussi dit qu'une évaluation du travail des
entraîneurs, dont il est entièrement satisfait,
serait faite éventuellement.
« Je ne veux pas que les ennuis de Price
deviennent un gros problème, a-t-il souligné. Il
aurait pu être meilleur et il le sait. Par
ailleurs, il n'a que 25 ans. Il y a des gardiens
qui mettent du temps à se développer. »
J'écoutais cette remarque pas totalement
dépourvue de sens et je revoyais une image vieille
de 20 ans se dérouler sous mes yeux, celle d'un
gardien de 20 ans, imberbe et sans un poil sur la
poitrine, défiler sur Sherbrooke, en bedaine, en
brandissant fièrement la coupe au bout de ses
bras. Mais n'est pas Patrick Roy qui veut,
semble-t-il.
Finalement, en réponse au manque de robustesse
évident qui explique en bonne partie pourquoi le
Canadien est déjà en vacances, Bergevin a fait
remarquer que les 29 autres organisations de la
ligue rêvent de posséder des joueurs forts et de
gros gabarit. Il faut s'attendre à ce qu'il
améliore cette facette. Il croit en une équipe
équilibrée, mais pour l'instant, l'équilibre du
Canadien se limite à sa rapidité et à son
caractère.
Quand on analyse ce qui s'est passé durant la
série contre Ottawa, on en vient à la conclusion
que les Sénateurs n'étaient pas le type
d'adversaires qui convenait aux attributs du
Canadien. Cinq de leurs défenseurs mesuraient plus
de six pieds et trois pouces. Quatre d'entre eux
pesaient plus de 220 livres. Et on se demande
aujourd'hui pourquoi aucun des petits attaquants
des perdants n'a inscrit plus de deux buts et
pourquoi neuf d'entre eux n'en ont pas marqué un
seul.
Bergevin, qui a changé beaucoup de choses en
l'espace d'un an à Montréal, n'a pas eu le temps
de tout faire. Il va maintenant s'appliquer à
compléter la phase deux de son mandat.
Depuis 20 ans, les bilans de fin de saison du
Canadien ont fait déferler une pluie de critiques
sur les gens en place. Grâce à l'efficacité de
Bergevin, à la poigne de Michel Therrien et au
travail efficace de ses adjoints, le calme est
revenu. Ce qui ne veut pas dire que l'équipe aura
la vie facile l'automne prochain alors qu'on se
méfiera du Canadien beaucoup plus qu'on l'a fait
cette saison.
De la classe
On pourra dire tout ce qu'on voudra de Tomas
Kaberle, mais à défaut de pouvoir aider le
Canadien, il n'a pas représenté une cause de
distraction cette saison. Pour un athlète
possédant un aussi long parcours, le fait d'avoir
été laissé de côté dans 43 des 53 matchs de son
équipe a été une humiliation qu'il a ravalée sans
causer le moindre problème.
Il a certainement démontré plus de classe que
Michael Ryder qui, comme il l'a fait durant toute
la série contre Ottawa, a été porté manquant dans
la rencontre avec les médias, samedi. Ryder, qui a
marqué un but à ses 14 derniers matchs, est parti
sans daigner expliquer pourquoi il s'est si peu
impliqué pendant que des coéquipiers jouaient en
dépit de blessures graves et que d'autres étaient
incapables de sortir de la clinique.
« Si c'était à refaire, je referais cette
transaction », a mentionné Bergevin. Peut-être
pensait-il davantage aux neuf millions qu'il a
épargnés en offrant Erik Cole comme monnaie
d'échange.
|
| samedi 11 mai 2013 | 00:20 - « No excuses » - RDS.CA
| 
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Depuis le début de la campagne, on nous dit que
cette équipe n'accepterait pas les excuses. Donc
n'utilisons pas ces excuses pour expliquer la
défaite du CH aux mains des Sénateurs
d'Ottawa.
J'ai bien aimé entendre les joueurs mentionner,
après leur dernier match, que les blessures
n'étaient pas la raison de leur défaite. En tant
qu'athlète, lorsqu'on se cherche des béquilles
pour expliquer les échecs, on en cherchera
toujours. Certes, ces blessures ont été un facteur
déterminant dans le résultat de cette série, mais
les Sens méritent ce triomphe grâce à leur jeu
efficace et inspiré.
Le Canadien a dominé le premier duel et il a
malheureusement perdu. Par la suite, à part le
troisième, la plupart des matchs étaient
relativement équilibrés malgré un léger avantage
au Tricolore. Malheureusement pour les partisans
du CH, les Sénateurs ont été plus opportunistes et
ont eu ce « killer instinct » qui leur a permis de
remporter ces matchs.
Craig Anderson a été excellent quand il avait
besoin de l'être. Il a volé le premier match et
par la suite, il a fait les gros arrêts aux bons
moments, ce qui a permis à son équipe de soutenir
les poussées des Montréalais. De plus, comme à
l'habitude, Daniel Alfredsson a fait énormément
mal au Canadien. Il semble prendre un plaisir fou
à produire contre Montréal.
Malgré tous ses facteurs, je crois que l'avantage
numérique, l'arme de prédilection du CH, n'a pas
livré la marchandise aux moments opportuns et son
infériorité numérique a connu des ratés. L'équipe
semble s'être laissé déconcentrer par les propos
de Paul MacLean. On a vu des joueurs, tel Brandon
Prust, et leur entraineur s'en faire et réagir aux
paroles de l'entraîneur des Sens. C'est exactement
ce que MacLean voulait; aucun de ses joueurs ne se
faisait déranger et il a mis toute l'attention sur
lui. Il trouvait même le moyen de paraître
sympathique malgré ce théâtre.
La façon dont les blessures ont affecté le CH
lors du dernier match démontre à quel point la
saison des Sénateurs fut impressionnante. Comme je
le mentionnais dans ma chronique précédente, le
nombre et la qualité des joueurs qui ont manqué à
l'appel durant la saison auraient dû signer
l'arrêt de mort des Sens, mais ils se sont
néanmoins qualifiés pour les séries. De plus, il
leur manque encore leur meilleur attaquant en
Jason Spezza. Son retour potentiel lors des
prochaines rondes jumelé aux prouesses d'Anderson
pourraient rendre les Sens de sérieux candidats à
atteindre la finale.
Somme toute, le Canadien a connu une très belle
progression cette saison et l'avenir s'annonce
très heureux pour les partisans. L'équipe est dans
la bonne direction et dès l'an prochain, je
m'attends encore à une progression. Pas
nécessairement par rapport à sa position au
classement en saison régulière, mais sur ses
performances en séries.
Brendan Gallagher et Alex Galchyenuk prendront du
galon et deviendront des rouages importants. David
Desharnais redeviendra le centre productif qu'il
est accompagné de Max Pacioretty et P.K. Subban
sera régulièrement candidat au trophée Norris. De
plus, j'ai entièrement confiance que Carey Price
deviendra le gardien dominant qu'il peut être et
deviendra même candidat au trophée Vézina au cours
des prochaines saisons! Probablement trop
ambitieux pour plusieurs d'entre vous, mais j'y
crois puisque je connais le caractère et la fierté
de l'homme ainsi que son talent indéniable.
Je suis convaincu que l'équipe de gestion
améliora l'équipe encore et entre-temps, donnons
la chance au coureur et permettons à l'équipe de
progresser au cours des prochaines saisons.
|
| vendredi 10 mai 2013 | 23:54 - Un grand premier pas - RDS.CA
| 
|
Il est essentiel de retenir une chose prioritaire
au lendemain de l?élimination du Canadien face aux
Sénateurs d'Ottawa. Cela fait exactement un an et
huit jours, à peine, que les grands
bouleversements ont été amorcés au sein de
l'organisation et on peut donc conclure que c'est
un véritable pas de géant qui a été effectué
depuis le 2 mai 2012, date de l'embauche de Marc
Bergevin à titre de directeur général. Un pas de
géant, certes, mais un premier pas seulement car
comme le disait Michel Therrien lors de son point
de presse, quelques minutes après la défaite de
jeudi soir, il reste encore beaucoup de travail à
faire pour rendre son équipe apte à aspirer aux
grand honneurs.
Le facteur le plus important, sans l'ombre d'un
doute, est l'intégration dans la formation de très
jeunes joueurs tout à fait remarquables, qui
assureront une base extrêmement solide au
développement qui se poursuivra au cours des
prochaines années. Brendan Gallagher, Alex
Galchenyuk et, en fin de parcours, Jarred Tinordi
ont tous démontré un niveau de jeu exceptionnel,
compte tenu de là où ils en sont dans leur vie
professionnelle. Qu'on leur ait fait une place
avec le « grand club » représentait déjà une
véritable bouffée d'air frais, compte tenu des
politiques du passé chez le Canadien, mais la
maturité démontrée par les trois fut renversante
!
Autre facteur de premier ordre, un peu dans le
même sens : l?éclosion de jeunes « vétérans », qui
ont haussé leur jeu à un niveau très élevé. Je
pense bien sûr à P.K. Subban, candidat au trophée
Norris, mais aussi à Lars Eller envers qui
plusieurs avaient de sérieux doutes et qui, en fin
de saison, était devenu rien de moins que le
meilleur centre du Canadien de Montréal. Le
deuxième vient à peine d'avoir 24 ans, le premier
les aura dans quelques jours. En ajoutant le nom
de Max Pacioretty au « groupe des 24 ans », nous
avons là une autre plate-forme rassurante pour
plusieurs années à venir.
Du poids
Par ailleurs, à mots à peine couverts,
l'entraîneur Michel Therrien avouait en point de
presse jeudi soir que l'aspect « physique » de la
série contre les Sénateurs avait été un facteur
qui a joué en défaveur de son équipe et qui,
éventuellement, a fait basculer les choses dans la
cour des rivaux. En fait, en toute objectivité,
c'est à compter du moment où le jeu a gagné en
intensité, dans le dernier droit de la saison, que
le Canadien a commencé à perdre de son lustre.
C'est aussi à compter de ce moment que sont
apparus tous les bobos, petits et gros, et que les
défaites se sont accumulées à un rythme
inquiétant! Depuis la blessure au défenseur Alexeï
Emelin, la fiche de l?équipe est de cinq victoires
et dix défaites, incluant la série de première
ronde contre Ottawa. La corrélation est
indéniable.
Au cours de l?été, Marc Bergevin devra donc se
pencher sur cette réalité qui a miné son équipe
depuis environ un mois. L'ajout de Brandon Prust
fut un pas dans la bonne direction, mais le
fougueux ailier a fini par s'user à la corde
tellement il était seul à jouer le rôle de
policier, rôle qu'il ne peut jouer complètement,
du reste, compte tenu de son physique plus délicat
que la plupart des matamores qu'il doit affronter,
soir après soir. Ryan White est un joueur
d?énergie, mais il ne fait que 6 pieds et même pas
200 livres. Quant à Travis Moen, il est clair
qu'il n'est plus intéressé à jouer un rôle de
cette nature, sauf de temps en temps.
Le Canadien doit donc gagner en poids et en
robustesse, qu'on le veuille ou non. Sinon, les
petits joueurs talentueux de l'organisation
n'auront plus de carburant dans le réservoir, le
printemps venu, comme on l'a vu de façon assez
criante au cours de la dernière séquence.
Et le gardien?
C'est encore une fois le poste de gardien de but
qui laisse perplexe, quelques heures après la fin
de cette courte saison. Les amateurs et la
direction auront le temps d'analyser en long et en
large le rendement de Carey Price au cours des
prochains jours ou semaines, mais à chaud, on doit
admettre qu'on reste encore sur notre appétit dans
le cas de Price.
Il a si bien paru, si souvent. Mais si mal, trop
souvent, particulièrement dans les moments clés.
Le remarquable potentiel qu'on lui reconnaît tous,
unanimement, ne parvient pas à se transformer en
rendement constant, sur la patinoire. Ce que Craig
Anderson a accompli pour les Sénateurs en saison
régulière, mais surtout au cours de la série
contre le CH, est venu renforcer les conclusions
auxquelles on arrive malheureusement de plus en
plus souvent dans le cas de Carey.
Quelqu'un me disait récemment qu'il n'avait
peut-être pas la « personnalité » pour être un
gardien de premier plan à Montréal, où tout est
amplifié, voire même démesuré et que ce n?était
peut-être donc pas une question de talent brut,
après tout. Difficile à dire.
Chose certaine, le Canadien de Montréal en fait
encore, à court terme et moyen terme, son gardien
de prédilection. Mais il devra passer à l?étape
qui lui reste encore à franchir dès la saison
prochaine s'il veut être à la hauteur des attentes
placées en lui.
|
| 17:06 - La fête est finie! - RDS.CA
| 
|
Une semaine et cinq matchs, c'est tout ce dont
les Sénateurs ont eu besoin pour éliminer le
Canadien. Le party venait à peine de
commencer qu'il était déjà terminé.
Jeudi soir au Centre Bell, peu de gens y croyaient
encore. Ce qui a fait dire à mon collègue
Mario Tremblay durant la période de réchauffement
qu'il avait l'impression d'être à un match des
anciens.
Pourtant, le Canadien était largement favori pour
l'emporter. Selon Influence Communication, 80% des
journalistes au Canada avaient choisi le Canadien
pour éliminer les Sénateurs. Les succès
remportés en saison régulière et la deuxième place
au classement dans l'Est laissaient entrevoir un
« printemps agréable ». Et c'est
peut-être là le problème.
Le Canadien avait placé la barre haute. Les
attentes étaient élevées. On parlait d'une
finale d'Association. On rêvait à une reprise de
2010. Mais dans les faits, le CH n?était pas
une équipe de deuxième place, comme il n?était pas
une équipe de 15e rang la saison
dernière. C'est une équipe de milieu de
peloton; entre le 6e et le 10e rang. S'il
avait terminé la saison en 6e, 7e ou 8e place, la
défaite face aux Sénateurs auraient été davantage
dans l'ordre des choses.
Comme l'a déclaré Michel Therrien après le
cinquième match, la série contre les Sénateurs a
démontré qu'il y avait encore beaucoup de travail
à faire.
CAREY PRICE
La première question qu'il faudra se poser
concerne Carey Price. Therrien n'a pas hésité
à le reconnaitre, Craig Anderson a été le meilleur
joueur de cette série. Il a
« volé » le premier match au Centre
Bell; dans le quatrième match, il
a réussi un bel arrêt devant Andrei
Markov qui aurait porté le pointage 3-0
et jeudi soir, il a répété ses exploits en
première période devant Rene Bourque. Il termine
la série avec une moyenne de 1,80 et un
pourcentage d'efficacité de ,950.
À l'autre bout de la patinoire, Price n'aura pas
réussi à confondre les sceptiques. Et sa moyenne
de 3,26 et son taux d'efficacité de ,894 vont
faire le délice de ses dénigreurs. J'ai
toujours pris la défense de Price, mais je dois
avouer que le doute s'installe dans mon esprit
aujourd'hui. Par contre, avant de
penser à s'en débarrasser, il va falloir y penser
deux fois. Parce que ce n'est pas Peter Budaj
qui peut prendre la relève.
Le cas Carey Price me fait penser à celui de
Roberto Luongo à Vancouver. Si les Canucks
gagnent, ce n'est pas grâce à lui; s'ils perdent,
c'est sa faute. J'ai l'impression qu'on se dirige
vers ça à Montréal. Price sera de retour la
saison prochaine, mais sous haute surveillance.
ET LES AUTRES?
Réglons une chose immédiatement; Michael Ryder,
Jeff Halpern, Colby Armstrong et Tomas Kaberle ne
seront pas de retour la saison
prochaine. Travis Moen ne devrait pas être à
Montréal, mais on vient de lui accorder un contrat
de quatre ans pour 1,8M $ par saison. Marc
Bergevin pourrait probablement trouver preneur
pour ses services. Et je me pose des
questions sur Ryan White. Le quatrième trio
sera à rebâtir avec des joueurs costauds et qui
savent jouer au hockey.
Une belle lutte se prépare au centre. Quand
il a été blessé, Lars Eller était le meilleur à
cette position chez le CH. Il y a toujours
Tomas Plekanec et un jour, il faudra bien
faire une place à Alex
Galchenyuk. Ce qui laisse supposer que
David Desharnais devra se battre pour conserver sa
place. Heureusement, il pourra le faire avec
un bon contrat en poche.
L'avenir est prometteur chez le Canadien
avec Subban, Galchenyuk, Gallagher, Eller,
Tinordi, Emelin et Pacioretty. Ajoutons aussi
le nom de Price. Pour ces jeunes joueurs, la
défaite face aux Sénateurs s'inscrit dans un
processus d'apprentissage. Les joueurs des
Sénateurs sont passés par là en 2012 quand ils ont
été battus en sept matchs par les Rangers de
NY.
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| 06:06 - L'adversité a été un adversaire de trop - RDS.CA
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C'était beaucoup trop leur demander que de
prolonger la série avec autant de joueurs dans la
clinique. Ils ont bien essayé, mais on aurait dit
que cette série, dans son ensemble, n'était pas
faite pour eux parce qu'ils ont fait face à plus
d'adversité qu'ils pouvaient en prendre.
Michel Therrien a résumé la chose par une phrase
réaliste: «Disons que nous avons eu beaucoup de
malchance au cours des deux dernières semaines»,
a-t-il laissé tomber, la mine fatiguée.
Difficile de le contredire.
La série a été très mal amorcée quand celui qui
ressemblait le plus à un joueur de centre numéro
un, Lars Eller, a quitté la patinoire sur une
civière. Puis, les blessures se sont accumulées à
un rythme effarant, obligeant le Canadien à
vendre chèrement sa peau après avoir perdu six
joueurs au combat: Eller, Price, Gionta, Prust,
White et Emelin. Du nombre, trois joueurs de six
pieds et deux pouces et un autre de six pieds.
C'est un détail qui a son importance au sein d'une
petite équipe. Même s'il est absent depuis un bon
moment, la robustesse d'Emelin, notamment, aurait
été fort utile contre un adversaire comme
celui-là.
On a été témoin d'événements tellement
inhabituels durant cette dure bataille. Un bel
athlète qui se fait littéralement assommer, des
bagarres à sens unique au cours desquelles le
Canadien n'a pas fait le poids, une performance
éblouissante du gardien gagnant, Craig Anderson,
des mauvais buts accordés par Price et par celui
qui a été forcé de lui succéder et finalement un
but crucial marqué avec le patin qui a contribué
largement à cette élimination puisqu'il a coûté le
quatrième match.
Est-ce que les choses peuvent aller plus mal
quand le gardien sur lequel on comptait pour faire
la différence subit une blessure à l'aine et une
autre à un genou dans les derniers instants de
cette coûteuse défaite à Ottawa? Au fait, ça
remonte à quand la dernière fois que le Canadien a
vu un de ses gardiens se blesser dans les séries?
De mémoire, il faut peut-être remonter à Michel
«Bunny» Larocque durant les années 70. C'est une
malchance qui n'arrive presque jamais.
Le score de ce match ne dit pas tout. Le Canadien
a dominé les Sénateurs durant près de 40 minutes.
Bourque, Tinordi et Armstrong, ce dernier à
l'occasion d'une échappée, ont tiré sur le poteau
en première période. Toutefois, quand Kyle Turris
a porté la marque à 3-1 en deuxième période, on a
senti que ce but-là était de trop. Pour les
joueurs du Canadien, qui n'ont jamais été dans le
coup en troisième période durant la série, le
coeur n'y était plus. En cinq parties, Ottawa a
marqué 13 buts sans riposte après les 40 premières
minutes de jeu.
Les derniers moments de cette décevante série
n'ont pas été très beaux à regarder. D'ailleurs,
les trois buts du dernier engagement ont incité
plusieurs milliers de spectateurs à quitter
l'amphithéâtre. Plusieurs serviettes reçues en
cadeau à l'entrée se sont retrouvées sur la
patinoire. Un spectateur a même lancé son chandail
tricolore sur la glace en signe de dépit. Des
gestes pas très édifiants par des spectateurs qui
ont eu droit à une saison au-delà de leurs
espérances.
Il s'agit de l'élimination la plus embarrassante
subie par le Canadien depuis celle contre les
Hurricanes de la Caroline, dans le même édifice
(8-2), le 13 mai 2002. Michel Therrien s'en
souvient sûrement puisqu'il était derrière le banc
cette fois-là encore.
Durant la série, c'est évident que l'équipe n'a
pas été suffisamment appuyée par Price, mais ce
qu'on a vu de Peter Budaj contribuera probablement
à refroidir l'ardeur des amateurs qui le réclament
à grands cris chaque fois que Price démontre des
signes de faiblesse. S'il avait fallu que l'équipe
soit encore dans le coup quand Price s'est blessé,
on ne peut pas dire que la présence de Budaj
aurait été un élément rassurant. Budaj a accordé
un très long retour de lancer qui a permis à
Zack Smith de marquer le premier but et il n'a
guère été plus fort quand le jeune Conacher en
ajouté un deuxième. Quant à son rendement au
dernier engagement, il n'a pas été meilleur que
celui des joueurs qui étaient devant lui.
La 25e coupe Stanley devra attendre. Ce
printemps, le Canadien a l'excuse d'avoir été très
durement frappé par les blessures. Après avoir
créé beaucoup d'espoir durant une campagne tout à
fait exceptionnelle, on s'attendait à ce que
l'équipe fasse un plus long bout de chemin en
séries, mais la malchance s'est chargée d'écrire
le scénario. Il n'est pas exagéré de prétendre que
l'équipe a affronté plus d'adversité en cinq
matchs des séries que durant les 48 parties de
cette saison écourtée. Déjà opposé à un rival
coriace, l'adversité a été un adversaire de trop
pour le Canadien.
Mission impossible
Les Sénateurs ne se battent pas eux-mêmes, ce qui
a fait de la tentative de remontée du Canadien une
mission quasi impossible. Avant le début de la
série, on était d'avis que le verdict se jouerait
entre les poteaux. C'est effectivement ce qui
s'est passé. On parlait d'une confrontation entre
Anderson et Price et d'une autre entre Karlsson et
Subban. Le défenseur du Canadien a le mérite
d'avoir éclipsé l'actuel détenteur du trophée
Norris.
L'entraîneur Paul MacLean n'a pas pavoisé à la
suite de cette première étape réussie. Ce vieux
routier de la Ligue nationale a paru impressionné
d'avoir éliminé le Canadien à sa première
expérience contre Montréal dans un rôle
d'entraîneur en chef. «C'est gros, a-t-il lancé.
On vient d'éliminer le Canadien. Je vais devoir
appeler ma mère pour lui dire qu'on a finalement
battu son équipe».
Michel Therrien, on peut le comprendre n'avait
pas le goût de badiner. Il a dit relativement peu
de choses intéressantes, sinon que l'équipe, dont
il est satisfait de la saison dans son ensemble, a
encore du travail à faire avant d'en arriver à
tenir son bout plus longtemps durant les
séries.
On ne doute pas que son directeur général ait
pris des notes durant cet affrontement au cours
duquel trop d'attaquants se sont faits discrets.
Le Canadien, qui jouissait d'une attaque plus
productive que les Sénateurs cette saison, n'a
marqué que neuf buts durant la série,
comparativement à 20 par Ottawa. Pour reprendre
une expression populaire, quelques têtes risquent
de disparaître dans la prochaine photo de
l'équipe.
On y reviendra.
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C'était beaucoup trop leur demander que de
prolonger la série avec autant de joueurs dans la
clinique. Ils ont bien essayé, mais on aurait dit
que cette série, dans son ensemble, n'était pas
faite pour eux parce qu'ils ont fait face à plus
d'adversité qu'ils pouvaient en prendre.
Michel Therrien a résumé la chose par une phrase
réaliste: «Disons que nous avons eu beaucoup de
malchance au cours des deux dernières semaines»,
a-t-il laissé tomber, la mine fatiguée.
Difficile de le contredire.
La série a été très mal amorcée quand celui qui
ressemblait le plus à un joueur de centre numéro
un, Lars Eller, a quitté la patinoire sur une
civière. Puis, les blessures se sont accumulées à
un rythme effarant, obligeant le Canadien à
vendre chèrement sa peau après avoir perdu six
joueurs au combat: Eller, Price, Gionta, Prust,
White et Emelin. Du nombre, trois joueurs de six
pieds et deux pouces et un autre de six pieds.
C'est un détail qui a son importance au sein d'une
petite équipe. Même s'il est absent depuis un bon
moment, la robustesse d'Emelin, notamment, aurait
été fort utile contre un adversaire comme
celui-là.
On a été témoin d'événements tellement
inhabituels durant cette dure bataille. Un bel
athlète qui se fait littéralement assommer, des
bagarres à sens unique au cours desquelles le
Canadien n'a pas fait le poids, une performance
éblouissante du gardien gagnant, Craig Anderson,
des mauvais buts accordés par Price et par celui
qui a été forcé de lui succéder et finalement un
but crucial marqué avec le patin qui a contribué
largement à cette élimination puisqu'il a coûté le
quatrième match.
Est-ce que les choses peuvent aller plus mal
quand le gardien sur lequel on comptait pour faire
la différence subit une blessure à l'aine et une
autre à un genou dans les derniers instants de
cette coûteuse défaite à Ottawa? Au fait, ça
remonte à quand la dernière fois que le Canadien a
vu un de ses gardiens se blesser dans les séries?
De mémoire, il faut peut-être remonter à Michel
«Bunny» Larocque durant les années 70. C'est une
malchance qui n'arrive presque jamais.
Le score de ce match ne dit pas tout. Le Canadien
a dominé les Sénateurs durant près de 40 minutes.
Bourque, Tinordi et Armstrong, ce dernier à
l'occasion d'une échappée, ont tiré sur le poteau
en première période. Toutefois, quand Kyle Turris
a porté la marque à 3-1 en deuxième période, on a
senti que ce but-là était de trop. Pour les
joueurs du Canadien, qui n'ont jamais été dans le
coup en troisième période durant la série, le
coeur n'y était plus. En cinq parties, Ottawa a
marqué 13 buts sans riposte après les 40 premières
minutes de jeu.
Les derniers moments de cette décevante série
n'ont pas été très beaux à regarder. D'ailleurs,
les trois buts du dernier engagement ont incité
plusieurs milliers de spectateurs à quitter
l'amphithéâtre. Plusieurs serviettes reçues en
cadeau à l'entrée se sont retrouvées sur la
patinoire. Un spectateur a même lancé son chandail
tricolore sur la glace en signe de dépit. Des
gestes pas très édifiants par des spectateurs qui
ont eu droit à une saison au-delà de leurs
espérances.
Il s'agit de l'élimination la plus embarrassante
subie par le Canadien depuis celle contre les
Hurricanes de la Caroline, dans le même édifice
(8-2), le 13 mai 2002. Michel Therrien s'en
souvient sûrement puisqu'il était derrière le banc
cette fois-là encore.
Durant la série, c'est évident que l'équipe n'a
pas été suffisamment appuyée par Price, mais ce
qu'on a vu de Peter Budaj contribuera probablement
à refroidir l'ardeur des amateurs qui le réclament
à grands cris chaque fois que Price démontre des
signes de faiblesse. S'il avait fallu que l'équipe
soit encore dans le coup quand Price s'est blessé,
on ne peut pas dire que la présence de Budaj
aurait été un élément rassurant. Budaj a accordé
un très long retour de lancer qui a permis à
Zack Smith de marquer le premier but et il n'a
guère été plus fort quand le jeune Conacher en
ajouté un deuxième. Quant à son rendement au
dernier engagement, il n'a pas été meilleur que
celui des joueurs qui étaient devant lui.
La 25e coupe Stanley devra attendre. Ce
printemps, le Canadien a l'excuse d'avoir été très
durement frappé par les blessures. Après avoir
créé beaucoup d'espoir durant une campagne tout à
fait exceptionnelle, on s'attendait à ce que
l'équipe fasse un plus long bout de chemin en
séries, mais la malchance s'est chargée d'écrire
le scénario. Il n'est pas exagéré de prétendre que
l'équipe a affronté plus d'adversité en cinq
matchs des séries que durant les 48 parties de
cette saison écourtée. Déjà opposé à un rival
coriace, l'adversité a été un adversaire de trop
pour le Canadien.
Mission impossible
Les Sénateurs ne se battent pas eux-mêmes, ce qui
a fait de la tentative de remontée du Canadien une
mission quasi impossible. Avant le début de la
série, on était d'avis que le verdict se jouerait
entre les poteaux. C'est effectivement ce qui
s'est passé. On parlait d'une confrontation entre
Anderson et Price et d'une autre entre Karlsson et
Subban. Le défenseur du Canadien a le mérite
d'avoir éclipsé l'actuel détenteur du trophée
Norris.
L'entraîneur Paul MacLean n'a pas pavoisé à la
suite de cette première étape réussie. Ce vieux
routier de la Ligue nationale a paru impressionné
d'avoir éliminé le Canadien à sa première
expérience contre Montréal dans un rôle
d'entraîneur en chef. «C'est gros, a-t-il lancé.
On vient d'éliminer le Canadien. Je vais devoir
appeler ma mère pour lui dire qu'on a finalement
battu son équipe».
Michel Therrien, on peut le comprendre n'avait
pas le goût de badiner. Il a dit relativement peu
de choses intéressantes, sinon que l'équipe, dont
il est satisfait de la saison dans son ensemble, a
encore du travail à faire avant d'en arriver à
tenir son bout plus longtemps durant les
séries.
On ne doute pas que son directeur général ait
pris des notes durant cet affrontement au cours
duquel trop d'attaquants se sont faits discrets.
Le Canadien, qui jouissait d'une attaque plus
productive que les Sénateurs cette saison, n'a
marqué que neuf buts durant la série,
comparativement à 20 par Ottawa. Pour reprendre
une expression populaire, quelques têtes risquent
de disparaître dans la prochaine photo de
l'équipe.
On y reviendra.
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