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LIVETENNIS.fr
mardi 14 mai 2013
20:55 - Le talent contre l'unité - RDS.CA
Le talent contre l'unité

C'est avec grand plaisir que je serai à l'analyse de la série opposant les Sénateurs aux Penguins lors du deuxième tour des séries de la Coupe Stanley. Si les Sens ont été beaucoup plus expéditifs que prévu lors de la première ronde face aux Canadiens, l'histoire fût bien différente du côté de Pittsburgh contre des Islanders bien plus coriaces qu'anticipé.
 

En analysant les deux équipes joueur par joueur, il est facile de donner l'avantage aux Pens plus talentueux et aussi, depuis la date limite des transactions, plus expérimentés. Chaque saisons nous rappellent cependant que c'est la somme des individus, le front commun présenté par le groupe qui a raison du talent pour la plupart du temps.

Difficile de trouver mieux que les Sénateurs dans le département de l'esprit de corps. Un vestiaire uni, qui a fait face à l'adversité plus souvent qu?à son tour cette saison et qui a su relever le défi d?être plus souvent qu'autrement l?équipe la moins talentueuse sur la patinoire en l'absence des Karlsson, Anderson, Spezza, Cowen et Michalek pour une bonne partie du calendrier régulier écourté. L'expérience acquise au printemps dernier par ce groupe quasi intacte face aux Rangers leur a appris à saisir les occasions lorsqu'elles se présentent sans égard aux facteurs extérieurs. Leçon apprise et appliquée face aux Canadiens lors de la première série.

Il ne faut toutefois pas se faire des illusions, la seule raison pour laquelle les Sénateurs ont pu faire preuve d'opportunisme s'appelle Craig Anderson. Et c'est à ce chapitre qu'Ottawa a une grande longueur d'avance sur les Penguins. Anderson devra être tout aussi spectaculaire mais surtout tout aussi rassurant, spécialement lors des débuts de matchs, afin que les Sénateurs puissent donner la frousse à ceux à qui leur entraîneur-chef, Paul MacLean donnait la coupe au lendemain de l'acquisition de Jarome Iginla.

Sidney CrosbyPour les Penguins, la profondeur offensive et une brigade défensive améliorée font oublier les problèmes que Marc-André Fleury a connus au premier tour. Tomas Vokoun sera vraisemblablement envoyé dans la mêlée pour le début de la série mais l'identité du gardien partant pourrait changer au gré des rencontres. Pittsburgh présente un groupe expérimenté en séries mais qui n'a pas connu beaucoup de succès collectif depuis leur dernière conquête en 2009. Voilà pourquoi Ray Shero a jugé bon ajouté des joueurs qui ont un certain vécu mais surtout des joueurs qui ont soif de victoire pour venir aider cette équipe tellement talentueuse.

Les Penguins doivent absolument se rappeler leur propre mot d'ordre, presque un slogan, qu'ils ont adopté au lendemain de leur victoire de 7 à 6 au Centre Bell dans un match rempli de rebondissements : « Le souci défensif doit passer avant tout ». Les jeunes et fougueux Islanders les ont emmenés dans une série offensive où on avait l'impression que le dernier à obtenir un tir au but allait gagner! Sortis vainqueurs par acharnement et profondeur du talent, les Penguins aussi doivent avoir appris du premier tour. Un plan respecté à la lettre ne fera que mettre en valeur les Crosby, Malkin, Letang et'enfin la liste est longue.

Une série qui devrait vous pousser au bout de votre siège'Pittsburgh en 6.
 



16:32 - Hangover 4 - RDS.CA
Hangover 4

Comment aimeriez-vous être un partisan des Maple Leafs ce matin?

Si les producteurs cherchent une idée pour le film "Hangover 4", le scénario est déjà écrit. Parce que comme lendemain de veille, Toronto doit avoir l'impression de vivre un mauvais rêve.

Si les évènements de lundi soir font partie du processus d'apprentissage comme on dit, les joueurs des Maple Leafs ont eu droit à un cours accéléré. Selon "Elias Sports Bureau", c'est la première fois dans l'histoire de la LNH qu'une équipe comble un retard de trois buts en troisième période dans un match no 7.

Quand on a demandé à Milan Lucic après le match de décrire l'ambiance au banc des Bruins quand les Leafs ont pris les devants 4-1, il a répondu: " On se disait, si on perd ce match, ce sera la fin de cette équipe comme on la connaît, des coéquipiers vont quitter". Il aurait pu ajouter le nom de l'entraîneur Claude Julien.

Alors les vétérans se sont assurés que ça n'arrive pas. Lucic le premier, a terminé la soirée avec un but et une aide. Patrice Bergeron, le coeur et l'âme des Bruins qui n'avait qu'un but depuis le début de la série, a causé la perte des Maple Leafs avec deux buts et une aide.

Pour Toronto la pilule sera dure à avaler. On aura beau dire qu'ils ont fait un pas de géant cette saison, ils étaient à 90 secondes d'accéder au second tour. La défaite sera particulièrement difficile à encaisser pour Phil Kessel. Au coeur de la controverse depuis qu'il est passé des Bruins aux Leafs, il incarnait toute les maladresses de cette organisation. Cette série lui aura permis de se réhabiliter.

Déjà-vu à Washington

Parlant de réhabilitation, Alex Ovechkin a encore échoué lamentablement. Les Capitals ont été éliminés par les Rangers en sept matchs. Ovechkin termine la série avec un but et une aide; son but a été marqué dans le premier match. Ensuite, rien, zéro sauf une passe. À Washington, c'est devenu de la routine.

Depuis qu'il est capitaine, les Caps ont une fiche de 2-5 dans les matchs décisifs, ils ont remporté trois séries, en ont perdu six et n'ont jamais atteint la troisième ronde.

À Washington, on commence à dire que le "C" sur son chandail ce n'est pas pour capitaine, mais pour "contrat". Ovechkin est sous contrat jusqu'en 2020-2021 et touchera 10M $ par année à compter de la saison 2014-2015.

Le style Bergevin

Marc Bergevin prend son travail au sérieux, mais ne s'est jamais pris au sérieux lui. Il en a fait une autre belle démonstration lundi.

À propos de Carey Price: "Je suis ici pour l'aider, pour trouver des solutions. Je ne sais pas quels arrangements nous pouvons prendre, peut-être que je peux faire son épicerie pour lui ".

Sur sa nomination comme DG de l'année: "C'est la première fois que je suis en nomination pour un trophée. Je n'ai jamais eu un tel honneur comme joueur, ce qui en dit long sur ma carrière ".

Enfin, à propos du jeu de Markov qui a décliné après la blessure à Emelin: À St-Louis, j'étais jumelé à Al McInnis. Quand j'ai été blessé, il a continué de bien jouer ".

Comme on dit, on guérit pas le cancer, c'est juste du hockey!
 



02:16 - Soyez patient - RDS.CA
Soyez patient

Je pense que Carey Price aurait pu s'abstenir de faire certains commentaires qui pourraient être mal interprétés des amateurs. J'aurais aimé l'entendre dire autre chose qu'il a du mal à faire son épicerie en toute quiétude. J'aurais aimé l'entendre dire qu'il a connu des ennuis en séries éliminatoires et qu'il allait se retrousser les manches cet été pour revenir plus fort.

Je continue à croire qu'il est un bon gardien. Je crois qu'il faut être patient avec lui et l'entourer. Je pense qu'il a parlé sous le coup de la frustration de ne pas avoir réussi à performer dans les séries. Je ne suis pas dans sa tête, mais peut-être était-il découragé de la tournure des choses. Il a livré le fond de sa pensée et il aurait pu être plus prudent.

Je comprends Marc Bergevin d'être totalement derrière son gardien. Le Canadien a défendu Price durant toute l'année, mais parfois, ça devient difficile de se porter à la défense d'un joueur parce qu'il doit livrer la marchandise. Ses statistiques en séries sont difficiles à défendre. Price a du talent, mais il va devoir aller chercher des victoires en séries. Tous les athlètes rencontrent des ennuis durant une saison, mais la question est de savoir comment le joueur va se relever, car s'il ne se relève pas, il reste au plancher.

Ce sera à lui à gérer la situation et au Canadien à essayer de trouver une formule pour l'aider. Je ne dis pas que Pierre Groulx n'est pas un bon entraîneur des gardiens, mais parfois un changement fait du bien. À Toronto l'an dernier, on a remercié François Allaire et étrangement les gardiens des Maple Leafs vont très bien cette saison. Et pourtant, tout le monde sait qu'Allaire est un très bon entraîneur des gardiens. Des fois, un changement ne nuit pas. De toute façon, Price ne peut faire pire.

Ce n'est pas facile de gagner à Montréal, mais ce n'est pas plus facile à Vancouver ou Toronto ou Philadelphie. Ce serait la même affaire ailleurs. La saison prochaine, on aura une meilleure idée à savoir si Price est fait pour le marché de Montréal, mais il ne faut surtout pas paniquer avec lui.

Pas plus facile en 2013-14

Ce ne sera pas plus facile l'an prochain alors que les Red Wings de Detroit vont passer dans l'Est. Les forces actuelles comme les Penguins vont demeurer la même puissance. Sans oublier les Bruins de Boston, les Maple Leafs qui se sont améliorés, même chose pour les Sénateurs d'Ottawa. Les Devils du New Jersey ont raté les séries cette année, mais comptez sur eux pour s'améliorer. Les Rangers sont bons et les Islanders se sont améliorés aussi, sans oublier les Capitals de Washington.

J'ai aimé ce que j'ai vu cette saison et la barre sera haute pour le Canadien l'an prochain. Le club sera victime de son succès, mais quand tu veux bâtir une équipe, il faut être patient et j'espère que les partisans le seront. La base est bonne avec les jeunes comme Alex Galchenyuk, PK Subban, Brendan Gallagher et Jarred Tinordi pour ne nommer que ceux-là. On va voir comment Danny Kristo va se comporter au camp, car il pourrait surprendre, lui qui a brûlé la NCAA.

Le Canadien a joué au-delà des espérances cette saison, passant de la 15e à la deuxième place dans l'Est. L'équipe est sur la bonne voie de se reconstruire, mais elle n'est pas prête à gagner la coupe Stanley demain matin. Soyez patient.

Bergevin a ma confiance

J'ai confiance en Marc Bergevin, car il y a de bons hommes de hockey dans l'administration de ce club. La base est bonne et Bergevin va y greffer d'autres joueurs, mais il faudra que le gardien fasse les arrêts.

Le directeur général va devoir composer avec un plafond salarial en baisse l'an prochain, ce qui l'obligera à prendre des décisions importantes comme racheter Tomas Kaberle, laisser partir Michael Ryder, Yannick Weber ainsi que Colby Armstrong notamment. L'échange d'Erik Cole a permis de sauver près de neuf millions.

Il faut d'ailleurs s'attendre à voir de beaucoup de jeunes avec l'équipe l'an prochain pour faire face aux subtilités du plafond salarial.

*propos recueillis par Robert Latendresse



01:45 - Une fois de plus, Tiger nous démontre sa dominance! - RDS.CA
Une fois de plus, Tiger nous démontre sa dominance!

Et dire que plusieurs pseudo-experts prétendaient que Tiger Woods ne dominerait plus jamais son sport? Après ce qu'on a vu hier, au Championnat des joueurs, avouons qu'ils se sont trompés royalement!

Personne ne sait mieux que Tiger Woods comment gagner un tournoi de golf. Il nous a démontré, lors de la ronde finale, à quel point il est en mesure de bien analyser un parcours puis d'y établir une stratégie gagnante.

Bien sûr qu'il n'est pas à l'abri des erreurs coûteuses, pas plus que les autres joueurs. Il est humain et il nous l'a prouvé hier lorsqu'il a envoyé sa balle à l'eau au 14e trou, erreur qui devait éventuellement mener à un double boguey. Woods n'a pas appuyé sur le bouton panique pour autant et s'est tout de suite ressaisi avant de terminer sa partie avec aplomb. Il s'est tout simplement dit qu'un mauvais coup n'allait pas gâcher son tournoi. Une attitude positive a vite chassé les mauvais esprits et lui a permis d'inscrire un quatrième gain cette année, en seulement sept tournois. C'est d'ailleurs la première fois de sa carrière qu'il remporte un quatrième titre si tôt en saison. Aux yeux de plusieurs, la qualité de son jeu est aussi bonne qu?à ses meilleures années et Tiger va même jusqu?à dire qu'il continue de s'améliorer, ce qui en soi, n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour ses adversaires.

En plus de consolider son emprise sur le 1er rang au classement mondial, cette 78e victoire en carrière lui permet de s'approcher à seulement quatre titres du record absolu de 82 victoires, toujours détenu par le légendaire Sam Snead.

Statistiques ahurissantes

Incluant les quelques sorties du temps où Tiger possédait un statut amateur, le Championnat des joueurs était son 300e tournoi à vie sur le circuit PGA Tour. Coïncidence ou non, il avait aussi gagné son 100e et son 200e tournoi. Un petit calcul rapide nous permet donc de constater qu'il a remporté 26% des tournois auxquels il a participé. Ce pourcentage invraisemblable de victoires augmente à 33% (7 en 21) si on prend seulement ses 21 dernières sorties et gonfle à 57% (4 en 7) si on compte seulement ceux de la saison en cours.

Tiger Woods a touché plus de 106 millions de dollars en bourses durant cette période, ce qui lui donne une moyenne de plus de 350,000.00 dollars par tournoi joué. De plus, cette somme impressionnante de bourses ne représente qu'environ 10% de ses revenus réels durant cette période. Je me demandais justement ce qu'il allait s'offrir avec le 1,7 million de dollars qu'il a touché hier? « No clue »!

D'autres belles performances

D'abord celle du vétéran Jeff Maggert, âgé de 49 ans. Il a prouvé qu'il peut encore tenir son bout avec les plus jeunes, surtout sur un parcours où la puissance ne joue pas un rôle de premier plan. Bien sûr qu'il était déçu de cette balle à l'eau au 17e trou, mais dans l'ensemble, ce fût un très bon tournoi pour lui.

Le jeune suédois David Lingmerth a aussi démontré qu'il possède les qualités requises pour gagner sur ce circuit. L'expérience acquise lors du weekend devrait lui servir très bientôt. Du côté de Sergio Garcia, il aurait fallu que le tournoi ne dure que 70 trous plutôt que 72. On a rarement vu un joueur s?écrouler de la sorte alors qu'il était comeneur avec seulement deux trous à jouer. Deux balles à l'eau au 17e trou et puis une autre au 18e trou lui ont fait perdre six coups, passant de moins-13 à moins-7. J'espère qu'il ne prendra pas trop de temps à s'en remettre, car ce joueur possède un talent fou et on aime le voir se batailler avec Tiger. Il a perdu cette manche, mais il pourrait rebondir plus vite qu'on ne le croit? Après tout il faut bien alimenter l'animosité qui règne entre ces deux coqs.

TPC Sawgrass : Une ambiance unique!

Pour la deuxième année consécutive, nous avons décrit les rondes finales sur place, en direct du club de golf TPC Sawgrass. Il faut voir l'ambiance qui règne sur ce parcours; intimidant pour les joueurs, mais tellement spectaculaire pour les spectateurs. Il faut vraiment avoir les nerfs solides pour passer ce test avec succès, les pièges sont nombreux, les obstacles d'eau vous forcent à jouer le coup parfait. Si la crainte s'empare de vous, vous ferez face à des coups de récupération qui vous laisseront très peu de chance de sauver la normale. L'architecte Pete Dye peut donc dire mission accomplie, car il joue dans la tête des meilleurs joueurs au monde sur chacun des 18 trous.

Prochaine étape : Championnat HP Byron Nelson

C'est sur le parcours TPC Four Seasons de Irving, au Texas, que les joueurs ont rendez-vous cette semaine. L'américain Jason Dufner tentera d'y défendre son titre et devra se méfier de quelques compatriotes incluant Dustin Johnson, Matt Kuchar, D.A Points, Keegan Bradley et le surprenant Casey Wittenberg qui a connu un très bon tournoi au Championnat des Joueurs.

J'estime toutefois que c'est du côté international qu'il faut regarder pour tenter de déterminer le prochain champion. J'aime les chances de Louis Oosthuizen et de Charl Schwartzel, deux excellents joueurs qui sont mûrs pour une victoire.

Il faudra aussi garder un ?il sur le Suédois David Lingmerth, deuxième au TPC Sawgrass, et sur l'Australien Marc Leishman, lui aussi sur une bonne lancée.

Les organisateurs ont aussi octroyé une place au jeune prodige chinois, Tianlang Guan.

N.B. RDS présente les 3e et 4e rondes lors de la fin de semaine prochaine. Soyez au rendez-vous!



01:45 - Tiger nous démontre sa dominance! - RDS.CA
Tiger nous démontre sa dominance!

Et dire que plusieurs pseudo-experts prétendaient que Tiger Woods ne dominerait plus jamais son sport? Après ce qu'on a vu hier, au Championnat des joueurs, avouons qu'ils se sont trompés royalement!

Personne ne sait mieux que Tiger Woods comment gagner un tournoi de golf. Il nous a démontré, lors de la ronde finale, à quel point il est en mesure de bien analyser un parcours puis d'y établir une stratégie gagnante.

Bien sûr qu'il n'est pas à l'abri des erreurs coûteuses, pas plus que les autres joueurs. Il est humain et il nous l'a prouvé hier lorsqu'il a envoyé sa balle à l'eau au 14e trou, erreur qui devait éventuellement mener à un double boguey. Woods n'a pas appuyé sur le bouton panique pour autant et s'est tout de suite ressaisi avant de terminer sa partie avec aplomb. Il s'est tout simplement dit qu'un mauvais coup n'allait pas gâcher son tournoi. Une attitude positive a vite chassé les mauvais esprits et lui a permis d'inscrire un quatrième gain cette année, en seulement sept tournois. C'est d'ailleurs la première fois de sa carrière qu'il remporte un quatrième titre si tôt en saison. Aux yeux de plusieurs, la qualité de son jeu est aussi bonne qu?à ses meilleures années et Tiger va même jusqu?à dire qu'il continue de s'améliorer, ce qui en soi, n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour ses adversaires.

En plus de consolider son emprise sur le 1er rang au classement mondial, cette 78e victoire en carrière lui permet de s'approcher à seulement quatre titres du record absolu de 82 victoires, toujours détenu par le légendaire Sam Snead.

Statistiques ahurissantes

Incluant les quelques sorties du temps où Tiger possédait un statut amateur, le Championnat des joueurs était son 300e tournoi à vie sur le circuit PGA Tour. Coïncidence ou non, il avait aussi gagné son 100e et son 200e tournoi. Un petit calcul rapide nous permet donc de constater qu'il a remporté 26% des tournois auxquels il a participé. Ce pourcentage invraisemblable de victoires augmente à 33% (7 en 21) si on prend seulement ses 21 dernières sorties et gonfle à 57% (4 en 7) si on compte seulement ceux de la saison en cours.

Tiger Woods a touché plus de 106 millions de dollars en bourses durant cette période, ce qui lui donne une moyenne de plus de 350,000.00 dollars par tournoi joué. De plus, cette somme impressionnante de bourses ne représente qu'environ 10% de ses revenus réels durant cette période. Je me demandais justement ce qu'il allait s'offrir avec le 1,7 million de dollars qu'il a touché hier? « No clue »!

D'autres belles performances

D'abord celle du vétéran Jeff Maggert, âgé de 49 ans. Il a prouvé qu'il peut encore tenir son bout avec les plus jeunes, surtout sur un parcours où la puissance ne joue pas un rôle de premier plan. Bien sûr qu'il était déçu de cette balle à l'eau au 17e trou, mais dans l'ensemble, ce fût un très bon tournoi pour lui.

Le jeune suédois David Lingmerth a aussi démontré qu'il possède les qualités requises pour gagner sur ce circuit. L'expérience acquise lors du weekend devrait lui servir très bientôt. Du côté de Sergio Garcia, il aurait fallu que le tournoi ne dure que 70 trous plutôt que 72. On a rarement vu un joueur s?écrouler de la sorte alors qu'il était comeneur avec seulement deux trous à jouer. Deux balles à l'eau au 17e trou et puis une autre au 18e trou lui ont fait perdre six coups, passant de moins-13 à moins-7. J'espère qu'il ne prendra pas trop de temps à s'en remettre, car ce joueur possède un talent fou et on aime le voir se batailler avec Tiger. Il a perdu cette manche, mais il pourrait rebondir plus vite qu'on ne le croit? Après tout il faut bien alimenter l'animosité qui règne entre ces deux coqs.

TPC Sawgrass : Une ambiance unique!

Pour la deuxième année consécutive, nous avons décrit les rondes finales sur place, en direct du club de golf TPC Sawgrass. Il faut voir l'ambiance qui règne sur ce parcours; intimidant pour les joueurs, mais tellement spectaculaire pour les spectateurs. Il faut vraiment avoir les nerfs solides pour passer ce test avec succès, les pièges sont nombreux, les obstacles d'eau vous forcent à jouer le coup parfait. Si la crainte s'empare de vous, vous ferez face à des coups de récupération qui vous laisseront très peu de chance de sauver la normale. L'architecte Pete Dye peut donc dire mission accomplie, car il joue dans la tête des meilleurs joueurs au monde sur chacun des 18 trous.

Prochaine étape : Championnat HP Byron Nelson

C'est sur le parcours TPC Four Seasons de Irving, au Texas, que les joueurs ont rendez-vous cette semaine. L'américain Jason Dufner tentera d'y défendre son titre et devra se méfier de quelques compatriotes incluant Dustin Johnson, Matt Kuchar, D.A Points, Keegan Bradley et le surprenant Casey Wittenberg qui a connu un très bon tournoi au Championnat des Joueurs.

J'estime toutefois que c'est du côté international qu'il faut regarder pour tenter de déterminer le prochain champion. J'aime les chances de Louis Oosthuizen et de Charl Schwartzel, deux excellents joueurs qui sont mûrs pour une victoire.

Il faudra aussi garder un ?il sur le Suédois David Lingmerth, deuxième au TPC Sawgrass, et sur l'Australien Marc Leishman, lui aussi sur une bonne lancée.

Les organisateurs ont aussi octroyé une place au jeune prodige chinois, Tianlang Guan.

N.B. RDS présente les 3e et 4e rondes lors de la fin de semaine prochaine. Soyez au rendez-vous!



00:18 - On a raison d'avoir confiance - RDS.CA
On a raison d'avoir confiance

Marc Bergevin s'est acquitté de son bilan de fin de saison sur un ton plutôt détendu, mais nous n'avons pas appris beaucoup de choses. Nous sommes habitués à ce genre de post mortem. Dans ces moments-là, soit qu'on cherche à embellir l'avenir en dissimulant le présent sous le tapis, soit qu'on préfère se montrer discret sur les changements qu'on projette de concrétiser durant la saison morte. Bergevin, lui, favorise la discrétion.

Le jour de son embauche, il avait raconté quel genre de gestionnaire il avait l'intention de devenir. Il avait aussi pris un engagement formel, celui de rétablir le fait français dans l'équipe. Il s'y est attardé en embauchant des hommes de hockey majoritairement francophones. Il a ramené Francis Bouillon au sein d'une équipe qu'il n'aurait jamais dû quitter et il semble maintenant vouloir ouvrir la porte à des jeunes comme Charles Hudon et Gabriel Dumont, par exemple.

Quand il a accordé un contrat des ligues majeures à David Desharnais, il a effacé la désagréable impression que les Québécois étaient devenus des porteurs d'eau dans le régime de Bob Gainey et de Pierre Gauthier. Malgré tout, on s'interroge actuellement sur le bien-fondé de ce contrat parce que Desharnais n'a pas été à la hauteur dans les derniers moments de la saison et durant les séries. Le directeur général a clairement expliqué pourquoi il l'avait fait.

« David était éligible à l'arbitrage l'été prochain et on sait tous comment ce système fonctionne. Je n'ai pas de boule de cristal pour me dire comment les choses peuvent tourner, mais je savais ce que je devais faire », a-t-il expliqué.

C'est très clair. Ça veut aussi dire qu'il considère Desharnais, âgé de 26 ans, comme un membre à part entière du Canadien. Et qu'il va le rester.

Le Canadien changera légèrement de visage l'an prochain. Le personnel en place est solide. Le noyau de joueurs jouit d'une bonne chimie. Bergevin, qui est candidat au poste de directeur général de l'année, ne chambardera pas durant l'été une formation qui est passée de la 15e à la deuxième place. Néanmoins, il y aura du sang neuf, n'en doutez pas.

Comme tout bon directeur général, il tentera de greffer à l'équipe des athlètes capables de faire mieux que ceux à qui il montrera la porte: Kaberle, Ryder, Armstrong, Halpern, Blunden et possiblement Weber. Comment les remplacera-t-ils? Faites vos jeux vous-mêmes parce que ce n'est sûrement pas lui qui va nous le dire.

Le point majeur que j'ai retenu de cette rencontre, c'est que Bergevin ne dévoilera jamais dans les médias ses intentions sur quoi que ce soit.

«J'ai une bonne idée de la valeur de mon équipe et de l'endroit où on s'en va », a-t-il précisé, simplement.

La relation Price-Groulx

J'aime ça. C'est vrai qu'il n'est pas forcé de tout dire. On attendra avec un brin de confiance les gestes qu'il va poser parce que le chemin qu'il a parcouru durant sa première année dans cette chaise n'est pas parsemé d'erreurs. En fait, il en a fait si peu que les amateurs ont toutes les raisons de lui faire confiance. Depuis qu'il est là, Bergevin n'a pas lancé de paroles en l'air. Il n'a pas fait des promesses qu'il n'avait pas l'intention de tenir.

Bien sûr, il a été généreux avec l'argent de son propriétaire, mais tous les directeurs généraux le sont. On peut s'objecter au contrat de quatre ans à 1.7 millions $ par saison accordé à Travis Moen. Il répond à cela que certains vétérans ont parfois de la difficulté à se mettre en marche après un conflit de travail qui les a privés d'une demi-saison. Après en avoir discuté avec Moen, il croit qu'il redeviendra l'attaquant robuste qu'il a déjà été.

Par ailleurs, comme Carey Price n'est toujours pas devenu l'épine dorsale de l'équipe qu'on avait prévue, on se dit que le patron a été généreux quand il lui a consenti un salaire de superstar (39 millions $). Dans les circonstances, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il nous dise que la carrière du gardien, sur lequel il compte pour atteindre les plus hauts sommets, pourrait ne pas être celle qu'on lui prédisait.

« On va aller de l'avant avec lui, on va le supporter. Je ne sais pas ce que je peux faire pour l'aider. Peut-être que je peux aller faire son épicerie », a dit Bergevin en réaction à la déclaration de Price qui se plaint de ne pas avoir de vie privée, au point de ne plus sortir pour faire son marché.

Dans ce cas bien précis, on aurait aimé entendre de Bergevin qu'il va étudier de près la relation qui existe entre Price et son entraîneur personnel, Pierre Groulx. Price n'a pas la réputation de se tuer au travail. L'ex-entraîneur des gardiens du Canadien, Roland Melanson, était exigeant avec lui. Il le poussait souvent au maximum. Or, du jour au lendemain, il a été remercié. On l'a remplacé par Groulx, un personnage effacé qui ne brouille pas l'eau. On le voit mal s'engueuler avec Price sous prétexte qu'il ne travaille pas suffisamment.

Ce que le gardien un peu troublé semble avoir besoin, c'est d'un François Allaire. Un coach axé sur la technique qui a travaillé avec tous les genres de gardiens durant sa carrière. Des bons, des moins bons et des excellents. Chacun d'eux a appris des choses sous sa gouverne.

Néanmoins, du bout des lèvres, Bergevin a mentionné que Groulx sera de retour. Toutefois, il a aussi dit qu'une évaluation du travail des entraîneurs, dont il est entièrement satisfait, serait faite éventuellement.

« Je ne veux pas que les ennuis de Price deviennent un gros problème, a-t-il souligné. Il aurait pu être meilleur et il le sait. Par ailleurs, il n'a que 25 ans. Il y a des gardiens qui mettent du temps à se développer. »

J'écoutais cette remarque pas totalement dépourvue de sens et je revoyais une image vieille de 20 ans se dérouler sous mes yeux, celle d'un gardien de 20 ans, imberbe et sans un poil sur la poitrine, défiler sur Sherbrooke, en bedaine, en brandissant fièrement la coupe au bout de ses bras. Mais n'est pas Patrick Roy qui veut, semble-t-il.

Finalement, en réponse au manque de robustesse évident qui explique en bonne partie pourquoi le Canadien est déjà en vacances, Bergevin a fait remarquer que les 29 autres organisations de la ligue rêvent de posséder des joueurs forts et de gros gabarit. Il faut s'attendre à ce qu'il améliore cette facette. Il croit en une équipe équilibrée, mais pour l'instant, l'équilibre du Canadien se limite à sa rapidité et à son caractère.

Quand on analyse ce qui s'est passé durant la série contre Ottawa, on en vient à la conclusion que les Sénateurs n'étaient pas le type d'adversaires qui convenait aux attributs du Canadien. Cinq de leurs défenseurs mesuraient plus de six pieds et trois pouces. Quatre d'entre eux pesaient plus de 220 livres. Et on se demande aujourd'hui pourquoi aucun des petits attaquants des perdants n'a inscrit plus de deux buts et pourquoi neuf d'entre eux n'en ont pas marqué un seul.

Bergevin, qui a changé beaucoup de choses en l'espace d'un an à Montréal, n'a pas eu le temps de tout faire. Il va maintenant s'appliquer à compléter la phase deux de son mandat.

Depuis 20 ans, les bilans de fin de saison du Canadien ont fait déferler une pluie de critiques sur les gens en place. Grâce à l'efficacité de Bergevin, à la poigne de Michel Therrien et au travail efficace de ses adjoints, le calme est revenu. Ce qui ne veut pas dire que l'équipe aura la vie facile l'automne prochain alors qu'on se méfiera du Canadien beaucoup plus qu'on l'a fait cette saison.

De la classe

On pourra dire tout ce qu'on voudra de Tomas Kaberle, mais à défaut de pouvoir aider le Canadien, il n'a pas représenté une cause de distraction cette saison. Pour un athlète possédant un aussi long parcours, le fait d'avoir été laissé de côté dans 43 des 53 matchs de son équipe a été une humiliation qu'il a ravalée sans causer le moindre problème.

Il a certainement démontré plus de classe que Michael Ryder qui, comme il l'a fait durant toute la série contre Ottawa, a été porté manquant dans la rencontre avec les médias, samedi. Ryder, qui a marqué un but à ses 14 derniers matchs, est parti sans daigner expliquer pourquoi il s'est si peu impliqué pendant que des coéquipiers jouaient en dépit de blessures graves et que d'autres étaient incapables de sortir de la clinique.

« Si c'était à refaire, je referais cette transaction », a mentionné Bergevin. Peut-être pensait-il davantage aux neuf millions qu'il a épargnés en offrant Erik Cole comme monnaie d'échange.



samedi 11 mai 2013
00:20 - « No excuses » - RDS.CA
« No excuses »

Depuis le début de la campagne, on nous dit que cette équipe n'accepterait pas les excuses. Donc n'utilisons pas ces excuses pour expliquer la défaite du CH aux mains des Sénateurs d'Ottawa.

J'ai bien aimé entendre les joueurs mentionner, après leur dernier match, que les blessures n'étaient pas la raison de leur défaite. En tant qu'athlète, lorsqu'on se cherche des béquilles pour expliquer les échecs, on en cherchera toujours. Certes, ces blessures ont été un facteur déterminant dans le résultat de cette série, mais les Sens méritent ce triomphe grâce à leur jeu efficace et inspiré.

Le Canadien a dominé le premier duel et il a malheureusement perdu. Par la suite, à part le troisième, la plupart des matchs étaient relativement équilibrés malgré un léger avantage au Tricolore. Malheureusement pour les partisans du CH, les Sénateurs ont été plus opportunistes et ont eu ce « killer instinct » qui leur a permis de remporter ces matchs.

Craig Anderson a été excellent quand il avait besoin de l'être. Il a volé le premier match et par la suite, il a fait les gros arrêts aux bons moments, ce qui a permis à son équipe de soutenir les poussées des Montréalais. De plus, comme à l'habitude, Daniel Alfredsson a fait énormément mal au Canadien. Il semble prendre un plaisir fou à produire contre Montréal.

Malgré tous ses facteurs, je crois que l'avantage numérique, l'arme de prédilection du CH, n'a pas livré la marchandise aux moments opportuns et son infériorité numérique a connu des ratés. L'équipe semble s'être laissé déconcentrer par les propos de Paul MacLean. On a vu des joueurs, tel Brandon Prust, et leur entraineur s'en faire et réagir aux paroles de l'entraîneur des Sens. C'est exactement ce que MacLean voulait; aucun de ses joueurs ne se faisait déranger et il a mis toute l'attention sur lui. Il trouvait même le moyen de paraître sympathique malgré ce théâtre.

La façon dont les blessures ont affecté le CH lors du dernier match démontre à quel point la saison des Sénateurs fut impressionnante. Comme je le mentionnais dans ma chronique précédente, le nombre et la qualité des joueurs qui ont manqué à l'appel durant la saison auraient dû signer l'arrêt de mort des Sens, mais ils se sont néanmoins qualifiés pour les séries. De plus, il leur manque encore leur meilleur attaquant en Jason Spezza. Son retour potentiel lors des prochaines rondes jumelé aux prouesses d'Anderson pourraient rendre les Sens de sérieux candidats à atteindre la finale.

Somme toute, le Canadien a connu une très belle progression cette saison et l'avenir s'annonce très heureux pour les partisans. L'équipe est dans la bonne direction et dès l'an prochain, je m'attends encore à une progression. Pas nécessairement par rapport à sa position au classement en saison régulière, mais sur ses performances en séries.

Brendan Gallagher et Alex Galchyenuk prendront du galon et deviendront des rouages importants. David Desharnais redeviendra le centre productif qu'il est accompagné de Max Pacioretty et P.K. Subban sera régulièrement candidat au trophée Norris. De plus, j'ai entièrement confiance que Carey Price deviendra le gardien dominant qu'il peut être et deviendra même candidat au trophée Vézina au cours des prochaines saisons! Probablement trop ambitieux pour plusieurs d'entre vous, mais j'y crois puisque je connais le caractère et la fierté de l'homme ainsi que son talent indéniable.

Je suis convaincu que l'équipe de gestion améliora l'équipe encore et entre-temps, donnons la chance au coureur et permettons à l'équipe de progresser au cours des prochaines saisons.



vendredi 10 mai 2013
23:54 - Un grand premier pas - RDS.CA
Un grand premier pas

Il est essentiel de retenir une chose prioritaire au lendemain de l?élimination du Canadien face aux Sénateurs d'Ottawa. Cela fait exactement un an et huit jours, à peine, que les grands bouleversements ont été amorcés au sein de l'organisation et on peut donc conclure que c'est un véritable pas de géant qui a été effectué depuis le 2 mai 2012, date de l'embauche de Marc Bergevin à titre de directeur général. Un pas de géant, certes, mais un premier pas seulement car comme le disait Michel Therrien lors de son point de presse, quelques minutes après la défaite de jeudi soir, il reste encore beaucoup de travail à faire pour rendre son équipe apte à aspirer aux grand honneurs.

Le facteur le plus important, sans l'ombre d'un doute, est l'intégration dans la formation de très jeunes joueurs tout à fait remarquables, qui assureront une base extrêmement solide au développement qui se poursuivra au cours des prochaines années. Brendan Gallagher, Alex Galchenyuk et, en fin de parcours, Jarred Tinordi ont tous démontré un niveau de jeu exceptionnel, compte tenu de là où ils en sont dans leur vie professionnelle. Qu'on leur ait fait une place avec le « grand club » représentait déjà une véritable bouffée d'air frais, compte tenu des politiques du passé chez le Canadien, mais la maturité démontrée par les trois fut renversante !

Autre facteur de premier ordre, un peu dans le même sens : l?éclosion de jeunes « vétérans », qui ont haussé leur jeu à un niveau très élevé. Je pense bien sûr à P.K. Subban, candidat au trophée Norris, mais aussi à Lars Eller envers qui plusieurs avaient de sérieux doutes et qui, en fin de saison, était devenu rien de moins que le meilleur centre du Canadien de Montréal. Le deuxième vient à peine d'avoir 24 ans, le premier les aura dans quelques jours. En ajoutant le nom de Max Pacioretty au « groupe des 24 ans », nous avons là une autre plate-forme rassurante pour plusieurs années à venir.

Du poids

Par ailleurs, à mots à peine couverts, l'entraîneur Michel Therrien avouait en point de presse jeudi soir que l'aspect « physique » de la série contre les Sénateurs avait été un facteur qui a joué en défaveur de son équipe et qui, éventuellement, a fait basculer les choses dans la cour des rivaux. En fait, en toute objectivité, c'est à compter du moment où le jeu a gagné en intensité, dans le dernier droit de la saison, que le Canadien a commencé à perdre de son lustre. C'est aussi à compter de ce moment que sont apparus tous les bobos, petits et gros, et que les défaites se sont accumulées à un rythme inquiétant! Depuis la blessure au défenseur Alexeï Emelin, la fiche de l?équipe est de cinq victoires et dix défaites, incluant la série de première ronde contre Ottawa. La corrélation est indéniable.

Au cours de l?été, Marc Bergevin devra donc se pencher sur cette réalité qui a miné son équipe depuis environ un mois. L'ajout de Brandon Prust fut un pas dans la bonne direction, mais le fougueux ailier a fini par s'user à la corde tellement il était seul à jouer le rôle de policier, rôle qu'il ne peut jouer complètement, du reste, compte tenu de son physique plus délicat que la plupart des matamores qu'il doit affronter, soir après soir. Ryan White est un joueur d?énergie, mais il ne fait que 6 pieds et même pas 200 livres. Quant à Travis Moen, il est clair qu'il n'est plus intéressé à jouer un rôle de cette nature, sauf de temps en temps.

Le Canadien doit donc gagner en poids et en robustesse, qu'on le veuille ou non. Sinon, les petits joueurs talentueux de l'organisation n'auront plus de carburant dans le réservoir, le printemps venu, comme on l'a vu de façon assez criante au cours de la dernière séquence.

Et le gardien?

C'est encore une fois le poste de gardien de but qui laisse perplexe, quelques heures après la fin de cette courte saison. Les amateurs et la direction auront le temps d'analyser en long et en large le rendement de Carey Price au cours des prochains jours ou semaines, mais à chaud, on doit admettre qu'on reste encore sur notre appétit dans le cas de Price.

Il a si bien paru, si souvent. Mais si mal, trop souvent, particulièrement dans les moments clés. Le remarquable potentiel qu'on lui reconnaît tous, unanimement, ne parvient pas à se transformer en rendement constant, sur la patinoire. Ce que Craig Anderson a accompli pour les Sénateurs en saison régulière, mais surtout au cours de la série contre le CH, est venu renforcer les conclusions auxquelles on arrive malheureusement de plus en plus souvent dans le cas de Carey.

Quelqu'un me disait récemment qu'il n'avait peut-être pas la « personnalité » pour être un gardien de premier plan à Montréal, où tout est amplifié, voire même démesuré et que ce n?était peut-être donc pas une question de talent brut, après tout. Difficile à dire.

Chose certaine, le Canadien de Montréal en fait encore, à court terme et moyen terme, son gardien de prédilection. Mais il devra passer à l?étape qui lui reste encore à franchir dès la saison prochaine s'il veut être à la hauteur des attentes placées en lui.



17:06 - La fête est finie! - RDS.CA
La fête est finie!

Une semaine et cinq matchs, c'est tout ce dont les Sénateurs ont eu besoin pour éliminer le Canadien. Le party venait à peine de commencer qu'il était déjà terminé. Jeudi soir au Centre Bell, peu de gens y croyaient encore. Ce qui a fait dire à mon collègue Mario Tremblay durant la période de réchauffement qu'il avait l'impression d'être à un match des anciens.
 
Pourtant, le Canadien était largement favori pour l'emporter. Selon Influence Communication, 80% des journalistes au Canada avaient choisi le Canadien pour éliminer les Sénateurs. Les succès remportés en saison régulière et la deuxième place au classement dans l'Est laissaient entrevoir un « printemps agréable ». Et c'est peut-être là le problème.
 
Le Canadien avait placé la barre haute. Les attentes étaient élevées. On parlait d'une finale d'Association. On rêvait à une reprise de 2010. Mais dans les faits, le CH n?était pas une équipe de deuxième place, comme il n?était pas une équipe de 15e rang la saison dernière. C'est une équipe de milieu de peloton; entre le 6e et le 10e rang. S'il avait terminé la saison en 6e, 7e ou 8e place, la défaite face aux Sénateurs auraient été davantage dans l'ordre des choses.
 
Comme l'a déclaré Michel Therrien après le cinquième match, la série contre les Sénateurs a démontré qu'il y avait encore beaucoup de travail à faire.
 
CAREY PRICE

La première question qu'il faudra se poser concerne Carey Price. Therrien n'a pas hésité à le reconnaitre, Craig Anderson a été le meilleur joueur de cette série. Il a « volé » le premier match au Centre Bell; dans le quatrième match, il a réussi un bel arrêt devant Andrei Markov qui aurait porté le pointage 3-0 et jeudi soir, il a répété ses exploits en première période devant Rene Bourque. Il termine la série avec une moyenne de 1,80 et un pourcentage d'efficacité de ,950.
 
À l'autre bout de la patinoire, Price n'aura pas réussi à confondre les sceptiques. Et sa moyenne de 3,26 et son taux d'efficacité de ,894 vont faire le délice de ses dénigreurs.  J'ai toujours pris la défense de Price, mais je dois avouer que le doute s'installe dans mon esprit aujourd'hui. Par contre,  avant de penser à s'en débarrasser, il va falloir y penser deux fois. Parce que ce n'est pas Peter Budaj qui peut prendre la relève.
 
Le cas Carey Price me fait penser à celui de Roberto Luongo à Vancouver. Si les Canucks gagnent, ce n'est pas grâce à lui; s'ils perdent, c'est sa faute. J'ai l'impression qu'on se dirige vers ça à Montréal.  Price sera de retour la saison prochaine, mais sous haute surveillance.
 
ET LES AUTRES?

Réglons une chose immédiatement; Michael Ryder, Jeff Halpern, Colby Armstrong et Tomas Kaberle ne seront pas de retour la saison prochaine. Travis Moen ne devrait pas être à Montréal, mais on vient de lui accorder un contrat de quatre ans pour 1,8M $ par saison. Marc Bergevin pourrait probablement trouver preneur pour ses services. Et je me pose des questions sur Ryan White. Le quatrième trio sera à rebâtir avec des joueurs costauds et qui savent jouer au hockey. 
 
Une belle lutte se prépare au centre. Quand il a été blessé, Lars Eller était le meilleur à cette position chez le CH. Il y a toujours Tomas Plekanec et un jour, il faudra bien faire une place à Alex Galchenyuk.  Ce qui laisse supposer que David Desharnais devra se battre pour conserver sa place. Heureusement, il pourra le faire avec un bon contrat en poche.
 
L'avenir est prometteur chez le Canadien avec  Subban, Galchenyuk, Gallagher, Eller, Tinordi, Emelin et Pacioretty. Ajoutons aussi le nom de Price. Pour ces jeunes joueurs, la défaite face aux Sénateurs s'inscrit dans un processus d'apprentissage. Les joueurs des Sénateurs sont passés par là en 2012 quand ils ont été battus en sept matchs par les Rangers de NY.
 



06:06 - L'adversité a été un adversaire de trop - RDS.CA
L'adversité a été un adversaire de trop

C'était beaucoup trop leur demander que de prolonger la série avec autant de joueurs dans la clinique. Ils ont bien essayé, mais on aurait dit que cette série, dans son ensemble, n'était pas faite pour eux parce qu'ils ont fait face à plus d'adversité qu'ils pouvaient en prendre.

Michel Therrien a résumé la chose par une phrase réaliste: «Disons que nous avons eu beaucoup de malchance au cours des deux dernières semaines», a-t-il laissé tomber, la mine  fatiguée. Difficile de le contredire.

La série a été très mal amorcée quand celui qui ressemblait le plus à un joueur de centre numéro un, Lars Eller, a quitté la patinoire sur une civière. Puis, les blessures se sont accumulées à un rythme effarant, obligeant le Canadien à  vendre chèrement sa peau après avoir perdu six joueurs au combat: Eller, Price, Gionta, Prust, White et Emelin. Du nombre, trois joueurs de six pieds et deux pouces et un autre de six pieds. C'est un détail qui a son importance au sein d'une petite équipe. Même s'il est absent depuis un bon moment, la robustesse d'Emelin, notamment, aurait été fort utile contre un adversaire comme celui-là.

On a été témoin d'événements tellement inhabituels durant cette dure bataille. Un bel athlète qui se fait littéralement assommer, des bagarres à sens unique au cours desquelles le Canadien n'a pas fait le poids, une performance éblouissante du gardien gagnant, Craig Anderson, des mauvais buts accordés par Price et par celui qui a été forcé de lui succéder et finalement un but crucial marqué avec le patin qui a contribué largement à cette élimination puisqu'il a coûté le quatrième match.

Est-ce que les choses peuvent aller plus mal quand le gardien sur lequel on comptait pour faire la différence subit une blessure à l'aine et une autre à un genou dans les derniers instants de cette coûteuse défaite à Ottawa? Au fait, ça remonte à quand la dernière fois que le Canadien a vu un de ses gardiens se blesser dans les séries? De mémoire, il faut peut-être remonter à Michel «Bunny» Larocque durant les années 70. C'est une malchance qui n'arrive presque jamais.

Le score de ce match ne dit pas tout. Le Canadien a dominé les Sénateurs durant près de 40 minutes. Bourque, Tinordi et Armstrong, ce dernier à l'occasion d'une échappée, ont tiré sur le poteau en première période. Toutefois, quand Kyle Turris a porté la marque à 3-1 en deuxième période, on a senti que ce but-là  était de trop. Pour les joueurs du Canadien, qui n'ont jamais été dans le coup en troisième période durant la série, le coeur n'y était plus. En cinq parties, Ottawa a marqué 13 buts sans riposte après les 40 premières minutes de jeu.

Les derniers moments de cette décevante série n'ont pas été très beaux à regarder. D'ailleurs, les trois buts du dernier engagement ont incité plusieurs milliers de spectateurs à quitter l'amphithéâtre. Plusieurs serviettes reçues en cadeau à l'entrée se sont retrouvées sur la patinoire. Un spectateur a même lancé son chandail tricolore sur la glace en signe de dépit. Des gestes pas très édifiants par des spectateurs qui ont eu droit à une saison au-delà de leurs espérances.

Il s'agit de l'élimination la plus embarrassante subie par le Canadien depuis celle contre les Hurricanes de la Caroline, dans le même édifice (8-2), le 13 mai 2002. Michel Therrien s'en souvient sûrement puisqu'il était derrière le banc cette fois-là encore.

Durant la série, c'est évident que l'équipe n'a pas été suffisamment appuyée par Price, mais ce qu'on a vu de Peter Budaj contribuera probablement à refroidir l'ardeur des amateurs qui le réclament à grands cris chaque fois que Price démontre des signes de faiblesse. S'il avait fallu que l'équipe soit encore dans le coup quand Price s'est blessé, on ne peut pas dire que la présence de Budaj aurait été un élément rassurant. Budaj a accordé un  très long retour de lancer qui a permis à Zack Smith de marquer le premier but et il n'a guère été plus fort quand le jeune Conacher en ajouté un deuxième.  Quant à son rendement au dernier engagement, il n'a pas été meilleur que celui des joueurs qui étaient devant lui.

La 25e coupe Stanley devra attendre. Ce printemps, le Canadien a l'excuse d'avoir été très durement frappé par les blessures. Après avoir créé beaucoup d'espoir durant une campagne tout à fait exceptionnelle, on s'attendait à ce que l'équipe fasse un plus long bout de chemin en séries, mais la malchance s'est chargée d'écrire le scénario. Il n'est pas exagéré de prétendre que l'équipe a affronté plus d'adversité en cinq matchs des séries que durant les 48 parties de cette saison écourtée. Déjà opposé à un rival coriace, l'adversité a été un adversaire de trop pour le Canadien.

Mission impossible

Les Sénateurs ne se battent pas eux-mêmes, ce qui a fait de la tentative de remontée du Canadien une mission quasi impossible. Avant le début de la série, on était d'avis que le verdict se jouerait entre les poteaux. C'est effectivement ce qui s'est passé. On parlait d'une confrontation entre Anderson et Price et d'une autre entre Karlsson et Subban. Le défenseur du Canadien a le mérite d'avoir éclipsé l'actuel détenteur du trophée Norris.

L'entraîneur Paul MacLean n'a pas pavoisé à la suite de cette première étape réussie. Ce vieux routier de la Ligue nationale a paru impressionné d'avoir éliminé le Canadien à sa première expérience contre Montréal dans un rôle d'entraîneur en chef. «C'est gros, a-t-il lancé. On vient d'éliminer le Canadien. Je vais devoir appeler ma mère pour lui dire qu'on a finalement battu son équipe».

Michel Therrien, on peut le comprendre n'avait pas le goût de badiner. Il a dit relativement peu de choses intéressantes, sinon que l'équipe, dont il est satisfait de la saison dans son ensemble, a encore du travail à faire avant d'en arriver à tenir son bout plus longtemps durant les séries.

On ne doute pas que son directeur général ait pris des notes durant cet affrontement au cours duquel trop d'attaquants se sont faits discrets. Le Canadien, qui jouissait d'une attaque plus productive que les Sénateurs cette saison, n'a marqué que neuf buts durant la série, comparativement à 20 par Ottawa. Pour reprendre une expression populaire, quelques têtes risquent de disparaître dans la prochaine photo de l'équipe.

On y reviendra.



06:06 - L'adversité, un adversaire de trop - RDS.CA
L'adversité, un adversaire de trop

C'était beaucoup trop leur demander que de prolonger la série avec autant de joueurs dans la clinique. Ils ont bien essayé, mais on aurait dit que cette série, dans son ensemble, n'était pas faite pour eux parce qu'ils ont fait face à plus d'adversité qu'ils pouvaient en prendre.

Michel Therrien a résumé la chose par une phrase réaliste: «Disons que nous avons eu beaucoup de malchance au cours des deux dernières semaines», a-t-il laissé tomber, la mine  fatiguée. Difficile de le contredire.

La série a été très mal amorcée quand celui qui ressemblait le plus à un joueur de centre numéro un, Lars Eller, a quitté la patinoire sur une civière. Puis, les blessures se sont accumulées à un rythme effarant, obligeant le Canadien à  vendre chèrement sa peau après avoir perdu six joueurs au combat: Eller, Price, Gionta, Prust, White et Emelin. Du nombre, trois joueurs de six pieds et deux pouces et un autre de six pieds. C'est un détail qui a son importance au sein d'une petite équipe. Même s'il est absent depuis un bon moment, la robustesse d'Emelin, notamment, aurait été fort utile contre un adversaire comme celui-là.

On a été témoin d'événements tellement inhabituels durant cette dure bataille. Un bel athlète qui se fait littéralement assommer, des bagarres à sens unique au cours desquelles le Canadien n'a pas fait le poids, une performance éblouissante du gardien gagnant, Craig Anderson, des mauvais buts accordés par Price et par celui qui a été forcé de lui succéder et finalement un but crucial marqué avec le patin qui a contribué largement à cette élimination puisqu'il a coûté le quatrième match.

Est-ce que les choses peuvent aller plus mal quand le gardien sur lequel on comptait pour faire la différence subit une blessure à l'aine et une autre à un genou dans les derniers instants de cette coûteuse défaite à Ottawa? Au fait, ça remonte à quand la dernière fois que le Canadien a vu un de ses gardiens se blesser dans les séries? De mémoire, il faut peut-être remonter à Michel «Bunny» Larocque durant les années 70. C'est une malchance qui n'arrive presque jamais.

Le score de ce match ne dit pas tout. Le Canadien a dominé les Sénateurs durant près de 40 minutes. Bourque, Tinordi et Armstrong, ce dernier à l'occasion d'une échappée, ont tiré sur le poteau en première période. Toutefois, quand Kyle Turris a porté la marque à 3-1 en deuxième période, on a senti que ce but-là  était de trop. Pour les joueurs du Canadien, qui n'ont jamais été dans le coup en troisième période durant la série, le coeur n'y était plus. En cinq parties, Ottawa a marqué 13 buts sans riposte après les 40 premières minutes de jeu.

Les derniers moments de cette décevante série n'ont pas été très beaux à regarder. D'ailleurs, les trois buts du dernier engagement ont incité plusieurs milliers de spectateurs à quitter l'amphithéâtre. Plusieurs serviettes reçues en cadeau à l'entrée se sont retrouvées sur la patinoire. Un spectateur a même lancé son chandail tricolore sur la glace en signe de dépit. Des gestes pas très édifiants par des spectateurs qui ont eu droit à une saison au-delà de leurs espérances.

Il s'agit de l'élimination la plus embarrassante subie par le Canadien depuis celle contre les Hurricanes de la Caroline, dans le même édifice (8-2), le 13 mai 2002. Michel Therrien s'en souvient sûrement puisqu'il était derrière le banc cette fois-là encore.

Durant la série, c'est évident que l'équipe n'a pas été suffisamment appuyée par Price, mais ce qu'on a vu de Peter Budaj contribuera probablement à refroidir l'ardeur des amateurs qui le réclament à grands cris chaque fois que Price démontre des signes de faiblesse. S'il avait fallu que l'équipe soit encore dans le coup quand Price s'est blessé, on ne peut pas dire que la présence de Budaj aurait été un élément rassurant. Budaj a accordé un  très long retour de lancer qui a permis à Zack Smith de marquer le premier but et il n'a guère été plus fort quand le jeune Conacher en ajouté un deuxième.  Quant à son rendement au dernier engagement, il n'a pas été meilleur que celui des joueurs qui étaient devant lui.

La 25e coupe Stanley devra attendre. Ce printemps, le Canadien a l'excuse d'avoir été très durement frappé par les blessures. Après avoir créé beaucoup d'espoir durant une campagne tout à fait exceptionnelle, on s'attendait à ce que l'équipe fasse un plus long bout de chemin en séries, mais la malchance s'est chargée d'écrire le scénario. Il n'est pas exagéré de prétendre que l'équipe a affronté plus d'adversité en cinq matchs des séries que durant les 48 parties de cette saison écourtée. Déjà opposé à un rival coriace, l'adversité a été un adversaire de trop pour le Canadien.

Mission impossible

Les Sénateurs ne se battent pas eux-mêmes, ce qui a fait de la tentative de remontée du Canadien une mission quasi impossible. Avant le début de la série, on était d'avis que le verdict se jouerait entre les poteaux. C'est effectivement ce qui s'est passé. On parlait d'une confrontation entre Anderson et Price et d'une autre entre Karlsson et Subban. Le défenseur du Canadien a le mérite d'avoir éclipsé l'actuel détenteur du trophée Norris.

L'entraîneur Paul MacLean n'a pas pavoisé à la suite de cette première étape réussie. Ce vieux routier de la Ligue nationale a paru impressionné d'avoir éliminé le Canadien à sa première expérience contre Montréal dans un rôle d'entraîneur en chef. «C'est gros, a-t-il lancé. On vient d'éliminer le Canadien. Je vais devoir appeler ma mère pour lui dire qu'on a finalement battu son équipe».

Michel Therrien, on peut le comprendre n'avait pas le goût de badiner. Il a dit relativement peu de choses intéressantes, sinon que l'équipe, dont il est satisfait de la saison dans son ensemble, a encore du travail à faire avant d'en arriver à tenir son bout plus longtemps durant les séries.

On ne doute pas que son directeur général ait pris des notes durant cet affrontement au cours duquel trop d'attaquants se sont faits discrets. Le Canadien, qui jouissait d'une attaque plus productive que les Sénateurs cette saison, n'a marqué que neuf buts durant la série, comparativement à 20 par Ottawa. Pour reprendre une expression populaire, quelques têtes risquent de disparaître dans la prochaine photo de l'équipe.

On y reviendra.

 



05:22 - Le visage de l'équipe va changer - RDS.CA
Le visage de l'équipe va changer

Voici mon analyse du cinquième et dernier match de la série entre le Canadien et les Sénateurs d'Ottawa.

Héros du match : Craig Anderson. Le gardien des Sénateurs a fait la différence dans les dix premières minutes de la partie en gardant son club dans le match.

Zéro du match : Peter Budaj. Il n'a pas donné la chance à son équipe de gagner la partie. Il a été faible sur au moins deux buts. J'aurais aimé qu'il soit égal à Anderson. Il aurait fallu une performance extraordinaire pour inspirer son équipe qui tirait de l'arrière 1-3 dans la série. C'était une question de confiance.

Le moment décisif du match : L'incapacité du Canadien de marquer dans les cinq premières minutes de jeu. Le Tricolore a profité de trois ou quatre bonnes occasions de marquer, mais il a été incapable de trouver le fond du filet.

Le moment décisif de la série : Le but accordé à Mika Zibanejad des Sénateurs lors du quatrième match à Ottawa. Le Canadien avait une avance de deux buts à ce moment et s'il était parvenu à gagner la rencontre, la série aurait été égale deux victoires de chaque côté et la tournure aurait pu être différente.

Le joueur de la série : Sans surprise, c'est le gardien Craig Anderson. Tout le monde l'a vu et l'a constaté. Il a été l'homme clé de la série.

Quels sont les joueurs qu'on ne reverra pas dans l'uniforme du Canadien l'an prochain : Il est difficile d'en nommer un en particulier, mais il est évident qu'il y a un point d'interrogation sur tous ceux qui en étaient à leur dernière année de contrat. Il y aura des changements, c'est assuré. Même ceux qui ont encore une entente pourraient quitter l'équipe. Je pense que le visage de l'équipe va changer.

*propos recueillis par Robert Latendresse



00:24 - Des renards de surface - RDS.CA
Des renards de surface

Marquer fait partie de l'ADN de Thierry Henry.

On en a encore eu la preuve mercredi soir, à l'occasion de notre visite au Red Bull Arena de New York.

En bon renard de surface, l'attaquant étoile des Red Bulls a flairé les rares occasions que nous lui avons offerts pour inscrire les deux buts des siens dans une victoire de 2-1.

Mon coéquipier Marco Di Vaio n'a peut-être pas le même standing qu'Henry, qui a notamment une Coupe du monde à son palmarès, il appartient tout de même à la même catégorie que la légende française.

Ils n'ont peut-être plus autant de vivacité que dans leur jeune âge, mais ils ont encore besoin de bien peu pour compter. Alors que certains joueurs ont besoin de trois, quatre ou cinq chances pour finalement marquer, Henry et Di Vaio capitalisent une fois sur deux.

Envoyé sur le terrain à la 66e minute de jeu en remplacement d'Andrew Wenger, Marco n'a pas tardé à s'illustrer. Il a d'abord réduit l?écart de moitié dans les arrêts de jeu, avant de frapper deux poteaux sur une même frappe. Il était toutefois hors jeu sur la séquence.

Bref, Marco et Thierry savent faire la différence pour leur équipe, et ce sans nécessairement jouer de grands matchs. Mercredi, c'est Titi qui a eu le dernier mot.

L'instinct du tueur

Malgré la défaite, c'est la tête haute que nous sommes rentrés à Montréal. Si seulement on avait été un peu plus adroit en première mi-temps, nous aurions facilement pu nous donner une avance de 2-0 après les 45 premières minutes de jeu. L'instinct du tueur a fait défaut.

Or, le but que nous avons encaissé à la toute fin de la première demie, gracieuseté d'Henry, nous a quelque peu déstabilisés. À leur retour du vestiaire, les Red Bulls ont semblé encore plus affamés, générant quelques occasions de marquer. Jusqu?à la 88e minute de jeu, nous avons tenu bon. Henry a cependant démontré une fois de plus toute l?étendue de son talent en inscrivant le but victorieux au moyen d'une bicyclette.

Cette défaite a de quoi être frustrante pour nous étant donné les efforts que nous avons déployés. On avait l'opportunité de se hisser en tête du classement dans l'Est et c'est pourquoi on a tenté d'entrée de jeu de dicter l'allure du match.

On a sans doute offert notre meilleure prestation de la saison à l?étranger. Plus tôt cette année, nous avons connu de bons matchs sur les terrains adverses, sans toutefois nous imposer sur le plan de la possession du ballon. À New York mercredi, ce n?était pas le cas. Pendant la majeure partie de la rencontre, les Red Bulls ne semblaient pas avoir trouvé la solution pour stopper notre jeu et malgré d'incisives contre-attaques, on a résisté.

Ça, c?était avant qu'Henry ne trouve la faille dans notre défensive.

Pas le temps d'niaiser

Mercredi, il s'agissait de notre cinquième match en 14 jours et nous n'aurons pas le temps de ruminer bien longtemps ce revers face aux Red Bulls. Le Real Salt Lake nous attend en effet samedi au Stade Saputo.

Si ce calendrier paraît épuisant, et bien rassurez-vous, nous ne tirons pas de la langue. C'est surtout le voyagement qui n'est pas évident par les temps qui courent. N'empêche, nous n'avons disputé que neuf rencontres de la MLS jusqu'à maintenant cette saison.

Il est aussi important de souligner que nos entraîneurs ont tout fait récemment pour s'assurer que l'effectif reste le plus frais possible.

En jouant un match à chaque trois ou quatre jours à l'heure actuelle en raison du Championnat canadien, il est évident que nous ne pouvons profiter de la préparation habituelle. Il y a par contre un bon côté à cela et c'est qu'on joue régulièrement. Ça, les joueurs de ne s'en plaindront jamais.

L'autre point positif de cet emploi du temps chargé c'est que lorsqu'on connaît la défaite comme mercredi, on l?évacue rapidement, car on doit s'activer pour le match suivant.

Et face au Real Salt Lake samedi, nous avons intérêt à être prêts.

Cette équipe a peut-être perdu quelques-uns de ces joueurs réguliers des dernières saisons, notamment Fabian Espindola, Jamison Olave et Will Johnson, elle gravite tout de même toujours au sommet du classement dans l'Ouest.

Kyle Beckerman est le vrai meneur de jeu de cette formation. Évoluant au poste de milieu défensif, il occupe sensiblement le même rôle que moi avec l'Impact. C'est lui qui dicte le jeu.

Si nous avons eu tout un défi à relever contre les Red Bulls mercredi, le test de samedi sera tout aussi difficile.

*Propos recueillis par Mikaël Filion



jeudi 09 mai 2013
02:59 - Une équipe trop prévisible - RDS.CA
Une équipe trop prévisible

Il y a des moments dans l'histoire d'une équipe où il faut savoir saisir sa chance parce qu'elle ne reviendra pas de si tôt. Et cette chance, elle s'est présentée il y a deux ans pour les Canucks de Vanouver qui ont perdu la coupe Stanley au septième match de la finale devant les Bruins de Boston.

L'histoire démontre que souvent lorsqu'une équipe rate son rendez-vous avec l'histoire, elle régresse les années suivantes. Il arrive souvent que l'on bâtisse une équipe pour atteindre le sommet, mais par la suite, il est difficile d'y demeurer. Dans l'histoire récente, seuls les Red Wings de Detroit n'ont pas subi le même destin dans les années 1990.

La défaite des Canucks aux mains des Sharks n'est pas une surprise à mes yeux, car j'avais prédit San Jose, mais en six rencontres, pas en quatre. Il y a trop de points faibles chez les Canucks, en particulier au niveau de la deuxième ligne d'attaque. J'ajouterais que même le premier trio avec les jumeaux Sedin n'a pas fonctionné. Daniel et Henrik Sedin n'ont plus l'impact qu'ils ont déjà eu, en tout cas depuis deux ans au moins. Les Canucks ont beau avoir remporté le titre de leur division en saison, ça n'a pas empêché d'être balayés dès le premier tour.

C'était leur chance face aux Bruins et ils l'ont raté. Les points d'interrogation ont par la suite commencé à sortir, particulièrement les critiques envers Roberto Luongo, qu'on a accusé de ne pouvoir faire le travail.

Je ne sais pas à quel point la saga des gardiens a dérangé l'équipe, mais le directeur général Mike Gillis a hérité du contrat de Luongo à son arrivée avec le club. Ce n'est pas de sa faute si son prédécesseur a consenti un contrat à très très long terme à son gardien. Plus les choses avancent et plus j'ai l'impression que le dossier Luongo ressemble à celui de Rick DiPietro avec les Islanders de New York, c'est-à-dire des gardiens qui n'ont jamais été à la hauteur de leur imposant contrat. Je précise tout de suite que Luongo a été meilleur que le gardien des Islanders et qu'il n'a pas été blessé comme lui.

Luongo est coincé à Vancouver. Je suis persuadé qu'il n'est pas à l'aise avec la situation et qu'il aimerait quitter les Canucks. Le gardien a demandé à patron de l'échanger parce qu'il était fatigué de vivre la situation et d'être un problème pour son club, mais Gillis n'a pas été en mesure de trouver preneur en raison de la pesanteur du contrat.

Il aurait fallu que le dossier de Luongo se règle avant le début de la saison et que ça se fasse avec classe comme la nouvelle direction du Canadien a fait avec Scott Gomez. Marc Bergevin a réglé le problème et maintenant on n'en parle plus. Sinon, ça aurait été pénible chez le Canadien. Il faut cesser de se poser la question au sujet des gardiens. Cory Schneider est assuérement le numéro un chez les Canucks.

Quand, on fera l'analyse des Canucks, il ne faudra pas que ça s'arrête qu'à l'entraîneur Alain Vigneault, il faudra aussi évaluer le travail de Mike Gillis. Je suis de ceux qui croient qu'Alain doit être congédié, car je pense qu'il a de très belles qualités d'entraîneur, mais des fois, on dirait que ça ne fonctionne plus. Ça se voit dans plusieurs sports. Il a prouvé qu'il était un entraîneur de premier plan dans la LNH et il a déjà gagné le trophée Jack Adams. Ce serait peut-être une bonne chose pour lui qu'il change de place.

C'est possible aussi que Gillis paie la note. On est loin de l'équipe et il n'est pas possible de savoir tout ce qui se passe à l'interne. On a beau critiquer les Canucks, on n'est pas au courant de tout. Il est difficile pour moi de dire si tout ce que nous entendons est la vérité.

Les Canucks ne pourront pas tout changer durant l'été. On ne peut pas régler plusieurs gros dossiers en même temps. Si on peut résoudre le cas Luongo, ce sera très bien. Je sais que les frères Sedin en ont arraché au cours des deux dernières présences de l'équipe en séries, et on pourrait être tenté de les échanger. Moi je crois qu'il faut plutôt y aller par étape et la première étape est le dossier du gardien.

Pour améliorer les Canucks, il ne faut pas nécessairement changer le noyau de l'équipe. J'opterais plutôt pour une stratégie qui consisterait à entourer ce noyau et je tenterais de mettre sur la glace, une bonne deuxième ligne parce que la première ligne est trop prévisible. Pour l'adversaire, une fois que tu as arrêté le premier trio, le gros du travail est fait.

De toute façon, les frères Sedin seront difficiles à échanger parce qu'ils veulent jouer au même endroit. Je doute par exemple qu'une équipe accepte de céder Ryan Getzlaf et Corey Perry pour les jumeaux. Comme vous voyez, ce n'est pas un dossier simple, c'est pourquoi je crois qu'il serait plus facile de mieux entourer ce noyau avant de le sortir de Vancouver. Il faut enlever de la pression sur les jumeaux.

Les Canucks pratiquent un style de jeu robuste, même s'ils n'ont pas les armes pour le faire. En saison régulière, ça fonctionne, mais c'est autre chose en séries alors qu'ils semblent marquer d'énergie.

*propos recueillis par Robert Latendresse



00:09 - Le NASCAR en a pour son argent - RDS.CA
Le NASCAR en a pour son argent

La série NASCAR a investi énormément de temps et d'argent dans le développement du Air Titan. Dimanche, elle en a eu pour son argent.

L'attente a peut-être été longue au Talladega Superspeedway dimanche, mais après 3 heures 36 minutes d'interruption en raison de la pluie, l?épreuve de la Coupe Sprint a finalement été relancée, en grande partie grâce a au Air Titan.

Cette nouvelle technologie permet d'assécher les pistes beaucoup plus rapidement, au grand plaisir des pilotes, pour qui ce n'est jamais facile de demeurer concentré dans des circonstances semblables.

Pour ma part, quand je savais que j'allais devoir patienter au moins une heure avant de retourner en piste, j'en profitais pour aller dormir. Vous avez bien lu, dormir. Si je ne parvenais pas à m'endormir, j?étais néanmoins en mesure de me déconnecter, de relaxer et de faire le plein d?énergie.

Les journées sur un circuit peuvent être parfois extrêmement longues et la capacité à se concentrer en paie forcément le prix. Quand j?étais de retour à bord de mon bolide après une pause de la sorte, c?était comme si je disputais une toute nouvelle course.

Malheureusement pour les spectateurs à la merci des caprices de Dame nature, ces derniers n'ont pas toujours l'occasion comme les pilotes d'aller roupiller un peu avant la conclusion de l?épreuve.

Dimanche, sept heures après le début de la course, ils ont toutefois été dignement récompensés pour leur patience. La fin de l?épreuve valait en effet le déplacement.

Au second tour de la prolongation, David Ragan est apparu de nulle part pour coiffer Matt Kenseth, Carl Edwards et Jimmie Johnson au fil d'arrivée. Mieux en encore, le coéquipier de Ragan, David Gilliland, a permis à l?équipe Front Row Motorsports de réaliser le doublé.

Enfin, le propriétaire de l?écurie, Bob Jenkins se voit offrir le bonbon qu'il attendait et méritait depuis longtemps. Ce dernier a investi beaucoup de sa fortune dans la série NASCAR dans l'espoir, un jour, de s?élever parmi les grandes équipes de la série.

Le Talladega Superspeedway est à peu près le seul circuit où Front Row Motorsports pouvait espérer un bon résultat cette saison. Le timing ne pourrait donc être meilleur pour le groupe de Jenkins, qui avec ce doublé, offre un peu plus de visibilité à ses commanditaires.

Tout ce beau monde se déplace maintenant à Darlington, où aura lieu la prochaine épreuve de la saison dimanche.

Complètement différent de tous les autres, le circuit de Darlington est celui que j'ai le plus apprécié en tant que pilote NASCAR. Vous pouvez parier que les bolides sortiront de la piste au terme de l?épreuve avec le côté tout noir ou tout blanc. Pour y connaître du succès et prendre de la vitesse, les pilotes devront constamment frôler le mur à leur droite. La concentration sera donc plus qu'essentielle du premier au dernier tour.

C'est sans compter que les coins du circuit sont différents en raison de leur dénivellation. Je me rappelle entre autres du coin 4, à la sortie de la ligne droite. Tu montes complètement pour ensuite te tirer en bas dans le milieu du coin. J'y ai déjà dépassé Stewart et Busch, avant de frapper le mur!

Demeurer concentré, je disais?

S'il en est un qui paraît concentré sur ce circuit, c'est bien Edwards. Lors de récents essais sur cette piste, il a été très rapide et il sera donc à surveiller de près dimanche.

Une question de finesse

Passons maintenant à l'Indy 500, qui aura lieu le 26 mai prochain.

À l'occasion de cette légendaire épreuve, c'est comme si les écuries et les pilotes changeaient de série. La préparation des voitures est en effet complètement différente. Afin d'aller chercher le dixième de mille à l'heure de plus, les équipes consacrent actuellement beaucoup de leur temps à l'aérodynamisme. Tout est une question de finesse.

À l'instar des épreuves de Daytona et de Talladega en NASCAR, davantage de pilotes auront une chance de l'emporter. Je pense entre autres au Japonais Takuma Sato, qui est passé tout près de l'emporter l'an dernier et qui m'impressionne beaucoup. Il pourrait très bien récidiver cette année.

Quant à Tag, tout est possible. Comme je le disais dans une récente chronique, le Québécois Alex Tagliani est une boîte à surprise. Le moteur Honda qui propulse sa voiture est à la fois puissant et s'il y a un endroit où il peut bien faire, c'est bien là-bas.

Une chose est certaine cependant, l'Indy 500 demeure une course très élevée en risques. De la façon dont est configurée cette piste, on a l'impression de faire face au mur à la fin de la ligne droite. On dirait vraiment qu'on va rentrer dedans, contrairement à un ovale où la courbe est évidente. C'est la première chose qu'un pilote remarque à son premier tour de piste.

J'ai tourné la page

Quand j'ai annoncé ma retraite, j?étais sérieux.

Après avoir songé quelques instants à accepter l'invitation de mon bon ami et collègue Dominic Fugère à participer au prochain Grand Prix de Trois-Rivières, dont il est le directeur général, j'ai finalement décliné son offre.

Mon travail dans les médias me suffit amplement à l'heure actuelle. C'est sans compter que j'ai d'autres projets. Sous peu, je m'envolerai d'ailleurs pour la Chine afin d'y travailler avec un manufacturier automobile.

*Propos recueillis par Mikaël Filion



mercredi 08 mai 2013
15:39 - Webber : la dernière chance? - RDS.CA
Webber : la dernière chance?

Non pas la dernière chance d?être champion du monde. Pour cela, il faut remonter à 2010 alors que l'Australien a eu sa seule occasion d?être couronné.

Mais il a tout gâché en fin de saison alors qu'il menait le classement. Une sortie de piste en Corée (au 19e des 55 tours de course, en tentant de suivre le rythme de son coéquipier Sebastian Vettel chez Red Bull) et une course anonyme à Abou Dhabi ont ruiné ses chances.

Non, plutôt une dernière chance de montrer son talent (avant de partir?), ainsi qu'une dernière chance de contrarier son coéquipier et ennemi Sebastian Vettel.

Oui, un ennemi, comme il doit le voir et le traiter, selon l'ancien champion du monde (et son compatriote) Alan Jones. Ennemi bien sûr depuis les événements de Malaisie (Vettel ne respecte pas les consignes d?équipe et dépasse Webber).

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Alan Jones sait de quoi il parle, car il a déjà connu une telle mésaventure avec son coéquipier Carlos Reutemann, qui a refusé d'obtempérer à des consignes de l?écurie Williams au GP du Brésil 1981. Lorsque, repentant, Reutemann a par la suite offert à Jones d'enterre la hache de guerre, ce dernier a répondu : « OK, mais dans ton dos » ! Bonjour l'ambiance dans l?équipe.

Depuis le GP de Malaisie, les circonstances ont fait que Webber n'a pas pu se faire justice sur la piste comme il l'aurait souhaité.

Chine : sa Red Bull tombe en panne sèche lors des qualifications et il est officiellement exclu (en fait rejeté en fond de grille). Parti de la ligne des puits, il s'accroche avec Jean-Éric Vergne puis perd une roue à la suite d'un arrêt aux puits.

Bahrein : le pilote de 36 ans réalise une performance correcte en qualif (5e), mais aggravée par une pénalité de recul de 3 places sur la grille en raison de son incident avec Vergne sept jours plus tôt. Il passe sa course coincé dans la circulation et est victime d'une forte usure de ses pneus, ce qui lui fait perdre deux places dans le dernier tour qu'il termine en 7e place.

Du succès

Alors pourquoi Webber aurait-il maintenant une chance de s'imposer face à Vettel?

Parce que les deux prochaines courses qu'il va disputer lui ont souvent souri.

Sur la piste de Barcelone en Espagne, Webber a déjà signé deux positions de tête (2010, 2011) et une victoire (2010). Il compte aussi une 3e place en 2009 et une belle 2e place sur la grille de départ de l?épreuve de 2005 alors qu'il était chez Williams.

Dans les rues de Monte-Carlo, là où le pilotage compte plus qu'ailleurs, Webber présente un beau palmarès. Une position de tête (2010) et deux victoires (2010, 2012). Il a aussi réussi quelques beaux exploits au volant d'une modeste Williams : 3e au départ et à l'arrivée en 2005, 2e sur la grille de départ et en course avant un abandon sur bris mécanique en 2006.

Voilà donc l'occasion idéale pour Webber de venir brouiller les cartes, et de remonter vers le peloton de tête au classement. L'Australien est actuellement 5e, mais à seulement 12 points de la 4e place (Alonso) et 18 points de la 3e place (Hamilton). Avec 15 courses à disputer.

Mais on peut se demander quel Mark Webber va se présenter en fin de semaine.

Un pilote qui refuse de se laisser abattre, combatif, prêt à lutter contre le monde entier incluant sa propre écurie. Un revanchard prêt à crier à l?écurie Red Bull : « not bad for a number 2 driver ».

Ou un pilote qui a plié les genoux à la suite du coup de la Malaisie, épuisé de se battre contre le monde entier incluant sa propre écurie? Un pilote s'apprêtant à quitter la F1 en fin de saison, pour rouler sur Porsche en sport-prototypes l'an prochain?

Si cela devait être le cas, le sport perdrait un vrai de vrai. Un pilote parti de rien et arrivé à neuf victoires en F1. Neuf victoires que personne lui a données?

Horner vs Marko

Autre guerre intestine chez Red Bull : l'Anglais Christian Horner vs l'Autrichien Helmut Marko.

Horner est le patron de l?écurie. Marko est le conseiller en sports motorisés de l'empire Red Bull, se rapportant directement au propriétaire fondateur de la marque, le milliardaire autrichien Dietrich Mateschitz.

Horner a récemment rappelé, dans les médias, le rôle de Marko : celui de conseiller.

Ce dernier se vante plutôt d?être un directeur de Red Bull Racing, au même titre que Horner et Mateschitz. « Tout ce qui se passe dans l?écurie m'est rapporté et, au besoin, j'en parle avec le propriétaire (Mateschitz), donc c'est moi qui prend la décision finale. »

Ajoutez au mix que Marko considère Vettel comme son poulain et que Horner est copropriétaire d'une équipe de course (MW Arden en GP3) avec Webber? Un peu comme la Guerre des clans version F1.

Pirelli : peu de changements

Pirelli a effectué son debriefing à la suite des quatre premiers Grands Prix. En se basant sur le fait que 8 des 11 écuries lui avaient demandé de ne rien changer, le manufacturier italien a finalement procédé à un seul changement mineur, sur la gomme dure.

Sa plage d'utilisation a été abaissée de 110-135 à 100-135 degrés centigrade. Pour Pirelli, il s'agissait de s'assurer que ce pneu allait mieux fonctionner à des températures plus fraîches.

Cette nouvelle gomme fera son apparition dès le GP d'Espagne, en compagnie de la gomme médium. La piste catalane requiert des pneus résistants, en raison de ses grandes courbes rapides et de sa surface relativement abrasive.

(*) Alan Jones sera commissaire sportif en fin de semaine au GP d'Espagne. Il serait intéressant de le voir porter un jugement dans une décision impliquant les deux pilotes Red Bull ! Le Canadien Roger Peart, qui a dessiné le circuit Gilles-Villeneuve de l?Île Notre-Dame, sera aussi commissaire sportif.
 



06:42 - Le Canadien leur a ouvert la porte - RDS.CA
Le Canadien leur a ouvert la porte

On aurait dit que c'était écrit quelque part que les Sénateurs d'Ottawa gagneraient ce match. Pour eux, il suffisait d'attendre le bon moment pour frapper, semble-t-il.

Le destin des Sénateurs a frappé fort. D'abord, il y a eu ce but qui n'aurait jamais dû être accordé (dites donc ils font quoi les employés de la ligue dans leur boîte pleine d'écrans témoins à Toronto?). Puis, Carey Price qui se blesse sur le filet égalisateur, marqué à 23 secondes de la fin, obligeant Michel Therrien à s'en remettre à Peter Budaj pour une prolongation qui n'a pas fait long feu.

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Budaj, qui venait de passer trois périodes à se les geler sur le banc et qui voyait la patinoire en séries pour la première fois en trois ans, n'a pas été fort sur le tir gagnant de Kyle Turris. Sa soirée de travail n'a duré que deux minutes et 32 secondes. Il s'agissait de son deuxième revers seulement cette saison.

Cela dit, il faut reconnaître que le Canadien a contribué à la remontée des Sénateurs en troisième période. Avant que le ciel ne lui tombe sur la tête tard dans le match, l'équipe avait joué du hockey inspiré, à l'image que ce qu'elle avait offert cette saison. Elle s'en était tenue à son plan de match durant 40 minutes. L'échec-avant avait été efficace. Le travail en infériorité numérique avait été sans bavure. Les joueurs avaient ignoré les mises en échec susceptibles d'allumer des feux. Malheureusement, en préconisant un style beaucoup moins soutenu, beaucoup trop défensif, durant le troisième tiers, le Canadien a ouvert grand la porte à ses adversaires.

J'ignore si la fiche comparative des deux formations en troisième période a incité les joueurs du Canadien à la prudence. Jusque-là dans la série, les Sénateurs avaient marqué sept buts sans riposte en troisième période. Le compte est maintenant plus désastreux encore. Compte tenu du but gagnant concédé en prolongation, c'est maintenant Ottawa 10, Canadien 0 après 40 minutes de jeu.

Therrien a aimé ce que ses joueurs lui ont donné. Il ne croyait pas qu'ils avaient ralenti le rythme en troisième période, une déclaration sur laquelle on pourrait argumenter longtemps. Cet étrange revirement pourrait assez facilement influencer l'issue de la série. Disons que les chances d'effacer un recul de 3-1 seront minces sans la contribution de Price qui, disons-le, a disputé cette fois un très bon match. S'il est blessé à l'aine, ce n'est pas le genre de blessure qui guérit en l'espace de 48 heures. Brandon Prust s'est blessé de nouveau à l'épaule. La blessure de Max Pacioretty l'empêche d'exercer un impact dans cette série et on ignore si Brian Gionta pourra reprendre sa place dans deux jours. Ajouter à ce bilan médical catastrophique le fait que l'équipe est privée de son joueur de centre le plus efficace, Lars Eller. Une visite à l'Oratoire avec ça?

Price avait promis de mieux jouer et il l'a fait. David Desharnais avait promis de rebondir et il a été nettement plus impliqué. P.K. Subban a joué d'une façon disciplinée. Somme toute, le Canadien avait sa destinée entre ses mains avant que le but controversé marqué par le patin de Sibanejad redonne espoir à des Sénateurs qui, après 40 minutes, se faisaient probablement à l'idée de reprendre la route du Centre Bell avec une série égale à 2-2.

Où est passé Galchenyuk?

Par ailleurs, il faudra qu'on nous explique pourquoi l'auteur du deuxième but, Alex Galchenyuk, a cessé d'être utilisé après avoir été l'un des joueurs les plus dominants de son équipe. A-t-il été blessé? Therrien avait-il des choses à lui reprocher? Il faudrait qu'on nous dise pourquoi sa recrue de 18 ans, qui a obtenu le meilleur total de tirs de son équipe (4), a joué un peu plus de 10 minutes alors que Michael Ryder a été utilisé durant 17:49.

À la suite de ce fiasco de fin de soirée, j'aurais tendance à reprendre le commentaire de Therrien qui, sur un ton chargé d'exaspération, a dit que toutes sortes de choses bizarres étaient survenues durant ce match. La situation de Galchenyuk a sûrement été l'une d'elles.

Blessés ou pas, les joueurs du Canadien savent ce qu'ils doivent accomplir pour rester en vie dans cette série au cours de laquelle ils ont été établis favoris. Ils ont eu l'air d'une formation supérieure aux Sénateurs durant 40 minutes. Leur rapidité aurait dû normalement leur valoir d'écarter de leur chemin des joueurs costauds qui avaient visiblement du mal à les suivre.

Est-ce qu'une équipe décimée par les blessures, appuyée par un gardien réserviste de surcroît, pourra prolonger cette série au-delà du match de jeudi? Ça reste à voir.



06:42 - Le CH leur a ouvert la porte - RDS.CA
Le CH leur a ouvert la porte

On aurait dit que c'était écrit quelque part que les Sénateurs d'Ottawa gagneraient ce match. Pour eux, il suffisait d'attendre le bon moment pour frapper, semble-t-il.

Le destin des Sénateurs a frappé fort. D'abord, il y a eu ce but qui n'aurait jamais dû être accordé (dites donc ils font quoi les employés de la ligue dans leur boîte pleine d'écrans témoins à Toronto?). Puis, Carey Price qui se blesse sur le filet égalisateur, marqué à 23 secondes de la fin, obligeant Michel Therrien à s'en remettre à Peter Budaj pour une prolongation qui n'a pas fait long feu.

Budaj, qui venait de passer trois périodes à se les geler sur le banc et qui voyait la patinoire en séries pour la première fois en trois ans, n'a pas été fort sur le tir gagnant de Kyle Turris. Sa soirée de travail n'a duré que deux minutes et 32 secondes. Il s'agissait de son deuxième revers seulement cette saison.

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Cela dit, il faut reconnaître que le Canadien a contribué à la remontée des Sénateurs en troisième période. Avant que le ciel ne lui tombe sur la tête tard dans le match, l'équipe avait joué du hockey inspiré, à l'image que ce qu'elle avait offert cette saison. Elle s'en était tenue à son plan de match durant 40 minutes. L'échec-avant avait été efficace. Le travail en infériorité numérique avait été sans bavure. Les joueurs avaient ignoré les mises en échec susceptibles d'allumer des feux. Malheureusement, en préconisant un style beaucoup moins soutenu, beaucoup trop défensif, durant le troisième tiers, le Canadien a ouvert grand la porte à ses adversaires.

J'ignore si la fiche comparative des deux formations en troisième période a incité les joueurs du Canadien à la prudence. Jusque-là dans la série, les Sénateurs avaient marqué sept buts sans riposte en troisième période. Le compte est maintenant plus désastreux encore. Compte tenu du but gagnant concédé en prolongation, c'est maintenant Ottawa 10, Canadien 0 après 40 minutes de jeu.

Therrien a aimé ce que ses joueurs lui ont donné. Il ne croyait pas qu'ils avaient ralenti le rythme en troisième période, une déclaration sur laquelle on pourrait argumenter longtemps. Cet étrange revirement pourrait assez facilement influencer l'issue de la série. Disons que les chances d'effacer un recul de 3-1 seront minces sans la contribution de Price qui, disons-le, a disputé cette fois un très bon match. S'il est blessé à l'aine, ce n'est pas le genre de blessure qui guérit en l'espace de 48 heures. Brandon Prust s'est blessé de nouveau à l'épaule. La blessure de Max Pacioretty l'empêche d'exercer un impact dans cette série et on ignore si Brian Gionta pourra reprendre sa place dans deux jours. Ajouter à ce bilan médical catastrophique le fait que l'équipe est privée de son joueur de centre le plus efficace, Lars Eller. Une visite à l'Oratoire avec ça?

Price avait promis de mieux jouer et il l'a fait. David Desharnais avait promis de rebondir et il a été nettement plus impliqué. P.K. Subban a joué d'une façon disciplinée. Somme toute, le Canadien avait sa destinée entre ses mains avant que le but controversé marqué par le patin de Sibanejad redonne espoir à des Sénateurs qui, après 40 minutes, se faisaient probablement à l'idée de reprendre la route du Centre Bell avec une série égale à 2-2.

Où est passé Galchenyuk?

Par ailleurs, il faudra qu'on nous explique pourquoi l'auteur du deuxième but, Alex Galchenyuk, a cessé d'être utilisé après avoir été l'un des joueurs les plus dominants de son équipe. A-t-il été blessé? Therrien avait-il des choses à lui reprocher? Il faudrait qu'on nous dise pourquoi sa recrue de 18 ans, qui a obtenu le meilleur total de tirs de son équipe (4), a joué un peu plus de 10 minutes alors que Michael Ryder a été utilisé durant 17:49.

À la suite de ce fiasco de fin de soirée, j'aurais tendance à reprendre le commentaire de Therrien qui, sur un ton chargé d'exaspération, a dit que toutes sortes de choses bizarres étaient survenues durant ce match. La situation de Galchenyuk a sûrement été l'une d'elles.

Blessés ou pas, les joueurs du Canadien savent ce qu'ils doivent accomplir pour rester en vie dans cette série au cours de laquelle ils ont été établis favoris. Ils ont eu l'air d'une formation supérieure aux Sénateurs durant 40 minutes. Leur rapidité aurait dû normalement leur valoir d'écarter de leur chemin des joueurs costauds qui avaient visiblement du mal à les suivre.

Est-ce qu'une équipe décimée par les blessures, appuyée par un gardien réserviste de surcroît, pourra prolonger cette série au-delà du match de jeudi? Ça reste à voir.



05:37 - Défaite difficile, mais... - RDS.CA
Défaite difficile, mais...

Voici mon analyse du quatrième match de la série entre le Canadien et les Sénateurs.

Le héros du match : Je l'avais donné à P.K. Subban avant la remontée des Sénateurs, mais je n'ai pas le choix de changer d'avis pour dire Daniel Alfredsson. Même si c'est Kyle Turris qui a marqué en prolongation, le capitaine a été le joueur clé dans ce match. Même à 40 ans, il est de toutes les séquences à l'attaque de son équipe, il se présente à tous les matchs, il fait preuve de caractère, c'est le leader incontesté de cette équipe-là.

Le zéro du match : Dans une défaite crève-coeur comme celle-là, je n'ai pas le goût de donner mon zéro du match. On ne veut pas que ça arrive. Le Canadien menait 2-0, on perd l'avance. On n'a pas beaucoup de tirs au but en troisième période. On n'a pas pu protéger l'avance... Après ça, Prust a été blessé, Price aussi. Budaj s'est amené à froid dans le match, ce n'était pas une situation facile pour lui. Michel Therrien et ses entraîneurs ont beaucoup de travail à faire pour préparer le match de jeudi au Centre Bell.

Le moment décisif du match : C'est sans aucun doute le but de Mika Zibanejad avec son patin. On a eu la chance d'avoir l'ancien arbitre de la LNH, Stéphane Auger, avec nous sur le plateau de l'Antichambre après le match et selon lui, le but n'aurait pas dû être accordé. À Toronto, les gens qui prennent les décisions avaient certainement une explication. Après le match, Michel (Therrien) n'a pas voulu blâmer la ligue, il était démoli par la décision et le résultat.

De mon côté, je pense que c'est très difficile de se prononcer là-dessus. Au départ, je pensais que le but était bon. Ensuite, j'ai parlé avec Stéphane (Auger) et j'ai eu des doutes... et je reste avec ces doutes-là. Je ne suis pas en mesure de vous donner une réponse définitive.

Qu'est-ce qu'un entraîneur fait lorsqu'il tire de l'arrière 1-3? : Sur le coup, ça fait mal. Le voyage de retour à Montréal va être très long. D'un autre côté, Michel doit rencontrer ses gars dès mercredi et sortir le positif de ce quatrième match. Le Canadien a perdu, oui, mais il ne faut pas oublier que pendant les 40 premières minutes, c'est Montréal qui a complètement dominé. Michel Therrien, c'est un coach d'expérience. Il va trouver quoi dire pour motiver et préparer son équipe pour le prochain match.

Le Canadien peut-il s'en remettre? : Je pense que oui! On va en savoir davantage sur la blessure de Price. Andrei Markov n'est pas au sommet de sa forme, Josh Gorges connait des difficultés, on leur en demande beaucoup, mais c'est ce qui arrive en séries éliminatoires. On vient de jouer 4 matchs en 6 soirs et on doit rejouer dans seulement 48 heures... C'est une défaite difficile.

*Propos recueillis par Roch Carignan



00:32 - Véritable conte de fées pour Derek Ernst - RDS.CA
Véritable conte de fées pour Derek Ernst

Il y a parfois de ces histoires qui nous touchent davantage que d'autres. Celle de Derek Ernst relève presque que d'un conte de fées. Rappelons d'abord que le jeune homme de 22 ans a décidé de passer chez les pros en 2012 et s'est inscrit à l?école de qualificationdu circuit PGA Tour. Malgré son manque d'expérience chez les professionnels, il parvient tout de même à se classer en 17e position après les 6 rondes règlementaires et obtient ainsi un droit de jeu pour la saison 2013.

À ses 7 premiers départs, il a réussi à éviter la coupure à 2 reprises, accumulant au passagedes gains modestes de 28,000 dollars. La semaine dernière, il devait, en principe, participer à une compétition du circuit Web.com en Géorgie puisqu'il était 4e joueur substitut pour le Championnat Wells Fargo. Puis lundi dernier, alors qu'il faisait route vers la Géorgie, il reçoit un appel lui indiquant qu'il y a une place pour lui à Charlotte puisque 8 joueurs se sont désistés à la dernière minute. Changement de cap, changement de parcours et changement de bourses.

On connaît maintenant l'histoire, Derek Ernst a joué du golf très solide durant les 4 jours du tournoi et devait éventuellement l'emporter en prolongation devant l'anglais David Lynn. Mis à part l'alléchante bourse de 1,200,000 dollars, le jeune californien reçoit une invitation pour le Championnat des Joueurs qui s'amorce jeudi, sera du prochain tournoi des Champions au début 2014 à Hawaii et s'assure de recevoir une invitation de l'Augusta National en vue du prochain Masters. Gagner un tournoi pour la première fois change radicalement la vie d'un jeune golfeur professionnel. Je suis convaincu que ça doit tourner vite dans la tête de Derek Ernst depuis déjà quelques jours, mais le jeune homme semble avoir une bonne tête sur les épaules, si on se fie aux quelques entrevues qu'il a accordées aux gens des médias depuis sa victoire inattendue sur le parcours de Quail Hollow. Aussi inimaginable que cela puisse paraître, Ernst est passé de la 1207e à la 123e position du classement mondial et a aussi fait un bond prodigieux à la Coupe FedEx, grimpant de 164 positions (196e à 32e). Cette victoire lui donne aussi une exemption de deux années complètes sur le circuit PGA Tour et lui ouvre les portes à plusieurs tournois importants auxquels il n'avait pas accès avec son ancien statut. Décidément, il aura de quoi se souvenir de ce passage à Charlotte pour le reste de sa vie!

J'aimerais aussi souligner l'excellente performance de l'anglais David Lynn qui s'est incliné en prolongation. L'athlète de 39 ans, qui a terminé 2e au dernier Championnat de la PGA en août dernier, semble gagner en confiance de semaine en semaine. Il en est seulement à une première saison sur le circuit américain, mais cela ne l'empêche pas de prendre sa place grâce à du jeu solide et à une attitude exemplaire. Il pourrait continuer de surprendre au cours des prochains tournois d'autant plus que cette 2e placeà Charlotte lui permet de se tailler une place parmi le top 50 au monde (42e), ce qui lui donne accès à tous les grands rendez-vous, incluant les majeurs.

Pour conclure avec le Championnat Wells Fargo, j'ai été très surpris de voir Phil Michelson échapper le tournoi. Ce n'est pas vraiment dans ses habitudes de faire des cadeaux de la sorte. Il m'a semblé un peu désabusé par moment et semblait agacé de jouer sous cette pluie persistante lors de la ronde finale. En temps normal, Michelson n'aurait jamais laissé filer une telle occasion de victoire; je ne saurais dire si les conditions affreuses du parcours ont eu raison de sa patience ou si c'est simplement Dame Chance qui a souri à quelqu'un d'autre?on ne le saura jamais!

Place au cinquième tournoi majeur

Lorsqu'un tournoi de grande envergure veut se démarquer des autres, il offre une bourse plus alléchante ou se déroule sur un parcours qui sort de l'ordinaire?c'est exactement ce que propose le Championnat des Joueurs, communément appelé ??le 5e majeur??, même si on sait très bien qu'il n'y en a que quatre. C'est un peu comme si on demandait aux joueurs quel tournoi ils aimeraient gagner mis à part les 4 tournois du grand chelem. Le Championnat des Joueurs demeure une compétition de très haut niveau, réunissant année après année, la crème du golf professionnel au niveau planétaire. Le fait que ce championnat soit toujours disputé au même endroit permet aux amateurs de mieux connaître le parcours, un peu comme au tournoi des Maîtres'quoiqu?il soit beaucoup plus facile d'obtenir un temps de jeu au TPC Sawgrass puisqu'il s'agit d'un parcours public.

Qui ne connaît pas le fameux 17e trou, une normale 3 qui propose une Île comme vert. L'architecte Pete Dye est devenu célèbre depuis l'ouverture de ce parcours au début des années 80. Personne n'avait osé, jusque-là, défier les joueurs de la sorte. Ce fameux trou est maintenant connu mondialement et il faut voir l'ambiance qui y règne durant les 4 jours de la compétition. On a même construit un petit village derrière le tertre de départ où on offre une multitude de services aux milliers de spectateurs qui s'y donnent rendez-vous chaque année. Si jamais vous décidez d'assister à un tournoi sur place, le Championnat des Joueurs devrait être en haut de votre liste. D'abord, vous êtes assurés que les meilleurs seront présents, vous serez ravis de la beauté de l'endroit et le niveau de compétition est à son plus haut niveau.

Reste maintenant à prédire qui va l'emporter cette année. Tiger en sera à une première sortie depuis le tournoi des Maîtres, tout comme Adam Scott. Seront-ils un peu rouillés? Peut-être pour une journée ou deux, mais si l'un d'eux connaît un bon départ, vous allez voir que la rouille peut disparaître rapidement. Je m'attends aussi à une bonne performance de Rory McIlroy, tout simplement parce qu'on ne peut ignorer un joueur qui possède autant de talent. Enfin, je surveillerai d'un peu plus près Sergio Garcia et Greame McDowell car tous deux sont sur une bonne lancée et mon petit doigt me dit qu'ils vont connaître un bon tournoi'et vous, quelles sont vos prédictions.

Comme ce fût le cas l'an passé, l?équipe de RDS sera sur place pour la diffusion des 3e et 4e ronde. Je me propose d?épier d'un peu plus près certains joueurs, entre autres le danois Thorbjorn Olesen et le p'tit nouveau, Derek Ernst. Je vous en reparlerai davantage durant les heures de diffusion'bon golf!



mardi 07 mai 2013
21:26 - Contrôler les dommages - RDS.CA
Contrôler les dommages

J'ai eu beaucoup de questions à la suite du troisième match de la série Canadiens-Sénateurs.

Celle qui revenait le plus souvent est comment doivent réagir les arbitres quand des évènements de cette nature se produisent.

Jusqu'en troisième période, nous assistions à un match typique des séries avec de la robustesse. Mais quand l?écart au pointage s'est accentué, le niveau de frustration s'est élevé et nous avons assisté à une fin de partie tumultueuse.

Le tout a débuté lorsque Ryan White a donné un coup de bâton à deux mains en réplique à son vis-à-vis à la suite de la mise en jeu. Les joueurs des Sénateurs n'ont pas apprécié et s'en sont suivi cinq bagarres. Après, il était clair que le Canadien fermait les livres et préparait le prochain match.

C'est à partir de ce moment que les arbitres sont entrés en mode contrôle de dommages. Tout ce qu'il reste à faire dans ce genre de fin de match est de ne rien tolérer de violent. Chaque coup de bâton et toute mise en échec douteuse sont appelés. Il faut saisir chaque occasion de se « débarrasser » de ceux qui ne veulent plus jouer au hockey. Les officiels ont très bien contenu la situation.

Soyez certains que la Ligue nationale, par l'entremise du superviseur de la série, a donné des directives bien précises aux deux équipes afin d?éviter les débordements lors du prochain match.

Le temps d'arrêt

Bien que très peu fréquent, ce n?était pas la première fois que je voyais un entraîneur demander un temps d'arrêt dans une situation comme celle de dimanche soir. Les arbitres, d'accord ou non, n'avaient pas le choix d'accorder le temps d'arrêt à l'entraîneur des Sénateurs. Le seul temps où les officiels peuvent refuser un temps d'arrêt, c'est lorsqu'un joueur de centre est renvoyé de la mise en jeu.

Mise en échec de Gryba

Certains croient fermement que la mise en échec d'Eric Gryba sur Lars Eller était légale. Personnellement, je suis d'avis contraire.

Quand un joueur perd connaissance sur impact alors qu'il n'a pas encore touché la glace, ça me dit assez clairement que c'est la tête et non l?épaule qui a absorbé le choc.

Si ce genre de mise en échec était glorifié dans les années 90, je pense sérieusement qu'aujourd?hui il est temps de revoir notre façon de voir la « game ».

Suspensions et séries

Avec les suspensions de Gryba et d'Andrew Ference pour coup à la tête et celle de Justin Abdelkader pour assaut, la LNH a décidé d'envoyer le message que ce genre d'infraction ne serait pas toléré.

Cependant, plusieurs croient que le nombre de matchs décernés est insuffisant.

En séries, la Ligue nationale utilise les mêmes critères qu'en saison régulière pour sanctionner un geste illégal, mais le ratio diffère. Basé normalement sur un calendrier de 82 matchs, l'impact d'une suspension dans une série 4 de 7 est beaucoup plus grand. Ce qui veut dire qu'une suspension de deux matchs en séries équivaut à une sanction de quatre à cinq rencontres en saison régulière. À partir de ces critères, vous pouvez maintenant faire vos comparaisons!



21:07 - Bute-Pascal reporté à l'automne? - RDS.CA
Bute-Pascal reporté à l'automne?

Honnêtement, je n'ai pas été surpris d'apprendre le report du combat qui devait opposer Jean Pascal à Lucian Bute le 25 mai. Les blessures sont monnaie courante à la boxe. Mais je croyais que la blessure viendrait de l'autre clan! Jean Pascal a un historique, il a été blessé plus souvent que Bute.

On dit que Bute connaissait le meilleur camp d'entraînement de sa carrière (quoique les promoteurs tiennent ce discours à chaque fois!) C'est dommage, car plus de 15 000 billets avaient été vendus.

La convalescence risque d?être longue. Selon moi, le duel ne pourra pas avoir lieu avant l'automne, au minimum! Il faudra attendre l'opération pour connaître la durée exacte de son absence, qui pourrait varier de 4 à 12 semaines. Bute est âgé de 33 ans. Il y a quelques années, il avait subi ce genre de blessure et on lui avait fait faire des séances en chambre hyperbare, afin de régénérer les tissus plus rapidement. On répétera peut-être l'expérience. Nous en saurons davantage au cours des prochaines heures.

C'est une bonne décision de la part d'InterBox. Souvenez-vous d?Éric Lucas en 2003, il s?était blessé aux côtes 10 jours avant son combat. Interbox avait pris la décision d'affronter quand même Danny Green. Le résultat avait été catastrophique! Stéphan Larouche m'a souvent dit que c?était d'ailleurs le plus gros regret dans sa carrière d'entraîneur, d'avoir accepté que son boxeur grimpe sur le ring sans être au sommet de sa condition physique. Larouche s'est promis de ne plus jamais répéter cette erreur.

On connaîtra donc bientôt la nature exacte de la blessure. Bute ne pouvait pas se permettre de livrer un combat avec une main fragile face à un adversaire aussi coriace que Pascal! Déjà que plusieurs experts le voyaient perdant, avec ses deux mains!!!

Le grand perdant dans toute cette histoire c'est Jean Pascal! Il est tellement malchanceux! Depuis son deuxième duel face à Bernard Hopkins (mai 2011) il a livré un seul combat (face à Aleksy Kuziemski). Un combat en deux ans! Je présume qu'Yvon Michel tentera de lui dénicher un adversaire de dernière minute afin qu'il ne demeure pas inactif. Si on annule la carte du 25 mai, on pourrait lui faire de la place sur le gala du 8 juin, en marge du Grand Prix de Formule Un.

Bref, beaucoup de questions qui demeurent sans réponse? pour l'instant!



18:05 - Garder l'identité - RDS.CA
Garder l'identité

Lors du match de dimanche, le CH est tombé dans le même piège que lors des défaites écrasantes contre Toronto cette saison. Les joueurs ont tenté de jouer aux fiers-à-bras et se sont fait avoir puisque cette équipe n'est pas bâtie pour ce genre de match. Il n'y a rien de mauvais à ne pas être bâti pour ça, les Red Wings en font la démonstration depuis 20 ans et ont énormément de succès en jouant un style rapide et déterminé. Le Tricolore est une équipe qui est tenace, déterminée, rapide et avec beaucoup de caractère, mais pas une équipe robuste.

Lors du troisième match, les Sénateurs ont même ouvert la porte aux Canadiens en première en écopant de plusieurs pénalités inutiles dont deux a l'endroit de Brendan Gallagher. Quand les équipes tentent d'intimider le CH, ils se doivent de leur faire payer le prix sur l'avantage numérique, ce qui n'a pas été le cas dimanche. Suffit qu'ils marquent un autre but sur ces séquences et on a un tout autre match.

De plus, les Sens tirent de l'arrière et doivent maintenant se concentrer à jouer à hockey. Avec un score de 2-1 et même plus tard à 3-1, les hommes de Michel Therrien étaient encore dans le match puisque que Price, jusque-là, avait fait les arrêts pour les garder dans le match. Par contre, l'indiscipline et le manque de concentration leur ont coupé les jambes.

Maintenant que nous avons une rivalité, le Canadien doit être plus concentré à jouer plutôt qu'à partir en guerre verbale avec Paul MacLean. L'entraîneur des Sens fait tout un boulot pour déranger les joueurs et principalement Michel Therrien. Je crois que les commentaires le traitant de morse étaient inutiles et ont simplement mis encore plus d'attention sur MacLean et ont nui à la concentration des joueurs.

Force d'admettre que j'aime beaucoup la façon de faire de Paul MacLean depuis le début des séries puisqu'il est toujours calme, a réponse à toutes les accusations portées contre lui et dérange l'adversaire. Il faut aussi donner le crédit aux joueurs des Sénateurs qui ont joué tout un match.

Ce qui est merveilleux lors des séries de la LNH est que, contrairement à la Ligue des Champions au soccer, les buts pour ou contre ne changent absolument rien puisqu'une défaite de 2-1 ou 6-1 est la même chose en fin de compte. Le CH se doit de revenir à la recette qui lui a permis d'exceller lors des 40 premiers matchs de la saison ainsi que le premier match de cette série (malgré la défaite).

De plus, l'équipe ne doit pas tomber dans le piège de venger Lars Eller ce soir et dépenser de l'énergie inutile à faire payer Eric Gryba. Ils auront tous les matchs de la prochaine saison pour le faire, mais ce soir, c'est la victoire à la fin du match qui est primordiale. Ils doivent rester concentrer sur la tâche et non la revanche puisqu'il suffit qu'ils donnent quelques avantages numériques aux Sens et se mettent à tirer de l'arrière pour se retrouver dans l'embarras.

Ils auront aussi besoin que leurs meilleurs joueurs soient les meilleurs et qu'il y ait moins de passagers. Je dois admettre que le jeune Brendan Gallagher m'impressionne davantage tous les jours. Non seulement n'est-il pas intimidé par le jeu robuste, mais il ne semble nullement nerveux pour un jeune qui en est à ses premiers pas en séries dans la LNH. Il a démontré, comme tout au long de la saison, pourquoi il devrait être le récipiendaire du trophée Calder.

Rares sont les jeunes qui ont un impact aussi important comme le 11 a eu cette année avec le Bleu-blanc-rouge. Il est un exemple et une inspiration pour ses coéquipiers. Suffit maintenant que le reste de l'équipe emboîte le pas et joue avec la même détermination que ce jeune homme. 



03:51 - Une rivalité bien vivante - RDS.CA
Une rivalité bien vivante

Avant le début de la série entre le Canadien et les Sénateurs, on disait qu'il n'y avait pas de rivalité entre ces deux équipes. On peut maintenant dire qu'elle est belle et bien vivante et elle commence avec les deux entraîneurs.

On peut tracer un parallèle de cette rivalité avec celle du temps de Michel Bergeron et de Jacques Lemaire lors des bonnes années entre les Nordiques et le Canadien.

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Personnellement, j'ai toujours aimé les bonnes rivalités. On savait toujours que l'entraîneur était derrière ses joueurs à 100%. C'est important. Sans rien enlever à Jacques Martin, c?était un entraîneur beaucoup plus tranquille derrière son banc. Michel Therrien est beaucoup plus émotif et c'est certain que cela a un impact.

De son côté, Paul MacLean tente de déranger le Canadien, comme avec son temps d'arrêt qu'il a appelé vers la fin de la troisième rencontre. Pour ma part, je n'avais rien contre cette man'uvre. Par contre, ce qui m'a dérangé, c'est qu'il est arrivé avec son tableau et son crayon pour dessiner des stratégies alors que c'est 6-1. Cela m'aurait choqué si j?étais l'entraîneur adverse, surtout qu'il ne restait qu'une dizaine de joueurs de chaque côté. La ligne est fine. Il pourrait motiver les joueurs du Canadien avec un geste de la sorte.

Part du blâme aux arbitres

Je pense qu'il y avait beaucoup de frustration du côté des joueurs du Canadien, ce qui peut expliquer en partie les nombreuses mêlées en troisième. Néanmoins, je pense que les officiels sont à blâmer pour ce désastre.

En début de match, P.K. Subban s'est fait frapper au visage par Erik Condra et aucune pénalité n'a été décernée. Tout a commencé avec ce coup. Certains reprochent à Subban de s?être battu avec Kyle Turris. Celui-ci lui a mis son bâton en pleine face. Le défenseur du CH était irrité. Il a de la fierté et il a fait comprendre à Turris que celui-ci allait devoir le laisser tranquille. Ce n'est pas une question d'indiscipline.

Montréal aurait dû quitter le Centre Bell avec deux victoires en poche. Lors du premier match, le Tricolore aurait dû remporter cette rencontre, mais sa prestation en troisième a gâché le tout.

Dans le match no 2, le Canadien a été beaucoup plus physique qu'Ottawa. Les Sénateurs ont eux aussi un bon entraîneur. La formation ontarienne a fait les ajustements nécessaires. Ils ont été plus physiques à leur tour pour dominer le troisième match.

La dernière rencontre aurait pu se terminer différemment. Alors que c?était 2-1 pour Ottawa, Tomas Plekanec a touché la barre horizontale. Craig Anderson a également stoppé Brian Gionta en échappée. Bref, il n'y avait rien de tragique après deux périodes. C'est après le troisième but des Sénateurs qu'on a senti la baisse de régime.

Je tiens à féliciter Jean-Gabriel Pageau pour son tour du chapeau. Il est devenu le cinquième joueur à marquer trois buts en séries avant l?âge de 21 ans, ce n'est pas rien!

La troisième période désastreuse du Tricolore va peut-être permettre à la formation de Michel Therrien de se regrouper pour le prochain match.

Au cours de la saison, lorsque le Canadien a dû faire face à de l'adversité, il a souvent rebondi. C'est une équipe qui a du caractère. Les joueurs doivent suivre le plan de match établi par leurs entraîneurs. Ils doivent patiner, pratiquer un échec avant agressif et rester disciplinés s'ils veulent réussir à vaincre les Sénateurs.



lundi 06 mai 2013
05:42 - Plutôt gênant à regarder - RDS.CA
Plutôt gênant à regarder

On ne peut pas vanter l'originalité du plan de match des Sénateurs qui ont plagié en tout point celui du Canadien vendredi. Ils ont bondi sur la glace comme des bêtes enragées en frappant tout ce qui bougeait dans le camp adverse. Si le jeu robuste avait permis au Canadien de les surprendre, les Sénateurs en sont probablement venus à la conclusion que la même méthode, exercée avec encore plus d'intensité, pouvait produire des résultats encore plus concrets.

Stimulés par les mises en échec de Chris Neil, l'homme le plus fort et le plus brutal dans les deux camps, les joueurs des Sénateurs se sont payé une traite, aux points et aux poings, aux dépens des visiteurs. Comme s'ils attendaient depuis un bon moment l'occasion de démontrer aux petits attaquants du Canadien qu'ils ne font pas le poids physiquement.

Étrangement, dans cette soirée pour hommes forts, c'est le plus petit joueur sur la glace, Jean-Gabriel Pageau, un gars de la place, qui a volé le spectacle avec ses trois premiers buts dans les séries de la coupe Stanley, et ce, à son premier match à domicile dans les séries. Aucun de ses buts ne lui a été donné. Le premier a été le résultat d'une échappée spectaculaire. Les deux autres ont été marqués à courte distance. Les trois filets ont été décochés à la vitesse de l'éclair. Il a offert tout un spectacle, le jeune.

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Pageau représente la plus belle histoire de la série. Il est rapide, explosif. Il a obligé son entraîneur à accorder un précieux temps de glace (entre 11 et 12 minutes chaque soir) à une recrue qui jouissait d'une expérience de neuf parties dans la Ligue nationale avant d'affronter le Canadien.

À la blague, Paul MacLean a commenté l'exploit de sa recrue de cinq pieds, neuf pouces et de 160 livres en déclarant qu'il aura probablement du mal à traverser le pont qui lui permettra de retourner à la maison, à Gatineau. «J'espère qu'il en profitera pleinement ce soir, car d'ici au prochain match, je devrai lui parler de façon à le ramener sur terre», a-t-il dit.

Pageau a sans doute célébré l'événement avec son père, natif de Montréal, qui était un chaud partisan des Canadiens jusqu'au jour où l'organisation montréalaise a échangé son joueur favori, Rogatien Vachon. Depuis ce temps, toutes les formations qui connaissent du succès contre le Canadien lui font extrêmement plaisir.

Quelle histoire quand on y pense! Partout où il a joué, on a dit de lui qu'il était trop petit et qu'il n'irait jamais très loin. Deux mois avant la fin de la saison, Pageau ignorait même si la filiale de Binghamton lui ferait une place. Or, le voilà dans les séries de la coupe Stanley dans un statut de héros.

Il a fait plus encore pour les Sénateurs. En marquant le but gagnant dans le dernier match de la saison contre les Bruins, il leur a permis d'affronter le Canadien au lieu des Penguins de Pittsburgh contre lesquels ils auraient eu beaucoup de mal à accéder à la série suivante.

Le match s'est terminé par une chicane entre entraîneurs parce que Paul Maclean a demandé un temps d'arrêt avec 17 secondes à jouer alors que le score était de 6-1. Un comportement inhabituel qui a fait dire à Therrien que son rival n'a pas de classe encore une fois (on se rappelle ce qu'il avait dit de Raphael Diaz).

L'explication de MacLean a été cousue de fil blanc. Il a prétendu vouloir protéger ses joueurs contre les méchants Canadiens qui ont été les instigateurs dans les incidents disgracieux dont nous avons été témoins dans une soirée au cours de laquelle 232 minutes ont été distribuées en pénalités de toutes sortes.

Au cours des 48 prochaines heures, Therrien devra s'appliquer à oublier MacLean qui s'amuse à ses dépens. Il devra s'assurer que ses joueurs sortent fort mardi. Perdre 6-1 ou 1-0, c'est du pareil au même. C'est une défaite. Dans ce match-clé, ce ne sont pas les six buts des Sénateurs qui ont fait le plus de dommage au moral de sa troupe. C'est le fait que quelques-uns de ses joueurs ont été brassés comme de vieilles guenilles sur une corde à linge. Plutôt gênant à regarder.

Soirée difficile pour Subban

P.K. Subban, qui avait été brillant durant les deux premières parties de la série, s'est laissé bêtement sortir de son plan de match par l'agressivité des Sénateurs. On l'a frappé, rudoyé et sorti du jeu à l'occasion, ce qui a provoqué chez lui une excitation mal contrôlée. Dans ces moments-là, il peut être imprévisible. Et il l'a été.

Vers la fin du second engagement, il a tenté de capter une passe suicide de Pacioretty au centre de la glace avec le résultat qu'il s'est fait frapper durement. De retour au banc, il pestait encore contre la situation quand Pacioretty s'est arrêté devant le banc à sa hauteur. S'en est suivi une engueulade entre les deux coéquipiers qui n'avait rien de très édifiant. C'est finalement Markov, assis à la droite de Subban, qui a mis fin à l'escarmouche en ordonnant à Subban de se la fermer.

À mi-chemin au dernier engagement, Subban a finalement été expulsé après s'être battu inutilement dans une cause perdue. S'il avait fallu qu'il se blesse durant cette bagarre, le Canadien aurait été dans de très mauvais draps.

Les gars de Michel Therrien ont connu une mauvaise soirée à tous les points de vue.
 



05:28 - Attaque massive en panne - RDS.CA
Attaque massive en panne

Voici mon analyse du troisième match de la série entre le Canadien et les Sénateurs.

Le héros du match : Le choix est facile en Jean-Gabriel Pageau qui a été l'auteur de trois buts. Le petit gars de Gatineau a très bien fait et je trouve qu'il a bien réagi pour une recrue. Cette performance va lui donner de la confiance et le Canadien devra maintenant l'avoir à l'oeil.

Le zéro du match : Il pourrait y en avoir beaucoup chez le Canadien. Je pointerais particulièrement les joueurs d'avant. C'est dommage de voir que des gars comme Michael Ryder, David Desharnais et Max Pacioretty, pour ne nommer que ceux-là, n'en donnent pas plus. L'offensive du Canadien est en panne. Il est dommage aussi de constater que le Canadien a entraîné son avantage numérique toute la semaine et qu'il n'arrive pas à obtenir des buts. Si on ne riposte pas aux poings, le Canadien pourrait au moins riposter aux points au tableau.

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En défensive, Andrei Markov n'a pas disputé son meilleur match. Il manquait de vitesse et de mobilité dans ce troisième match. Il a ouvert souvent le centre aux Sénateurs. Raphael Diaz n'a pas été fort non plus.

Le moment décisif du match : C'est l'inefficacité de l'avantage numérique à marquer. Quand le pointage était 2-1, l'équipe avait encore espoir de revenir dans la partie. Les Sénateurs eux ont continué à jouer de façon robuste et ils ont profité de leurs chances. Ils ont d'ailleurs marqué deux fois en avantage numérique.

L'allure de la série maintenant que c'est 2-1 pour les Sénateurs : La série n'est pas terminée. Le Canadien doit parvenir à fermer le centre, car c'est beaucoup trop ouvert actuellement. Défensivement, les relances devront être rapides et il faut attaquer le filet beaucoup plus. Il n'y a que Brendan Gallagher qui va au but. Il est le seul à payer le prix. Ça veut dire que si on tire au but, il se doit d'avoir quelqu'un devant le filet pour prendre un retour.

Comment Michel Therrien doit-il s'y prendre pour regrouper ses joueurs pour le prochain match : Michel Therrien doit exposer à ses joueurs les points positifs et rappeler que c'est en équipe qu'ils ont gagné durant la saison. C'est aussi en équipe que les joueurs ont obtenu le deuxième rang dans l'Est. Michel doit insister sur l'importance de ne pas sortir du plan de match pour ne pas se rendre vulnérable.

*propos recueillis par Robert Latendresse
 



samedi 04 mai 2013
22:51 - Jeunesse, unité et caractère - RDS.CA
Jeunesse, unité et caractère

Soyons honnêtes mes amis : les sceptiques étaient nombreux chez les partisans du Canadien après la défaite de jeudi aux mains des Sénateurs. Le résultat final, autant que les retombées potentielles du geste d'Eric Gryba sur Lars Eller, ont semé le doute chez plusieurs. Le rendement inadéquat de Carey Price a certainement alimenté davantage les craintes pour le reste de la série. Et l'annonce de l'absence de Max Pacioretty et de Brian Gionta pour le deuxième match a tout simplement achevé le portrait. Pourtant?

Pourtant, le Canadien a encore une fois réussi à déjouer les calculs et vient de se donner une sérieuse dose de confiance pour la suite en nivelant les choses vendredi soir au Centre Bell. Et c'est en puisant dans sa recette à succès de la saison régulière que le Tricolore a réussi à dominer son adversaire.

Commençons d'abord par la contribution inestimable de ses jeunes joueurs. Brendan Gallagher, Alex Galchenyuk et Jarred Tinordi ont tout simplement été remarquables jusqu'ici et vendredi, ces trois recrues ont dicté une grande part du dénouement. Le premier a encore marqué, a décoché quatre tirs au but et a mis à bout de nerfs tous les défenseurs des Sénateurs. Le deuxième, en retrouvant sa position naturelle, a affiché un rendement d'un vétéran : plus de 15 minutes de temps de jeu, une mention d'assistance sur le but de Gallagher (un jeu magnifique !) et il a bloqué trois tirs. Le troisième nous donne déjà, quant à lui, la preuve irréfutable qu'il aura une très belle carrière à la ligne bleue et Michel Therrien n'hésite plus à l'utiliser dans plusieurs situations de jeu. Près de 16 minutes sur la patinoire, quatre mises en échec et trois tirs bloqués, sans compter de nombreuses relances d'attaque, voilà autant de statistiques qui appuient cette grande éclosion pour Jarred Tinordi.

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Le Canadien a aussi démontré un jeu d'ensemble impressionnant vendredi. Tous les joueurs, sans exception, ont offert un niveau d'intensité égal et ils ont tous accepté de ramer dans la même direction. Et sauf Gabriel Dumont, tous ont obtenu au moins près de 11 minutes de temps de jeu et ont tous contribué autant à l'attaque qu?à la défense, ce qui fut un véritable bonus pour l'entraîneur, particulièrement dans la perspective d'un deuxième match en deux soirs. Le but de Ryan White fut particulièrement marquant en ce sens.

Parlons en terminant de caractère. Il eut été facile de baisser la tête et les bras avant le deuxième match de la série, compte tenu des circonstances de la veille et de l'absence de deux autres joueurs-clés. Mais tout au contraire, le Canadien s'est comporté comme une équipe inspirée, une équipe qui avait la rage au c'ur et qui avait envie de dicter l'allure des choses. Carey Price a fait un énoncé important avec plusieurs arrêts importants. Josh Gorges a fièrement relevé ses manches après un match difficile la veille, en jouant plus de 21 minutes et en bloquant 5 tirs. Et que dire de Raphaël Diaz ! Humilié par l'entraîneur adverse, perturbé par son jeu qui a mené à la blessure de Lars Eller, le défenseur a disputé l'un de ses meilleurs matchs avec le Canadien : près de 23 minutes sur la patinoire, rendement de +1, 4 tirs au but, 3 mises en échec et 4 tirs bloqués ! Voilà toute une performance en remerciement à l'appui indéfectible de son entraîneur, exprimé publiquement, malgré la tourmente qui a suivi les événements de jeudi soir. Carey Price

On verra l'allure que prendra la série à compter de dimanche soir. Mais avec le recul, on peut facilement conclure que le Canadien pourrait mener 2-0 au moment d?écrire ces lignes. Et si, comme le dit souvent Michel Therrien, « tout est d'abord dans la façon de jouer et de faire face à l'adversité », on peut croire que les deux rencontres à Ottawa vont nous donner du jeu intense et enlevant.

Une longue série, disions-nous il y a quelques jours ?
 



14:00 - Le couteau entre les dents - RDS.CA

C'est bien connu, une saison de baseball n'est pas un sprint, mais bien un marathon. 162 matchs, c'est long et les joueurs de chaque formation sont conscients de cette réalité. C'est la raison pourquoi il était primordial de ne pas appuyer sur le bouton panique après avoir connu une première semaine difficile.

Il est vrai que nous avons mis un certain temps avant de nous mettre en marche, mais à l'heure actuelle, les Pirates de Pittsburgh représentent une équipe très difficile à battre. Pour le moment, nous sommes au meilleur de la lutte à la première place dans la division centrale de la Nationale. Cependant, nous savons que nous devrons garder le cap tout au long de la saison puisque les organisations qui forment cette division sont coriaces. Heureusement, nous comptons sur un esprit d?équipe hors du commun où le plaisir de jouer ensemble demeure la clé de notre succès.

Quand j'ai pris la décision de joindre les Pirates, j'ai tout de suite pensé aux jeunes talents de l'organisation. Mais je ne cesse d?être impressionné par le calibre de l?équipe, et ce à quoi elle ressemblera dans les années à venir. Certes, c'est fort prometteur. Starling Marte est très impressionnant; son grand talent lui permet de tout accomplir sur le terrain. Quant à Andrew McCutchen, il est un spécimen à mes yeux, un vrai 5-tool-player. Plus encouragent encore, ces jeunes sont bien entourés avec la présence de Neil Walker, Travis Snider, Pedro Alvarez. Cette organisation est bien en selle pour l'avenir. Nous sommes tous dans le même bateau et l'attitude positive permet d?être compétitifs jour après jour.

En ce qui me concerne, nul besoin de vous dire que je n'ai pas connu le début de saison escompté alors que j'ai dû attendre à mon septième match avant de frapper un premier coup sûr avec ma nouvelle équipe. Croyez-moi, il était temps! Est-ce que ce lent départ était dû à l'excitation qui m'habitait ou est-ce que je me mettais trop de pression sur les épaules? Qui sait?

Ce qui est certain, c'est que ça m'a pris un certain temps avant de mettre le doigt sur le bobo. J'essayais de comprendre pourquoi je réussissais à faire contact avec la balle, mais que j?étais toujours une fraction de seconde en retard. Comme c'est le cas dans n'importe quel sport, le timing est extrêmement important. C'est alors que mon complice de toujours, Ivan Naccarata, m'a montré une centaine de captures d?écran de mon élan sur son ordinateur. Ivan amène toujours des pistes de solution intéressantes lorsque je connais des difficultés au bâton et cette fois, il a remonté jusqu'en 2008 pour que je puisse visionner des photos de mes meilleurs élans, de même que mes moins bons coups. Nous avons porté une attention particulière sur ma posture, et nous avons remarqué que mon épaule gauche était légèrement trop repliée sur elle-même. De plus, nous avons établi que mon problème principal résidait dans mon transfert de poids vers l'avant. En gros, je n?étais pas prêt au moment où l'artilleur décochait la balle.

Élan 1 Russell Martin

Élan 3 Russell Martin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir pris connaissance de tout ça grâce aux photos d'Ivan, c?était plus clair dans mon esprit; je n'amorçais pas mon élan assez rapidement. Tout était une question de timing. L'entraineur des frappeurs Jay Bell a travaillé avec moi sur le terrain afin de corriger ces lacunes techniques sur une base quotidienne et c'est de cette manière que l'engrenage s'est remis à fonctionner. J'aime beaucoup cet instructeur. Il est toujours disponible pour t'aider et il accomplit un boulot formidable avec les jeunes joueurs de l?équipe.

Depuis que j'ai réglé mon problème, tout va pour le mieux. J'ai retrouvé toute ma confiance et mon aplomb au bâton, ce qui m'a même valu le titre de joueur de la dernière semaine dans la Ligue nationale et au moment d?écrire ces lignes, ma moyenne au bâton est très respectable à ,274. Je ne sais pas si c'est une coïncidence, mais nous avons commencé à gagner régulièrement lorsque mon bâton s'est mis à résonner. Je vais donc m'assurer de continuer sur ma lancée d'ici la fin de l'année, afin d'aider les Pirates à participer aux séries de fin de saison. Et qui sait, peut-être que je me retrouverai au match des étoiles.

Derrière le marbre? et au 3e coussin

Défensivement, mon objectif est d?être à la hauteur des attentes. À l'heure actuelle, j'ai retiré huit coureurs en tentative de vol, ce qui me place au premier rang dans les Majeures, à égalité avec A.J. Ellis des Dodgers et Matt Wieters des Orioles. La facette défensive de mon jeu demeure très importante à mes yeux. J'aime que les lanceurs aient confiance en mes moyens, qu'ils me considèrent comme un receveur fiable. J'en retire une grande satisfaction. Néanmoins, il faut dire que les lanceurs des Pirates me facilitent la tâche, car ils ont tendance à relâcher la balle rapidement. Ils laissent glisser leur jambe plutôt que de la lever très haut. Cette fraction de seconde de plus me donne donc un certain avantage pour épingler les coureurs.

Depuis un certain temps, le gérant Clint Hurdle m'utilise au troisième coussin lors des pratiques au bâton de l?équipe. A-t-il l'intention de faire appel à mes services un jour au troisième but dans un avenir rapproché? Je l'ignore. Mais j'imagine que Hurdle m'a placé à cet endroit parce qu'il a vu un certain potentiel. Ce qui est certain, c'est que ça me relaxe d'attraper des balles au champ intérieur chaque jour. Je me débrouille bien. Jouer comme troisième-but demande de bons réflexes et je suis à l'aise à cet endroit sur le terrain. Cependant, c'est très différent du poste d'arrêt-court, qui est plus exigeant puisqu'il commande d'avoir un bon jeu de pieds et de travailler avec les angles.

Russell Martin et Matt KempRetour aux anciennes amours

Au début du mois d'avril, j'ai eu le plaisir de remettre les pieds au Dodger Stadium, alors que les Pirates se trouvaient à Los Angeles pour une série de trois rencontres. Comme vous le savez, c'est à cet endroit que j'ai amorcé ma carrière et mes premiers moments marquants sont survenus au Chavez Ravine.

Ce fut un moment inoubliable, car j'ai pu renouer avec d'anciens coéquipiers et d'anciens instructeurs que je n'avais pas vus depuis plus de deux ans. J'ai également rencontré plusieurs partisans qui m'ont supporté lorsque j?évoluais avec les Dodgers. À ma grande surprise, ils occupaient toujours les mêmes sièges qu'avant. J?étais bien content de revoir ceux et celles qui m'ont encouragé au début de ma carrière. De plus, des proches sont venus de Montréal jusqu?à Los Angeles pour me voir jouer de nouveau au Dodger Stadium encore. De très belles émotions.

Propos recueillis par Nicolas Dupont 



05:43 - Le match pivot s'en vient - RDS.CA
Le match pivot s'en vient

Voici mon analyse du deuxième match de la série entre le Canadien et les Sénateurs.

Le héros du match : Carey Price doit être désigné comme le héros. J'ai participé à d'autres émissions dans le secteur du Centre Bell aujourd'hui et je ne sais plus combien de personnes m'ont posé des questions sur le gardien du Canadien. Les amateurs étaient inquiets et plusieurs souhaitaient que Peter Budaj soit devant le filet. À chacune des interrogations, je répondais toujours la même chose que Michel Therrien allait aller le plus loin qu'il le pouvait avec Price. Après la deuxième partie de cette série, je pense que bien des partisans sont rassurés.

Price a livré la marchandise et il semblait plus concentré. J'ai l'impression qu'il est son propre ennemi, car quand il accorde un but, il semble avoir tendance à se blâmer, ce qui le force à se questionner et déplace sa concentration sur autre chose que la partie. Ce soir, il a été concentré pendant 60 minutes et son club a gagné.

Le zéro du match : Erik Karlsson. Le défenseur des Sénateurs ne semblait pas dans son assiette. Il a gaffé sur le premier but du Canadien qui a été compté par Ryan White qui faisait 1-0. Tout au long du match, il n'a pas été aussi dominant que lors de la première rencontre même s'il a joué pendant plus de 29 minutes.

Le moment décisif du match : Le premier but de Ryan White a donné le ton à la rencontre et fait la différence selon moi. Il était tellement important que le Canadien prenne l'avance dans cette deuxième partie. White a profité de la maladresse de Karlsson pour inscrire un but tellement important pour Montréal.

L'allure que prendra la série : Le Canadien a perdu des éléments importants lors du premier match et dans les circonstances, ce sont aux réservistes de reprendre le flambeau. À court terme, ces réservistes peuvent les remplacer, mais sur une plus longue période, ce sera difficile. J'ignore la gravité des blessures à Max Pacioretty et Brian Gionta, mais ce ne sera pas facile s'ils ne reviennent pas au jeu. Quand c'est 1-1 dans une série, la troisième partie de l'affrontement est souvent le match pivot. Je le répète, Price sera celui que l'on va applaudir ou celui que l'on va blâmer.

Es-tu rassuré par la performance de Carey Price : Si le gardien du Canadien demeure concentré, je dirais oui, mais il a parfois de petits relâchements et quand ça arrive, l'adversaire sait en profiter. Price n'est pas seul. On voit qu'encore une fois que les jeunes joueurs comme Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk sont les bougies d'allumage de l'équipe. Il va maintenant falloir que David Desharnais en donne un peu plus. Même chose pour Michael Ryder, même s'il a marqué ce soir, et de Tomas Plekanec. Ces vétérans doivent en donner davantage pour pallier les pertes subies lors du premier match.

Consultez le texte de Bertrand Raymond qui est lui aussi revenu sur la partie no 2 de la série.

*propos recueillis par Robert Latendresse



05:20 - Price: De passoire à héros - RDS.CA
Price: De passoire à héros

J'ignore comment chaque joueur du Canadien se sentait dans le vestiaire avant le match, mais ça ne devait pas suinter la confiance malgré le boniment de motivation que Michel Therrien leur a servi.

Après tout, les absents étaient de taille: Pacioretty, Gionta et Eller, soit l'équivalent d'un premier trio. Ajoutez à cela un gardien qui se battait constamment pour la rondelle quand il ne la laissait pas bêtement glisser derrière lui. Disons que les parieurs de Las Vegas ne devaient pas accorder trop de chances au Canadien de revenir dans la série.

Dans le premier match, le Canadien avait exprimé son talent en bombardant Craig Anderson de 50 tirs. Vingt-quatre heures plus tard, c'est leur caractère qui a pris la relève. Et quel spectacle on a eu!

Sans doute, la plus belle démonstration de caractère depuis la spectaculaire victoire de 6-5 à Boston alors que plus personne ne croyait une remontée possible ce soir-là.

Les joueurs du Canadien se sont comportés comme si l'adversité ne les avait pas atteints. Ils ont été combatifs, agressifs, coriaces, tenaces, mettez-en. Ils ont souvent été les premiers sur la rondelle. Ils ont multiplié les mises en échec qui font mal, celles qui font généralement réfléchir ceux qui les encaissent. L'un de ceux-là a été le pilier de la défense des Sénateurs, Erik Karlsson, qui a commis une bévue digne d'un joueur de ligue de garage en faisait cadeau d'une passe parfaite à Ryan White devant son filet. Plus tard, en troisième période, Rene Bourque, qui n'a pas les mains les plus souples, lui a fait prendre une tasse de café en pénétrant à la ligne bleue. Avantage P.K. Subban au jeu des comparaisons.

Moins d'une minute après le but de White,  Brendan Gallagher en a ajouté un deuxième. À partir de ce moment, le match était l'affaire de Carey Price. C'était à lui de le perdre ou de protéger l'avance que ses coéquipiers lui avaient procurée en se défonçant littéralement, présence après présence.

Cette fois, il a été à la hauteur. Il a multiplié les arrêts. Vers la fin de la deuxième période, il a effectué son arrêt de la série jusqu'ici en fermant la porte à l'aide de sa jambière gauche sur un tir puissant projeté à courte distance par Sergei Gonchar. Un but marqué par les Sénateurs sur ce jeu aurait pu faire tourner le vent. C'est le contraire qui s'est produit. Quelques secondes plus tard, Michael Ryder, dont c'était le premier filet en 11 matchs, a probablement ramolli les jambes d'une équipe qui a été débordée pour une seconde soirée consécutive.

Le Canadien n'a plus jamais regardé derrière lui par la suite. Un style discipliné et prudent lui a permis de protéger sa priorité de deux buts en troisième période. C'est un verdict que les Sénateurs n'avaient sûrement pas prévu contre un adversaire décimé par les blessures et sonné 24 heures plus tôt par la douloureuse mésaventure de Lars Eller.

Price, dont la fiche lors de ses 11 dernières parties des séries à domicile est de 2-9, n'a pas fait que repousser des rondelles. En deuxième période, à l'occasion d'une collision entre Tinordi et Latendresse, Price a reçu le patin de son coéquipier dans le masque. Il a perdu une dent sur le jeu. Il s'est relevé, a patiné machinalement vers le banc et a déposé la dent dans la main gantée d'un soigneur. Puis, il a repris sa place sans rien accorder aux Sénateurs par la suite.

Therrien s'est dit très satisfait de ce qu'il a vu de son équipe à l'occasion des deux premiers matchs. « Ce soir, je ne leur ai pas demandé de rebondir après la défaite de la veille. Je leur ai demandé de jouer de la même façon », a-t-il mentionné.

Au hockey, les plus petits détails peuvent parfois faire une énorme différence. Carey Price transpirait la déprime avant ce match. S'il avait flanché encore une fois, il aurait probablement cédé le plancher à Peter Budaj à Ottawa. Il y a 24 heures, on lui reprochait d'être une passoire. Aujourd'hui, il est un héros.

Après avoir eu chaud, il a choisi de refroidir ses détracteurs. La suite du suspense, dimanche.                                                                                                                                                                                                                                               Marc Simoneau, un gars spécial

Marc Simoneau n'est plus. Une rare forme de cancer de la moelle osseuse diagnostiquée en 2010 a finalement eu le dernier mot. C'était pourtant très rare qu'on arrivait à avoir le dernier mot avec lui. Marc avait des opinions bien arrêtées sur tous les sujets, surtout sportifs.

J'ai eu le plaisir de participer en sa compagnie à plusieurs émissions de la Ligue en questions animée à l'époque par Pierre Houde, à RDS. On débattait Houde, Pierre Bouchard, Marc et moi dans une atmosphère tout à fait détendue. Le disparu était si profondément attaché aux Nordiques qu'il lui arrivait d'enflammer le Québec par ses réparties partisanes au plus fort de la rivalité Canadiens-Nordiques.

Pendant qu'il était un géant de la radio sportive à Québec, rien ne lui faisait plus plaisir que d'être vu et entendu à Montréal. Pour la Ligue en questions, il se tapait quatre heures d'auto aller-retour pour participer à moins de 30 minutes d'émission. Ces quatre heures d'autoroute lui permettaient de jouir d'une précieuse visibilité. Il a toujours cru que ça valait le déplacement.

Quand on l'a informé de son cancer, les spécialistes ont établi sa durée de vie entre un an et huit ans. Il en a fait trois. Il s'est bien battu. Cependant, il y a quelques semaines, il a admis avoir baissé les bras en décembre dernier. Il s'est résigné à partir.

« Je me suis résigné à mon sort parce si je ne l'avais pas fait, ma vie aurait été insupportable pour moi et pour mes proches », avait-il expliqué.

Vu de la Métropole, on n'a jamais su d'une façon certaine si Marc s'est créé un personnage durant cette longue carrière sur fond de controverses ou si ce qu'on a vu de lui correspondait à la réalité. Chaque fois qu'il faisait allusion à tous les petits secrets que contenait son livre d'un bleu Nordiques, il devenait l'amuseur public d'une rivalité qu'il se plaisait à alimenter.

Le devoir de réserve n'a jamais été dans ses cordes, probablement parce qu'il ne se considérait pas comme un journaliste comme tel. Il était un fan qui faisait de la radio. Ce qui, par la force des choses, ne l'a pas empêché de devenir une figure emblématique du milieu sportif au Québec.

Repose-toi bien, mon vieux.






























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