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mardi 12 novembre 2013
16:19 - Freddy Le Brouillard - RDS.CA
Freddy Le Brouillard

Des cinq nouveaux membres du Temple de la renommée du hockey, Fred Shero, l'ex-entraîneur des Flyers de Philadelphie, est selon moi le plus fascinant. C'était un personnage énigmatique, ce qui lui avait valu le surnom de Freddy « Le brouillard ».
 
Shero a mené les Flyers à deux conquêtes de la coupe Stanley dans les années 70. Mais on disait à l'époque et encore aujourd'hui que le système de Fred Shero, c'était le gardien Bernard Parent et que ces deux championnats avaient été remportés à coups de poings, grâce à l'intimidation. Pourtant, Shero a été un innovateur.
 
Il a été le premier entraîneur-chef à travailler avec un adjoint derrière le banc de son équipe, Mike Nykoluk en 1972;  le premier à utiliser la vidéo (désolé Roger Neilson) et c'est lui qui a instauré les entraînements les matins de match (morning skate). Il avait aussi des méthodes assez particulières.
 

Bobby Clarke racontait en fin de semaine que durant un entraînement, Shero avait commandé un exercice qui n'avait aucun sens. Au bout de 15 minutes, Clarke va voir son entraîneur pour lui dire que ce qu'il voulait était complètement ridicule... Shero lui avait répondu : « Je sais. Je voulais simplement savoir combien de temps j'allais attendre avant que quelqu'un vienne me le dire! »
 
Mais les années Shero à Philadelphie sont à jamais associées aux « Broad Street Bullies », une époque pas très glorieuse dans l'histoire de la LNH. À ce sujet, Fred Shero s'est toujours défendu en disant qu'il dirigeait des joueurs qui aimaient se battre, alors il les a laissés se battre. « Si j'avais été le coach des Canadiens, l'histoire aurait été différente. »
 
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Fred Shero a toujours admiré la façon dont les Soviétiques se déployaient en unité de cinq. Méthode qui a été reprise par Scotty Bowman plusieurs années plus tard à Detroit. 
 
En 10 saisons comme entraîneur-chef dans la LNH, Fred Shero a conservé un dossier de 390-225-119. Il a participé à quatre finales et gagné deux fois la coupe Stanley. Il est mort en 1990. Son fils Ray est aujourd'hui le directeur général des Penguins de Pittsburgh.
 
Si vous avez la chance un jour, ne ratez pas l'excellent documentaire Broad Street Bulliesproduit par HBO sur les Flyers de Philadelphie de cette époque.

Pat Burns et Jacques Demers
 
Quoi que l'on puisse penser de Fred Shero et des Flyers, il était plus que temps qu'il fasse son entrée au Temple de la renommée.  
 
Maintenant, il se passe quoi avec Pat Burns et Jacques Demers?
 
On a cru à tort que l'intronisation de Pat Burns ne serait qu'une formalité. Malgré trois trophées Jack-Adams, deux participations à la finale et une coupe Stanley, on attend encore.
 
Jacques DemersEt Jacques Demers? Trois fois en nomination, deux fois choisi l'entraîneur de l'année et une coupe Stanley lui aussi. Il a également joué un rôle de premier plan dans le redressement de deux franchises.

Quand il prend la barre des Blues de St Louis, l'équipe est en pleine déroute. Les propriétaires veulent s'en débarrasser. Les Blues n'ont pas participé au repêchage du mois de juin précédant. Sur le plancher, il n'y a personne à leur table. Pourtant, à sa première saison il conduit les Blues au 2e tour des séries et en finale de l'Ouest les deux années suivantes.
 
En 1986, il quitte pour Detroit. À l'époque, ils sont la risée de la LNH. On les appelle les « Dead Wings ». Il va effectuer le redressement le plus spectaculaire de l'histoire de la LNH à l'époque. Après une saison de 40 points en 1985-1986, Demers va mener son équipe à des saisons de 78 et 93 points et à deux autres finales de l'Ouest contre les Oilers d'Edmonton de Wayne Gretzky.

Récemment, le propriétaire des Red Wings, Mike Ilitch, a déclaré que Jacques Demers avait jeté les bases de ce que sont devenus les Red Wings aujourd'hui, la référence dans la LNH.

Et en 1993, contre toute attente, il conduit le CH à sa dernière conquête de la coupe Stanley.
 
Ses années passées derrière le banc du Lightning n'ont certainement pas aidé la cause de Jacques. Mais toutes sortes de règlements ont été invoqués pour justifier le rejet de sa candidature. Des règlements qui ne comptaient plus quand est venu le temps d'introniser Herb Brooks ou Roger Neilson.
 
Et en 2014?

Maintenant à quoi pourrait ressembler la cuvée 2014? À mon avis, il y a deux incontournables.
 
Mike Modano : 21 saisons dans la LNH, 1499 points et une coupe Stanley.  L'autre, Dominik Hasek : 735 matchs joués en 16 saisons, deux conquêtes de la coupe Stanley, deux trophées Hart et six trophées Vézina.
 
Pour le reste, voici quelques noms : Jeremy Roenick, Mark Recchi, Phil Housley, Bill Guerin, Rob Blake, Dave Andreychuk et Peter Forsberg
 
Mais le nom qui suscite le plus de débats est celui d'Eric Lindros. En 14 saisons, il a récolté 865 points en seulement 760 parties. Il a gagné le trophée Hart et le Art-Ross.
 
Alors, qui seront les heureux élus selon vous?



15:10 - GSP-Hendricks en cinq rounds - RDS.CA
GSP-Hendricks en cinq rounds

À quelques jours du combat très attendu entre le Québécois Georges St-Pierre et son aspirant no 1 Johny Hendricks, je vous offre aujourd'hui un survol de ce combat en cinq rounds. Cinq aspects du combat qui pourraient faire la différence et qui seront des points importants à surveiller tout au long de cet affrontement qui promet son lot d?émotions. Les camps d'entraînement sont complétés pour les deux clans, les prochains jours seront consacrés à la préparation mentale, à la révision de la stratégie et aux derniers préparatifs pour l'exigeante perte de poids de la veille du combat. Place à St-Pierre ? Hendricks en cinq rounds!

ROUND 1 ? LA PUISSANCE

Johny Hendricks et Martin
KampmannEn arts martiaux mixtes, la puissance peut être calculée dans plusieurs aspects du combat. Il y a bien évidemment la force de frappe autant avec les poings que les pieds, mais il y a aussi la force physique qui joue un grand rôle, principalement au niveau du corps à corps et de la transition. Cet aspect de puissance est bien entendu l'arme la plus dangereuse de Johny Hendricks ? le lutteur américain possède dans son arsenal quelque chose qui manque peut-être à St-Pierre, une force de frappe capable de faire plier un adversaire d'un seul coup de poing. C'est prouvé, Hendricks frappe fort autant de la gauche que de la droite, mais c'est principalement sa dangereuse main gauche qui a fait du dommage dans l'octogone du UFC. Au niveau des coups de pieds, Hendricks en lance très rarement alors que St-Pierre a déjà passé le K.-O. à Matt Hughes avec sa puissante jambe arrière ? un outil que St-Pierre devra utiliser davantage dans ce combat selon moi. Sur le plan de la force physique, c'est un gros point d'interrogation auquel nous n'aurons de réponse que samedi soir lorsque le combat se mettra en branle. Hendricks est fort comme un b'uf, mais St-Pierre est lui aussi très fort physiquement et il sera très intéressant de voir si cet aspect penchera d'un côté ou de l'autre pour ce combat.

Pour cet aspect, je n'ai pas le choix je dois y aller avec le dommage que peut causer Hendricks d'un seul coup de poing.

Avantage : Hendricks

Georges St-Pierre et Nick DiazROUND 2 ? LA TECHNIQUE

Il s'agit là de l'un des aspects où St-Pierre a eu l'avantage sur pratiquement tous ses rivaux depuis le début de sa carrière. Il est impossible de nier que le Québécois est très fort techniquement, et ce, dans tous les aspects du combat. Lorsqu'il doit combattre debout, sa technique et sa science de boxe n'ont que peu d?égal en arts martiaux mixtes. Sans avoir la puissance nécessaire pour multiplier les K.-O., St-Pierre a dans son arsenal un jab très efficace qu'il utilise à merveille grâce à sa très longue portée pour un mi-moyen. Son jeu de pied et ses déplacements sont aussi excellents, ce qui fait de lui une cible très difficile à atteindre en position debout. St-Pierre possède aussi un bagage des plus exhaustif en karaté Kyokushin et en boxe thaïlandaise, ce qui le rend très rapide et dangereux avec ses jambes. Au niveau des soumissions et du jiu-jitsu brésilien, il est évident que là aussi les techniques de St-Pierre seront supérieures à celles de Hendricks et si St-Pierre se retrouve en position dominante au sol pendant une majorité du combat, la soirée pourrait être très longue pour l'Américain.

Le seul aspect technique où Hendricks pourrait avoir un avantage est au niveau de la lutte ? il est le meilleur lutteur que St-Pierre aura affronté depuis le début de sa carrière. Mais il ne faut pas oublier que la lutte de compétition et les arts martiaux mixtes sont deux sports très différents et peut-être que la lutte de St-Pierre est supérieure à celle d'Hendricks dans le contexte des AMM.

Dans cet aspect du combat, très peu d'athlètes peuvent se comparer au jeune homme natif de St-Isidore.

Avantage : St-Pierre

ROUND 3 ? LA FORME PHYSIQUE

Georges St-PierreDans un combat de championnat de cinq rounds, l'aspect de la forme physique peut jouer un très grand rôle et c'est bien sûr quelque chose qu'il ne faut pas négliger. Une bonne partie du camp d'entraînement de Johny Hendricks a été centré sur cet aspect et ce dernier n'a pas lésiné sur les efforts afin de se présenter samedi soir dans la meilleure disposition de sa carrière. Hendricks et son équipe ne sont pas dupes, ils savent très bien qu'Hendricks n'a jamais même participé à un quatrième round dans sa carrière alors que St-Pierre est devenu un spécialiste des combats de cinq rounds, lui qui s'est rendu à un cinquième round à sept reprises depuis le début de sa carrière ? un sommet au sein du UFC. Ils savent aussi qu'Hendricks a connu un certain ralentissement dans le troisième round de son dernier combat face à Carlos Condit ? un point qui ne les inquiète pas outre mesure, mais sur lequel ils ont néanmoins pris beaucoup de temps à travailler.

En plus d'avoir connu à plusieurs reprises les eaux profondes des quatrième et cinquième rounds, St-Pierre est un athlète hors du commun, probablement le meilleur de l'histoire des arts martiaux mixtes au niveau des qualités athlétiques et c'est l'une des raisons pour laquelle il a pu garder la cadence du premier au cinquième round à sept reprises.

Si le combat se rend aux rounds de championnat (quatrième et cinquième rounds), ce sera selon moi tout à l'avantage du champion à moins qu'Hendricks ait causé beaucoup de dommage dans les premiers rounds.

Avantage : St-Pierre

Georges St-PierreROUND 4 ? L'EXPÉRIENCE

Dans tous les sports professionnels, l'expérience est toujours un aspect important et plus souvent qu'autrement, elle vient jouer un rôle prépondérant dans le résultat d'un combat, d'un match ou d'une compétition. Dans le cas de St-Pierre et Hendricks, les chiffres parlent d'eux-mêmes et St-Pierre a l'avantage dans toutes les colonnes de statistiques à ce niveau. St-Pierre en sera à son 27e combat alors qu'Hendricks participera seulement à son 17e combat, mais au niveau des rounds, l?écart de creuse encore plus alors que St-Pierre possède 70 rounds d'expérience contre seulement 35 pour son adversaire, soit le double! Un aspect très important du combat tout à l'avantage de St-Pierre.

Avantage : St-Pierre

ROUND 5 ? LES IMPONDÉRABLES

Johny Hendricks passe le K.-O. à
John FitchAu niveau des impondérables, comment ne pas mentionner la force de frappe d'Hendricks. Elle pèse très lourd dans la balance lorsqu'on analyse les impondérables pour ce combat. St-Pierre pourrait connaître un combat parfait pendant 24 minutes, mais s'il fait une seule erreur et qu'Hendricks réussit à placer un coup de puissance, ce pourrait rapidement être la fin du règne de St-Pierre. L'une des forces d'Hendricks est sa facilité et sa rapidité à entrer à l'intérieur pour placer ses coups, ce qui rend la possibilité d'une erreur de St-Pierre plus grande.

Autre impondérable important, la présence dans le coin de St-Pierre de Greg Jackson. Celui-ci était dans le coin de Carlos Condit lorsqu'il s'est incliné face à ce même Hendricks et Jackson a eu 15 longues minutes pour bien observer Hendricks. Il est certain qu'il aura des conseils très judicieux à prodiguer à St-Pierre avant et pendant le combat. Si St-Pierre ne commet aucune erreur et qu'il combat comme lui seul sait le faire au niveau technique et stratégique, alors cet aspect ne sera pas un facteur dans le combat, mais un impondérable demeure un impondérable et Hendricks frappe trop fort pour l'ignorer.

Avantage : Hendricks



14:43 - Gretzky revient au Temple - RDS.CA
Gretzky revient au Temple

Wayne Gretzky a effectué un retour remarqué au Temple de la renommée du hockey. Pour la première fois depuis l'intronisation de ses amis et coéquipiers Brett Hull et Luc Robitaille, en 2009, Gretzky a accepté l'invitation qui lui a été faite de se rapprocher un peu du hockey.

Une invitation qui est venue de Chris Chelios et non de la LNH cela dit.

« Quand Chris m'a contacté la semaine dernière, il m'a dit que je devais être là. J'ai répondu que j'y serais. Me voilà », a lancé Gretzky qui a foulé le tapis rouge en compagnie de son épouse Janet et deux de leurs fils quelques minutes seulement avant le début de la cérémonie.

Si les quelques vedettes d'Hollywood, le champion de tennis John McEnroe, et le chanteur Kid Rock ont retenu l'attention à leur arrivée au Temple ? ils étaient tous des invités de Chris Chelios ? Gretzky a été le seul à être cerné de journalistes avec qui il a échangé pendant une bonne dizaine de minutes.

Souriant, visiblement en forme et heureux d?être présent, Gretzky a rendu hommage à Chelios, bien sûr, mais aussi à ses coéquipiers avec Équipe Canada Brendan Shanahan et Scott Niedermayer.

« Vous ne pouvez vous imaginer à quel point il est difficile d'entrer ici. Seuls des joueurs vraiment spéciaux qui ont marqué leur sport et leur époque ont la chance d?être ici. Je me souviens que je venais faire mon tour quand j?étais petit simplement pour observer les équipements et lire les noms des joueurs intronisés. C?était une source de motivation importante pour moi. »

Bien qu'il était l'invité de Chris Chelios, Wayne Gretzky avait préparé un scénario bien spécial pour commémorer l'intronisation de ce défenseur qui lui a fait la vie dure au cours de sa carrière.

« Je vais passer la durée de son discours à compter sur mes doigts le nombre de fois qu'il m'a frappé au cours de nos carrières. Il y a deux joueurs que je craignais lorsque je sautais sur la patinoire. Chris et Mark Messier qui ne ménageait aucun effort pour me frapper. Seule source de consolation, ils s'annonçaient lorsqu'ils arrivaient derrière moi », a raconté Gretzky en riant avant d'ajouter : « Chris est un grand joueur. Il mérite pleinement sa place ici ».

Lorsque j'ai eu la chance de glisser une question au milieu du tumulte qui régnait autour de la Merveille, j'ai demandé à Gretzky si sa présence à Toronto hier servirait de tremplin à un retour plus visible dans le monde du hockey.

« Même si je ne joue qu'une fois par année, je reste encore assez près du hockey. Je ne me suis pas éloigné tant que ça. Je reste impliqué comme partisan. Je sais ce qui se passe. J'ai hâte au match en plein air qui sera disputé au Dodger Stadium. Je dois tout ce que j'ai au hockey. Ça demeure ma vie. Mais je reste en retrait », a souligné Gretzky que plusieurs observateurs aimeraient voir remplir un rôle actif au sein de la LNH.

Mis au courant de la blessure ? fracture du tibia ? subie par Steven Stamkos en après-midi lundi alors que le Lightning de Tampa Bay rendait visite aux Bruins à Boston avant de mettre le cap sur Montréal où il croisera le Canadien mardi soir, Wayne Gretzky ne pouvait que souhaiter un prompt rétablissement au meilleur marqueur de la LNH.

« Cette blessure démontre à quel point le hockey est rapide et difficile aujourd'hui. Tout va si vite. C'est une terrible nouvelle. Ce sera une grande épreuve à traverser pour lui, mais je souhaite seulement qu'il s'en sorte bien et, qui sait, que cette blessure le rende meilleur encore. »



14:21 - Soirée magique pour cinq magiciens - RDS.CA
Soirée magique pour cinq magiciens

Le Temple de la renommée du hockey a rehaussé son image et solidifié ses colonnes déjà très solides avec les intronisations de Chris Chelios, Geraldine Heaney, Scott Niedermayer, Brendan Shanahan et Fred Shero. Cinq grands parmi les grands. Cinq magiciens à leur façon à qui le monde du hockey a réservé une soirée magique.

Une soirée entièrement consacrée aux intronisés et à leurs invités. Une soirée qui contrastait énormément avec celle de l'an dernier alors que la cérémonie s?était déroulée sous le spectre du conflit de travail qui paralysait la LNH. Une cérémonie au cours de laquelle la tension reliée à la guerre opposant la LNH et ses joueurs volait la vedette aux souvenirs nombreux et heureux multipliés par les intronisés au cours de leurs illustres carrières.

Joe Sakic, Mats Sundin, Pavel Bure et Adam Oates méritaient mieux l'an dernier. Heureusement cette année, Chelios, Niedermayer, Shanahan, Heaney et Shero ont eu droit à tous les honneurs et à toute l'attention qu'ils méritaient. Qu'ils méritaient pleinement.

Les trois principaux intronisés, Chelios, Shanahan et Niedermayer ont conjointement disputé 65 saisons dans la LNH. C'est énorme. Mais plus encore, on peut facilement conclure en survolant chacune de leur carrière qu'au moins 60 de ces 65 saisons n'ont pas seulement été bonnes, voire très bonnes, mais qu'elles ont été exceptionnelles.

Les dix conquêtes de la coupe Stanley qu'ils ont célébrées s'ajoutent en prime à ces carrières bien remplies.

Chelios s'excuse

Premier à être intronisé, Chris Chelios a été fidèle au joueur qu'il a été au cours de sa carrière de 26 ans dans la LNH. Direct, un brin cabotin, Chelios a bien sûr remercié tous ceux qui ont aidé cet Américain natif de Chicago à se rendre jusqu?à la coupe Stanley.

Il a ensuite offert ses excuses aux bonzes du Temple de la renommée qui viennent à peine de lui ouvrir les portes. « Je voudrais m'excuser tout de suite pour le tort que je risque de causer à titre de pire pisse-vinaigre de l'histoire », a-t-il lancé à mi-chemin entre la blague et la vérité.

Bien qu'il garde des souvenirs heureux de tout ce qu'il a fait sur la patinoire, Chelios, qui a toujours affiché une animosité à l'endroit des dirigeants de la LNH, a dit regretter amèrement les quatre conflits de travail qui ont paralysé le circuit au cours de sa carrière.

« Des conflits dont personne n'est sorti gagnant. Des conflits qui ont miné certaines amitiés avec des coéquipiers et des adversaires. Des conflits qui étaient politiques bien plus que sportifs », a ajouté Chelios.

Aussi dur et tumultueux dans la vie que sur la glace, Chris Chelios a aussi offert des excuses à son premier directeur général dans la LNH, Serge Savard, qu'il a plusieurs fois placé dans l'embarras pendant ses « belles » années avec le Canadien.

Monstre d'entraînement, la clef de sa longévité qui lui a permis de disputer 1651 matchs de saison régulière, 266 matchs de séries échelonnés sur 24 saisons, deux records de la LNH, et de jouer jusqu?à ce qu'il se rende compte qu?à 48 ans, il était temps d'arrêter.

De fait, ce n'est pas l?âge, mais les statistiques qui l'ont convaincu : « Je n'avais pas de but, pas de passe, pas de point après sept matchs ? avec les Thrashers d'Atlanta en 2009-2010 ? à ma dernière saison. C'est là que j'ai compris », a reconnu Chelios.

Chelios a salué la relation d'amour/haine qui l'a lié tout au long de ces années à son entraîneur personnel. « Particulièrement de haine », s'est-il permis d'ajouter.

« Chris Chelios est certainement l'un des défenseurs les plus durs contre qui j'ai évolué dans la LNH. Quand il sautait sur la patinoire, tu devais être sur tes gardes. Tu savais que tu serais frappé. Et que parfois, ce ne serait pas légal. Il était dur oui, mais il était bon aussi. Il t'obligeait à être meilleur quand tu étais sur la patinoire contre lui », a témoigné Peter Stastny croisé sur le tapis rouge menant aux portes du Temple de la renommée.

Avec une émotion évidente qui a suivi la présentation des membres de sa famille venus le rejoindre sur la scène, Chris Chelios a démontré à quel point l'honneur que le Temple de la renommée lui réservait en lui ouvrant toutes grandes ses portes le touchait : «J'espère que je serai associé au hockey encore longtemps. Mais si c'est la dernière fois ce soir que je me retrouve sur une scène associée au hockey, j'aurai vécu une fin fantastique.»

Shanahan : d'un simple mur au Temple

Brendan Shanahan, le prototype de l'attaquant de puissance, le seul joueur alliant une touche magique de marqueur (ses 656 buts le confirment) et un penchant pour le jeu rude (plus de 2000 minutes de pénalité) a profité de sa soirée d'intronisation pour dévoiler un côté plus tendre de sa personnalité.

À titre de nouveau membre du Temple de la renommée mais aussi de vice-président de la LNH responsable de la sécurité des joueurs, Shanahan a invité tous les joueurs, les anciens comme ceux qui évoluent présentement, à afficher un plus grand respect les uns envers les autres.

« Il ne faut pas oublier que nous formons une grande confrérie. Comme c?était souvent le cas avec mes grands frères, il y a parfois de la bagarre, des divergences d'opinions, de la rivalité, mais il ne faut jamais oublier que nous sommes tous unis dans ce sport que nous pratiquons et qu'il est essentiel d'avoir à c'ur le respect des uns envers les autres », a lancé Shanahan.

Shanahan a aussi tenu à saluer son père qui est décédé alors que le nouveau intronisé n'avait que 21 ans. Il a évoqué un souvenir de jeunesse un brin surprenant. Alors âgé de huit ou neuf ans, Shanahan avait été surpris par son père alors qu'il écrivait son nom sur un mur avec de la craie.

« Un homme qui écrit son nom sur un mur n'a pas de grandes ambitions dans la vie », avait lancé le père du jeune Shanahan.

Bien que cette remarque avait secoué le jeune homme, Shanahan a tenu à la partager avec ses invités et le monde du hockey. Car il tenait à dire à son père que toutes ces années plus tard, il aurait bien aimé être en mesure de lui faire lire son nom sur la plaque accrochée depuis hier au mur du Temple de la renommée.

Niedermayer humble et discret

Bien qu'il ait gagné tout ce qu'il est possible de gagner dans le monde du hockey, que ce soit dans les rangs juniors, dans la LNH ou sur la scène internationale, bien qu'il ait soulevé la coupe Stanley à quatre reprises et qu'il soit considéré comme l'un des défenseurs les plus intelligents et doués de son époque, Scott Niedermayer est entré au Temple de la renommée un peu comme il a joué durant toute sa carrière : discrètement, humblement.

Après une présentation effectuée par son frère Rob, Niedermayer a salué, un à un, ses entraîneurs et ses coéquipiers qui ont marqué sa carrière.

Il a bien sûr salué ses partenaires à la ligne bleue des Devils du New Jersey sans oublier ses entraîneurs Pat Burns, Larry Robinson et son gardien Martin Brodeur qui a mainte fois racheté des erreurs qu'il venait de commettre en effectuant des arrêts dont il a toujours eu le secret.

Niedermayer a également eu de bons mots pour le Québécois François Beauchemin qui était son compagnon de jeu à la ligne bleue des Ducks d'Anaheim avec qui il a soulevé sa dernière coupe Stanley en 2007.

Geraldine Heaney

Le Temple de la renommée a poursuivi sa tradition, ô combien justifiée, d'ouvrir ses portes aux meilleures joueuses de hockey au monde.

Après Angela James et Cammi Granato en 2010, Geraldine Heaney, meilleur défenseur de l'histoire du hockey féminin au Canada, voire au monde, a fait une entrée discrète hier.

Dans l'ombre des grandes vedettes de la LNH et de Fred Shero qui a assuré sa place dans l'histoire à titre de l'un des grands entraîneurs, Geraldine Heaney a déridé la foule à quelques occasions avec un discours d'intronisation surprenant.

Après avoir annoncé qu'elle troquerait avec plaisir ses souliers à talons hauts à l'intérieur desquels elle se sentait beaucoup moins à l'aise que dans ses patins, Heaney a salué les membres de sa famille. Sa fille qui lui ressemble. Son fils « un peu bougon » qui s'est mis à pleurer aussitôt que ses voisins se sont mis à rire à la suite de la remarque de sa maman. Sans oublier son mari qui s'est souvent fait tirer la pipe au travail par ses collègues qui lui reprochaient d'avoir un tir frappé moins puissant que celui de sa femme?

Heaney s'est aussi assurée de remercier ses parents ? et de passer du coup un message à tous les autres parents ? qui n'ont jamais tenté de la dissuader de pratiquer le sport qu'elle a toujours aimé en prétendant que les filles n'avaient pas leur place au hockey.



02:01 - Un départ qui a fait mal - RDS.CA
Un départ qui a fait mal

Marc Trestman a peut-être quitté pour la NFL il y a près de 10 mois déjà, les Alouettes ne s'en sont jamais véritablement remis.

Si bien qui l?équipe vidait son vestiaire du Stade olympique lundi, moins de 24 heures après avoir été éliminés en demi-finale de l'Est face aux Tiger-Cats de Hamilton. Là est la conclusion d'une saison extrêmement compliquée.

Tout a commencé par le départ tardif de Trestman, qui dirige désormais les Bears de Chicago. Loin de moi l'intention de le blâmer pour la saison en dents de scie des Montréalais, au contraire, mais son départ en janvier a eu pour effet de retarder le processus d'embauche de son successeur.

Le directeur général s'est donc retrouvé avec les restes et il n'a pu remettre les rênes de son équipe au meilleur candidat disponible.

Je ne sais pas ce que Dan Hawkins a pu bien dire lors de son entrevue, mais lorsqu'il a fait son arrivée à Montréal, il n?était pas prêt. N'en faisant qu?à sa tête et refusant de s'adapter aux rigueurs du football canadien, Hawkins a couru à sa perte et il a entraîné son équipe avec lui.

L'incapacité de Hawkins à diriger des professionnels était évidente, et ce dès les premières séances d'entraînement de l?équipe tenues au cours de la saison morte. Sous ses ordres, les Alouettes ont perdu énormément de temps et ils n'ont jamais été en mesure de combler ce retard. Plus l?équipe travaillait pour rattraper le temps perdu, plus elle s'embourbait.

L'attaque a donc connu sa part de difficulté. Affligée par les blessures de cinq partants, elle a changé de système à plusieurs reprises sous les ordres d'Hawkins, Mike Miller puis Doug Berry. Le livre de jeux de ce dernier était peut-être plus adapté à la LCF, mais il manquait de créativité. Rien à voir avec ce que proposent les George Cortez (Roughriders) et Jacques Chapdelaine (Lions), qui savent mêler les défenses adverses.

Pas étonnant donc que les Alouettes ne soient pas parvenus à fermer les livres en plusieurs occasions alors qu'ils avaient pourtant projeté l'adversaire dans les câbles. N'eût été ce manque d'opportunisme, les Alouettes auraient peut-être été en mesure de bâtir leur confiance et disputer un match éliminatoire à domicile. Chaque fois qu'on croyait l?équipe sur une erre d'aller, elle s'effondrait rapidement.

Soyez toutefois rassurés, Popp ne commettra pas la même erreur deux fois. À l'occasion du bilan de l?équipe lundi, le directeur général et entraîneur-chef a indiqué que s'il ne reprend pas les commandes de l?équipe l'an prochain, il n'embauchera pas un entraîneur-chef sans expérience chez les professionnels.

Ce que Popp n'aimait pas du travail d'Hawkins, c?était justement son approche avec les joueurs et la façon dont il traitait les professionnels.

Noel ThorpeDes candidats de choix

Pour l'instant, Popp n'a pas écarté la possibilité d'occuper la double fonction d'entraîneur-chef et de directeur général l'an prochain. Malgré tout le respect que je voue à Popp, il ne s'agirait pas d'une sage décision à mon humble avis.

Popp demeure un brillant directeur général, mais pas un excellent entraîneur-chef.  Un bon entraîneur-chef se doit de bien connaître les subtilités du jeu, des stratégies et des tactiques afin de mettre au défi ses coordonnateurs. C'est de cette façon qu'on peaufine son produit.

Parfois, quand un coordonnateur offensif ou défensif a  le nez dans ses stratégies trop longtemps, il arrive qu'il ne perçoive plus les failles dans son système. C'est justement le rôle de l'entraîneur-chef de le remettre en question. C'est en plein ce que faisait Trestman avec son unité défensive en questionnant les décisions de son coordonnateur.

Or, cette saison, la solution de Jim Popp c?était plutôt de changer des joueurs car c'est justement ce qu'il fait à titre de directeur général.

Dépendamment de la décision du propriétaire de l?équipe, Robert Wetenhall, Popp risque donc de se lancer à la recherche d'un nouvel entraîneur-chef. Bien qu'il ait affirmé en point de presse que l'inexpérience dans la LCF pourrait ne pas empêcher un candidat d'obtenir le poste, il serait sage de jeter un ?il à travers le circuit pour trouver l'homme de la situation.

Je pense entre autres au coordonnateur défensif des Alouettes, Noel Thorpe (photo), qui mérite une entrevue, mais aussi à Chris Jones (coordonnateur défensif à Toronto), Dave Dickenson (coordonnateur offensif à Calgary) ou Chapdelaine.

Il y a donc plein de bons candidats à même la LCF, mais cela ne doit pas empêcher Popp de jeter aussi un ?il aux États-Unis. L'important c'est que le futur entraîneur-chef connaisse bien son football, mais aussi qu'il soit en mesure de s'entourer d'un bon groupe d'entraîneurs. Au football, tout n'est pas l'affaire d'un seul homme. Il est essentiel que les 10 hommes en place travaillent bien ensemble et qu'ils soient compétents.

Popp se devra cependant d'agir rapidement. Avec le Rouge et Noir, les Eskimos et possiblement les Blue Bombers, quatre équipes du circuit pourraient fort bien être à la recherche d'un nouvel entraîneur-chef simultanément. La compétition sera sans doute féroce.

Chip CoxPas que du négatif

Aussi décevante soit-elle, la dernière saison des Alouettes a néanmoins mis en lumière quelques points positifs.

D'abord, il est important d?établir que l'unité défensive montréalaise a sans contredit été la meilleure de la LCF cette année. Mais aussi extraordinaire soit-elle, elle ne pouvait toutefois pas remporter chacun des matchs à elle seule.

Sous les ordres de Thorpe, cette unité a affiché beaucoup de constance tout au long de la saison. Tout le contraire de l'attaque.

Le système mis en place par Thorpe a été respecté du début à la fin, des premiers entraînements tenus durant la saison morte jusqu?à la défaite face aux Tiger-Cats dimanche.

Composé d'une bonne tertiaire, d'excellents secondeurs, d'un front défensif capable d'appliquer de la pression et d'un coordonnateur qui connaît du succès malgré son goût du risque, ce groupe ne pouvait mener l?équipe jusqu'au match de la Coupe Grey. Il y a des limites?

On l'a constaté une fois de plus en fin de semaine, alors qu'elle a accordé seulement 13 points avant la prolongation. C'est difficile de demander à une défense de menotter ainsi une attaque comme celle des Tiger-Cats. N'empêche, les Alouettes se retrouvent en vacances.

Parlant de vacances, elles risquent fort bien de se transformer en retraite pour Anthony Calvillo.

Depuis la mi-saison, on soupçonne que le vénérable quart-arrière ne sera pas de retour l'an prochain et on a obtenu un indice de plus en ce sens lundi lorsqu'il a indiqué qu?à l'heure actuelle, il penche davantage pour la retraite.

Toujours incommodé par des symptômes post-commotion, Calvillo n'a pas voulu faire de la journée de lundi, consacrée au bilan de l?équipe, SA journée.

Mais avec le souci particulier qu'il voue à sa santé et son alimentation depuis cinq ans environ, et ce pas seulement pour être un meilleur joueur, il serait à mon avis illogique qu'il pose à nouveau les pieds sur un terrain la saison prochaine.

C'est pourquoi je m'attends à ce qu'on ait des nouvelles de lui avant longtemps. Ne soyez pas surpris qu'il annonce sa retraite avant le mois décembre. Ce sera alors sa journée à lui. Il le mérite amplement et on ne se souviendra pas d'Anthony Calvillo pour la saison difficile qu'il vient de connaître, mais bien pour les 20 précédentes.

Troy SmithLe digne successeur?

Qui dit retraite de Calvillo dit évidemment relève. L?équipe a-t-elle finalement trouvé celui qu'elle cherche depuis bien longtemps déjà en la personne de Troy Smith? Difficile à dire.

Seul le temps le dira. Il n'est vraiment pas facile de juger le potentiel d'un quart-arrière sur quatre départs. Rappelons-nous cependant que Calvillo a connu un lent départ avant de devenir le quart-arrière émérite que l'on connaît.

Smith a tout le potentiel pour prendre lui succéder. C'est clair. Il a tous les intangibles en sa faveur, c'est-à-dire le leadership, le calme, un bon bras, la mobilité et une bonne présence dans la pochette. Sa précision fait peut-être défaut, mais il a les atouts pour revenir l'an prochain à titre de quart numéro un.

Tanner Marsh et Josh Neiswander, entre autres, lui feront toutefois encore la lutte. Il faut de la compétition pour identifier celui qui portera l?équipe sur ses épaules au fil des prochaines saisons.

Smith n'est qu'une des pièces de la fondation solide sur laquelle reposent les Alouettes malgré leurs insuccès cette saison.

Un excellent groupe de joueurs sera donc de retour l'an prochain. Reste à voir qui dirigera tout ce beau monde. Car on l'a vu cette année, un mauvais choix peut tout chambouler?

*Propos recueillis par Mikaël Filion



lundi 11 novembre 2013
06:00 - Encore les jeunes! - RDS.CA
Encore les jeunes!

Le Canadien ne pouvait se permettre de perdre. Après quatre défaites de suite, contre des Islanders qui jouaient pour la deuxième fois en moins de 24 heures, devant des partisans qui tenaient à une victoire, il se devait de gagner. Et de gagner en temps réglementaire.

Il l'a fait.

Et s'il a gagné, c'est en grande, en très grande partie à cause des jeunes. Des jeunes comme dans le trio des jeunes qui, hier encore, a été, et de loin, le meilleur trio du Canadien.

Pendant que Thomas Plekanec, Brian Gionta et Max Pacioretty étaient très occupés, avec la complicité des défenseurs Josh Gorges et Raphael Diaz, à contrer les efforts de John Tavares, le trio des jeunes s'est chargé du volet offensif du match.

Avec la fougue de Gallagher, la vitesse et l'intelligence de Galchenyuk, la persévérance d'Eller, le trio des jeunes a permis au Canadien de prendre le contrôle de la rencontre.

Bien que leurs efforts n'aient pas toujours été récompensés au cours des derniers matchs, les jeunes n'ont jamais ralenti. Ils ne travaillaient pas toujours bien, mais ils travaillaient toujours. Et quand tu travailles, tu mets de ton côté les chances d?être récompensés.

On en a eu la preuve encore hier.

Les jeunes ont raté un but en première période. Ont-ils ralenti? Baissé la tête? Abandonné?

Non! Non! Et non!

C'est pour ça qu'ils ont marqué le premier but du match en période médiane, qu'ils ont redonné les devants 2-1 au Canadien en fin de deuxième et qu'ils ont scellé l'issue du match en troisième alors que les Islanders donnaient l'impression d?être sur le point de niveler les chances 3-3.

Ne pas oublier Bournival

Le trio des jeunes a permis au Canadien de gagner hier.

Mais il serait injuste de passer sous silence le brio du plus jeune des jeunes joueurs du Canadien : Michaël Bournival.

Bournival n'est pas le plus jeune en âge. Il l'est toutefois en expérience. Mais bien qu'il ne disputait qu'un 15e match en carrière dans la LNH, Bournival a affiché une confiance surprenante pour une recrue.

Parce que Michel Therrien doit trouver une façon de relancer Max Pacioretty, l'entraîneur-chef du Canadien a envoyé le jeune Bournival au sein du troisième trio la semaine dernière à la faveur de Pacioretty.

Contre les Islanders hier, Bournival a encore amorcé le match à la gauche de David Desharnais et Rene Bourque.

Deux revirements successifs en début de rencontre lui ont valu une rétrogradation au sein du quatrième trio. Le coup aurait pu être difficile à encaisser. Le petit gars aurait pu passer le match à se poser des questions, à se demander si la décision du coach, en plus des retours prochains des blessés ? Daniel Brière et Brandon Prust ? ne mettaient pas sa place au sein de l'alignement en péril.

Eh bien non.

Au lieu de perdre son temps, ses énergies et sa confiance en se posant autant de questions inutiles, Bournival s'est assuré de faire ce qu'il fait de mieux : jouer au hockey.

Même au sein du quatrième trio, Bournival a patiné, il a foncé, il s'est impliqué. Malgré ses quatre petites présences en première période, Bournival a obtenu un tir sur le gardien québécois Kevin Poulin. Un tir que je placerais dans la colonne des occasions de marquer.

En deuxième, Bournival a forcé la main de son coach. En jouant avec la passion qui l'anime depuis le premier jour du camp d'entraînement.

Résultat, il a obtenu du temps de qualité en avantage numérique. Du temps que Bournival n'a pas gaspillé en faisant dévier un tir de la pointe de Raphael Diaz pour donner les devants 3-1 au Canadien en fin de deuxième période.

C?était le cinquième but de Bournival cette saison.

Cinq buts, c'est trois de moins seulement que Brendan Gallagher qui domine le Canadien avec huit. C'est un de moins que Lars Eller et Thomas Plekanec qui sont deuxièmes. C'est le même nombre que Rene Bourque au troisième rang.

Tout ça pour dire que si le trio des jeunes s'impose, qu'Eller, Gallagher et Galchenyuk assument un leadership impressionnant dès leur deuxième saison dans la LNH - pour Galchenyuk et Gallagher -, Bournival n'est pas en reste.

Il l'a prouvé en réagissant comme il l'a fait après un début de match difficile.

« On sait ce qu'on veut faire et ce qu'on ne veut pas faire avec nos jeunes. Le match de ce soir est un exemple de l'enseignement que l'on fait à nos jeunes avec nos décisions. Il n?était pas question de garder Bournival au sein du quatrième trio. Mais en même temps, il y avait là un message à passer. Un message qu'il a compris en nous offrant une bien meilleure deuxième moitié de match », a expliqué Michel Therrien après le match.

Desharnais : de mal en pis

Si seulement l'exemple du trio des jeunes et de Bournival qui s'impose à titre de quatrième jeune pouvait aider la cause de quelques autres vétérans. Le Canadien ne s'en porterait que mieux.

Car pendant que le trio de Plekanec s'occupait de minimiser les dégâts contre celui de Tavares ? Plekanec et sa bande ont relevé le mandat avec brio alors que Tavares a récolté ses deux points lors d'attaques massives ? qui a été discret à forces égales, le troisième trio, celui de David Desharnais n'en a pas donné assez.

À commencer par le petit joueur de centre.

Parce que le Canadien a gagné, parce que le trio des jeunes a brillé avec une récolte combinée de huit points, la performance de Desharnais, ou la contre-performance puisque c'est ce dont il est question ici, passera inaperçue.

Ou presque?

Mais les détracteurs de Desharnais et surtout les membres de l?état-major du Canadien ont certainement relevé le manque de vigueur affiché par Desharnais, les rondelles qu'il a échappées, le fait qu'il n'a pas obtenu le moindre tir au but et qu'il s'est contenté de remporter seulement six des 16 mises en jeu qu'il a disputées.

Difficile aussi, non impossible, de passer sous silence ? encore moins d'excuser ? la pénalité aussi bête qu'inutile que Desharnais a écopée en début de troisième période alors qu'il a accroché un adversaire en zone neutre.

Une pénalité qui est passée de bête et inutile à coûteuse en 26 secondes. Soit le temps nécessaire aux Islanders pour marquer un deuxième but qui les rapprochait à un petit filet du Canadien.

Histoire de ne pas tomber dans l'acharnement, on va timidement rappeler que le joueur de centre est rendu à 17 matchs cette saison sans le moindre but. Avec une seule mention d'aide.

Michel Therrien qui a une fois encore tenté de relancer Desharnais en l'envoyant en attaque massive au cours de la rencontre (2:06 d'utilisation) a résumé en une courte phrase, mais en une phrase lourde, la situation de son petit joueur de centre.

« C'est difficile pour David en ce moment. »

Therrien ne l'a pas dit, mais on sentait qu'il se retenait un brin ou deux pour ne pas ajouter que c?était « très » difficile.

Un match sur la galerie de presse n'ayant pas donné les résultats espérés, il sera intéressant de voir ce que le Canadien réservera à Desharnais pour le survolter.

Parros écarté

Si Desharnais et le troisième trio ont été trop discrets, le quatrième trio s'est bien tiré d'affaire.

Rappelé de Hamilton pour remplacer George Parros qui a plus nui au Canadien qu'il ne l'a aidé depuis son retour au jeu, Gabriel Dumont a disputé un match honnête. Tout comme son joueur de centre Ryan White.

Dumont et White n'ont rien cassé offensivement. C'est un fait. Mais ils ont tenu tête à leurs adversaires, n'ont pas été victimes de buts coûteux et se sont signalés positivement aux cercles des mises en jeu.

C'est ça de gagné.

Le match en chiffres

250 : Michel Therrien a remporté la 250e victoire de sa carrière dans la LNH, sa 115e derrière le banc du Canadien?

9 : Travis Moen n'a effectué que neuf présences au cours du match de dimanche. Non! Il n'a pas été cloué au banc. Après sa troisième présence en période médiane, il a retraité au vestiaire. Rien de grave. « On m'a dit qu'il était malade. Je ne m?étais pas rendu compte qu'il avait quitté le banc. Je l'ai réalisé lorsque j'ai lancé son nom pour qu'il saute sur la glace lors du prochain changement », a expliqué Michel Therrien après le match. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Moen s?était fait discret jusque-là?

6 : Alex Galchenyuk a obtenu six tirs sur le filet des Islanders. Son plus haut total de la saison. À ces six tirs, on doit ajouter deux autres tentatives qui ont été bloquées en défensive?

1 : Le Québécois Pierre-Marc Bouchard a marqué le premier but des Islanders hier. C?était son troisième de la saison avec sa nouvelle équipe et son tout premier en carrière aux dépens du Canadien contre qui il avait récolté quatre passes en six matchs?

2 : Parfait à ses six derniers matchs, le Canadien a accordé deux buts en désavantage numérique dimanche soir. Après avoir écoulé les 18 pénalités mineures écopées au cours de ces six matchs, le Canadien a prolongé sa séquence parfaite à 20 désavantages, avant de plier l?échine lors des 21e et 22e occasions?

2 : À son deuxième match en carrière face au Canadien, le Québécois Kevin Poulin a encaissé un deuxième revers. Le jeune gardien (23 ans) a toutefois chèrement vendu sa peau en réalisant plusieurs bons arrêts?

25 : P.K. Subban (25 : 34) a été le joueur le plus utilisé du Canadien dimanche soir. Il a passé trois secondes de plus sur la glace que son partenaire de travail Andrei Markov. Markov a toutefois joué 2 : 22 en désavantage numérique alors que Subban n'a pas posé les patins sur la glace ? comme d'habitude ? en pareille circonstance?

10 : Le Canadien recevra mardi, au Centre Bell, le Lightning de Tampa Bay dans le cadre d'une séquence de quatre matchs en cinq à domicile. De fait, le Tricolore amorçait hier une séquence de 10 matchs sur 15 à domicile?



dimanche 10 novembre 2013
18:43 - Bien fait, Monsieur Harper - RDS.CA
Bien fait, Monsieur Harper

Si on aborde la lecture de son livre en pensant revivre la glorieuse histoire des Canadiens de Montréal, on sera extrêmement déçu. Si on le fait avec une certaine réflexion politique sur l'auteur, on perdra rapidement le véritable sens du récit qui nous est offert. Si on ne se place pas dans un contexte de calme et de concentration, il est possible de perdre le fil de ce tableau exhaustif du sport du hockey au début du 20e siècle. Mais si, comme je l'ai fait, on fait abstraction de tout et on se donne la commande de lire objectivement chaque page du livre du premier ministre Stephen Harper, qui vient tout juste d?être mis sur le marché, on sera rapidement conquis et on aura tout simplement envie de le dévorer du début à la fin.

Dans sa version française, le livre s'intitule « Un sport légendaire : les Maple Leafs d'autrefois et l'essor du hockey professionnel », ce qui le dépeint parfaitement, sans même avoir lu une seule de ses pages. Car du récit de l'histoire des Maple Leafs et de celle du hockey à Toronto, en général, ressort un portrait fascinant sur une lutte idéologique féroce qui régnait au début du 20e siècle dans la capitale ontarienne et qui a retardé l'implantation du hockey professionnel, plus que n'importe où ailleurs au pays : celle qui opposait les promoteurs du professionnalisme et les défenseurs acharnés de l'amateurisme !

Le fond

Au dessus de tout, c'est assurément cet aspect fondamental qui ressort de la lecture du livre de M. Harper et qui en vient à nous apprendre une facette jusque-là plutôt méconnue de l'histoire du hockey. Car si les règles « morales » sur la pratique du sport du hockey étaient beaucoup plus libérales dans le reste du Canada (surtout à Montréal, Ottawa et au Manitoba), elles étaient extrêmement strictes à Toronto. Et elles étaient fort bien défendues par les éditeurs de trois quotidiens influents de la grande ville, qui ne se gênaient pas pour utiliser leurs pages à des fins de propagande. Mais le comble, c'est que ces trois personnages étaient aussi eux-mêmes les bonzes de l'Association de Hockey de l'Ontario, qui puisait sa raison d?être sur la protection jalouse, pour ne pas dire obsessive, d'un amateurisme puritain à l'extrême.

Ainsi, John Ross Robertson (le Telegram), W.A. (Billy) Hewitt (le Star) et Francis (Frank) Nelson (le Globe) ont régné en rois et maîtres sur la pratique du hockey d?élite à Toronto, au début du 20e siècle et la défense de leurs idéaux allait bien au-delà du sport, jusqu?à la soumission inconditionnelle à l'Empire britannique, en fait. On surnommait les trois, les « Tsars » du hockey, ce qui en disait long sur la place qu'ils occupaient mais surtout, sur la façon dont ils dirigeaient les destinées de l'AHO.

Au fil du récit du long parcours qui a mené vers la naissance du hockey professionnel à Toronto, on plonge littéralement dans la réalité de la vie nord-américaine au cours de cette période fébrile et on en vient à découvrir les différentes étapes qui ont façonné notre sport national tel qu'on le connaît aujourd'hui. Ainsi, si les matchs de hockey se déroulaient sur des patinoires naturelles, à l'intérieur même d?édifices vétustes voire même dangereux, qui pouvaient quand même abriter plusieurs milliers de personnes, on y apprend que c'est à Pittsburgh, à la même époque, qu'est apparu le premier amphithéâtre avec une glace artificielle.

Le récit de M. Harper nous fait vivre aussi le passage de 7 à 6 joueurs sur la patinoire, l'interdiction des gardiens de s'agenouiller pour bloquer des tirs, l'interdiction des passes vers l'avant, l'apparition des lignes sur la patinoire et celle des numéros sur les chandails. On y apprend même qu'au tout début du professionnalisme, il y avait déjà des volontés de plafond salarial et de création d'un syndicat des joueurs.

Bref, sur le fond, le livre est d'une grande richesse.

Et la forme ?

Quand aux éléments de forme, il y a peu à redire. Dire que M. Harper visait une intégrité absolue est presque insuffisant. Chaque passage laisse transparaître une très grande rigueur de recherche, appuyée par les références et notes afférentes et même par des photos d'articles de journaux de l?époque. Quand un doute survient (rarement du reste) sur un fait en apparence connu, l'auteur le souligne de façon claire et explicite. À la fin de son livre, M. Harper tient même à affirmer sa responsabilité totale sur le contenu de son ouvrage, y compris les erreurs ou coquilles qui auraient pu s'y glisser.

Je m'inscris en faux contre quelques critiques qui ont parlé d'un livre austère et quelque peu ennuyant. J'en déduis tout le contraire ! M. Harper a eu la sagesse de s'encadrer de plusieurs personnes de calibre dont Roy McGregor, l?éditorialiste sportif du Globe and Mail et l'une des plus belles plumes au pays et même sans toucher au texte proprement dit, on ressent la belle touche narrative et captivante de McGregor. C'est donc l'histoire, racontée comme une histoire, ce qui donne envie de passer rapidement au chapitre suivant.

Un mot en terminant sur l'adaptation française de « A Great Game : The Forgotten Leafs and the Rise of Professionnal Hockey ». J'ai eu récemment l'occasion de lire un véritable « navet » de traduction sur le hockey. Le livre était pourtant bien fait à la base, en racontant plusieurs drames humains qui ont marqué l'histoire de ce sport. Mais le niveau de français qu'on y retrouvait était complètement inadéquat. On ne peut pas parler de hockey ici, chez nous, en français de'France ! Ce n'est pas une question de syntaxe mais bien de terminologie adéquate. Or, le travail accompli par les Éditions de l'Homme à ce niveau est irréprochable ! On y parle un français impeccable tout en parlant le langage du hockey que nous connaissons tous.

Avec, en plus, plusieurs illustrations et photos, avec des tonnes de statistiques dans la dernière section du livre, on ne peut qu'apprécier la façon dont l'ouvrage a été conçu.

Bref, j'ai adoré faire la lecture de « Un sport légendaire : les Maple Leafs d'autrefois et l'essor du hockey professionnel ». J'ai appris, j'ai souri, j'ai été ému, j'ai été étonné.

Bien fait, Monsieur Harper.



18:21 - Thatch lance un message clair - RDS.CA
Thatch lance un message clair

L'Américain Brandon Thatch a une fois de plus été spectaculaire et expéditif à l'occasion de son deuxième combat au sein de l'organisation UFC. Celui qui a fait le bonheur des amateurs québécois en 2011 et 2012 porte ainsi sa fiche à onze victoires contre un seul revers. Chacun de ses onze gains a été obtenu dès le premier round dont huit par K.O. ? les trois autres victoires étant acquises par étranglement arrière. Depuis le temps que je parle du talent de ce jeune américain de Denver au Colorado, je suis heureux de le voir continuer d'exceller face à une compétition de plus en plus relevée. Son adversaire d'hier soir, le brésilien Paulo Thiago, était un adversaire de très grande qualité, le meilleur qui se soit frotté à Thatch jusqu'ici et il n'a pu survivre qu'un peu plus de deux minutes face aux attaques du véritable chasseur de tête qu'est Thatch.

Avant d'affronter Thatch, le brésilien Thiago qui combattait chez lui au Brésil, avait déjà croisé le fer avec des athlètes de très grande qualité tels que Dong Hyun Kim, Diego Sanchez, Martin Kampmann, Mike Swick, Jon Fitch et Josh Koscheck pour ne nommer que ceux-là. Personne n'a été aussi dominant que Thatch dans la victoire ? la plupart des combats de Thiago se rendant à la limite pour une décision des juges.

Quelle sera la prochaine étape pour Thatch? Il est un véritable cauchemar à affronter, que son adversaire soit un excellent combattant debout ou même un surdoué de la lutte et des soumissions. Thatch est tellement talentueux qu'il devrait selon moi se frotter dès maintenant à un adversaire dans le top-10 mondial ou quelqu'un qui cogne à la porte de ce classement ? il est selon moi à deux ou trois victoires d'un combat de championnat. J'aimerais bien le voir contre le gagnant du combat entre Josh Koscheck et Tyron Woodley (combat qui a lieu en sous-carte de St-Pierre/Hendricks le 16 novembre) ou bien face à un Carlos Condit ou un Nick Diaz ? tous des combats qui seraient spectaculaires et qui permettraient à tous de bien jauger le talent de Thatch et réaliser à quel point le jeune homme pourrait complètement chambouler la division des 170 livres du UFC, et ce, très rapidement.

Dans ce que le sport est devenu aujourd'hui, il est très rafraichissant de voir un athlète spectaculaire comme Brandon Thatch ? quelqu'un qui ne se contente pas simplement d'aller chercher une victoire mais aussi de donner un spectacle aux amateurs à chacune de ses présences. En plus de toutes ces qualités, il s'agit aussi d'un jeune homme humble, poli et respectueux envers tous ses adversaires et partenaires d'entrainement. Retenez bien ce nom, je vous en parle depuis au moins cinq ans et je suis convaincu que d'ici 18 mois il portera la ceinture de champion du monde des 170 livres autour de la taille.

Du grand Vitor Belfort

Parlant d'athlètes spectaculaires et charismatiques, comment ne pas être séduit par les performances de Vitor Belfort ? un combattant qui comme le bon vin s'améliore avec les années. Malgré la controverse autour de son besoin d?être suivi médicalement pour des traitements de remplacement de la testostérone (TRT) pour pouvoir continuer à évoluer à un haut niveau, nul ne peut nier le talent et la légende de Vitor Belfort.

Le brésilien fut ma première idole dans ce sport lorsqu'il est apparu sur la scène à l?âge de 19 ans ? il était à ce moment l'athlète le plus talentueux que le sport ait connu. Ses mains rapides et sa force de frappe terrifiante étaient quelque chose de nouveau dans un sport qui était encore très jeune. Après une ascension complètement folle dans le sport, Belfort a été miné par des problèmes personnels dont l'enlèvement de sa s'ur au Brésil ? cette dernière n'a jamais été retrouvée. Ce fut un épisode très sombre pour Belfort et assurément que sa carrière en a senti les effets. Qui sait ce qui serait arrivé n'eut été de cette histoire sordide? Belfort n'a jamais cherché d'excuses lors de la période creuse de sa carrière, préférant se tourner vers Dieu. Heureusement pour lui, il a trouvé la force à travers l'entraînement, la spiritualité et la famille pour redonner un second souffle à sa carrière.

Et quel second souffle! Les amateurs ont la chance de voir évoluer présentement la meilleure version de Vitor Belfort à l?âge de 36 ans. Il n'a perdu que deux de ses 12 derniers combats ? face à Anderson Silva et Jon Jones, et toutes ses victoires ont été obtenues face à des adversaires classés dans le top-10 mondial de leur catégorie. C'est un véritable raz-de-marée qu'est en train de réaliser Belfort et je lui souhaite ardemment de pouvoir obtenir très prochainement une autre chance pour le titre des 185 livres du UFC face à Chris Weidman ou Anderson Silva. Je suis certain que cette fois-là sera la bonne pour le phénomène brésilien.

N'oubliez jamais que sa victoire percutante par KO d'hier soir marquait la toute première fois en carrière que Dan Henderson se faisait passer le KO par un adversaire ? un exploit quand même important compte tenu de l'excellence d'Henderson. De plus, les trois dernières victoires de Belfort ont été obtenues grâce à des K.O. suite à un coup de pied à la tête, une première dans l'histoire du UFC et surtout un véritable casse-tête pour les prochains adversaires de Belfort, puisqu'il ne s'agit même pas de sa plus grande force? Un grand athlète qui n'en finit plus de soulever les passions. Bravo Vitor!

Des Brandon Thatch et des Vitor Belfort, servez-nous en à la tonne puisque c'est ce type d'athlète qui fait que le sport des arts martiaux mixtes est devenu le sport populaire qu'il est aujourd'hui!



samedi 09 novembre 2013
23:42 - Subban n'est pas un cas d'exception - RDS.CA
Subban n'est pas un cas d'exception

Dans la victoire comme dans la défaite, les faits et gestes de P.K. Subban, de même que son utilisation par Michel Therrien et ses adjoints, continuent d?être un sujet de prédilection pour les membres des médias et les amateurs du Canadien. Puisqu'il est l'un des joueurs les plus talentueux de la LNH à sa position, il est tout à fait normal qu'on se soucie de son développement.

Nombreux sont les observateurs qui se questionnent sur la manière dont Therrien décide d'employer son jeune arrière sur une base quotidienne. L'entraîneur-chef sera sans cesse remis en question dans ses décisions lorsque Subban connaîtra des ratés ? ceux-ci sont inévitables, comme c'est le cas pour tout défenseur à caractère flamboyant. Pourtant, l'instructeur doit continuer de croire en ses convictions. Il possède un plan bien établi pour P.K. et doit faire fi des distractions ? ce qu'il fait admirablement bien jusqu?à présent ?, que celles-ci proviennent de la pression médiatique, de celle imposée par les partisans ou d'un contexte particulier comme celui du processus de sélection de l?équipe olympique canadienne.

On peut difficilement le nier : il arrive fréquemment à Subban d?être audacieux, trop selon l'avis de certains, dans ses choix de jeux en zone neutre. Souvent, il réalise des jeux qui font bondir les amateurs de hockey de leur siège. D'autre fois, les risques qu'il encourt mènent à des revirements, qui elles-mêmes donnent lieu à des opportunités de marquer pour l?équipe adverse.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue que Subban n'est pas un cas d'exception dans le circuit Bettman. Je dirais qu'Erik Karlsson et Kristopher Letang sont des défenseurs provenant du même moule. Malgré le rôle-clé que jouent respectivement ces deux athlètes pour les Sénateurs et les Penguins, les mêmes défaillances peuvent être observées dans leur jeu. Tout comme P.K., il leur arrive régulièrement d'offrir une couverture défensive faible, de voir leur passes interceptées ou de se compromettre trop profondément en voulant porter main forte à leurs attaquants. Pourtant, on formule bien peu de critiques à leur égard à Ottawa et à Pittsburgh, car on a appris à vivre avec les bénéfices et les inconvénients.

Au final, le calcul est assez facile à effectuer, car ils contribuent positivement à faire une différence dans une rencontre bien plus souvent que l'inverse. On oublie parfois qu'en simplifiant leur style de jeu, ces défenseurs rangeraient une grande partie d'un atout qui les rend si indispensables, c'est-à-dire leur créativité.

Pour sa part, Therrien, grâce au succès connu l'an dernier en saison régulière, s'est mérité le droit de prendre ses propres décisions, qu'elles fassent l'unanimité ou non, sans être constamment remis en doute. Il tente de minimiser la part de risque dans le jeu de Subban, tout en lui laissant une certaine latitude. La ligne est mince entre les deux, et c'est pourquoi la gestion de son « pur sang » et de son temps de glace continueront de soulever les passions.

Un vent de panique? Pas encore

Après avoir été défait 4-1 à Ottawa par les Sénateurs, le Canadien est sur une séquence de quatre défaites d'affilée. C'est sa première léthargie du genre cette année, et plusieurs déclarent déjà que la panique s'est emparée du club. À mon avis, il serait plus juste de parler d'un sentiment d'urgence qui entoure l?équipe. La plupart des joueurs professionnels ont vécu ce que c'est qu'une crise. On semble à court de solutions, la confiance est fragilisée et les rumeurs de transaction fusent de partout. C'est à ce moment où chacun se met à jouer pour lui-même ou essaie de trop en faire.

Dans le cas du Tricolore, certains indicateurs ne mentent pas. D'une part, lors des matchs contre Saint Louis et Ottawa, ils n'ont pas été déclassés. Au contraire, ils auraient mérité un meilleur sort. Par ailleurs, on sent encore que les joueurs croient en la structure établie. Malgré quelques failles dans l'exécution et le passage à vide de quelques-uns, il ne manque pas grand-chose pour les choses débloquent.

Le manque de finition est l'une des facettes qui cause le plus de tort au CH présentement. Afin de trouver le fond du filet plus souvent, Therrien jongle fréquemment avec ses combinaisons offensives en cours de rencontre. De brasser les cartes ainsi n'est pas une vilaine stratégie en soi. L?énergie d'un joueur en pleine possession de ses moyens peut contribuer à relancer son coéquipier en panne sèche. En réalité, le Canadien peut apporter tous les changements qu'il désire, il doit avant tout souhaiter que les bonds se mettent à lui être favorables du côté offensif.

L'aspect physique d'Emelin

Les plus récentes nouvelles au sujet d'Alexei Emelin sont très encourageantes. On parle désormais d'un retour imminent dans l'alignement montréalais. Il devra retrouver son rythme, mais s'il y a un élément qui peut changer la dynamique au sein de la brigade défensive, c'est bien lui. En tant qu'arrière capable de joueur au sein d'un top-4, son apport est unique grâce au style physique qu'il préconise et son aisance en ce qui a trait au jeu de transition. À mon avis, il ne fait aucun doute que son absence s'est grandement ressentie sur les résultats du club. Emelin contribuera immédiatement à stabiliser la formation grâce à sa fiabilité lors des sorties de zone, sa présence devant le filet et les solides coups d?épaule qu'il distribue.

Depuis le début de la campagne, le Canadien a fait jouer amplement ses deux meilleurs défenseurs sur le même duo. Ça ne peut faire autrement que d'hypothéquer tes deux autres paires. À cet égard, le retour d'Emelin sera d'autant plus le bienvenu puisqu'on connaît la chimie qu'il a bâtie avec Andrei Markov.



vendredi 08 novembre 2013
22:46 - Tenter un copier-coller - RDS.CA
Tenter un copier-coller

Avec le début des éliminatoires dans la Ligue canadienne de football, les Alouettes pourront se faire pardonner - dans une certaine mesure - à la suite d'une saison qui a été éprouvante.

Il y a eu un changement d'entraîneur, quatre quarts-arrières se sont succédé au poste de partant et autant de porteurs de ballon à la position de demis, deux partants de la ligne à l'attaque sont blessés et j'en passe.

Mais les Alouettes ont la chance de réaliser quelque chose de spécial et ça commence ce dimanche à Guelph contre les Tiger-Cats. Ce sera d'ailleurs la troisième fois en l'espace de quatre semaines que les deux équipes s'affronteront.

Un conseil aux Tiger-Cats

Défensivement, la première mission des Alouettes est d'arrêter la formation wildcat que les Tiger-Cats ont utilisée pendant leurs deux victoires sur les Montréalais cette saison. Lors de la rencontre à Moncton, Dan LeFevour avait porté le ballon 9 fois pour des gains de 62 verges avec un touché, tandis qu?à Guelph, Jeremiah Masoli avait récolté 61 verges. Le wildcat a permis aux Tiger-Cats d'avoir du succès en premier essai, leur permettant ne pas être en deuxième et long.

Deuxièmement, les Alouettes doivent continuer leur bon travail contre le porteur de ballon C.J. Gable. Ce dernier doit faire des cauchemars lorsqu'il se mesure aux Alouettes. Pendant le premier match de la saison, il avait été limité à 7 courses pour 19 verges. Au deuxième, c?était 3 courses pour aucune verge et au troisième, 2 courses pour moins-1 verge! Gable a également été contenu par la passe, même s'il a inscrit un touché important lorsque de la dernière rencontre entre les deux équipes.

En réussissant ces deux missions, les Alouettes pourront déclarer la chasse au quart-arrière ouverte. En trois parties face aux Tiger-Cats, ils ont réussi 12 sacs du quart. Les Alouettes doivent forcer Henry Burris à être précis sous pression, chose qu'il n'a pas démontrée. C'est pourquoi la bataille à surveiller dimanche sera celle entre les receveurs des Tiger-Cats et les demis défensifs des Alouettes.

Si les receveurs des Tiger-Cats ne sont pas capables d?être physiques, de se défendre, de se battre et de s'arranger pour ne pas se faire accrocher et retenir, ils peuvent avoir une chance.

Les demis défensifs des Alouettes vont tout faire en leur possible pour briser le synchronisme des receveurs adverses. Pendant ce temps, ils ne se démarquent pas et Burris ne peut pas lancer le ballon, même s'il est prêt à le faire. Plus il a le ballon dans ses mains, plus la pression s'en vient. Bref, c'est un effet domino. Si les receveurs ne sont pas en mesure de gagner leurs batailles, la journée sera vraisemblablement encore longue.

Ce sera un élément clé si les Tiger-Cats veulent connaître du succès. Les receveurs doivent être prêts à payer le prix. Car les joueurs des Alouettes ne sont pas fous, ils vont retenir et accrocher dans la limite de la légalité, prenant le pari que les arbitres ne lanceront pas le mouchoir à tout coup. Et ça leur a plutôt bien servi pendant toute la saison.

Finalement, les Alouettes devront éviter les pénalités. Ils ont été l?équipe la plus réprimandée dans la ligue cette saison. Il ne faut pas que la séquence offensive des Tiger-Cats se poursuive continuellement.

Et petit conseil aux Tiger-Cats. Après « Où est Charlie? », ils pourraient jouer à « Où est Chip Cox? » Le secondeur des Alouettes a réussi 6 sacs et 19 plaqués en 3 matchs contre les Tiger-Cats. Il y a encore des jeux pendant lesquels il s'amène librement vers le quart-arrière!

Sortir un lapin du chapeau

Du côté de l'attaque, les Alouettes devront surtout s'assurer de protéger le ballon. Dans les matchs où ils ont commis moins de revirements que leurs adversaires, ils présentent un dossier de 6-1. Une statistique qui vaut pour bien des équipes dans la ligue.

Un départ canon serait également le bienvenu. Dans leur victoire de 35-5 le 20 octobre, les Alouettes menaient 14-0. À Guelph le 26 octobre, ils avaient aussi pris l'avance 14-0, mais avaient ensuite oublié de protéger le ballon. Ç?aurait même pu être 28-0 et la victoire aurait été facilement enregistrée.

C'est ce qui m'amène à penser que Tyrell Sutton sera le joueur le plus important des Alouettes. Le jeu au sol doit avoir un impact positif. En deux rencontres contre les Tiger-Cats, il a porté le ballon 29 fois pour 195, une excellente moyenne de 6,4 verges par course.

Le quart-arrière Troy Smith devra également commencer à se servir de ses jambes. Tout le monde parle avec raison de son bras canon, mais il n'a pas encore démontré qu'il est un gars mobile capable de courir. Le 20 octobre, il a couru 3 fois pour 16 verges et le 26 octobre 1 fois pour 3 verges. Dimanche, Smith devra aller chercher quelques premiers jeux avec ses jambes, question d?étirer les séquences et de garder l'attaque sur le terrain.

Jusqu?à preuve du contraire, il est impossible de demander à Smith de compléter 70 pour cent de ses passes, sa moyenne étant d'environ 50 pour cent. Il peut compenser avec son bras canon, mais aussi avec ses jambes. C'est un match sans lendemain. Il n'y a pas de raison de ne pas l'essayer. À un moment donné, c'est maintenant ou jamais.

Comme à l'habitude, les Alouettes devront utiliser les passes pièges, élément avec lequel ils ont connu du succès cette saison. Tous les receveurs et porteurs de ballon sont en mesure de récolter des verges après l'attrapé. Et ce sont des passes faciles à faire pour Smith. Ce dernier ne doit également pas hésiter à lancer dans les zones profondes. En 3 rencontres contre les Tiger-Cats, S.J. Green et Duron Carter totalisent 32 réceptions pour 547 verges et 5 touchés.

Et ultimement, ça va prendre un jeu truqué! Les Alouettes devront finir par surprendre l'adversaire. Les deux équipes se connaissent maintenant bien et les Alouettes pratiquent ce genre de jeu pendant toute la saison. C'est le genre de changer qui peut faire basculer une rencontre. C'est le temps de le sortir!

Ne pas se tirer dans le pied

Même si les Alouettes n'ont remporté qu'un des trois matchs qu'ils ont joués contre les Tiger-Cats cette saison, il y a des statistiques qui me portent à croire qu'ils gagneront dimanche.

Les Alouettes ont en effet provoqué plus de revirements qu'ils n'en ont commis (8 contre 6), réussi plus de sacs du quart qu'ils en ont donnés (12 contre 3), réalisé plus de jeux de 30 verges que l'adversaire (10 contre 6) et été plus opportunistes dans la zone payante (66 contre 33 pour cent). La morale de l'histoire : les Alouettes n'avaient pas à perdre les matchs qu'ils ont perdus.

Les deux choses qui ont fait mal aux Alouettes, ce sont les pénalités (36 contre 20) et les unités spéciales. Dans leurs deux défaites, les Alouettes menaient au quatrième quart et ont donné des touchés sur les unités spéciales. À Moncton, Tyron Carrier avait échappé le ballon, tandis qu?à Guelph, Sean Whyte avait raté ses deux tentatives de placement et l'une d'elles avait été ramenée pour le majeur.

Les unités spéciales des Alouettes ne doivent tout simplement pas faire perdre l?équipe. À la blague, je pourrais dire que je n'espère plus rien de spécial de leur part, simplement qu'elles arrêtent de tirer dans le pied de l?équipe. Les joueurs en attaque et en défense travaillent trop fort pour être victimes d'un mauvais jeu sur les unités spéciales.

Bref, la recette miracle pour l'emporter est de réaliser un copier-coller de la victoire de 36-5 du 20 octobre. Les Alouettes n'avaient pas commis de revirement, avaient récolté 114 verges au sol et réussi deux gros jeux - un de 64 verges à Green pour le touché et un autre de 32 verges à Carter pour un premier essai. . La défense avait récolté 5 sacs et donné que 66 verges au sol et seulement 2 gros jeux.

La seule grande inquiétude est de savoir si Burris en arrachera pour la quatrième fois en autant de matchs contre les Alouettes cette saison. Ou est-il dû pour une grande performance. Burris a beaucoup d'expérience et a gagné des coupes Grey, alors que Smith en sera à son quatrième départ, son premier en éliminatoires. Cela dit, je m'attends à une victoire des Alouettes.

*Propos recueillis par Francis Paquin 



21:51 - Quillin attend LE combat - RDS.CA
Quillin attend LE combat

Même s'il n'a pas eu la tâche facile, Peter Quillin a fait le travail et a réussi à conserver son titre mondial des poids moyens pour la deuxième fois lorsqu'il a stoppé Gabriel Rosado au 10e round le 26 octobre dernier à Atlantic City, au New Jersey.

Quillin a envoyé Rosado goûter le tapis au 2e round, mais a ensuite éprouvé des difficultés en milieu d'affrontement avant de couper sévèrement Rosado à la paupière gauche au 9e engagement, ce qui a forcé le médecin à mettre fin au combat.

Quillin (30-0,22 K.-O.), âgé de 30 ans, mérite du crédit pour avoir passé à travers un combat difficile, surtout étant donné les problèmes personnels qu'il a vécus durant la dernière portion de son camp d'entraînement. Pendant qu'il se trouvait à Los Angeles, sa femme Allison a fait une fausse couche après cinq mois de grossesse, à New York.

« C?était difficile. Je devais rester au camp, à environ 5000 km de ma femme qui devait passer à travers cette épreuve sans que je puisse la réconforter. Nous prions ensemble et j'essaie de faire preuvre de plus de compassion. »

Maintenant, Quillin a tourné la page en ce qui a trait à la fausse couche et au combat contre Rosado, et il a recommencé à travailler en prenant part à des entraînements légers même s'il n'y aucun combat prévu à son horaire actuellement.

« J'ai pris une semaine de congé et j'ai acheté la voiture de mes rêves (une Corvette Stingray). Je deviens déprimé quand je ne m'entraîne pas. Ma femme va travailler et moi je suis complètement seul. Je dois être actif pour être productif, donc je suis retourné au gymnase. Mon père m'a montré comment me changer les esprits. Je me tiens prêt et demeure en bonne condition physique au cas où l'opportunité d'un gros combat se présente. »

Obtenir ce gros combat sera compliqué. Même si Quillin risque de devoir défendre sa ceinture contre son coéquipier de Golden Boy Promotions, Daniel Jacobs, au début 2014, il sait qu'il est encore loin de se voir attribuer la chance de se battre contre l'un des grands noms de la division puisque son promoteur travaille exclusivement auprès de Showtime alors que plusieurs des meilleurs, dont les champions Sergio Martinez et Gennady Golovkin, sont associés à HBO.

« Si le montant d'argent est bon, je suis prêt à affronter n'importe quel gros nom, particulièrement Martinez et Golovkin, mais tout le monde est conscient du jeu de coulisses, a déclaré Quillin. Mon devoir est de travailler fort et d?être prêt. »

Quillin a aussi donné son avis sur quelques-uns des meilleurs poids moyens :

Sergio Martinez (champion WBC) : « Tout le monde le place au sommet de la division des poids moyens. Martinez a offert des combats très excitants. Il est un showman dans le ring. »

Gennady Golovkin (champion WBA) : « Il est un gros cogneur. Golovkin est puissant et va chercher plusieurs knock-outs. »

Darren Barker (champion IBF) : « Il donne toujours son maximum. Barker et moi créerions des étincelles sur un ring. »

Daniel Geale (ancien champion) : « Un autre excitant boxeur qui défie les meilleurs. Il est passé près contre Barker. »

Felix Sturm (ancien champion) : « Je ne le connais pas beaucoup. J'espère que Sturm continuera à battre pour rehausser encore plus la compétition dans la difficile division des moyens. »

Martin Murray (champion par intérim WBA) : « Il est déterminé et excitant. Je ne peux rien lui enlever. »



16:17 - Dopage : La chronologie des faits - RDS.CA
Dopage : La chronologie des faits

Depuis l'annonce du combat entre Johny Hendricks et Georges St-Pierre, une bonne partie des réflecteurs a malheureusement été tournée vers le jeu de coulisses concernant les tests antidopage. À quelques jours du combat, c'est encore et toujours cette question qui refait surface avec la publication par l?équipe de Georges St-Pierre des résultats de ses tests inopinés de septembre et octobre dernier. Allons-y d'un survol complet de ce qui s'est réellement passé dans ce dossier auquel ont été mêlés les clans Hendricks et St-Pierre, mais aussi la Commission athlétique du Nevada ainsi que le UFC.

Depuis le début de sa carrière, Georges St-Pierre a été accusé à plusieurs reprises d'utiliser des substances interdites afin d'améliorer ses performances et, chaque fois, le Québécois a balayé du revers de la main ces allégations tout en précisant qu'au fond ces accusations lui faisaient un velours puisque si ses adversaires ont cette impression, c'est qu'il fait quelque chose de vraiment bien sans même n'avoir jamais utilisé ce type de substance. En tant que gérant de Georges St-Pierre jusqu?à juillet 2007, je peux certifier que jusqu?à cette période de sa carrière jamais il n'a eu recours à aucune substance interdite ? je peux même dire qu'il n'a jamais été question de même simplement y songer puisqu'en plus d?être contre cette pratique à 100 %, Georges a une peur bleue de tout ce qui s'appelle drogue ou médicament.

Depuis les deux dernières années, ces accusations se sont quelque peu intensifiées et c'est devenu un sujet agaçant pour St-Pierre compte tenu que plusieurs athlètes ont été pris la main dans le sac et suspendus autant par les commissions athlétiques que par l'organisation du UFC. Le champion des 170 livres s'est alors donné comme mission de tenter de démontrer qu'il était possible d?être le meilleur de sa profession en étant propre et pour montrer l'exemple il s'est lancé dans une bataille d'opinion publique sur les tests antidopage.

Avant de continuer, il est important de noter que Georges St-Pierre et Johny Hendricks ont tous les deux été testés à de multiples occasions par différentes commissions athlétiques en Amérique du Nord depuis le début de leur carrière et les deux ont toujours été déclarés négatifs à chacun de ces tests.

Juillet 2013

Lors d'une conférence de presse pour mousser le combat que vont se livrer Hendricks et St-Pierre le 16 novembre, Georges propose à son adversaire de passer avec lui les plus stricts tests antidopage disponibles sur le marché afin de démontrer à tous qu'ils allaient tous les deux être « propres » à l'occasion de ce très important combat. St-Pierre propose même de payer de sa poche pour les tests des deux athlètes. Hendricks donne son aval à cette proposition en ajoutant que tout ce qui serait découvert dans son sang serait du sanglier, du chevreuil ainsi que des protéines d'entraînement. 

Quelques temps plus tard, Hendricks apprend que l'agence qui est proposée par St-Pierre est la VADA (Voluntary Anti-doping Association), une organisation indépendante qui dit s'associer à des athlètes dont le but premier est de purifier leur sport. Plusieurs athlètes de pointe ont prêté leur nom à l'organisation VADA justement dans ce but ? et en parcourant le site de VADA ont peut y voir les noms de Manny Pacquiao, Timothy Bradley, Ruslan Provodnikov et justement Georges St-Pierre. C'est à la vue de la photo de Georges St-Pierre sur le site de la VADA que les choses ont mal tourné et que les questionnements ont commencé dans l'esprit de Johny Hendricks et son équipe. Dans l'esprit du gérant d'Hendricks, Ted Ehrhardt, il est inconcevable qu'un organisme qui a une « relation » avec St-Pierre puisse être celui qui allait être responsable de ces tests. Selon Ehrhardt, Georges St-Pierre est celui qui se promène avec un nuage gris au-dessus de la tête depuis plusieurs années sur cette question du dopage.

« Beaucoup de gens dans le milieu croient que St-Pierre utilise des hormones de croissance ou ce type de substance et il décide aujourd'hui qu'il veut se blanchir de ces accusations contre lui et ça tombe que c'est à l'aube de son combat contre Johny. On n'a rien à cacher et nous allons faire tous les tests, les plus exigeants qui soient, qui nous seront mandatés par la Commission athlétique du Nevada ou par le UFC et il n'y a qu'une seule chose à laquelle Johny sera déclaré positif et c'est à un haut taux de cholestérol puisqu'il mange beaucoup de fast-food. »

La conférence téléphonique avec la Commission athlétique du Nevada

Ayant appris dans les médias les intentions de St-Pierre et Hendricks à la suite de la fameuse conférence de presse, le directeur de la Commission athlétique du Nevada (État où aura lieu le combat) Keith Kizer décide d'organiser une conférence téléphonique avec les deux clans ainsi que des représentants du UFC afin de clarifier la situation. Comme il l'a fait lors d'autres grands combats en boxe, Kizer propose au UFC ainsi qu'aux deux clans d'utiliser l'Agence mondiale d'antidopage WADA et son laboratoire de Salt Lake City. Proposition à laquelle le clan Hendricks donne son approbation immédiatement. Puis à la surprise d'un peu tout le monde, principalement du directeur de la commission athlétique, Rodolphe Beaulieu le gérant de Georges St-Pierre se met à poser des questions au sujet des tests qui seraient effectués par le laboratoire affilié à l'agence WADA.

« Quelles seront les substances qui seront testées? Est-ce que ces tests incluront les hormones de croissance? À quel moment ces tests seront-ils pris? Peut-on avoir la liste détaillée des substances testées afin de la faire approuver par le médecin de Georges? »

La réponse de Kizer ne s'est pas fait attendre.

« Oui nous testons pour tout, mais il s'agit de tests inopinés alors nous n'allons pas vous donner de dates. Votre réponse aurait dû être OK, mais je vais prendre votre réponse comme un non. Vous voulez faire le test VADA de votre côté de façon indépendante, c'est votre choix. Nous ferons de notre côté les tests que nous jugerons nécessaires. Bonne fin de journée.  »

Kizer a ajouté que la liste des substances testées par WADA est la même que celle utilisée par VADA, mais que la différence est qu'en utilisant directement l'organisme VADA il n'y avait aucun intermédiaire entre St-Pierre et la VADA alors qu'en utilisant le programme proposé par la commission athlétique, cette dernière allait être l'intermédiaire entre le laboratoire et les deux athlètes. Visiblement irrité par la situation, Kizer a tenu à préciser qu'il n'en avait pas contre St-Pierre et que ce dernier n?était probablement même pas au courant des questions posées par son représentant.

La situation à ce jour

Depuis cette conférence téléphonique, Georges St-Pierre a tenu parole et a poursuivi les démarches avec l'agence VADA et à trois reprises déjà il a reçu la visite de l'agence autant chez lui qu'au gymnase afin de subir des tests à l'improviste. Les trois prélèvements ont été pris le 4 septembre, le 11 septembre et le 15 octobre dernier et au moins un autre est prévu d'ici le combat. Hier, St-Pierre a d'ailleurs publié via les médias sociaux les résultats de ces prélèvements, tous négatifs. La Commission athlétique du Nevada n'a jamais donné suite à sa proposition d'utiliser un laboratoire indépendant de l'agence WADA et aucun formulaire à ce sujet n'a été envoyé ni à St-Pierre ni à Hendricks.

Le clan Hendricks quant à lui est demeuré sur ses positions : ils vont faire tous les tests qui seront demandés par la Commission athlétique du Nevada ou par l'organisation du UFC en marge du combat. Hendricks a d'ailleurs été très clair à ce sujet.

« Je n'ai jamais pris aucune substance et je n'en prendrai jamais. Si on me demande de passer des tests, je ne vais poser aucune question et je vais m'y plier. Pourquoi poser des questions? Si tu es propre, tu es propre. Dans le fond, je n'en ai rien à cirer si St-Pierre prend des substances ou pas. Tout ce que je veux, c'est qu'il se présente dans l'octogone le 16 novembre? »

Keith Kizer a confirmé qu'en plus des tests subis par St-Pierre, les deux athlètes allaient aussi être testés par la commission athlétique avant et après le combat de samedi prochain. Évidemment que cette histoire peut être vue de toute sorte d'angles, mais il demeure quand même qu'il faut lever notre chapeau à Georges St-Pierre pour à tout le moins tenter d?éveiller les gens et les médias sur la question du dopage dans le sport professionnel. Comme l'a dit Dana White lors d'une entrevue récente, oui les intentions de St-Pierre sont bonnes et c'est quelque chose qui devrait être fait de façon plus régulière et assidue, mais c'est peut-être la manière utilisée par l?équipe de St-Pierre qui a rendu cette situation un peu chaotique.

Mais mise à part toute cette histoire qui a trop retenu l'attention ces dernières semaines, une chose est certaine, samedi soir prochain à Las Vegas nous aurons droit à tout un combat entre deux athlètes qui j'en suis sûr seront propres à 100 %.



06:03 - Beaucoup trop de gaspillage - RDS.CA
Beaucoup trop de gaspillage

Parce que le Canadien et les Sénateurs se croisaient pour la première fois depuis le duel en séries éliminatoires le printemps dernier, parce que les deux équipes devaient gagner pour stopper une série de revers ou amorcer une série de victoires, je m'attendais à un bien meilleur match. À un match serré, émotif, intense.

J'attends toujours?

Le match s'est ouvert sur une bévue de P.K. Subban qui a perdu la rondelle en sortie de zone. Erik Karlsson l'a imité quelques secondes plus tard à l'autre bout de la glace.

Comme s'ils s?étaient donnés comme mission d'imiter les deux derniers récipiendaires du trophée Norris, les joueurs des deux équipes ont ensuite multiplié les erreurs, les mauvaises passes, les tirs ratés.

Une pénalité bête écopée par Jason Spezza pour un double-échec complètement inutile a permis au Canadien d'inscrire le premier but.

Andrei Markov a tiré de la pointe. La rondelle a dévié sur le bâton d'un joueur des Sénateurs ? je croyais initialement que Max Pacioretty avait touché le disque ? et le vétéran défenseur donnait les devants à son équipe avec son deuxième but de la saison. P.K. Subban a récolté une 13e passe sur ce but.

Le Canadien a gaspillé cette avance. Et vite à part ça?

Car dès la reprise du jeu, les Sénateurs se sont portés en attaque. Comme ils l'ont souvent fait au cours de la rencontre, les Sénateurs ont convergé vers le but pour compliquer le travail de Carey Price en lui voilant la vue.

Cette stratégie a rapidement payé. Car 28 secondes après le but de Markov, Bobby Ryan créait l?égalité.

Ryan n'a pas eu à décocher un boulet pour inscrire son 9e de la saison. Avec Kyle Turris qui se bataillait avec Josh Gorges devant Carey Price qui ne voyait que les numéros des deux joueurs et non la rondelle, Ryan a simplement eu à viser la lucarne avec un bon tir des poignets.

Une fois le score égal, les deux équipes ont levé le pied offrant du hockey moche, terne, désolant.

Par chance, le Canadien a relancé la rencontre en deuxième. Plus agressif, plus rapide, plus impliqué, il a plusieurs fois frappé à la porte du filet des Sénateurs. Malheureusement pour Michel Therrien, ses joueurs et leurs partisans, le Canadien s'est soit buté à Robin Lehner ? excellent dans la victoire avec 33 arrêts, dont quelques-uns vraiment pas commodes ? et a bousillé des occasions en or.

Il en a d'ailleurs bousillé beaucoup trop.

Lars Eller, Raphael Diaz, Brendan Gallagher avaient des filets déserts ? ou presque devant eux ? mais ils ont raté la cible ou carrément raté leur tir.

À ce gaspillage en règle, il est important d'ajouter que le Canadien a annulé deux attaques massives en écopant des pénalités mineures ? Gallagher et Bourque sont les coupables ? et un but alors que la collision de Brandon Gallagher avec le gardien Robin Lehner a annulé un but.

Sénateurs opportunistes

Inversement, les Sénateurs ont su maximiser les rares occasions dont ils ont profité.

Marc Méthot a donné les devants en milieu de deuxième période sur une passe parfaite dans l'enclave d'Andrei Markov. Le défenseur russe a récupéré la rondelle après un solide arrêt de la jambière droite de Carey Price aux dépens de Jason Spezza. Espérant un retour, Méthot a foncé vers le but. Au lieu d'un rebond, le défenseur a reçu la passe parfaite de Markov qui a eu la vilaine idée de tenter un dégagement par l'enclave.

Dès la reprise du jeu, oui encore, les Sénateurs ont répété le même genre de jeu que sur leur premier but. Kyle Turris, encore lui, s'est retrouvé devant Carey Price. Il s'est encore chamaillé, cette fois avec Subban et Markov, et le défenseur Mark Borowiecki a inscrit son tout premier en carrière avec un tir que Carey Price n'a jamais vu venir.

Avec l'intention de secouer son équipe après le deuxième but des Sens, Michel Therrien a décidé d'envoyer son quatrième trio sur la patinoire.

La stratégie lui a sauté au visage.

Profitant de l'avantage de la patinoire et donc du dernier changement, l'entraîneur-chef des Sénateurs a réagi à la présence du 4e trio du Canadien en envoyant ses meilleurs éléments en attaque : Turris flanqué de MacArthur et Ryan.

Est-ce que Therrien aurait dû garder son 4e trio au banc ? C'est très facile de répondre oui après coup. Trop facile même.

Le 4e trio doit jouer de temps en temps. Sa mission était évidente et comme le Canadien ne tirait de l'arrière que d'un but et qu'on était en mi période, le moment n?était pas vraiment mal choisi.

Paul MacLean a simplement démontré que sa grosse moustache ne l'empêchait pas de voir clair et il a vite réagi donnant ainsi du mordant à l'avantage de la patinoire.

Avec trois buts accordés sur 23 tirs, Price a été la cible de critiques sur les réseaux sociaux après la rencontre. Des critiques aussi injustes qu'injustifiées. Mais bon ! Comme ils ont dû serrer les dents trop souvent à leur goût depuis le début de la saison en raison des performances solides du gardien numéro un du Canadien, les anti-Price avaient de toute évidence bien hâte de se faire entendre.

Ils ont raté une belle occasion de se taire.

Subban à profusion

Tous ceux, et Dieu sait qu'ils sont nombreux, qui ont hurlé au loup après le match de mardi en raison de l'utilisation bien trop timide de P.K. Subban ont bien dormi cette nuit et seront heureux aujourd'hui.

Du moins je l'espère.

Car dans le cadre d'un match au cours duquel les Sénateurs ont offert cinq attaques massives au Canadien, la pierre angulaire de l'attaque à cinq a passé 27:09 sur la patinoire.

Si ses coéquipiers n'avaient pas écopé cinq pénalités, Subban aurait sans doute flirté avec les 29 minutes. En quête des buts nécessaires pour effectuer une remontée, Michel Therrien a multiplié les présences de Subban. Ce qui était tout à fait normal.

Comme quoi la tempête des derniers jours sur les minutes de jeu accordées ou retirées à P.K. Subban était confinée à un verre d'eau?

En passant, Erik Karlsson, qui est aussi important aux Sénateurs que P.K. l'est pour le Canadien, a terminé sa soirée de travail avec 24 :28. Il n'a passé que cinq secondes sur la patinoire en désavantage numérique.

Du bon et du mauvais?

À 3-1, le Canadien a eu des chances de revenir dans le match. Il les a toutes gaspillées.

Je peux comprendre que l'entraîneur-chef Michel Therrien et ses joueurs assuraient qu'ils auraient mérité un meilleur sort hier. Que n'eût été des gros arrêts de Robin Lehner, ils auraient pu rouler le c'ur léger en direction de Montréal après une victoire au lieu de ruminer un revers entre Kanata et Rigaud.

Plusieurs statistiques leur donnent d'ailleurs raison :

Les sept tirs de Eller-Galchenyuk-Gallagher, le meilleur trio du Canadien hier soir auraient pu donner un ou des buts.

Tout comme les neuf tirs cadrés de P.K. Subban ? il en a tenté 15 ? les cinq d'Andrei Markov, les 34 au total qui donnent l'impression que le Canadien a bel et bien dominé le match.

Il ne faut toutefois pas se laisser berner.

Oui le Canadien a dominé les tirs, oui il aurait pu sortir gagnant d'Ottawa en profitant de ses belles occasions de marquer au lieu de les gaspiller.

Mais à l'exception du trio des jeunes qui semblaient bien heureux de se retrouver après une séparation d'un match, les autres trios n'ont pas été convaincants.

Pas assez pour le trio de Plekanec flanqué de Pacioretty et Gionta. J'aime l'idée de réunir ces trois joueurs au sein d'un même trio. Pacioretty devrait marquer avec la complicité de l'excellent Plekanec et Gionta devrait être en mesure de jouer au goéland en récupérant des rondelles libres autour du but pour marquer.

Mais hier, Pacioretty semblait jouer sur le bout du bâton au lieu d'afficher sa carrure habituelle.

On s'est surpris à quelques occasions de vouloir revoir le jeune Michael Bournival avec les vieux Plekanec et Gionta.

Ça viendra peut-être plus vite qu'on le pense.

Car muté à la gauche de David Desharnais et Rene Bourque, Bournival n'a pas été bien visible hier. Est-ce sa faute ? Celle de ses compagnons de trios.

La deuxième raison me semble la meilleure.

Après une partie suivie de la galerie de presse, David Desharnais n'a pas affiché la conviction, la hargne, la rage qu'on attendait. Il n'a pas mal joué. Non ! Mais il s'est simplement contenté de jouer. Au lieu de se défoncer.

Rien pour aider, il s'est contenté de deux mises en jeu gagnées sur les 10 qu'il a disputées.

Avec le retour imminent de Daniel Brière qui a patiné à fond la caisse jeudi à Ottawa, Desharnais est bien mieux de comprendre qu'il doit se défoncer pour connaître du succès, sinon il retournera rapidement sur la galerie de presse.

Remarquez qu?à mes yeux, il aurait dû y être confiné deux ou trois matchs pour faire le vide de frustrations, le plein d?énergie et ainsi s'assurer de rebondir pour vrai une fois l'occasion venue.

Mais bon : ce n'est pas moi qui coache !

Le match en chiffres

Brendan Gallagher a écopé quatre pénalités mineures au cours du match de jeudi, dont trois au cours de la seule première période?

S'ils ont perdu la bataille des tirs au but, les Sénateurs ont gagné la guerre des mises en échec. Non seulement ont-ils pris le contrôlent devant le filet de Carey Price, tout en s'assurant de chasser les joueurs du Canadien devant leur gardien Robin Lehner, mais les Sens ont dominé les batailles le long des bandes également assénant 38 mises en échec. Dix-huit de plus que le Canadien?

Autre domination des Sénateurs : les batailles aux cercles de mises en jeu. Dominé 16-5 au premier tiers, le Canadien a fait un peu mieux en deuxième (11-7) pour terminer la rencontre avec 23 mises en jeu gagnées sur les 61 disputées. Le Canadien s'est contenté de 38 % d'efficacité dans les mises en jeu à ses deux derniers matchs. Quand tu perds autant de mises en jeu, tu passes beaucoup trop de temps à tenter de récupérer la rondelle pour amorcer une attaque au lieu de la lancer dès la reprise du jeu?

Pour un sixième match de suite, les spécialistes du désavantage numériques chez le Canadien ont été parfaits écoulant les cinq attaques massives des Sénateurs. Le Tricolore a écoulé avec succès les 18 désavantages numériques lors de ses six dernières rencontres et 25 des 26 écoulés lors des ses neuf derniers matchs?

Le Canadien profite d'un congé vendredi. L'entraînement reprendra samedi en vue du match de dimanche (18 h) alors que les Islanders de New York seront les visiteurs au Centre Bell?



02:24 - Ce n'est qu'un début! - RDS.CA
Ce n'est qu'un début!

Que manque-t-il à l'Impact de Montréal pour être parmi l?élite de la MLS? Selon moi, du temps. Juste un peu de temps.
Si l'on regarde les équipes qui font leur chemin loin en séries éliminatoires, c'est l'expérience qui prédomine. Ce sont des équipes qui sont formées, au minimum, depuis deux ou trois ans avec un noyau pratiquement intact à l'exception de New York et Los Angeles qui tentent souvent de grands coups financiers pour organiser des changements drastiques.

Felipe Martins et Jeb BrovskyChez l'Impact, nous avons une équipe qui a grandement progressé sur deux saisons et où l'aspect collectif est très présent. Notre début de saison est là pour le prouver. Il faut toutefois trouver le moyen de garder l'unité et la force mentale qui faisaient de nous l'une des meilleures équipes du circuit dans la première moitié de l'année. Niveau talent, nous sommes aussi bons que n'importe quelle formation de la ligue! L'expérience acquise doit toutefois nous amener à une constance qui permettra de traverser la saison entière, et non pas seulement une bonne séquence. Notre relève est prête, solide et talentueuse ce qui ne fait que renforcer l'espoir de voir des jours plus roses pour l'organisation. Nos jeunes, qu'ils aient eu de bonnes ou de moins bonnes années, continuent de progresser, de prendre de l'expérience et qui sait, les Brovsky, Felipe, Lefèvre et compagnie deviendront peut-être les piliers dans un avenir rapproché. 

Pour ce qui est du dossier de l'entraîneur-chef, je n'ai aucun contrôle. Je ne suis qu'un joueur. Comme le répètent les dirigeants, le cas est sous évaluation et c'est à eux de prendre la décision qui semble être la meilleure pour l'organisation. C'est certain que si vous me demandez, je vous répondrai que pour les joueurs la stabilité est un élément primordial. Nous ne voulons pas recommencer, pratiquement à zéro, avec un nouvel entraîneur chaque année. De nos jours, dans le monde du sport, c'est toutefois devenu une réalité à laquelle il faut être prêt à faire face. Les entraîneurs quittent beaucoup plus rapidement et nous devrons vivre avec si Marco Schällibaum doit nous quitter. Il faut grandir en tant qu'organisation en établissant des bases solides, mais, à la fin, le club doit décider du chemin à emprunter et tout le monde doit suivre, en équipe. 

Mon bilan personnel
Je n'ai pas eu la chance de jouer à Houston. La décision est prise et je ne peux rien faire. Je vais toujours avoir la déception en tant que joueur, en tant que compétiteur, de ne pas avoir participé et tenté d'aider l?équipe. Ce n'est pas la fin espérée, mais maintenant que c'est fait, je tourne la page et je prends du Patrice Berniertemps auprès de la famille pour revenir en force l'an prochain avec l'idée de toujours faire mieux. Pour les mauvaises langues, détrompez-vous, j'ai toujours eu une très bonne relation avec Marco Schällibaum. C'est une personne charismatique, attachante et je n'ai jamais eu de problèmes avec l'entraîneur, et ce, tout au long de la saison.

Ce n'est pas un secret pour personne, mon rôle se voulait beaucoup plus défensif cette saison. Cela n'empêche pas que mes objectifs personnels visés cette saison ont été atteints. Je voulais contribuer offensivement, surtout après une très bonne saison l'an dernier où j'avais marqué plusieurs buts (9), en distribuant le mieux possible le ballon. Sachant que je jouais plus en défensive et que les opportunités au filet seraient moins présentes, je me suis concentré à mettre mes joueurs en bonne position pour marquer et ainsi récolter des mentions d'aides. Chose dont je suis satisfait. Cependant, par-dessus tout, je voulais connaître un bon début de saison et amener l?équipe en séries. Je peux également cocher ces objectifs de la liste. Pour boucler la boucle au plan personnel, malgré des statistiques moins reluisantes, ma nomination sur l?équipe d?étoiles, qui a reconnu le travail effectué lors de ma dernière saison et lors de mon début de campagne, restera un de mes beaux moments de 2013.

Des clans? Non!
Plusieurs rumeurs prétendaient que certains groupes de vétérans provoquaient des tensions dans le vestiaire. Tout d'abord, les vétérans sont essentiels à une formation, même qu'il n'y en aura jamais assez! L'expérience qu'apporte ce genre de joueur est exactement ce dont nos jeunes ont besoin pour progresser. Une saison est parsemée de haut et de bas où les vétérans prennent tout leur sens. 

Ceci dit, il n'y avait pas non plus de camps au sein de la formation. Des affinités plus fortes avec certains, c'est évident, mais pas de clans. C'est même normal que des groupes se forment. Les Européens avaient bien sûr plus de points communs entre eux et pour les Nord-Américains c'est la même chose. Par expérience, lorsque j?évoluais en Europe, j?étais porté à passer plus de temps avec les étrangers, car nous vivions les mêmes réalités. Toutefois, les différences culturelles n'ont jamais été en conflit cette saison. Nous étions un groupe uni qui a réalisé plusieurs exploits collectivement malgré l'adversité. Nous avons gagné en équipe et perdu en équipe.

Des partisans ultras!
La page se tourne sur la saison 2013. Une coupe canadienne soulevée à bout de bras, des matchs captivants, remplis d?émotions, une première moitié de saison exceptionnelle, une fin de semaine au match des étoiles et une participation aux séries éliminatoires? Malgré une fin abrupte, ce sont des moments qui resteront à jamais dans ma mémoire. 

Marco Di Vaio et Patrice Bernier

Tout ça grâce à vous, coéquipiers, membres de l?équipe technique et partisans.Je profite de l'occasion pour rendre hommage à mes coéquipiers, dont Marco Di Vaio qui a connu une année fantastique et qui nous a grandement aidés à progresser. Un merci tout spécial à la légende qu'est Alessandro Nesta. Un honneur pour moi d'avoir côtoyé autant le joueur que la personne. J'ai appris et grandi par ta présence, en espérant que du bien pour ton après-carrière. 

Finalement, à vous fidèles partisans de l'Impact, dans les bons moments comme dans les mauvais, merci de votre support et de votre présence au Stade Saputo! Nous sommes choyés d?être soutenu par la passion montréalaise qui nous mènera tous ensemble, je l'espère, encore plus loin l'an prochain!
 



jeudi 07 novembre 2013
20:33 - Un combat antidopage avant tout? - RDS.CA
Un combat antidopage avant tout?

Nul ne peut nier que l'intégrité sportive est de plus en plus menacée. Au cours des dernières années, l'ingérence de substances améliorant la performance athlétique a remis en doute le concept du sport « propre ». Les abus de ces substances existent dansle monde des sports professionnels et le UFC n'en fait pas exception. Les récentes allégations de Georges St-Pierre relatives à l'instauration d'un contrôle antidopage plus restrictif ont lancé un important débat quant au système déjà en place. En prévision de son combat du 16 novembre prochain à Las Vegas, GSP s'est porté volontaire à être testé au-delà des standards minimaux prévus par les commissions athlétiques auprès du programme volontaire VADA. Il s'agit en l'espèce d'une organisation indépendante du UFC ayant pour but de tester les athlètes de boxe et d'arts martiaux mixtes qui s'y prêtent volontairement.

D'entrée de jeu, tous les participants à un combat du UFC sont soumis à des tests de dépistage des drogues améliorant la performance, et ce, conformément aux exigences de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Ceci étant, bien que le UFC a son propre programme de dépistage, c'est ultimement la commission athlétique qui a le dernier mot. Il existe différents types de drogues améliorant la performance et il importe de connaître non seulement l?étendue des substances interdites visées par le dépistage, mais aussi la fréquence à laquelle ces tests sont réalisés. À ce titre, c'est la commission athlétique de l'État ou de la province qui est chargée d?établir ses propres exigences, lesquelles sont différentes d'un endroit à un autre. Par exemple, la Commission athlétique de l'Ontario ne réalise pas de tests de dépistage des drogues améliorant la performance. En vertu de l'article 17.1 du Ontario Athletics Control Act Regulation, un test de dépistage devra être réalisé par la commission seulement si le contrat entre le combattant et son promoteur l'exige. Sinon, c'est au UFC même de l'exiger ou à la commission d'une autre province ou d'un autre État de le faire pour eux.

Or, la lutte antidopage se complexifie lorsque l'usage de certaines drogues interdites est permis à des fins thérapeutiques. Il appert que l'AMA prévoit des exemptions thérapeutiques dans certains cas et son étendue varie d'une commission athlétique à une autre. Ainsi, le UFC n'a pas la compétence pour accorder ce type d'exemptions. Toutefois, elle doit s'assurer que l'usage de substances interdites soit conforme aux exigences et aux exemptions thérapeutiques fixées par les commissions athlétiques et l'AMA.Dans une telle optique, lors du prochain UFC 167, un athlète pourrait utiliser des substances interdites dans la mesure où la commission athlétique de l?État du Nevada le permet à titre thérapeutique.

Le mois dernier, Ben Rothwell s'est fait suspendre par le UFC pour une période de neuf mois en raison d'un taux trop élevé de testostérone suivant sa victoire contre Brandon Vera au UFC 164 à Milwaukee. Notons que le traitement de remplacement à la testostérone (TRT) est reconnu comme une exemption thérapeutique dans l?État du Wisconsin. Cependant, le UFC a conclu que l'usage qu'en a fait Ben Rothwell violait la limite acceptable. Ce faisant, il a contrevenu aux normes de conduite personnelles et professionnelles auxquelles il est tenu par le UFC. Bien que le UFC l'a suspendu, la Commission athlétique du Wisconsin n'a pas pour autant sanctionné Rothwell à ce jour.

Il y a certes un manque d'uniformité dans les règles relatives au dopage du UFC, lequel suscite forcément une réflexion sur l'importance d'une réforme réglementaire à ce sujet. Force est de constater que cette dichotomie législative favorise un déséquilibre et remet en doute le principe du « fair-play ». Face à cette polémique, le UFCdevrait profiter de cette occasion pour mettre en ?uvre certaines réformes judicieuses, et ce, dans un but ultime de promouvoir un sport « propre ».



14:17 - Un secret bien gardé - RDS.CA
Un secret bien gardé

Même si le classement des meilleurs boxeurs « livre pour livre » de la planète est largement dominé par des trentenaires, un changement de garde est en train de se préparer.

Les jeunes Saul « Canelo » Alvarez et Adrian Broner en font déjà partie, tandis que d'autres comme Danny Garcia cognent dangereusement à la porte. Ils sont tous des champions du monde établis ou peuvent compter sur une très importante base de partisans.

À tout ce beau monde, il faudra bientôt penser à ajouter le nom de Mikey Garcia, probablement l'un des secrets les mieux gardés du monde de la boxe. Garcia aura l'occasion de s'emparer d'un titre dans une deuxième catégorie de poids différente, samedi soir à Corpus Christi au Texas, alors qu'il affrontera le détenteur de la ceinture des super-plumes de la WBO Roman Martinez.

Avant même de penser mettre les gants, Garcia était destiné à être un de ces pugilistes dont tous se souviendront. Son père Eduardo a longtemps été l'entraîneur de l'ancien champion des super-mi-moyens Fernando Vargas, tandis que son frère Roberto a possédé un titre des super-plumes à la fin des années 1990 avant de mener une prolifique carrière d'entraîneur. Il a d'ailleurs été nommé entraîneur de l'année en 2012 grâce aux exploits de Nonito Donaire.

Ce n'est donc pas un hasard si Mikey Garcia est considéré comme l'un des pugilistes les plus scientifiques du moment, et ce, malgré ses 25 ans. Son jab est indiscutablement l'un des meilleurs du plateau comme il l'a prouvé à son dernier combat contre Juan Manuel Lopez.

Mais c'est réellement dans la patience dont il fait preuve que réside tout l'intérêt pour ses duels. Et étant donné que Martinez est un boxeur qui n'hésite pas à s'exposer pour parvenir à ses fins, il ne serait pas étonnant que Garcia ajoute une autre victoire par knock-out à sa fiche.

Le plein de confiance pour Donaire

Le gala de samedi marquera également le retour dans l'arène de Donaire pour la première fois depuis sa défaite aux mains de Guillermo Rigondeaux en avril dernier.

Considéré comme le cinquième meilleur « livre pour livre » avant le combat, Donaire semblait pourtant avoir ce qu'il faut pour remporter ce duel d'unification chez les super-coqs. Fort de victoires extrêmement convaincantes sur Toshiaki Nishioka et Jorge Arce, plusieurs se demandaient si Rigondeaux serait en mesure d'encaisser les puissantes frappes du Filipino Flash.

Mais la vitesse du Cubain était telle que Donaire n'a jamais été capable d'atteindre la cible comme il l'avait si bien fait à ses deux précédents combats. Le champion de la WBO a finalement dû s'avouer vaincu par décision unanime des juges, subissant sa première défaite en 12 ans.

Pour son retour, Donaire s'offre des retrouvailles avec Vic Darchinyan qu'il avait battu en juillet 2007 pour mettre le grappin sur son premier titre mondial - chez les mouches. Donaire est ensuite devenu champion dans trois autres catégories de poids, alors que Darchinyan a connu des hauts et des bas en redevenant détenteur d'un titre, mais en encaissant quatre défaites.

Reste que l'objectif est clair pour Donaire : lui redonner confiance avant d'obtenir de nouveau sa chance dans une rencontre au sommet. Et ce ne sont déjà pas les options qui manquent.



05:57 - Ceci n'est pas un autre billet sur PK Subban - RDS.CA
Ceci n'est pas un autre billet sur PK Subban

Je publie normalement le mardi matin, mais je voulais attendre. Pas par manque d'inspiration. Je voulais attendre de voir comment allaient réagir David Desharnais et PK Subban après avoir été pointés du doigt publiquement par leur entraîneur suite aux deux défaites au Minnesota et au Colorado. S'il faut attendre le match à Ottawa jeudi dans le cas du joueur de centre pour connaître sa réaction, dans le cas du récipiendaire en titre du trophée Norris nous avons maintenant une bonne piste de solution. Comme tout, ou à peu près tout, a été dit et redit par les journalistes et observateurs sur la relation entre Michel Therrien et son défenseur étoile, je me suis replongé dans la peau de ces athlètes qui peuplent les vestiaires des équipes de hockey professionnelles que j'ai habités pendant plus de douze ans.

D'entrée de jeu, je n'avais pas le quart du talent brut de Subban, mais comme gardien titulaire pendant plus de six saisons j'ai déjà occupé un rôle prépondérant comparable à l'impact d'un défenseur numéro un. Je n'ai jamais eu de problèmes avec les commentaires négatifs d'un entraîneur devant les autres joueurs ou les membres des médias, tant que ces critiques s'attaquaient à une mauvaise exécution de ma part et non à l'individu que j?étais. Un

entraîneur ne perdra pas son temps à pointer du doigt un joueur qui n'a pas d'impact sur le résultat final d'un match. Même si cette réalité est extrêmement difficile à comprendre pour un amateur, sachez que les salves entre coéquipiers sont très souvent encore bien plus virulentes que celles rendues publiques par les membres de la presse. Ce qui n'empêche pas deux fiers compétiteurs s?étant « engueulés » dans le vestiaire de prendre une bière ensemble après le match ou de partager un siège dans l'avion. Jamais un tel ton ne pourrait être emprunté sur le marché du travail entre deux employés d'une PME ou par un patron d'une grande entreprise. Le sérieux avec lequel un athlète prend ses responsabilités envers ses coéquipiers est exceptionnel. Chaque coéquipier est redevable à son voisin. Même un trophée Norris envers un joueur de quatrième trio. Même un gardien envers un policier. Tout joueur de la LNH accepte volontiers de s'acquitter de son devoir d'imputabilité, qui surpasse toute autre redevance, même si tous n'ont pas la même fonction au sein du groupe. Dans un monde hypermédiatisé où chaque petite erreur est suranalysée et où, de façon disproportionnée, seuls les résultats comptent, c'est la seule façon de rester unie pour une équipe, tout en évitant les dissensions qui pourraient découler de contreperformances individuelles coûteuses pour le groupe. On se dit les quatre vérités dans le blanc des yeux et on passe à autre chose. Ce monde me manque parfois, celui dans lequel je vis désormais est bien différent?

Là où je m'insurge cependant, c'est quand on ne donne pas la chance au coureur après l'avoir fustigé sur la place publique. La hargne que j'avais à l?époque envers John Tortorella lorsqu'il était mon entraîneur à Tampa, n'a jamais été de m'avoir « planté » dans les journaux, c'est de ne pas m'avoir retourné devant les filets le lendemain de l'avoir fait. Ce cycle dangereux m'a emmené à me poser de sérieuses questions sur mes capacités alors que je regardais, depuis le banc, mon équipe. Mon instinct, qui m'avait permis de devenir un gardien numéro un, me quittait alors que je n?étais pas dans le feu de l'action. Un athlète fier veut prouver à son coach, ses coéquipiers, à la planète entière qu'il sait rebondir. On ne rebondit pas très haut lorsqu'on est enchaîné au sol. Je n?étais pas à la hauteur, pas assez efficace entre les poteaux pour le Lightning, je ne l'ai jamais nié. Tout ce que je voulais, c?était une autre chance de me faire valoir, une autre opportunité de prouver que mes détracteurs avaient tort.

Il est là le défi pour le personnel d'entraîneurs des Canadiens dans la gestion de leur pur sang. Cinq défenseurs, trois du tricolore, deux des Blues, ont obtenu plus de temps de jeu que celui qui a pourtant le plus grand potentiel de changer l'allure d'un match à lui seul. L?échantillon est beaucoup trop petit pour se lancer dans une analyse profonde. Il y a eu toutes ses infériorités numériques, mais il n'y avait pas d'avance à protéger en fin de match. Therrien s'est dit très satisfait de la tenue de PK contre les Blues après avoir été très dur à son endroit. Il ne faut pas encarcaner la fougue qui caractérise un joueur d'impact. Il faut la canaliser. Grâce à sa personnalité forte, Subban n'est pas rendu au point de se questionner sur la validité de ses décisions sur la patinoire et il ne doit pas être encouragé à s'y rendre. Penser à l?équipe en premier, jouer selon le pointage et le temps restant au tableau indicateur et gérer les montées à haut risque; voilà autant d'aspects qui sont nécessaires à un défenseur de premier plan et qui s'enseignent.
Ceci n'est donc pas un autre billet à propos de PK Subban, c'est ma façon d'aborder d'un autre angle une relation qui ne semble laisser personne indifférent. Avec l'espoir de vous avoir amené avec moi dans l'arrière-scène d'un tout petit épisode d'une multitude qui peuple, au quotidien, le feuilleton que représente une saison de la LNH?



05:57 - Ceci n'est pas un autre billet sur P.K. Subban - RDS.CA
Ceci n'est pas un autre billet sur P.K. Subban

Je publie normalement le mardi matin mais je voulais attendre. Pas par manque d'inspiration. Je voulais attendre de voir comment allaient réagir David Desharnais et P.K. Subban après avoir été pointés du doigt publiquement par leur entraîneur suite aux deux défaites au Minnesota et au Colorado. S'il faudra attendre le match à Ottawa jeudi dans le cas du joueur de centre pour connaître sa réaction, dans le cas du récipiendaire en titre du trophée Norris nous avons maintenant une bonne piste de solution. Comme tout, ou à peu près tout, a été dit et redit par les journalistes et observateurs sur la relation entre Michel Therrien et son défenseur étoile, je me suis replongé dans la peau de ces athlètes qui peuplent les vestiaires des équipes de hockey professionnelles que j'ai habités pendant plus de douze ans.

D'entrée de jeu, je n'avais pas le quart du talent brut de Subban, mais comme gardien titulaire pendant plus de six saisons j'ai déjà occupé un rôle prépondérant comparable à l'impact d'un défenseur numéro un. Je n'ai jamais eu de problèmes avec les commentaires négatifs d'un entraîneur devant les autres joueurs ou les membres des médias, tant que ces critiques s'attaquaient à une mauvaise exécution de ma part et non à l'individu que j?étais. Un entraîneur ne perdra pas son temps à pointer du doigt un joueur qui n'a pas d'impact sur le résultat final d'un match. Même si cette réalité est extrêmement difficile à comprendre pour un amateur, sachez que les salves entre coéquipiers sont très souvent encore bien plus virulentes que celles rendues publiques par les membres de la presse. Ce qui n'empêche pas deux fiers compétiteurs s?étant « engueulés » dans le vestiaire de prendre une bière ensemble après le match ou de partager un siège dans l'avion. Jamais un tel ton ne pourrait être emprunté sur le marché du travail entre deux employés d'une PME ou par un patron d'une grande entreprise.

Le sérieux avec lequel un athlète prend ses responsabilités envers ses coéquipiers est exceptionnel. Chaque coéquipier est redevable à son voisin. Même un trophée Norris envers un joueur de quatrième trio. Même un gardien envers un policier. Tout joueur de la LNH accepte volontiers de s'acquitter de son devoir d'imputabilité, qui surpasse toute autre redevance, même si tous n'ont pas la même fonction au sein du groupe. Dans un monde hyper-médiatisé où chaque petite erreur est sur-analysée et où, de façon disproportionnée, seuls les résultats comptent, c'est la seule façon de rester unie pour une équipe, tout en évitant les dissensions qui pourraient découler de contreperformances individuelles coûteuses pour le groupe. On se dit les quatre vérités dans le blanc des yeux et on passe à autre chose. Ce monde me manque parfois, celui dans lequel je vis désormais est bien différent?

Là où je m'insurge cependant, c'est quand on ne donne pas la chance au coureur après l'avoir fustigé sur la place publique. La hargne que j'avais à l?époque envers John Tortorella lorsqu'il était mon entraîneur à Tampa n'a jamais été de m'avoir « planté » dans les journaux, c'est de ne pas m'avoir retourné devant les filets le lendemain de l'avoir fait. Ce cycle dangereux m'a amené à me poser de sérieuses questions sur mes capacités alors que je regardais, depuis le banc, mon équipe. Mon instinct, qui m'avait permis de devenir un gardien numéro un, me quittait alors que je n?étais pas dans le feu de l'action. Un athlète fier veut prouver à son coach, ses coéquipiers, à la planète entière qu'il sait rebondir. On ne rebondit pas très haut lorsqu'on est enchaîné au sol. Je n?étais pas à la hauteur, pas assez efficace entre les poteaux pour le Lightning, je ne l'ai jamais nié. Tout ce que je voulais, c?était une autre chance de me faire valoir, une autre opportunité de prouver que mes détracteurs avaient tort.

Il est là le défi pour le personnel d'entraîneurs des Canadiens dans la gestion de leur pur-sang. Cinq défenseurs, trois du Tricolore, deux des Blues, ont obtenu plus de temps de jeu que celui qui a pourtant le plus grand potentiel de changer l'allure d'un match à lui seul. L?échantillon est beaucoup trop petit pour se lancer dans une analyse profonde. Il y a eu toutes ces infériorités numériques, mais il n'y avait pas d'avance à protéger en fin de match. Therrien s'est dit très satisfait de la tenue de P.K. contre les Blues après avoir été très dur à son endroit. 

Il ne faut pas encarcaner la fougue qui caractérise un joueur d'impact. Il faut la canaliser. Grâce à sa personnalité forte, Subban n'est pas rendu au point de se questionner sur la validité de ses décisions sur la patinoire et il ne doit pas être encouragé à s'y rendre. Penser à l?équipe en premier, jouer selon le pointage et le temps restant au tableau indicateur et gérer les montées à haut risque; voilà autant d'aspects qui sont nécessaires à un défenseur de premier plan et qui s'enseignent.

Ceci n'est donc pas un autre billet à propos de P.K. Subban, c'est ma façon d'aborder d'un autre angle une relation qui ne semble laisser personne indifférent. Avec l'espoir de vous avoir emmenez avec moi dans l'arrière-scène d'un tout petit épisode d'une multitude qui peuplent, au quotidien, le feuilleton que représente une saison de la LNH? 



mercredi 06 novembre 2013
16:48 - Début de saison prometteur pour DeLuca - RDS.CA
Début de saison prometteur pour DeLuca

L'attaquant Anthony DeLuca de l'Océanic de Rimouski connaît un début de saison du tonnerre, ayant déjà enfilé 18 buts en 20 matchs. Dans tout le hockey junior canadien, seuls Anthony Mantha des Foreurs de Val-d'Or (20) et Nathan Pancel des Wolves de Sudbury (19) ont touché la cible plus souvent que lui. Mantha et Pancel ont 19 ans, alors que le numéro 15 de l'Océanic n'est âgé que de 18 ans.

DeLuca a pleinement mérité son invitation à la Série Subway qui aura lieu dans deux semaines à Gatineau et Sherbrooke. Celui qui a été boudé lors de la dernière séance de sélection de la Ligue nationale s'est retroussé les manches depuis le début de la campagne et, avec ses compagnons de trio Alexis Loiseau et Michael Joly, il est redevenu la terreur offensive qu'il était à sa 2e saison dans la Ligue Midget AAA en 2011-2012. Cette année-là, avec les Lions du Lac St-Louis, l'attaquant de 5 pieds, 8 pouces et 198 livres avait inscrit 48 buts en 42 matchs pour s'approprier le trophée Sylvain-Turgeon, remis au meilleur pointeur de la Ligue. L'année précédente, alors qu'il n?était âgé que de 15 ans, DeLuca avait récolté 53 points en 39 matchs avec les Vikings de Saint-Eustache.

DeLuca a toujours été un marqueur naturel, et au rythme où vont les choses présentement, le numéro 15 de l'Océanic pourrait devenir le premier joueur de la concession du Bas-St-Laurent à enfiler 50 buts depuis Sidney Crosby et Dany Roussin en 2004-2005. Dire que l'an passé, à pareille date, DeLuca n'avait inscrit que 5 buts en 18 matchs. DeLuca doit composer avec son gabarit et un coup de patin plutôt moyen, mais autour du filet il est une véritable peste.

Mentionnons enfin que si jamais DeLuca poursuit sur sa lancée, il pourrait devenir seulement le 9e joueur de l'histoire à gagner le championnat des pointeurs dans les deux plus grosses ligues de développement au Québec (Midget AAA et LHJMQ). Le dernier à avoir réussi ce tour de force est Mathieu Perreault.

Voici la liste de ceux qui ont réussi l'exploit au fil des ans.

Champions marqueurs à la fois dans le Midget et la LHJMQ

 

                       Joueur

       Midget AAA

            LHJMQ

Jean-Francois Sauvé

1976-1977

1978-1979 & 1979-1980

Guy Rouleau

1981-1982

1984-1985 & 1985-1986

Yanic Perreault

1987-1988

1990-1991

René Corbet

1989-1990

1992-1993

Daniel Brière

1993-1994

1995-1996

Mike Ribeiro

1996-1997

1998-1999

Pierre-Marc Bouchard

1999-2000

2001-2002

Mathieu Perreault

2004-2005

2007-2008

Est-ce que DeLuca peut devenir le 9e joueur à gagner le championnat des pointeurs de la LHJMQ après avoir gagné celui du Midget AAA?



15:21 - Un grand athlète pas facile à diriger - RDS.CA
Un grand athlète pas facile à diriger

On l'aime comme joueur, P.K. Subban. C'est le patineur le plus fluide qui soit passé par Montréal depuis les jours électrisants de Guy Lafleur. Les partisans l'adorent et Michel Therrien, chargé de lui rappeler ses responsabilités, l'aime lui aussi, n'en doutez pas.

Néanmoins, Therrien a encore beaucoup de travail à faire avec ce défenseur qui semblait arrivé parmi l'élite de la ligue. Peut-être que Subban a commis l'erreur de se croire arrivé, justement.

Le défenseur de 24 ans a connu une saison exceptionnelle, l'an dernier, au retour du lock-out. Il a changé à tous les points de vue en disant très souvent les bonnes choses. Quand il parlait de l'équipe, il utilisait le « nous » fréquemment. Il semblait être redescendu d'un piédestal sur lequel il s'était lui-même installé à ses premières saisons avec le Canadien. Non seulement était-il devenu le joueur par excellence du Canadien, mais il donnait l'impression de faire passer l'équipe avant sa propre personne. Tout un changement. On se demandait si ça pouvait durer.

Avant le début de la présente saison, sa sélection semblait assurée en vue des Jeux olympiques. Ce n'est plus le cas aujourd'hui parce que son jeu manque nettement de régularité. Ses bévues sont fréquentes. Dans le dernier match, il a causé trois revirements. Or, Équipe Canada aura besoin d'un personnel défensif stable et d'attaquants capables de se distinguer dans les deux sens de la patinoire. Les détenteurs de trophées ne jouiront pas d'un laissez-passer automatique. À l'heure des choix, on optera pour les joueurs les plus susceptibles de permettre à la formation canadienne de monter sur la première marche du podium olympique. En ce moment, Subban ne répond pas à cette exigence, mais le temps presse. Il a encore un mois devant lui pour faire amende honorable.

Subban est une bonne personne. Il a du caractère, il est turbulent et on ne parvient pas facilement à contrôler ses ardeurs, mais tout cela fait partie de sa personnalité. Son problème, c'est qu'il a du mal à comprendre le concept d'équipe. Il traverse une période au cours de laquelle le nombre de ses erreurs s'approche de celui de ses coups d'éclat. Normalement, on ne devrait jamais remettre en question la présence du détenteur du trophée Norris aux Jeux olympiques. Si des gens de hockey le font, c'est qu'il y a une raison.

S'il y a un reproche qu'on peut adresser à Therrien, c'est celui d'avoir projeté les réflecteurs sur le jeu incohérent de son défenseur vedette devant les médias. C'est le genre de réaction qui fait grincer des dents dans un vestiaire. Therrien est un dur, mais il est un homme juste. Parfois, quand les fils se touchent, il peut être explosif. Dans le cas qui nous préoccupe, il tente d'inciter son pur-sang, comme il le qualifie lui-même, de jouer à l'intérieur de ses limites qui sont, disons-le, illimitées.

Il ne s'agit pas de le casser, pour reprendre une expression consacrée. Il a depuis longtemps franchi cette étape. On ne casse pas un joueur reconnu l'an dernier comme le défenseur par excellence du circuit, mais on peut lui rappeler avec insistance qu'un joueur, dont le jeu est aussi intensément axé sur l'attaque, ne peut pas totalement oublier pourquoi il est là.

On travaille fort là-dessus avec Subban. On passe du temps devant l'appareil vidéo avec lui. L'entraîneur des défenseurs, Jean-Jacques Daigneault, est d'une très grande patience avec lui. Subban est un athlète remarquable, mais il n'est pas facile à diriger. Il ne le sera jamais. À un moment donné, il faudra accepter le fait qu'il est différent.

En tentant de faire de lui un défenseur plus complet, Therrien et Daigneault pourraient lui permettre, par ricochet, de mériter sa place en vue des Jeux olympiques. Néanmoins, il y a un danger à trop insister sur ses erreurs et à vouloir lui imposer un système de jeu qui n'est pas toujours fait pour lui. Guy Lafleur, qui était partout sur la glace, ne s'est jamais moulé au système de Scotty Bowman. Flower ne savait pas lui-même ce qu'il allait faire. Il y avait du génie dans son jeu. N'est-ce pas ce qu'on pourrait dire assez souvent de P.K. Subban?

Tout en cherchant à faire de lui un meilleur défenseur, on ne peut pas courir le risque de brimer le jeu fort excitant du joueur numéro un de l'équipe. Son talent incroyable mérite qu'on lui accorde un peu plus de corde que les autres. Dans le cas de Lafleur, Bowman a fini par accepter qu'il sorte de son système pour faire gagner le Canadien.

Therrien gagnera plus de matchs qu'il en perdra avec ce cheval fou capable des ruades les plus spectaculaires. Il ne faudrait pas que Subban, exaspéré par les recommandations répétées des entraîneurs, en vienne à lever le pied par dépit.

Le premier à en payer le prix serait l'entraîneur.

Claude Brodeur va mieux

J'ai commis une bourde regrettable dans ma dernière chronique sur Martin Brodeur quand j'ai parlé de l'état de santé préoccupant de son frère Claude, un ex-athlète que les problèmes de santé n'ont pas épargné.

Chaque fois qu'on me parlait de lui, on se disait attristé du fait que des ennuis graves attribuables au diabète lui avaient valu de perdre ses jambes. En fait, il n'a été amputé que d'une jambe, ce qui n'est pas rien, on en conviendra.

Même si sa condition est connue d'une bonne partie du public, Claude préfère vivre sa situation privément. Il ne tient pas à ce qu'on s'attriste sur son sort.

« J'ai des amis sur le plan sportif que je n'ai pas vus depuis très longtemps et qui doivent s'inquiéter pour moi à la suite des révélations qui ont été faites, dit-il. Je ne suis pas en train de mourir. Graduellement, j'ai quitté le fauteuil roulant que j'utilisais depuis avril dernier. Je suis passé du fauteuil à la marchette, à la béquille jusqu'à la prothèse à laquelle je tente actuellement de m'habituer. Ça se passe bien avec cette jambe artificielle. Dans deux semaines, je devrais pouvoir rentrer chez moi en marchant. »

L'attitude de Claude Brodeur est inspirante dans les circonstances. S'il s'est mis en tête dès le départ de marcher à nouveau, personne ne doute qu'il y arrivera.

Je lui présente mes excuses pour l'imprécision de mes informations à son sujet.

Parros, pourquoi?

George Parros gagne sa vie à encaisser des coups de poing sur la tête et à en distribuer tout autant. Quel était l'urgence de faire revenir aussi rapidement un joueur qui avait quitté la patinoire sur une civière, il n'y a pas si longtemps? Il était pressé de le faire, certes, mais les patrons d'une équipe ne devraient-ils pas agir de façon à protéger les joueurs contre eux-mêmes?

Même s'il a reçu le feu vert des médecins, cela ne veut pas dire qu'il ne s'expose pas à une autre blessure du même genre, peut-être plus grave encore, dans l'exercice de ses difficiles fonctions. C'était clair que Parros allait se battre dès son retour au jeu au Colorado, ne serait-ce que pour faire la démonstration que sa récente chute, face première sur la glace, n'était qu'une malchance. Et comme les bagarreurs défient rarement des adversaires de petite taille, il a jeté les gants contre le plus costaud de l'Avalanche, Patrick Bordeleau (six pieds, six pouces, 225 livres).

Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu. Parros a été chanceux. Il a reçu quelques coups de poing sur la tête de la part d'un joueur d'utilité qui rêvait d'ajouter un nom de plus à son tableau de chasse. Une solide droite au menton aurait pu le retourner à l'infirmerie pour longtemps. Mardi soir, contre Ryan Reaves, des Blues, il en a encore eu plein les bras et le visage.

Malgré tout, Parros serait le premier à affirmer qu'on s'inquiète pour lui sans raison. N'a-t-il pas récemment sermonné les journalistes qui se sont servis de sa sortie de patinoire les pieds devant pour se lancer en croisade contre les bagarres? Il faut le comprendre, car il en va de son job et d'un salaire frôlant le million de dollars. Le jour où il ne pourra plus mettre ses poings au service de l'équipe, il passera vite au rang des oubliés. Dans quelle condition physique sera-t-il à l'heure de la retraite, il est permis de se le demander.

Personnellement, je préfère un Anthony Calvillo, qui pense à s'assurer d'avoir toute sa tête pour le reste de ses jours, à un George Parros pressé de faire oublier sa dernière commotion cérébrale.



07:24 - Un point : c'est mieux que rien! - RDS.CA
Un point : c'est mieux que rien!

Bloquer des tirs c'est bien beau. En bloquer 38 comme le Canadien l'a fait hier soir face aux Blues de St Louis pour établir un nouveau record de la LNH, c'est plus beau encore.

Mais bloquer des tirs, c'est loin de garantir une victoire.

Car pour bloquer 38 tirs ? en passant, ces statistiques sont comptabilisées depuis le retour au jeu après le lock-out de 2004-2005 ? il faut passer beaucoup de temps dans sa zone. Il faut aussi accorder beaucoup de tirs à l'adversaire. Et quand l?équipe adverse passe du temps dans ta zone et qu'elle tire en rafale toute la soirée, ça veut dire que tu ne vas pas souvent en zone ennemie et que tu ne tires pas souvent au but.

À ce jeu, le Canadien aurait dû se faire planter par les Blues qui ont décoché un total de 79 tirs en direction de Carey Price hier soir. Quatre-vingt-un en fait si on ajoute les tirs de T.J. Oshie et d'Alexander Steen lors de la fusillade qui a basculé en faveur des Blues.

Car avec ses 43 tirs tentés ? 27 sur la cage défendue par Jaroslav Halak, 11 rondelles bloquées par les Blues et cinq tirs qui ont raté la cible ? le Canadien a été très timide en attaque en comparaison aux visiteurs venus du Midwest.

Mais parce que Jaroslav Halak a été moins efficace devant son filet que Carey Price ? en temps réglementaire ? parce que les Blues ont bousillé leurs quatre occasions en attaque massive et parce que le Canadien a profité d'un relâchement des Blues pour marquer deux fois en période médiane. Il a ainsi transformé un déficit de 0-1 en avance de 2-1, pour voir les Blues niveler les chances en troisième et finalement l'emporter 3-2 en tirs de barrage.

Équipe courageuse, mais épuisée

Dans la défaite, le Tricolore se réveille donc avec un point de plus au classement ce matin.

C'est ça de gagné!

De fait, le Canadien devrait se compter très chanceux d'avoir ce point de plus au classement.

Car n'eût été quelques très solides arrêts de Carey Price, les Blues auraient pu sceller l'issue de cette rencontre dès la première période. Et la concrétiser davantage en cours de partie.

Oui le Canadien s'est bien battu.

Et peut-être que Michel Therrien a raison quand il assure que ses joueurs ont tout donné. Mais si tel est le cas, le Canadien ne peut rivaliser avec les Blues.

On l'a d'ailleurs remarqué en prolongation alors que les joueurs du Tricolore étaient complètement vidés en raison des efforts déployés lors des 60 premières minutes pour se défendre d'abord et avant tout et profiter de ses rares occasions de marquer à l'autre bout.

«Bloquer des tirs demande du courage, mais aussi beaucoup d?énergie. Ça te rattrape en cours de match et c?était évident en prolongation alors qu'ils semblaient incapables de s'organiser. Mais cette stratégie et les arrêts de Carey Price qui a été sensationnel nous ont empêchés de prendre le contrôle de la première période», analysait Ken Hitchcock après la rencontre.

Un match que l'entraîneur-chef des Blues a vu défiler en trois temps.

«Nous avons été bien meilleurs qu'eux en première période. Nous avions le plein contrôle. Un contrôle que nous avons perdu en deuxième à cause du regain d?énergie du Canadien et de la frustration affichée par nos joueurs qui ont cessé d'imposer le rythme comme ils le faisaient au premier tiers. Je dirais que la troisième a été équitablement partagée», a poursuivi Hitchcock.

Les Blues ont nivelé les chances en prenant le Canadien à son propre piège. Victime de cinq tirs bloqués au cours de la rencontre, Kevin Shattenkirk a vu son tir de la pointe dévier deux fois avant de déjouer Carey Price qui n'a rien vu en raison de la présence de trois joueurs devant lui.

Occasions en or bousillées

Malgré la nette domination des Blues à leurs dépens et malgré quatre pénalités qui auraient pu être bien plus coûteuses qu'elles ne l'ont été en bout de ligne ? les Blues étaient premiers dans la LNH avec une efficacité de 26,1 %, 22,2 % sur la route ? le Canadien aurait pu se sauver avec la victoire en fin de match.

Les Blues ont écopé une première pénalité mineure avec six minutes à écouler à la troisième.

Après avoir fait chou blanc, le Canadien s'est fait offrir un tir de pénalité après que le capitaine David Backes eut déplacé le filet défendu par Jaroslav Halak alors que le Canadien menaçait en zone des Blues.

Pourquoi un tir de pénalité alors que cette infraction entraîne habituellement une pénalité mineure? Parce que l'infraction a été commise alors qu'il restait moins de 2 minutes à faire au match.

«Je tentais simplement de défendre mon filet et d'empêcher l'autre équipe de marquer. J'ai effectué une vrille devant le but que j'ai frappé de dos. Je ne comprends vraiment pas la décision de l'arbitre, mais je me limiterai à ces commentaires pour éviter de me mettre dans le trouble», a lancé le capitaine des Blues.

Tomas Plekanec a obtenu le tir de pénalité.

Il a tenté de déjouer Jaroslav Halak avec un tir du côté du bouclier. La rondelle a survolé le bouclier de l'ancien gardien du Canadien avant de dévier sur la petite portion de son bâton.

Si près, mais si loin?

Facile à dire après coup, mais avec la possibilité de sélectionner n'importe quel joueur qui était sur la patinoire, je me demande pourquoi Michel Therrien n'a pas plutôt misé sur Michaël Bournival qui avait un des deux buts du Canadien à son actif.

J'aurais aussi choisi Bournival avant Gallagher une fois en tirs de barrage. Gallagher est un petit poison autour du filet. Mais ses buts sont souvent plus le fruit de sa hargne que de sa touche.

«Gallagher nous a donné plusieurs gros buts depuis qu'il est avec nous», a plaidé Michel Therrien après la rencontre.

L'entraîneur-chef du Canadien a aussi convenu avoir choisi Alex Galchenyuk en raison de ses prouesses déployées en fusillade l'an dernier et Max Pacioretty sur une impulsion personnelle.

Une impulsion dont Pacioretty n'a pas profité ratant la cible sur le troisième et dernier tir du Canadien. Un tir que le meilleur marqueur du Canadien se devait de loger dans le filet pour faire contrepoids au but de T.J. Oshie dès le premier tir des Blues.

Le match d'hier face aux Blues a mis un terme à une séquence de huit parties contre des équipes de l'Ouest lors des neuf derniers matchs du Canadien qui a d'ailleurs disputé 12 de ses 15 premières rencontres face à des clubs de l'association rivale.

Le Tricolore disputera 14 de ses 15 prochaines parties contre des adversaires de l'Est. Les points ainsi perdus seront doublement coûteux puisqu'ils amélioreront la position de ses adversaires au classement.

Chiffres du match

- Des 38 tirs bloqués par le Canadien, Douglas Murray a stoppé 8 rondelles. Une mince consolation pour ses mauvais jeux défensifs dont l'un a directement conduit au premier but des Blues?

- De tous les joueurs des Blues, c'est Alex Pietrangelo qui a été la plus grande victime du Canadien au chapitre des tirs bloqués avec 7?

- Trop occupé à bloquer des tirs le Canadien s'est contenté de 15 mises en échec hier soir?

- Les Blues ont répliqué avec 29 coups d?épaule dont 9 distribués par le capitaine David Backes et 6 par Ryan Reaves, l'homme fort des Blues qui a su maximiser ses présences?

- Inversement, George Parros a terminé sa soirée de travail avec un différentiel de moins-1. Après 4 rencontres, Parros est non seulement en quête d'un premier point avec le Tricolore, mais aussi d'une première victoire. Comme quoi la présence d'un bagarreur est loin de garantir les victoires. De fait, pourquoi Parros était-il sur la glace en fin de match lorsque les Blues ont nivelé les chances?

- Le Canadien a connu sa pire soirée de la saison aux cercles de mises en jeu avec une piètre efficacité de 36 $, soit 27 mises en jeu gagnées contre 48 perdues?

- Tomas Plekanec (6 en 22 : 27 %), Alex Galchenyuk (1 en 7 : 14 %), Brian Gionta en relève de Plekanec (1 en 6 : 17 %) et Lars Eller (10 en 22 : 45 %) n'ont pas obtenu la note de passage.

- Ryan White (4 en 8 : 50 %) et Martin St-Pierre (2 en 3 : 67 %) ont été les meilleurs du CH?

- Parlant de Martin St-Pierre, il a disputé un premier match honnête dans l'uniforme du Canadien. Sans tambour ni trompette, il s'est bien acquitté de son travail lors des 13 présences totalisant près de 10 minutes. Un bémol : au-delà l'honnêteté de son travail, il est permis de se demander pourquoi Michel Therrien lui a accordé 69 secondes d'utilisation en avantage numérique. Une récompense oui, je veux bien. Mais ce n?était pas comme si le Canadien voguait pénard vers une victoire facile?

- Le Canadien s'entraînera à Brossard mercredi matin avant de mettre le cap sur Ottawa où il affrontera les Sénateurs jeudi.

- En relève à Craig Anderson, blessé à la nuque, Robin Lehner a remporté sa première victoire de la saison mardi soir à Columbus. Un gain de 4-1 aux dépens des Blue Jackets. Un gain signé Erik Karlsson qui a marqué les premier et quatrième buts de son équipe pour gonfler sa fiche offensive à 6 buts et 17 points en 15 rencontres?



01:59 - Subban et Diaz négocieront bientôt - RDS.CA
Subban et Diaz négocieront bientôt

Le Canadien entreprendra sous peu les négociations avec son défenseur vedette P.K. Subban et l'arrière d'utilité Raphael Diaz. Directeur général du Canadien, Marc Bergevin a confirmé mardi que lui et l'agent Don Meehan auront des discussions préliminaires d'ici une semaine ou deux dans ces deux dossiers.

Les négociations proprement dites suivront. Des négociations qui pourraient être longues. Surtout dans le cas de Subban.

Fort de son talent, du trophée Norris qu'il a remporté l'an dernier, de la place importante qu'il occupe au sein de la formation et de l'immense popularité dont il profite, à Montréal bien sûr, mais aussi aux quatre coins de la LNH, l'arrière âgé de 24 ans pourra se montrer très gourmand autant sur le plan de l'argent que sur celui de la durée du contrat qu'il recherchera.

Après s?être plié aux exigences du Canadien qui lui a offert un contrat de transition il y a deux ans, une entente totalisant 5,75 millions $ qui prendra fin en juillet prochain, P.K. Subban touchera le gros lot lorsqu'il apposera sa signature au bas de son prochain contrat. C'est acquis. Surtout si ce contrat s?échelonne sur une durée de huit ans, soit la limite maximale prévue à la nouvelle convention collective liant la LNH à ses joueurs.

Plusieurs agents contactés au cours des derniers jours assurent que Subban sera en mesure de toucher un salaire semblable à celui que les Maple Leafs de Toronto ont consenti le mois dernier à leur vedette offensive Phil Kessel : 64 millions $ répartis sur huit ans.

Cette moyenne de 8 millions $ par année semble élevée quand on la compare aux moyennes associées au contrat de Shea Weber (7 875 143 M $), Ryan Suter (7 538 462 M $), Kristopher Letang (7 250 000 M $ à compter de l'an prochain), Drew Doughty, Zdeno Chara (6 916 667 M $) et même Erik Karlsson qui a lui aussi un trophée Norris à son actif et (6,5 millions $) et Alex Pietrangelo, la pierre angulaire de la défensive des Blues de St.Louis qui sont de passage au Centre Bell ce soir.

Mais parce que Subban est le prochain à signer, qu'il profitera donc de l'inflation « normale » qui prévaut dans la LNH sans oublier la hausse anticipée du plafond salarial dès l'an prochain et qu'il a accepté de freiner ses exigences l'an dernier en se pliant au contrat de transition, plusieurs agents sont convaincus de l?à propos d'un salaire moyen de huit millions $ sur huit ans pour l'as défenseur du Tricolore.

Contrairement à mes prétentions et à celles de plusieurs amateurs, la présence où l'exclusion de P.K. Subban de l?équipe canadienne en vue des Jeux olympiques de Sotchi n'aura pas une incidence directe sur les négociations à venir.

«La valeur de P.K. Subban dépasse les paramètres des Jeux. Comme agent, tu veux le plus d'arguments favorables à ton client possible. C'est évident. Et les équipes jouent le jeu inverse. Mais dans le cas d'un joueur comme P.K. je ne crois pas que Don (Meehan) ou Marc (Bergevin) perdrait ou gagnerait beaucoup en accordant de l'importance au dossier olympique. La place du joueur au sein de l?équipe, ses exploits passés et les projections sur sa contribution à venir sont bien plus importants», expliquait un agent bien en vue dans la LNH joint par RDS.CA au cours des derniers jours.

Deuxième transition?

Et si le Canadien refuse d'ouvrir les coffres et de multiplier les années? Si Marc Bergevin reçoit le mandat de son propriétaire Geoff Molson d'afficher une ligne dure devant Subban une fois encore ?

Cette décision pourrait malgré tout avantager le jeune défenseur.

Car après avoir joué le jeu du Canadien en acceptant le contrat de deux ans offert l'an dernier, Subban et son agent pourraient décider de réclamer à leur tour un contrat de transition.

Pourquoi?

Parce qu'en signant un contrat de deux ans d'une valeur oscillant entre 14 et 15 millions $, Subban frapperait à la porte du marché des joueurs autonomes dans deux petites années.

Et une fois disponible, Subban pourrait facilement faire monter les enchères et toucher plus que le salaire qu'il lorgne en vue de son prochain contrat.

Rien n'empêcherait le Canadien et Subban de s'entendre au cours de cet autre contrat de transition. C'est un fait. Mais Subban serait, sur le strict plan des affaires, perdant de se priver de la possibilité d'aller tâter le marché.

Joints au cours des derniers jours, le directeur général du Canadien Marc Bergevin et l'agent de Subban Don Meehan ont refusé catégoriquement d?étaler leurs stratégies quant aux négociations qui s'annoncent. Des négociations qui seront très intéressantes à suivre.

Et l'arbitrage?

Subban et le Canadien pourraient bien sûr avoir recours à cette solution s'ils se retrouvent dans un cul-de-sac l?été prochain.

Mais il serait très surprenant de voir le Tricolore adopter un tel scénario. Les procédures d'arbitrage étant très ardues alors que les équipes défilent les reproches à l?égard de leur joueur dans le but d'obtenir le contrat le plus avantageux possible, les contrats ainsi signés à regret par l'une ou l'autre des parties annoncent la plupart du temps un divorce.

Un divorce qui n'aiderait en rien la cause du Canadien. À moins bien sûr que Marc Bergevin arrive à concocter une mégatransaction par le biais de laquelle il pourrait faire avaler aux partisans de son équipe la perte d'un joueur aussi important et populaire que Subban.

Mais bon ! On est encore très loin de ce scénario catastrophe. Bergevin et Meehan auront l'occasion de s'invectiver, de donner de grands coups de poing sur la table et de se raccrocher la ligne au nez plusieurs fois avant d'en arriver là.

Markov : nouvel agent

Après s?être entendus relativement facilement sur les paramètres du contrat signé la semaine dernière par le défenseur Alexei Emelin, Marc Bergevin et Don Meehan ont bon espoir de s'entendre dans les dossiers de Subban et aussi de Raphael Diaz.

En passant, le Canadien avait placé le nom d'Emelin tout en haut de la liste de priorité en raison des risques associés au maraudage ouvert effectué par les équipes de la KHL.

Si les joueurs nord-américains sont moins sensibles aux millions $ que font miroiter les équipes de la deuxième ligue professionnelle en importance après la LNH, les Russes sont plus facilement intéressés. C'est normal. Car en plus de toucher des salaires supérieurs à ceux qui leur sont consentis dans la LNH, ils ont le plaisir de jouer à la maison. En s'assurant les services d'Emelin pour les quatre prochaines années (à compter de l'an prochain), le Canadien a donc évité la possibilité d'un exode vers la Russie de son défenseur robuste qui occupe une place importante au sein de sa brigade défensive.

Dans le cas d'Andrei Markov, les négociations s'annoncent plus difficiles. Surtout que des informations confirmées au cours des derniers jours ont permis d'apprendre que le vétéran défenseur avait décidé de larguer son agent : Don Meehan.

L'identité de celui qui le remplacera n'est pas connue pour le moment. Mais ce changement représente une mauvaise nouvelle pour le Canadien. Du moins pour l'instant puisque Marc Bergevin a convenu ne pas avoir la moindre idée de son futur interlocuteur dans le cas de Markov.

Pour cette raison, les négociations sont beaucoup moins imminentes dans le cas de Markov que dans ceux de Subban et Diaz.

Et si elles s'annoncent difficiles dans le cas de Subban, elles pourraient être plus ardues encore dans celui de Markov.

Le vétéran défenseur célébrera ses 35 ans le mois prochain. Il complétera en juillet la dernière année du contrat de trois ans d'une valeur de 17 250 000 $.

Malgré son âge, et le fait que les blessures l'ont contraint à patienter jusqu?à sa 13e saison pour atteindre le plateau des 400 matchs en carrière dans la LNH, Markov entend passer à la caisse une fois encore.

Plus encore que son intention de demeurer à Montréal, avec le Canadien, Markov entend signer un autre contrat à long terme et à un salaire moyen équivalent à celui (5,75 millions $) qu'il touche actuellement.

Malgré les performances plus que satisfaisantes que Markov offre au Canadien depuis le début de la saison, il sera difficile de consentir un contrat de trois, quatre, voire cinq saisons à Markov pour le garder à Montréal.

Surtout que si elles semblent déraisonnables aux yeux de plusieurs observateurs, les demandes de Markov pourraient être consenties par quelques équipes de la LNH en manque d'expérience à la ligne bleue.

Les noms des Flyers de Philadelphie et des Oilers d'Edmonton viennent en tête d'une liste qui pourrait s'allonger d'ici à l'an prochain.

Markov pourrait également profiter de la générosité des équipes de la KHL pour aller compléter sa carrière en Russie où il toucherait le salaire qu'il espère.

Andrei Markov n'est pas encore parti de Montréal.

Ça non ! Mais le changement d'agent qu'il effectue en ce moment annonce une intention claire de signer un contrat riche et long. Que ce soit à Montréal, ou ailleurs.

Quant à Diaz, bien que son avenir avec le Canadien soit loin d?être coulé dans le béton, le défenseur qui aura 28 ans en janvier s'acquitte très bien de sa tâche. À 1,25 million cette année, il remplit ce rôle à un salaire raisonnable dans les paramètres de la LNH.

Et bien que des jeunes comme Jarred Tinordi, Nathan Beaulieu, voire Greg Pateryn et Magnus Nygren frapperont bientôt à la porte du vestiaire du Tricolore, le Canadien serait malvenu de laisser partir le défenseur suisse sans rien obtenir en retour.

Car une fois sous contrat, Diaz pourrait être échangé et ainsi permettre au Canadien d'obtenir une compensation.

Trois dossiers à suivre? 



01:48 - Les stratégies seront importantes - RDS.CA
Les stratégies seront importantes

Dimanche, les Alouettes retournent à Guelph et affronteront les Tiger-Cats pour la troisième fois en quatre semaines. Par contre, lors de la demi-finale de l'Est, il n'y a plus lendemain si Montréal s'incline.

Pas besoin de vous dire qu'il va déjà y avoir un peu d'animosité d'installer entre ces deux équipes! Plus tu apprends à te connaître, plus tu apprends à te haïr. Je me doute déjà que l'intensité sera au rendez-vous.

Ce sera toujours les joueurs qui vont exécuter les jeux. C'est eux qui réussissent des touchés, qui échappent des ballons, qui vont faire des blocs ou bien rater des plaqués. Bref, ce sont eux qui gagnent des matchs ou qui les perdent.

Par contre, quand tu affrontes trois fois la même équipe en quatre matchs, l?élément stratégique devient plus important que jamais. Les entraîneurs des deux équipes auront un rôle clé. Ils devront trouver de nouvelles manières de déjouer et surprendre l'adversaire. Quand c'est la troisième fois, il faut déguiser nos formations pour exécuter des jeux déjà utilisés aussi.

Il faut trouver un équilibre entre les nouveautés et les anciens jeux. Si on n'a pas le temps de pratiquer les nouveaux jeux, on prend le risque de mal les exécuter sous la pression en situation de match. Ce qui a été ton pain et ton beurre pendant la saison doit maintenant être bien déguisé.

J'ai hâte de voir les plans de match, la sélection des jeux et les tendances qu'on devra changer. L?élément stratégique aura donc une importance capitale dimanche.

Le dernier match de la saison régulière des deux équipes n'avait aucune incidence sur le classement final. Mais les deux formations avaient annoncé que c?était un match très important au niveau de la préparation pour aller chercher de l?élan et de la confiance avant les éliminatoires.

Force est d'admettre que les deux équipes avaient la même idée en tête, mais elles ne sont pas ressorties avec le même goût en bouche.

Les Tiger-Cats sont allés battre les Blue Bombers à Winnipeg par la marque de 37-7. Hamilton avait laissé de côté 12 partants. Ils ont donc vaincu les Bombers par 30 points sur la route sans 12 partants.

Henry Burris a complété 70 % de ses passes. Il a lancé deux passes de touché et aucune interception. Beaucoup de petites passes, mais on peut tout de même dire mission accomplie dans son cas. Il en arrachait en fin de saison et il ressort de cet affrontement avec beaucoup de points positifs.

Le porteur de ballon, Chevon Walker, a gagné plus de 100 verges au sol. La défense n'a pas accordé de touché. Elle a provoqué cinq revirements et elle a marqué un touché défensif. Il n'y a pas eu de blessure majeure à aucun joueur.

La performance des Ticats a été beaucoup plus inspirante que celle des Alouettes contre les Argonauts.

Des gens diront que Hamilton jouait contre la pire équipe de la LCF. À ceux qui pensent cela, oui je vous le concède, mais je vous rappelle que les Bombers ont battu Montréal deux fois au Stade Percival-Molson cette année.

Une victoire moins satisfaisante

Du côté des Alouettes, j'apprécie le fait qu'ils ont gagné 23-20. Ils tiraient de l'arrière. Ils se sont battus et ils ont trouvé une façon de revenir et de gagner le match. Toutefois, il faut prendre en compte que Toronto avait laissé de côté 17 joueurs réguliers.

La victoire des Alouettes, comparativement à celle des Tiger-Cats, a beaucoup moins de lustre. Tu ne peux pas dire que tu peux aller chercher de la confiance avec cette performance.

Les entraîneurs vont identifier des situations et des jeux sur lesquels on va pouvoir construire. Dans l'ensemble, on espérait une victoire plus convaincante.

Cette victoire des Alouettes m'a laissé sur mon appétit. Ce n?était pas nécessairement le résultat de cette rencontre qui m'intéressait plutôt que la façon dont allaient jouer les Alouettes. Je ne pense pas que les Alouettes ont quitté Toronto avec un réservoir de confiance plein à craquer.

En plus, contrairement aux Ticats, il y a plusieurs joueurs qui n'ont pas terminé le match. Kyries Hebert, Tyrell Sutton, Geoff Teasdale, Byron Parker et Burke Dales n'ont pu compléter la rencontre en raison de blessures. Les Alouettes ont repris l'entraînement mardi, mais on en saura plus sur leur état de santé mercredi.

Montréal n'a pas joué un grand match, a employé ses joueurs réguliers pendant toute la rencontre et en plus l?équipe a perdu des joueurs. On ne peut pas dire que c'est mission accomplie. Par contre, ça ne veut pas dire que les Alouettes ne gagneront pas dimanche.

Néanmoins, quand je compare le scénario des deux équipes, celui des Ticats est plus intéressant au niveau de cette dynamique que les deux équipes recherchaient.

Les gros jeux de Smith

Le pourcentage de passes complétées de Troy Smith tourne toujours autour de 50 %. Il était à 53 % contre les Argos la semaine dernière. On en comprend que c'est un quart qui manque de constance et de précision, mais qu'il est capable de faire de gros jeux.

Il n'est pas très constant dans ses passes, mais là où il l'est, c'est qu'il produit avec de gros jeux. On va souhaiter que ça continue parce que la journée où les gros jeux ne fonctionneront pas, ce sera difficile pour les Alouettes.

Ce que j'ai apprécié de Smith c'est qu'il n'a pas été affecté par son début de match. Il a commencé avec une passe complétée en huit tentatives pour trois verges. Il a également lancé une interception qui a été retournée pour un touché. Bien des quarts-arrières seraient rentrés sous le tapis pour se cacher.

La bonne nouvelle, c'est qu'il est revenu plus fort que jamais. Il a joué son meilleur football après l'interception. Il a ensuite complété 14 de ses 20 passes pour 194 verges de gains avec trois passes de touché. Il a fait une superbe course pour le converti de deux points.

Toutefois, j'identifie trois passes qui lui donnent 122 verges. La journée où il manquera de constance et que les gros jeux ne fonctionneront pas, il sera dans le trouble.

Du côté de la défense, ce sont quelques gros jeux qui lui ont fait mal. Des jeux de 60, 40 et 34 verges entre autres. Il faut les éliminer.

On a tout de même réalisé six sacs du quart. Quatre ont été réussis face aux quarts Trevor Harris et Mitchell Gale, troisième et quatrième à cette position dans la charte des Argos. Des fois, ça va un peu trop vite pour eux et ils tiennent le ballon un peu trop longtemps parce qu'ils ne voient pas beaucoup d'action.

Mais les sacs du quart, je ne pense pas que ça fait foi de tout. Je ne suis pas certain qu'on a mis une pression constante sur les quarts adverses. Ça semble drôle à dire. Toronto semblait capable de solutionner les blitz des Alouettes et de s'assurer qu'il y avait toujours quelqu'un devant chaque joueur. Ça m'a surpris un peu par ce que les Alouettes ont normalement le don de toujours libérer quelqu'un.

Des choix difficiles pour les botteurs

La situation des botteurs risque d?être une histoire intéressante cette semaine. Dans quelle direction iront les Alouettes?

Je ne suis pas certain qu'on ait répondu aux interrogations qu'on avait sur les botteurs. On avait inséré Burke Dales dans l'alignement. Je l'ai trouvé très bon en première demie et un peu moins en deuxième. C?était son premier match depuis un bout de temps. Il est arrivé rapidement avec l?équipe.

Je l'ai trouvé moins efficace en deuxième demie et il s'est également blessé. Sur les images, on semble voir qu'il se blesse aux côtes. On ne connaît pas encore son état de santé.

Toutefois, c'est clair que ses bottés de dégagement étaient plus hauts et plus loin que Sean Whyte bien que c?était un peu moins convaincant en deuxième demie.

Ce qui est très frustrant pour les Alouettes, c'est que Sean Whyte n'avait que les placements et les bottés d'envoi à s'occuper et il a raté un botté de précision de 39 verges? dans un stade couvert! Il a maintenant manqué ses trois derniers bottés de précision.

D'après moi, ce sera une des grandes discussions que les Alouettes auront cette semaine. On verra bien dans quelle direction ils iront. On sait qu'ils ont aussi le botteur américain Delbert Alvarado sur leur équipe de pratique.

J'ai donc hâte de voir avec qui on va décider d'y aller. Est-ce qu'on y va avec un ou deux botteurs? Est-ce qu'on change carrément de botteur? Ce seront des décisions difficiles pour la direction.

La saison régulière est maintenant terminée et c'est une nouvelle campagne qui débute. C'est le cliché de la saison d'un match. C'est la rencontre la plus importante dimanche.

Quand c'est une série 4 de 7, il y a beaucoup de chances que la meilleure équipe l'emporte. Mais quand c'est un match à élimination directe, tu ne sais jamais ce qui peut arriver!

Les Alouettes devraient jouer la carte des négligés et qu'on ne les respecte pas. On peut aller causer des surprises. Même s'ils ont perdu deux fois contre Hamilton cette saison, je ne pense pas que les Alouettes ont un complexe devant les Tiger-Cats. N'eût été des cafouillages des unités spéciales, Montréal aurait trois victoires contre aucune défaite face aux Ticats. Mais on ne va pas loin avec des si?

Le brio de Chip Cox

Plusieurs joueurs des Alouettes ont reçu des honneurs de joueurs de la semaine en défense et ça vient juste confirmer que ç?a été une unité défensive qui a été bonne.

Chip Cox a reçu l'honneur de joueur du mois pour celui d'octobre et il l'avait également reçu lors du mois d'août. Il mérite tout ce qui lui arrive.

Ce que j'ai toujours aimé de Cox c'est qu'il a toujours été bon. Il est en tout temps à son affaire. Il est méticuleux et il prend soin de sa santé. C'est un professionnel sur toute la ligne que ce soit sur le terrain, dans la salle vidéo et dans le gymnase.

Chip Cox va toujours te donner la même chose à chaque jeu, à chaque série et à chaque match que ce soit celui de la coupe Grey ou une rencontre préparatoire. C'est ce qui est impressionnant de lui.

Il y a de fortes chances qu'on entende son nom être nommé lorsqu'on dévoilera le joueur défensif de l'année dans la LCF.

Je n'ai aucun doute qu'il représentera l'Est et je ne serais pas surpris qu'il gagne pour la Ligue canadienne. Ce serait amplement mérité et ce ne serait pas un vol de sa part.

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



mardi 05 novembre 2013
21:20 - Price livre la marchandise - RDS.CA
Price livre la marchandise

Le passe-temps préféré à Montréal semblait être de critiquer les performances de Carey Price. Force est d'admettre que Carey livre la marchandise depuis le début de la présente campagne et que n'eut été de son brio, le CH aurait deux et peut-être même trois victoires de moins à sa fiche. J'ai toujours soutenu que Carey Price faisait partie de l?élite des gardiens de la LNH (ce qui m'a valu plusieurs critiques). J'ajouterais même qu'il est dans le top-5 des gardiens du circuit. Il n'y a pas beaucoup de cerbères qui doivent gérer la pression que les partisans et les médias imposent à un gardien autant que Price, et il relève le défi à merveille.

Certes, Stéphane Waite y est pour beaucoup mais il serait très malhonnête de critiquer Pierre Groulx pour les performances de Carey avant cette saison puisque Carey a quand même participé à trois matchs des étoiles depuis le début de sa carrière.

Je persiste encore à dire que sa baisse de régime de l'an dernier était aussi due aux mauvaises performances de l?équipe en entier dans le dernier droit de la saison. Oui, il avait ses torts. Mais il n?était pas la seule raison pour laquelle le CH a planté du nez en fin de saison et en séries.

Avec les brillantes performances qu'il accumule cette saison, l'or qu'il a remporté aux championnats du monde junior ainsi que la familiarité à subir la pression du marché de Montréal, je crois qu'il est présentement dans le siège du conducteur pour le poste de gardien no 1 à Sotchi. Si le Canadien accède aux séries cette saison, cette participation sera grandement due au travail qu'il aura accompli.

Desharnais et P.K.

Je suis déçu de voir l'acharnement de plusieurs envers P.K. et David Desharnais.

Commençons avec David. Croyez-moi qu'il n'y a personne qui est plus déçu que David lui-même. Le poids de son contrat lui pèse peut-être sur les épaules, mais je crois que la principale raison est simplement son manque de confiance sur la glace. Lorsque je regarde les matchs, ce manque de confiance est flagrant. Je l'ai côtoyé très longtemps et je crois que je connais très bien David. Il semble être pris dans un tourbillon dont il ne trouve pas l'issue Desharnais a été mon co-chambreur, mon voisin de siège dans l'avion ainsi qu'un très bon ami (il l'est encore d'ailleurs), donc c'est difficile pour moi de le voir comme ça. Je sais comment il doit se sentir. C'est une chose de vivre une léthargie mais ça en est une autre de la vivre à Montréal - le meilleur exemple est Scott Gomez - et pire encore pour un Québécois. Je suis quand même persuadé qu'il s'en sortira éventuellement.

Il regardera le match de ce soir sur la galerie de presse et à l'occasion ça peut aider. Le joueur regarde le match différemment du haut de la passerelle et ça peut l'aider à sortir de l'engrenage dans lequel il est pris. Le match vu d'en haut est tellement facile. On a le temps de voir le jeu se dessiner et on se rend compte comment on a plus de temps qu'on le pense. Croyez-moi, si j'avais eu la vison de la galerie de presse lorsque j?étais joueur, j'aurais marqué 40 buts! Malheureusement, ce n'est pas possible, mais ce serait certainement merveilleux.

Pour ce qui est de P.K., j'ai été un peu déçu des propos de Michel Therrien après le dernier match puisque ce n'est pas la première fois qu'il le critique sur la place publique. S'il le faisait avec tout le monde, ce serait une chose, mais on semble s'acharner sur PK en tentant le le convertir en défenseur plus défensif (et non défenseur défensif, une nuance importante). Subban est à son meilleur lorsqu'il joue en pleine confiance et qu'il prend quelques risques. Il fera gagner beaucoup plus de matchs qu'il en fera perdre. Ceci étant dit, je crois que Therrien et son groupe d'entraineurs ont fait du très bon travail pour améliorer la prise de décisions de P.K. mais ils doivent le laisser être lui-même.

Pour ce qui est des jeux de Sotchi, nous aurons l'occasion de nous en reparler prochainement mais je trouverais ridicule qu'il ne soit pas sélectionné. Si c'est le cas, Yzerman se devra de remporter la médaille d'or puisque cette décision sera la première qui lui sera remise sur le nez en cas d?échec.

Merci de me lire et j'aime bien lire vos commentaires (bien que certains sont très prévisibles). Lors de chacune de mes prochaines chroniques, je commenterai ou répondrai à certaines questions et/ou commentaires.

Bonne semaine à tous et je prédis, comme à l'Antichambre hier, une victoire de 2-1 du CH ce soir, grâce à une performance extraordinaire de Carey Price (35-40 arrêts)!



16:11 - Si le ridicule tuait... - RDS.CA
Si le ridicule tuait...

... la LNH serait morte depuis longtemps et l'incident du week-end dernier en est une autre preuve.
 
Vous avez probablement vu les images de la foire entre les Flyers et les Capitals vendredi soir à Philadelphie et surtout celles du combat entre Ray Emery et Braden Holtby. Et vous savez sûrement qu'il n'y aura pas de suspension à l'endroit d'Emery parce qu'il n'y a rien dans le livre de règlements à part une pénalité de deux minutes pour avoir quitté son filet. Comme si c'était la première fois qu'on voyait ça!
 
S'il n'y a rien dans le livre de règlements, le commissaire Gary Bettman doit alors utiliser son pouvoir discrétionnaire pour suspendre Ray Emery.

Holtby n'avait aucune envie de se battre contre Emery. Ce dernier lui a répondu qu'il n'avait pas le choix et n'avait qu'à se défendre avant de lui asséner une douzaine de coups de poing. Est-ce qu'on peut parler d'une tentative de blesser ici?
 
Ensuite, il pourrait se pencher sur le rôle de l'arbitre François St-Laurent dans cette affaire.  Mon collègue Stéphane Auger expliquait lundi soir à Hockey 360 qu'en pareilles circonstances, il aurait pu être dangereux pour sa sécurité d'intervenir entre les deux joueurs.  Et la sécurité de Holtby, qui s'en est soucié!

J'aime beaucoup mieux les explications de Kerry Fraser sur le site TSN.ca qui n'aurait pas hésité à s'interposer et à menacer Emery de suspension s'il ne mettait pas fin au combat immédiatement. Il raconte d'ailleurs avoir agi de la sorte à l'endroit de Zdeno Chara qui s'apprêtait à « détruire » Vincent Lecavalier.
 
Finalement, il pourrait enquêter sur ce qui s'est passé dans le vestiaire des Flyers entre la 2e et la 3e période.  Le directeur général Paul Holmgren est descendu dans le vestiaire pour « parler » aux joueurs.  On ne peut présumer de rien, mais cinq minutes après le début de la 3e, la foire éclatait.
 
Et que dire de ce journaliste qui a décerné la 3e étoile du match au gardien des Flyers.

L'affaire a fait grand bruit au Canada et aux États-Unis et a terni la réputation de la LNH... encore une fois. Certains commentateurs ont suggéré que des plaintes criminelles soient déposées contre Ray Emery et l'arbitre François St-Laurent pour son rôle ou « absence de rôle » dans cette affaire.
  
Mais d'abord, Gary Bettman pourrait commencer par mettre ses culottes.
 
Le plus ironique?


C'est que le nombre de bagarres est en baisse de 20,5 % dans la LNH. Cette saison, dans 65 % des matchs joués, il n'y a pas eu de bagarres. Il y a 25 ans, ce chiffre était de 40 %.
 
Dans les années 80, environ la moitié des joueurs de la ligue avaient été impliqués dans au moins une bagarre chaque saison. Dans les années 90, ce chiffre n'était plus que de 29 %.
 
Mais en même temps, les suspensions sont en hausse.  En octobre, 12 joueurs ont été suspendus pour un total de 60 parties et 3 autres ont été mis à l'amende.

Pour toute la saison écourtée de 2013, 24 joueurs avaient été suspendus pour un grand total de 64 parties. Et le montant perdu en salaire est supérieur de près de 200 000 dollars cette saison, soit 899 665 $ contre 714 829 $ la saison dernière.
 
Le plus malheureux, c'est que ces chiffres vont donner des arguments à ceux qui prétendent que l'abolition des bagarres entraînerait une augmentation des coups vicieux.



00:09 - Remettre ses bottes de travail - RDS.CA
Remettre ses bottes de travail

Je dois m'avouer déçu du résultat obtenu par le Canadien sur les patinoires adverses au cours de la fin de semaine, à commencer par sa prestation contre le Wild de Minnesota, qui ne représente pas à mon avis une force de frappe à craindre dans la LNH. Le Canadien jouait du très bon hockey et semblait sur une lancée avec deux victoires d'affiliée avant leur départ de Montréal.

Le lendemain, Michel Therrien et ses hommes étaient au Colorado. Il est bien vrai que cela représentait un défi de taille contre une formation qui joue avec confiance. Cet affrontement mettait aux prises deux équipes disputant un deuxième match en 24 heures, donc il n'y avait pas d'avantage d'un côté ou de l'autre. Je voyais une opportunité tout désignée pour Peter Budaj de se mettre de nouveau en évidence, cette fois contre son ancien club.

Bref, alors que j'anticipais une récolte de quatre points, le Canadien est de retour bredouille de son court séjour. De se montrer incapables d'obtenir le moindre point dans ce genre de circonstances pourrait venir hanter le Tricolore dans une éventuelle course aux séries. Ils doivent toutefois réenfiler leurs bottes de travail, et cela commence mardi à domicile contre les Blues de Saint Louis.

La patience a ses limites

Le rendement de David Desharnais demeure l'un des sujets d'actualité les plus chauds entourant le Canadien. À mon avis, le Québécois n'est pas sur la corde raide en dépit de ses ennuis après 15 rencontres. Cependant, Michel Therrien sait pertinemment que David n'est pas en mesure de livrer la marchandise offensivement sur l'un des deux premiers trios. Et si l'on considère qu'avec son gabarit, il ne peut pas réellement contribuer en tant qu'attaquant défensif ou dans un rôle d'agitateur, il aura fort à faire pour réintégrer sa place habituelle.

Ce n'est pourtant pas le nombre de chances de se racheter qui ont manqué pour Desharnais. Therrien s'est montré patient à son égard, mais il se doit de trouver des solutions. L'une des pistes de solution identifiée a été de muter Alex Galchenyuk au centre, lui qui a évolué principalement à l'aile gauche depuis qu'il s'est taillé un poste à Montréal, la saison dernière.

Je trouve cette décision quelque peu surprenante, mais je comprends la réflexion du groupe d'entraîneurs. Il est vrai que c'est la position naturelle du jeune attaquant, mais je m'attendais à ce qu'on lui confie cette responsabilité graduellement. Au lieu de transiger, on a opté de voir si le poste de Desharnais pouvait être comblé à l'interne. Ce qui est rassurant, c'est qu'on a bien entouré Galchenyuk en lui donnant Max Pacioretty et Brendan Gallagher comme ailiers. Il est bourré de talent et possède le physique de l'emploi afin de réussir comme centre.

Si Galchenyuk donne raison à son entraîneur, c'est aussi Lars Eller qui va se retrouver perdant dans l?équitation. Le centre danois pivotait un trio qui fonctionnait, mais qui doit maintenant être démembré.

Après les retours au jeu de Pacioretty et Parros, deux autres attaquants semblent sur la bonne voie vers un retour dans la formation. En effet, Daniel Brière et Brandon Prust ont tous deux patiné lundi matin au Complexe Bell, à Brossard. Dans le cas de Brière, sa progression est encourageante, mais il faut faire preuve de prudence quant au traditionnel protocole suivant une commotion cérébrale. Des maux de tête ou d'autres types de symptômes peuvent revenir.

Quant à lui, Prust a connu un excellent entraînement. Il a poussé la note et semble en très bonne forme. Un retour d'ici une semaine me semble un scénario envisageable dans son cas.

Un spectacle désolant

Je ne me suis jamais caché d'avoir un intérêt pour le hockey robuste. Lorsque le contexte s'y prête, une ou deux bagarres font partie du jeu. Toutefois, je ne cautionne pas les débordements qui ont eu lieu à Philadelphie, vendredi soir. De voir Ray Emery quitter son but pour se bagarrer avec Braden Holtby après le septième but des Capitals et la folie qui s'en est suivie n'est certainement pas le bon exemple à donner aux jeunes hockeyeurs.

La philosophie des Flyers pour l'emporter est rendue dépassée. Ce genre de culture d?équipe ne donne plus les résultats obtenus autrefois. Ils ne gagneront rien ainsi, et je suis particulièrement déçu pour les joueurs de talent comme Claude Giroux, Vincent Lecavalier et Sean Couturier, qui sont prisonniers de ce style de jeu qui ne leur convient simplement pas.

Si le club arrive à se concentrer sur la recette qui leur permettrait de gagner, je ne crois pas que l?équipe de Craig Berube soit une cause perdue. Leur niveau de jeu n'est pas aussi mauvais que leur dossier le suggère. Il est toutefois facile d?être pessimiste lorsqu'on évalue leur situation entre les poteaux. Trop souvent, les Flyers ont tenté de colmater les brèches à cette position, sans grand succès. Cette saison n'y fait pas exception, avec deux gardiens de calibre #2 en Emery et Steve Mason.

Les Sénateurs d'Ottawa représentent une autre équipe de l'Association Est dont la première portion du calendrier a été décevant. Leur fiche de 4-6-4 est attribuable en partie aux performances de Craig Anderson. L'an dernier, il a été époustouflant à répétition. Plusieurs soirs, il allait chercher deux points grâce à son brio. Bien qu'il n'ait pas été mauvais après 14 matchs, il ne fait plus la différence. C'est toutefois un grand soulagement pour l'organisation d'apprendre que la blessure de leur gardien étoile n'est pas aussi grave qu'on le croyait à prime abord.

Dans un deuxième temps, je crois que l'absence de l?âme de l?équipe, l'ex-capitaine Daniel Alfredsson se fait énormément ressentir. Bobby Ryan est un marqueur talentueux, mais il ne possède pas certains des attributs d'Alfredsson, notamment son leadership. Encore à ce jour, j'arrive mal à m'expliquer pourquoi la haute direction des Sénateurs n'a pas mis en ?uvre pour qu'il termine sa carrière dans la capitale. À la défensive, on accorde trop de lancers et c'est un aspect qui doit inquiéter Paul MacLean. On aura beau dire ce qu'on voudra au sujet des carences défensives de Sergei Gonchar, je suis d'avis qu'il formait un formidable duo avec Erik Karlsson. Son apport manque à l?équipe.

Finalement, s'il y a une équipe dans la LNH qui ne dérougit pas, c'est bien l'Avalanche du Colorado, avec son dossier éclatant de 12-1-0. Je les regardais patiner et exécuter à perfection le plan de match de Patrick Roy samedi soir, et il m'apparaît évident que cette équipe a les éléments pour continuer de gagner. Le groupe de défenseurs est très peu connu des amateurs et représentait assurément le principal point d'interrogation. Pourtant, le système implanté par les entraîneurs et l'engagement de chacun à travailler en unités de cinq fait bien paraître le groupe d'arrières. C'est un club qui regorge de talent offensif et qui joue avec une bonne dose de confiance.

*propos recueillis par Maxime Desroches



lundi 04 novembre 2013
16:40 - Qui est Johny Hendricks? - RDS.CA
Qui est Johny Hendricks?

Le Québécois Georges St-Pierre s'aventure dans le combat qui selon plusieurs est le plus important et le plus dangereux de sa carrière jusqu?à maintenant. Le parcours de St-Pierre et ses exploits sont connus de tous, mais qui est cet Américain qui affrontera le champion le 16 novembre prochain à Las Vegas?

Lutteur hors pair à tous les niveaux, Johny Hendricks est arrivé sur la scène du UFC en août 2009 après avoir complètement dominé tous ses adversaires en début de carrière. En effet, lors de son arrivée dans l'octogone du UFC, il présentait déjà une fiche de 5-0-0 (trois victoires par K.-O., une victoire par soumission et une autre par décision unanime des juges). Depuis son arrivée au UFC, il montre une fiche de 10-1-0, ce qui porte son total en carrière à 15-1-0. Hendricks a été dominant et ce ne sont pas nécessairement ses aptitudes de lutteur qui l'on fait connaître, mais plutôt sa fulgurante main gauche. De ses quinze victoires, huit ont été obtenues par K.-O., une par soumission et sept par décision des juges.

Sa carrière de lutteur

C'est en lutte que Johny Hendricks s'est d'abord fait connaître, à l'Université Oklahoma State où il été tout simplement dominant. Avant de se joindre à cette célèbre université reconnue pour le talent de ses lutteurs, Hendricks fut trois fois champion d?État en Oklahoma au niveau « high school », qui est l?équivalent du niveau secondaire ici au Québec. Ces exploits lui ont ainsi permis d'obtenir une bourse d?études afin de joindre les rangs de la prestigieuse université de l?État de l'Oklahoma. Sa domination s'est poursuivie avec deux titres de la première division de la NCAA (2005 et 2006) et personne n'a réussi à le vaincre à ses 55 premiers combats. Lors de sa seule défaite en 2007 aux mains de Mark Perry, il a terminé deuxième de cette même première division de la NCAA. À quatre reprises il a fait partie de la « NCAA All-American » qui regroupe les huit meilleurs lutteurs aux États-Unis dans chacune des catégories. Sa feuille de route et ses titres à ces hauts niveaux en lutte sont impressionnants, voici les détails :

-        & nbsp; 2001 : Champion américain en lutte libre (Edmond Memorial, Oklahoma)

-        & nbsp; 2002 : Champion américain en lutte libre (Edmond Memorial, Oklahoma)

-        & nbsp; 2004 : NCAA, se classe 5e dans la catégorie des 157 livres (Oklahoma State)

-        & nbsp; 2004 : Fait partie du NCAA All-American (Oklahoma State)

-        & nbsp; 2005 : Est proclamé champion de la NCAA chez les 165 livres (Oklahoma State)

-        & nbsp; 2005 : Fait partie du NCAA All-American (Oklahoma State)

-        & nbsp; 2006 : Est proclamé champion de la NCAA chez les 165 livres (Oklahoma State)

-        & nbsp; 2006 : Fait partie du NCAA All-American (Oklahoma State)

-        & nbsp; 2007 : Termine 2e au classement de la NCAA chez les 165 livres (Oklahoma State)

-        & nbsp; 2007 : Fait partie du NCAA All-American (Oklahoma State)

Son saut en arts martiaux mixtes

Hendricks n'a pas perdu de temps avant de faire le saut en arts martiaux mixtes par la suite. Dès la fin de ses études à l'université en 2007, il fait le saut chez les professionnels et l'emporte par K.-O. technique au troisième round face à un adversaire plus expérimenté et invaincu, Victor Rackliff. Cette première victoire en surprend plusieurs et déjà le nom de Johny Hendricks est sur toutes les lèvres dans son patelin de Dallas au Texas. Deux mois plus tard, il l'emporte une fois de plus par mise hors de combat et c'est suite à ce deuxième combat qu'il tombe définitivement en amour avec le sport. Trois victoires plus tard, il faisait déjà le saut dans l'organisation la plus prestigieuse de ce sport, le UFC. Hendricks compte plusieurs gros noms sur son bulletin de chasse : T.J. Grant, Mike Pierce, Jon Fitch, Josh Koscheck, Martin Kampmann et Carlos Condit entre autres. Il fait aussi partie du top-10 des experts depuis quelques années et tout ce qui manque à son palmarès est bien sûr le titre de champion mondial des 170 livres qu'il tentera de ravir à Georges St-Pierre le 16 novembre prochain.

Adversaires communs avec GSP

Lorsqu'on analyse un combat et qu'on évalue les chances de l'emporter de l'un ou l'autre des combattants impliqués, il est toujours intéressant de se pencher sur les adversaires en commun des deux athlètes. Dans le cas d'Hendricks et de St-Pierre, ils ont trois adversaires en commun : Jon Fitch, Josh Koscheck et Carlos Condit. Voici les comparatifs des deux face à ces trois adversaires.

Jon Fitch : En août 2008, Georges St-Pierre l'emporte par décision des juges après cinq rounds. En décembre 2012, Johny Hendricks passe le K.-O. à Fitch après seulement douze secondes dans le combat.

Josh Koscheck : St-Pierre a affronté Koscheck à deux reprises. Tout d'abord en août 2007, St-Pierre l'emporte par décision unanime des juges dans un combat de trois rounds de cinq minutes. Puis en décembre 2010, St-Pierre l'emporte à nouveau par décision unanime des juges, mais cette fois-ci dans un combat de cinq rounds de cinq minutes. Du côté d'Hendricks, c'est en mai 2012 qu'il se frotte à Koscheck et il l'emporte par décision partagée des juges au terme d'un combat de trois rounds de cinq minutes.

Carlos Condit : Dans l'un des meilleurs combats de l'année 2012, Georges St-Pierre réussi à vaincre Carlos Condit par décision unanime des juges après être passé à un cheveu de perdre par K.-O. au troisième round ? il s'agissait encore une fois d'un combat de cinq rounds de cinq minutes. Quelques mois plus tard, c?était au tour de Hendricks de se frotter à Condit et il l'emporte lui aussi par décision unanime des juges dans un combat de trois rounds de cinq minutes.

Les comparatifs avec St-Pierre

Au jeu des comparaisons, il est souvent difficile de comparer St-Pierre à ses adversaires lorsque ceux-ci sont des lutteurs émérites puisque le Québécois n'a jamais lutté dans des compétitions nationales ou internationales et n'a jamais fait partie d'une équipe de lutte. Pourtant, en arts martiaux mixtes, il a toujours dominé à ce niveau, et ce, peu importe le niveau de ses adversaires. Par contre, force est d'admettre qu'Hendricks est celui qui a la meilleure feuille de route en lutte parmi tous les adversaires en carrière du champion et il sera intéressant de voir la différence lorsque le combat sera entamé. Georges St-Pierre aura un avantage marqué au niveau de l'expérience puisqu'il a dix combats de plus à son actif qu'Hendricks : 26 contre 16 ? et au niveau des rounds, St-Pierre en a 70 derrière la cravate contre seulement 35 pour Hendricks, ce qui représente rien de moins que le double!

À surveiller chez Johny Hendricks

Johny Hendricks est différent de tous les adversaires qui se sont frottés à St-Pierre. Beaucoup de gens parlent de sa dangereuse main gauche et de ses aptitudes en lutte, mais il y a plusieurs autres éléments qui font qu'Hendricks est vraiment à surveiller. Tout d'abord, bien au-delà de sa lutte, un élément qui lui a permis d'obtenir autant de succès et autant de victoires par K.-O. est sans aucun doute son habileté et sa facilité à fermer la distance ? et la rapidité avec laquelle il le fait. Compte tenu de la puissance de sa main gauche, c'est l?élément auquel St-Pierre devra être le plus attentif puisque malgré l'excellence de son jab, Hendricks peut rapidement se présenter à l'intérieur. Hendricks n'a pas seulement une main gauche non plus et il ne faut pas négliger cet aspect : il est aussi capable de passer le K.-O. à un adversaire avec sa main droite et il l'a prouvé dans le passé. Le gros point d'interrogation est au niveau de la force physique. Hendricks est fort comme un b'uf, mais St-Pierre est aussi très fort physiquement? Est-ce que cet aspect sera un facteur? Il est certain qu'au niveau de la transition et des soumissions ce sera un avantage marqué pour St-Pierre et c'est justement là où Hendricks voudra à tout prix éviter d'aller. Qui aura la meilleure stratégie? Qui prédira le gagnant de ce combat? J'espère que tous ces éléments vous permettront d'avoir une meilleure idée de ce qui nous attend dans moins de deux semaines!



15:15 - Scénarios prévisibles - RDS.CA
Scénarios prévisibles

À défaut d'avoir pu propulser leurs petits gars vers la victoire au Minnesota et d'avoir pu leur éviter l'affront d'une dégelée au Colorado, les papas des joueurs du Canadien ont pu les consoler.

À ce jeu, c'est Gilbert Desharnais qui a hérité du plus gros défi. Et il est mieux de ne pas trop s?éloigner de son fiston, car le mandat de l?épauler ne fait que commencer.

Après un match qui ne lui a pas permis de secouer sa torpeur offensive vendredi, David Desharnais a obtenu une autre chance samedi à Denver. Avec le retour au jeu de Max Pacioretty, Michel Therrien a réuni les deux complices avec le but bien évident de relancer le petit joueur de centre, mais aussi l'ailier gauche qui ne cassait rien avant sa blessure.

Les complices n'ont rien fait de bon.

Et comme le reste de l?équipe ne faisait pas vraiment mieux, Michel Therrien a profité de la défaite qui s'annonçait pour multiplier les expériences. Je ne sais pas si vous avez été en mesure de relever et de noter tous les changements de trios, mais au nombre de combinaisons gagnantes recherchées par l'entraîneur-chef du Canadien vous serez pardonnés si une ou deux vous ont échappé.

Dans le tourbillon de toutes ces expériences, pas toutes concluantes cela dit, il a été facile d'identifier la principale victime. Très facile.

Du banc à la passerelle

Après avoir profité de plus de chances qu'il ne méritait, après les avoir gaspillées beaucoup trop souvent, après avoir poussé à l'extrême une patience insoupçonnée de la part de Michel Therrien qui est bien plus reconnu pour son impatience que pour sa patience, David Desharnais s'est retrouvé cloué au banc.

Ses détracteurs diront qu'il était temps.

Ceux qui croient encore en lui ? et j'en suis ? se contenteront de dire que c?était prévisible. Non! Inévitable.

Pendant qu'il récoltait ce qu'il a semé depuis le début de la saison en n'arrivant pas à se faire remarquer pour les bonnes raisons ? un but bidon et quelques passes tombées du ciel auraient certainement aidé sa cause ? Desharnais a regardé Alex Galchenyuk évoluer au centre.

Il a regardé les autres trios prendre forme sur la patinoire en se disant qu'il ne lui resterait sans doute qu'une place au sein du quatrième trio ou sur la galerie de presse pour le prochain match.

On saura plus tard ce lundi matin ce que le Canadien réserve à Desharnais, mais le rappel de Martin St-Pierre n'annonce rien de bon pour lui. Rien de rien?

St-Pierre est un vétéran de la Ligue américaine. Un vétéran qui s'est toujours imposé comme en témoignent ses 154 buts et 536 points récoltés en 523 parties.

Dans la LNH?

St-Pierre a récolté huit points (trois buts) en 38 matchs. Trente-huit parties au cours desquelles il n'avait que des rôles de plombier à remplir. Des brèches à colmater.

St-Pierre est-il meilleur que Desharnais?

En théorie, sans doute que non. Mais en pratique, St-Pierre apportera plus que l'actuel David Desharnais. Ou au moins autant. Car il ne peut faire pire?

St-Pierre a récolté huit points (trois buts) lors des sept premiers matchs. Il a connu un bon camp avec le Canadien. Et comme il a l'expérience pour comprendre ce qu'on attend de lui, il mérite certainement la chance qu'on lui accorde à compter d'aujourd?hui.

Les prochains jours, les prochains matchs, permettront de vérifier tout ça.

Galchenyuk au centre

Étant de ceux qui considèrent que Galchenyuk doit être muté au centre et que le plus vite sera le mieux, j?étais content de le voir en compagnie de Pacioretty et Gallagher samedi. Ce trio pourrait rapidement s?élever au rang de premier trio du Canadien si Pacioretty arrivait à développer de la complicité avec les deux jeunes.

Le rappel de St-Pierre nous permet toutefois de croire que l'expérience de samedi n'a pas convaincu l?état-major de l?à-propos de muter Galchenyuk au centre tout de suite.

Ce que le rappel de St-Pierre propose, c'est plutôt que Lars Eller et les deux autres jeunes renoueront demain soir contre les Blues de St Louis qui feront escale au Centre Bell.

Max Pacioretty pourrait se retrouver à la gauche de Tomas Plekanec et Brian Gionta. Ce qui serait loin d?être un mauvais trio.

Si Michel Therrien et l?état-major tiennent à garder Michaël Bournival avec les vétérans Plekanec et Gionta pour leur insuffler une énergie ô combien bénéfique, Pacioretty se retrouverait alors au sein d'un troisième trio piloté par St-Pierre et complété par Rene Bourque. Ou Louis Leblanc.

David Desharnais pourrait-il être rétrogradé au sein du quatrième trio plutôt que de se faire envoyer sur la galerie de presse?

Oui. Mais j'en doute.

Desharnais semble tellement perdu qu'il serait préférable de le retirer complètement un match, ou deux, ou trois afin de lui permettre de sortir du tourbillon à l'intérieur duquel il ne fait que s'enfoncer depuis le début de l'année.

En plus, Desharnais n'a pas tout à fait le gabarit pour évoluer au sein d'un quatrième trio.

Avec Michael Blunden qui a fait le voyage en direction de Hamilton avant que St-Pierre n'effectue le trajet inverse et en attendant le retour de Travis Moen, Ryan White pourrait être entouré de Rene Bourque et Georges Parros.

Il ne serait pas farfelu de préférer Leblanc à Parros surtout si le Canadien croise un club qui mise davantage sur le talent et la vitesse que sur la robustesse pour gagner.

Car au-delà la carrure de Parros, sa force, son courage, sa volonté de défendre ses coéquipiers et toutes les « belles qualités » que l'on multiplie quand on parle des hommes forts dans la LNH, Parros a eu bien de la difficulté à aider son équipe sur le plan hockey lors des matchs de vendredi et samedi.

Et il me semble que c'est d'abord et avant tout avec ses qualités de hockeyeur qu'un joueur doit aider la cause de son équipe. Ou lui nuire le moins possible?

On verra.

Ce qui est clair, c'est que le Canadien doit se secouer et vite. Après les défaites de vendredi et de samedi, le match de mardi n'annonce rien de facile alors que les Blues forment l'un des bons clubs de la LNH.

Le Canadien pourrait toujours se reprendre jeudi à Ottawa, contre des Sénateurs qui en arrachent bien plus que le Tricolore par les temps qui courent.

Mais au-delà de la victoire ou de la défaite mardi, contre St Louis, le Canadien devra s'assurer d?être plus convaincant qu'il ne l'a été samedi à Denver.

Ça ne devrait pas être trop difficile.

Surtout que le retrait éventuel de David Desharnais devrait secouer les troupes un brin? ou deux.

On verra!



dimanche 03 novembre 2013
20:56 - L?étoile d'octobre: Michel Therrien - RDS.CA
L?étoile d'octobre: Michel Therrien

Le Canadien de Montréal a complété le mois d'octobre avec une fiche de huit victoires et cinq défaites, un rendement qui lui valait alors le quatrième rang de sa section et le sixième dans l'Association Est. Bref, l?équipe a atteint, au cours de son premier mois d'activité, l'objectif que la plupart des amateurs et observateurs lui avaient fixé avant le début du calendrier.

De Carey Price au trio des jeunes, en passant par la merveilleuse éclosion de Michaël Bournival et le rendement du duo Markov-Subban, les raisons expliquant cette fiche positive sont nombreuses. Mais à la base, de tout, il y a le travail de l'entraîneur-chef Michel Therrien, à qui je concède la première étoile d'octobre.

Depuis le tout début du nouveau calendrier, Therrien a dû composer avec une série d'embûches qui auraient pu faire basculer les choses dans la mauvaise direction. Les blessures et l'absence d'attaquants importants à répétition (Pacioretty, Prust, Brière, Moen) et la non-disponibilité de certains défenseurs, qui a forcé l'intégration prématurée des jeunes Tinordi et Beaulieu, furent déjà des soucis de taille.

Mais il y eut aussi le rendement déficient de certains joueurs clés qui est venu ajouter une couche supplémentaire de soucis. La profonde léthargie dans laquelle se trouve encore aujourd'hui David Desharnais vient bien sûr en tête de lice et représente un accroc énorme dans l?échiquier du personnel de direction. La même chose s'appliquait à Daniel Brière, avant qu'il ne soit blessé. Les premières rencontres ont aussi créé certaines inquiétudes du côté des deux principaux défenseurs de l?équipe, P.K. Subban et Andreï Markov.

Dès le début du voyage dans l'Ouest canadien, Michel Therrien a pris une série de décisions qui ont eu un effet positif immédiat. Son principal fait d'armes fut la réunification de ses principaux joueurs de défense dès la fin du match à Calgary. Inutile de revenir sur les statistiques de ces deux piliers depuis. Il n'a pas hésité non plus à démanteler temporairement le trio des jeunes afin de mieux équilibrer son attaque. Il a passé un message pas facile à Brière en le reléguant sur le quatrième trio à Winnipeg. Tout cela a contribué à une fiche de 3-1, que peu de gens croyaient possible avant même le départ vers l'ouest.

Au retour, il fut l'artisan de l?éclosion fulgurante de Michaël Bournival, en lui donnant la responsabilité de compléter le trio de Tomas Plekanec et Brian Gionta. Cela a donné une injection incroyable d?énergie à cette ligne d'attaque au moment crucial où le trio des jeunes commençait à montrer des signes d'essoufflement. Au cours des huit matchs qui ont suivi, Plekanec a marqué cinq buts et récolté quatre passes et Gionta montre une fiche de 3-3. Bournival, lui, a marqué trois buts et récolté quatre passes, ce qui est tout simplement renversant. Il a aussi fort bien dosé l'utilisation des jeunes joueurs appelés en relève en raison des nombreuses blessures, comme Patrick Holland et Louis Leblanc.

Il y eut aussi trois moments qui auraient pu tourner au vinaigre, compte tenu de la réalité du marché de Montréal. Mais là encore, un Therrien plus expérimenté qu?à son premier séjour à Montréal, a désamorcé le tout avec beaucoup de doigté. La déclaration de P.K. Subban, à Calgary, à propos de l'ardeur à l'entraînement de toute l?équipe, celle de Lars Eller qui a fouetté les Oilers d'Edmonton à Montréal et les rumeurs entourant l'absence de Subban à Sotchi ont été rapidement mises à l'arrière-scène pour faire place au concept de « l?équipe d'abord ».

Bref, Michel Therrien, l'entraîneur du Canadien de Montréal, a dû travailler très fort derrière le banc, en octobre. Et c'est sans compter les nombreuses heures passées avec son DG et ses adjoints, au bureau, dans l'avion, à l'hôtel, à débattre de ceci, à jongler avec cela.

Bref, il mérite pleinement qu'on le reconnaisse à l'amorce d'un nouveau mois d'activité dans la LNH.

Qu'annonce novembre?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que novembre ne commence pas exactement comme l'aurait souhaité Michel Therrien. Les deux défaites en deux soirs ont laissé quelques doutes supplémentaires dans la tête de l'entraîneur et déjà à l'issue du match à Denver, il avait annoncé ses couleurs. Ainsi, il semble avoir perdu patience envers David Desharnais et apparaît résolu à promouvoir Alex Galchenyuk au poste de centre, prématurément.

Il y aussi lieu d?être songeur quant au rendement inégal de certains autres joueurs. Si le quatrième trio a été médiocre au Minnesota, Lars Eller et le duo Markov-Subban le furent aussi au Colorado. Eller a réchauffé le banc pendant de longues minutes en troisième.

On s'en reparle dans un mois, à l'issue de la douzaine de matchs qui attend l?équipe à compter de maintenant.
 



20:56 - L?étoile d'octobre : Michel Therrien - RDS.CA
L?étoile d'octobre : Michel Therrien

Le Canadien de Montréal a complété le mois d'octobre avec une fiche de huit victoires et cinq défaites, un rendement qui lui valait alors le quatrième rang de sa section et le sixième dans l'Association Est. Bref, l?équipe a atteint, au cours de son premier mois d'activités, l'objectif que la plupart des amateurs et observateurs lui avaient fixé avant le début du calendrier.

De Carey Price au trio des jeunes, en passant par la merveilleuse éclosion de Michaël Bournival et le rendement du duo Markov-Subban, les raisons expliquant cette fiche positive sont nombreuses. Mais à la base de tout, il y a le travail de l'entraîneur-chef Michel Therrien, à qui je concède la première étoile d'octobre.

Depuis le tout début du nouveau calendrier, Therrien a dû composer avec une série d'embûches qui auraient pu faire basculer les choses dans la mauvaise direction. Les blessures et l'absence d'attaquants importants à répétition (Pacioretty, Prust, Brière, Moen) et la non-disponibilité de certains défenseurs, qui a forcé l'intégration prématurée des jeunes Tinordi et Beaulieu, étaient déjà des soucis de taille.

Mais il y a aussi eu le rendement déficient de certains joueurs clés qui est venu ajouter une couche supplémentaire de soucis. La profonde léthargie dans laquelle se trouve encore aujourd'hui David Desharnais vient bien sûr en tête de lice et représente un accroc énorme dans l?échiquier du personnel de direction. La même chose s'appliquait à Daniel Brière, avant qu'il ne soit blessé. Les premières rencontres ont aussi créé certaines inquiétudes du côté des deux principaux défenseurs de l?équipe, P.K. Subban et Andrei Markov.

Dès le début du voyage dans l'Ouest canadien, Michel Therrien a pris une série de décisions qui ont eu un effet positif immédiat. Son principal fait d'armes a été la réunification de ses principaux joueurs de défense dès la fin du match à Calgary. Inutile de revenir sur les statistiques de ces deux piliers depuis. Il n'a pas hésité non plus à démanteler temporairement le trio des jeunes afin de mieux équilibrer son attaque. Il a passé un message pas facile à Brière en le reléguant sur le quatrième trio à Winnipeg. Tout cela a contribué à une fiche de 3-1, que peu de gens croyaient possible avant même le départ vers l'Ouest.

Au retour, il a été l'artisan de l?éclosion fulgurante de Michaël Bournival, en lui donnant la responsabilité de compléter le trio de Tomas Plekanec et Brian Gionta. Cela a donné une injection incroyable d?énergie à cette ligne d'attaque au moment crucial où le trio des jeunes commençait à montrer des signes d'essoufflement. Au cours des huit matchs qui ont suivi, Plekanec a marqué cinq buts et récolté quatre passes et Gionta montre une fiche de 3-3. Bournival, lui, a marqué trois buts et récolté quatre passes, ce qui est tout simplement renversant. Il a aussi fort bien dosé l'utilisation des jeunes joueurs appelés en relève en raison des nombreuses blessures, comme Patrick Holland et Louis Leblanc.

Il y a aussi eu trois moments qui auraient pu tourner au vinaigre, compte tenu de la réalité du marché de Montréal. Mais là encore, un Therrien plus expérimenté qu?à son premier séjour à Montréal, a désamorcé le tout avec beaucoup de doigté. La déclaration de P.K. Subban, à Calgary, à propos de l'ardeur à l'entraînement de toute l?équipe, celle de Lars Eller qui a fouetté les Oilers d'Edmonton à Montréal et les rumeurs entourant l'absence de Subban à Sotchi ont été rapidement mises à l'arrière-scène pour faire place au concept de « l?équipe d'abord ».

Bref, Michel Therrien, l'entraîneur du Canadien de Montréal, a dû travailler très fort derrière le banc, en octobre. Et c'est sans compter les nombreuses heures passées avec son DG et ses adjoints, au bureau, dans l'avion, à l'hôtel, à débattre de ceci, à jongler avec cela.

Bref, il mérite pleinement qu'on le reconnaisse à l'amorce d'un nouveau mois d'activités dans la LNH.

Qu'annonce novembre?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que novembre ne commence pas exactement comme l'aurait souhaité Michel Therrien. Les deux défaites en deux soirs ont laissé quelques doutes supplémentaires dans la tête de l'entraîneur et déjà à l'issue du match à Denver, il avait annoncé ses couleurs. Ainsi, il semble avoir perdu patience envers David Desharnais et apparaît résolu à promouvoir Alex Galchenyuk au poste de centre, prématurément.

Il y aussi lieu d?être songeur quant au rendement inégal de certains autres joueurs. Si le quatrième trio a été médiocre au Minnesota, Lars Eller et le duo Markov-Subban l'ont aussi été au Colorado. Desharnais a réchauffé le banc pendant de longues minutes en troisième.

On s'en reparle dans un mois, à l'issue de la douzaine de matchs qui attend l?équipe à compter de maintenant.


















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