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mercredi 22 mai 2013
20:00 - Cabrera de nouveau couronné? - RDS.CA
Cabrera de nouveau couronné?

Si l'opportunité se présente avant l'entrevue d'après-match qui se déroule sur le terrain lors du Sunday Night Baseball, je donne au joueur un aperçu des questions que je lui poserai, surtout si elles sortent de l'ordinaire. Il n'est pas coutume de demander à un joueur qui a produit le point décisif chez l?équipe gagnante de parler d'un adversaire.

Donc, le moment venu, j'ai mentionné à David Murphy que j'avais l'intention de lui parler de l'incroyable performance de Miguel Cabrera ce jour-là alors que le troisième-but des Tigers a propulsé la balle de l'autre côté de la clôture à trois reprises.

Murphy a souri. « C'est bon, a-t-il répondu, parce que j'allais le faire de toute manière. » Il a poursuivi en disant que tout semble fonctionner quand Cabrera s'amène à la plaque.

Regarder jouer Cabrera en 2013, c'est comme regarder Babe Ruth en 1927, Ted Williams en 1949 ou Hank Aaron en 1959 : un cogneur digne du Temple de la renommée qui est à son meilleur, capable d'exploits que peu de gens ? sinon personne ? ont été capables de réaliser. En date de lundi matin, Cabrera avait une moyenne au bâton de ,387, soit 20 points de plus que tous ceux qui le suivent. Il compte  47 coups sûrs en 42 matchs, en route vers un total de 181, et il a aussi réussi 11 longues balles en plus d'afficher une OPS de 1,116 tout en compilant presque autant de buts sur balles (21) que de retraits (23).

Jim Leyland a dirigé Barry Bonds et il sait ce qu'est un grand frappeur. Bien que Leyland se tienne habituellement loin des comparaisons, il a tout de même émis quelques observations au sujet de la crème de la crème des frappeurs avant le match de dimanche :

1.     Ils voient la balle plus tôt et la frappent mieux. Lorsque le lanceur décoche son lancer ? et parfois même avant ? Cabrera, Bonds et les autres frappeurs de cette trempe sont capables de reconnaître le type de lancer à venir ainsi que sa trajectoire.

2.     Ils savent quand les lanceurs tentent de les berner sur des lancers à l'extérieur de la zone de prise et savent comment y réagir. Nous l'avons constaté à maintes reprises de la part de Cabrera dimanche, lorsqu'il s'est retrouvé par deux fois devant un compte d'aucune balle et deux prises avant d'enchaîner les longues balles.

3.     Leyland compare la constance de l?élan de Cabrera à celle du mouvement des essuie-glaces d'une voiture, semblable à un métronome. Chez les Cabrera, Bonds et Williams, la motion est presque toujours identique, puissant et régulier, et avec un maximum d'effet au moment du contact.

Ce qui retient l'attention chez les autres frappeurs, ce sont les ajustements qu'il fait au cours d'une présence au bâton. Récemment, durant un match contre les Astros, des coéquipiers ont noté que Cabrera a évité d'effectuer son habituelle foulée vers l'avant au cours de son élan tout au long du compte de 3-2 avant de retrouver son style sur le dernier lancer.

Cabrera laisse tomber cette foulée lorsqu'il sait qu'il aura affaire à une balle lente à la limite de la zone des prises et la prendra s'il croit qu'il s'agira plutôt d'une une balle rapide. Peu d'athlètes dans le monde du baseball peuvent effectuer ce genre de changement aussi radical d'un lancer à l'autre tout en maintenant leur élan, et personne ne le fait mieux que Cabrera.

Sa préparation vis-à-vis chaque lanceur est simple. Cabrera a expliqué ce week-end qu'il ne se fie pas vraiment aux rapports d?éclaireurs parce qu'il considère que les informations qui s'y retrouvent ne sont pas suffisamment à jour étant donné qu'elles sont basées sur ce que les athlètes ont fait dans le passé. Il visualise bien les vidéos dans le clubhouse des Tigers parfois, mais ce qu'il souhaite vraiment savoir, c'est comment le lanceur se comporte un jour donné ? la vélocité de sa balle, quel tir fonctionne bien et, pour citer Cabrera, « comment il va chercher à me battre ».

Il a observé attentivement Derek Holland s?échauffer dimanche, a étudié ses six premiers lancers contre Omar Infante et Torii Hunter, et a vu que Holland était dans un bon jour. Une balle rapide tranchante, une glissante qui cassait au niveau du pied arrière de chacun des deux frappeurs droitiers. Holland est un bon lanceur qui connaît une bonne saison et Cabrera l'a mis dans sa petite poche, comme ce fut le cas contre de nombreux autres lanceurs. 

Son premier circuit a survolé 441 pieds au centre-droit du champ, le second était une flèche en plein milieu et le dernier a été réalisé contre Tanner Scheppers alors qu'il faisait face à un compte de 0-2.

Les Tigers ont connu une série difficile lors de laquelle leur défensive a notamment été affreuse durant une manche dimanche. Même Cabrera a fait une gaffe, une parmi plusieurs autres de la part des siens. Mais il s'est racheté d'une façon dont peu de joueurs le peuvent. David Murphy, qui a théoriquement été le héros du match dans la victoire des Rangers, a déclaré ceci aux journalistes : « C'est très bien de se trouver du côté des vainqueurs. C?était un gros match, un match amusant, sur la télé nationale. Nous avons vu à l??uvre le meilleur cogneur de notre sport enfiler trois circuits. »



15:29 - Price a autant besoin d'aide que Fleury - RDS.CA
Price a autant besoin d'aide que Fleury

Les directeurs généraux les plus efficaces sont très souvent ceux qui voient loin devant eux. Le pionnier sur ce plan a été Sam Pollock qui effectuait des transactions capables de lui rapporter des dividendes deux ou trois ans plus tard.

Le plus bel exemple de cela est survenu en 1970 quand il a échangé Ernie Hicke et le premier choix du Canadien aux Golden Seals de la Californie en retour de leur premier choix et d'un défenseur, François Lacombe, qui n'a jamais porté le chandail montréalais.

Tout indiquait que les parents pauvres de la ligue occuperaient le dernier rang du classement à la veille du repêchage de 1971, dont les deux joueurs les plus convoités étaient Guy Lafleur et Marcel Dionne. Celui qu'on surnommait le Godfather voulait s'approprier une future grande vedette. Grâce aux Seals, il a obtenu le premier choix de la ligue et s'en est servi pour réclamer en Lafleur, l'un des plus grands Glorieux de la riche histoire du Canadien.

Au fil des ans, d'autres directeurs généraux ont posé des gestes qui ont valu leur pesant d'or. Ils l'ont fait pour assurer le présent, pour mieux planifier l'avenir ou pour améliorer leurs chances de remporter une coupe Stanley qui était à leur portée.

Ce printemps, on s'est demandé pourquoi Ray Shero, déjà à la tête d'une puissance dans la ligue, a sacrifié un choix de première ronde, deux choix de deuxième ronde, un choix de cinquième tour, deux pâles espoirs dans des collèges américains et Joe Morrow, un défenseur de 20 ans réclamé en première ronde en 2011, tout cela pour obtenir Jarome Iginla, Brenden Morrow et Douglas Murray. La réponse est claire. Les Penguins se voient offrir la possibilité de mériter une deuxième coupe Stanley en cinq ans. Rien ne dit quand une occasion comme celle-là se représentera. Alors, Shero a jugé bon d'y mettre le prix pour éviter que la coupe lui échappe.

Grosse acquisition à petit prix

Il y a un an, Shero a posé un autre geste, quasi anodin celui-là, qui pourrait s'avérer plus profitable que l'acquisition d'Iginla, de Morrow et de Murray ensemble. Il a obtenu pour une chanson celui qui est devenu la grande vedette de son équipe dans les séries, Tomas Vokoun.

Depuis huit ans, la cage des Penguins est défendue par un jeune et brillant gardien de but, Marc-André Fleury. En principe, une organisation est en voiture pendant 12 à 15 ans avec un gardien de ce calibre. Le problème, c'est que Fleury semble éprouver autant de problème avec la pression de gagner à tout prix que Carey Price. Au cours des deux derniers printemps, Pittsburgh a été éliminé dès le premier tour, d'abord en sept matchs par Tampa, puis en six parties par Philadelphie. Total combiné de buts accordés par Fleury durant ces 13 matchs : 43.

En juin dernier, Shero a compris qu'il ne pourrait pas continuellement s'en remettre à Fleury pour aspirer aux plus grands honneurs. Il est donc allé chercher à Washington une police d'assurance qui joue actuellement les héros.

Sur le coup, on n'a pas très bien saisi ce qu'il tentait de faire. Avec un gardien qui lui coûtait déjà 5.5 millions $ par saison, comment pouvait-il demander à Vokoun, qui avait été un gardien numéro un à Nashville, en Floride et à Washington et qui avait joué en moyenne 60 matchs par saison au cours des neuf dernières années, de venir réchauffer le banc à Pittsburgh?

La réponse, on l'a obtenue durant la série précédente contre les Islanders. Les Penguins semblaient menacés de subir une autre élimination rapide en première ronde, le genre d'échec qu'on ne peut se permettre avec des Crosby, des Malkin, des Letang, des Kunitz et des Dupuis dans la formation. Surtout pas après avoir acquis trois joueurs établis pour s'assurer de gagner la coupe. Or, s'il avait fallu que cette série contre les étonnants Islanders nécessite un septième match, compte tenu de la nervosité très évidente de Fleury, on aurait peut-être assisté à la répétition du scénario des deux dernières années.

Vokoun est entré dans cette série de brillante façon. Depuis qu'il a remplacé Fleury, les Penguins ont repris le contrôle de leur destinée. En cinq matchs, il en a gagné quatre. Son pourcentage d'efficacité est le meilleur des séries, un mirobolant ,949. Il occupe aussi le premier rang pour la moyenne de buts accordés par partie (1,61). La prétendue police d'assurance de Shero a pris la forme d'une bouée de sauvetage.

Si Carey Price profitait du même soutien?

Vous voyez où je veux en venir? Carey Price vient de participer aux séries pour une cinquième fois en six ans. À sa toute première expérience, il a remporté une série contre les Bruins. Il n'a pas gagné depuis. Les signes de faiblesse qu'il démontre sont inquiétants. Il a même admis avoir de la difficulté à cohabiter avec la pression de Montréal. Est-ce la pression du milieu dans lequel il évolue qui le paralyse ou la pression tout court?

On comprend Marc Bergevin de s'être porté à sa défense dans son bilan de fin de saison. Avait-il d'autres choix? Price représente le pain et le beurre du Canadien. C'est par lui que le succès arrive ou que l'élimination survient. Dans les circonstances, ce n'était pas le moment de l'accabler davantage.

Il n'y a aucun gardien dans les réserves du Canadien capable de prendre sa place. Quant à une transaction, faut oublier cela. Il faudrait que Bergevin obtienne un autre gardien dans l'échange. Or, aucun de ses homologues ne lui refilera un gagnant potentiel du trophée Vézina. Il échangerait donc un problème pour en obtenir un autre. Pas vraiment la solution.

Les Penguins de Pittsburgh offrent à Bergevin une piste de solution en ce moment. S'il doit garder à son service un gardien appelé à flancher dans les moments cruciaux, aussi bien dénicher au plus tôt un substitut expérimenté prêt à le relever à tout moment. Peter Budaj, on vient de le voir, n'a pas le physique de l'emploi dans ce genre de situation.

Si le patron du Canadien pouvait dénicher quelque part un second gardien capable de jouer le rôle de Vokoun, il rassurerait beaucoup de monde. Le gardien tchèque, ex-choix au repêchage du Canadien en 1994, n'a coûté à Shero qu'un choix de septième ronde. Et il seconde Fleury au salaire très raisonnable de 2 millions $.

Plus chanceux que ça, tu gagnes la coupe. Ce choix de septième ronde était le prix à payer pour un gardien qu'il espérait pouvoir garder au bout du banc. Les prouesses de Vokoun risquent maintenant de le faire passer pour un génie.

Pareille aubaine ne se trouve pas au coin de la rue, je l'admets. Cependant, il faudra bien se prémunir un jour contre les hauts et les bas de ce gardien fragile sous la pression. Price est costaud, fort physiquement, jeune et durable, mais il en faut davantage pour être un sauveur. Ce n'est jamais bon signe quand un gardien a plus besoin d'un psychologue que d'un entraîneur personnel.



14:18 - GP Monaco : les meilleurs et le pire - RDS.CA
GP Monaco : les meilleurs et le pire

Ayrton Senna, Michael Schumacher, Fernando Alonso, Alain Prost, Nigel Mansell, Nelson Piquet, Jacques Villeneuve, James Hunt? tous des champions du monde.

Et tous des pilotes qui se sont fait piéger sur le circuit urbain de Monte-Carlo!

Voici comment ces grands pilotes ont été victimes de cette piste qui ne pardonne pas le moindre écart. Et je vous invite par la suite à vous offrir une séance de visionnement sur Internet (*).

À noter que personne n'a été blessé (sauf dans son orgueil) au cours de ces incidents!

James Hunt, 1975

James Hunt, sur une modeste Hesketh, occupe une belle 6e place au 63e des 75 tours de l?épreuve. Mais Patrick Depailler (Tyrrell) s'approche et se fait menaçant. Le Français plonge à l'intérieur du virage Mirabeau (virage à droite qui mène vers l?épingle de l'hôtel Loews). Au lieu de lever le pied et céder la position, Hunt insiste et se retrouve poussé à l'extérieur de la trajectoire de course; l'espace manque et les rails l'attendent.

Furieux, il passe près de se battre avec les commissaires de piste car il veut rester les deux pieds sur la piste pour manifester son mécontentement envers Depailler au tour suivant.

Alain Prost, 1982

Ah, la course que personne ne voulait gagner!

Alain Prost roule en tête depuis le 15e tour. Il possède une confortable avance avec 3 tours à faire. Mais une petite pluie commence à s'abattre sur le circuit et Prost se fait surprendre par un manque d'adhérence à la sortie de la chicane après le tunnel. Sa Renault part en tête-à-queue et tape le rail, perdant sa roue avant droite.

Riccardo Patrese (Brabham) hérite de la première place et se dirige vers sa première victoire en F1. Oh non : il part en tête-à-queue au virage en épingle Loews et cale son moteur.

Voilà Didier Pironi en tête avec sa Ferrari; il entame le dernier tour. Mais le Français tombe en panne sèche! Tout comme Andrea De Cesaris (Alfa Romeo) qui le suivait? Derek Daly (Williams) devrait passer en tête, mais sa boîte de vitesses vient de céder. Mais qui mène la course?

Patrese! Les commissaires de piste l'ont poussé pour dégager la piste et l'Italien en a profité pour relancer son moteur! Ce qui ne va pas à l'encontre du règlement. Patrese remporte le Grand Prix de Monaco? à sa plus grande surprise!

Nigel Mansell, 1984

Il pleut fort à Monaco en 1984. Parti 2e sur la grille de départ avec sa Lotus, Nigel Mansell conserve sa place lors des premiers tours de course. Lorsque le meneur Alain Prost doit man'uvrer pour éviter une voiture immobilisée en plein milieu de la piste en sortie du virage du Portier (entrée du tunnel), Mansell passe en tête. Il mène un Grand Prix pour la première fois de sa carrière (il est à sa quatrième saison complète).

Mais le Britannique en fait trop, roulant 2s au tour plus rapidement que Prost. L'inévitable se produit : il roule sur une ligne blanche de marquage de rue dans la montée vers le virage du Casino, perd la contrôle de sa voiture et tape le rail par l'arrière. Pneu crevé et aileron brisé, il stationne sa Lotus au fond d'une échappatoire.

Mansell peut se consoler en pensant que pas moins de 8 des 20 partants ont tapé les rails. Sa première victoire viendra un an plus tard.

Nelson Piquet, 1985

Au 16e des 78 tours de course, Riccardo Patrese (Alfa Romeo) occupe la 9e place et, derrière lui, Nelson Piquet (Brabham), Jacques Laffite (Ligier) et Teo Fabi (Toleman) s'impatientent. Piquet tente de dépasser Patrese par la droite alors que les deux passent la ligne départ/arrivée et se dirigent vers le premier virage (Ste-Devote). Piquet manque de place et le contact est inévitable. Les voitures jouent au ping-pong entre les rails avant d?échouer dans l?échappatoire.

Ayrton Senna, 1988

L'année 1988 voit les McLaren d'Ayrton Senna et Alain Prost remporter 15 des 16 courses. À Monaco, Senna domine : parti de la position de tête (1,5s sur Prost), il est en tête depuis le départ et possède une avance de 53s sur Prost à 12 tours de la fin. Tout le travail est fait, ne reste plus qu?à voir le drapeau à damier.

Mais voilà que Prost (ennui de boîte au départ) revient à la 2e place après 57 tours passés à regarder l'arrière de la Ferrari de Gerhard Berger. Le Français part à la chasse et signe le meilleur temps de la course. Senna répond avec un nouveau record du tour en course au 59e passage. Prost comprend le message et lève le pied.

Senna fait de même, mais il a perdu sa concentration. Le Brésilien commet quelques petites erreurs puis une grosse gaffe : il met sa McLaren dans les rails au virage du Portier!

Honteux et furieux d'avoir donné la victoire à Prost, Senna n'ira même pas rejoindre son écurie dans les puits, préférant aller se réfugier dans son appartement personnel à Monaco!

N.B. En 1993, Senna joue au ping-pong entre les rails lors de la séance libre du jeudi, lorsqu'un dysfonctionnement d'un mécanisme de réglage sur sa voiture expédie sa McLaren dans les rails avant même le premier virage.

Michael Schumacher, 1996

Le départ est donné sous la pluie. Schumacher part de la position de tête, mais tombe 2e lorsque Damon Hill (Williams) le dépasse dès le premier virage. Quelques centaines de mètres plus loin, Schumi mord la bordure de la courbe à droite menant vers le virage du Portier (avant le tunnel); l'arrière de la Ferrari décroche et va taper les rails du côté extérieur. Sa course est terminée en un demi-tour! Schumi entame une longue marche vers les puits.

N.B. En 2004, Schumacher roule en tête derrière la voiture de sécurité. Il commence à effectuer de brusques mouvements d'accélération et de freinage dans le tunnel, afin de réchauffer ses pneus et ses freins. Surpris, Juan Pablo Montoya (Williams) le heurte et cause l'abandon de la Ferrari.

Jacques Villeneuve, 1996

Villeneuve connaît une première qualification difficile à Monaco, se plaçant 10e sur la grille alors que son coéquipier Damon Hill est 2e. Avec un bon rythme et profitant de quelques abandons, le Québécois occupe le 4e rang lorsqu'il tombe sur un retardataire, Luca Badoer (Forti Corse), au virage Mirabeau. Badoer laisse passer Johnny Herbert (3e sur Sauber), mais ferme la porte à la Williams en sortie du virage. Le contact cause l'abandon des deux voitures. Badoer sera pénalisé (amende de 5000 $ et suspension pour deux courses, mais avec sursis).

Fernando Alonso, 2004

Fernando Alonso, alors sur Renault, tente de prendre un tour à Ralf Schumacher (Williams) dans le tunnel. Il croit que l'Allemand va le laisser passer, mais Ralf roule sur la trajectoire de course, ce qui pousse Alonso vers l'extérieur, sur la partie poussiéreuse de la piste. Il glisse inexorablement vers les rails sur lesquels il endommage sa voiture. L'Espagnol occupait alors la 2e place.

Fernando Alonso, 2010

Lors de la séance d'essais libres du samedi matin, Alonso perd le contrôle de sa Ferrari (erreur de pilotage avouée) et tape le rail à Massenet (dans la montée vers le Casino). Malgré un choc à faible angle et une vitesse relativement réduite au moment de l'impact (90 km/h), un élément de suspension endommage le monocoque, qui ne peut être réparé dans la journée. Alonso ne peut participer à la séance de qualification.

Alonso est condamné à prendre le départ de la ligne des puits avec un nouveau châssis. L'Espagnol, qui avait mené les deux séances d'essais libres du jeudi, va terminer à la 6e place pour récolter 8 points. Sans cet accident, il aurait fort probablement pu viser un podium (25-18-15 points), ce qui l'aurait empêché de perdre le titre mondial pour 4 petits points en fin de saison?

(*) Vous pouvez voir tous ces incidents sur YouTube, en effectuant une recherche : (nom du pilote) crash Monaco F1 (année)



02:04 - La vision biaisée de Froch - RDS.CA
La vision biaisée de Froch

Le gagnant du combat revanche entre Carl Froch et Mikkel Kessler pourrait très bien être déterminé en jouant à pile ou face. Les deux boxeurs ont eu un cheminement différent depuis la première fois qu'ils se sont affrontés, mais c'est évident que ce sera très, très serré.

Sauf que contrairement à bien des observateurs et des preneurs aux livres, j'ai l'impression que Kessler sortira encore gagnant. Pourquoi? Parce que c'est tout simplement un meilleur boxeur.

Évidemment, Froch aura l'avantage de boxer chez lui. Et malgré son style échevelé, il met beaucoup de pression, cogne dur et est en super forme. Mais Kessler est capable d'encaisser des coups et l'a prouvé tout au long de sa carrière. Kessler est également en mesure de disputer de longs combats.

Certains remarqueront avec justesse que Kessler n'a pas nécessairement bien paru avant de passer le knock-out à Allan Green à son avant-dernier combat. Mais il faut savoir que lorsque tu te bats contre un gars comme Green, tu ne te prépares pas pour disputer un match de la série finale de la Coupe Stanley! Contre Froch, il sera fin prêt.

À leur premier duel, c?était serré à première vue, mais pas tant que ça sur les cartes des juges. En raison de son style classique et précis, Kessler retient beaucoup plus facilement l'attention des juges que Froch.

Un boxeur qui était usé à la corde

Froch a battu des adversaires qu'il a dominés physiquement ou encore qui n?étaient tout simplement pas de calibre comme Arthur Abraham. Des athlètes de qualité comme Jermain Taylor, Andre Dirrell, Mikkel Kessler et Andre Ward lui en ont fait voir de toutes les couleurs. Lucian Bute n'a pas été capable de prendre la puissance des coups, mais rien ne dit que ses habiletés globales n'auraient pas pu prévaloir pendant leur combat.

En analysant les impondérables, j'ai remarqué que Kessler avait été très discret depuis l'annonce du combat revanche, tandis que Froch parlait beaucoup. Il se plaignait notamment que ses compatriotes qui ont sparré avec Kessler n?étaient pas patriotiques. Froch n'a jamais vraiment eu la cote dans son pays - comme Joe Calzaghe, Ricky Hatton ou même Amir Khan - et il semble s?être mis beaucoup de pression pour cette occasion. À l'opposé, Kessler n'a jamais paru aussi bien dans sa peau. Il en a vu d'autres et a même réservé 5000 billets, ce qui signifie qu'il pourra compter sur de nombreux partisans.

Avant qu'il ne batte Bute, plusieurs disaient de Froch qu'il commençait à être usé à la corde. La meilleure preuve de ça est que Stéphan Larouche et InterBox l'avaient choisi pour affronter Bute. C'est comme s'il avait trouvé la Fontaine de jouvence à la suite de cette victoire.

Son dernier combat, il l'a livré contre Yusaf Mack, un partenaire d'entraînement d'Adonis Stevenson qui avait eu toutes les misères du monde à respecter la limite de 168 livres et qui s?était ensuite présenté dans l'arène complètement vidé. La vision populaire de Froch est biaisée, car elle est basée sur sa seule performance contre Bute.

Je le répète. Ça ne veut pas dire que Froch ne se présentera pas avec le couteau entre les dents, mais le jab et l'intelligence dans le ring de Kessler feront la différence. Le Danois l'emportera de façon très serrée, peut-être même par décision partagée.

*Propos recueillis par Francis Paquin



mardi 21 mai 2013
16:56 - La fin des longs fers droits? - RDS.CA
La fin des longs fers droits?

Après des mois de discussions et d'analyses, les grands responsables des règles du golf ont enfin statué : dès le premier janvier 2016, il sera interdit d'avoir un point d'ancrage sur le corps en utilisant les longs fers droits.

Dans l'esprit des décideurs, le point d'ancrage va à l'encontre du mouvement de golf qui utilise la mobilité des deux bras lors de la réalisation de l?élan. Cela ne signifie pas nécessairement la fin des longs fers droits. Dorénavant le bout de la tige ne pourra être appuyé sur une partie du corps afin de faciliter le mouvement du pendule.

Est-ce qu'une telle pratique menaçait la survie du golf dans son ensemble? Non, puisqu'on estime que de deux à quatre pour cent des golfeurs seulement utilisaient cette méthode.

Chez les professionnels du PGA Tour toutefois, la pratique devenait de plus en plus courante. On parle de 18 % des joueurs qui utilisent les longs fers droits avec points d'ancrage. Cela devenait d'autant plus dérangeant pour les responsables de la United States Golf Association et du Royal and Ancient que quatre des six derniers gagnants de tournois majeurs utilisaient cette méthode.

La pratique ne faisait d'ailleurs pas l'unanimité chez les joueurs eux-mêmes. Bien que le circuit PGA Tour par la voix de son commissaire Tim Finchem ait indiqué qu'on tolérerait les fers droits et les points d'ancrage, plusieurs joueurs dont Tiger Woods, Rory McIlroy et Arnold Palmer exigeaient que soit abandonnée cette pratique.

Le Circuit européen, la LPGA, le Circuit européen féminin et le Sunshine Tour d'Afrique du Sud ont tous indiqué plus tôt qu'ils étaient contre la pratique.

Il faut savoir que le PGA Tour n?était pas seul dans sa croisade. Les dirigeants de PGA of America qui regroupe les professionnels de clubs et les enseignants étaient aussi en faveur du maintien du point d'ancrage. En y jetant un coup d??il plus attentif, on se rend compte, comme c'est si souvent le cas dans ce genre de situations, qu'il s'agissait peut-être davantage d'une guerre de pouvoir entre un petit groupe d'individus.

Toujours est-il que le circuit PGA Tour soumettra la décision à son comité des joueurs et à ses membres et fera connaître sa décision prochainement.

J'ai l'impression qu'on acceptera la nouvelle règle et que la tempête se calmera comme ce fut le cas pour l'application des nouvelles mesures concernant les rainures moins prononcées sur les fers. Les membres du circuit PGA Tour sont effectivement les meilleurs golfeurs au monde et quiconque a le talent nécessaire pour pulvériser une balle au-delà de 350 verges depuis un tertre de départ doit en avoir autant pour caler un roulé d'une douzaine de pieds sans compter sur un point d'ancrage. Et si certains individus ne sont pas en mesure de résister à ce changement de règle, c'est bien dommage, mais ils seront remplacés. La relève ne manque pas.

En fin de compte, il me semble qu'on a pris beaucoup de temps pour corriger une erreur commise il y a bien  longtemps lorsqu'on a permis l'utilisation des longs fers droits. Il y a des choses plus urgentes à régler, notamment le temps de jeu qui affecte l'ensemble des golfeurs amateurs et professionnels. Comme le veut l'expression consacrée dans le domaine sportif : « On passe (enfin) au prochain appel? »



00:02 - Prêt à faire le saut - RDS.CA
Prêt à faire le saut

Je crois plus que jamais que Patrick Roy sera nommé entraîneur-chef de l'Avalanche.

Le nouveau vice-président exécutif des opérations hockey au Colorado, Joe Sakic, a dressé un portrait de l'entraîneur-chef qu'il recherche. Il a dit qu'il voulait un entraîneur d'expérience, qui est un gagnant et qui a beaucoup d?émotions. Patrick Roy a huit ans d'expérience comme entraîneur avec les Remparts dans la LHJMQ. Il a gagné quatre coupes Stanley et on ne peut pas dire que l'ancien gardien manque d?émotions.

Je crois que c'est une valeur sûre. De plus, les deux hommes se connaissent bien ayant remporté les grands honneurs à deux reprises ensemble au Colorado. Je pense qu'il n'y a pas d'autre candidat. Le temps est venu et je crois que Patrick ne veut plus attendre. Il est prêt à faire le saut. L'avenir le dira.

Dans le moment, le contexte est bon. C'est une jeune équipe. Quand Patrick a refusé d'y aller en 2009, c?était sous l'ancien régime. Aujourd'hui, la présence de Joe Sakic fait une différence.

L'Avalanche a de bons jeunes. Ils vont en repêcher un autre, probablement le défenseur Seth Jones, qui a appris à jouer au hockey alors qu'il grandissait à Denver. J'y penserais deux fois avant de lever le nez sur Jonathan Drouin et Nathan MacKinnon, mais la décision sera entre leurs mains lorsque l'organisation repêchera au tout premier rang.

Je pense qu'il est dans une situation idéale. Patrick pourrait se fier à Matt Duchene et Paul Stastny, qui a été le meilleur compteur de l?équipe américaine au Championnat du monde de hockey.

Ne jamais prendre une équipe à la légère

Les Sénateurs ont été extrêmement chanceux dimanche. Les Penguins de Pittsburgh ont joué mollement alors qu'ils gagnaient par un but et qu'ils étaient en avantage numérique en fin de troisième période. Ottawa a retiré son gardien et Daniel Alfredsson s'est retrouvé seul devant le filet avant de faire dévier la rondelle pour provoquer la prolongation.

Ce n'est pas dans les habitudes des Penguins de jouer de cette manière. Je crois que Dan Bylsma s'en veut de ne pas avoir rappelé à ses joueurs d'y aller à fond de train. Ça prouve une chose : quand tu prends l'autre équipe à la légère, c'est ce qui arrive!

Dans l'autre série de l'Association Est, je ne pense pas que les Rangers soient capables de remonter la pente. Les Bruins ont beaucoup plus de profondeur.

Brad Richards joue maintenant sur le quatrième trio. Ça en dit long sur les Rangers. L'attaque se limite à trois joueurs : Derick Brassard, Rick Nash et Ryan Callahan.

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



lundi 20 mai 2013
20:06 - Bae se dresse devant Bradley - RDS.CA
Bae se dresse devant Bradley

Le Sud-Coréen Sang-Moon Bae, âgé de 26 ans, a remporté un premier titre en carrière sur le circuit PGA Tour, dimanche, lors du Championnat Byron Nelson.

Alors que le vent balayait le parcours du TPC Four Seasons, avec des bourrasques pouvant atteindre 50 km/h, l?élancé jeune homme a connu un début de ronde des plus solides en enregistrant trois oiselets sur les six premiers trous, transformant ainsi un déficit d'un coup en une avance de quatre coups sur l'Américain Keegan Bradley, auteur d'un fantastique 60 en lever de rideau, jeudi. Bae a cependant vu cette avance fondre comme neige au soleil par la suite, si bien qu'on s'est retrouvé avec une égalité après le 15e trou. C'est sur le 16e que le tournoi s'est joué, une normale 5 de 546 verges, avec un vent de face. Les deux joueurs étaient en bonne position pour retrancher un coup à la normale, sur très courte distance. Bae a d'abord calé son roulé d'environ 5 pieds, puis à la surprise générale, Bradley rata le sien sur à peine 3 pieds. À partir de ce moment, ce n?était plus qu'une question de temps avant que Bae puisse savourer ce premier gain aux États-Unis, d'autant plus que Bradley allait commettre un boguey au 17e trou.

Cette performance de Sang-Moon Bae lui permet de passer de la 95e à la 18e position du classement de la Coupe FedEx. De plus, il gagne 42 places au classement mondial sur lequel il apparaît maintenant au 64e échelon. C?était la 3e fois au cours des quatre dernières années qu'un joueur inscrivait une  première victoire en carrière à ce tournoi, les autres étant Jason Day (2010) et Keegan Bradley (2011).

Même s'il n'en est qu?à sa deuxième saison sur le circuit américain, Bae n'a rien d'une verte recrue. Devenu joueur professionnel à l?âge de 18 ans, il a d'abord évolué sur les circuits de Corée, d'Asie et du Japon sur lesquels il a connu passablement de succès, comme en font foi ses 11 victoires. Sa première remonte à 2006 alors qu'il n?était âgé que de 20 ans.

Après avoir remporté trois titres sur le circuit japonais en 2011, il décide de s?établir en permanence aux États-Unis et d'y poursuivre sa carrière. Lors de son année recrue en 2012, il empoche plus de 1,2 million de dollars et termine la saison au 83e rang des boursiers. On le sent maintenant beaucoup plus à l'aise sur ce circuit et la qualité de son élan et de son jeu en général laisse entrevoir d'autres succès dans un avenir rapproché. Eh oui, une autre étoile est née!

Du côté de Keegan Bradley, il s'agit bien sûr d'une défaite dure à avaler puisqu'on a l'impression qu'il s'est battu lui-même. Ce joueur possède un talent fou et peut propulser la balle au-delà de 350 verges sur les coups de départ. C'est davantage au niveau du contrôle des émotions que l'on a des doutes. Il n'arrive pas à se calmer et on le sent très anxieux. Par moment, son rythme semble incontrôlable et ça lui joue des tours. N'en demeure pas moins qu'il est maintenant classé 11e joueur mondial et qu'il a grimpé au 8e échelon du classement de la Coupe FedEx. N'ayez crainte, il aura plusieurs occasions de se reprendre.

Il y a un 3e joueur qui aurait très bien pu remporter ce tournoi. Il s'agit du Sud-Africain Charl Schwartzel. Bien honnêtement, c'est lui qui jouait le mieux lors de la ronde finale mais son putter n'a pas été très coopératif, si bien qu'il a raté plusieurs chances d'oiselets sur courtes distances. Je ne serais nullement surpris qu'il gagne le tournoi Colonial cette semaine. Sa 3e place lui a tout de même permis de gagner 28 rangs au classement général de la saison (58e à 30e).

Prochaine étape : l'Invitation Crowne Plaza

Pour une deuxième semaine consécutive, les joueurs évolueront dans l?état du Texas cette semaine, plus précisément au Colonial Country Club, situé à Fort Worth. Zach Johnson tentera d'y défendre son titre, lui qui connaît une saison plutôt ordinaire jusqu'ici puisqu'il occupe le 95e rang du classement de la Coupe FedEx. Ses compatriotes Matt Kuchar, Jason Dufner, Jim Furyk, Davis Love III, Hunter Mahan et David Toms seront également de la partie.

J'ai toutefois l'impression que c'est du côté international qu'il faut regarder pour tenter de deviner qui sortira vainqueur. J'aime bien les chances de victoire de Charl Schwartzel, d'Henryk Stenson et de David Lingmerth.  Angel Cabrera, Tim Clark, Louis Oosthuizen, Y.E.Yang, Sang-Moon Bae et Ryo Ishikawa sont aussi inscrits à cette compétition. Ishikawa est présentement sur une bonne lancée et pourrait finalement nous démontrer sa véritable identité au cours des prochains mois.

On aura aussi droit à la présence de deux excellents joueurs du circuit des Champions, soit Tom Lehman et David Frost, qui se mesureront aux plus jeunes pour l'une des rares fois au cours de la saison. Le meilleur joueur canadien, Graham DeLeat, tentera aussi de poursuivre sa série de succès.  

Michel Lacroix et moi vous donnons  rendez-vous pour les 3e et 4e rondes, sur les ondes de RDS, samedi et dimanche.



vendredi 17 mai 2013
23:56 - Surplus de bons candidats - RDS.CA
Surplus de bons candidats


23:28 - Québec m'a redonné le goût au baseball - RDS.CA
Québec m'a redonné le goût au baseball

C'est avec un immense plaisir que je joins l'équipe du RDS.ca à titre de chroniqueur. Pendant l'été, je partagerai avec vous les tribulations de mon équipe, les Capitales de Québec.

Avant de gagner le championnat avec les Capitales l'an dernier, j'ai eu le plaisir de pratiquer mon art au sein d'une organisation du baseball majeur. Pour cette première chronique, je vous présente mon parcours qui m'a ramené à la maison.

En 2002, j'avais été repêché en 40e ronde par les Mets de New York sans toutefois signer de contrat avec l'équipe. J'évoluais alors pour les Associés de Laval de la Ligue de Baseball junior Élite du Québec après être passé par l'Académie de baseball du Canada (ABC) et je ne me sentais pas tout à fait prêt à faire le saut dans les ligues mineures d'une organisation du baseball majeur. C'est la raison pour laquelle je me suis orienté vers le Miami Dade College, en Floride. Avec le recul, j'estime que mes deux années collégiales m'ont bien préparé au baseball professionnel parce qu'il faut l'avouer, c'est un choc culturel d'aller jouer au baseball aux États-Unis.

Il n'était pas rare à l'époque qu'un joueur ne conclut pas d'entente avec l'équipe qui l'avait sélectionné. Si j'avais voulu signer que pour le plaisir de signer un contrat, j'aurais pu le faire sans problème. Les choses ont tourné en ma faveur, car, même si je n'ai pas accepté d'offre des Mets, ces derniers m'ont gardé à l'oeil et l'année suivante, ils m'ont de nouveau repêché, mais en 48e ronde cette fois. Le recruteur des Mets au Québec était Claude Pelletier, celui qui est l'origine de la décision des Dodgers de Los Angeles de repêcher Éric Gagné.

Outre le collège à Miami, je suis aussi allé jouer au Northeastern Oklahoma A&M College.

Au départ, c'était difficile de quitter ma famille pour aller vivre dans un autre pays. Dans une plus petite mesure, j'avais déjà vécu un certain dépaysement au Québec, car étant originaire de St-Roch-de-l'Achigan dans Lanaudière, j'étais parti en pension à Montréal pour y faire mon secondaire V. Au CÉGEP, j'étais à Laval, ce qui signifie que depuis l'âge de 15 ou 16 ans, j'avais quitté le nid familial depuis quelque temps. Ce petit exil m'a préparé à partir.

En me repêchant une deuxième fois en deux ans, je sentais que les Mets avaient toujours de l'intérêt pour moi. Je venais de connaître une saison ordinaire à Miami, ce qui pouvait expliquer que j'ai été sélectionné huit rondes plus tard que l'année précédente, mais cette sélection par les Mets avait revigoré ma confiance.

Quand je jouais au Québec, j'étais vu comme un frappeur qui pouvait sortir la balle du stade régulièrement, mais les données étaient un peu faussées parce qu'ici, on utilisait des bâtons aluminium. Je savais très bien qu'aux États-Unis, je n'aurais pas obtenu autant de longues balles. Il faillait juste que je me fasse à l'idée.

La porte s'est ouverte

J'estime que les Mets m'ont donné une vraie chance de me faire valoir durant mes années avec eux. En 2009, la porte s'est ouverte pour moi, mais malheureusement, je n'ai pas su en profiter pour m'établir avec l'équipe AAA à Buffalo. Le gérant des Mets, l'ancien des Expos Jerry Manuel, m'aimait bien. On m'a alors donné la chance de jouer sur une base quotidienne, moi qui avais été un joueur d'utilité au niveau AA. Ça peut sembler anodin, mais passer du AA au AAA est une marche très haute à monter. J'ai connu un mauvais début de saison et comme le baseball est un business et que la patience des dirigeants est très courte, il vaut mieux performer, car quand la fenêtre se referme. Tu ne sais jamais si elle va s'ouvrir à nouveau. Finalement, elle ne s'est plus jamais vraiment rouverte pour moi.

J'ai fait des séjours au niveau AAA lors des deux saisons suivantes, mais sans véritable chance. En 2011 par exemple, j'ai vécu une séquence de 30 jours sans obtenir un départ. Dans les circonstances, il est difficile d'avoir de bonnes statistiques quand tu n'es qu'un réserviste.

Si j'avais bien performé en 2009, je ne serais peut-être pas au Québec aujourd'hui. Je jouerais sans doute dans les ligues majeures ou quelque part dans les ligues mineures.

Mon but ultime était d'atteindre le baseball majeur. C'était mon rêve comme pour tous ceux que je côtoyais. La situation devenait frustrante, mais à un certain moment, il fallait affronter la réalité et se dire que ça pourrait ne pas arriver. Ce n'était pas facile, mais c'était une réalité avec laquelle je devais composer. Je devais cesser de m'en faire avec ce que je ne pouvais pas contrôler parce que je me rendais compte que le baseball est un business. Quand tu es un jeune joueur, tu ignores comment ça fonctionne, mais la réalité vous revient vite dans le visage et vous perdez de vos illusions.

C'est comme les changements au niveau du personnel des joueurs. Parfois, on se demande pourquoi un tel joueur monte ou descend ou obtient une chance. On ne comprend pas toujours ce qui se passe, mais il faut parvenir à ne pas y penser parce que ça nous joue dans la tête et nous fait sortir de notre game.

Dans mes rêves les plus fous, je pense encore au baseball majeur. J'ai toujours confiance en moi, mais à bientôt 30 ans, les opportunités se font rares, surtout si vous n'avez pas d'expérience dans le baseball majeur. Je me suis tourné vers Québec et la ligue Can Am l'an dernier et je ne regrette pas mon choix. J'ai adoré ma saison en 2012 et j'ai retrouvé le goût de jouer au baseball.

Je connaissais plusieurs membres de l'organisation des Capitales et j'avais entendu plein de belles choses sur l'organisation. La décision n'a pas été très difficile à prendre et je me disais depuis longtemps que si le baseball affilié ne fonctionnait pas pour moi, je me tournais vers le baseball indépendant et que c'était pour être Québec. Il n'était pas question que je me retrouve à jouer quelque part au Texas ou dans une ligue loin de chez moi. L'organisation des Capitales fait du bon travail depuis 15 ans et les gars sont bien traités, c'est pour cette raison que plusieurs d'entre eux y reviennent année après année.

Je dois dire toutefois que jusqu'au début du camp des ligues mineures l'an dernier, j'espérais un appel avant de me joindre aux Capitales. J'espérais toujours qu'une équipe vienne me chercher parce que je venais de connaître de bons Jeux panaméricains avec le Canada. Comme le téléphone demeurait silencieux, je commençais à me faire à l'idée d'aller jouer à Québec.

Environ une semaine après le début du camp des ligues mineures, j'ai reçu des appels de Denis Boucher et d'Ernie Whitt des Phillies de Phialdelphie, qui avaient plusieurs blessés. La première interrogation d'Ernie était de savoir si j'avais un visa ou une carte verte pour travailler aux États-Unis. Comme je n'en avais pas, ç'a diminué mes chances et quelques jours plus tard, on m'a fait savoir qu'on avait préféré un Américain à ma place parce que les Phillies ne voulaient pas gaspiller un visa. J'ai été déçu, car cet espoir m'avait redonné un brin de confiance. J'ai vécu des émotions en montagnes russes en l'espace de quelques jours.

Je ne regrette en rien d'avoir choisi Québec. Je suis heureux de savoir que ma famille peut venir me voir jouer. Cette année, je n'ai pas vraiment songé à me joindre aux Aigles de Trois-Rivières, qui est plus près de ma ville natale. Je suis bien installé dans la vieille capitale et j'ai plein de chums dans l'équipe. J'aurais trouvé difficile de jouer contre eux.

En plus, à Québec on a encore une très bonne bonne formation qui aspire aux grands honneurs. Je pense que la partie de jeudi contre les Aigles a démontré que du premier au dernier frappeur du rôle offensif, on est menaçant et pas reposant pour les lanceurs. Asif Shah disputait son premier match avec nous et il a obtenu quatre coups sûrs, deux circuits et six points produits. Si un huitième frappeur connaît une soirée comme celle-là, ça s'annonce bien.

On est solide au monticule également. L'an dernier en début de saison, il manquait un cinquième partant alors que cette année, je dirais qu'on a cinq bons partants et même un sixième au besoin. La perte de TJ Stanton pourrait toutefois nous faire mal en relève. Heureusement, on peut miser sur Chris Cox, qui en est à sa deuxième année avec nous. Cox a une balle rapide qui atteint les 95 m/h et il mériterait de se retrouver ailleurs dans le baseball. Il était avec l'organisation des Diamondbacks de l'Arizona, mais il a raté un examen physique.

*propos recueillis par Robert Latendresse



18:00 - Joue-la comme Beckham - RDS.CA
Joue-la comme Beckham

Après Sir Alex Ferguson, une autre grosse pointure du foot anglais, David Beckham, a annoncé cette semaine qu'il mettait un terme à sa carrière. La nouvelle a fait le tour du monde. La presse anglaise rend hommage à la superstar du foot et à ce héros britannique.

Tout y passe; de son arrivée avec le Manchester United à l'âge de 16 ans, à son carton rouge face à l'Argentine lors de la Coupe du monde de 1998, à son célèbre coup franc contre la Grèce qui avait qualifié l'Angleterre pour la Coupe du monde de 2002, à son passage au Real Madrid et son arrivée en MLS en 2007. Beckham a été le bouc-émissaire et le héros des Anglais.

Les experts s'entendent pour dire que son héritage n'égale pas celui des Pelé, Maradona ou Zidane. Il n'aurait même pas été le meilleur joueur dans l'histoire du MU. Je vais laisser aux experts le soin de débattre de la question.

Je retiens cependant un commentaire du journaliste Jonathan Wilson de SI.com: Son style de vie, sa célébrité ont-ils porté ombrage à carrière de footballeur?

Beckham a été une vedette planétaire. On pouvait aussi bien le voir sur la page couverture du Sports Illustrated que du magazine Vogue. Il était aussi à l'aise en maillot sur un terrain de soccer que dans une pub de sous-vêtement. Il avait des fans chez les amateurs de foot, dans les milieux de la pub et de la mode, chez les hommes, les femmes, les hétéros et les gais. Comme on l'écrivait dans le Globe and Mail, Beckham était peut-être davantage une marque de commerce qu'un athlète. Et son mariage avec une vedette de la chanson populaire n'a fait qu'accroître cette perception. Les photos de Beckham, son épouse et leurs quatre enfants en ont fait la famille royale du sport professionnel.

Mais Beckham n'a pas été une prima donna. Lors de son passage à Montréal l'an dernier, il a été très généreux avec les médias et le public. D'ailleurs, la MLS lui doit une fière chandelle. Son arrivée en Los Angeles en 2007 a donné ses lettres de noblesse à la ligue.

Il a aussi été une formidable machine à imprimer de l'argent. Adidas estime avoir vendu 10 millions de chandails de David Beckham au cours de sa carrière de 20 ans. Il demeure associé à des dizaines d'entreprises. Avec le Galaxy, il a empoché 250M $ pendant 5 ans et son nom figure encore au palmarès des athlètes les mieux payés en 2012 du magazine Forbes avec des revenus de 46M$. Sa fortune et celle de sa femme sont évaluées à 300M de livres. Même à la retraite, on n'a pas fini d'entendre parler de David Beckham.

Et vous, que retiendrez-vous de la carrière de David Beckham ?

Pascal Dupuis est-il le joueur le plus sous-estimé de la LNH?

Difficile à croire, mais le joueur autonome le plus convoité cet été dans la LNH pourrait être Pascal Dupuis!

Le joueur des Penguins compte déjà 6 buts à sa fiche en 7 matchs des séries, un sommet dans la LNH avec Patrick Sharp, des Blackhawks de Chicago.
Il a terminé la saison régulière avec 20 buts et 38 points. Ben oui, il jouait à droite de Crosby, il n'y a rien là, direz-vous? Justement, en l'absence du 87, il a marqué 3 buts et obtenu 9 passes en 12 parties.

Ses 20 buts lui ont valu le 13e rang des meilleurs buteurs cette saison dans la LNH. Dix-sept de ses buts ont été marqués à 5 contre 5, plus qu'Alex Ovechkin, Patrick Kane, Martin St-Louis et Phil Kessel. Parce qu'il faut aussi dire que Dupuis ne joue pratiquement jamais en avantage numérique. En carrière, seulement 20 de ses 175 buts ont été comptés sur le jeu de puissance.

Depuis le début des séries, les Penguins ont utilisé 23 joueurs en 7 matchs. Vingt-deux ont fait au moins une présence en supériorité numérique. Devinez qui est le 23e ? Pascal Dupuis. Les statistiques officielles de la LNH indiquent qu'il n'a joué qu'une seconde sur le jeu de puissance! Des joueurs comme Deryk Engelland ( 43 secondes ), Brooks Orpik ( 21 secondes ) et même Douglas Murray ( 12 secondes ) ont eu plus de temps de glace.

Pascal Dupuis s'est amené à Pittsburgh dans la transaction qui avait envoyé Marian Hossa avec les Penguins. Dupuis était ce que les anglophones appellent un "throw-in" dans cet échange. On vous donne Hossa, mais vous allez prendre aussi Dupuis.

Avec les Penguins, on l'a jumelé à Crosby en attendant d'en trouver un meilleur. On l'a fait jouer à droite, à gauche et même au point d'appui lors de ses rares présences en avantage numérique. Quand Sidney Crosby est revenu au jeu, on a tassé Dupuis à l'aile gauche pour faire de la place à Jarome Iginla. Aujourd'hui, on ne pourrait plus s'en passer. Dupuis est un patineur ultra rapide et il possède un excellent tir des poignets comme en témoigne son but dans le match no 1 contre Ottawa. À NBC cet hiver, on a dit de lui qu'il était un des leaders de cette équipe sans avoir de lettre sur son chandail.

Pascal Dupuis pourrait devenir très riche cet été, mais il a déjà fait savoir qu'il aimerait demeurer à Pittsburgh. Dans ce cas-là, il devra probablement accepter moins d'argent. Par contre, il pourrait ajouter quelques années à son entente et gagner une ou deux coupes Stanley de plus. Dans un cas comme dans l'autre, Pascal Dupuis ne pourra pas perdre.

Entre 2 joints?

Les athlètes olympiques pourront dorénavant fumer leur petit joint avant une compétition ! Enfin, presque.

L'Agence mondiale antidopage vient d'annoncer qu'inhaler de la marijuana ou manger un muffin ou un biscuit au haschich ne sera plus un crime.

En fait, le seuil de tolérance va passer à 150 nanogrammes par millilitre de THC au lieu de 15 comme par le passé.

L'Agence dit vouloir s'adapter aux nouvelles réalités de la société, de plus en plus tolérante envers la consommation de drogue.



17:44 - Duel intense à prévoir - RDS.CA
Duel intense à prévoir

Je vous offre à partir de cette semaine une chronique hebdomadaire qui sera disponible à tous les vendredis sur le RDS.ca, une chronique dans laquelle je commenterai l'actualité de la semaine ainsi que les événements à venir pour le weekend. Avec les organisations UFC et Bellator qui occupent la manchette sur une base quotidienne, il ne manquera pas d'action dans mes chroniques.

Cette semaine, c'est bien sûr l'affrontement entre le Brésilien Vitor Belfort (22-10-0) et l'Américain Luke Rockhold (10-1-0) qui retient l'attention alors que les deux s'affronteront samedi soir au Brésil, lors de la finale de l?événement « UFC ON FX 8 », dans une carte qui mettra aussi en vedette plusieurs excellents combattants brésiliens. Belfort est une légende en arts martiaux mixtes et ses combats sont la plupart du temps explosifs et spectaculaires ? il est capable du meilleur comme du pire, mais il faut quand même admettre que ses défaites sont survenues contre la crème de la crème. Après avoir combattu depuis plusieurs années à 185 livres, il est monté de catégorie lors de son dernier combat pour affronter le champion Jon Jones. Belfort est passé bien près de l'emporter par clé de bras dès le premier round, mais après s?être défait du Brésilien, c'est avec une certaine facilité que Jones a gagné le combat par soumission au 4e round. Par contre, chez les 185 livres, seul le champion Anderson Silva a réussi à vaincre Belfort qui montre une fiche dans cette catégorie de 8-1 depuis 2007. Ses mains rapides et sa force de frappe sont toujours un danger pour tous ses adversaires ? parlez-en à Michael Bisping qui tout récemment a goûté à la médecine du solide cogneur de Rio.

L'adversaire de Belfort, Luke Rockhold, est un combattant complet qui a fait la pluie et le beau temps au sein de la défunte organisation Strikeforce, gagnant ses combats autant par K.O./K.O.T que par soumission. Âgé de seulement 28 ans, Rockhold est perçu comme vedette montante chez les 185 livres et Belfort sera assurément le plus gros test de sa jeune carrière. Malgré une très belle fiche et des victoires spectaculaires, il faut toutefois admettre que Rockhold n'a jamais affronté depuis le début de sa carrière le type d'adversaire que Belfort a affronté. Il y a aussi l'expérience qui penchera lourdement en faveur du Brésilien, mais malgré tout ça, Rockhold est très confiant. Il répète à tous depuis plusieurs semaines qu'il vaincra assurément son adversaire et prévoit même lui donner une leçon pour montrer à tous comment il peut être facile de vaincre Vitor Belfort. Ce sera assurément un combat enlevant et au cours duquel il devrait y avoir beaucoup d?émotion, puisque mon petit doigt me dit que Belfort n'a pas du tout apprécié les propos de Rockhold?

Les autres combats de cette carte de 13 combats :

Ronaldo Souza (17-3-0) contre Chris Camozzi (19-5-0)
Rafael Dos Anjos (18-6-0) contre Evan Dunham (14-3-0)
Rafael Natal (15-4-1) contre Joao Zeferino (13-4-0)
Hacran Dias (21-1-1) contre Nik Lentz (23-5-2)
Francisco Trinaldo (12-2-0) contre Mike Rio (9-1-0)
Gleison Tibau (26-9-0) contre John Cholish (8-2-0)
Paulo Thiago (14-5-0) contre Michel Richard Dos Prazeres (16-0-0)
Iuri Alcantara (27-4-0) contre Iliarde Santos (27-6-1)
Fabio Maldonado (18-6-0) contre Roger Hollett (13-4-0)
John Lineker (20-6-0) contre Azamat Gashimov (7-2-0)
Jussier Da Silva (14-2-0) contre Chris Cariaso (14-4-0)
Lucas Martins (12-1-0) contre Jeremy Larsen (8-3-0)

Manchettes de la semaine dans le monde des arts martiaux mixtes :

- Le récalcitrant Nate Diaz a été suspendu par l'UFC pour avoir violé le code de conduite de l'organisation alors qu'il a utilisé des propos dérogatoires contre les homosexuels sur son compte Twitter. Dana White a parlé d'une amende, d'une suspension et possiblement même d'un congédiement pour le plus jeune des frères Diaz, c'est à suivre.

- L'annonceur maison de l'UFC, Bruce Buffer a lancé cette semaine sa très attendue biographie « It's time » et c'est du véritable bonbon pour tout amateur d'arts martiaux mixtes. Le livre est rempli d'anecdotes savoureuses et les gens découvriront aussi dans le livre l'incroyable histoire de la réunion des frères Buffer. Si vous ne le saviez pas, Bruce est le frère du légendaire annonceur de boxe Michael Buffer ? il est aussi son gérant. Courez en librairie!

- Pat Healy est le dernier en lice pour les combattants pris la main dans le sac. Healy a en effet été contrôlé positif à la marijuana pour son combat lors de l'UFC 159 au New Jersey. C'est un faux pas qui risque de coûter cher à Healy puisque, en plus de perdre sa victoire et d?être suspendu, il devra aussi remettre les bonus qui lui avaient été remis pour ce combat (combat de la soirée et soumission de la soirée), c'est-à-dire 130 000 $. Il pourrait en plus devoir payer une amende à la commission athlétique.

- L'UFC a annoncé cette semaine que Brandon Vera ferait un retour chez les poids lourds après une longue incursion chez les mi-lourds. Son prochain combat l'opposera à Ben Rothwell lors de l'UFC 164 en août à Seattle.

- L?événement Bellator 96 qui sera le premier de la « Summer Series 2013 » aura lieu le 19 juin prochain au Winstar World Casino à Thackerville, Oklahoma. En plus du combat de championnat mondial des poids légers entre le champion Michael Chandler et le gagnant du dernier tournoi à 155 livres Dave Jensen, Bellator présentera la première ronde de son tournoi estival chez les poids lourds et chez les poids mi-lourds. Chez les poids lourds, Richard Hale affrontera Vinicius Queiroz, alors que Vitaly Minakov, un champion mondial de sambo, affrontera Ron Sparks. Chez les mi-lourds, ce sera le retour de King Mo qui sera opposé à Seth Petruzelli, alors que Jacob Noe affrontera Renato Sobral;

- Il semblerait que les amateurs d'arts martiaux mixtes auront bientôt la chance de savourer un combat entre Wanderlei Silva et Chael Sonnen. Les deux sont présentement en campagne publicitaire afin de convaincre Dana White d'organiser le combat. Vous pouvez parier un petit deux que le président de l'UFC ne se fera pas prier et annoncera le combat très bientôt. Il y a énormément d'animosité entre les deux depuis que Sonnen y est allé de commentaires pas toujours sympathiques sur les Brésiliens.

- L'UFC travaille toujours d'arrache-pied avec ses avocats afin de régler les détails qui permettront à Mark Hunt d'obtenir son visa afin de combattre aux États-Unis lors de la demi-finale de l'UFC 160 face à Junior Dos Santos. Il y a déjà un plan B en place si jamais ils échouaient ? ce plan B a pour nom Roy Nelson.



03:17 - Un été fort chargé - RDS.CA
Un été fort chargé

J?étais au circuit du Mont-Tremblant, jeudi, pour faire une journée de tests sur les voitures des séries ARCA et K&N. Mon équipe, NDS Motorsports, et moi nous préparons parce que je vais courser pour la toute première fois de la saison en série K&N, dans deux week-ends, au Minnesota. C?était donc une opportunité de venir ici pour tester la voiture.

Nous sommes allés faire des essais il y a trois semaines avec la voiture K&N et tout avait très bien été. Néanmoins, je suis content d'avoir eu la chance de la tester une deuxième fois pour régler les petits problèmes.

Les séances d'essai sont très occupées. Jeudi, j'embarquais dans une voiture pendant que l?équipe travaillait sur l'autre et dès que les mécaniciens avaient terminé, je changeais de voiture. J'ai alterné toute la journée entre les deux automobiles.

Au circuit du Mont-Tremblant, j'ai surtout testé la voiture ARCA puisque c?était la première fois que je l'essayais. Je voulais vraiment m'assurer que tout était correct. La voiture a été refaite à neuf avec un nouveau moteur. Bref, c?était de voir si les freins fonctionnent bien et que l'huile ne coule pas partout.

Ray Junior Courtemanche et Andrew
RangerCette deuxième séance m'a aussi permis de faire plusieurs tours avec chaque voiture pour voir comment elles réagissent sur de longues distances. Je voulais aussi m'assurer que je sois confortable dans les voitures. Étant donné qu'elles ont été refaites, je vérifiais que les pédales et les freins sont bien ajustés par exemple.

Je course dans plusieurs séries différentes, ce qui veut donc dire que je dois m'habituer à conduire plusieurs voitures. À ma première année, c?était plus difficile de m'adapter aux différentes voitures que j'utilisais parce que c?était toutes la première fois que je les conduisais.

Je pense que dans les dernières années, je me suis bien adapté parce que je fais tellement de différentes séries avec plusieurs voitures. Je me sens très à l'aise. Jeudi, cela m'a pris environ 10 tours avec chaque voiture pour me sentir bien.

Un été occupé

Ma première course en K&N, dans moins de deux semaines, sera la première de 20 épreuves auxquelles je prendrai part cette année. J'aurai plusieurs fins de semaine où je serai du départ de plus d'une épreuve.

Je pense que nous sommes une équipe qui aura le potentiel de terminer dans les cinq premiers dans chacune des séries. Nous avons de bonnes voitures. C'est vraiment intéressant de se présenter aux courses en sachant que tu as des chances de l'emporter.

J'ai déjà fait partie de NDS Motorsports. En 2010-2011, nous avons prouvé que nous étions très agressifs et que nous étions capables de gagner des courses. Maintenant, avec les nouveaux réglages et les nouveaux moteurs, je suis doublement confiant. Les podiums sont atteignables.

La fin de semaine du 9-10-11 août sera très spéciale. Je vais tout d'abord courir en Nationwide à Watkins Glen, vendredi et samedi. Je vais ensuite prendre l'avion ou l'hélicoptère pour revenir le dimanche pour participer au Grand Prix de Trois-Rivières, mais je devrai partir de l'arrière étant donné que je n'aurai pas pris part aux qualifications.

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



00:39 - Un ambassadeur de luxe - RDS.CA
Un ambassadeur de luxe

C'est une grande page de la petite histoire du foot qui sera tournée lorsque David Beckham quittera le sport qui l'a rendu célèbre à la fin de la saison du Paris Saint-Germain.

Comme joueur, Beckham sera toujours reconnu pour ses coups francs. Sa patte droite était magistrale, peut-être l'une des plus précises de l'histoire. Il pouvait mettre un centre sur la tête de n'importe quel joueur, placer des frappes en pleine lucarne ou compléter des passes magiques sur 40 ou 50 mètres.

Mais sa renommée, on le sait, s?étend bien au-delà des cadres de son sport, sa gloire déborde à l'extérieur du terrain. Beckham est une figure mondiale, une vedette planétaire, la rock star du monde du soccer. Il est vu comme une icône au même titre que Michael Jordan. Et en raison de son alliance avec une célèbre chanteuse pop, des gens qui ne connaissent absolument rien au soccer le connaissent. On l'a constaté l'année dernière au Stade olympique, alors que plusieurs spectateurs avaient acheté un billet sans trop savoir quelle équipe était en ville pour affronter l'Impact!

Le joueur qu'a été Beckham méritait-il que son image prenne une telle ampleur? Honnêtement, en ne prenant en considération que son talent pur, il faut avouer que d'autres joueurs de sa génération ont été beaucoup plus électrisants. Pensez à Zidane et Ronaldo, ou encore Messi et Cristiano Ronaldo... Mais Beckham, lui, est devenu Hollywood.

Il faut toutefois rendre à César ce qui lui revient. En 1999, Beckham est arrivé deuxième derrière Ronaldo au scrutin visant à déterminer le joueur de l'année de la FIFA.  Cette année-là, il avait aidé Manchester United à gagner la finale de la Ligue des champions en préparant deux buts décisifs dans les arrêts de jeu. Si je ne me trompe pas, il avait terminé la saison avec une trentaine d'aides décisives. À son apogée, il faisait sans contredit partie de la crème de la crème. On ne parle pas ici d'un joueur moyen devenu célèbre parce qu'il a marié une Spice Girl.

L'un des moments charnières de la carrière de Beckham est survenu en 2001, lorsqu'il a qualifié l'Angleterre pour le Mondial en battant la Grèce avec un coup franc de 35 mètres dans la lucarne. Pour les moins bonnes raisons, on n'oubliera jamais son carton rouge fatidique au Mondial de 1998.

Et puis un bon jour, grâce à lui, le reste du monde a commencé à parler de la MLS. Je jouais au Danemark quand Beckham a quitté le Real Madrid pour joindre les rangs du Galaxy de Los Angeles. À l?époque, tout le monde disait cyniquement qu'il s'en allait directement à la retraite. Alors au début de la trentaine, on lui reprochait de mettre son pays de côté pour aller faire des millions en Amérique. L'avenir allait toutefois lui permettre de prouver à tout le monde qu'il avait encore quelque chose à offrir.

Tout à coup, les amateurs de sport de l'autre côté de l'Atlantique ont commencé à se demander c?était quoi au juste, la MLS. Ils se disaient que si Beckham avait décidé d'y aller, ça devait bien valoir le coup d??il. Tranquillement, les Anglais ont commencé à y porter attention et les mordus du ballon rond du reste de l'Europe ont emboîté le pas. D'une certaine façon, c'est un peu lui qui m'a aidé à me connecter au plus important championnat nord-américain parce qu'au Danemark, c'est pour Beckham qu'on a commencé à diffuser les matchs de MLS qui pouvaient être montrés à des heures raisonnables.

Sans cet ambassadeur de luxe, je ne crois vraiment pas que la MLS serait allée conquérir ce marché! C'est ça, l'effet Beckham.

Jadis, on disait des joueurs de la MLS qu'ils n?étaient pas de calibre pour jouer en Europe. Maintenant, des jeunes Américains et Canadiens jouissent d'une plus grande visibilité et sont recrutés pour jouer sur le Vieux Continent.

Un mal pour un bien

Une fois, en match présaison, j'ai eu la chance de jouer contre Beckham. J?étais toutefois sur le banc pour sa visite à Montréal au début de mon retour avec l'Impact.

C'est comique, parce que le fait de ne pas avoir joué ce jour-là m'a permis d'observer avec une attention particulière le facteur Beckham. Bien sûr, je l'avais vu à l??uvre maintes et maintes fois à la télévision, mais de mon point de vue privilégié, j'ai pu apprécier la finesse de son art comme jamais auparavant. Son flair pour repérer un coéquipier démarqué, la qualité de ses relais... Il ne jouait peut-être plus pour Manchester ou Madrid, mais je savais que j'avais devant mes yeux un joueur très spécial.

Certains joueurs peuvent dribbler, éliminer deux ou trois gars et trouver le fond du filet les yeux fermés. Beckham pouvait causer ce genre de dommage avec un seul ballon bien placé. Il pouvait envoyer un joueur en échappée ou secouer les cordages avec un coup franc parfait. C'est d'ailleurs comme ça qu'il avait inscrit le but égalisateur lors de son passage à Montréal. Avec le Galaxy, il était l'aimant qui faisait fonctionner l'attaque. C'est vrai que l'effectif californien débordait de talent, mais les Donovan, Keane et Magee pouvaient tous se retrouver à la porte de ton but avec une seule passe de Beckham.

Effectuer et recevoir une passe, c'est la base du soccer. Mais peu de joueurs dans l'histoire ont pu réaliser ces actions banales avec la même aisance que Beck.

Un gars comme les autres

Beckham a laissé derrière lui une réputation favorable lorsqu'il a quitté les États-Unis.

Son arrivée à L.A. avait pourtant fait bien des jaloux. Dans un championnat où les dépenses des équipes sont limitées, son salaire « galactique » était à des années lumières de celui de ses coéquipiers et rivaux.

Mais j'en ai déjà parlé avec notre ancien gardien Donovan Ricketts, q        & nbsp;  ui a joué avec lui à Los Angeles, et il me l'a décrit comme un joueur exemplaire et très professionnel. Malgré toute la bulle qui l'entoure, il apparaît semble-t-il comme un gars comme les autres.

Peut-être, c'est vrai, qu'il était parfois protégé par la Ligue et les arbitres. Mais moi, j'ai toujours vu en lui un vrai pro. Jamais je n'ai entendu dire qu'il ratait des rendez-vous, qu'il se prenait le derrière, qu'il s'entraînait en solitaire ou qu'il jouait à la star. C?était un gars d?équipe, même plus que certaines autres vedettes américaines, selon Donovan.

Bref, son départ nous affecte tous. Beckham, c'est un gros nom. Il a marqué le sport en Europe et en raison de son passage ici, on a développé un certain attachement envers ce personnage. Mais c'est ça, le monde du sport. Il y en aura d'autres, des Beckham, mais on entendra toujours parler du vrai, le seul et unique.

Jeb le guerrier

Mes coéquipiers de l'Impact et moi profiterons d'une fin de semaine complète de congé après avoir traversé une séquence de sept matchs en 22 jours. Disons que ce n'est pas de refus à un moment où tout le monde a besoin de se ressourcer et de se changer les idées.

Le moment se prête bien à une petite retraite du monde du soccer qui nous permettra de revenir frais d'esprit et de corps pour attaquer la suite du calendrier. On affrontera l'Union de Philadelphie le 25 mai, puis ce sera ensuite le temps d'aller chercher la coupe des Voyageurs.

D'un côté, on est déçu du résultat obtenu mercredi soir dans notre premier duel contre les Whitecaps de Vancouver. On aurait bien évidemment aimé sortir du match avec un élan favorable, un coussin qui aurait été bien pratique pour le retour à l?étranger. Mais on se console en se disant qu'on n'a rien donné à l'adversaire. À 0-0, tout va maintenant se jouer sur un seul match. On sera loin de chez nous, mais un but à l'extérieur peut valoir double dans ces circonstances.

On évalue notre plus récente performance d'un ?il réaliste. Un nul sans but, c'est le résultat que Vancouver recherchait en formant une muraille devant leur filet en deuxième demie. S'ils sont à l'aise avec ça, tant mieux. Pour nous, c'est loin d?être la fin du monde considérant qu'on a comblé un retard de 0-2 contre Toronto au tour précédent. Et on sait que lors du match ultime, devant leurs partisans, ils vont probablement devoir se porter davantage à l'attaque et ouvrir le jeu, une stratégie qui devrait aussi être plus propice à l'imposition de notre jeu.

Un des nôtres est ressorti amoché du match contre Vancouver. Si vous suivez les activités de l?équipe de près, vous avez probablement déjà vu les photos du visage ensanglanté de Jeb Brovsky, qui s'est fracturé le nez à six endroits après avoir encaissé la tête d'un défenseur en toute fin de rencontre.

Jeb est un gars que j'ai toujours apprécié. De sa position de défenseur, il offre du jeu solide, ses performances sont constantes. Je sais qu'il a été critiqué depuis son arrivée à Montréal. On dirait que les gens voudraient voir un Daniel Alves qui monte avec le ballon, fait des centres, crée des chances en attaque. Mais ce n'est son rôle avec nous.

Jeb va au charbon, comme on dit en bon québécois. Il se jette devant les tirs, il en bloque plus souvent qu?à son tour. S'il se fait battre, il faut le battre une deuxième fois parce qu'il est toujours là. Il n'abandonne jamais, se donne toujours à fond et n'a pas manqué une seule minute en championnat cette saison!

Le fait qu'il ait insisté pour rester dans le match avec un nez cassé démontre toute l'ardeur au travail et la volonté de ce gars-là. Le mot clé, c'est « guerrier ». Et dites-vous qu'il est aussi intense à l'entraînement.

Une équipe, c'est un amalgame de styles. La grande vedette offensive va peut-être récolter une bonne partie de la gloire, mais dans le vestiaire, on sait qu'on a autant besoin de Jeb Brovsky que de Marco Di Vaio.

*Propos recueillis par Nicolas Landry.



jeudi 16 mai 2013
15:24 - L'autre saison, autre perception - RDS.CA
L'autre saison, autre perception

J'ai effleuré le sujet de l'arbitrage en séries dans une précédente chronique et je l'ai terminée en mentionnant qu'on s'en reparlerait sûrement...j'avais raison!

Le hockey des séries est très différent de celui qui se joue en saison régulière.

Premièrement, chaque centimètre de glace est âprement disputé. La vitesse et l'intensité montent de plusieurs crans.

Deuxièmement, dans une série 4 de 7 les équipes se voient tous les deux jours, ce qui contribue grandement à faire grimper l'animosité entre deux clubs, surtout si un incident survient. Ce sont dans ces occasions que l'on voit un peu plus d'altercations ou certains gestes en réplique.

Après le lock-out de 2004, la façon d'appeler un match a changé drastiquement. Nous appelions des pénalités pour avoir accroché ou retenu au moindre contact. Les ajustements ont été faits et je crois qu'un équilibre a été trouvé entre le tout permis des années 90 et le zèle d'après lock-out.

Certainement, chaque soir vous pouvez trouver des infractions qui selon vous auraient dû être punies, mais il y a toujours une question d'angle et de jugement pour l'arbitre.

Pour qu'une punition soit appelée, il faut qu'il y ait une conséquence au jeu. Si je vous accroche légèrement, que vous ne perdez pas la rondelle et que vous n?êtes pas ralenti, ce n'est pas une pénalité. Si cependant ce même geste vous fait perdre la rondelle et cause un revirement, j'irais m'asseoir 2 minutes au cachot.

Tous gestes violents doivent être punis. Dans le cas où ils ne le sont pas, c'est que l'arbitre était malheureusement dans une position ou l'angle ne lui permettait pas de voir l'infraction. Ce n'est pas de l'aveuglement volontaire. Il faut vivre avec des infractions manquées et dans les cas graves, le département de la sécurité des joueurs se chargera de la situation.

Regardez un match avec cette optique peut-être verrez vous une différence.

L'autre saison, autre perception!

Ne pas dépasser la ligne

Il y a quelques jours, Alexander Ovechkin a étalé ses états d?âme dans les médias.

Le capitaine des Capitals est un joueur de premier plan dans la LNH et ses propos ont fait le tour de la planète hockey.

Soyons très clair, je n'ai aucun problème à ce qu'un joueur soit en désaccord avec le jugement des officiels un soir donné, croyez-moi je suis passé par là!

Mais je n'accepte pas qu'un joueur, entraîneur ou membre d'une organisation questionne l'intégrité des officiels et de la ligue.

La chose la plus importante pour un officiel est son intégrité. J'ai vécu une situation dans ma carrière où on a questionné mon intégrité de façon démesurée et sans fondement. Dans l'opinion publique, mes 16 années et quelque 1000 parties de hockey professionnel à ce moment n'ont même pas pesé dans la balance.

Un arbitre se présente à chaque match avec l'intention d'exceller. En 27 ans d'arbitrage, je n'ai pas encore vu la partie parfaite!

Pour ce qui est de ses déclarations faisant allusion à ce que la Ligue préférait avoir un septième match ou avoir une équipe provenant d'un gros marché passer à la ronde suivante, c'est sans fondement. Si c?était vrai, les gros marchés de NY, Montréal, Vancouver et Toronto joueraient à la place de Pittsburgh, Ottawa, San Jose et Boston.

Il est très facile de jouer à la victime et blâmer nos maux sur les autres, mais il est parfois plus productif et bénéfique des se regarder dans le miroir.

Raffi Torres

Raffi Torres a été suspendu indéfiniment par la LNH pour son geste à l'endroit de Jarret Stoll. Torrres est un récidiviste (vidéos) et sera sanctionné sévèrement par le département de la sécurité des joueurs.

J'ai entendu plusieurs analystes dire que c?était, comme dans le cas de Gryba, un bon « hockey hit ». Cette façon de voir les mises en échec doit changer, ce qui était acceptable il y a quelques années ne peut l?être aujourd'hui en raison de la grosseur des joueurs, de la vitesse à laquelle tout se passe et des conséquences résultant de ces gestes.

Je suis d'avis que la notion de vulnérabilité d'un joueur devra être introduite dans les règles de jeux plus tôt que plus tard afin d?éviter que quelque chose de tragique se produise.



mercredi 15 mai 2013
17:27 - Un cinquième majeur? - RDS.CA
Un cinquième majeur?

Le Championnat des Joueurs remporté par Tiger Woods au cours de la dernière fin de semaine a été un succès sur toute la ligne. Une foule record a franchi les portes d'entrée du TPC Sawgrass, dont plus de 40 000 spectateurs lors de la seule journée de dimanche pour la présentation de la ronde finale.

Encore une fois cette année, la bourse offerte aux participants était la plus importante de la saison sur le circuit PGA Tour. On a réuni le meilleur tableau de participants de l'année et le déroulement du tournoi et sa conclusion ont permis d'inscrire des cotes d?écoute très intéressantes. Devant l'importance de l?événement, pas un seul autre tournoi n'a été présenté sur la scène du golf professionnel au cours de la même période. Est-ce donc à dire qu'on va finalement consacrer officiellement cet événement comme le « Cinquième Majeur » ?

Pas certain. Pas certain du tout.

Le Grand Chelem tel qu'on le connait au golf est une création du vénérable Arnold Palmer et de son bon ami journaliste Bob Drum. Palmer avait déjà remporté le Tournoi des Maîtres et l'Omnium américain en 1960 et avait pour but de remporter l'Omnium Britannique et le Championnat de la PGA afin de réaliser le « Grand chelem » moderne. C'est Drum qui s'est chargé de propager l'idée du titre qui serait accordé à l'exploit : « Grand Chelem ». Il fallait le considérer comme  « moderne » puisque Bobby Jones avait quant à lui réalisé en 1930 ce que certains considèrent encore comme l'exploit ultime, à savoir inscrire des victoires lors des Omniums américain et britannique et lors des Championnats Amateurs américain et britannique. Ces quatre triomphes en une seule saison sont quant à moi ce qui s'est fait de mieux dans l'histoire du golf.

Il faut aussi savoir que personne n'a réalisé le « Grand Chelem ». Woods est venu bien près en 2000 et 2001 en inscrivant des victoires consécutives lors des quatre événements, mais ce ne fut pas au cours d'une même année. Cinq joueurs ont gagné toutes les épreuves du carré de tournois majeurs. Jack Nicklaus et Tiger Woods l'ont accompli trois fois chacun. Gary Player, Ben Hogan et Gene Sarazen une fois chacun.

Certains ne jurent que par ces tournois. Hors des tournois majeurs, pas de salut. Est-ce exagéré ?

Prenons l'exemple de Ray Floyd, qui en a gagné deux et qui mentionnait récemment que l'entrée au Temple de la Renommée de Fred Couples et de Colin Montgomerie ne faisait aucun sens parce que Couples avait remporté un seul titre majeur (Tournoi des Maîtres) et que Montgomerie n'en avait aucun. Cela diminuait les standards d'excellence établis par ceux qui sont déjà au Temple de la Renommée (Floyd y a été admis en 1989).

À suivre ce raisonnement, Andy North, maintenant commentateur à la télé américaine, serait admissible au Temple de la Renommée parce qu'il a gagné l'Omnium américain à deux occasions. Le seul petit problème, c'est qu'il n'a gagné qu'une seule autre fois sur le circuit PGA Tour. A-t-il plus le droit d?être au Temple de la Renommée que Montgomerie ?

Ce dernier a dominé l'Ordre du Mérite du Circuit Européen pendant huit saisons, dont sept consécutives. Montgomerie a inscrit 31 victoires en Europe, a terminé cinq fois en deuxième position lors de tournois majeurs et a participé huit fois à la Coupe Ryder sans jamais y subir la défaite en match de simple. Il fut aussi capitaine de l?équipe européenne qui a remporté la Coupe Ryder en 2010. Mais, il n'a pas gagné un tournoi majeur?

Est-ce qu'on exagère l'importance des tournois majeurs ?

Quand on analyse la liste des gagnants de ces tournois au cours des dix dernières années, on se rend bien compte que ce ne sont pas nécessairement les noms inscrits récemment sur les trophées qui feront accourir les foules. Reste qu'ils ont gagné là où tant d'autres ont échoué.

Il nous faut convenir que les tournois majeurs représentent les meilleurs tests de golf annuellement. Si on se donne la peine de regarder la liste des trous les plus difficiles en 2012, on se rend compte que 11 des 15 trous les plus ardus se retrouvent sur les parcours utilisés par l'Omnium américain, l'Omnium britannique, le Championnat de la PGA et le Tournoi des Maîtres. Le seul trou du TPC at Sawgrass qui figure sur la liste des 50 trous les plus difficiles est le 14e trou qui est au 46e rang.

En 2012, le Olympic Club utilisé lors de l'Omnium américain fut le parcours le plus difficile sur le circuit PGA Tour. Le site du Championnat de la PGA, Kiawah Island fut le deuxième, le Royal Lytham and Ste Annes lors de l'Omnium britannique fut le cinquième et le Augusta National, site du Tournoi des Maîtres, est au huitième rang des terrains les plus difficiles. Le TPC at Sawgrass est au 19e rang.

Si les « majeurs » sont incontestablement les meilleurs défis de golf présentés aux joueurs au cours d'une saison, est-ce suffisant pour prétendre que les gagnants sont de meilleurs golfeurs que ceux qui, par exemple, gagnant trois tournois différents au cours d'une même saison ?

Dans l'esprit de plusieurs, nombreux sont les professionnels qui échangeraient leurs trois trophées contre le seul plaisir d'avoir en main celui des omniums américain ou britannique, l'immense trophée Wannamaker ou un veston vert.

Le Championnat des Joueurs est certes un des rendez-vous les plus importants de la saison. Un peu plus que la série du Championnat du Monde qui regroupe aussi les meilleurs au Doral et au Firestone Country Club, mais un peu moins que les quatre étapes du « Grand Chelem ».

C'est un peu l'exercice qu'on tente de faire en comparant la Coupe Ryder à la Coupe des Présidents. Formule semblable, joueurs semblables et comparables. Et pourtant, on sent bien que les deux événements n'ont pas le même impact et qu'ils ne suscitent pas le même intérêt.

Malgré ses 40 ans d'histoire et son immense succès, le Championnat des Joueurs n'a pas encore l'envergure d'un tournoi majeur. Et il n'entrera pas dans le club sélect du « Grand Chlem » de sitôt. Mais je pense sincèrement que le statut de « cinquième majeur » lui donne un caractère encore plus unique que si on l'intégrait au carré des grands. Il s'agit d'une appellation qui n'est pas sans faire plaisir aux organisateurs et aux joueurs eux-mêmes.



16:42 - Bute ne reverra peut-être plus Carl Froch - RDS.CA
Bute ne reverra peut-être plus Carl Froch

Quand Lucian Bute a fait remarquer à l'entraîneur Stephan Larouche qu'il devait interrompre son entraînement parce que la douleur qu'il ressentait à la main gauche était intolérable, c'est comme si Jean Pascal, le groupe GYM, InterBox et les vrais mordus de boxe du Québec avaient tous reçu un foudroyant coup au plexus.

Il y avait si longtemps qu'on attendait cette bataille. Pascal l'avait réclamé à grands cris pendant deux ans, mais Bute était occupé ailleurs. Finalement, quand les deux plus belles bêtes de boxe au Québec ont été détrônées à l'échelle mondiale, l'évènement est devenu possible.

Curieusement, cette fois, c'est InterBox qui a fait des pieds et des mains pour l'organiser. Avec un boxeur qu'on disait pas totalement remis de sa raclée contre Carl Froch, on s'est étonné qu'on insiste autant pour affronter un Pascal confiant et dans une forme physique à faire peur.

Mais quelle était cette idée de permettre à Pascal et Bute de faire un maître au Québec alors qu'ils avaient encore la possibilité de remonter les échelons en vue d'obtenir une autre chance à l'échelle mondiale?

Pour l'argent, bien sûr. Ils auront éventuellement l'occasion de toucher la plus grosse bourse de leur carrière. Et deux fois plutôt qu'une puisque la revanche sera toute aussi rémunératrice. Il n'y a pas un combat de championnat du monde qui aurait pu leur valoir de toucher un tel magot. Sans doute aussi pour assurer la survie financière des deux entreprises, même si Jean Bédard prétend que les boxeurs touchent plus d'argent que les promoteurs.

Par contre, il y a aussi une bonne part de risques pour InterBox qui compte moins de boxeurs que son concurrent dans son écurie. Si Bute perdait le combat initial et la revanche sur laquelle ils se sont entendus, ce serait probablement la fin d'InterBox.

Bédard se redresse dans son fauteuil. «Je ne comprends pas que tout le monde dise cela, lance-t-il, offusqué. Si Lucian perd, il aura la possibilité d'affronter Froch avec lequel nous avons aussi une entente pour une revanche. Et puis, dites-moi, est-ce que tous les boxeurs qui encaissent une défaite s'empressent d'annoncer leur retraite? Nous avons perdu un combat contre Froch que nous considérons comme un accident de parcours. Manny Pacquiao a encaissé six ou sept défaites et il est toujours actif.»

D'autres plans pourraient être chambardés. Bute et Pascal ne s'affronteront pas avant décembre, peut-être même en janvier 2014, ce qui reculera fort loin un combat Froch-Bute. Il sera peut-être même trop tard pour permettre à Bute de revoir le Britannique. Qui dit que Froch ne sera pas à la retraite quand Bute sera disponible pour lui? Il a déjà pas mal fait le tour de son jardin. Âgé de 35 ans, il a déjà fait allusion à la possibilité de se retirer s'il perd son rendez-vous avec Mikkel Kessler dans quelques jours.

«Les choses changent vite à la boxe, ajoute Bédard. C'est bien possible qu'une bataille Froch-Bute n'ait jamais lieu.»

Un combat local?

Bédard affirme qu'il n'y a rien de mieux qu'un combat contre Jean Pascal pour replacer Bute sur la scène internationale. Pascal est un boxeur jouissant d'une belle feuille de route. Il est connu mondialement. Quand Bute a fait savoir que le moment était venu de l'affronter, une décision sur laquelle Larouche était d'accord, Bédard s'est empressé de mettre le train sur les rails.

Même si le public est dans l'attente d'un combat déjà largement publicisé et pratiquement vendu à 100%, Bédard affirme qu'on a tort de considérer l'évènement comme un combat local. Si c'était le cas, il précise que le réseau HBO n'aurait jamais accepté de le retransmettre.

«C'est un combat de calibre mondial entre deux anciens champions du monde. C'est gros comme évènement. HBO n'achète pas des batailles locales», dit-il.

C'est bien beau tout ça, mais une fois le premier verdict connu, il n'y aura plus qu'une tête d'affiche à Montréal, comme l'a déjà fait remarquer Pascal.

«Pas nécessairement, ajoute Bédard. Là où Jean et Lucian en sont dans leur carrière, les ceintures n'ont plus la même importance. Ce qui compte, c'est leur feuille de route et ce qu'ils ont accompli quand ils se sont battus à la télé. C'est le genre de spectacle qu'ils ont offert dans les moments importants. C'est ça qui captive les gens. Il y a de très gros combats dans lesquels il n'y a pas de ceintures à l'enjeu. Les ceintures permettent aux boxeurs d'acquérir une notoriété qui va les aider à faire progresser leur carrière. Nous avons la chance d'organiser un combat entre deux boxeurs locaux qui créera de l'intérêt à travers le monde. Les gens ne réalisent pas qu'il s'agit d'un combat international. Pour nous, c'est aussi gros que si on se battait contre Carl Froch. C'est même plus important encore parce que HBO avait refusé d'acheter Bute-Froch.»

Pascal: l'adversaire parfait

À la suite de l'entente conclue par les deux camps, le gagnant aura l'option de ne pas accorder immédiatement une revanche à son rival. Ce qui veut dire que Bute pourrait affronter Froch s'il est toujours là. Pascal, de son côté, pourrait vouloir se mesurer à Bernard Hopkins.

Par ailleurs, avant le combat entre Froch et Bute, disputé le 26 mai 2012, les promoteurs avaient convenu qu'advenant une défaite du Roumain, il pouvait livrer un ou deux combats lui permettant de retrouver sa notoriété avant de l'affronter à nouveau. À l'époque, ils ne croyaient jamais devoir attendre plus de deux ans avant de se revoir.

«Dans quelques mois, si Lucian l'emporte contre Pascal, nous l'aurons notre revanche contre Froch et toutes les télés seront là, précise Bédard. Voilà pourquoi, ce combat contre Pascal est parfait pour nous.»

Question de maintenir l'intérêt au cours des six prochains mois, peut-être que Pascal amusera la galerie en y allant d'une poursuite contre InterBox qu'il accuse d'avoir caché une vieille blessure à la main de Bute. Une menace qui n'a fait perdre le sommeil à personne au royaume des Cages aux sports.

«S'il fallait qu'on porte attention à tout ce qu'il dit..., laisse tomber Bédard. Jean est sans doute très déçu de la tournure des événements. C'est parfaitement compréhensible. Ces choses-là arrivent à la boxe. Je peux vous dire que la catastrophe aurait été plus grande encore s'il avait fallu que la blessure survienne deux jours avant le combat au lieu de trois semaines».
 



15:36 - L'autre saison, autre arbitrage - RDS.CA
L'autre saison, autre arbitrage

Avec les quelques jours de congé forcé suite à l?élimination des Canadiens en cinq petits matchs au premier tour des séries éliminatoires, j'ai regardé plusieurs rencontres au petit écran. Le premier constat : le printemps nous présente vraiment le hockey le plus intense, le plus inspiré et le plus serré qui existe. Deuxième constat : le hockey joué en séries n'a rien, mais rien à voir avec celui de la saison régulière. Conclusion : est-ce vraiment ce que l'on veut?

Je m'explique. Pourquoi mettre en valeur la vitesse, éliminer l'obstruction et prôner une production offensive plus grande en saison pour favoriser l'endurance physique et le jeu robuste en séries. Croyez-moi, j'apprécie les bonnes mises en échec et je ne détourne pas mon regard lorsque les gants tombent sur la glace. Je comprends aussi que certains préfèrent ce style de jeu serré et intense, comme gardien j'aimais bien que mes défenseurs puissent plus librement défendre notre territoire. Mais les confrontations et les duels engendrés dans l'après-saison relèvent parfois plus d'un combat de lutte, ou d'un concours de bûcherons que du hockey fluide et porté sur l'attaque. Je pense qu'en 2013, nous sommes rendus ou, plutôt, nous devons nous rendre ailleurs. Comme joueur, je préconisais une approche de laisser-faire, laisser-aller, alors que je savais que c?était hors de notre contrôle. Aujourd'hui, comme analyste qui pense aux amateurs, je me demande sur quel pied danser alors que, de toute évidence, le style favorisé lors des séries est diamétralement opposé à celui préconisé en saison régulière.

Imaginez-vous alors en tant que dirigeant qui doit trouver l?équilibre parfait entre talent et robustesse mais qui part de loin, mettons comme les Leafs ou les Canadiens'Pas évident. L'exemple du CH est probant cette saison. Un club bâtit pour la vitesse et l'exécution, pour gagner des courses vers la rondelle et pour faire circuler le disque en supériorité numérique et en transition depuis la ligne bleue. Une équipe qui a tellement donné de maux de têtes à l'adversaire en saison qu'elle s'est vu offrir le plus grand nombre d'occasions en jeu de puissance de toute la LNH. En fait, 18 occasions de plus que les deuxièmes, les Red Wings eux aussi très habiles et rapides, et 27 de plus que les Devils, seconds dans l'Est.

Le Tricolore a bénéficié d'une minute par match de plus de supériorité numérique que le New Jersey. Si on considère que Montréal a présenté le cinquième meilleur taux d'efficacité du circuit en avantage et que les buts avec un patineur en plus représentent près de 30% de toute la production offensive du groupe (comparativement à  17% pour Chicago et 25% pour Pittsburgh, les deux puissances) on identifie donc là l'une des raisons principales des succès et du deuxième rang difficilement arraché par les Canadiens. Or, une fois le tournoi printanier amorcé, finies les punitions d'accrochages automatiques lorsque le bâton de l'adversaire devient parallèle à la glace; terminée l'obstruction systématique signalé contre les défenseurs mal pris; on lève maintenant les yeux sur les coups de bâtons et les coups d?épaules loin de la rondelle, bref, on n'est plus régi par la même rigueur quant à l'interprétation des infractions commises.

Le hockey sera toujours une succession de combats et de duels à un contre un pour obtenir une position avantageuse, ou la possession de la rondelle, j'en conviens et c'est ce qui fait du hockey un sport à la fois simple en surface et, parfois, complexe dans les menus détails. Le gabarit, ou plus spécifiquement la force physique, aura toujours une influence sur le résultat d'une bataille à un contre un. La hargne, l'acharnement et le désir seront toujours des facteurs prépondérants dans l'obtention d'une certaine dose de succès et doivent le demeurer.

Une uniformité, de la saison aux séries, de l'Est à l'Ouest, d'un match à l'autre, dans la façon de donner le ton en ce qui a trait à ce qui sera tolérer, ou non, ne brimerait en rien l'aspect robuste et l'augmentation du niveau d'intensité, car il s'agit des athlètes les plus dédiés et les plus brillants de leur sport. Ne minimisons pas leur capacité à s'adapter rapidement à un environnement qui serait encore plus propice à du jeu spectaculaire sans compromis.

Le mot de la fin revient donc aux directeurs généraux. Mike Gillis disait que le changement de style entre la saison et le premier tour demandait des ajustements à sa formation. Marc Bergevin, lui, a fait allusion à un équilibre à atteindre entre gabarit et rapidité, mentionnant au passage que les 30 organisations avait le désir d?être plus gros, plus vite, plus fort. Ne serait-il pas temps également de faire un pas en avant autrement ,sans avoir à changer le visage du hockey que nous apprécions tant.



01:09 - Quelle débandade - RDS.CA
Quelle débandade

Quel match hockey nous avons eu hier! Tout un match si vous êtes un fan des Bruins et match désastreux si vous êtes un fan des Leafs. Toronto m'a impressionné en remportant les matchs 5 et 6 contre toute attente et même dans ce 7e match, ils étaient en plein contrôle. Au grand détriment de mon épouse (elle qui me dit "encore du hockey"), je regardais ce match attentivement hier soir et lorsque les Bruins ont compté pour porter la marque à 4-2 et ont suivi avec quelques bonnes présences, je me suis dit que ce match n'était pas terminé. Bien que je pensais ça, je ne m'attendais pas à cette remontée.

Lorsque Patrice Bergeron a marqué avec un peu plus de 50 secondes à faire, j'étais très heureux pour lui puisque son trio n'avait pas livré la marchandise jusque-là. Comble de bonheur en prolongation, Bergeron envoie les Bruins au deuxième tour des séries. Peu importe le résultat de ce match, une des deux équipes aurait été coupable d'un effondrement monumental. Pour Boston, cela aura été d'avoir laissé filer une avance de 3-1 dans la série et pour Toronto, nous connaissons tous l'histoire maintenant. Peu importe nos allégeances, nous pouvons tous être d'accord que c'était merveilleux pour tous les fans de hockey.

Steve Bégin

Les finalistes pour le trophée Bill-Masterton ont été dévoilés aujourd'hui et j'étais déçu de ne pas retrouver le nom de Steve Bégin. Sans rien enlever aux autres candidats, je crois fermement que Bégin méritait au moins une nomination. Ce trophée semble maintenant être remis au joueur qui a eu une grosse blessure et qui fait un retour l'année d'après. Mais si on lit la définition, le trophée doit être remis au joueur ayant démontré des qualités de persévérance et d'esprit d'équipe.
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Steve n'avait pas joué dans la LNH (à part 2 matchs) depuis 2009-2010 et a subi une importante intervention chirurgicale à une hanche, mais il a réussi un retour que plusieurs croyaient impossible. Pour m'être entraîné avec lui au cours de la dernière saison estivale ainsi que durant le lockout, je peux vous assurer qu'il a tout fait en son pouvoir pour obtenir une dernière chance. À cause de l'arrêt de travail, il a passé une année complète à s'entraîner et heureusement pour lui, tout le travail a porté fruit. Sa réponse sur Twitter aujourd'hui démontre exactement ce que ça signifiait pour lui "ma récompense, je l'ai eu en rejouant dans la LNH....fier de moi!" Maintenant, souhaitons-lui le contrat à un volet tant mérité.

Maintenant, voici mes prédictions pour la deuxième ronde.

Ottawa-Pittsburgh

Bien que les Sens ont été expéditifs avec le CH et que j'ai mentionné lors de ma chronique précédente que je croyais en leur chance, je crois que les Pens sont simplement trop forts. Par contre, je m'attends à une très forte opposition de la part des Sénateurs. Bien que je choisisse les Pens, je ne serais pas en état de choc si Ottawa causait une surprise. Pour espérer sortir de cette série, les Sénateurs auront besoin que Craig Anderson vole littéralement les matchs et il en est capable. Le gros point d'interrogation des Penguins est assurément devant le filet, mais Vokoun joue très bien et je ne serais pas surpris aussi de revoir Fleury dans cette série et ce sera un gardien qui aura beaucoup à prouver et qui est capable à de grandes performances. Je crois que les Sens vont en manquer un peu et je prédis Pittsburgh en 6

New York-Boston

Bien que Les Rangers ont bien fait, je crois qu'ils manquent d'offensive pour pouvoir passer à travers Boston. De plus, cette victoire dans le 7e match leur donnera confiance et énormément de momentum. À l'instar de leur série contre nous en 2011, après avoir remporté ce match ultime en prolongation, ils ont terminé en fêtant une conquête de la Coupe Stanley. Qui sait si ça ne se reproduira pas encore! Boston en 6

LA-San Jose

Après un départ difficile contre les Blues, les Kings jouent extrêmement bien et Jonathan Quick a retrouvé ses repères. De plus, ils ont pratiquement le même alignement que la saison dernière et ces joueurs savent gagner. Par contre, les Sharks ont été dominants en première ronde et pour la première fois, ils ne sont pas entrés en séries comme favoris et ça semble leur aller à merveille. Pour cette raison et la simple hypothèse qu'ils sont dus, je choisis les Sharks en 7

Detroit-Chicago

Bien que j'aime beaucoup les Red Wings de Detroit à cause de leur constance au cours des 20 dernières saisons et que j'aime supporter un ancien Redmen de McGill en Mike Babcock, je crois que les Hawks sont simplement trop forts et ont trop de profondeur pour perdre. Pour cette raison, je choisis Chicago en 6.

Sur ce, bonne deuxième ronde et espérons que nous aurons encore droit à des matchs inoubliables.



mardi 14 mai 2013
22:38 - J'ai pleuré pour Toronto - RDS.CA
J'ai pleuré pour Toronto

J'ai eu beau chercher dans mes souvenirs, je n'ai jamais vécu une fin de partie comme celle qu'on a connue lors de la septième rencontre entre les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto, lundi.

Que ce soit dans la LNH pendant dix ans à Québec ou à New York ou encore à Trois-Rivières dans la LHJMQ, je n'ai jamais rien vécu de tel. Perdre un match avec une avance de trois buts en fin de troisième période, c'est inimaginable. J'ai pleuré pour Toronto. J'étais dans ma voiture après l'émission l'Antichambre et j'avais eu l'impression de rêver ce qui s'était passé à Boston.

Les Bruins étaient morts en fin de partie. Ils n'avaient plus de vie jusqu'au moment où ils ont marqué un deuxième but. On a alors senti que la foule revenait dans la partie, mais pas les Bruins. Sur le troisième but, on voyait alors que les Maple Leafs étaient en état de panique. Je me demande si Toronto va s'en remettre.

Je suis en complet désaccord avec Claude Julien qui impute cette remontée victorieuse à l'expérience de son équipe. À mes yeux, cette victoire n'a rien à voir avec l'expérience, c'est juste une question de chance parce qu'à un certain moment, Boston était mort. À 4-2, Matt Frattin a raté une échappée qui aurait redonné une avance de trois buts aux Leafs. Expérience ou pas, les Bruins auraient été dans les boules à mites si Toronto avait marqué.

Les Bruins ont fait subir le même sort aux Maple Leafs qu'ils avaient eux-mêmes subi aux mains des Flyers de Philadelphie en 2010. Boston avait laissé filer une avance de 3-0 dans la série avant de perdre une avance de 3-0 dans la septième partie pour finalement s'incliner. Ça n'a rien à voir avec l'expérience mon cher Claude, c'est de la chance. Si on reprenait la partie avec 1000 ans d'expérience, ça ne fonctionnerait pas. L'entraîneur des Bruins aurait simplement dû dire que son club était à la bonne place au bon moment et qu'il a été chanceux.

Cette partie sera marquante pour tous ceux qui y ont été impliqués. Jeffrey Lupul a écrit sur Twitter qu'il n'oubliera jamais cette partie jusqu'à sa mort. Je le crois entièrement parce que c'est épouvantable de perdre une partie de cette façon. Toronto dominait cette partie et Boston avait déjà baissé les bras. Sur le banc, on voyait les joueurs des Bruins qui étaient prêts à fermer les livres.

Place aux Rangers

Je pense que les Bruins vont battre les Rangers de New York en deuxième ronde. Boston a tellement eu peur de perdre qu'il va prendre les moyens nécessaires pour éviter de revivre une telle frousse.

Les succès des Rangers passent essentiellement par le gardien Henrik Lundqvist. Il y a aussi Derick Brassard, auteur de neuf points (deux buts et sept passes), qui est aussi un élément important. La transaction avec Columbus est très profitable pour les Rangers. Rick Nash en avait parlé avec le D.G. des Rangers. Nash et Brassard, on le sait, avaient joué ensemble à Columbus.

J'ai l'impression qu'on va revoir Tyler Seguin, qui a été éclipsé par Phil Kessel en première ronde. Il semblait effacé dans les jeux de comparaisons à la suite de la transaction entre les deux équipes il y a quelques années.

Zdeno Chara m'impressionne, mais il joue trop. Il ne faut pas oublier qu'il doit déplacer ses 280 livres et quand il tombe sur la patinoire, c'est 280 livres qu'il doit relever. Quant à Milan Lucic, il semble jouer à la star depuis que les Bruins ont gagné la coupe Stanley, mais dans le septième match face aux Leafs, son trio a été le meilleur, mais il faut absolument que Patrice Bergeron revienne avec Brad Marchand et Seguin face aux Rangers. J'aime bien Jaromir Jagr, mais à 40 ans, il doit retourner sur la troisième ligne. On ne reviendra pas sur ses faits d'armes en carrière, mais il ne peut plus aspirer à jouer sur les deux premières lignes. Il faut que Seguin reprenne sa place parce qu'on a besoin de ses jeunes jambes.

Les Penguins vont l'emporter

Je ne crois pas que les Sénateurs d'Ottawa pourront causer une surprise. Comme les Bruins, les Penguins ont eu tellement peur contre les Islanders de New York qu'ils seront mieux préparés pour faire face à la musique.

Les amateurs auront droit à un bon duel de gardiens entre Tomas Vokoun et Craig Anderson. Je dois toutefois avantager le portier des Sénateurs, qui est supérieur aux deux gardiens des Penguins.

Ce sera aussi la première fois qu'Erik Karlsson et Matt Cooke se retrouveront sur la même patinoire depuis que le joueur des Penguins a infligé une profonde lacération à une jambe du défenseur étoile des Sénateurs. Je ne m'attends pas à un règlement de compte parce que la victoire est plus importante. Ceci étant dit, ça ne veut pas dire que Chris Neil ne cherchera pas à s'en prendre à Cooke.

Les Penguins ne m'ont guère impressionné au premier tour face aux Islanders. Cette équipe a toutefois une force de frappe dévastatrice avec les Crosby, Malkin, Kunitz, Letang et Dupuis aussi. De leur côté, Jarome Iginla et Brenden Morrow n'ont pas été impressionnants.

La défensive des Penguins, à part Kristopher Letang, c'est assez ordinaire. Le duel entre Letang et Karlsson sera néanmoins intéressant à suivre.

Mes prédictions pour cette deuxième ronde

Pittsburgh en 6
Boston en 7
Los Angeles en 6
Chicago en 5

*propos recueillis par Robert Latendresse



20:55 - Le talent contre l'unité - RDS.CA
Le talent contre l'unité

C'est avec grand plaisir que je serai à l'analyse de la série opposant les Sénateurs aux Penguins lors du deuxième tour des séries de la Coupe Stanley. Si les Sens ont été beaucoup plus expéditifs que prévu lors de la première ronde face aux Canadiens, l'histoire fût bien différente du côté de Pittsburgh contre des Islanders bien plus coriaces qu'anticipé.
 

En analysant les deux équipes joueur par joueur, il est facile de donner l'avantage aux Pens plus talentueux et aussi, depuis la date limite des transactions, plus expérimentés. Chaque saisons nous rappellent cependant que c'est la somme des individus, le front commun présenté par le groupe qui a raison du talent pour la plupart du temps.

Difficile de trouver mieux que les Sénateurs dans le département de l'esprit de corps. Un vestiaire uni, qui a fait face à l'adversité plus souvent qu?à son tour cette saison et qui a su relever le défi d?être plus souvent qu'autrement l?équipe la moins talentueuse sur la patinoire en l'absence des Karlsson, Anderson, Spezza, Cowen et Michalek pour une bonne partie du calendrier régulier écourté. L'expérience acquise au printemps dernier par ce groupe quasi intacte face aux Rangers leur a appris à saisir les occasions lorsqu'elles se présentent sans égard aux facteurs extérieurs. Leçon apprise et appliquée face aux Canadiens lors de la première série.

Il ne faut toutefois pas se faire des illusions, la seule raison pour laquelle les Sénateurs ont pu faire preuve d'opportunisme s'appelle Craig Anderson. Et c'est à ce chapitre qu'Ottawa a une grande longueur d'avance sur les Penguins. Anderson devra être tout aussi spectaculaire mais surtout tout aussi rassurant, spécialement lors des débuts de matchs, afin que les Sénateurs puissent donner la frousse à ceux à qui leur entraîneur-chef, Paul MacLean donnait la coupe au lendemain de l'acquisition de Jarome Iginla.

Sidney CrosbyPour les Penguins, la profondeur offensive et une brigade défensive améliorée font oublier les problèmes que Marc-André Fleury a connus au premier tour. Tomas Vokoun sera vraisemblablement envoyé dans la mêlée pour le début de la série mais l'identité du gardien partant pourrait changer au gré des rencontres. Pittsburgh présente un groupe expérimenté en séries mais qui n'a pas connu beaucoup de succès collectif depuis leur dernière conquête en 2009. Voilà pourquoi Ray Shero a jugé bon ajouté des joueurs qui ont un certain vécu mais surtout des joueurs qui ont soif de victoire pour venir aider cette équipe tellement talentueuse.

Les Penguins doivent absolument se rappeler leur propre mot d'ordre, presque un slogan, qu'ils ont adopté au lendemain de leur victoire de 7 à 6 au Centre Bell dans un match rempli de rebondissements : « Le souci défensif doit passer avant tout ». Les jeunes et fougueux Islanders les ont emmenés dans une série offensive où on avait l'impression que le dernier à obtenir un tir au but allait gagner! Sortis vainqueurs par acharnement et profondeur du talent, les Penguins aussi doivent avoir appris du premier tour. Un plan respecté à la lettre ne fera que mettre en valeur les Crosby, Malkin, Letang et'enfin la liste est longue.

Une série qui devrait vous pousser au bout de votre siège'Pittsburgh en 6.
 



16:32 - Hangover 4 - RDS.CA
Hangover 4

Comment aimeriez-vous être un partisan des Maple Leafs ce matin?

Si les producteurs cherchent une idée pour le film "Hangover 4", le scénario est déjà écrit. Parce que comme lendemain de veille, Toronto doit avoir l'impression de vivre un mauvais rêve.

Si les évènements de lundi soir font partie du processus d'apprentissage comme on dit, les joueurs des Maple Leafs ont eu droit à un cours accéléré. Selon "Elias Sports Bureau", c'est la première fois dans l'histoire de la LNH qu'une équipe comble un retard de trois buts en troisième période dans un match no 7.

Quand on a demandé à Milan Lucic après le match de décrire l'ambiance au banc des Bruins quand les Leafs ont pris les devants 4-1, il a répondu: " On se disait, si on perd ce match, ce sera la fin de cette équipe comme on la connaît, des coéquipiers vont quitter". Il aurait pu ajouter le nom de l'entraîneur Claude Julien.

Alors les vétérans se sont assurés que ça n'arrive pas. Lucic le premier, a terminé la soirée avec un but et une aide. Patrice Bergeron, le coeur et l'âme des Bruins qui n'avait qu'un but depuis le début de la série, a causé la perte des Maple Leafs avec deux buts et une aide.

Pour Toronto la pilule sera dure à avaler. On aura beau dire qu'ils ont fait un pas de géant cette saison, ils étaient à 90 secondes d'accéder au second tour. La défaite sera particulièrement difficile à encaisser pour Phil Kessel. Au coeur de la controverse depuis qu'il est passé des Bruins aux Leafs, il incarnait toute les maladresses de cette organisation. Cette série lui aura permis de se réhabiliter.

Déjà-vu à Washington

Parlant de réhabilitation, Alex Ovechkin a encore échoué lamentablement. Les Capitals ont été éliminés par les Rangers en sept matchs. Ovechkin termine la série avec un but et une aide; son but a été marqué dans le premier match. Ensuite, rien, zéro sauf une passe. À Washington, c'est devenu de la routine.

Depuis qu'il est capitaine, les Caps ont une fiche de 2-5 dans les matchs décisifs, ils ont remporté trois séries, en ont perdu six et n'ont jamais atteint la troisième ronde.

À Washington, on commence à dire que le "C" sur son chandail ce n'est pas pour capitaine, mais pour "contrat". Ovechkin est sous contrat jusqu'en 2020-2021 et touchera 10M $ par année à compter de la saison 2014-2015.

Le style Bergevin

Marc Bergevin prend son travail au sérieux, mais ne s'est jamais pris au sérieux lui. Il en a fait une autre belle démonstration lundi.

À propos de Carey Price: "Je suis ici pour l'aider, pour trouver des solutions. Je ne sais pas quels arrangements nous pouvons prendre, peut-être que je peux faire son épicerie pour lui ".

Sur sa nomination comme DG de l'année: "C'est la première fois que je suis en nomination pour un trophée. Je n'ai jamais eu un tel honneur comme joueur, ce qui en dit long sur ma carrière ".

Enfin, à propos du jeu de Markov qui a décliné après la blessure à Emelin: À St-Louis, j'étais jumelé à Al McInnis. Quand j'ai été blessé, il a continué de bien jouer ".

Comme on dit, on guérit pas le cancer, c'est juste du hockey!
 



02:16 - Soyez patient - RDS.CA
Soyez patient

Je pense que Carey Price aurait pu s'abstenir de faire certains commentaires qui pourraient être mal interprétés des amateurs. J'aurais aimé l'entendre dire autre chose qu'il a du mal à faire son épicerie en toute quiétude. J'aurais aimé l'entendre dire qu'il a connu des ennuis en séries éliminatoires et qu'il allait se retrousser les manches cet été pour revenir plus fort.

Je continue à croire qu'il est un bon gardien. Je crois qu'il faut être patient avec lui et l'entourer. Je pense qu'il a parlé sous le coup de la frustration de ne pas avoir réussi à performer dans les séries. Je ne suis pas dans sa tête, mais peut-être était-il découragé de la tournure des choses. Il a livré le fond de sa pensée et il aurait pu être plus prudent.

Je comprends Marc Bergevin d'être totalement derrière son gardien. Le Canadien a défendu Price durant toute l'année, mais parfois, ça devient difficile de se porter à la défense d'un joueur parce qu'il doit livrer la marchandise. Ses statistiques en séries sont difficiles à défendre. Price a du talent, mais il va devoir aller chercher des victoires en séries. Tous les athlètes rencontrent des ennuis durant une saison, mais la question est de savoir comment le joueur va se relever, car s'il ne se relève pas, il reste au plancher.

Ce sera à lui à gérer la situation et au Canadien à essayer de trouver une formule pour l'aider. Je ne dis pas que Pierre Groulx n'est pas un bon entraîneur des gardiens, mais parfois un changement fait du bien. À Toronto l'an dernier, on a remercié François Allaire et étrangement les gardiens des Maple Leafs vont très bien cette saison. Et pourtant, tout le monde sait qu'Allaire est un très bon entraîneur des gardiens. Des fois, un changement ne nuit pas. De toute façon, Price ne peut faire pire.

Ce n'est pas facile de gagner à Montréal, mais ce n'est pas plus facile à Vancouver ou Toronto ou Philadelphie. Ce serait la même affaire ailleurs. La saison prochaine, on aura une meilleure idée à savoir si Price est fait pour le marché de Montréal, mais il ne faut surtout pas paniquer avec lui.

Pas plus facile en 2013-14

Ce ne sera pas plus facile l'an prochain alors que les Red Wings de Detroit vont passer dans l'Est. Les forces actuelles comme les Penguins vont demeurer la même puissance. Sans oublier les Bruins de Boston, les Maple Leafs qui se sont améliorés, même chose pour les Sénateurs d'Ottawa. Les Devils du New Jersey ont raté les séries cette année, mais comptez sur eux pour s'améliorer. Les Rangers sont bons et les Islanders se sont améliorés aussi, sans oublier les Capitals de Washington.

J'ai aimé ce que j'ai vu cette saison et la barre sera haute pour le Canadien l'an prochain. Le club sera victime de son succès, mais quand tu veux bâtir une équipe, il faut être patient et j'espère que les partisans le seront. La base est bonne avec les jeunes comme Alex Galchenyuk, PK Subban, Brendan Gallagher et Jarred Tinordi pour ne nommer que ceux-là. On va voir comment Danny Kristo va se comporter au camp, car il pourrait surprendre, lui qui a brûlé la NCAA.

Le Canadien a joué au-delà des espérances cette saison, passant de la 15e à la deuxième place dans l'Est. L'équipe est sur la bonne voie de se reconstruire, mais elle n'est pas prête à gagner la coupe Stanley demain matin. Soyez patient.

Bergevin a ma confiance

J'ai confiance en Marc Bergevin, car il y a de bons hommes de hockey dans l'administration de ce club. La base est bonne et Bergevin va y greffer d'autres joueurs, mais il faudra que le gardien fasse les arrêts.

Le directeur général va devoir composer avec un plafond salarial en baisse l'an prochain, ce qui l'obligera à prendre des décisions importantes comme racheter Tomas Kaberle, laisser partir Michael Ryder, Yannick Weber ainsi que Colby Armstrong notamment. L'échange d'Erik Cole a permis de sauver près de neuf millions.

Il faut d'ailleurs s'attendre à voir de beaucoup de jeunes avec l'équipe l'an prochain pour faire face aux subtilités du plafond salarial.

*propos recueillis par Robert Latendresse



01:45 - Une fois de plus, Tiger nous démontre sa dominance! - RDS.CA
Une fois de plus, Tiger nous démontre sa dominance!

Et dire que plusieurs pseudo-experts prétendaient que Tiger Woods ne dominerait plus jamais son sport? Après ce qu'on a vu hier, au Championnat des joueurs, avouons qu'ils se sont trompés royalement!

Personne ne sait mieux que Tiger Woods comment gagner un tournoi de golf. Il nous a démontré, lors de la ronde finale, à quel point il est en mesure de bien analyser un parcours puis d'y établir une stratégie gagnante.

Bien sûr qu'il n'est pas à l'abri des erreurs coûteuses, pas plus que les autres joueurs. Il est humain et il nous l'a prouvé hier lorsqu'il a envoyé sa balle à l'eau au 14e trou, erreur qui devait éventuellement mener à un double boguey. Woods n'a pas appuyé sur le bouton panique pour autant et s'est tout de suite ressaisi avant de terminer sa partie avec aplomb. Il s'est tout simplement dit qu'un mauvais coup n'allait pas gâcher son tournoi. Une attitude positive a vite chassé les mauvais esprits et lui a permis d'inscrire un quatrième gain cette année, en seulement sept tournois. C'est d'ailleurs la première fois de sa carrière qu'il remporte un quatrième titre si tôt en saison. Aux yeux de plusieurs, la qualité de son jeu est aussi bonne qu?à ses meilleures années et Tiger va même jusqu?à dire qu'il continue de s'améliorer, ce qui en soi, n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour ses adversaires.

En plus de consolider son emprise sur le 1er rang au classement mondial, cette 78e victoire en carrière lui permet de s'approcher à seulement quatre titres du record absolu de 82 victoires, toujours détenu par le légendaire Sam Snead.

Statistiques ahurissantes

Incluant les quelques sorties du temps où Tiger possédait un statut amateur, le Championnat des joueurs était son 300e tournoi à vie sur le circuit PGA Tour. Coïncidence ou non, il avait aussi gagné son 100e et son 200e tournoi. Un petit calcul rapide nous permet donc de constater qu'il a remporté 26% des tournois auxquels il a participé. Ce pourcentage invraisemblable de victoires augmente à 33% (7 en 21) si on prend seulement ses 21 dernières sorties et gonfle à 57% (4 en 7) si on compte seulement ceux de la saison en cours.

Tiger Woods a touché plus de 106 millions de dollars en bourses durant cette période, ce qui lui donne une moyenne de plus de 350,000.00 dollars par tournoi joué. De plus, cette somme impressionnante de bourses ne représente qu'environ 10% de ses revenus réels durant cette période. Je me demandais justement ce qu'il allait s'offrir avec le 1,7 million de dollars qu'il a touché hier? « No clue »!

D'autres belles performances

D'abord celle du vétéran Jeff Maggert, âgé de 49 ans. Il a prouvé qu'il peut encore tenir son bout avec les plus jeunes, surtout sur un parcours où la puissance ne joue pas un rôle de premier plan. Bien sûr qu'il était déçu de cette balle à l'eau au 17e trou, mais dans l'ensemble, ce fût un très bon tournoi pour lui.

Le jeune suédois David Lingmerth a aussi démontré qu'il possède les qualités requises pour gagner sur ce circuit. L'expérience acquise lors du weekend devrait lui servir très bientôt. Du côté de Sergio Garcia, il aurait fallu que le tournoi ne dure que 70 trous plutôt que 72. On a rarement vu un joueur s?écrouler de la sorte alors qu'il était comeneur avec seulement deux trous à jouer. Deux balles à l'eau au 17e trou et puis une autre au 18e trou lui ont fait perdre six coups, passant de moins-13 à moins-7. J'espère qu'il ne prendra pas trop de temps à s'en remettre, car ce joueur possède un talent fou et on aime le voir se batailler avec Tiger. Il a perdu cette manche, mais il pourrait rebondir plus vite qu'on ne le croit? Après tout il faut bien alimenter l'animosité qui règne entre ces deux coqs.

TPC Sawgrass : Une ambiance unique!

Pour la deuxième année consécutive, nous avons décrit les rondes finales sur place, en direct du club de golf TPC Sawgrass. Il faut voir l'ambiance qui règne sur ce parcours; intimidant pour les joueurs, mais tellement spectaculaire pour les spectateurs. Il faut vraiment avoir les nerfs solides pour passer ce test avec succès, les pièges sont nombreux, les obstacles d'eau vous forcent à jouer le coup parfait. Si la crainte s'empare de vous, vous ferez face à des coups de récupération qui vous laisseront très peu de chance de sauver la normale. L'architecte Pete Dye peut donc dire mission accomplie, car il joue dans la tête des meilleurs joueurs au monde sur chacun des 18 trous.

Prochaine étape : Championnat HP Byron Nelson

C'est sur le parcours TPC Four Seasons de Irving, au Texas, que les joueurs ont rendez-vous cette semaine. L'américain Jason Dufner tentera d'y défendre son titre et devra se méfier de quelques compatriotes incluant Dustin Johnson, Matt Kuchar, D.A Points, Keegan Bradley et le surprenant Casey Wittenberg qui a connu un très bon tournoi au Championnat des Joueurs.

J'estime toutefois que c'est du côté international qu'il faut regarder pour tenter de déterminer le prochain champion. J'aime les chances de Louis Oosthuizen et de Charl Schwartzel, deux excellents joueurs qui sont mûrs pour une victoire.

Il faudra aussi garder un ?il sur le Suédois David Lingmerth, deuxième au TPC Sawgrass, et sur l'Australien Marc Leishman, lui aussi sur une bonne lancée.

Les organisateurs ont aussi octroyé une place au jeune prodige chinois, Tianlang Guan.

N.B. RDS présente les 3e et 4e rondes lors de la fin de semaine prochaine. Soyez au rendez-vous!



01:45 - Tiger nous démontre sa dominance! - RDS.CA
Tiger nous démontre sa dominance!

Et dire que plusieurs pseudo-experts prétendaient que Tiger Woods ne dominerait plus jamais son sport? Après ce qu'on a vu hier, au Championnat des joueurs, avouons qu'ils se sont trompés royalement!

Personne ne sait mieux que Tiger Woods comment gagner un tournoi de golf. Il nous a démontré, lors de la ronde finale, à quel point il est en mesure de bien analyser un parcours puis d'y établir une stratégie gagnante.

Bien sûr qu'il n'est pas à l'abri des erreurs coûteuses, pas plus que les autres joueurs. Il est humain et il nous l'a prouvé hier lorsqu'il a envoyé sa balle à l'eau au 14e trou, erreur qui devait éventuellement mener à un double boguey. Woods n'a pas appuyé sur le bouton panique pour autant et s'est tout de suite ressaisi avant de terminer sa partie avec aplomb. Il s'est tout simplement dit qu'un mauvais coup n'allait pas gâcher son tournoi. Une attitude positive a vite chassé les mauvais esprits et lui a permis d'inscrire un quatrième gain cette année, en seulement sept tournois. C'est d'ailleurs la première fois de sa carrière qu'il remporte un quatrième titre si tôt en saison. Aux yeux de plusieurs, la qualité de son jeu est aussi bonne qu?à ses meilleures années et Tiger va même jusqu?à dire qu'il continue de s'améliorer, ce qui en soi, n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour ses adversaires.

En plus de consolider son emprise sur le 1er rang au classement mondial, cette 78e victoire en carrière lui permet de s'approcher à seulement quatre titres du record absolu de 82 victoires, toujours détenu par le légendaire Sam Snead.

Statistiques ahurissantes

Incluant les quelques sorties du temps où Tiger possédait un statut amateur, le Championnat des joueurs était son 300e tournoi à vie sur le circuit PGA Tour. Coïncidence ou non, il avait aussi gagné son 100e et son 200e tournoi. Un petit calcul rapide nous permet donc de constater qu'il a remporté 26% des tournois auxquels il a participé. Ce pourcentage invraisemblable de victoires augmente à 33% (7 en 21) si on prend seulement ses 21 dernières sorties et gonfle à 57% (4 en 7) si on compte seulement ceux de la saison en cours.

Tiger Woods a touché plus de 106 millions de dollars en bourses durant cette période, ce qui lui donne une moyenne de plus de 350,000.00 dollars par tournoi joué. De plus, cette somme impressionnante de bourses ne représente qu'environ 10% de ses revenus réels durant cette période. Je me demandais justement ce qu'il allait s'offrir avec le 1,7 million de dollars qu'il a touché hier? « No clue »!

D'autres belles performances

D'abord celle du vétéran Jeff Maggert, âgé de 49 ans. Il a prouvé qu'il peut encore tenir son bout avec les plus jeunes, surtout sur un parcours où la puissance ne joue pas un rôle de premier plan. Bien sûr qu'il était déçu de cette balle à l'eau au 17e trou, mais dans l'ensemble, ce fût un très bon tournoi pour lui.

Le jeune suédois David Lingmerth a aussi démontré qu'il possède les qualités requises pour gagner sur ce circuit. L'expérience acquise lors du weekend devrait lui servir très bientôt. Du côté de Sergio Garcia, il aurait fallu que le tournoi ne dure que 70 trous plutôt que 72. On a rarement vu un joueur s?écrouler de la sorte alors qu'il était comeneur avec seulement deux trous à jouer. Deux balles à l'eau au 17e trou et puis une autre au 18e trou lui ont fait perdre six coups, passant de moins-13 à moins-7. J'espère qu'il ne prendra pas trop de temps à s'en remettre, car ce joueur possède un talent fou et on aime le voir se batailler avec Tiger. Il a perdu cette manche, mais il pourrait rebondir plus vite qu'on ne le croit? Après tout il faut bien alimenter l'animosité qui règne entre ces deux coqs.

TPC Sawgrass : Une ambiance unique!

Pour la deuxième année consécutive, nous avons décrit les rondes finales sur place, en direct du club de golf TPC Sawgrass. Il faut voir l'ambiance qui règne sur ce parcours; intimidant pour les joueurs, mais tellement spectaculaire pour les spectateurs. Il faut vraiment avoir les nerfs solides pour passer ce test avec succès, les pièges sont nombreux, les obstacles d'eau vous forcent à jouer le coup parfait. Si la crainte s'empare de vous, vous ferez face à des coups de récupération qui vous laisseront très peu de chance de sauver la normale. L'architecte Pete Dye peut donc dire mission accomplie, car il joue dans la tête des meilleurs joueurs au monde sur chacun des 18 trous.

Prochaine étape : Championnat HP Byron Nelson

C'est sur le parcours TPC Four Seasons de Irving, au Texas, que les joueurs ont rendez-vous cette semaine. L'américain Jason Dufner tentera d'y défendre son titre et devra se méfier de quelques compatriotes incluant Dustin Johnson, Matt Kuchar, D.A Points, Keegan Bradley et le surprenant Casey Wittenberg qui a connu un très bon tournoi au Championnat des Joueurs.

J'estime toutefois que c'est du côté international qu'il faut regarder pour tenter de déterminer le prochain champion. J'aime les chances de Louis Oosthuizen et de Charl Schwartzel, deux excellents joueurs qui sont mûrs pour une victoire.

Il faudra aussi garder un ?il sur le Suédois David Lingmerth, deuxième au TPC Sawgrass, et sur l'Australien Marc Leishman, lui aussi sur une bonne lancée.

Les organisateurs ont aussi octroyé une place au jeune prodige chinois, Tianlang Guan.

N.B. RDS présente les 3e et 4e rondes lors de la fin de semaine prochaine. Soyez au rendez-vous!



00:18 - On a raison d'avoir confiance - RDS.CA
On a raison d'avoir confiance

Marc Bergevin s'est acquitté de son bilan de fin de saison sur un ton plutôt détendu, mais nous n'avons pas appris beaucoup de choses. Nous sommes habitués à ce genre de post mortem. Dans ces moments-là, soit qu'on cherche à embellir l'avenir en dissimulant le présent sous le tapis, soit qu'on préfère se montrer discret sur les changements qu'on projette de concrétiser durant la saison morte. Bergevin, lui, favorise la discrétion.

Le jour de son embauche, il avait raconté quel genre de gestionnaire il avait l'intention de devenir. Il avait aussi pris un engagement formel, celui de rétablir le fait français dans l'équipe. Il s'y est attardé en embauchant des hommes de hockey majoritairement francophones. Il a ramené Francis Bouillon au sein d'une équipe qu'il n'aurait jamais dû quitter et il semble maintenant vouloir ouvrir la porte à des jeunes comme Charles Hudon et Gabriel Dumont, par exemple.

Quand il a accordé un contrat des ligues majeures à David Desharnais, il a effacé la désagréable impression que les Québécois étaient devenus des porteurs d'eau dans le régime de Bob Gainey et de Pierre Gauthier. Malgré tout, on s'interroge actuellement sur le bien-fondé de ce contrat parce que Desharnais n'a pas été à la hauteur dans les derniers moments de la saison et durant les séries. Le directeur général a clairement expliqué pourquoi il l'avait fait.

« David était éligible à l'arbitrage l'été prochain et on sait tous comment ce système fonctionne. Je n'ai pas de boule de cristal pour me dire comment les choses peuvent tourner, mais je savais ce que je devais faire », a-t-il expliqué.

C'est très clair. Ça veut aussi dire qu'il considère Desharnais, âgé de 26 ans, comme un membre à part entière du Canadien. Et qu'il va le rester.

Le Canadien changera légèrement de visage l'an prochain. Le personnel en place est solide. Le noyau de joueurs jouit d'une bonne chimie. Bergevin, qui est candidat au poste de directeur général de l'année, ne chambardera pas durant l'été une formation qui est passée de la 15e à la deuxième place. Néanmoins, il y aura du sang neuf, n'en doutez pas.

Comme tout bon directeur général, il tentera de greffer à l'équipe des athlètes capables de faire mieux que ceux à qui il montrera la porte: Kaberle, Ryder, Armstrong, Halpern, Blunden et possiblement Weber. Comment les remplacera-t-ils? Faites vos jeux vous-mêmes parce que ce n'est sûrement pas lui qui va nous le dire.

Le point majeur que j'ai retenu de cette rencontre, c'est que Bergevin ne dévoilera jamais dans les médias ses intentions sur quoi que ce soit.

«J'ai une bonne idée de la valeur de mon équipe et de l'endroit où on s'en va », a-t-il précisé, simplement.

La relation Price-Groulx

J'aime ça. C'est vrai qu'il n'est pas forcé de tout dire. On attendra avec un brin de confiance les gestes qu'il va poser parce que le chemin qu'il a parcouru durant sa première année dans cette chaise n'est pas parsemé d'erreurs. En fait, il en a fait si peu que les amateurs ont toutes les raisons de lui faire confiance. Depuis qu'il est là, Bergevin n'a pas lancé de paroles en l'air. Il n'a pas fait des promesses qu'il n'avait pas l'intention de tenir.

Bien sûr, il a été généreux avec l'argent de son propriétaire, mais tous les directeurs généraux le sont. On peut s'objecter au contrat de quatre ans à 1.7 millions $ par saison accordé à Travis Moen. Il répond à cela que certains vétérans ont parfois de la difficulté à se mettre en marche après un conflit de travail qui les a privés d'une demi-saison. Après en avoir discuté avec Moen, il croit qu'il redeviendra l'attaquant robuste qu'il a déjà été.

Par ailleurs, comme Carey Price n'est toujours pas devenu l'épine dorsale de l'équipe qu'on avait prévue, on se dit que le patron a été généreux quand il lui a consenti un salaire de superstar (39 millions $). Dans les circonstances, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il nous dise que la carrière du gardien, sur lequel il compte pour atteindre les plus hauts sommets, pourrait ne pas être celle qu'on lui prédisait.

« On va aller de l'avant avec lui, on va le supporter. Je ne sais pas ce que je peux faire pour l'aider. Peut-être que je peux aller faire son épicerie », a dit Bergevin en réaction à la déclaration de Price qui se plaint de ne pas avoir de vie privée, au point de ne plus sortir pour faire son marché.

Dans ce cas bien précis, on aurait aimé entendre de Bergevin qu'il va étudier de près la relation qui existe entre Price et son entraîneur personnel, Pierre Groulx. Price n'a pas la réputation de se tuer au travail. L'ex-entraîneur des gardiens du Canadien, Roland Melanson, était exigeant avec lui. Il le poussait souvent au maximum. Or, du jour au lendemain, il a été remercié. On l'a remplacé par Groulx, un personnage effacé qui ne brouille pas l'eau. On le voit mal s'engueuler avec Price sous prétexte qu'il ne travaille pas suffisamment.

Ce que le gardien un peu troublé semble avoir besoin, c'est d'un François Allaire. Un coach axé sur la technique qui a travaillé avec tous les genres de gardiens durant sa carrière. Des bons, des moins bons et des excellents. Chacun d'eux a appris des choses sous sa gouverne.

Néanmoins, du bout des lèvres, Bergevin a mentionné que Groulx sera de retour. Toutefois, il a aussi dit qu'une évaluation du travail des entraîneurs, dont il est entièrement satisfait, serait faite éventuellement.

« Je ne veux pas que les ennuis de Price deviennent un gros problème, a-t-il souligné. Il aurait pu être meilleur et il le sait. Par ailleurs, il n'a que 25 ans. Il y a des gardiens qui mettent du temps à se développer. »

J'écoutais cette remarque pas totalement dépourvue de sens et je revoyais une image vieille de 20 ans se dérouler sous mes yeux, celle d'un gardien de 20 ans, imberbe et sans un poil sur la poitrine, défiler sur Sherbrooke, en bedaine, en brandissant fièrement la coupe au bout de ses bras. Mais n'est pas Patrick Roy qui veut, semble-t-il.

Finalement, en réponse au manque de robustesse évident qui explique en bonne partie pourquoi le Canadien est déjà en vacances, Bergevin a fait remarquer que les 29 autres organisations de la ligue rêvent de posséder des joueurs forts et de gros gabarit. Il faut s'attendre à ce qu'il améliore cette facette. Il croit en une équipe équilibrée, mais pour l'instant, l'équilibre du Canadien se limite à sa rapidité et à son caractère.

Quand on analyse ce qui s'est passé durant la série contre Ottawa, on en vient à la conclusion que les Sénateurs n'étaient pas le type d'adversaires qui convenait aux attributs du Canadien. Cinq de leurs défenseurs mesuraient plus de six pieds et trois pouces. Quatre d'entre eux pesaient plus de 220 livres. Et on se demande aujourd'hui pourquoi aucun des petits attaquants des perdants n'a inscrit plus de deux buts et pourquoi neuf d'entre eux n'en ont pas marqué un seul.

Bergevin, qui a changé beaucoup de choses en l'espace d'un an à Montréal, n'a pas eu le temps de tout faire. Il va maintenant s'appliquer à compléter la phase deux de son mandat.

Depuis 20 ans, les bilans de fin de saison du Canadien ont fait déferler une pluie de critiques sur les gens en place. Grâce à l'efficacité de Bergevin, à la poigne de Michel Therrien et au travail efficace de ses adjoints, le calme est revenu. Ce qui ne veut pas dire que l'équipe aura la vie facile l'automne prochain alors qu'on se méfiera du Canadien beaucoup plus qu'on l'a fait cette saison.

De la classe

On pourra dire tout ce qu'on voudra de Tomas Kaberle, mais à défaut de pouvoir aider le Canadien, il n'a pas représenté une cause de distraction cette saison. Pour un athlète possédant un aussi long parcours, le fait d'avoir été laissé de côté dans 43 des 53 matchs de son équipe a été une humiliation qu'il a ravalée sans causer le moindre problème.

Il a certainement démontré plus de classe que Michael Ryder qui, comme il l'a fait durant toute la série contre Ottawa, a été porté manquant dans la rencontre avec les médias, samedi. Ryder, qui a marqué un but à ses 14 derniers matchs, est parti sans daigner expliquer pourquoi il s'est si peu impliqué pendant que des coéquipiers jouaient en dépit de blessures graves et que d'autres étaient incapables de sortir de la clinique.

« Si c'était à refaire, je referais cette transaction », a mentionné Bergevin. Peut-être pensait-il davantage aux neuf millions qu'il a épargnés en offrant Erik Cole comme monnaie d'échange.



samedi 11 mai 2013
00:20 - « No excuses » - RDS.CA
« No excuses »

Depuis le début de la campagne, on nous dit que cette équipe n'accepterait pas les excuses. Donc n'utilisons pas ces excuses pour expliquer la défaite du CH aux mains des Sénateurs d'Ottawa.

J'ai bien aimé entendre les joueurs mentionner, après leur dernier match, que les blessures n'étaient pas la raison de leur défaite. En tant qu'athlète, lorsqu'on se cherche des béquilles pour expliquer les échecs, on en cherchera toujours. Certes, ces blessures ont été un facteur déterminant dans le résultat de cette série, mais les Sens méritent ce triomphe grâce à leur jeu efficace et inspiré.

Le Canadien a dominé le premier duel et il a malheureusement perdu. Par la suite, à part le troisième, la plupart des matchs étaient relativement équilibrés malgré un léger avantage au Tricolore. Malheureusement pour les partisans du CH, les Sénateurs ont été plus opportunistes et ont eu ce « killer instinct » qui leur a permis de remporter ces matchs.

Craig Anderson a été excellent quand il avait besoin de l'être. Il a volé le premier match et par la suite, il a fait les gros arrêts aux bons moments, ce qui a permis à son équipe de soutenir les poussées des Montréalais. De plus, comme à l'habitude, Daniel Alfredsson a fait énormément mal au Canadien. Il semble prendre un plaisir fou à produire contre Montréal.

Malgré tous ses facteurs, je crois que l'avantage numérique, l'arme de prédilection du CH, n'a pas livré la marchandise aux moments opportuns et son infériorité numérique a connu des ratés. L'équipe semble s'être laissé déconcentrer par les propos de Paul MacLean. On a vu des joueurs, tel Brandon Prust, et leur entraineur s'en faire et réagir aux paroles de l'entraîneur des Sens. C'est exactement ce que MacLean voulait; aucun de ses joueurs ne se faisait déranger et il a mis toute l'attention sur lui. Il trouvait même le moyen de paraître sympathique malgré ce théâtre.

La façon dont les blessures ont affecté le CH lors du dernier match démontre à quel point la saison des Sénateurs fut impressionnante. Comme je le mentionnais dans ma chronique précédente, le nombre et la qualité des joueurs qui ont manqué à l'appel durant la saison auraient dû signer l'arrêt de mort des Sens, mais ils se sont néanmoins qualifiés pour les séries. De plus, il leur manque encore leur meilleur attaquant en Jason Spezza. Son retour potentiel lors des prochaines rondes jumelé aux prouesses d'Anderson pourraient rendre les Sens de sérieux candidats à atteindre la finale.

Somme toute, le Canadien a connu une très belle progression cette saison et l'avenir s'annonce très heureux pour les partisans. L'équipe est dans la bonne direction et dès l'an prochain, je m'attends encore à une progression. Pas nécessairement par rapport à sa position au classement en saison régulière, mais sur ses performances en séries.

Brendan Gallagher et Alex Galchyenuk prendront du galon et deviendront des rouages importants. David Desharnais redeviendra le centre productif qu'il est accompagné de Max Pacioretty et P.K. Subban sera régulièrement candidat au trophée Norris. De plus, j'ai entièrement confiance que Carey Price deviendra le gardien dominant qu'il peut être et deviendra même candidat au trophée Vézina au cours des prochaines saisons! Probablement trop ambitieux pour plusieurs d'entre vous, mais j'y crois puisque je connais le caractère et la fierté de l'homme ainsi que son talent indéniable.

Je suis convaincu que l'équipe de gestion améliora l'équipe encore et entre-temps, donnons la chance au coureur et permettons à l'équipe de progresser au cours des prochaines saisons.



vendredi 10 mai 2013
23:54 - Un grand premier pas - RDS.CA
Un grand premier pas

Il est essentiel de retenir une chose prioritaire au lendemain de l?élimination du Canadien face aux Sénateurs d'Ottawa. Cela fait exactement un an et huit jours, à peine, que les grands bouleversements ont été amorcés au sein de l'organisation et on peut donc conclure que c'est un véritable pas de géant qui a été effectué depuis le 2 mai 2012, date de l'embauche de Marc Bergevin à titre de directeur général. Un pas de géant, certes, mais un premier pas seulement car comme le disait Michel Therrien lors de son point de presse, quelques minutes après la défaite de jeudi soir, il reste encore beaucoup de travail à faire pour rendre son équipe apte à aspirer aux grand honneurs.

Le facteur le plus important, sans l'ombre d'un doute, est l'intégration dans la formation de très jeunes joueurs tout à fait remarquables, qui assureront une base extrêmement solide au développement qui se poursuivra au cours des prochaines années. Brendan Gallagher, Alex Galchenyuk et, en fin de parcours, Jarred Tinordi ont tous démontré un niveau de jeu exceptionnel, compte tenu de là où ils en sont dans leur vie professionnelle. Qu'on leur ait fait une place avec le « grand club » représentait déjà une véritable bouffée d'air frais, compte tenu des politiques du passé chez le Canadien, mais la maturité démontrée par les trois fut renversante !

Autre facteur de premier ordre, un peu dans le même sens : l?éclosion de jeunes « vétérans », qui ont haussé leur jeu à un niveau très élevé. Je pense bien sûr à P.K. Subban, candidat au trophée Norris, mais aussi à Lars Eller envers qui plusieurs avaient de sérieux doutes et qui, en fin de saison, était devenu rien de moins que le meilleur centre du Canadien de Montréal. Le deuxième vient à peine d'avoir 24 ans, le premier les aura dans quelques jours. En ajoutant le nom de Max Pacioretty au « groupe des 24 ans », nous avons là une autre plate-forme rassurante pour plusieurs années à venir.

Du poids

Par ailleurs, à mots à peine couverts, l'entraîneur Michel Therrien avouait en point de presse jeudi soir que l'aspect « physique » de la série contre les Sénateurs avait été un facteur qui a joué en défaveur de son équipe et qui, éventuellement, a fait basculer les choses dans la cour des rivaux. En fait, en toute objectivité, c'est à compter du moment où le jeu a gagné en intensité, dans le dernier droit de la saison, que le Canadien a commencé à perdre de son lustre. C'est aussi à compter de ce moment que sont apparus tous les bobos, petits et gros, et que les défaites se sont accumulées à un rythme inquiétant! Depuis la blessure au défenseur Alexeï Emelin, la fiche de l?équipe est de cinq victoires et dix défaites, incluant la série de première ronde contre Ottawa. La corrélation est indéniable.

Au cours de l?été, Marc Bergevin devra donc se pencher sur cette réalité qui a miné son équipe depuis environ un mois. L'ajout de Brandon Prust fut un pas dans la bonne direction, mais le fougueux ailier a fini par s'user à la corde tellement il était seul à jouer le rôle de policier, rôle qu'il ne peut jouer complètement, du reste, compte tenu de son physique plus délicat que la plupart des matamores qu'il doit affronter, soir après soir. Ryan White est un joueur d?énergie, mais il ne fait que 6 pieds et même pas 200 livres. Quant à Travis Moen, il est clair qu'il n'est plus intéressé à jouer un rôle de cette nature, sauf de temps en temps.

Le Canadien doit donc gagner en poids et en robustesse, qu'on le veuille ou non. Sinon, les petits joueurs talentueux de l'organisation n'auront plus de carburant dans le réservoir, le printemps venu, comme on l'a vu de façon assez criante au cours de la dernière séquence.

Et le gardien?

C'est encore une fois le poste de gardien de but qui laisse perplexe, quelques heures après la fin de cette courte saison. Les amateurs et la direction auront le temps d'analyser en long et en large le rendement de Carey Price au cours des prochains jours ou semaines, mais à chaud, on doit admettre qu'on reste encore sur notre appétit dans le cas de Price.

Il a si bien paru, si souvent. Mais si mal, trop souvent, particulièrement dans les moments clés. Le remarquable potentiel qu'on lui reconnaît tous, unanimement, ne parvient pas à se transformer en rendement constant, sur la patinoire. Ce que Craig Anderson a accompli pour les Sénateurs en saison régulière, mais surtout au cours de la série contre le CH, est venu renforcer les conclusions auxquelles on arrive malheureusement de plus en plus souvent dans le cas de Carey.

Quelqu'un me disait récemment qu'il n'avait peut-être pas la « personnalité » pour être un gardien de premier plan à Montréal, où tout est amplifié, voire même démesuré et que ce n?était peut-être donc pas une question de talent brut, après tout. Difficile à dire.

Chose certaine, le Canadien de Montréal en fait encore, à court terme et moyen terme, son gardien de prédilection. Mais il devra passer à l?étape qui lui reste encore à franchir dès la saison prochaine s'il veut être à la hauteur des attentes placées en lui.



17:06 - La fête est finie! - RDS.CA
La fête est finie!

Une semaine et cinq matchs, c'est tout ce dont les Sénateurs ont eu besoin pour éliminer le Canadien. Le party venait à peine de commencer qu'il était déjà terminé. Jeudi soir au Centre Bell, peu de gens y croyaient encore. Ce qui a fait dire à mon collègue Mario Tremblay durant la période de réchauffement qu'il avait l'impression d'être à un match des anciens.
 
Pourtant, le Canadien était largement favori pour l'emporter. Selon Influence Communication, 80% des journalistes au Canada avaient choisi le Canadien pour éliminer les Sénateurs. Les succès remportés en saison régulière et la deuxième place au classement dans l'Est laissaient entrevoir un « printemps agréable ». Et c'est peut-être là le problème.
 
Le Canadien avait placé la barre haute. Les attentes étaient élevées. On parlait d'une finale d'Association. On rêvait à une reprise de 2010. Mais dans les faits, le CH n?était pas une équipe de deuxième place, comme il n?était pas une équipe de 15e rang la saison dernière. C'est une équipe de milieu de peloton; entre le 6e et le 10e rang. S'il avait terminé la saison en 6e, 7e ou 8e place, la défaite face aux Sénateurs auraient été davantage dans l'ordre des choses.
 
Comme l'a déclaré Michel Therrien après le cinquième match, la série contre les Sénateurs a démontré qu'il y avait encore beaucoup de travail à faire.
 
CAREY PRICE

La première question qu'il faudra se poser concerne Carey Price. Therrien n'a pas hésité à le reconnaitre, Craig Anderson a été le meilleur joueur de cette série. Il a « volé » le premier match au Centre Bell; dans le quatrième match, il a réussi un bel arrêt devant Andrei Markov qui aurait porté le pointage 3-0 et jeudi soir, il a répété ses exploits en première période devant Rene Bourque. Il termine la série avec une moyenne de 1,80 et un pourcentage d'efficacité de ,950.
 
À l'autre bout de la patinoire, Price n'aura pas réussi à confondre les sceptiques. Et sa moyenne de 3,26 et son taux d'efficacité de ,894 vont faire le délice de ses dénigreurs.  J'ai toujours pris la défense de Price, mais je dois avouer que le doute s'installe dans mon esprit aujourd'hui. Par contre,  avant de penser à s'en débarrasser, il va falloir y penser deux fois. Parce que ce n'est pas Peter Budaj qui peut prendre la relève.
 
Le cas Carey Price me fait penser à celui de Roberto Luongo à Vancouver. Si les Canucks gagnent, ce n'est pas grâce à lui; s'ils perdent, c'est sa faute. J'ai l'impression qu'on se dirige vers ça à Montréal.  Price sera de retour la saison prochaine, mais sous haute surveillance.
 
ET LES AUTRES?

Réglons une chose immédiatement; Michael Ryder, Jeff Halpern, Colby Armstrong et Tomas Kaberle ne seront pas de retour la saison prochaine. Travis Moen ne devrait pas être à Montréal, mais on vient de lui accorder un contrat de quatre ans pour 1,8M $ par saison. Marc Bergevin pourrait probablement trouver preneur pour ses services. Et je me pose des questions sur Ryan White. Le quatrième trio sera à rebâtir avec des joueurs costauds et qui savent jouer au hockey. 
 
Une belle lutte se prépare au centre. Quand il a été blessé, Lars Eller était le meilleur à cette position chez le CH. Il y a toujours Tomas Plekanec et un jour, il faudra bien faire une place à Alex Galchenyuk.  Ce qui laisse supposer que David Desharnais devra se battre pour conserver sa place. Heureusement, il pourra le faire avec un bon contrat en poche.
 
L'avenir est prometteur chez le Canadien avec  Subban, Galchenyuk, Gallagher, Eller, Tinordi, Emelin et Pacioretty. Ajoutons aussi le nom de Price. Pour ces jeunes joueurs, la défaite face aux Sénateurs s'inscrit dans un processus d'apprentissage. Les joueurs des Sénateurs sont passés par là en 2012 quand ils ont été battus en sept matchs par les Rangers de NY.
 



06:06 - L'adversité a été un adversaire de trop - RDS.CA
L'adversité a été un adversaire de trop

C'était beaucoup trop leur demander que de prolonger la série avec autant de joueurs dans la clinique. Ils ont bien essayé, mais on aurait dit que cette série, dans son ensemble, n'était pas faite pour eux parce qu'ils ont fait face à plus d'adversité qu'ils pouvaient en prendre.

Michel Therrien a résumé la chose par une phrase réaliste: «Disons que nous avons eu beaucoup de malchance au cours des deux dernières semaines», a-t-il laissé tomber, la mine  fatiguée. Difficile de le contredire.

La série a été très mal amorcée quand celui qui ressemblait le plus à un joueur de centre numéro un, Lars Eller, a quitté la patinoire sur une civière. Puis, les blessures se sont accumulées à un rythme effarant, obligeant le Canadien à  vendre chèrement sa peau après avoir perdu six joueurs au combat: Eller, Price, Gionta, Prust, White et Emelin. Du nombre, trois joueurs de six pieds et deux pouces et un autre de six pieds. C'est un détail qui a son importance au sein d'une petite équipe. Même s'il est absent depuis un bon moment, la robustesse d'Emelin, notamment, aurait été fort utile contre un adversaire comme celui-là.

On a été témoin d'événements tellement inhabituels durant cette dure bataille. Un bel athlète qui se fait littéralement assommer, des bagarres à sens unique au cours desquelles le Canadien n'a pas fait le poids, une performance éblouissante du gardien gagnant, Craig Anderson, des mauvais buts accordés par Price et par celui qui a été forcé de lui succéder et finalement un but crucial marqué avec le patin qui a contribué largement à cette élimination puisqu'il a coûté le quatrième match.

Est-ce que les choses peuvent aller plus mal quand le gardien sur lequel on comptait pour faire la différence subit une blessure à l'aine et une autre à un genou dans les derniers instants de cette coûteuse défaite à Ottawa? Au fait, ça remonte à quand la dernière fois que le Canadien a vu un de ses gardiens se blesser dans les séries? De mémoire, il faut peut-être remonter à Michel «Bunny» Larocque durant les années 70. C'est une malchance qui n'arrive presque jamais.

Le score de ce match ne dit pas tout. Le Canadien a dominé les Sénateurs durant près de 40 minutes. Bourque, Tinordi et Armstrong, ce dernier à l'occasion d'une échappée, ont tiré sur le poteau en première période. Toutefois, quand Kyle Turris a porté la marque à 3-1 en deuxième période, on a senti que ce but-là  était de trop. Pour les joueurs du Canadien, qui n'ont jamais été dans le coup en troisième période durant la série, le coeur n'y était plus. En cinq parties, Ottawa a marqué 13 buts sans riposte après les 40 premières minutes de jeu.

Les derniers moments de cette décevante série n'ont pas été très beaux à regarder. D'ailleurs, les trois buts du dernier engagement ont incité plusieurs milliers de spectateurs à quitter l'amphithéâtre. Plusieurs serviettes reçues en cadeau à l'entrée se sont retrouvées sur la patinoire. Un spectateur a même lancé son chandail tricolore sur la glace en signe de dépit. Des gestes pas très édifiants par des spectateurs qui ont eu droit à une saison au-delà de leurs espérances.

Il s'agit de l'élimination la plus embarrassante subie par le Canadien depuis celle contre les Hurricanes de la Caroline, dans le même édifice (8-2), le 13 mai 2002. Michel Therrien s'en souvient sûrement puisqu'il était derrière le banc cette fois-là encore.

Durant la série, c'est évident que l'équipe n'a pas été suffisamment appuyée par Price, mais ce qu'on a vu de Peter Budaj contribuera probablement à refroidir l'ardeur des amateurs qui le réclament à grands cris chaque fois que Price démontre des signes de faiblesse. S'il avait fallu que l'équipe soit encore dans le coup quand Price s'est blessé, on ne peut pas dire que la présence de Budaj aurait été un élément rassurant. Budaj a accordé un  très long retour de lancer qui a permis à Zack Smith de marquer le premier but et il n'a guère été plus fort quand le jeune Conacher en ajouté un deuxième.  Quant à son rendement au dernier engagement, il n'a pas été meilleur que celui des joueurs qui étaient devant lui.

La 25e coupe Stanley devra attendre. Ce printemps, le Canadien a l'excuse d'avoir été très durement frappé par les blessures. Après avoir créé beaucoup d'espoir durant une campagne tout à fait exceptionnelle, on s'attendait à ce que l'équipe fasse un plus long bout de chemin en séries, mais la malchance s'est chargée d'écrire le scénario. Il n'est pas exagéré de prétendre que l'équipe a affronté plus d'adversité en cinq matchs des séries que durant les 48 parties de cette saison écourtée. Déjà opposé à un rival coriace, l'adversité a été un adversaire de trop pour le Canadien.

Mission impossible

Les Sénateurs ne se battent pas eux-mêmes, ce qui a fait de la tentative de remontée du Canadien une mission quasi impossible. Avant le début de la série, on était d'avis que le verdict se jouerait entre les poteaux. C'est effectivement ce qui s'est passé. On parlait d'une confrontation entre Anderson et Price et d'une autre entre Karlsson et Subban. Le défenseur du Canadien a le mérite d'avoir éclipsé l'actuel détenteur du trophée Norris.

L'entraîneur Paul MacLean n'a pas pavoisé à la suite de cette première étape réussie. Ce vieux routier de la Ligue nationale a paru impressionné d'avoir éliminé le Canadien à sa première expérience contre Montréal dans un rôle d'entraîneur en chef. «C'est gros, a-t-il lancé. On vient d'éliminer le Canadien. Je vais devoir appeler ma mère pour lui dire qu'on a finalement battu son équipe».

Michel Therrien, on peut le comprendre n'avait pas le goût de badiner. Il a dit relativement peu de choses intéressantes, sinon que l'équipe, dont il est satisfait de la saison dans son ensemble, a encore du travail à faire avant d'en arriver à tenir son bout plus longtemps durant les séries.

On ne doute pas que son directeur général ait pris des notes durant cet affrontement au cours duquel trop d'attaquants se sont faits discrets. Le Canadien, qui jouissait d'une attaque plus productive que les Sénateurs cette saison, n'a marqué que neuf buts durant la série, comparativement à 20 par Ottawa. Pour reprendre une expression populaire, quelques têtes risquent de disparaître dans la prochaine photo de l'équipe.

On y reviendra.



06:06 - L'adversité, un adversaire de trop - RDS.CA
L'adversité, un adversaire de trop

C'était beaucoup trop leur demander que de prolonger la série avec autant de joueurs dans la clinique. Ils ont bien essayé, mais on aurait dit que cette série, dans son ensemble, n'était pas faite pour eux parce qu'ils ont fait face à plus d'adversité qu'ils pouvaient en prendre.

Michel Therrien a résumé la chose par une phrase réaliste: «Disons que nous avons eu beaucoup de malchance au cours des deux dernières semaines», a-t-il laissé tomber, la mine  fatiguée. Difficile de le contredire.

La série a été très mal amorcée quand celui qui ressemblait le plus à un joueur de centre numéro un, Lars Eller, a quitté la patinoire sur une civière. Puis, les blessures se sont accumulées à un rythme effarant, obligeant le Canadien à  vendre chèrement sa peau après avoir perdu six joueurs au combat: Eller, Price, Gionta, Prust, White et Emelin. Du nombre, trois joueurs de six pieds et deux pouces et un autre de six pieds. C'est un détail qui a son importance au sein d'une petite équipe. Même s'il est absent depuis un bon moment, la robustesse d'Emelin, notamment, aurait été fort utile contre un adversaire comme celui-là.

On a été témoin d'événements tellement inhabituels durant cette dure bataille. Un bel athlète qui se fait littéralement assommer, des bagarres à sens unique au cours desquelles le Canadien n'a pas fait le poids, une performance éblouissante du gardien gagnant, Craig Anderson, des mauvais buts accordés par Price et par celui qui a été forcé de lui succéder et finalement un but crucial marqué avec le patin qui a contribué largement à cette élimination puisqu'il a coûté le quatrième match.

Est-ce que les choses peuvent aller plus mal quand le gardien sur lequel on comptait pour faire la différence subit une blessure à l'aine et une autre à un genou dans les derniers instants de cette coûteuse défaite à Ottawa? Au fait, ça remonte à quand la dernière fois que le Canadien a vu un de ses gardiens se blesser dans les séries? De mémoire, il faut peut-être remonter à Michel «Bunny» Larocque durant les années 70. C'est une malchance qui n'arrive presque jamais.

Le score de ce match ne dit pas tout. Le Canadien a dominé les Sénateurs durant près de 40 minutes. Bourque, Tinordi et Armstrong, ce dernier à l'occasion d'une échappée, ont tiré sur le poteau en première période. Toutefois, quand Kyle Turris a porté la marque à 3-1 en deuxième période, on a senti que ce but-là  était de trop. Pour les joueurs du Canadien, qui n'ont jamais été dans le coup en troisième période durant la série, le coeur n'y était plus. En cinq parties, Ottawa a marqué 13 buts sans riposte après les 40 premières minutes de jeu.

Les derniers moments de cette décevante série n'ont pas été très beaux à regarder. D'ailleurs, les trois buts du dernier engagement ont incité plusieurs milliers de spectateurs à quitter l'amphithéâtre. Plusieurs serviettes reçues en cadeau à l'entrée se sont retrouvées sur la patinoire. Un spectateur a même lancé son chandail tricolore sur la glace en signe de dépit. Des gestes pas très édifiants par des spectateurs qui ont eu droit à une saison au-delà de leurs espérances.

Il s'agit de l'élimination la plus embarrassante subie par le Canadien depuis celle contre les Hurricanes de la Caroline, dans le même édifice (8-2), le 13 mai 2002. Michel Therrien s'en souvient sûrement puisqu'il était derrière le banc cette fois-là encore.

Durant la série, c'est évident que l'équipe n'a pas été suffisamment appuyée par Price, mais ce qu'on a vu de Peter Budaj contribuera probablement à refroidir l'ardeur des amateurs qui le réclament à grands cris chaque fois que Price démontre des signes de faiblesse. S'il avait fallu que l'équipe soit encore dans le coup quand Price s'est blessé, on ne peut pas dire que la présence de Budaj aurait été un élément rassurant. Budaj a accordé un  très long retour de lancer qui a permis à Zack Smith de marquer le premier but et il n'a guère été plus fort quand le jeune Conacher en ajouté un deuxième.  Quant à son rendement au dernier engagement, il n'a pas été meilleur que celui des joueurs qui étaient devant lui.

La 25e coupe Stanley devra attendre. Ce printemps, le Canadien a l'excuse d'avoir été très durement frappé par les blessures. Après avoir créé beaucoup d'espoir durant une campagne tout à fait exceptionnelle, on s'attendait à ce que l'équipe fasse un plus long bout de chemin en séries, mais la malchance s'est chargée d'écrire le scénario. Il n'est pas exagéré de prétendre que l'équipe a affronté plus d'adversité en cinq matchs des séries que durant les 48 parties de cette saison écourtée. Déjà opposé à un rival coriace, l'adversité a été un adversaire de trop pour le Canadien.

Mission impossible

Les Sénateurs ne se battent pas eux-mêmes, ce qui a fait de la tentative de remontée du Canadien une mission quasi impossible. Avant le début de la série, on était d'avis que le verdict se jouerait entre les poteaux. C'est effectivement ce qui s'est passé. On parlait d'une confrontation entre Anderson et Price et d'une autre entre Karlsson et Subban. Le défenseur du Canadien a le mérite d'avoir éclipsé l'actuel détenteur du trophée Norris.

L'entraîneur Paul MacLean n'a pas pavoisé à la suite de cette première étape réussie. Ce vieux routier de la Ligue nationale a paru impressionné d'avoir éliminé le Canadien à sa première expérience contre Montréal dans un rôle d'entraîneur en chef. «C'est gros, a-t-il lancé. On vient d'éliminer le Canadien. Je vais devoir appeler ma mère pour lui dire qu'on a finalement battu son équipe».

Michel Therrien, on peut le comprendre n'avait pas le goût de badiner. Il a dit relativement peu de choses intéressantes, sinon que l'équipe, dont il est satisfait de la saison dans son ensemble, a encore du travail à faire avant d'en arriver à tenir son bout plus longtemps durant les séries.

On ne doute pas que son directeur général ait pris des notes durant cet affrontement au cours duquel trop d'attaquants se sont faits discrets. Le Canadien, qui jouissait d'une attaque plus productive que les Sénateurs cette saison, n'a marqué que neuf buts durant la série, comparativement à 20 par Ottawa. Pour reprendre une expression populaire, quelques têtes risquent de disparaître dans la prochaine photo de l'équipe.

On y reviendra.

 






























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