samedi 25 mai 2013 | 23:55 - Une équipe remarquable - RDS.CA
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| vendredi 24 mai 2013 | 17:50 - Puissance contre puissance - RDS.CA
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C'est encore une grosse semaine dans le monde des
AMM, une semaine qui sera couronnée par
l?événement UFC 160 avec en vedette le championnat
du monde des poids lourds entre le champion Cain
Velasquez (11-1-0) et son aspirant numéro un, le
Brésilien Antonio « Bigfoot » Silva
(18-4-0). Il s'agit d'un combat revanche entre ces
deux mastodontes, et lors de leur premier
rendez-vous, Velasquez l'avait emporté assez
aisément, à 3:36 du premier round. Une coupure à
la tête de Silva a cependant joué un grand rôle
lors de ce combat.
Ce que j'aime du Brésilien est le fait qu'il est
en mesure de surprendre ses adversaires dans
plusieurs facettes des AMM. Lors de son combat
contre Alistair Overeem, il a battu le gros
cogneur à son propre jeu en lui passant le K.-O. ?
à la surprise de tous. Silva a aussi dans son
arsenal un jiu-jitsu qui est trop souvent
sous-estimé et bien sûr il est très puissant. Cain
Velasquez est un lutteur hors pair, assurément le
meilleur dans la division des poids lourds du UFC,
mais il est surtout de cette génération des
athlètes en AMM qui excellent partout ? on ne
parle plus d'eux comme des lutteurs ou des
boxeurs, mais bien comme des spécialistes d'AMM.
En plus de sa lutte de très haut niveau, Velasquez
a développé d'excellentes techniques en
kickboxing, en boxe et en muay thaï ? il a aussi
une excellente défensive contre les amenées au sol
et les soumissions. Selon moi, le combat sera plus
compétitif que le premier, mais à la fin de la
soirée, la ceinture demeurera autour de la taille
du même homme, Cain Velasquez.
Le UFC 160 n'est pas seulement l'affaire du
combat Silva-Velasquez, la carte offre aussi
plusieurs autres bons combats, dont celui qui
opposera l'ancien champion des poids lourds Junior
Dos Santos (15-2-0) à l'ex-champion K-1 Mark Hunt
(9-7-0). Il est évident que sur papier le combat
semble inégal à cause de la fiche des deux
adversaires, mais détrompez-vous et prenez cette
statistique et lancez-la par la fenêtre. Dans le
cas unique de ce combat, fiez-vous plutôt au style
des deux combattants. Dos Santos aime rester
debout et échanger, il possède une très bonne
boxe, mais pour la première fois de sa carrière,
je ne serais pas surpris de le voir tenter
d'amener le combat au sol. Mark Hunt est un
spécialiste du combat debout et son crochet de la
gauche est tout simplement terrorisant pour ses
adversaires ? il ne sera pas inquiété par la
grandeur et la portée de son adversaire puisqu'il
en a déjà vu des beaucoup plus grands que Dos
Santos. Si le combat reste debout, le résultat
sera spectaculaire et pour ce qui est du gagnant,
faites pile ou face!
Les autres combats du UFC
160 :
Glover Teixeira (20-2-0) contre James Te Huna
(16-5-0)
Gray Maynard (11-1-1) contre T.J. Grant
(20-5-0)
Donald Cerrone (20-5-0) contre K.J. Noons
(11-6-0)
Rick Story (15-6-0) contre Mike Pyle (24-8-1)
Dennis Bermudez (10-3-0) contre Max Holloway
(7-1-0)
Robert Whittaker (10-2-0) contre Colton Smith
(3-1-0)
Khabib Nurmagomedov (19-0-0) contre Abel Trujillo
(10-4-0)
Nah-Shon Burrell (9-2-0) contre Stephen Thompson
(6-1-0)
Brian Bowles (10-2-0) contre George Roop
(13-9-1)
Jeremy Stephens (20-9-0) contre Estevan Payan
(14-3-0)
Manchettes de la semaine dans le monde
des arts martiaux mixtes :
-
L'organisation Bellator a finalement
annoncé la date et l'endroit où aura lieu le
combat le plus attendu de l'histoire de
l'organisation : le championnat mondial des
poids mi-moyens entre le champion Ben Askren
(11-0-0) et l'aspirant Andrei Koreshkov (13-0-0).
Les deux sont invaincus, les deux sont
incroyablement talentueux et les deux ont des
styles complètement différents : Askren est
un lutteur olympique, il a d'ailleurs participé
aux Jeux olympiques en 2008 en Chine alors que
Koreshkov est une machine de kickboxing. Les deux
ont cependant plusieurs autres cordes à leur arc
et se sont parallèlement améliorés dans plusieurs
disciplines. Autre fait important, ils auront eu
tous les deux plus de sept mois pour se préparer
en fonction de ce combat. Le combat aura lieu le
31 juillet au Nouveau-Mexique, je salive déjà;
-
L'ancien champion des poids mi-moyens du
UFC Matt Serra a annoncé cette semaine sa
retraite, lui qui n'avait pas combattu depuis
presque trois ans. L'Américain nous aura offert au
cours de sa carrière d'excellents combats, mais
aussi de très spectaculaires prises de bec avec
ses adversaires. Son haut fait d'armes demeurera
toujours par contre sa victoire-surprise contre le
Québécois Georges St-Pierre à Houston, au
Texas;
-
Le 17 août prochain, le UFC fera ses débuts
sur la toute nouvelle chaîne sportive américaine
FOX SPORTS avec la présentation de l?événement
« UFC ON FOX SPORTS 1 ». La grande
finale de la soirée n'a toujours pas été annoncée,
mais les dirigeants du UFC ont confirmé trois
combats jusqu?à maintenant. Alistair Overeem
affrontera Travis Browne, Thiago Alves sera opposé
à Matt Brown et Michael Johnson en découdra avec
Joe Lauzon;
-
Josh Barnett, l'ancien champion des poids
lourds du UFC, est enfin de retour à la maison. Il
a en effet signé une entente à long terme cette
semaine et il ajoutera beaucoup de profondeur à la
division des poids lourds de l'organisation de
Dana White. Barnett, qui a fait ses débuts
professionnels il y a seize ans, en 1997, a quitté
le UFC en 2002 après avoir échoué un test
antidopage. Il a poursuivi sa carrière
majoritairement au sein de l'organisation
japonaise Pride. Il sera très intéressant de voir
qui sera son premier adversaire? Pourquoi pas le
gagnant du combat Dos Santos-Hunt?
-
À la suite de sa victoire contre Chael
Sonnen, le champion mondial des mi-lourds du UFC
Jon Jones sera au repos forcé afin de se remettre
de ses blessures. La durée de son absence reste
indéterminée pour l'instant, mais selon Dana
White, elle pourrait être aussi courte que six
semaines ou aussi longue que six mois. Plus de
détails dans les prochains jours?
-
Vitor Belfort nous a offert la semaine
dernière possiblement le K.-O. le plus
spectaculaire de l'histoire des AMM avec un coup
de talon retourné directement à la mâchoire de son
adversaire Chris Weidman. Selon ce que j'ai
entendu ces dernières heures, Belfort aurait
finalement accepté d'affronter le gagnant du
combat entre Anderson Silva et Chris Weidman pour
le titre mondial des poids moyens. Le combat aura
vraisemblablement lieu à Las Vegas, au Nevada;
-
Le Québécois Georges St-Pierre a repris
l'entraînement à temps plein en prévision de son
combat contre Johny Hendricks. La date et
l'endroit où aura lieu ce combat n'ont pas été
annoncés, mais le champion est en mode
« entraînement pour un combat ». Au
cours des dernières semaines, il avait quelque peu
délaissé l'entraînement pour tourner dans le
prochain film de la franchise Capitaine America où
il jouera le rôle d'un vilain et il a aussi prêté
sa voix à un personnage du prochain film
d'animation Monsters Inc.
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| 15:20 - Changement de garde au Colorado - RDS.CA
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La nomination de Patrick Roy comme
entraîneur-chef de l'Avalanche vient compléter
une réorganisation majeure au sein de la
direction. C'est le changement de garde. On
tourne la page sur l'ère Pierre Lacroix.
Au départ, il y a eu la nomination de Josh
Kroenke comme président de l'équipe. Âgé de
33 ans, il est le fils de Stan Kroenke, le
propriétaire de l'Avalanche. Il succède à Pierre
Lacroix qui agira comme consultant. Josh
Kroenke siégeait déjà au bureau des
gouverneurs de la LNH. Et tout indique que
Kroenke fils va s'inspirer des Broncos de
Denver pour rebâtir l'Avalanche.
Sa première décision a été de nommer Joe Sakic
vice-président exécutif des opérations
hockey. Les Broncos avaient aussi engagé
une ancienne vedette, John Elway, pour
relancer la franchise. Ensuite, Elway
a convaincu Peyton Manning de poursuivre sa
carrière au Colorado. Sakic, lui, s'est
tourné vers son ancien coéquipier, un personnage
encore très populaire à Denver.
Roy avait le contrôle sur toutes les opérations
hockey avec les Remparts et il a certainement
posé quelques questions à la nouvelle direction
avant de s'engager. Comme
jusqu'où est-elle prête à aller pour
ramener une équipe gagnante à
Denver? Et il s'agit d'une
excellente question quand on sait que Josh Kroenke
est aussi président des Nuggets de la
NBA. Comment va-t-il partager son temps entre
les deux équipes? Une équipe sera-t-elle
favorisée par rapport à l'autre? Visiblement,
l'ancien gardien de but a été satisfait des
réponses obtenues, et comme vice-président aux
opérations hockey, il s'est assuré
d'avoir son mot à dire dans toutes les
décisions. À Denver, on dit qu'en fin de
compte, c'est Joe Sakic qui aura le dernier mot.
D'ailleurs, comment doit se sentir le directeur
général de l'Avalanche Greg Sherman aujourd'hui
pensez-vous?
Le plus ironique, un sondage mené par le
Denver Post cette semaine révélait que
Patrick n'était pas le choix no 1 des gens de
Denver pour diriger l'Avalanche. George
Gwozdecky, entraîneur de l'équipe de hockey de
l'Université de Denver recevait l'appui de 30,9 %
des répondants, contre 27,4 % pour Patrick.
Dave Tippett était le choix de 20,6
%. Les autres (Lindy Ruff, Guy Boucher, Ron
Wilson, etc ...), 21,3 %.
La LNH et la NBA, deux
mondes?
L'autre dossier dont on a beaucoup parlé cette
semaine est celui du retour des
Nordiques. Ce qui m'amène à comparer
la façon dont on règle les
dossiers dans la LNH et la
NBA. Commençons par celui des Kings de
Sacramento.
Le conflit entre les frères Maloof et la ville de
Sacramento à propos des Kings est apparu sur la
place publique il y a 18 mois environ. Un
groupe de Seattle entre en scène et les
rumeurs de déménagement deviennent de plus en plus
persistantes. Elles se confirment
quand l'équipe est vendue à un groupe qui
compte entre autres Steve Ballmer, le CEO de
Microsoft. La résistance s'organise à
Sacramento où on réunit des acheteurs intéressés
à garder les Kings en Californie.
La NBA doit approuver la vente et le
déménagement. Le commissaire de la
NBA, David Stern, ne fait pas de
cachettes : il souhaite le retour de son
circuit à Seattle. Il entend les deux
groupes qui s'affrontent dans cette
affaire et demande à un comité de
relocalisation d'étudier le
dossier. Conclusion du comité : les
Kings ne devraient pas être transférés.
Quelques jours plus tard, les gouverneurs de la
NBA entérinent les recommandations du comité et
les frères Maloof, à contrec'ur, vendent
finalement l'équipe au groupe de Sacramento.
Fin d'un dossier qui en plus a été mené avec
transparence par David Stern.
Pendant ce temps, le dossier des Coyotes de
Phoenix n'en finit plus de finir. D'un côté,
un groupe intéressé à acheter l'équipe et la
transférer à Québec; de l'autre... rien,
sinon la LNH qui cherche
désespérément des gens pour opérer
l'équipe en Arizona. Et ça dure
depuis 2009. Même que l'affaire est
devenue une vraie farce. Gary Bettman qui
nous annonce un « sauveur » chaque mois, des
acheteurs sans le sou, la ville de
Glendale qui n'a plus les moyens
financiers de garder son équipe, des
citoyens qui s'en fichent complètement et toute
l'opération menée dans le plus grand secret, sauf
pour dire que Phoenix est un marché de
hockey!!!
Deux circuits, deux modèles d'affaires. La
NBA a analysé les faits, pas des hypothèses ou des
mirages. Elle avait devant elle deux groupes
composés de milliardaires qui avaient déposé
des offres d'achat concrètes. Et malgré la
volonté du commissaire, le comité de
relocalisation a recommandé de garder l'équipe à
Sacramento. Ce qui ne veut pas dire que
Seattle n'aura pas son équipe un jour grâce à
l'expansion et plusieurs centaines de millions de
dollars. Mais ici, la NBA n'a pas laissé
traîner les choses, elle a pris une décision
et réglé le dossier. Tout le contraire de la
LNH.
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| 04:41 - Deux grands leaders - RDS.CA
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L'Avalanche du Colorado a raté les séries lors
des trois derniers printemps, terminant même la
dernière campagne au dernier rang de l'Association
Ouest. L'amphithéâtre n'est plus rempli lors des
matchs de hockey dans une ville pourtant fière des
ses équipes sportives et, surtout, de ses deux
coupes Stanley. Jamais, alors que j'amorçais à
peine ma carrière dans la LNH, je n'aurais pu
imaginer tel scénario au moment même où on
s'arrachait les billets pour les rencontres de la
première saison suivant le déménagement de
l?équipe, de l'autre côté de l'autoroute, passant
du vétuste McNichol's Arena au flambant neuf et
luxueux Pepsi Center. Il faut dire qu?à cette
époque, évoluer pour l'Avalanche voulait aussi
dire avoir pour voisin de casier un futur membre
du Temple de la renommée. En bourgogne et bleu à
la fin des années 90 et au tournant du millénaire
les Forsberg, Bourque, Andreychuk, Foote, Sakic et
Roy.
Les temps ont bien changés.
Après quelques résultats bien en deçà des
attentes sur la glace et aux guichets, il était
temps de tenter un grand coup afin de tenter de
redorer le blason d'une organisation jadis
synonyme de succès. La direction semblait avoir
perdu de sa vigueur et de sa couleur depuis le
départ de Pierre Lacroix de la chaise de directeur
général. Greg Sherman a été tassé, malgré son
titre honoraire de DG. Il s'occupera désormais des
contrats et de la gestion de la masse salariale au
quotidien.
L'entrée en scène d'un grand de l'histoire des
Nordiques et de l'Avalanche, Joe Sakic, un
gentleman très respecté partout dans le monde du
hockey aura un impact immédiat. Pour l'avoir
côtoyé, je ne suis pas surpris de la flexibilité
dont il a fait preuve dans les négociations pour
attirer Patrick Roy à la barre du Colorado.
N'est-ce pas exactement ce qu'il a fait en 1996?
C'est-à-dire de partager, avec un gagnant qui a
fait ses preuves, le leadership d'un groupe dont
il était le capitaine dans le but avoué de les
mener vers de plus hauts sommets. Il prend le
risque bien calculé, à nouveau, de partager avec
Roy une certaine partie de son pouvoir décisionnel
en connaissant cette fois-ci très bien l'homme
qu'il engage. Il sait ce dont Patrick est capable,
il admire sa passion, sa contagion et son abandon
envers son sport et il a déjà été plus d'une fois
témoin de la fougue et de l'intensité du
légendaire gardien. En vrai leader, Sakic n'a pas
peur de s'entourer d'une personnalité forte car il
croit donc qu'il s'agit de ce dont les jeunes
joueurs de l'organisation ont besoin pour se
développer en symbiose, le plus grand défi du
nouvel entraîneur d'ailleurs.
Pour ce qui est de Patrick Roy lui-même
maintenant : il était mûr pour un nouveau
défi. Mais il n?était pas prêt à le relever dans
un environnement qu'il ne considérait pas propice
à ce qu'il puisse man'uvrer entièrement selon ses
convictions. S'il a apposé son nom au bas de ce
contrat, c'est qu'il a la conviction que les
Kroenke, propriétaires du club, et Sakic partagent
sa vision en ce qui a trait au processus de prises
de décisions qui devra impliquer des gens envers
qui il a confiance. L'exemple d'Alain Vigneault,
pris dans un bourbier où il n'avait pas le dernier
mot quant au personnel à sa disposition à
Vancouver va servir aux entraîneurs avertis. Il a
fait ses classes derrière le banc des Remparts et
saura s'entourer des bons adjoints pour combler
tout manque qui pourrait nuire à ce qu'il
connaisse du succès.
Maintenant patron d'une équipe jeune et
talentueuse, mais qui manque clairement de
cohésion, il aura la possibilité d'identifier les
pommes pourries, s'il y en a, et poser les gestes
en conséquence aussi afin d'amener à Denver des
joueurs qui ont les priorités aux bonnes places.
L'Avalanche possède le tout premier choix du
prochain repêchage et il s'agit là d'un bon bloc
de départ afin de solidifier une défensive qui en
a besoin. Les Duchene, Landeskog et Johnson sont
des jeunes prometteurs.
Une chose est certaine avec cette embauche, avec
Sakic et Roy qui mènent désormais les destinées de
l'Avalanche on ne devrait plus s'en faire dans ce
vestiaire avec le voyage de fin d'année à Vegas.
Car s'il n'en tient qu?à ces deux gagnants le
voyage du printemps c'est celui des séries.
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| 04:23 - Roy n'aurait pas obtenu tout ce pouvoir à Montréal - RDS.CA
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Dans sa quête pour trouver le prochain entraîneur
du Canadien, Marc Bergevin ne s'est pas entretenu
suffisamment longtemps avec Patrick Roy pour
savoir à quel point il désirait le poste.
Roy avait fait la paix avec son ancienne équipe.
Il avait participé au retrait de son chandail
durant une soirée chargée d'émotion au cours de
laquelle il avait soulevé la foule du Centre Bell
en lançant: « Ce soir, je rentre chez nous » Les
amateurs montréalais ont toujours aimé voir leurs
grandes vedettes partis dans la discorde, Maurice
Richard, Guy Lafleur et cette fois Roy, revenir
dans le giron familial.
Bref, Roy était prêt à reprendre du service au
niveau de la patinoire. Il rêvait de gagner une
autre coupe Stanley, cette fois dans un rôle
d'entraîneur. Malheureusement, il a su très vite
qu'il n'appartenait pas à la courte liste du
nouveau directeur général qui privilégiait
l'embauche d'un homme d'expérience.
Pour quitter ses Remparts et accéder à un plus
haut niveau, il n'avait que deux organisations en
tête: Le Canadien et l'Avalanche, les deux équipes
qui avaient contribué à faire de lui un
gagnant.
Jamais il n'a été question pour lui d'attendre le
retour des Nordiques, comme on l'a laissé supposer
au cours des deux derniers jours. Il avait des
raisons qui lui sont personnelles pour se refuser
le droit de revenir dans la Ligue nationale dans
sa propre ville. Il ne l'aurait pas fait même si
on avait appris au début de la semaine que la
ville de Phoenix perdait sa concession au profit
de Québec.
La destinée de Roy continue de bien le servir.
Pour la deuxième fois de sa carrière, le Canadien
lui glisse entre les doigts au profit de
l'Avalanche. Et aux deux occasions, il en est
sorti gagnant. Quand il a été échangé au Colorado
après l'esclandre du Forum en 1995, il a donné un
second souffle à sa carrière en allant gagner deux
autres coupes Stanley avec les anciens Nordiques.
Jamais il n'aurait obtenu à Montréal les riches
contrats qu'il a paraphés à Denver.
Cette fois, en n'obtenant pas le poste qu'il
convoitait à Montréal, l'Avalanche lui a accordé
tout le pouvoir dont il rêvait. Un pouvoir qui lui
aurait échappé à coup sûr à Montréal.
Les deux seuls joueurs à avoir mérité le trophée
Conn Smythe avec l'Avalanche ont maintenant la
responsabilité de remettre sur les rails ce qui a
déjà été une très belle machine. Quand on est
reconnu comme le joueur par excellence d'une
longue marche vers la coupe Stanley, c'est qu'on
est une source d'inspiration et un gagnant. Roy et
Joe Sakic ont reçu ce trophée après en avoir fait
la démonstration.
On aimerait être un petit oiseau pour être témoin
du silence qui va envelopper le vestiaire quand
Roy s'y plantera pour faire ses recommandations.
Non seulement est-il reconnu comme un homme pour
qui tous les trucs étaient bons pour gagner, mais
l'Avalanche serait encore en quête de sa première
coupe si Réjean Houle ne lui avait pas fait la
faveur de l'échanger à la formation qui était
dirigée par son ex-agent.
Roy est devenu l'unique entraîneur de la Ligue
nationale à posséder quatre bagues de la coupe
Stanley. Un seul autre coach a gagné une coupe,
une seule, Kirk Muller. Dans le même ordre d'idée,
pas moins de 14 entraîneurs n'ont jamais évolué
dans la ligue. Dans certaines villes, en voyant un
inconnu obtenir le poste, il y a probablement des
joueurs qui se sont demandés d'où il sortait
celui-là. Avec Roy, la question ne se posera pas.
Seth Jones, le futur premier choix de l'Avalanche
que Roy dirigera la saison prochaine, n'était pas
né quand le gardien a remporté sa deuxième coupe
avec le Canadien. Il avait deux ans quand il a
donné à l'Avalanche sa première coupe. Toutefois,
vous pouvez parier tout ce que vous possédez qu'il
sait déjà parfaitement qui il est.
Tout un pouvoir de
négociation
De mémoire d'homme, on ne se souvient pas qu'un
entraîneur issu du niveau junior, convoité par une
organisation de la Ligue nationale, ait joui d'un
tel pouvoir de négociation. Ça ne se voit jamais
une situation comme celle-là. Un coach junior qui
se verrait approcher de cette façon, sauterait sur
l'invitation sans poser la moindre question. Il
accepterait des conditions monétaires modestes
sans protester pour pouvoir jouir d'une telle
chance.
Au cours des derniers jours, Roy s'est appliqué à
négocier son pouvoir. Il tenait absolument à être
impliqué dans toutes les décisions reliées aux
joueurs. Roy et Sakic sont devenus des
vice-présidents aux opérations hockey. Le premier
donnera fermement son opinion. Le second aura le
dernier mot. On verra pendant combien de temps ils
parviendront à cohabiter dans cet organigramme qui
n'est pas simple et qui pourrait donner lieu à des
discussions orageuses avec le temps.
Une chose est certaine, il n'y aura plus de
paresseux au sein de l'Avalanche, comme l'avait
laissé entendre le gardien Jean-Sébastien Giguère
dans les derniers moments de la saison. Roy verra
à ce que le deuxième étage ne soit jamais
satisfait. Les entraîneurs adjoints sont mieux
d'être alertes quand le coach sondera leurs
opinions. Quant aux joueurs, être dirigés par un
homme qui était reconnu pour manger les bandes
n'est jamais reposant.
L'arrivée de Roy aura le même effet sur les gens
de Denver que celui de Marc Bergevin et Michel
Therrien en a eu sur le public du Québec. Elle
redonnera espoir à des amateurs qui avaient
déserté le Pepsi Center ces dernières années.
L'équipe a été exclue des séries au cours des
trois dernières années et quatre fois au cours des
cinq dernières. Tomber aussi bas après avoir
paradé avec la coupe à deux occasions dans le
centre-ville, ça laisse des traces.
Les amateurs, qui devraient retrouver le chemin
de la billetterie, sont probablement impatients de
voir ce que cela va donner. Ils ne sont pas les
seuls. Sakic est calme et pondéré. Roy est émotif
et explosif. Comme dirait l'autre, ça ne risque
pas d'être plate autour de l'équipe.
Au début de son règne, Roy aura peut-être deux
prises contre lui. La Ligue nationale a énormément
changé depuis qu'il l'a quittée. S'y
reconnaîtra-t-il? Il y a aussi une énorme
différence entre diriger des joueurs juniors et
des professionnels. Mais le copropriétaire des
Remparts est un drôle de pistolet. Ce n'est pas
parce qu'il a deux prises contre lui qu'il ne
croit pas pouvoir frapper un circuit.
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| 04:23 - Pas le même pouvoir à Montréal - RDS.CA
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Dans sa quête pour trouver le prochain entraîneur
du Canadien, Marc Bergevin ne s'est pas entretenu
suffisamment longtemps avec Patrick Roy pour
savoir à quel point il désirait le poste.
Roy avait fait la paix avec son ancienne équipe.
Il avait participé au retrait de son chandail
durant une soirée chargée d'émotion au cours de
laquelle il avait soulevé la foule du Centre Bell
en lançant: « Ce soir, je rentre chez nous » Les
amateurs montréalais ont toujours aimé voir leurs
grandes vedettes partis dans la discorde, Maurice
Richard, Guy Lafleur et cette fois Roy, revenir
dans le giron familial.
Bref, Roy était prêt à reprendre du service au
niveau de la patinoire. Il rêvait de gagner une
autre coupe Stanley, cette fois dans un rôle
d'entraîneur. Malheureusement, il a su très vite
qu'il n'appartenait pas à la courte liste du
nouveau directeur général qui privilégiait
l'embauche d'un homme d'expérience.
Pour quitter ses Remparts et accéder à un plus
haut niveau, il n'avait que deux organisations en
tête: Le Canadien et l'Avalanche, les deux équipes
qui avaient contribué à faire de lui un
gagnant.
Jamais il n'a été question pour lui d'attendre le
retour des Nordiques, comme on l'a laissé supposer
au cours des deux derniers jours. Il avait des
raisons qui lui sont personnelles pour se refuser
le droit de revenir dans la Ligue nationale dans
sa propre ville. Il ne l'aurait pas fait même si
on avait appris au début de la semaine que la
ville de Phoenix perdait sa concession au profit
de Québec.
La destinée de Roy continue de bien le servir.
Pour la deuxième fois de sa carrière, le Canadien
lui glisse entre les doigts au profit de
l'Avalanche. Et aux deux occasions, il en est
sorti gagnant. Quand il a été échangé au Colorado
après l'esclandre du Forum en 1995, il a donné un
second souffle à sa carrière en allant gagner deux
autres coupes Stanley avec les anciens Nordiques.
Jamais il n'aurait obtenu à Montréal les riches
contrats qu'il a paraphés à Denver.
Cette fois, en n'obtenant pas le poste qu'il
convoitait à Montréal, l'Avalanche lui a accordé
tout le pouvoir dont il rêvait. Un pouvoir qui lui
aurait échappé à coup sûr à Montréal.
Les deux seuls joueurs à avoir mérité le trophée
Conn Smythe avec l'Avalanche ont maintenant la
responsabilité de remettre sur les rails ce qui a
déjà été une très belle machine. Quand on est
reconnu comme le joueur par excellence d'une
longue marche vers la coupe Stanley, c'est qu'on
est une source d'inspiration et un gagnant. Roy et
Joe Sakic ont reçu ce trophée après en avoir fait
la démonstration.
On aimerait être un petit oiseau pour être témoin
du silence qui va envelopper le vestiaire quand
Roy s'y plantera pour faire ses recommandations.
Non seulement est-il reconnu comme un homme pour
qui tous les trucs étaient bons pour gagner, mais
l'Avalanche serait encore en quête de sa première
coupe si Réjean Houle ne lui avait pas fait la
faveur de l'échanger à la formation qui était
dirigée par son ex-agent.
Roy est devenu l'unique entraîneur de la Ligue
nationale à posséder quatre bagues de la coupe
Stanley. Un seul autre coach a gagné une coupe,
une seule, Kirk Muller. Dans le même ordre d'idée,
pas moins de 14 entraîneurs n'ont jamais évolué
dans la ligue. Dans certaines villes, en voyant un
inconnu obtenir le poste, il y a probablement des
joueurs qui se sont demandés d'où il sortait
celui-là. Avec Roy, la question ne se posera pas.
Seth Jones, le futur premier choix de l'Avalanche
que Roy dirigera la saison prochaine, n'était pas
né quand le gardien a remporté sa deuxième coupe
avec le Canadien. Il avait deux ans quand il a
donné à l'Avalanche sa première coupe. Toutefois,
vous pouvez parier tout ce que vous possédez qu'il
sait déjà parfaitement qui il est.
Tout un pouvoir de
négociation
De mémoire d'homme, on ne se souvient pas qu'un
entraîneur issu du niveau junior, convoité par une
organisation de la Ligue nationale, ait joui d'un
tel pouvoir de négociation. Ça ne se voit jamais
une situation comme celle-là. Un coach junior qui
se verrait approcher de cette façon, sauterait sur
l'invitation sans poser la moindre question. Il
accepterait des conditions monétaires modestes
sans protester pour pouvoir jouir d'une telle
chance.
Au cours des derniers jours, Roy s'est appliqué à
négocier son pouvoir. Il tenait absolument à être
impliqué dans toutes les décisions reliées aux
joueurs. Roy et Sakic sont devenus des
vice-présidents aux opérations hockey. Le premier
donnera fermement son opinion. Le second aura le
dernier mot. On verra pendant combien de temps ils
parviendront à cohabiter dans cet organigramme qui
n'est pas simple et qui pourrait donner lieu à des
discussions orageuses avec le temps.
Une chose est certaine, il n'y aura plus de
paresseux au sein de l'Avalanche, comme l'avait
laissé entendre le gardien Jean-Sébastien Giguère
dans les derniers moments de la saison. Roy verra
à ce que le deuxième étage ne soit jamais
satisfait. Les entraîneurs adjoints sont mieux
d'être alertes quand le coach sondera leurs
opinions. Quant aux joueurs, être dirigés par un
homme qui était reconnu pour manger les bandes
n'est jamais reposant.
L'arrivée de Roy aura le même effet sur les gens
de Denver que celui de Marc Bergevin et Michel
Therrien en a eu sur le public du Québec. Elle
redonnera espoir à des amateurs qui avaient
déserté le Pepsi Center ces dernières années.
L'équipe a été exclue des séries au cours des
trois dernières années et quatre fois au cours des
cinq dernières. Tomber aussi bas après avoir
paradé avec la coupe à deux occasions dans le
centre-ville, ça laisse des traces.
Les amateurs, qui devraient retrouver le chemin
de la billetterie, sont probablement impatients de
voir ce que cela va donner. Ils ne sont pas les
seuls. Sakic est calme et pondéré. Roy est émotif
et explosif. Comme dirait l'autre, ça ne risque
pas d'être plate autour de l'équipe.
Au début de son règne, Roy aura peut-être deux
prises contre lui. La Ligue nationale a énormément
changé depuis qu'il l'a quittée. S'y
reconnaîtra-t-il? Il y a aussi une énorme
différence entre diriger des joueurs juniors et
des professionnels. Mais le copropriétaire des
Remparts est un drôle de pistolet. Ce n'est pas
parce qu'il a deux prises contre lui qu'il ne
croit pas pouvoir frapper un circuit.
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| 02:01 - Une mentalité gagnante rehaussée - RDS.CA
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Dès samedi, nous reprenons le collier après une
pause bénéfique de 10 jours sans match.
Même si on venait de disputer sept matchs en
seulement 22 jours, je ne peux pas confirmer que
je sentais le niveau d?énergie baisser au sein de
notre équipe. À mon avis, tout le monde était
entré dans une routine de match, repos, match.
Comme je l'ai déjà dit auparavant, en tant que
joueur de soccer, on aime ça!
Mais bon, c'est vrai que nous avions joué
beaucoup de parties en peu de temps.
On vivait en quelque sorte sur le pilote
automatique. Quant au niveau d?énergie, tu te dis
que tu as le même, mais logiquement et
naturellement ce n'est pas le cas. On a
probablement plus joué sur l'adrénaline avec les
défis importants que nous avions à relever.
Évidemment, c'est bien d'obtenir 10 jours sans
une confrontation. Ça permet à des joueurs blessés
de revenir en forme et d'ajouter un peu de
fraîcheur au groupe. De plus, ceux qui avaient
joué plusieurs minutes pouvaient aussi se reposer
physiquement et mentalement afin de repartir en
force pour une autre série de rencontres.
On finalise notre préparation pour le duel contre
l'Union de Philadelphie, mais on veut surtout
reprendre où on a laissé avec une belle victoire à
domicile (contre Salt Lake City). On veut garder
notre attitude d'un groupe conquérant. On sait
aussi que l'Union n'est pas loin derrière nous au
classement au niveau des points même si nous avons
des matchs de plus à disputer.
On ne souhaite pas leur laisser croire qu'ils se
rapprocheraient s'ils obtenaient la victoire.
D'ailleurs, on se souvient de ce que nous avons
vécu l'an dernier quand on se battait pour les
éliminatoires avec cinq matchs d'avance sur les
autres.
Le but demeure donc de continuer notre séquence
et rester dans le haut du classement dans l'Est
avant de profiter de nos matchs supplémentaires
pour creuser l?écart.
Encore à la recherche du match
idéal
Comme n'importe quelle équipe,
c'est certain qu'on a toujours des points à
améliorer. Jusqu?à maintenant, on a obtenu de bons
résultats, mais pas toujours en offrant un effort
à la hauteur du début à la fin.
Oui, on a récolté un gain de 6-0 contre Toronto,
mais ça comptait pour le Championnat canadien et
non la MLS.
Dans certains matchs, on a bien fait, mais on a
perdu comme celui à New York. Le cas contraire
s'est aussi présenté comme à San Jose. Je suis
convaincu qu'on peut quand même devenir plus
dominant en contrôlant plus le jeu dans tous les
aspects.
Je pense à la possession, contrôler le rythme,
créer les actions de jeu et vraiment mettre une
équipe dos au mur. En MLS, on n'a pas encore
acquis une victoire après avoir mis une équipe
K.-O. comme avec un 3-0 par exemple.
Ceci dit, on a déployé de très bonnes
performances et on a démontré de belles choses
offensivement tandis que notre défense est solide.
C'est probablement durant le match contre Chicago
qu'on a plus le dominé pour triompher 2-0, mais
c'est surtout en deuxième demie qu'on a pesé sur
l'accélérateur.
L'exemple de Brovsky prouve la volonté de
notre équipe
Parfois, les joueurs de soccer possèdent une
réputation négative par rapport à leur niveau
d'endurance à la douleur. Personnellement, je ne
crois pas que le courage démontré par Jeb Brovsky
(multiples fractures au nez) changera cette
vision.
En tant que joueur, je peux
vous assurer que j'ai vu des athlètes continuer à
jouer malgré des blessures importantes. Au soccer,
on ne mentionne pas toutes les blessures qui
affectent les athlètes. En général, on dévoile les
blessures des joueurs qui sont hors de combat,
mais les autres demeurent secrètes.
Je présume que les amateurs décèlent une grande
mentalité de guerrier et une grosse volonté dans
une histoire comme celle de Jeb. Mais c'est
important de mentionner que ces joueurs sont très
nombreux.
À Montréal, peut-être que le public est moins
habitué de voir cela sur le terrain de soccer et
c'est vrai que cette blessure aurait pu envoyer
plusieurs joueurs sur la touche.
Ayant joué au hockey durant la plupart de ma vie,
je comprends que le soccer n'est pas un sport
semblable au hockey ou au football américain en ce
qui concerne les contacts. Parfois, au soccer, tu
ne peux rien faire avec certaines blessures qui
t'empêchent de jouer.
Bref, le courage de Jeb démontre que notre équipe
a vraiment une énorme volonté de réussir cette
année. On a monté d'un cran par rapport à notre de
mentalité gagnante cette saison.
En terminant, on devrait compter sur le retour du
défenseur Alessandro Nesta à partir de samedi.
Même si la défense allait bien, Alessandro
représente un véritable général en défense. Il est
très calme et il parle beaucoup pour guider ses
coéquipiers. Avec son jeu et ses informations, il
permet à ses coéquipiers de se sentir à
l'aise.
En plus d'avoir une superbe anticipation, il
excelle dans les passes. À mon poste de milieu
évoluant devant la ligne défensive, les qualités
de Nesta me permettent de ne pas reculer trop bas
parce qu'il peut accomplir la première passe qui
bat la première ligne de nos adversaires.
De sa position arrière, il détient les atouts
techniques d?être comme un milieu de terrain en
relançant le jeu.
*Propos recueillis par Éric Leblanc
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| 01:51 - Passion et émotion - RDS.CA
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C'est ce dont l'Avalanche du Colorado avait
besoin et c'est ce que l?équipe a obtenu en
embauchant Patrick Roy.
C'est donc les coudées franches que Roy reviendra
au Colorado pour redresser la barque de
l'Avalanche. À titre d'entraîneur-chef, mais aussi
de vice-président président aux opérations hockey
de l'organisation, Roy aura le loisir de prendre
les décisions qu'il jugera nécessaires.
Carburant au défi, il sera donc servi. J'ai
toujours cru qu'il valait mieux pour un entraîneur
d?être un jour congédier après avoir fait les
choix qui s'imposaient plutôt que d?être sacrifié
à la suite des mauvaises décisions des autres.
Ses premiers choix, il devra les faire très
bientôt. Même tout s'est sans doute déroulé très
vite pour lui au cours des derniers jours, je suis
persuadé qu'il a déjà identifié les personnes avec
qui il aimerait bien travailler derrière le
banc.
Une chose est sûre, tous ceux qui se retrouveront
à ses côtés seront des gagnants, des passionnés.
De plus, ils ne devront pas comptabiliser leurs
heures de travail passées à développer les jeunes
joueurs dont cette équipe regorge.
André Tourigny et Benoît Groulx, respectivement
entraîneur-chef des Huskies de Rouyn-Noranda et
des Olympiques de Gatineau, seraient tout désignés
pour épauler Roy à titre d'adjoints. Ces trois
hommes entretiennent d'excellentes relations même
s'ils s'affrontent régulièrement dans la
LHJMQ.
Il ne faudrait pas oublier l'ancien
entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay, Guy
Boucher, pour qui Roy voue le plus grand des
respects.
Même si tous du Québec, là n'est certainement pas
le critère d'embauche de Roy. Qu'ils parlent
japonais, français ou anglais, Roy choisira ceux
qui sont le plus en mesure de l'aider à faire de
l'Avalanche une équipe à la fois compétitive et
gagnante. Aussi déterminé soit-il, Roy ne peut
s'acquitter de cette tâche seule.
Sa seule venue au Colorado suffira toutefois à
créer un engouement certain aux guichets du
Pepsi Center. Parions qu'il y aura un soudain
intérêt pour les billets de saison de
l?équipe.
Bien que la population du Colorado ait signifié
dans un récent sondage en ligne du Denver Post que
le candidat idéal pour prendre les rênes de
l?équipe était George Gwozdecky, l'embauche de Roy
est ce qui pouvait arriver de mieux à
l'Avalanche.
Sans rien enlever à Gwozdecky, qui dirige les
Pioneers de l'Université Denver depuis près de 20
ans, Roy répondait à tous les critères
d'embauche.
Dans la LNH d'aujourd?hui, les entraîneurs ne se
doivent pas que d'exceller, ils doivent de plus
être de bons communicateurs et vendeurs. Roy a
toutes ces qualités.
Aller jouer au Colorado, ce ne sera plus une
partie de plaisir, vous pouvez en être
certain.
*D'après l'intervention de Gaston Therrien au
5 à 7
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| 00:44 - Par la grande porte - RDS.CA
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Pas de doute, Patrick Roy était le seul candidat
de Joe Sakic.
Les noms de Lindy Ruff et Dave Tippett ont
peut-être été évoqués au cours des derniers jours,
seul Roy répondait au portrait type de
l'entraîneur-chef que recherchait Sakic, le
vice-président exécutif aux opérations hockey de
l'Avalanche.
Un gagnant... Ça vous dit quelque chose? Un coach
d'expérience et de carrière... Après sept ans dans
les rangs juniors, on peut définitivement parler
de Roy comme d'un entraîneur dans l?âme. C'est
sans compter l?émotion et la passion qu'il saura
transmettre à ses joueurs.
En donnant les rênes de l?équipe à Roy,
l'Avalanche réalise de plus un excellent coup de
marketing. Au fil des cinq ou six dernières
saisons, les partisans du Colorado ont quelque peu
délaissé le Pepsi Center après l'avoir rempli à
craquer pendant plusieurs années. Le grand retour
de Roy va certainement les inciter à revenir.
Roy revient donc par la grande porte. En plus de
ses fonctions d'entraîneur-chef, il occupera de
plus le poste de vice-président aux opérations
hockey, du jamais vu!
Offrir tous ces pouvoirs décisionnels à un
entraîneur-chef recrue, c'est loin d?être
habituel. C'est un saut extraordinaire de la LHJMQ
à la LNH. Mais qui d'autre que Roy pour établir un
tel précédent?
Je l'ai dit souvent par le passé, Roy a la
prestance que beaucoup d'autres entraîneurs n'ont
pas, y-compris moi à mes débuts dans la grande
ligue. C'est sans compter qu'il n?était pas assis
à côté de son téléphone à désespérément espérer
qu'une formation de la LNH se manifeste. Il était
beaucoup plus indépendant que bien d'autres
entraîneurs à la recherche d'un emploi.
Il ne faudrait donc pas s?étonner que Roy ait
apposé sa signature au bas du plus lucratif
contrat de l'histoire de la LNH offert à un
entraîneur recrue.
Il aura donc son mot à dire quant à la liste des
invités au prochain camp d'entraînement de
l?équipe. Je suis de plus convaincu qu'il
discutera de transactions possibles avec Sakic et
son directeur général Greg Sherman.
Fort de tout ce pouvoir décisionnel, Roy peut-il
réussir le même tour de force que Michel Therrien
à sa première année à la barre d'une équipe de bas
de classement? Oui.
D'abord, il aura sans doute sous la main le
prodige Seth Jones, qui sera selon toutes
vraisemblances sélectionné au tout premier rang du
prochain repêchage. Roy aura de plus sous la main
d'excellents jeunes attaquants en Matt Duchene,
Gabriel Landeskog, Ryan O'Reilly, Pierre-Alexandre
Parenteau et Paul Stastny. En brouille avec
l'ancienne direction, ce dernier reviendra dans le
droit chemin sous la direction de Roy.
Je m'attends aussi à ce qu'il impose des
changements au sein de cette équipe, un peu comme
Therrien l'a fait à son arrivée à Montréal en
implantant des bases solides et en prenant des
décisions importantes. Des gars ont été cloués sur
le banc, le contrat de Scott Gomez a été
racheté, etc. Ç'a fait sursauter l'organisation et
on a vu la saison que le Canadien a connue.
Reste à voir maintenant qui Roy choisira pour
l?épauler dans cette tâche colossale. Martin
Laperrière, avec qui il travaille depuis plusieurs
années derrière le banc des Remparts, se veut un
candidat intéressant pour un poste d'entraîneur
adjoint. Le pilote des Olympiques de Gatineau,
Benoît Groulx, pourrait lui aussi déménager au
Colorado avant longtemps.
Une chose est certaine, lorsque Roy s'adressera à
la presse la semaine prochaine, vous n'entendrez
pas les clichés d'usage : « on sera une
équipe difficile à affronter », ou encore « je
veux que tous mes joueurs fournissent l'effort
maximal »...
Ça, ce n'est pas Patrick Roy.
*D'après l'intervention de Michel Bergeron au
5 à 7
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| jeudi 23 mai 2013 | 23:40 - Une piste intimidante - RDS.CA
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Le circuit où sera présentée la course des 500
milles d'Indianapolis dimanche est extrêmement
rapide, tout comme les voitures qui sont
redevenues très rapides avec des vitesses frisant
les 230 m/h, ce qui est quasiment trop vite.
Heureusement, les organisateurs ont réussi à
améliorer la sécurité des bolides depuis la mort
de Dan Wheldon à Las Vegas. Cette sécurité accrue
est essentielle parce qu'il s'agit du circuit de
course le plus rapide du championnat. Tout le
monde parle d'une piste ovale, mais dans le fond,
ce n'est pas le cas puisqu'on retrouve quatre
coins à 90 degrés. Les pilotes font face à un mur
de béton à la fin d'une ligne droite. Comme
pilote, je dirais que c'est ce qu'il y a de plus
épeurant sur le circuit parce que tu arrives en
ligne droite et tout ce que tu vois, c'est un mur
perpendiculaire à ta voiture. C'est intimidant de
courir sur cette piste.
Pour éviter de perdre sa concentration à Indy, il
faut se donner un rythme, le maintenir et avoir
l'impression d'entrer dans une danse. C'est
tellement rapide et il se passe tellement de
choses qu'il faut trouver le moyen de rester
concentré surtout au Indy 500 où les pulsations
cardiaques sont pas mal élevées à plus de 130.
Je dirais que la piste est parfaite pour ceux qui
n'ont pas froid aux yeux. Les pilotes sont des
gladiateurs des temps modernes. Les risques sont
très élevés et les courses sont souvent marquées
par des accidents spectaculaires. Sur un grand
circuit et ce, peu importe la division de la
course, le châssis est tellement important,
surtout pour les virages. La tenue de route est
vraiment importante, car si tu manques ton entrée
de virage, tu vas manquer de place à la sortie.
Sur un ovale régulier, tu peux te permettre de
lever le pied et ça va passer pareil. Ça veut dire
que chaque pilote a intérêt à bien faire ses
calculs.
Pour gagner cette course, ça prend une vraie
stratégie et un peu chance. Cette chance, il ne
faut pas la minimiser, car son apport est très
important. Si un drapeau jaune est agité pendant
que tu es aux puits par exemple, tu risques de
perdre des places à ton retour en piste. Tu peux
passer de la première place à la 20e d'un seul
coup de drapeau jaune.
Alexandre Tagliani partira
11e
Je pensais qu'Alex allait gagner l'épreuve en
2011 alors qu'il avait obtenu la position de tête
en qualifications. Il avait dominé l'épreuve
pendant longtemps, mais il avait connu des ennuis
avec sa voiture lors d'une visite aux puits. Il
avait finalement terminé sa course dans un
muret.
Cette année, les voitures propulsées par des
moteurs Chevrolet ont pris les dix premières
places en qualifications. Arrive ensuite en
onzième place, la voiture de Tagliani qui est mue
par un moteur Honda. Honda a besoin de plus de
puissance pour la course alors que normalement,
Chevrolet monte plus sa puissance pour les
qualifications, mais habituellement, Honda est
plus rapide en course.
Outre Tagliani, il y aura un autre Canadien en
piste avec James Hinchcliffe, qui a déjà deux
victoires à son palmarès cette saison. Il est un
pilote dominant et extrêmement rapide.
En qualifications, Alexandre est à plus d'une
seconde du détenteur de la position de tête au
départ Ed Carpenter. Plus d'une seconde d'écart,
c'est beaucoup en course. Souvent, une seconde à
peine sépare le premier du 25e en qualifications.
Mais une fois la course commencée, cet écart ne
veut plus rien dire. Il n'est pas impossible que
Carpenter, qui détient la première place, se
retrouve 18e au 22e tour. Il se passe tellement de
choses en piste que les choses changent
rapidement. Les ajustements seront très
importants.
C'est une course tellement plaisante à faire. On
ressent beaucoup de turbulence. Vous savez, c'est
la seule course où les pilotes s'élancent par
groupe de trois. Quand le départ est donné, les
pilotes n'ont même pas besoin d'appuyer sur
l'accélérateur qu'ils ont déjà atteint les 200
m/h. Cette turbulence traîne vraiment les voitures
vers le premier coin. Après ça, tu n'as plus le
choix!
C'est très difficile de prévoir qui gagnera la
course. Je vous dirais qu'Alex Tagliani a autant
de chances que les autres. Hinchcliffe aussi peut
croire en ses chances. Les voitures de l'équipe
Andretti sont aux avant-plans cette année avec les
bons ajustements qui les rendent rapides. Ma
déception, ce sont les voitures Ganassi, qui sont
loin derrière contrairement à d'habitude.
Habituellement, Dario Franchitti et Scott Dixon
sont en avant. Cette fois, ils n'ont pas été dans
le coup en qualifications.
Ma participation en 2005
J'ai eu la chance de vivre l'expérience du Indy
500 en 2005 alors que j'avais pris la 21e place
après une qualification en 25e position. La
voiture que j'avais utilisée avec l'équipe Eddie
Cheever à l'époque n'a plus rien à voir avec les
voitures utilisées de nos jours. Je pilotais
l'ancienne version des voitures IRL, qui étaient
très dangereuses et moins rapides par rapport aux
bolides modernes.
Cette année, les temps sont très rapides. Il y a
huit ans, j'avais roulé aux alentours des 222 m/h,
soit environ sept secondes moins vites que
Carpenter, qui a obtenu la pole pour la course de
dimanche.
Lors de ma participation, ma course s'était
terminée quand un morceau de la voiture de Danica
Patrick s'était infiltré là où se faisait
l'aspiration de mon moteur, ce qui avait mis fin à
mon expérience.
Terminer de cette façon n'était pas plaisant,
mais je vous dirais que c'était toute une
expérience que tous les pilotes automobiles
doivent vivre au moins une fois dans leur
carrière. Je n'oublierai jamais le départ où je me
sentais transporté par la turbulence et
l'aspiration. C'est un événement unique que je
n'oublierai jamais. La foule est impressionnante
aussi. Il y a des spectateurs partout et ils sont
tellement nombreux qu'en 2005 quand j'y ai
participé, je m'étais rendu sur le site en
hélicoptère sinon, j'aurais dû partir à cinq
heures le matin.
J'ai eu une deuxième chance de participer au Indy
500 il y a deux ans quand j'ai accepté de
remplacer au pied levé le pilote Scott Speed.
Relever ce défi à la dernière minute était plutôt
une idée folle. Je me souviens, Penske m'avait
téléphoné et sur un coup de tête j'avais accepté
de participer aux qualifications. Je me disais que
si je ne le faisais pas, j'allais le
regretter.
J'ai fait un tour de qualification avec des pneus
usagés et ça n'a pas fonctionné, car j'avais
échappé la voiture. Avec pneus neufs, je pense
qu'on aurait pu faire mieux. L'équipe voulait
surtout savoir si on pouvait tenir la voiture à
fond pendant un tour et la réponse était non.
Après avoir dit oui, j'ai presque regretté, mais
je peux vous confirmer qu'on ne peut pas
s'improviser coureur automobile. J'ai compris que
pour avoir du succès, il faut courir
régulièrement. Tu ne peux pas te pointer derrière
un volant une fois de temps en temps et penser que
tu vas avoir du succès. C'est un peu pour cette
raison que j'ai abandonné le NASCAR, car c'était
devenu ardu de piloter à temps partiel. Tu ne
parviens plus à être à la hauteur des autres. Ça
devient difficile d'aller chercher les dernières
fractions de seconde quand le stress monte, que tu
es plus tendu et que c'est moins naturel. Ça
devient plus risqué parce que tu n'as plus les
bons repères. Quand tu es un pilote régulier, ces
repères te viennent naturellement sans même y
penser.
Le Coca-Cola 600
Cette épreuve est un marathon de 600 milles qui
dure plus de six heures. C'est la course la plus
longue de la saison que j'ai eu la chance de
faire. La dernière fois, c'était en 2009. À un
moment donné, je regardais les spectateurs et je
me disais qu'ils devaient vraiment aimer la course
pour regarder l'épreuve d'un bout à l'autre. Vers
la fin de la course, j'avais tellement faim que je
ne pensais plus à la course. Vous imaginez, quand
un pilote pense plus à manger qu'à courir, c'est
le signe que c'est long.
Une longue course force les équipes à établir une
stratégie pour ce marathon. Jimmie Johnson est
dans une classe à part cette saison. Matt Kenseth
et Kyle Busch vont lui donner du fil à retordre
Joey Logano, un pilote très talentueux, pourrait
causer la surprise.
Au-delà des stratégies, moi je crois que
l'important est de rallier le fil d'arrivée en un
seul morceau. C'est une course qui sera dominée
par la patience et où tous les pilotes vont
s'étudier. La force de Johnson est de cacher ses
cartes jusqu'en fin de course pour apparaître dans
les dix derniers tours.
La course sera particulière aussi par le fait
qu'elle débutera sous le soleil et se terminera à
la noirceur. La température de la piste va donc
changer constamment, ce qui obligera les équipes à
adapter leurs stratégies continuellement. Il
faudra être aux aguets au niveau des ajustements
qui vont survenir à tout moment. Il sera
intéressant aussi de suivre la combinaison entre
les chefs mécanos et les pilotes.
Mais, s'il fallait qu'il mouille, là ce serait
long.
*propos recueillis par Robert
Latendresse
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| 21:23 - Ward penche du côté de Froch - RDS.CA
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Le champion super-moyen Andre Ward sait de quoi
il parle quand il est question de Mikkel Kessler
et de Carl Froch.
Après tout, Ward les a tous les deux battus en
combat de championnat durant la classique mondiale
de boxe du Super Six. Il a d'abord triomphé par
K.-O. technique au 11e round contre
Kessler pour se mériter son premier titre mondial
lors du tournoi en novembre 2009, puis en décembre
2011, en grande finale, il s'est payé Froch dans
un combat d'unification qui l'a établi comme le
roi de la catégorie.
Depuis ce temps, l'Anglais Froch et le Danois
Kessler ont chacun une ceinture autour de la
taille et ils sont prêts à unifier leurs titres
dans un combat revanche qui sera présenté samedi
dans une salle comble au O2 Arena de
Londres.
Le gagnant du duel Kessler-Froch II pourrait
potentiellement être gratifié d'une revanche
contre Ward, qui ne dispose pas d'une liste
d'adversaires potentiels très étoffée en vue de
son retour dans l'action (probablement en
septembre) à la suite d'une blessure à une épaule
qui a requis l'opération.
Ward sera aux abords des cordages à titre
d'analyste pour le réseau HBO et profitera d'une
place de choix afin d'observer de près le travail
des deux pugilistes s'ils devaient retrouver l'un
d'entre eux sur le ring. Il croit que Froch va
vaincre Kessler pour amener la fiche à égalité
entre les deux et n?écarte pas la possibilité d'un
knock-out.
« Carl Froch a été impliqué dans quelques combats
très exigeants, mais je crois qu'il lui reste
encore de l'essence dans le réservoir », a-t-il
déclaré à Boxing News. Je crois que Kessler
en a perdu un peu depuis que lui et moi nous
sommes affrontés, et même depuis la première fois
qu'il s'est mesuré à Froch. Même si ce sera une
lutte acharnée, je ne vois pas Kessler
l'emporter.
« Kessler n'a pas fait face à de la compétition
très relevée à ses deux dernières sorties ? un
gars usé en Allan Green, puis Brian Magee, qui est
très solide, mais dont les moyens sont limités. Il
paraît bien devant ce genre de rivaux. Je ne sais
pas s'il a la même rage au ventre cette fois que
lorsqu'il a fait face à Froch la première fois. Je
serais surpris si Kessler était celui qui devait
lever le poing en l'air à la fin de la soirée. Je
crois que Froch va gagner et je ne serais pas
surpris s'il mettait fin à la joute avant la
limite. »
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| 03:04 - Je parierais sur Carl Froch - RDS.CA
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Le combat revanche entre Carl Froch et Mikkel
Kessler approche à grands pas. Je crois que
l'allure du combat pourrait ressembler au dernier
duel qui fut chaudement disputé. Chaque round
était départagé de justesse par de petits éléments
et on n'a pas remarqué de domination évidente dans
les rounds. À mon avis, Froch et Kessler seront en
mesure d'en faire autant le 25 mai en
Angleterre.
Si l'on se fie à la lancée des boxeurs, j'ai
l'impression que je dois pencher du côté de Froch.
En fait, si j'avais à miser de l'argent, je
pencherais pour lui pour quelques raisons.
Premièrement, il se retrouve sur une belle
séquence et il ressent une confiance extrême.
Ensuite, il se bat dans son pays et ça pourrait
lui donner le petit avantage déterminant dont il
n'a pas profité la dernière fois.
Finalement, j'ai été impressionné par ses
dernières prestations dans le ring. Je ne peux pas
en dire autant de Kessler qui a battu Brian Magee
et Allan Green à ses récentes présences dans
l'arène. Kessler a vaincu Green par K.-O., mais ce
dernier est loin d?être un boxeur dominant.
Dans
une chronique sur le même sujet, Yvon Michel a
opté pour Kessler en le disant plus complet et
plus précis dans son travail. Je dois dire qu'Yvon
a raison. Au niveau du talent, des habiletés, de
l'exécution, du rythme et de la qualité d'athlète,
on doit probablement reconnaître que Kessler a le
dessus.
Par contre, les boxeurs anglais sont ? pour la
plupart ? très coriaces, violents et courageux.
Ces qualités peuvent faire la différence dans
certaines situations. Comme je disais, leur
premier combat avait été très serré et je
m'attends que ce soit encore le cas.
Mon intuition me fait croire que Froch
l'emportera, mais c'est évident que ça pourrait
aller de l'autre côté.
En ce qui concerne l'entraînement, Froch et
Kessler sont entourés de belle façon par des gens
qui ont relevé de grands défis.
Leurs entraîneurs effectuent du bon boulot. À
titre d'exemple, Kessler est parvenu à bien
s'ajuster après avoir visité le plancher face à
Green. Du côté de Froch, son entraîneur avait
préparé une stratégie parfaite contre Lucian, un
gaucher.
Bref, on parle d'entraîneurs de haut niveau.
Froch a participé au Super Six tandis que Kessler
s'est retiré de ce tournoi d'envergure.
Je dirais que Froch est extrêmement fort
mentalement en plus d?être anxieux. Quant à
Kessler, c'est un boxeur qui se fie beaucoup à ses
talents et ses habiletés.
Donc, j'ai envie de dire que le meilleur athlète
demeure Kessler, mais je prévois que ça se jouera
au-delà de cet aspect.
Le fait que Kessler n'ait pas affronté des
boxeurs de premier plan à ses dernières sorties
pourrait devenir un élément déterminant.
Cependant, il ne faut pas oublier que des combats
très exigeants peuvent user plus qu'aider pour la
prochaine confrontation.
Il faut faire attention aux résultats des gros
combats même si ça procure quand même une énorme
dose de confiance et Froch profite justement de
cela. À vrai dire, il déborde de confiance!
*Propos recueillis par Éric
Leblanc
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| mercredi 22 mai 2013 | 23:58 - Un renvoi injustifié - RDS.CA
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Le congédiement d'Alain Vigneault est injustifié.
Il demeure un excellent entraîneur et ce n'est pas
de sa faute si les frères Sedin ne fonctionnent
pas en séries. Il ne fait que payer la note pour
l'inertie de certains joueurs vedettes et de son
directeur général à régler quelques dossiers, dont
celui des gardiens.
Les Canucks ont encore une bonne équipe et ils
devront maintenant se trouver un entraîneur mature
et avec de l'expérience. Avec les joueurs sous la
main, le nouvel entraîneur n'aura pas droit à une
longue lune de miel et il sera condamné à gagner
dès la saison prochaine.
Vancouver a été ralenti par les blessures ces
deux dernières années et sans apporter de gros
changements au niveau des joueurs, le nouveau
pilote aura des forces fraîches avec les retours
en santé des joueurs qui étaient sur le
carreau.
Les Canucks n'ont pas atteint le but ultime de
gagner la coupe Stanley et Vigneault écope pour
cette raison. C'était un entraîneur qui
connaissait la philosophie de l'équipe et tous les
joueurs. Il était à mes yeux, l'entraîneur tout
désigné pour gagner à Vancouver. Il paie la note
parce que Mike Gillis n'a pas été en mesure de
trouver une solution au problème des gardiens.
Je sais que plusieurs lui en voulaient pour la
défaite il y a trois ans dans le septième match de
la finale de la coupe Stanley contre les Bruins de
Boston. Avec le talent dans cette formation, cette
équipe ne peut logiquement que viser les grands
honneurs, rien de moins. Je comprends que
Vigneault a sa part de responsabilité, mais il
demeure un très bon entraîneur pour n'importe
quelle formation.
Je pense que Vigneault va se trouver du travail
rapidement. Il a une fiche gagnante, la meilleure
dans l'histoire des Canucks, ses équipes sont
toujours robustes et compétitives. Il a toutes les
qualités pour revenir derrière un banc d'une
équipe rapidement.
Mike Gillis est aussi coupable que Vigneault chez
les Canucks, car il n'est pas parvenu à trouver
une fin au dossier de ses gardiens de but. Gillis
aussi aurait dû prendre la porte. Le patron vit
peut-être sur du temps emprunté, car si son équipe
n'a pas de succès l'an prochain, il pourrait être
le prochain à pointer au chômage.
Gillis doit trouver une solution au dossier de
ses gardiens et trouver une façon de faire
fonctionner les frères Sedin en séries. Les
jumeaux sont l'équivalent de Joe Thornton à San
Jose. C'est-à-dire qu'ils sont des joueurs
vedettes qui ont du succès en saison régulière,
mais pas en séries.
Je ne crois pas toutefois que les Canucks entrent
dans une période de reconstruction. Il y a
tellement de bons joueurs chez eux qu'on ne peut
pas tout mettre à terre pour repartir à zéro.
C'est quelque chose d'impossible pour moi. Il y a
de bons joueurs et laisser partir les Sedin par
exemple voudrait dire embarquer dans une période
de reconstruction de cinq ou six ans. Je ne pense
pas que ce soit la bonne recette.
Si on parvient à échanger Roberto Luongo, on
pourrait obtenir un bon joueur ou encore un bon
choix au repêchage, qui viendra faire la
différence.
*propos recueillis par Robert Latendresse
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| 20:00 - Cabrera de nouveau couronné? - RDS.CA
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Si l'opportunité se présente avant l'entrevue
d'après-match qui se déroule sur le terrain lors
du Sunday Night Baseball, je donne au joueur un
aperçu des questions que je lui poserai, surtout
si elles sortent de l'ordinaire. Il n'est pas
coutume de demander à un joueur qui a produit le
point décisif chez l?équipe gagnante de parler
d'un adversaire.
Donc, le moment venu, j'ai mentionné à David
Murphy que j'avais l'intention de lui parler de
l'incroyable performance de Miguel Cabrera ce
jour-là alors que le troisième-but des Tigers a
propulsé la balle de l'autre côté de la clôture à
trois reprises.
Murphy a souri. « C'est bon, a-t-il répondu,
parce que j'allais le faire de toute manière. » Il
a poursuivi en disant que tout semble fonctionner
quand Cabrera s'amène à la plaque.
Regarder jouer Cabrera en 2013, c'est comme
regarder Babe Ruth en 1927, Ted Williams en 1949
ou Hank Aaron en 1959 : un cogneur digne du
Temple de la renommée qui est à son meilleur,
capable d'exploits que peu de gens ? sinon
personne ? ont été capables de réaliser. En date
de lundi matin, Cabrera avait une moyenne au bâton
de ,387, soit 20 points de plus que tous ceux qui
le suivent. Il compte 47 coups sûrs en 42
matchs, en route vers un total de 181, et il a
aussi réussi 11 longues balles en plus d'afficher
une OPS de 1,116 tout en compilant presque autant
de buts sur balles (21) que de retraits (23).
Jim Leyland a dirigé Barry Bonds et il sait ce
qu'est un grand frappeur. Bien que Leyland se
tienne habituellement loin des comparaisons, il a
tout de même émis quelques observations au sujet
de la crème de la crème des frappeurs avant le
match de dimanche :
1. Ils voient la balle
plus tôt et la frappent mieux. Lorsque le lanceur
décoche son lancer ? et parfois même avant ?
Cabrera, Bonds et les autres frappeurs de cette
trempe sont capables de reconnaître le type de
lancer à venir ainsi que sa trajectoire.
2. Ils savent quand les
lanceurs tentent de les berner sur des lancers à
l'extérieur de la zone de prise et savent comment
y réagir. Nous l'avons constaté à maintes reprises
de la part de Cabrera dimanche, lorsqu'il s'est
retrouvé par deux fois devant un compte d'aucune
balle et deux prises avant d'enchaîner les longues
balles.
3. Leyland compare la
constance de l?élan de Cabrera à celle du
mouvement des essuie-glaces d'une voiture,
semblable à un métronome. Chez les Cabrera, Bonds
et Williams, la motion est presque toujours
identique, puissant et régulier, et avec un
maximum d'effet au moment du contact.
Ce qui retient l'attention chez les autres
frappeurs, ce sont les ajustements qu'il fait au
cours d'une présence au bâton. Récemment, durant
un match contre les Astros, des coéquipiers ont
noté que Cabrera a évité d'effectuer son
habituelle foulée vers l'avant au cours de son
élan tout au long du compte de 3-2 avant de
retrouver son style sur le dernier lancer.
Cabrera laisse tomber cette foulée lorsqu'il sait
qu'il aura affaire à une balle lente à la limite
de la zone des prises et la prendra s'il croit
qu'il s'agira plutôt d'une une balle rapide. Peu
d'athlètes dans le monde du baseball peuvent
effectuer ce genre de changement aussi radical
d'un lancer à l'autre tout en maintenant leur
élan, et personne ne le fait mieux que
Cabrera.
Sa préparation vis-à-vis chaque lanceur est
simple. Cabrera a expliqué ce week-end qu'il ne se
fie pas vraiment aux rapports d?éclaireurs parce
qu'il considère que les informations qui s'y
retrouvent ne sont pas suffisamment à jour étant
donné qu'elles sont basées sur ce que les athlètes
ont fait dans le passé. Il visualise bien les
vidéos dans le clubhouse des Tigers
parfois, mais ce qu'il souhaite vraiment savoir,
c'est comment le lanceur se comporte un jour donné
? la vélocité de sa balle, quel tir fonctionne
bien et, pour citer Cabrera, « comment il va
chercher à me battre ».
Il a observé attentivement Derek Holland
s?échauffer dimanche, a étudié ses six premiers
lancers contre Omar Infante et Torii Hunter, et a
vu que Holland était dans un bon jour. Une balle
rapide tranchante, une glissante qui cassait au
niveau du pied arrière de chacun des deux
frappeurs droitiers. Holland est un bon lanceur
qui connaît une bonne saison et Cabrera l'a mis
dans sa petite poche, comme ce fut le cas contre
de nombreux autres lanceurs.
Son premier circuit a survolé 441 pieds au
centre-droit du champ, le second était une flèche
en plein milieu et le dernier a été réalisé contre
Tanner Scheppers alors qu'il faisait face à un
compte de 0-2.
Les Tigers ont connu une série difficile lors de
laquelle leur défensive a notamment été affreuse
durant une manche dimanche. Même Cabrera a fait
une gaffe, une parmi plusieurs autres de la part
des siens. Mais il s'est racheté d'une façon dont
peu de joueurs le peuvent. David Murphy, qui a
théoriquement été le héros du match dans la
victoire des Rangers, a déclaré ceci aux
journalistes : « C'est très bien de se trouver du
côté des vainqueurs. C?était un gros match, un
match amusant, sur la télé nationale. Nous avons
vu à l??uvre le meilleur cogneur de notre sport
enfiler trois circuits. »
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| 15:29 - Price a autant besoin d'aide que Fleury - RDS.CA
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Les directeurs généraux les plus efficaces sont
très souvent ceux qui voient loin devant eux. Le
pionnier sur ce plan a été Sam Pollock qui
effectuait des transactions capables de lui
rapporter des dividendes deux ou trois ans plus
tard.
Le plus bel exemple de cela est survenu en 1970
quand il a échangé Ernie Hicke et le premier choix
du Canadien aux Golden Seals de la Californie en
retour de leur premier choix et d'un défenseur,
François Lacombe, qui n'a jamais porté le chandail
montréalais.
Tout indiquait que les parents pauvres de la
ligue occuperaient le dernier rang du classement à
la veille du repêchage de 1971, dont les deux
joueurs les plus convoités étaient Guy Lafleur et
Marcel Dionne. Celui qu'on surnommait le Godfather
voulait s'approprier une future grande vedette.
Grâce aux Seals, il a obtenu le premier choix de
la ligue et s'en est servi pour réclamer en
Lafleur, l'un des plus grands Glorieux de la riche
histoire du Canadien.
Au fil des ans, d'autres directeurs généraux ont
posé des gestes qui ont valu leur pesant d'or. Ils
l'ont fait pour assurer le présent, pour mieux
planifier l'avenir ou pour améliorer leurs chances
de remporter une coupe Stanley qui était à leur
portée.
Ce printemps, on s'est demandé pourquoi Ray
Shero, déjà à la tête d'une puissance dans la
ligue, a sacrifié un choix de première ronde, deux
choix de deuxième ronde, un choix de cinquième
tour, deux pâles espoirs dans des collèges
américains et Joe Morrow, un défenseur de 20 ans
réclamé en première ronde en 2011, tout cela pour
obtenir Jarome Iginla, Brenden Morrow et Douglas
Murray. La réponse est claire. Les Penguins se
voient offrir la possibilité de mériter une
deuxième coupe Stanley en cinq ans. Rien ne dit
quand une occasion comme celle-là se représentera.
Alors, Shero a jugé bon d'y mettre le prix pour
éviter que la coupe lui échappe.
Grosse acquisition à petit
prix
Il y a un an, Shero a posé un autre geste, quasi
anodin celui-là, qui pourrait s'avérer plus
profitable que l'acquisition d'Iginla, de Morrow
et de Murray ensemble. Il a obtenu pour une
chanson celui qui est devenu la grande vedette de
son équipe dans les séries, Tomas Vokoun.
Depuis huit ans, la cage des Penguins est
défendue par un jeune et brillant gardien de but,
Marc-André Fleury. En principe, une organisation
est en voiture pendant 12 à 15 ans avec un gardien
de ce calibre. Le problème, c'est que Fleury
semble éprouver autant de problème avec la
pression de gagner à tout prix que Carey Price. Au
cours des deux derniers printemps, Pittsburgh a
été éliminé dès le premier tour, d'abord en sept
matchs par Tampa, puis en six parties par
Philadelphie. Total combiné de buts accordés par
Fleury durant ces 13 matchs : 43.
En juin dernier, Shero a compris qu'il ne
pourrait pas continuellement s'en remettre à
Fleury pour aspirer aux plus grands honneurs. Il
est donc allé chercher à Washington une police
d'assurance qui joue actuellement les héros.
Sur le coup, on n'a pas très bien saisi ce qu'il
tentait de faire. Avec un gardien qui lui coûtait
déjà 5.5 millions $ par saison, comment pouvait-il
demander à Vokoun, qui avait été un gardien numéro
un à Nashville, en Floride et à Washington et qui
avait joué en moyenne 60 matchs par saison au
cours des neuf dernières années, de venir
réchauffer le banc à Pittsburgh?
La réponse, on l'a obtenue durant la série
précédente contre les Islanders. Les Penguins
semblaient menacés de subir une autre élimination
rapide en première ronde, le genre d'échec qu'on
ne peut se permettre avec des Crosby, des Malkin,
des Letang, des Kunitz et des Dupuis dans la
formation. Surtout pas après avoir acquis trois
joueurs établis pour s'assurer de gagner la coupe.
Or, s'il avait fallu que cette série contre les
étonnants Islanders nécessite un septième match,
compte tenu de la nervosité très évidente de
Fleury, on aurait peut-être assisté à la
répétition du scénario des deux dernières
années.
Vokoun est entré dans cette série de brillante
façon. Depuis qu'il a remplacé Fleury, les
Penguins ont repris le contrôle de leur destinée.
En cinq matchs, il en a gagné quatre. Son
pourcentage d'efficacité est le meilleur des
séries, un mirobolant ,949. Il occupe aussi le
premier rang pour la moyenne de buts accordés par
partie (1,61). La prétendue police d'assurance de
Shero a pris la forme d'une bouée de
sauvetage.
Si Carey Price profitait du même
soutien?
Vous voyez où je veux en venir? Carey Price vient
de participer aux séries pour une cinquième fois
en six ans. À sa toute première expérience, il a
remporté une série contre les Bruins. Il n'a pas
gagné depuis. Les signes de faiblesse qu'il
démontre sont inquiétants. Il a même admis avoir
de la difficulté à cohabiter avec la pression de
Montréal. Est-ce la pression du milieu dans lequel
il évolue qui le paralyse ou la pression tout
court?
On comprend Marc Bergevin de s'être porté à sa
défense dans son bilan de fin de saison. Avait-il
d'autres choix? Price représente le pain et le
beurre du Canadien. C'est par lui que le succès
arrive ou que l'élimination survient. Dans les
circonstances, ce n'était pas le moment de
l'accabler davantage.
Il n'y a aucun gardien dans les réserves du
Canadien capable de prendre sa place. Quant à une
transaction, faut oublier cela. Il faudrait que
Bergevin obtienne un autre gardien dans l'échange.
Or, aucun de ses homologues ne lui refilera un
gagnant potentiel du trophée Vézina. Il
échangerait donc un problème pour en obtenir un
autre. Pas vraiment la solution.
Les Penguins de Pittsburgh offrent à Bergevin une
piste de solution en ce moment. S'il doit garder à
son service un gardien appelé à flancher dans les
moments cruciaux, aussi bien dénicher au plus tôt
un substitut expérimenté prêt à le relever à tout
moment. Peter Budaj, on vient de le voir, n'a pas
le physique de l'emploi dans ce genre de
situation.
Si le patron du Canadien pouvait dénicher quelque
part un second gardien capable de jouer le rôle de
Vokoun, il rassurerait beaucoup de monde. Le
gardien tchèque, ex-choix au repêchage du Canadien
en 1994, n'a coûté à Shero qu'un choix de septième
ronde. Et il seconde Fleury au salaire très
raisonnable de 2 millions $.
Plus chanceux que ça, tu gagnes la coupe. Ce
choix de septième ronde était le prix à payer pour
un gardien qu'il espérait pouvoir garder au bout
du banc. Les prouesses de Vokoun risquent
maintenant de le faire passer pour un génie.
Pareille aubaine ne se trouve pas au coin de la
rue, je l'admets. Cependant, il faudra bien se
prémunir un jour contre les hauts et les bas de ce
gardien fragile sous la pression. Price est
costaud, fort physiquement, jeune et durable, mais
il en faut davantage pour être un sauveur. Ce
n'est jamais bon signe quand un gardien a plus
besoin d'un psychologue que d'un entraîneur
personnel.
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| 14:18 - GP Monaco : les meilleurs et le pire - RDS.CA
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Ayrton Senna, Michael Schumacher, Fernando
Alonso, Alain Prost, Nigel Mansell, Nelson Piquet,
Jacques Villeneuve, James Hunt? tous des champions
du monde.
Et tous des pilotes qui se sont fait piéger sur
le circuit urbain de Monte-Carlo!
Voici comment ces grands pilotes ont été victimes
de cette piste qui ne pardonne pas le moindre
écart. Et je vous invite par la suite à vous
offrir une séance de visionnement sur Internet
(*).
À noter que personne n'a été blessé (sauf dans
son orgueil) au cours de ces incidents!
James Hunt, 1975
James Hunt, sur une modeste Hesketh, occupe une
belle 6e place au 63e des 75
tours de l?épreuve. Mais Patrick Depailler
(Tyrrell) s'approche et se fait menaçant. Le
Français plonge à l'intérieur du virage Mirabeau
(virage à droite qui mène vers l?épingle de
l'hôtel Loews). Au lieu de lever le pied et céder
la position, Hunt insiste et se retrouve poussé à
l'extérieur de la trajectoire de course; l'espace
manque et les rails l'attendent.
Furieux, il passe près de se battre avec les
commissaires de piste car il veut rester les deux
pieds sur la piste pour manifester son
mécontentement envers Depailler au tour
suivant.
Alain Prost, 1982
Ah, la course que personne ne voulait gagner!
Alain Prost roule en tête depuis le
15e tour. Il possède une confortable
avance avec 3 tours à faire. Mais une petite pluie
commence à s'abattre sur le circuit et Prost se
fait surprendre par un manque d'adhérence à la
sortie de la chicane après le tunnel. Sa Renault
part en tête-à-queue et tape le rail, perdant sa
roue avant droite.
Riccardo Patrese (Brabham) hérite de la première
place et se dirige vers sa première victoire en
F1. Oh non : il part en tête-à-queue au
virage en épingle Loews et cale son moteur.
Voilà Didier Pironi en tête avec sa Ferrari; il
entame le dernier tour. Mais le Français tombe en
panne sèche! Tout comme Andrea De Cesaris (Alfa
Romeo) qui le suivait? Derek Daly (Williams)
devrait passer en tête, mais sa boîte de vitesses
vient de céder. Mais qui mène la course?
Patrese! Les commissaires de piste l'ont poussé
pour dégager la piste et l'Italien en a profité
pour relancer son moteur! Ce qui ne va pas à
l'encontre du règlement. Patrese remporte le Grand
Prix de Monaco? à sa plus grande surprise!
Nigel Mansell, 1984
Il pleut fort à Monaco en 1984. Parti
2e sur la grille de départ avec sa
Lotus, Nigel Mansell conserve sa place lors des
premiers tours de course. Lorsque le meneur Alain
Prost doit man'uvrer pour éviter une voiture
immobilisée en plein milieu de la piste en sortie
du virage du Portier (entrée du tunnel), Mansell
passe en tête. Il mène un Grand Prix pour la
première fois de sa carrière (il est à sa
quatrième saison complète).
Mais le Britannique en fait trop, roulant 2s au
tour plus rapidement que Prost. L'inévitable se
produit : il roule sur une ligne blanche de
marquage de rue dans la montée vers le virage du
Casino, perd la contrôle de sa voiture et tape le
rail par l'arrière. Pneu crevé et aileron brisé,
il stationne sa Lotus au fond d'une
échappatoire.
Mansell peut se consoler en pensant que pas moins
de 8 des 20 partants ont tapé les rails. Sa
première victoire viendra un an plus tard.
Nelson Piquet, 1985
Au 16e des 78 tours de course,
Riccardo Patrese (Alfa Romeo) occupe la
9e place et, derrière lui, Nelson
Piquet (Brabham), Jacques Laffite (Ligier) et Teo
Fabi (Toleman) s'impatientent. Piquet tente de
dépasser Patrese par la droite alors que les deux
passent la ligne départ/arrivée et se dirigent
vers le premier virage (Ste-Devote). Piquet manque
de place et le contact est inévitable. Les
voitures jouent au ping-pong entre les rails avant
d?échouer dans l?échappatoire.
Ayrton Senna, 1988
L'année 1988 voit les McLaren d'Ayrton Senna et
Alain Prost remporter 15 des 16 courses. À Monaco,
Senna domine : parti de la position de tête
(1,5s sur Prost), il est en tête depuis le départ
et possède une avance de 53s sur Prost à 12 tours
de la fin. Tout le travail est fait, ne reste plus
qu?à voir le drapeau à damier.
Mais voilà que Prost (ennui de boîte au départ)
revient à la 2e place après 57 tours
passés à regarder l'arrière de la Ferrari de
Gerhard Berger. Le Français part à la chasse et
signe le meilleur temps de la course. Senna répond
avec un nouveau record du tour en course au
59e passage. Prost comprend le message
et lève le pied.
Senna fait de même, mais il a perdu sa
concentration. Le Brésilien commet quelques
petites erreurs puis une grosse gaffe : il
met sa McLaren dans les rails au virage du
Portier!
Honteux et furieux d'avoir donné la victoire à
Prost, Senna n'ira même pas rejoindre son écurie
dans les puits, préférant aller se réfugier dans
son appartement personnel à Monaco!
N.B. En 1993, Senna joue au ping-pong entre
les rails lors de la séance libre du jeudi,
lorsqu'un dysfonctionnement d'un mécanisme de
réglage sur sa voiture expédie sa McLaren dans les
rails avant même le premier virage.
Michael Schumacher, 1996
Le départ est donné sous la pluie. Schumacher
part de la position de tête, mais tombe
2e lorsque Damon Hill (Williams) le
dépasse dès le premier virage. Quelques centaines
de mètres plus loin, Schumi mord la bordure de la
courbe à droite menant vers le virage du Portier
(avant le tunnel); l'arrière de la Ferrari
décroche et va taper les rails du côté extérieur.
Sa course est terminée en un demi-tour! Schumi
entame une longue marche vers les puits.
N.B. En 2004, Schumacher roule en tête
derrière la voiture de sécurité. Il commence à
effectuer de brusques mouvements d'accélération et
de freinage dans le tunnel, afin de réchauffer ses
pneus et ses freins. Surpris, Juan Pablo Montoya
(Williams) le heurte et cause l'abandon de la
Ferrari.
Jacques Villeneuve, 1996
Villeneuve connaît une première qualification
difficile à Monaco, se plaçant 10e sur
la grille alors que son coéquipier Damon Hill est
2e. Avec un bon rythme et profitant de
quelques abandons, le Québécois occupe le
4e rang lorsqu'il tombe sur un
retardataire, Luca Badoer (Forti Corse), au virage
Mirabeau. Badoer laisse passer Johnny Herbert
(3e sur Sauber), mais ferme la porte à
la Williams en sortie du virage. Le contact cause
l'abandon des deux voitures. Badoer sera pénalisé
(amende de 5000 $ et suspension pour deux courses,
mais avec sursis).
Fernando Alonso, 2004
Fernando Alonso, alors sur Renault, tente de
prendre un tour à Ralf Schumacher (Williams) dans
le tunnel. Il croit que l'Allemand va le laisser
passer, mais Ralf roule sur la trajectoire de
course, ce qui pousse Alonso vers l'extérieur, sur
la partie poussiéreuse de la piste. Il glisse
inexorablement vers les rails sur lesquels il
endommage sa voiture. L'Espagnol occupait alors la
2e place.
Fernando Alonso, 2010
Lors de la séance d'essais libres du samedi
matin, Alonso perd le contrôle de sa Ferrari
(erreur de pilotage avouée) et tape le rail à
Massenet (dans la montée vers le Casino). Malgré
un choc à faible angle et une vitesse relativement
réduite au moment de l'impact (90 km/h), un
élément de suspension endommage le monocoque, qui
ne peut être réparé dans la journée. Alonso ne
peut participer à la séance de qualification.
Alonso est condamné à prendre le départ de la
ligne des puits avec un nouveau châssis.
L'Espagnol, qui avait mené les deux séances
d'essais libres du jeudi, va terminer à la
6e place pour récolter 8 points. Sans
cet accident, il aurait fort probablement pu viser
un podium (25-18-15 points), ce qui l'aurait
empêché de perdre le titre mondial pour 4 petits
points en fin de saison?
(*) Vous pouvez voir tous ces incidents sur
YouTube, en effectuant une recherche
: (nom du pilote) crash Monaco F1
(année)
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| 02:04 - La vision biaisée de Froch - RDS.CA
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Le gagnant du combat revanche entre Carl Froch et
Mikkel Kessler pourrait très bien être déterminé
en jouant à pile ou face. Les deux boxeurs ont eu
un cheminement différent depuis la première fois
qu'ils se sont affrontés, mais c'est évident que
ce sera très, très serré.
Sauf que contrairement à bien des observateurs et
des preneurs aux livres, j'ai l'impression que
Kessler sortira encore gagnant. Pourquoi? Parce
que c'est tout simplement un meilleur boxeur.
Évidemment, Froch aura l'avantage de boxer chez
lui. Et malgré son style échevelé, il met beaucoup
de pression, cogne dur et est en super forme. Mais
Kessler est capable d'encaisser des coups et l'a
prouvé tout au long de sa carrière. Kessler est
également en mesure de disputer de longs
combats.
Certains remarqueront avec justesse que Kessler
n'a pas nécessairement bien paru avant de passer
le knock-out à Allan Green à son avant-dernier
combat. Mais il faut savoir que lorsque tu te bats
contre un gars comme Green, tu ne te prépares pas
pour disputer un match de la série finale de la
Coupe Stanley! Contre Froch, il sera fin prêt.
À leur premier duel, c?était serré à première
vue, mais pas tant que ça sur les cartes des
juges. En raison de son style classique et précis,
Kessler retient beaucoup plus facilement
l'attention des juges que Froch.
Un boxeur qui était usé à la
corde
Froch a battu des adversaires qu'il a dominés
physiquement ou encore qui n?étaient tout
simplement pas de calibre comme Arthur Abraham.
Des athlètes de qualité comme Jermain Taylor,
Andre Dirrell, Mikkel Kessler et Andre Ward lui en
ont fait voir de toutes les couleurs. Lucian Bute
n'a pas été capable de prendre la puissance des
coups, mais rien ne dit que ses habiletés globales
n'auraient pas pu prévaloir pendant leur
combat.
En analysant les impondérables, j'ai remarqué que
Kessler avait été très discret depuis l'annonce du
combat revanche, tandis que Froch parlait
beaucoup. Il se plaignait notamment que ses
compatriotes qui ont sparré avec Kessler
n?étaient pas patriotiques. Froch n'a jamais
vraiment eu la cote dans son pays - comme Joe
Calzaghe, Ricky Hatton ou même Amir Khan - et il
semble s?être mis beaucoup de pression pour cette
occasion. À l'opposé, Kessler n'a jamais paru
aussi bien dans sa peau. Il en a vu d'autres et a
même réservé 5000 billets, ce qui signifie qu'il
pourra compter sur de nombreux partisans.
Avant qu'il ne batte Bute, plusieurs disaient de
Froch qu'il commençait à être usé à la corde. La
meilleure preuve de ça est que Stéphan Larouche et
InterBox l'avaient choisi pour affronter Bute.
C'est comme s'il avait trouvé la Fontaine de
jouvence à la suite de cette victoire.
Son dernier combat, il l'a livré contre Yusaf
Mack, un partenaire d'entraînement d'Adonis
Stevenson qui avait eu toutes les misères du monde
à respecter la limite de 168 livres et qui s?était
ensuite présenté dans l'arène complètement vidé.
La vision populaire de Froch est biaisée, car elle
est basée sur sa seule performance contre
Bute.
Je le répète. Ça ne veut pas dire que Froch ne se
présentera pas avec le couteau entre les dents,
mais le jab et l'intelligence dans le ring de
Kessler feront la différence. Le Danois
l'emportera de façon très serrée, peut-être même
par décision partagée.
*Propos recueillis par Francis
Paquin
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| mardi 21 mai 2013 | 16:56 - La fin des longs fers droits? - RDS.CA
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Après des mois de discussions et d'analyses, les
grands responsables des règles du golf ont enfin
statué : dès le premier janvier 2016, il sera
interdit d'avoir un point d'ancrage sur le corps
en utilisant les longs fers droits.
Dans l'esprit des décideurs, le point d'ancrage
va à l'encontre du mouvement de golf qui utilise
la mobilité des deux bras lors de la réalisation
de l?élan. Cela ne signifie pas nécessairement la
fin des longs fers droits. Dorénavant le bout de
la tige ne pourra être appuyé sur une partie du
corps afin de faciliter le mouvement du
pendule.
Est-ce qu'une telle pratique menaçait la survie
du golf dans son ensemble? Non, puisqu'on estime
que de deux à quatre pour cent des golfeurs
seulement utilisaient cette méthode.
Chez les professionnels du PGA Tour toutefois, la
pratique devenait de plus en plus courante. On
parle de 18 % des joueurs qui utilisent les longs
fers droits avec points d'ancrage. Cela devenait
d'autant plus dérangeant pour les responsables de
la United States Golf Association et du Royal and
Ancient que quatre des six derniers gagnants de
tournois majeurs utilisaient cette méthode.
La pratique ne faisait d'ailleurs pas l'unanimité
chez les joueurs eux-mêmes. Bien que le circuit
PGA Tour par la voix de son commissaire Tim
Finchem ait indiqué qu'on tolérerait les fers
droits et les points d'ancrage, plusieurs joueurs
dont Tiger Woods, Rory McIlroy et Arnold Palmer
exigeaient que soit abandonnée cette pratique.
Le Circuit européen, la LPGA, le Circuit européen
féminin et le Sunshine Tour d'Afrique du Sud ont
tous indiqué plus tôt qu'ils étaient contre la
pratique.
Il faut savoir que le PGA Tour n?était pas seul
dans sa croisade. Les dirigeants de PGA of America
qui regroupe les professionnels de clubs et les
enseignants étaient aussi en faveur du maintien du
point d'ancrage. En y jetant un coup d??il plus
attentif, on se rend compte, comme c'est si
souvent le cas dans ce genre de situations, qu'il
s'agissait peut-être davantage d'une guerre de
pouvoir entre un petit groupe d'individus.
Toujours est-il que le circuit PGA Tour soumettra
la décision à son comité des joueurs et à ses
membres et fera connaître sa décision
prochainement.
J'ai l'impression qu'on acceptera la nouvelle
règle et que la tempête se calmera comme ce fut le
cas pour l'application des nouvelles mesures
concernant les rainures moins prononcées sur les
fers. Les membres du circuit PGA Tour sont
effectivement les meilleurs golfeurs au monde et
quiconque a le talent nécessaire pour pulvériser
une balle au-delà de 350 verges depuis un tertre
de départ doit en avoir autant pour caler un roulé
d'une douzaine de pieds sans compter sur un point
d'ancrage. Et si certains individus ne sont pas en
mesure de résister à ce changement de règle, c'est
bien dommage, mais ils seront remplacés. La relève
ne manque pas.
En fin de compte, il me semble qu'on a pris
beaucoup de temps pour corriger une erreur commise
il y a bien longtemps lorsqu'on a permis
l'utilisation des longs fers droits. Il y a des
choses plus urgentes à régler, notamment le temps
de jeu qui affecte l'ensemble des golfeurs
amateurs et professionnels. Comme le veut
l'expression consacrée dans le domaine
sportif : « On passe (enfin) au
prochain appel? »
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| 00:02 - Prêt à faire le saut - RDS.CA
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Je crois plus que jamais que Patrick Roy sera
nommé entraîneur-chef de l'Avalanche.
Le nouveau vice-président exécutif des opérations
hockey au Colorado, Joe Sakic, a dressé un
portrait de l'entraîneur-chef qu'il recherche. Il
a dit qu'il voulait un entraîneur d'expérience,
qui est un gagnant et qui a beaucoup d?émotions.
Patrick Roy a huit ans d'expérience comme
entraîneur avec les Remparts dans la LHJMQ. Il a
gagné quatre coupes Stanley et on ne peut pas dire
que l'ancien gardien manque d?émotions.
Je crois que c'est une valeur sûre. De plus, les
deux hommes se connaissent bien ayant remporté les
grands honneurs à deux reprises ensemble au
Colorado. Je pense qu'il n'y a pas d'autre
candidat. Le temps est venu et je crois que
Patrick ne veut plus attendre. Il est prêt à faire
le saut. L'avenir le dira.
Dans le moment, le contexte est bon. C'est une
jeune équipe. Quand Patrick a refusé d'y aller en
2009, c?était sous l'ancien régime. Aujourd'hui,
la présence de Joe Sakic fait une différence.
L'Avalanche a de bons jeunes. Ils vont en
repêcher un autre, probablement le défenseur Seth
Jones, qui a appris à jouer au hockey alors qu'il
grandissait à Denver. J'y penserais deux fois
avant de lever le nez sur Jonathan Drouin et
Nathan MacKinnon, mais la décision sera entre
leurs mains lorsque l'organisation repêchera au
tout premier rang.
Je pense qu'il est dans une situation idéale.
Patrick pourrait se fier à Matt Duchene et Paul
Stastny, qui a été le meilleur compteur de
l?équipe américaine au Championnat du monde de
hockey.
Ne jamais prendre une équipe à la
légère
Les Sénateurs ont été extrêmement chanceux
dimanche. Les Penguins de Pittsburgh ont joué
mollement alors qu'ils gagnaient par un but et
qu'ils étaient en avantage numérique en fin de
troisième période. Ottawa a retiré son gardien et
Daniel Alfredsson s'est retrouvé seul devant le
filet avant de faire dévier la rondelle pour
provoquer la prolongation.
Ce n'est pas dans les habitudes des Penguins de
jouer de cette manière. Je crois que Dan Bylsma
s'en veut de ne pas avoir rappelé à ses joueurs
d'y aller à fond de train. Ça prouve une chose :
quand tu prends l'autre équipe à la légère, c'est
ce qui arrive!
Dans l'autre série de l'Association Est, je ne
pense pas que les Rangers soient capables de
remonter la pente. Les Bruins ont beaucoup plus de
profondeur.
Brad Richards joue maintenant sur le quatrième
trio. Ça en dit long sur les Rangers. L'attaque se
limite à trois joueurs : Derick Brassard, Rick
Nash et Ryan Callahan.
*Propos recueillis par Christian
L-Dufresne
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| lundi 20 mai 2013 | 20:06 - Bae se dresse devant Bradley - RDS.CA
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Le Sud-Coréen Sang-Moon Bae, âgé de 26 ans, a
remporté un premier titre en carrière sur le
circuit PGA Tour, dimanche, lors du Championnat
Byron Nelson.
Alors que le vent balayait le parcours du TPC
Four Seasons, avec des bourrasques pouvant
atteindre 50 km/h, l?élancé jeune homme a connu un
début de ronde des plus solides en enregistrant
trois oiselets sur les six premiers trous,
transformant ainsi un déficit d'un coup en une
avance de quatre coups sur l'Américain Keegan
Bradley, auteur d'un fantastique 60 en lever de
rideau, jeudi. Bae a cependant vu cette avance
fondre comme neige au soleil par la suite, si bien
qu'on s'est retrouvé avec une égalité après le
15e trou. C'est sur le 16e
que le tournoi s'est joué, une normale 5 de 546
verges, avec un vent de face. Les deux joueurs
étaient en bonne position pour retrancher un coup
à la normale, sur très courte distance. Bae a
d'abord calé son roulé d'environ 5 pieds, puis à
la surprise générale, Bradley rata le sien sur à
peine 3 pieds. À partir de ce moment, ce n?était
plus qu'une question de temps avant que Bae puisse
savourer ce premier gain aux États-Unis, d'autant
plus que Bradley allait commettre un boguey au
17e trou.
Cette performance de Sang-Moon Bae lui permet de
passer de la 95e à la 18e
position du classement de la Coupe FedEx. De plus,
il gagne 42 places au classement mondial sur
lequel il apparaît maintenant au 64e
échelon. C?était la 3e fois au cours
des quatre dernières années qu'un joueur
inscrivait une première victoire en carrière
à ce tournoi, les autres étant Jason Day (2010) et
Keegan Bradley (2011).
Même s'il n'en est qu?à sa deuxième saison sur le
circuit américain, Bae n'a rien d'une verte
recrue. Devenu joueur professionnel à l?âge de 18
ans, il a d'abord évolué sur les circuits de
Corée, d'Asie et du Japon sur lesquels il a connu
passablement de succès, comme en font foi ses 11
victoires. Sa première remonte à 2006 alors qu'il
n?était âgé que de 20 ans.
Après avoir remporté trois titres sur le circuit
japonais en 2011, il décide de s?établir en
permanence aux États-Unis et d'y poursuivre sa
carrière. Lors de son année recrue en 2012, il
empoche plus de 1,2 million de dollars et termine
la saison au 83e rang des boursiers. On
le sent maintenant beaucoup plus à l'aise sur ce
circuit et la qualité de son élan et de son jeu en
général laisse entrevoir d'autres succès dans un
avenir rapproché. Eh oui, une autre étoile est
née!
Du côté de Keegan Bradley, il s'agit bien sûr
d'une défaite dure à avaler puisqu'on a
l'impression qu'il s'est battu lui-même. Ce joueur
possède un talent fou et peut propulser la balle
au-delà de 350 verges sur les coups de départ.
C'est davantage au niveau du contrôle des émotions
que l'on a des doutes. Il n'arrive pas à se calmer
et on le sent très anxieux. Par moment, son rythme
semble incontrôlable et ça lui joue des tours.
N'en demeure pas moins qu'il est maintenant classé
11e joueur mondial et qu'il a grimpé au
8e échelon du classement de la Coupe
FedEx. N'ayez crainte, il aura plusieurs occasions
de se reprendre.
Il y a un 3e joueur qui aurait très
bien pu remporter ce tournoi. Il s'agit du
Sud-Africain Charl Schwartzel. Bien honnêtement,
c'est lui qui jouait le mieux lors de la ronde
finale mais son putter n'a pas été très
coopératif, si bien qu'il a raté plusieurs chances
d'oiselets sur courtes distances. Je ne serais
nullement surpris qu'il gagne le tournoi Colonial
cette semaine. Sa 3e place lui a tout
de même permis de gagner 28 rangs au classement
général de la saison (58e à
30e).
Prochaine étape : l'Invitation
Crowne Plaza
Pour une deuxième semaine consécutive, les
joueurs évolueront dans l?état du Texas cette
semaine, plus précisément au Colonial Country
Club, situé à Fort Worth. Zach Johnson tentera d'y
défendre son titre, lui qui connaît une saison
plutôt ordinaire jusqu'ici puisqu'il occupe le
95e rang du classement de la Coupe
FedEx. Ses compatriotes Matt Kuchar, Jason Dufner,
Jim Furyk, Davis Love III, Hunter Mahan et David
Toms seront également de la partie.
J'ai toutefois l'impression que c'est du côté
international qu'il faut regarder pour tenter de
deviner qui sortira vainqueur. J'aime bien les
chances de victoire de Charl Schwartzel, d'Henryk
Stenson et de David Lingmerth. Angel
Cabrera, Tim Clark, Louis Oosthuizen, Y.E.Yang,
Sang-Moon Bae et Ryo Ishikawa sont aussi inscrits
à cette compétition. Ishikawa est présentement sur
une bonne lancée et pourrait finalement nous
démontrer sa véritable identité au cours des
prochains mois.
On aura aussi droit à la présence de deux
excellents joueurs du circuit des Champions, soit
Tom Lehman et David Frost, qui se mesureront aux
plus jeunes pour l'une des rares fois au cours de
la saison. Le meilleur joueur canadien, Graham
DeLeat, tentera aussi de poursuivre sa série de
succès.
Michel Lacroix et moi vous donnons
rendez-vous pour les 3e et
4e rondes, sur les ondes de RDS, samedi
et dimanche.
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| vendredi 17 mai 2013 | 23:56 - Surplus de bons candidats - RDS.CA
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| 23:28 - Québec m'a redonné le goût au baseball - RDS.CA
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C'est avec un immense plaisir que je joins
l'équipe du RDS.ca à titre de chroniqueur. Pendant
l'été, je partagerai avec vous les tribulations de
mon équipe, les Capitales de Québec.
Avant de gagner le championnat avec les Capitales
l'an dernier, j'ai eu le plaisir de pratiquer mon
art au sein d'une organisation du baseball majeur.
Pour cette première chronique, je vous présente
mon parcours qui m'a ramené à la maison.
En 2002, j'avais été repêché en 40e ronde par les
Mets de New York sans toutefois signer de contrat
avec l'équipe. J'évoluais alors pour les Associés
de Laval de la Ligue de Baseball junior Élite du
Québec après être passé par l'Académie de baseball
du Canada (ABC) et je ne me sentais pas tout à
fait prêt à faire le saut dans les ligues mineures
d'une organisation du baseball majeur. C'est la
raison pour laquelle je me suis orienté vers le
Miami Dade College, en Floride. Avec le recul,
j'estime que mes deux années collégiales m'ont
bien préparé au baseball professionnel parce qu'il
faut l'avouer, c'est un choc culturel d'aller
jouer au baseball aux États-Unis.
Il n'était pas rare à l'époque qu'un joueur ne
conclut pas d'entente avec l'équipe qui l'avait
sélectionné. Si j'avais voulu signer que pour le
plaisir de signer un contrat, j'aurais pu le faire
sans problème. Les choses ont tourné en ma faveur,
car, même si je n'ai pas accepté d'offre des Mets,
ces derniers m'ont gardé à l'oeil et l'année
suivante, ils m'ont de nouveau repêché, mais en
48e ronde cette fois. Le recruteur des Mets au
Québec était Claude Pelletier, celui qui est
l'origine de la décision des Dodgers de Los
Angeles de repêcher Éric Gagné.
Outre le collège à Miami, je suis aussi allé
jouer au Northeastern Oklahoma A&M
College.
Au départ, c'était difficile de quitter ma
famille pour aller vivre dans un autre pays. Dans
une plus petite mesure, j'avais déjà vécu un
certain dépaysement au Québec, car étant
originaire de St-Roch-de-l'Achigan dans
Lanaudière, j'étais parti en pension à Montréal
pour y faire mon secondaire V. Au CÉGEP, j'étais à
Laval, ce qui signifie que depuis l'âge de 15 ou
16 ans, j'avais quitté le nid familial depuis
quelque temps. Ce petit exil m'a préparé à
partir.
En me repêchant une deuxième fois en deux ans, je
sentais que les Mets avaient toujours de l'intérêt
pour moi. Je venais de connaître une saison
ordinaire à Miami, ce qui pouvait expliquer que
j'ai été sélectionné huit rondes plus tard que
l'année précédente, mais cette sélection par les
Mets avait revigoré ma confiance.
Quand je jouais au Québec, j'étais vu comme un
frappeur qui pouvait sortir la balle du stade
régulièrement, mais les données étaient un peu
faussées parce qu'ici, on utilisait des bâtons
aluminium. Je savais très bien qu'aux États-Unis,
je n'aurais pas obtenu autant de longues balles.
Il faillait juste que je me fasse à l'idée.
La porte s'est ouverte
J'estime que les Mets m'ont donné une vraie
chance de me faire valoir durant mes années avec
eux. En 2009, la porte s'est ouverte pour moi,
mais malheureusement, je n'ai pas su en profiter
pour m'établir avec l'équipe AAA à Buffalo. Le
gérant des Mets, l'ancien des Expos Jerry Manuel,
m'aimait bien. On m'a alors donné la chance de
jouer sur une base quotidienne, moi qui avais été
un joueur d'utilité au niveau AA. Ça peut sembler
anodin, mais passer du AA au AAA est une marche
très haute à monter. J'ai connu un mauvais début
de saison et comme le baseball est un business et
que la patience des dirigeants est très courte, il
vaut mieux performer, car quand la fenêtre se
referme. Tu ne sais jamais si elle va s'ouvrir à
nouveau. Finalement, elle ne s'est plus jamais
vraiment rouverte pour moi.
J'ai fait des séjours au niveau AAA lors des deux
saisons suivantes, mais sans véritable chance. En
2011 par exemple, j'ai vécu une séquence de 30
jours sans obtenir un départ. Dans les
circonstances, il est difficile d'avoir de bonnes
statistiques quand tu n'es qu'un réserviste.
Si j'avais bien performé en 2009, je ne serais
peut-être pas au Québec aujourd'hui. Je jouerais
sans doute dans les ligues majeures ou quelque
part dans les ligues mineures.
Mon but ultime était d'atteindre le baseball
majeur. C'était mon rêve comme pour tous ceux que
je côtoyais. La situation devenait frustrante,
mais à un certain moment, il fallait affronter la
réalité et se dire que ça pourrait ne pas arriver.
Ce n'était pas facile, mais c'était une réalité
avec laquelle je devais composer. Je devais cesser
de m'en faire avec ce que je ne pouvais pas
contrôler parce que je me rendais compte que le
baseball est un business. Quand tu es un jeune
joueur, tu ignores comment ça fonctionne, mais la
réalité vous revient vite dans le visage et vous
perdez de vos illusions.
C'est comme les changements au niveau du
personnel des joueurs. Parfois, on se demande
pourquoi un tel joueur monte ou descend ou obtient
une chance. On ne comprend pas toujours ce qui se
passe, mais il faut parvenir à ne pas y penser
parce que ça nous joue dans la tête et nous fait
sortir de notre game.
Dans mes rêves les plus fous, je pense encore au
baseball majeur. J'ai toujours confiance en moi,
mais à bientôt 30 ans, les opportunités se font
rares, surtout si vous n'avez pas d'expérience
dans le baseball majeur. Je me suis tourné vers
Québec et la ligue Can Am l'an dernier et je ne
regrette pas mon choix. J'ai adoré ma saison en
2012 et j'ai retrouvé le goût de jouer au
baseball.
Je connaissais plusieurs membres de
l'organisation des Capitales et j'avais entendu
plein de belles choses sur l'organisation. La
décision n'a pas été très difficile à prendre et
je me disais depuis longtemps que si le baseball
affilié ne fonctionnait pas pour moi, je me
tournais vers le baseball indépendant et que
c'était pour être Québec. Il n'était pas question
que je me retrouve à jouer quelque part au Texas
ou dans une ligue loin de chez moi. L'organisation
des Capitales fait du bon travail depuis 15 ans et
les gars sont bien traités, c'est pour cette
raison que plusieurs d'entre eux y reviennent
année après année.
Je dois dire toutefois que jusqu'au début du camp
des ligues mineures l'an dernier, j'espérais un
appel avant de me joindre aux Capitales.
J'espérais toujours qu'une équipe vienne me
chercher parce que je venais de connaître de bons
Jeux panaméricains avec le Canada. Comme le
téléphone demeurait silencieux, je commençais à me
faire à l'idée d'aller jouer à Québec.
Environ une semaine après le début du camp des
ligues mineures, j'ai reçu des appels de Denis
Boucher et d'Ernie Whitt des Phillies de
Phialdelphie, qui avaient plusieurs blessés. La
première interrogation d'Ernie était de savoir si
j'avais un visa ou une carte verte pour travailler
aux États-Unis. Comme je n'en avais pas, ç'a
diminué mes chances et quelques jours plus tard,
on m'a fait savoir qu'on avait préféré un
Américain à ma place parce que les Phillies ne
voulaient pas gaspiller un visa. J'ai été déçu,
car cet espoir m'avait redonné un brin de
confiance. J'ai vécu des émotions en montagnes
russes en l'espace de quelques jours.
Je ne regrette en rien d'avoir choisi Québec. Je
suis heureux de savoir que ma famille peut venir
me voir jouer. Cette année, je n'ai pas vraiment
songé à me joindre aux Aigles de Trois-Rivières,
qui est plus près de ma ville natale. Je suis bien
installé dans la vieille capitale et j'ai plein de
chums dans l'équipe. J'aurais trouvé
difficile de jouer contre eux.
En plus, à Québec on a encore une très bonne
bonne formation qui aspire aux grands honneurs. Je
pense que la partie de jeudi contre les Aigles a
démontré que du premier au dernier frappeur du
rôle offensif, on est menaçant et pas reposant
pour les lanceurs. Asif Shah disputait son premier
match avec nous et il a obtenu quatre coups sûrs,
deux circuits et six points produits. Si un
huitième frappeur connaît une soirée comme
celle-là, ça s'annonce bien.
On est solide au monticule également. L'an
dernier en début de saison, il manquait un
cinquième partant alors que cette année, je dirais
qu'on a cinq bons partants et même un sixième au
besoin. La perte de TJ Stanton pourrait toutefois
nous faire mal en relève. Heureusement, on peut
miser sur Chris Cox, qui en est à sa deuxième
année avec nous. Cox a une balle rapide qui
atteint les 95 m/h et il mériterait de se
retrouver ailleurs dans le baseball. Il était avec
l'organisation des Diamondbacks de l'Arizona, mais
il a raté un examen physique.
*propos recueillis par Robert
Latendresse
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| 18:00 - Joue-la comme Beckham - RDS.CA
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Après Sir Alex Ferguson, une autre grosse
pointure du foot anglais, David Beckham, a annoncé
cette semaine qu'il mettait un terme à sa
carrière. La nouvelle a fait le tour du monde. La
presse anglaise rend hommage à la superstar du
foot et à ce héros britannique.
Tout y passe; de son arrivée avec le Manchester
United à l'âge de 16 ans, à son carton rouge face
à l'Argentine lors de la Coupe du monde de 1998, à
son célèbre coup franc contre la Grèce qui avait
qualifié l'Angleterre pour la Coupe du monde de
2002, à son passage au Real Madrid et son arrivée
en MLS en 2007. Beckham a été le bouc-émissaire et
le héros des Anglais.
Les experts s'entendent pour dire que son
héritage n'égale pas celui des Pelé, Maradona ou
Zidane. Il n'aurait même pas été le meilleur
joueur dans l'histoire du MU. Je vais laisser aux
experts le soin de débattre de la question.
Je retiens cependant un commentaire du
journaliste Jonathan Wilson de SI.com: Son style
de vie, sa célébrité ont-ils porté ombrage à
carrière de footballeur?
Beckham a été une vedette planétaire. On pouvait
aussi bien le voir sur la page couverture du
Sports Illustrated que du magazine Vogue. Il était
aussi à l'aise en maillot sur un terrain de soccer
que dans une pub de sous-vêtement. Il avait des
fans chez les amateurs de foot, dans les milieux
de la pub et de la mode, chez les hommes, les
femmes, les hétéros et les gais. Comme on
l'écrivait dans le Globe and Mail, Beckham était
peut-être davantage une marque de commerce qu'un
athlète. Et son mariage avec une vedette de la
chanson populaire n'a fait qu'accroître cette
perception. Les photos de Beckham, son épouse et
leurs quatre enfants en ont fait la famille royale
du sport professionnel.
Mais Beckham n'a pas été une prima donna. Lors de
son passage à Montréal l'an dernier, il a été très
généreux avec les médias et le public. D'ailleurs,
la MLS lui doit une fière chandelle. Son arrivée
en Los Angeles en 2007 a donné ses lettres de
noblesse à la ligue.
Il a aussi été une formidable machine à imprimer
de l'argent. Adidas estime avoir vendu 10 millions
de chandails de David Beckham au cours de sa
carrière de 20 ans. Il demeure associé à des
dizaines d'entreprises. Avec le Galaxy, il a
empoché 250M $ pendant 5 ans et son nom figure
encore au palmarès des athlètes les mieux payés en
2012 du magazine Forbes avec des revenus de 46M$.
Sa fortune et celle de sa femme sont évaluées à
300M de livres. Même à la retraite, on n'a pas
fini d'entendre parler de David Beckham.
Et vous, que retiendrez-vous de la carrière de
David Beckham ?
Pascal Dupuis est-il le joueur le plus
sous-estimé de la LNH?
Difficile à croire, mais le joueur autonome le
plus convoité cet été dans la LNH pourrait être
Pascal Dupuis!
Le joueur des Penguins compte déjà 6 buts à sa
fiche en 7 matchs des séries, un sommet dans la
LNH avec Patrick Sharp, des Blackhawks de
Chicago.
Il a terminé la saison régulière avec 20 buts et
38 points. Ben oui, il jouait à droite de Crosby,
il n'y a rien là, direz-vous? Justement, en
l'absence du 87, il a marqué 3 buts et obtenu 9
passes en 12 parties.
Ses 20 buts lui ont valu le 13e rang des
meilleurs buteurs cette saison dans la LNH.
Dix-sept de ses buts ont été marqués à 5 contre 5,
plus qu'Alex Ovechkin, Patrick Kane, Martin
St-Louis et Phil Kessel. Parce qu'il faut aussi
dire que Dupuis ne joue pratiquement jamais en
avantage numérique. En carrière, seulement 20 de
ses 175 buts ont été comptés sur le jeu de
puissance.
Depuis le début des séries, les Penguins ont
utilisé 23 joueurs en 7 matchs. Vingt-deux ont
fait au moins une présence en supériorité
numérique. Devinez qui est le 23e ? Pascal Dupuis.
Les statistiques officielles de la LNH indiquent
qu'il n'a joué qu'une seconde sur le jeu de
puissance! Des joueurs comme Deryk Engelland ( 43
secondes ), Brooks Orpik ( 21 secondes ) et même
Douglas Murray ( 12 secondes ) ont eu plus de
temps de glace.
Pascal Dupuis s'est amené à Pittsburgh dans la
transaction qui avait envoyé Marian Hossa avec les
Penguins. Dupuis était ce que les anglophones
appellent un "throw-in" dans cet
échange. On vous donne Hossa, mais vous allez
prendre aussi Dupuis.
Avec les Penguins, on l'a jumelé à Crosby en
attendant d'en trouver un meilleur. On l'a fait
jouer à droite, à gauche et même au point d'appui
lors de ses rares présences en avantage numérique.
Quand Sidney Crosby est revenu au jeu, on a tassé
Dupuis à l'aile gauche pour faire de la place à
Jarome Iginla. Aujourd'hui, on ne pourrait plus
s'en passer. Dupuis est un patineur ultra rapide
et il possède un excellent tir des poignets comme
en témoigne son but dans le match no 1 contre
Ottawa. À NBC cet hiver, on a dit de lui qu'il
était un des leaders de cette équipe sans avoir de
lettre sur son chandail.
Pascal Dupuis pourrait devenir très riche cet
été, mais il a déjà fait savoir qu'il aimerait
demeurer à Pittsburgh. Dans ce cas-là, il devra
probablement accepter moins d'argent. Par contre,
il pourrait ajouter quelques années à son entente
et gagner une ou deux coupes Stanley de plus. Dans
un cas comme dans l'autre, Pascal Dupuis ne pourra
pas perdre.
Entre 2 joints?
Les athlètes olympiques pourront dorénavant fumer
leur petit joint avant une compétition ! Enfin,
presque.
L'Agence mondiale antidopage vient d'annoncer
qu'inhaler de la marijuana ou manger un muffin ou
un biscuit au haschich ne sera plus un crime.
En fait, le seuil de tolérance va passer à 150
nanogrammes par millilitre de THC au lieu de 15
comme par le passé.
L'Agence dit vouloir s'adapter aux nouvelles
réalités de la société, de plus en plus tolérante
envers la consommation de drogue.
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| 17:44 - Duel intense à prévoir - RDS.CA
| 
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Je vous offre à partir de cette semaine une
chronique hebdomadaire qui sera disponible à tous
les vendredis sur le RDS.ca, une chronique dans
laquelle je commenterai l'actualité de la semaine
ainsi que les événements à venir pour le weekend.
Avec les organisations UFC et Bellator qui
occupent la manchette sur une base quotidienne, il
ne manquera pas d'action dans mes chroniques.
Cette semaine, c'est bien sûr l'affrontement
entre le Brésilien Vitor Belfort (22-10-0) et
l'Américain Luke Rockhold (10-1-0) qui retient
l'attention alors que les deux s'affronteront
samedi soir au Brésil, lors de la finale de
l?événement « UFC ON FX 8 », dans une carte qui
mettra aussi en vedette plusieurs excellents
combattants brésiliens. Belfort est une légende en
arts martiaux mixtes et ses combats sont la
plupart du temps explosifs et spectaculaires ? il
est capable du meilleur comme du pire, mais il
faut quand même admettre que ses défaites sont
survenues contre la crème de la crème. Après avoir
combattu depuis plusieurs années à 185 livres, il
est monté de catégorie lors de son dernier combat
pour affronter le champion Jon Jones. Belfort est
passé bien près de l'emporter par clé de bras dès
le premier round, mais après s?être défait du
Brésilien, c'est avec une certaine facilité que
Jones a gagné le combat par soumission au 4e
round. Par contre, chez les 185 livres, seul le
champion Anderson Silva a réussi à vaincre Belfort
qui montre une fiche dans cette catégorie de 8-1
depuis 2007. Ses mains rapides et sa force de
frappe sont toujours un danger pour tous ses
adversaires ? parlez-en à Michael Bisping qui tout
récemment a goûté à la médecine du solide cogneur
de Rio.
L'adversaire de Belfort, Luke Rockhold, est un
combattant complet qui a fait la pluie et le beau
temps au sein de la défunte organisation
Strikeforce, gagnant ses combats autant par
K.O./K.O.T que par soumission. Âgé de seulement 28
ans, Rockhold est perçu comme vedette montante
chez les 185 livres et Belfort sera assurément le
plus gros test de sa jeune carrière. Malgré une
très belle fiche et des victoires spectaculaires,
il faut toutefois admettre que Rockhold n'a jamais
affronté depuis le début de sa carrière le type
d'adversaire que Belfort a affronté. Il y a aussi
l'expérience qui penchera lourdement en faveur du
Brésilien, mais malgré tout ça, Rockhold est très
confiant. Il répète à tous depuis plusieurs
semaines qu'il vaincra assurément son adversaire
et prévoit même lui donner une leçon pour montrer
à tous comment il peut être facile de vaincre
Vitor Belfort. Ce sera assurément un combat
enlevant et au cours duquel il devrait y avoir
beaucoup d?émotion, puisque mon petit doigt me dit
que Belfort n'a pas du tout apprécié les propos de
Rockhold?
Les autres combats de cette carte de 13
combats :
Ronaldo Souza (17-3-0) contre Chris Camozzi
(19-5-0)
Rafael Dos Anjos (18-6-0) contre Evan Dunham
(14-3-0)
Rafael Natal (15-4-1) contre Joao Zeferino
(13-4-0)
Hacran Dias (21-1-1) contre Nik Lentz (23-5-2)
Francisco Trinaldo (12-2-0) contre Mike Rio
(9-1-0)
Gleison Tibau (26-9-0) contre John Cholish
(8-2-0)
Paulo Thiago (14-5-0) contre Michel Richard Dos
Prazeres (16-0-0)
Iuri Alcantara (27-4-0) contre Iliarde Santos
(27-6-1)
Fabio Maldonado (18-6-0) contre Roger Hollett
(13-4-0)
John Lineker (20-6-0) contre Azamat Gashimov
(7-2-0)
Jussier Da Silva (14-2-0) contre Chris Cariaso
(14-4-0)
Lucas Martins (12-1-0) contre Jeremy Larsen
(8-3-0)
Manchettes de la semaine dans le monde
des arts martiaux mixtes :
- Le récalcitrant Nate Diaz a été suspendu par
l'UFC pour avoir violé le code de conduite de
l'organisation alors qu'il a utilisé des propos
dérogatoires contre les homosexuels sur son compte
Twitter. Dana White a parlé d'une amende, d'une
suspension et possiblement même d'un congédiement
pour le plus jeune des frères Diaz, c'est à
suivre.
- L'annonceur maison de l'UFC, Bruce Buffer a
lancé cette semaine sa très attendue biographie «
It's time » et c'est du véritable bonbon pour tout
amateur d'arts martiaux mixtes. Le livre est
rempli d'anecdotes savoureuses et les gens
découvriront aussi dans le livre l'incroyable
histoire de la réunion des frères Buffer. Si vous
ne le saviez pas, Bruce est le frère du légendaire
annonceur de boxe Michael Buffer ? il est aussi
son gérant. Courez en librairie!
- Pat Healy est le dernier en lice pour les
combattants pris la main dans le sac. Healy a en
effet été contrôlé positif à la marijuana pour son
combat lors de l'UFC 159 au New Jersey. C'est un
faux pas qui risque de coûter cher à Healy
puisque, en plus de perdre sa victoire et d?être
suspendu, il devra aussi remettre les bonus qui
lui avaient été remis pour ce combat (combat de la
soirée et soumission de la soirée), c'est-à-dire
130 000 $. Il pourrait en plus devoir payer une
amende à la commission athlétique.
- L'UFC a annoncé cette semaine que Brandon Vera
ferait un retour chez les poids lourds après une
longue incursion chez les mi-lourds. Son prochain
combat l'opposera à Ben Rothwell lors de l'UFC 164
en août à Seattle.
- L?événement Bellator 96 qui sera le premier de
la « Summer Series 2013 » aura lieu le 19 juin
prochain au Winstar World Casino à Thackerville,
Oklahoma. En plus du combat de championnat mondial
des poids légers entre le champion Michael
Chandler et le gagnant du dernier tournoi à 155
livres Dave Jensen, Bellator présentera la
première ronde de son tournoi estival chez les
poids lourds et chez les poids mi-lourds. Chez les
poids lourds, Richard Hale affrontera Vinicius
Queiroz, alors que Vitaly Minakov, un champion
mondial de sambo, affrontera Ron Sparks. Chez les
mi-lourds, ce sera le retour de King Mo qui sera
opposé à Seth Petruzelli, alors que Jacob Noe
affrontera Renato Sobral;
- Il semblerait que les amateurs d'arts martiaux
mixtes auront bientôt la chance de savourer un
combat entre Wanderlei Silva et Chael Sonnen. Les
deux sont présentement en campagne publicitaire
afin de convaincre Dana White d'organiser le
combat. Vous pouvez parier un petit deux que le
président de l'UFC ne se fera pas prier et
annoncera le combat très bientôt. Il y a
énormément d'animosité entre les deux depuis que
Sonnen y est allé de commentaires pas toujours
sympathiques sur les Brésiliens.
- L'UFC travaille toujours d'arrache-pied avec
ses avocats afin de régler les détails qui
permettront à Mark Hunt d'obtenir son visa afin de
combattre aux États-Unis lors de la demi-finale de
l'UFC 160 face à Junior Dos Santos. Il y a déjà un
plan B en place si jamais ils échouaient ? ce plan
B a pour nom Roy Nelson.
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| 03:17 - Un été fort chargé - RDS.CA
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J?étais au circuit du Mont-Tremblant, jeudi, pour
faire une journée de tests sur les voitures des
séries ARCA et K&N. Mon équipe, NDS
Motorsports, et moi nous préparons parce que je
vais courser pour la toute première fois de la
saison en série K&N, dans deux week-ends, au
Minnesota. C?était donc une opportunité de venir
ici pour tester la voiture.
Nous sommes allés faire des essais il y a trois
semaines avec la voiture K&N et tout avait
très bien été. Néanmoins, je suis content d'avoir
eu la chance de la tester une deuxième fois pour
régler les petits problèmes.
Les séances d'essai sont très occupées. Jeudi,
j'embarquais dans une voiture pendant que l?équipe
travaillait sur l'autre et dès que les mécaniciens
avaient terminé, je changeais de voiture. J'ai
alterné toute la journée entre les deux
automobiles.
Au circuit du Mont-Tremblant, j'ai surtout testé
la voiture ARCA puisque c?était la première fois
que je l'essayais. Je voulais vraiment m'assurer
que tout était correct. La voiture a été refaite à
neuf avec un nouveau moteur. Bref, c?était de voir
si les freins fonctionnent bien et que l'huile ne
coule pas partout.
Cette deuxième séance m'a
aussi permis de faire plusieurs tours avec chaque
voiture pour voir comment elles réagissent sur de
longues distances. Je voulais aussi m'assurer que
je sois confortable dans les voitures. Étant donné
qu'elles ont été refaites, je vérifiais que les
pédales et les freins sont bien ajustés par
exemple.
Je course dans plusieurs séries différentes, ce
qui veut donc dire que je dois m'habituer à
conduire plusieurs voitures. À ma première année,
c?était plus difficile de m'adapter aux
différentes voitures que j'utilisais parce que
c?était toutes la première fois que je les
conduisais.
Je pense que dans les dernières années, je me
suis bien adapté parce que je fais tellement de
différentes séries avec plusieurs voitures. Je me
sens très à l'aise. Jeudi, cela m'a pris environ
10 tours avec chaque voiture pour me sentir
bien.
Un été occupé
Ma première course en K&N, dans moins de deux
semaines, sera la première de 20 épreuves
auxquelles je prendrai part cette année. J'aurai
plusieurs fins de semaine où je serai du départ de
plus d'une épreuve.
Je pense que nous sommes une équipe qui aura le
potentiel de terminer dans les cinq premiers dans
chacune des séries. Nous avons de bonnes voitures.
C'est vraiment intéressant de se présenter aux
courses en sachant que tu as des chances de
l'emporter.
J'ai déjà fait partie de NDS Motorsports. En
2010-2011, nous avons prouvé que nous étions très
agressifs et que nous étions capables de gagner
des courses. Maintenant, avec les nouveaux
réglages et les nouveaux moteurs, je suis
doublement confiant. Les podiums sont
atteignables.
La fin de semaine du 9-10-11 août sera très
spéciale. Je vais tout d'abord courir en
Nationwide à Watkins Glen, vendredi et samedi. Je
vais ensuite prendre l'avion ou l'hélicoptère pour
revenir le dimanche pour participer au Grand Prix
de Trois-Rivières, mais je devrai partir de
l'arrière étant donné que je n'aurai pas pris part
aux qualifications.
*Propos recueillis par Christian
L-Dufresne
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| 00:39 - Un ambassadeur de luxe - RDS.CA
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C'est une grande page de la petite histoire du
foot qui sera tournée lorsque David Beckham
quittera le sport qui l'a rendu célèbre à la fin
de la saison du Paris Saint-Germain.
Comme joueur, Beckham sera toujours reconnu pour
ses coups francs. Sa patte droite était
magistrale, peut-être l'une des plus précises de
l'histoire. Il pouvait mettre un centre sur la
tête de n'importe quel joueur, placer des frappes
en pleine lucarne ou compléter des passes magiques
sur 40 ou 50 mètres.
Mais sa renommée, on le sait, s?étend bien
au-delà des cadres de son sport, sa gloire déborde
à l'extérieur du terrain. Beckham est une figure
mondiale, une vedette planétaire, la rock star du
monde du soccer. Il est vu comme une icône au même
titre que Michael Jordan. Et en raison de son
alliance avec une célèbre chanteuse pop, des gens
qui ne connaissent absolument rien au soccer le
connaissent. On l'a constaté l'année dernière au
Stade olympique, alors que plusieurs spectateurs
avaient acheté un billet sans trop savoir quelle
équipe était en ville pour affronter l'Impact!
Le joueur qu'a été Beckham méritait-il que son
image prenne une telle ampleur? Honnêtement, en ne
prenant en considération que son talent pur, il
faut avouer que d'autres joueurs de sa génération
ont été beaucoup plus électrisants. Pensez à
Zidane et Ronaldo, ou encore Messi et Cristiano
Ronaldo... Mais Beckham, lui, est devenu
Hollywood.
Il faut toutefois rendre à César ce qui lui
revient. En 1999, Beckham est arrivé deuxième
derrière Ronaldo au scrutin visant à déterminer le
joueur de l'année de la FIFA. Cette
année-là, il avait aidé Manchester United à gagner
la finale de la Ligue des champions en préparant
deux buts décisifs dans les arrêts de jeu. Si je
ne me trompe pas, il avait terminé la saison avec
une trentaine d'aides décisives. À son apogée, il
faisait sans contredit partie de la crème de la
crème. On ne parle pas ici d'un joueur moyen
devenu célèbre parce qu'il a marié une Spice
Girl.
L'un des moments charnières de la carrière de
Beckham est survenu en 2001, lorsqu'il a qualifié
l'Angleterre pour le Mondial en battant la Grèce
avec un coup franc de 35 mètres dans la lucarne.
Pour les moins bonnes raisons, on n'oubliera
jamais son carton rouge fatidique au Mondial de
1998.
Et puis un bon jour, grâce à lui, le reste du
monde a commencé à parler de la MLS. Je jouais au
Danemark quand Beckham a quitté le Real Madrid
pour joindre les rangs du Galaxy de Los Angeles. À
l?époque, tout le monde disait cyniquement qu'il
s'en allait directement à la retraite. Alors au
début de la trentaine, on lui reprochait de mettre
son pays de côté pour aller faire des millions en
Amérique. L'avenir allait toutefois lui permettre
de prouver à tout le monde qu'il avait encore
quelque chose à offrir.
Tout à coup, les amateurs de sport de l'autre
côté de l'Atlantique ont commencé à se demander
c?était quoi au juste, la MLS. Ils se disaient que
si Beckham avait décidé d'y aller, ça devait bien
valoir le coup d??il. Tranquillement, les Anglais
ont commencé à y porter attention et les mordus du
ballon rond du reste de l'Europe ont emboîté le
pas. D'une certaine façon, c'est un peu lui qui
m'a aidé à me connecter au plus important
championnat nord-américain parce qu'au Danemark,
c'est pour Beckham qu'on a commencé à diffuser les
matchs de MLS qui pouvaient être montrés à des
heures raisonnables.
Sans cet ambassadeur de luxe, je ne crois
vraiment pas que la MLS serait allée conquérir ce
marché! C'est ça, l'effet Beckham.
Jadis, on disait des joueurs de la MLS qu'ils
n?étaient pas de calibre pour jouer en Europe.
Maintenant, des jeunes Américains et Canadiens
jouissent d'une plus grande visibilité et sont
recrutés pour jouer sur le Vieux Continent.
Un mal pour un bien
Une fois, en match présaison, j'ai eu la chance
de jouer contre Beckham. J?étais toutefois sur le
banc pour sa visite à Montréal au début de mon
retour avec l'Impact.
C'est comique, parce que le fait de ne pas avoir
joué ce jour-là m'a permis d'observer avec une
attention particulière le facteur Beckham. Bien
sûr, je l'avais vu à l??uvre maintes et maintes
fois à la télévision, mais de mon point de vue
privilégié, j'ai pu apprécier la finesse de son
art comme jamais auparavant. Son flair pour
repérer un coéquipier démarqué, la qualité de ses
relais... Il ne jouait peut-être plus pour
Manchester ou Madrid, mais je savais que j'avais
devant mes yeux un joueur très spécial.
Certains joueurs peuvent dribbler, éliminer deux
ou trois gars et trouver le fond du filet les yeux
fermés. Beckham pouvait causer ce genre de dommage
avec un seul ballon bien placé. Il pouvait envoyer
un joueur en échappée ou secouer les cordages avec
un coup franc parfait. C'est d'ailleurs comme ça
qu'il avait inscrit le but égalisateur lors de son
passage à Montréal. Avec le Galaxy, il était
l'aimant qui faisait fonctionner l'attaque. C'est
vrai que l'effectif californien débordait de
talent, mais les Donovan, Keane et Magee pouvaient
tous se retrouver à la porte de ton but avec une
seule passe de Beckham.
Effectuer et recevoir une passe, c'est la base du
soccer. Mais peu de joueurs dans l'histoire ont pu
réaliser ces actions banales avec la même aisance
que Beck.
Un gars comme les autres
Beckham a laissé derrière lui une réputation
favorable lorsqu'il a quitté les États-Unis.
Son arrivée à L.A. avait pourtant fait bien des
jaloux. Dans un championnat où les dépenses des
équipes sont limitées, son salaire
« galactique » était à des années
lumières de celui de ses coéquipiers et
rivaux.
Mais j'en ai déjà parlé avec notre ancien gardien
Donovan Ricketts,
q &
nbsp; ui a joué avec lui à Los Angeles, et
il me l'a décrit comme un joueur exemplaire et
très professionnel. Malgré toute la bulle qui
l'entoure, il apparaît semble-t-il comme un gars
comme les autres.
Peut-être, c'est vrai, qu'il était parfois
protégé par la Ligue et les arbitres. Mais moi,
j'ai toujours vu en lui un vrai pro. Jamais je
n'ai entendu dire qu'il ratait des rendez-vous,
qu'il se prenait le derrière, qu'il s'entraînait
en solitaire ou qu'il jouait à la star. C?était un
gars d?équipe, même plus que certaines autres
vedettes américaines, selon Donovan.
Bref, son départ nous affecte tous. Beckham,
c'est un gros nom. Il a marqué le sport en Europe
et en raison de son passage ici, on a développé un
certain attachement envers ce personnage. Mais
c'est ça, le monde du sport. Il y en aura
d'autres, des Beckham, mais on entendra toujours
parler du vrai, le seul et unique.
Jeb le guerrier
Mes coéquipiers de l'Impact et moi profiterons
d'une fin de semaine complète de congé après avoir
traversé une séquence de sept matchs en 22 jours.
Disons que ce n'est pas de refus à un moment où
tout le monde a besoin de se ressourcer et de se
changer les idées.
Le moment se prête bien à une petite retraite du
monde du soccer qui nous permettra de revenir
frais d'esprit et de corps pour attaquer la suite
du calendrier. On affrontera l'Union de
Philadelphie le 25 mai, puis ce sera ensuite le
temps d'aller chercher la coupe des Voyageurs.
D'un côté, on est déçu du résultat obtenu
mercredi soir dans notre premier duel contre les
Whitecaps de Vancouver. On aurait bien évidemment
aimé sortir du match avec un élan favorable, un
coussin qui aurait été bien pratique pour le
retour à l?étranger. Mais on se console en se
disant qu'on n'a rien donné à l'adversaire. À 0-0,
tout va maintenant se jouer sur un seul match. On
sera loin de chez nous, mais un but à l'extérieur
peut valoir double dans ces circonstances.
On évalue notre plus récente performance d'un ?il
réaliste. Un nul sans but, c'est le résultat que
Vancouver recherchait en formant une muraille
devant leur filet en deuxième demie. S'ils sont à
l'aise avec ça, tant mieux. Pour nous, c'est loin
d?être la fin du monde considérant qu'on a comblé
un retard de 0-2 contre Toronto au tour précédent.
Et on sait que lors du match ultime, devant leurs
partisans, ils vont probablement devoir se porter
davantage à l'attaque et ouvrir le jeu, une
stratégie qui devrait aussi être plus propice à
l'imposition de notre jeu.
Un des nôtres est ressorti amoché du match contre
Vancouver. Si vous suivez les activités de
l?équipe de près, vous avez probablement déjà vu
les photos du visage ensanglanté de Jeb Brovsky,
qui s'est fracturé le nez à six endroits après
avoir encaissé la tête d'un défenseur en toute fin
de rencontre.
Jeb est un gars que j'ai toujours apprécié. De sa
position de défenseur, il offre du jeu solide, ses
performances sont constantes. Je sais qu'il a été
critiqué depuis son arrivée à Montréal. On dirait
que les gens voudraient voir un Daniel Alves qui
monte avec le ballon, fait des centres, crée des
chances en attaque. Mais ce n'est son rôle avec
nous.
Jeb va au charbon, comme on dit en bon québécois.
Il se jette devant les tirs, il en bloque plus
souvent qu?à son tour. S'il se fait battre, il
faut le battre une deuxième fois parce qu'il est
toujours là. Il n'abandonne jamais, se donne
toujours à fond et n'a pas manqué une seule minute
en championnat cette saison!
Le fait qu'il ait insisté pour rester dans le
match avec un nez cassé démontre toute l'ardeur au
travail et la volonté de ce gars-là. Le mot clé,
c'est « guerrier ». Et dites-vous qu'il
est aussi intense à l'entraînement.
Une équipe, c'est un amalgame de styles. La
grande vedette offensive va peut-être récolter une
bonne partie de la gloire, mais dans le vestiaire,
on sait qu'on a autant besoin de Jeb Brovsky que
de Marco Di Vaio.
*Propos recueillis par Nicolas
Landry.
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| jeudi 16 mai 2013 | 15:24 - L'autre saison, autre perception - RDS.CA
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J'ai effleuré le sujet de l'arbitrage en séries
dans une précédente chronique et je l'ai terminée
en mentionnant qu'on s'en reparlerait
sûrement...j'avais raison!
Le hockey des séries est très différent de celui
qui se joue en saison régulière.
Premièrement, chaque centimètre de glace est
âprement disputé. La vitesse et l'intensité
montent de plusieurs crans.
Deuxièmement, dans une série 4 de 7 les équipes
se voient tous les deux jours, ce qui contribue
grandement à faire grimper l'animosité entre deux
clubs, surtout si un incident survient. Ce sont
dans ces occasions que l'on voit un peu plus
d'altercations ou certains gestes en réplique.
Après le lock-out de 2004, la façon d'appeler un
match a changé drastiquement. Nous appelions des
pénalités pour avoir accroché ou retenu au moindre
contact. Les ajustements ont été faits et je crois
qu'un équilibre a été trouvé entre le tout permis
des années 90 et le zèle d'après lock-out.
Certainement, chaque soir vous pouvez trouver des
infractions qui selon vous auraient dû être
punies, mais il y a toujours une question d'angle
et de jugement pour l'arbitre.
Pour qu'une punition soit appelée, il faut qu'il
y ait une conséquence au jeu. Si je vous accroche
légèrement, que vous ne perdez pas la rondelle et
que vous n?êtes pas ralenti, ce n'est pas une
pénalité. Si cependant ce même geste vous fait
perdre la rondelle et cause un revirement, j'irais
m'asseoir 2 minutes au cachot.
Tous gestes violents doivent être punis. Dans le
cas où ils ne le sont pas, c'est que l'arbitre
était malheureusement dans une position ou l'angle
ne lui permettait pas de voir l'infraction. Ce
n'est pas de l'aveuglement volontaire. Il faut
vivre avec des infractions manquées et dans les
cas graves, le département de la sécurité des
joueurs se chargera de la situation.
Regardez un match avec cette optique peut-être
verrez vous une différence.
L'autre saison, autre perception!
Ne pas dépasser la ligne
Il y a quelques jours, Alexander Ovechkin a étalé
ses états d?âme dans les médias.
Le capitaine des Capitals est un joueur de
premier plan dans la LNH et ses propos ont fait le
tour de la planète hockey.
Soyons très clair, je n'ai aucun problème à ce
qu'un joueur soit en désaccord avec le jugement
des officiels un soir donné, croyez-moi je suis
passé par là!
Mais je n'accepte pas qu'un joueur, entraîneur ou
membre d'une organisation questionne l'intégrité
des officiels et de la ligue.
La chose la plus importante pour un officiel est
son intégrité. J'ai vécu une situation dans ma
carrière où on a questionné mon intégrité de façon
démesurée et sans fondement. Dans l'opinion
publique, mes 16 années et quelque 1000 parties de
hockey professionnel à ce moment n'ont même pas
pesé dans la balance.
Un arbitre se présente à chaque match avec
l'intention d'exceller. En 27 ans d'arbitrage, je
n'ai pas encore vu la partie parfaite!
Pour ce qui est de ses déclarations faisant
allusion à ce que la Ligue préférait avoir un
septième match ou avoir une équipe provenant d'un
gros marché passer à la ronde suivante, c'est sans
fondement. Si c?était vrai, les gros marchés de
NY, Montréal, Vancouver et Toronto joueraient à la
place de Pittsburgh, Ottawa, San Jose et
Boston.
Il est très facile de jouer à la victime et
blâmer nos maux sur les autres, mais il est
parfois plus productif et bénéfique des se
regarder dans le miroir.
Raffi Torres
Raffi Torres a été suspendu indéfiniment par la
LNH pour son geste à l'endroit de Jarret Stoll.
Torrres est un récidiviste (vidéos) et sera
sanctionné sévèrement par le département de la
sécurité des joueurs.
J'ai entendu plusieurs analystes dire que
c?était, comme dans le cas de Gryba, un bon «
hockey hit ». Cette façon de voir les mises en
échec doit changer, ce qui était acceptable il y a
quelques années ne peut l?être aujourd'hui en
raison de la grosseur des joueurs, de la vitesse à
laquelle tout se passe et des conséquences
résultant de ces gestes.
Je suis d'avis que la notion de vulnérabilité
d'un joueur devra être introduite dans les règles
de jeux plus tôt que plus tard afin d?éviter que
quelque chose de tragique se produise.
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| mercredi 15 mai 2013 | 17:27 - Un cinquième majeur? - RDS.CA
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Le Championnat des Joueurs remporté par Tiger
Woods au cours de la dernière fin de semaine a été
un succès sur toute la ligne. Une foule record a
franchi les portes d'entrée du TPC Sawgrass, dont
plus de 40 000 spectateurs lors de la seule
journée de dimanche pour la présentation de la
ronde finale.
Encore une fois cette année, la bourse offerte
aux participants était la plus importante de la
saison sur le circuit PGA Tour. On a réuni le
meilleur tableau de participants de l'année et le
déroulement du tournoi et sa conclusion ont permis
d'inscrire des cotes d?écoute très intéressantes.
Devant l'importance de l?événement, pas un seul
autre tournoi n'a été présenté sur la scène du
golf professionnel au cours de la même période.
Est-ce donc à dire qu'on va finalement consacrer
officiellement cet événement comme le
« Cinquième Majeur » ?
Pas certain. Pas certain du tout.
Le Grand Chelem tel qu'on le connait au golf est
une création du vénérable Arnold Palmer et de son
bon ami journaliste Bob Drum. Palmer avait déjà
remporté le Tournoi des Maîtres et l'Omnium
américain en 1960 et avait pour but de remporter
l'Omnium Britannique et le Championnat de la PGA
afin de réaliser le « Grand chelem »
moderne. C'est Drum qui s'est chargé de propager
l'idée du titre qui serait accordé à
l'exploit : « Grand Chelem ». Il
fallait le considérer comme
« moderne » puisque Bobby Jones avait
quant à lui réalisé en 1930 ce que certains
considèrent encore comme l'exploit ultime, à
savoir inscrire des victoires lors des Omniums
américain et britannique et lors des Championnats
Amateurs américain et britannique. Ces quatre
triomphes en une seule saison sont quant à moi ce
qui s'est fait de mieux dans l'histoire du
golf.
Il faut aussi savoir que personne n'a réalisé le
« Grand Chelem ». Woods est venu bien
près en 2000 et 2001 en inscrivant des victoires
consécutives lors des quatre événements, mais ce
ne fut pas au cours d'une même année. Cinq joueurs
ont gagné toutes les épreuves du carré de tournois
majeurs. Jack Nicklaus et Tiger Woods l'ont
accompli trois fois chacun. Gary Player, Ben Hogan
et Gene Sarazen une fois chacun.
Certains ne jurent que par ces tournois. Hors des
tournois majeurs, pas de salut. Est-ce exagéré
?
Prenons l'exemple de Ray Floyd, qui en a gagné
deux et qui mentionnait récemment que l'entrée au
Temple de la Renommée de Fred Couples et de Colin
Montgomerie ne faisait aucun sens parce que
Couples avait remporté un seul titre majeur
(Tournoi des Maîtres) et que Montgomerie n'en
avait aucun. Cela diminuait les standards
d'excellence établis par ceux qui sont déjà au
Temple de la Renommée (Floyd y a été admis en
1989).
À suivre ce raisonnement, Andy North, maintenant
commentateur à la télé américaine, serait
admissible au Temple de la Renommée parce qu'il a
gagné l'Omnium américain à deux occasions. Le seul
petit problème, c'est qu'il n'a gagné qu'une seule
autre fois sur le circuit PGA Tour. A-t-il plus le
droit d?être au Temple de la Renommée que
Montgomerie ?
Ce dernier a dominé l'Ordre du Mérite du Circuit
Européen pendant huit saisons, dont sept
consécutives. Montgomerie a inscrit 31 victoires
en Europe, a terminé cinq fois en deuxième
position lors de tournois majeurs et a participé
huit fois à la Coupe Ryder sans jamais y subir la
défaite en match de simple. Il fut aussi capitaine
de l?équipe européenne qui a remporté la Coupe
Ryder en 2010. Mais, il n'a pas gagné un tournoi
majeur?
Est-ce qu'on exagère l'importance des tournois
majeurs ?
Quand on analyse la liste des gagnants de ces
tournois au cours des dix dernières années, on se
rend bien compte que ce ne sont pas nécessairement
les noms inscrits récemment sur les trophées qui
feront accourir les foules. Reste qu'ils ont gagné
là où tant d'autres ont échoué.
Il nous faut convenir que les tournois majeurs
représentent les meilleurs tests de golf
annuellement. Si on se donne la peine de regarder
la liste des trous les plus difficiles en 2012, on
se rend compte que 11 des 15 trous les plus ardus
se retrouvent sur les parcours utilisés par
l'Omnium américain, l'Omnium britannique, le
Championnat de la PGA et le Tournoi des Maîtres.
Le seul trou du TPC at Sawgrass qui figure sur la
liste des 50 trous les plus difficiles est le
14e trou qui est au 46e
rang.
En 2012, le Olympic Club utilisé lors de l'Omnium
américain fut le parcours le plus difficile sur le
circuit PGA Tour. Le site du Championnat de la
PGA, Kiawah Island fut le deuxième, le Royal
Lytham and Ste Annes lors de l'Omnium britannique
fut le cinquième et le Augusta National, site du
Tournoi des Maîtres, est au huitième rang des
terrains les plus difficiles. Le TPC at Sawgrass
est au 19e rang.
Si les « majeurs » sont
incontestablement les meilleurs défis de golf
présentés aux joueurs au cours d'une saison,
est-ce suffisant pour prétendre que les gagnants
sont de meilleurs golfeurs que ceux qui, par
exemple, gagnant trois tournois différents au
cours d'une même saison ?
Dans l'esprit de plusieurs, nombreux sont les
professionnels qui échangeraient leurs trois
trophées contre le seul plaisir d'avoir en main
celui des omniums américain ou britannique,
l'immense trophée Wannamaker ou un veston
vert.
Le Championnat des Joueurs est certes un des
rendez-vous les plus importants de la saison. Un
peu plus que la série du Championnat du Monde qui
regroupe aussi les meilleurs au Doral et au
Firestone Country Club, mais un peu moins que les
quatre étapes du « Grand Chelem ».
C'est un peu l'exercice qu'on tente de faire en
comparant la Coupe Ryder à la Coupe des
Présidents. Formule semblable, joueurs semblables
et comparables. Et pourtant, on sent bien que les
deux événements n'ont pas le même impact et qu'ils
ne suscitent pas le même intérêt.
Malgré ses 40 ans d'histoire et son immense
succès, le Championnat des Joueurs n'a pas encore
l'envergure d'un tournoi majeur. Et il n'entrera
pas dans le club sélect du « Grand
Chlem » de sitôt. Mais je pense sincèrement
que le statut de « cinquième majeur »
lui donne un caractère encore plus unique que si
on l'intégrait au carré des grands. Il s'agit
d'une appellation qui n'est pas sans faire plaisir
aux organisateurs et aux joueurs eux-mêmes.
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| 16:42 - Bute ne reverra peut-être plus Carl Froch - RDS.CA
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Quand Lucian Bute a fait remarquer à l'entraîneur
Stephan Larouche qu'il devait interrompre son
entraînement parce que la douleur qu'il ressentait
à la main gauche était intolérable, c'est comme si
Jean Pascal, le groupe GYM, InterBox et les vrais
mordus de boxe du Québec avaient tous reçu un
foudroyant coup au plexus.
Il y avait si longtemps qu'on attendait cette
bataille. Pascal l'avait réclamé à grands cris
pendant deux ans, mais Bute était occupé ailleurs.
Finalement, quand les deux plus belles bêtes de
boxe au Québec ont été détrônées à l'échelle
mondiale, l'évènement est devenu possible.
Curieusement, cette fois, c'est InterBox qui a
fait des pieds et des mains pour l'organiser. Avec
un boxeur qu'on disait pas totalement remis de sa
raclée contre Carl Froch, on s'est étonné qu'on
insiste autant pour affronter un Pascal confiant
et dans une forme physique à faire peur.
Mais quelle était cette idée de permettre à
Pascal et Bute de faire un maître au Québec alors
qu'ils avaient encore la possibilité de remonter
les échelons en vue d'obtenir une autre chance à
l'échelle mondiale?
Pour l'argent, bien sûr. Ils auront
éventuellement l'occasion de toucher la plus
grosse bourse de leur carrière. Et deux fois
plutôt qu'une puisque la revanche sera toute aussi
rémunératrice. Il n'y a pas un combat de
championnat du monde qui aurait pu leur valoir de
toucher un tel magot. Sans doute aussi pour
assurer la survie financière des deux entreprises,
même si Jean Bédard prétend que les boxeurs
touchent plus d'argent que les promoteurs.
Par contre, il y a aussi une bonne part de
risques pour InterBox qui compte moins de boxeurs
que son concurrent dans son écurie. Si Bute
perdait le combat initial et la revanche sur
laquelle ils se sont entendus, ce serait
probablement la fin d'InterBox.
Bédard se redresse dans son fauteuil. «Je ne
comprends pas que tout le monde dise cela,
lance-t-il, offusqué. Si Lucian perd, il aura la
possibilité d'affronter Froch avec lequel nous
avons aussi une entente pour une revanche. Et
puis, dites-moi, est-ce que tous les boxeurs qui
encaissent une défaite s'empressent d'annoncer
leur retraite? Nous avons perdu un combat contre
Froch que nous considérons comme un accident de
parcours. Manny Pacquiao a encaissé six ou sept
défaites et il est toujours actif.»
D'autres plans pourraient être chambardés. Bute
et Pascal ne s'affronteront pas avant décembre,
peut-être même en janvier 2014, ce qui reculera
fort loin un combat Froch-Bute. Il sera peut-être
même trop tard pour permettre à Bute de revoir le
Britannique. Qui dit que Froch ne sera pas à la
retraite quand Bute sera disponible pour lui? Il a
déjà pas mal fait le tour de son jardin. Âgé de 35
ans, il a déjà fait allusion à la possibilité de
se retirer s'il perd son rendez-vous avec Mikkel
Kessler dans quelques jours.
«Les choses changent vite à la boxe, ajoute
Bédard. C'est bien possible qu'une bataille
Froch-Bute n'ait jamais lieu.»
Un combat local?
Bédard affirme qu'il n'y a rien de mieux qu'un
combat contre Jean Pascal pour replacer Bute sur
la scène internationale. Pascal est un boxeur
jouissant d'une belle feuille de route. Il est
connu mondialement. Quand Bute a fait savoir que
le moment était venu de l'affronter, une décision
sur laquelle Larouche était d'accord, Bédard s'est
empressé de mettre le train sur les rails.
Même si le public est dans l'attente d'un combat
déjà largement publicisé et pratiquement vendu à
100%, Bédard affirme qu'on a tort de considérer
l'évènement comme un combat local. Si c'était le
cas, il précise que le réseau HBO n'aurait jamais
accepté de le retransmettre.
«C'est un combat de calibre mondial entre deux
anciens champions du monde. C'est gros comme
évènement. HBO n'achète pas des batailles
locales», dit-il.
C'est bien beau tout ça, mais une fois le premier
verdict connu, il n'y aura plus qu'une tête
d'affiche à Montréal, comme l'a déjà fait
remarquer Pascal.
«Pas nécessairement, ajoute Bédard. Là où Jean et
Lucian en sont dans leur carrière, les ceintures
n'ont plus la même importance. Ce qui compte,
c'est leur feuille de route et ce qu'ils ont
accompli quand ils se sont battus à la télé. C'est
le genre de spectacle qu'ils ont offert dans les
moments importants. C'est ça qui captive les gens.
Il y a de très gros combats dans lesquels il n'y a
pas de ceintures à l'enjeu. Les ceintures
permettent aux boxeurs d'acquérir une notoriété
qui va les aider à faire progresser leur carrière.
Nous avons la chance d'organiser un combat entre
deux boxeurs locaux qui créera de l'intérêt à
travers le monde. Les gens ne réalisent pas qu'il
s'agit d'un combat international. Pour nous, c'est
aussi gros que si on se battait contre Carl Froch.
C'est même plus important encore parce que HBO
avait refusé d'acheter Bute-Froch.»
Pascal: l'adversaire parfait
À la suite de l'entente conclue par les deux
camps, le gagnant aura l'option de ne pas accorder
immédiatement une revanche à son rival. Ce qui
veut dire que Bute pourrait affronter Froch s'il
est toujours là. Pascal, de son côté, pourrait
vouloir se mesurer à Bernard Hopkins.
Par ailleurs, avant le combat entre Froch et
Bute, disputé le 26 mai 2012, les promoteurs
avaient convenu qu'advenant une défaite du
Roumain, il pouvait livrer un ou deux combats lui
permettant de retrouver sa notoriété avant de
l'affronter à nouveau. À l'époque, ils ne
croyaient jamais devoir attendre plus de deux ans
avant de se revoir.
«Dans quelques mois, si Lucian l'emporte contre
Pascal, nous l'aurons notre revanche contre Froch
et toutes les télés seront là, précise Bédard.
Voilà pourquoi, ce combat contre Pascal est
parfait pour nous.»
Question de maintenir l'intérêt au cours des six
prochains mois, peut-être que Pascal amusera la
galerie en y allant d'une poursuite contre
InterBox qu'il accuse d'avoir caché une vieille
blessure à la main de Bute. Une menace qui n'a
fait perdre le sommeil à personne au royaume des
Cages aux sports.
«S'il fallait qu'on porte attention à tout ce
qu'il dit..., laisse tomber Bédard. Jean est sans
doute très déçu de la tournure des événements.
C'est parfaitement compréhensible. Ces choses-là
arrivent à la boxe. Je peux vous dire que la
catastrophe aurait été plus grande encore s'il
avait fallu que la blessure survienne deux jours
avant le combat au lieu de trois semaines».
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| 15:36 - L'autre saison, autre arbitrage - RDS.CA
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Avec les quelques jours de congé forcé suite à
l?élimination des Canadiens en cinq petits matchs
au premier tour des séries éliminatoires, j'ai
regardé plusieurs rencontres au petit écran. Le
premier constat : le printemps nous présente
vraiment le hockey le plus intense, le plus
inspiré et le plus serré qui existe. Deuxième
constat : le hockey joué en séries n'a rien,
mais rien à voir avec celui de la saison
régulière. Conclusion : est-ce vraiment ce
que l'on veut?
Je m'explique. Pourquoi mettre en valeur la
vitesse, éliminer l'obstruction et prôner une
production offensive plus grande en saison pour
favoriser l'endurance physique et le jeu robuste
en séries. Croyez-moi, j'apprécie les bonnes mises
en échec et je ne détourne pas mon regard lorsque
les gants tombent sur la glace. Je comprends aussi
que certains préfèrent ce style de jeu serré et
intense, comme gardien j'aimais bien que mes
défenseurs puissent plus librement défendre notre
territoire. Mais les confrontations et les duels
engendrés dans l'après-saison relèvent parfois
plus d'un combat de lutte, ou d'un concours de
bûcherons que du hockey fluide et porté sur
l'attaque. Je pense qu'en 2013, nous sommes rendus
ou, plutôt, nous devons nous rendre ailleurs.
Comme joueur, je préconisais une approche de
laisser-faire, laisser-aller, alors que je savais
que c?était hors de notre contrôle. Aujourd'hui,
comme analyste qui pense aux amateurs, je me
demande sur quel pied danser alors que, de toute
évidence, le style favorisé lors des séries est
diamétralement opposé à celui préconisé en saison
régulière.
Imaginez-vous alors en tant que dirigeant qui
doit trouver l?équilibre parfait entre talent et
robustesse mais qui part de loin, mettons comme
les Leafs ou les Canadiens'Pas évident. L'exemple
du CH est probant cette saison. Un club bâtit pour
la vitesse et l'exécution, pour gagner des courses
vers la rondelle et pour faire circuler le disque
en supériorité numérique et en transition depuis
la ligne bleue. Une équipe qui a tellement donné
de maux de têtes à l'adversaire en saison qu'elle
s'est vu offrir le plus grand nombre d'occasions
en jeu de puissance de toute la LNH. En fait, 18
occasions de plus que les deuxièmes, les Red Wings
eux aussi très habiles et rapides, et 27 de plus
que les Devils, seconds dans l'Est.
Le Tricolore a bénéficié d'une minute par match
de plus de supériorité numérique que le New
Jersey. Si on considère que Montréal a présenté le
cinquième meilleur taux d'efficacité du circuit en
avantage et que les buts avec un patineur en plus
représentent près de 30% de toute la production
offensive du groupe (comparativement à 17%
pour Chicago et 25% pour Pittsburgh, les deux
puissances) on identifie donc là l'une des raisons
principales des succès et du deuxième rang
difficilement arraché par les Canadiens. Or, une
fois le tournoi printanier amorcé, finies les
punitions d'accrochages automatiques lorsque le
bâton de l'adversaire devient parallèle à la
glace; terminée l'obstruction systématique signalé
contre les défenseurs mal pris; on lève maintenant
les yeux sur les coups de bâtons et les coups
d?épaules loin de la rondelle, bref, on n'est plus
régi par la même rigueur quant à l'interprétation
des infractions commises.
Le hockey sera toujours une succession de combats
et de duels à un contre un pour obtenir une
position avantageuse, ou la possession de la
rondelle, j'en conviens et c'est ce qui fait du
hockey un sport à la fois simple en surface et,
parfois, complexe dans les menus détails. Le
gabarit, ou plus spécifiquement la force physique,
aura toujours une influence sur le résultat d'une
bataille à un contre un. La hargne, l'acharnement
et le désir seront toujours des facteurs
prépondérants dans l'obtention d'une certaine dose
de succès et doivent le demeurer.
Une uniformité, de la saison aux séries,
de l'Est à l'Ouest, d'un match à l'autre, dans la
façon de donner le ton en ce qui a trait à ce qui
sera tolérer, ou non, ne brimerait en rien
l'aspect robuste et l'augmentation du niveau
d'intensité, car il s'agit des athlètes les plus
dédiés et les plus brillants de leur sport. Ne
minimisons pas leur capacité à s'adapter
rapidement à un environnement qui serait encore
plus propice à du jeu spectaculaire sans
compromis.
Le mot de la fin revient donc aux directeurs
généraux. Mike Gillis disait que le changement de
style entre la saison et le premier tour demandait
des ajustements à sa formation. Marc Bergevin,
lui, a fait allusion à un équilibre à atteindre
entre gabarit et rapidité, mentionnant au passage
que les 30 organisations avait le désir d?être
plus gros, plus vite, plus fort. Ne serait-il pas
temps également de faire un pas en avant autrement
,sans avoir à changer le visage du hockey que nous
apprécions tant.
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