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LIVETENNIS.fr
samedi 25 mai 2013
23:55 - Une équipe remarquable - RDS.CA
Une équipe remarquable


vendredi 24 mai 2013
17:50 - Puissance contre puissance - RDS.CA
Puissance contre puissance

C'est encore une grosse semaine dans le monde des AMM, une semaine qui sera couronnée par l?événement UFC 160 avec en vedette le championnat du monde des poids lourds entre le champion Cain Velasquez (11-1-0) et son aspirant numéro un, le Brésilien Antonio « Bigfoot » Silva (18-4-0). Il s'agit d'un combat revanche entre ces deux mastodontes, et lors de leur premier rendez-vous, Velasquez l'avait emporté assez aisément, à 3:36 du premier round. Une coupure à la tête de Silva a cependant joué un grand rôle lors de ce combat.

Ce que j'aime du Brésilien est le fait qu'il est en mesure de surprendre ses adversaires dans plusieurs facettes des AMM. Lors de son combat contre Alistair Overeem, il a battu le gros cogneur à son propre jeu en lui passant le K.-O. ? à la surprise de tous. Silva a aussi dans son arsenal un jiu-jitsu qui est trop souvent sous-estimé et bien sûr il est très puissant. Cain Velasquez est un lutteur hors pair, assurément le meilleur dans la division des poids lourds du UFC, mais il est surtout de cette génération des athlètes en AMM qui excellent partout ? on ne parle plus d'eux comme des lutteurs ou des boxeurs, mais bien comme des spécialistes d'AMM. En plus de sa lutte de très haut niveau, Velasquez a développé d'excellentes techniques en kickboxing, en boxe et en muay thaï ? il a aussi une excellente défensive contre les amenées au sol et les soumissions. Selon moi, le combat sera plus compétitif que le premier, mais à la fin de la soirée, la ceinture demeurera autour de la taille du même homme, Cain Velasquez.

Le UFC 160 n'est pas seulement l'affaire du combat Silva-Velasquez, la carte offre aussi plusieurs autres bons combats, dont celui qui opposera l'ancien champion des poids lourds Junior Dos Santos (15-2-0) à l'ex-champion K-1 Mark Hunt (9-7-0). Il est évident que sur papier le combat semble inégal à cause de la fiche des deux adversaires, mais détrompez-vous et prenez cette statistique et lancez-la par la fenêtre. Dans le cas unique de ce combat, fiez-vous plutôt au style des deux combattants. Dos Santos aime rester debout et échanger, il possède une très bonne boxe, mais pour la première fois de sa carrière, je ne serais pas surpris de le voir tenter d'amener le combat au sol. Mark Hunt est un spécialiste du combat debout et son crochet de la gauche est tout simplement terrorisant pour ses adversaires ? il ne sera pas inquiété par la grandeur et la portée de son adversaire puisqu'il en a déjà vu des beaucoup plus grands que Dos Santos. Si le combat reste debout, le résultat sera spectaculaire et pour ce qui est du gagnant, faites pile ou face!

Les autres combats du UFC 160 :

Glover Teixeira (20-2-0) contre James Te Huna (16-5-0)

Gray Maynard (11-1-1) contre T.J. Grant (20-5-0)

Donald Cerrone (20-5-0) contre K.J. Noons (11-6-0)

Rick Story (15-6-0) contre Mike Pyle (24-8-1)

Dennis Bermudez (10-3-0) contre Max Holloway (7-1-0)

Robert Whittaker (10-2-0) contre Colton Smith (3-1-0)

Khabib Nurmagomedov (19-0-0) contre Abel Trujillo (10-4-0)

Nah-Shon Burrell (9-2-0) contre Stephen Thompson (6-1-0)

Brian Bowles (10-2-0) contre George Roop (13-9-1)

Jeremy Stephens (20-9-0) contre Estevan Payan (14-3-0)

Manchettes de la semaine dans le monde des arts martiaux mixtes :

-           L'organisation Bellator a finalement annoncé la date et l'endroit où aura lieu le combat le plus attendu de l'histoire de l'organisation : le championnat mondial des poids mi-moyens entre le champion Ben Askren (11-0-0) et l'aspirant Andrei Koreshkov (13-0-0). Les deux sont invaincus, les deux sont incroyablement talentueux et les deux ont des styles complètement différents : Askren est un lutteur olympique, il a d'ailleurs participé aux Jeux olympiques en 2008 en Chine alors que Koreshkov est une machine de kickboxing. Les deux ont cependant plusieurs autres cordes à leur arc et se sont parallèlement améliorés dans plusieurs disciplines. Autre fait important, ils auront eu tous les deux plus de sept mois pour se préparer en fonction de ce combat. Le combat aura lieu le 31 juillet au Nouveau-Mexique, je salive déjà;

-           L'ancien champion des poids mi-moyens du UFC Matt Serra a annoncé cette semaine sa retraite, lui qui n'avait pas combattu depuis presque trois ans. L'Américain nous aura offert au cours de sa carrière d'excellents combats, mais aussi de très spectaculaires prises de bec avec ses adversaires. Son haut fait d'armes demeurera toujours par contre sa victoire-surprise contre le Québécois Georges St-Pierre à Houston, au Texas;

-           Le 17 août prochain, le UFC fera ses débuts sur la toute nouvelle chaîne sportive américaine FOX SPORTS avec la présentation de l?événement « UFC ON FOX SPORTS 1 ». La grande finale de la soirée n'a toujours pas été annoncée, mais les dirigeants du UFC ont confirmé trois combats jusqu?à maintenant. Alistair Overeem affrontera Travis Browne, Thiago Alves sera opposé à Matt Brown et Michael Johnson en découdra avec Joe Lauzon;

-           Josh Barnett, l'ancien champion des poids lourds du UFC, est enfin de retour à la maison. Il a en effet signé une entente à long terme cette semaine et il ajoutera beaucoup de profondeur à la division des poids lourds de l'organisation de Dana White. Barnett, qui a fait ses débuts professionnels il y a seize ans, en 1997, a quitté le UFC en 2002 après avoir échoué un test antidopage. Il a poursuivi sa carrière majoritairement au sein de l'organisation japonaise Pride. Il sera très intéressant de voir qui sera son premier adversaire? Pourquoi pas le gagnant du combat Dos Santos-Hunt?

-           À la suite de sa victoire contre Chael Sonnen, le champion mondial des mi-lourds du UFC Jon Jones sera au repos forcé afin de se remettre de ses blessures. La durée de son absence reste indéterminée pour l'instant, mais selon Dana White, elle pourrait être aussi courte que six semaines ou aussi longue que six mois. Plus de détails dans les prochains jours?

-           Vitor Belfort nous a offert la semaine dernière possiblement le K.-O. le plus spectaculaire de l'histoire des AMM avec un coup de talon retourné directement à la mâchoire de son adversaire Chris Weidman. Selon ce que j'ai entendu ces dernières heures, Belfort aurait finalement accepté d'affronter le gagnant du combat entre Anderson Silva et Chris Weidman pour le titre mondial des poids moyens. Le combat aura vraisemblablement lieu à Las Vegas, au Nevada;

-           Le Québécois Georges St-Pierre a repris l'entraînement à temps plein en prévision de son combat contre Johny Hendricks. La date et l'endroit où aura lieu ce combat n'ont pas été annoncés, mais le champion est en mode « entraînement pour un combat ». Au cours des dernières semaines, il avait quelque peu délaissé l'entraînement pour tourner dans le prochain film de la franchise Capitaine America où il jouera le rôle d'un vilain et il a aussi prêté sa voix à un personnage du prochain film d'animation Monsters Inc.



15:20 - Changement de garde au Colorado - RDS.CA
Changement de garde au Colorado

La nomination de Patrick Roy comme entraîneur-chef de l'Avalanche vient compléter une réorganisation majeure au sein de la direction. C'est le changement de garde. On tourne la page sur l'ère Pierre Lacroix.

Au départ, il y a eu la nomination de Josh Kroenke comme président de l'équipe. Âgé de 33 ans, il est le fils de Stan Kroenke, le propriétaire de l'Avalanche. Il succède à Pierre Lacroix qui agira comme consultant. Josh Kroenke siégeait déjà au bureau des gouverneurs de la LNH. Et tout indique que Kroenke fils va s'inspirer des Broncos de Denver pour rebâtir l'Avalanche.
 

Sa première décision a été de nommer Joe Sakic vice-président exécutif des opérations hockey. Les Broncos avaient aussi engagé une ancienne vedette,  John Elway, pour relancer la franchise. Ensuite, Elway a convaincu Peyton Manning de poursuivre sa carrière au Colorado. Sakic, lui, s'est tourné vers son ancien coéquipier, un personnage encore très populaire à Denver.
 
Roy avait le contrôle sur toutes les opérations hockey avec les Remparts et il a certainement posé quelques questions à la nouvelle direction avant de s'engager. Comme jusqu'où est-elle prête à aller pour ramener une équipe gagnante à Denver? Et il s'agit d'une excellente question quand on sait que Josh Kroenke est aussi président des Nuggets de la NBA. Comment va-t-il partager son temps entre les deux équipes?  Une équipe sera-t-elle favorisée par rapport à l'autre? Visiblement, l'ancien gardien de but a été satisfait des réponses obtenues, et comme vice-président aux opérations hockey, il s'est assuré d'avoir son mot à dire dans toutes les décisions.  À Denver, on dit qu'en fin de compte, c'est Joe Sakic qui aura le dernier mot. D'ailleurs, comment doit se sentir le directeur général de l'Avalanche Greg Sherman aujourd'hui pensez-vous?
 
Le plus ironique, un sondage mené par le Denver Post cette semaine révélait que Patrick n'était pas le choix no 1 des gens de Denver pour diriger l'Avalanche. George Gwozdecky, entraîneur de l'équipe de hockey de l'Université de Denver recevait l'appui de 30,9 % des répondants, contre 27,4 % pour Patrick.  Dave Tippett était le choix de 20,6 %. Les autres (Lindy Ruff, Guy Boucher, Ron Wilson, etc ...), 21,3 %.
 
La LNH et la NBA, deux mondes?

L'autre dossier dont on a beaucoup parlé cette semaine est celui du retour des Nordiques.  Ce qui m'amène à comparer  la façon dont on règle les dossiers dans la LNH et la NBA. Commençons par celui des Kings de Sacramento.
 
Le conflit entre les frères Maloof et la ville de Sacramento à propos des Kings est apparu sur la place publique il y a 18 mois environ. Un groupe de Seattle entre en scène et les rumeurs de déménagement deviennent de plus en plus persistantes.  Elles se confirment quand l'équipe est vendue à un groupe qui compte entre autres Steve Ballmer, le CEO de Microsoft. La résistance s'organise à Sacramento où on réunit des acheteurs intéressés à  garder les Kings en Californie.
 
La NBA doit approuver la vente et le déménagement. Le commissaire de la NBA, David Stern, ne fait pas de cachettes : il souhaite le retour de son circuit à Seattle.  Il entend les deux groupes qui s'affrontent dans cette affaire et demande à un comité de relocalisation d'étudier le dossier. Conclusion du comité : les Kings ne devraient pas être transférés.  Quelques jours plus tard, les gouverneurs de la NBA entérinent les recommandations du comité et les frères Maloof, à contrec'ur, vendent finalement l'équipe au groupe de Sacramento.  Fin d'un dossier qui en plus a été mené avec transparence par David Stern.
 
Pendant ce temps, le dossier des Coyotes de Phoenix n'en finit plus de finir. D'un côté, un groupe intéressé à acheter l'équipe et la transférer à Québec; de l'autre... rien, sinon la LNH qui cherche désespérément des gens pour opérer l'équipe en Arizona.  Et ça dure depuis 2009. Même que l'affaire est devenue une vraie farce. Gary Bettman qui nous annonce un « sauveur » chaque mois, des acheteurs sans le sou, la ville de Glendale qui n'a plus les moyens financiers de  garder son équipe, des citoyens qui s'en fichent complètement et toute l'opération menée dans le plus grand secret, sauf pour dire que Phoenix est un marché de hockey!!! 
 
Deux circuits, deux modèles d'affaires. La NBA a analysé les faits, pas des hypothèses ou des mirages.  Elle avait devant elle deux groupes composés de milliardaires qui avaient déposé des offres d'achat concrètes.  Et malgré la volonté du commissaire, le comité de relocalisation a recommandé de garder l'équipe à Sacramento.  Ce qui ne veut pas dire que Seattle n'aura pas son équipe un jour grâce à l'expansion et plusieurs centaines de millions de dollars. Mais ici, la NBA n'a pas laissé traîner les choses,  elle a pris une décision et réglé le dossier. Tout le contraire de la LNH.



04:41 - Deux grands leaders - RDS.CA
Deux grands leaders

L'Avalanche du Colorado a raté les séries lors des trois derniers printemps, terminant même la dernière campagne au dernier rang de l'Association Ouest. L'amphithéâtre n'est plus rempli lors des matchs de hockey dans une ville pourtant fière des ses équipes sportives et, surtout, de ses deux coupes Stanley. Jamais, alors que j'amorçais à peine ma carrière dans la LNH, je n'aurais pu imaginer tel scénario au moment même où on s'arrachait les billets pour les rencontres de la première saison suivant le déménagement de l?équipe, de l'autre côté de l'autoroute, passant du vétuste McNichol's Arena au flambant neuf et luxueux Pepsi Center. Il faut dire qu?à cette époque, évoluer pour l'Avalanche voulait aussi dire avoir pour voisin de casier un futur membre du Temple de la renommée. En bourgogne et bleu à la fin des années 90 et au tournant du millénaire les Forsberg, Bourque, Andreychuk, Foote, Sakic et Roy.

Les temps ont bien changés.

Après quelques résultats bien en deçà des attentes sur la glace et aux guichets, il était temps de tenter un grand coup afin de tenter de redorer le blason d'une organisation jadis synonyme de succès. La direction semblait avoir perdu de sa vigueur et de sa couleur depuis le départ de Pierre Lacroix de la chaise de directeur général. Greg Sherman a été tassé, malgré son titre honoraire de DG. Il s'occupera désormais des contrats et de la gestion de la masse salariale au quotidien.

L'entrée en scène d'un grand de l'histoire des Nordiques et de l'Avalanche, Joe Sakic, un gentleman très respecté partout dans le monde du hockey aura un impact immédiat. Pour l'avoir côtoyé, je ne suis pas surpris de la flexibilité dont il a fait preuve dans les négociations pour attirer Patrick Roy à la barre du Colorado. N'est-ce pas exactement ce qu'il a fait en 1996? C'est-à-dire de partager, avec un gagnant qui a fait ses preuves, le leadership d'un groupe dont il était le capitaine dans le but avoué de les mener vers de plus hauts sommets. Il prend le risque bien calculé, à nouveau, de partager avec Roy une certaine partie de son pouvoir décisionnel en connaissant cette fois-ci très bien l'homme qu'il engage. Il sait ce dont Patrick est capable, il admire sa passion, sa contagion et son abandon envers son sport et il a déjà été plus d'une fois témoin de la fougue et de l'intensité du légendaire gardien. En vrai leader, Sakic n'a pas peur de s'entourer d'une personnalité forte car il croit donc qu'il s'agit de ce dont les jeunes joueurs de l'organisation ont besoin pour se développer en symbiose, le plus grand défi du nouvel entraîneur d'ailleurs.

Pour ce qui est de Patrick Roy lui-même maintenant : il était mûr pour un nouveau défi. Mais il n?était pas prêt à le relever dans un environnement qu'il ne considérait pas propice à ce qu'il puisse man'uvrer entièrement selon ses convictions. S'il a apposé son nom au bas de ce contrat, c'est qu'il a la conviction que les Kroenke, propriétaires du club, et Sakic partagent sa vision en ce qui a trait au processus de prises de décisions qui devra impliquer des gens envers qui il a confiance. L'exemple d'Alain Vigneault, pris dans un bourbier où il n'avait pas le dernier mot quant au personnel à sa disposition à Vancouver va servir aux entraîneurs avertis. Il a fait ses classes derrière le banc des Remparts et saura s'entourer des bons adjoints pour combler tout manque qui pourrait nuire à ce qu'il connaisse du succès.

Maintenant patron d'une équipe jeune et talentueuse, mais qui manque clairement de cohésion, il aura la possibilité d'identifier les pommes pourries, s'il y en a, et poser les gestes en conséquence aussi afin d'amener à Denver des joueurs qui ont les priorités aux bonnes places. L'Avalanche possède le tout premier choix du prochain repêchage et il s'agit là d'un bon bloc de départ afin de solidifier une défensive qui en a besoin. Les Duchene, Landeskog et Johnson sont des jeunes prometteurs.

Une chose est certaine avec cette embauche, avec Sakic et Roy qui mènent désormais les destinées de l'Avalanche on ne devrait plus s'en faire dans ce vestiaire avec le voyage de fin d'année à Vegas. Car s'il n'en tient qu?à ces deux gagnants le voyage du printemps c'est celui des séries.



04:23 - Roy n'aurait pas obtenu tout ce pouvoir à Montréal - RDS.CA
Roy n'aurait pas obtenu tout ce pouvoir à Montréal

Dans sa quête pour trouver le prochain entraîneur du Canadien, Marc Bergevin ne s'est pas entretenu suffisamment longtemps avec Patrick Roy pour savoir à quel point il désirait le poste.

Roy avait fait la paix avec son ancienne équipe. Il avait participé au retrait de son chandail durant une soirée chargée d'émotion au cours de laquelle il avait soulevé la foule du Centre Bell en lançant: « Ce soir, je rentre chez nous » Les amateurs montréalais ont toujours aimé voir leurs grandes vedettes partis dans la discorde, Maurice Richard, Guy Lafleur et cette fois Roy, revenir dans le giron familial.

Bref, Roy était prêt à reprendre du service au niveau de la patinoire. Il rêvait de gagner une autre coupe Stanley, cette fois dans un rôle d'entraîneur. Malheureusement, il a su très vite qu'il n'appartenait pas à la courte liste du nouveau directeur général qui privilégiait l'embauche d'un homme d'expérience.

Pour quitter ses Remparts et accéder à un plus haut niveau, il n'avait que deux organisations en tête: Le Canadien et l'Avalanche, les deux équipes qui avaient contribué à faire de lui un gagnant.

Jamais il n'a été question pour lui d'attendre le retour des Nordiques, comme on l'a laissé supposer au cours des deux derniers jours. Il avait des raisons qui lui sont personnelles pour se refuser le droit de revenir dans la Ligue nationale dans sa propre ville. Il ne l'aurait pas fait même si on avait appris au début de la semaine que la ville de Phoenix perdait sa concession au profit de Québec.

La destinée de Roy continue de bien le servir. Pour la deuxième fois de sa carrière, le Canadien lui glisse entre les doigts au profit de l'Avalanche. Et aux deux occasions, il en est sorti gagnant. Quand il a été échangé au Colorado après l'esclandre du Forum en 1995, il a donné un second souffle à sa carrière en allant gagner deux autres coupes Stanley avec les anciens Nordiques. Jamais il n'aurait obtenu à Montréal les riches contrats qu'il a paraphés à Denver.

Cette fois, en n'obtenant pas le poste qu'il convoitait à Montréal, l'Avalanche lui a accordé tout le pouvoir dont il rêvait. Un pouvoir qui lui aurait échappé à coup sûr à Montréal.

Les deux seuls joueurs à avoir mérité le trophée Conn Smythe avec l'Avalanche ont maintenant la responsabilité de remettre sur les rails ce qui a déjà été une très belle machine. Quand on est reconnu comme le joueur par excellence d'une longue marche vers la coupe Stanley, c'est qu'on est une source d'inspiration et un gagnant. Roy et Joe Sakic ont reçu ce trophée après en avoir fait la démonstration.

On aimerait être un petit oiseau pour être témoin du silence qui va envelopper le vestiaire quand Roy s'y plantera pour faire ses recommandations. Non seulement est-il reconnu comme un homme pour qui tous les trucs étaient bons pour gagner, mais l'Avalanche serait encore en quête de sa première coupe si Réjean Houle ne lui avait pas fait la faveur de l'échanger à la formation qui était dirigée par son ex-agent.

Roy est devenu l'unique entraîneur de la Ligue nationale à posséder quatre bagues de la coupe Stanley. Un seul autre coach a gagné une coupe, une seule, Kirk Muller. Dans le même ordre d'idée, pas moins de 14 entraîneurs n'ont jamais évolué dans la ligue. Dans certaines villes, en voyant un inconnu obtenir le poste, il y a probablement des joueurs qui se sont demandés d'où il sortait celui-là. Avec Roy, la question ne se posera pas. Seth Jones, le futur premier choix de l'Avalanche que Roy dirigera la saison prochaine, n'était pas né quand le gardien a remporté sa deuxième coupe avec le Canadien. Il avait deux ans quand il a donné à l'Avalanche sa première coupe. Toutefois, vous pouvez parier tout ce que vous possédez qu'il sait déjà parfaitement qui il est.

Tout un pouvoir de négociation

De mémoire d'homme, on ne se souvient pas qu'un entraîneur issu du niveau junior, convoité par une organisation de la Ligue nationale, ait joui d'un tel pouvoir de négociation. Ça ne se voit jamais une situation comme celle-là. Un coach junior qui se verrait approcher de cette façon, sauterait sur l'invitation sans poser la moindre question. Il accepterait des conditions monétaires modestes sans protester pour pouvoir jouir d'une telle chance.

Au cours des derniers jours, Roy s'est appliqué à négocier son pouvoir. Il tenait absolument à être impliqué dans toutes les décisions reliées aux joueurs. Roy et Sakic sont devenus des vice-présidents aux opérations hockey. Le premier donnera fermement son opinion. Le second aura le dernier mot. On verra pendant combien de temps ils parviendront à cohabiter dans cet organigramme qui n'est pas simple et qui pourrait donner lieu à des discussions orageuses avec le temps.

Une chose est certaine, il n'y aura plus de paresseux au sein de l'Avalanche, comme l'avait laissé entendre le gardien Jean-Sébastien Giguère dans les derniers moments de la saison. Roy verra à ce que le deuxième étage ne soit jamais satisfait. Les entraîneurs adjoints sont mieux d'être alertes quand le coach sondera leurs opinions. Quant aux joueurs, être dirigés par un homme qui était reconnu pour manger les bandes n'est jamais reposant.

L'arrivée de Roy aura le même effet sur les gens de Denver que celui de Marc Bergevin et Michel Therrien en a eu sur le public du Québec. Elle redonnera espoir à des amateurs qui avaient déserté le Pepsi Center ces dernières années. L'équipe a été exclue des séries au cours des trois dernières années et quatre fois au cours des cinq dernières. Tomber aussi bas après avoir paradé avec la coupe à deux occasions dans le centre-ville, ça laisse des traces.

Les amateurs, qui devraient retrouver le chemin de la billetterie, sont probablement impatients de voir ce que cela va donner. Ils ne sont pas les seuls. Sakic est calme et pondéré. Roy est émotif et explosif. Comme dirait l'autre, ça ne risque pas d'être plate autour de l'équipe.

Au début de son règne, Roy aura peut-être deux prises contre lui. La Ligue nationale a énormément changé depuis qu'il l'a quittée. S'y reconnaîtra-t-il? Il y a aussi une énorme différence entre diriger des joueurs juniors et des professionnels. Mais le copropriétaire des Remparts est un drôle de pistolet. Ce n'est pas parce qu'il a deux prises contre lui qu'il ne croit pas pouvoir frapper un circuit.
 



04:23 - Pas le même pouvoir à Montréal - RDS.CA
Pas le même pouvoir à Montréal

Dans sa quête pour trouver le prochain entraîneur du Canadien, Marc Bergevin ne s'est pas entretenu suffisamment longtemps avec Patrick Roy pour savoir à quel point il désirait le poste.

Roy avait fait la paix avec son ancienne équipe. Il avait participé au retrait de son chandail durant une soirée chargée d'émotion au cours de laquelle il avait soulevé la foule du Centre Bell en lançant: « Ce soir, je rentre chez nous » Les amateurs montréalais ont toujours aimé voir leurs grandes vedettes partis dans la discorde, Maurice Richard, Guy Lafleur et cette fois Roy, revenir dans le giron familial.

Bref, Roy était prêt à reprendre du service au niveau de la patinoire. Il rêvait de gagner une autre coupe Stanley, cette fois dans un rôle d'entraîneur. Malheureusement, il a su très vite qu'il n'appartenait pas à la courte liste du nouveau directeur général qui privilégiait l'embauche d'un homme d'expérience.

Pour quitter ses Remparts et accéder à un plus haut niveau, il n'avait que deux organisations en tête: Le Canadien et l'Avalanche, les deux équipes qui avaient contribué à faire de lui un gagnant.

Jamais il n'a été question pour lui d'attendre le retour des Nordiques, comme on l'a laissé supposer au cours des deux derniers jours. Il avait des raisons qui lui sont personnelles pour se refuser le droit de revenir dans la Ligue nationale dans sa propre ville. Il ne l'aurait pas fait même si on avait appris au début de la semaine que la ville de Phoenix perdait sa concession au profit de Québec.

La destinée de Roy continue de bien le servir. Pour la deuxième fois de sa carrière, le Canadien lui glisse entre les doigts au profit de l'Avalanche. Et aux deux occasions, il en est sorti gagnant. Quand il a été échangé au Colorado après l'esclandre du Forum en 1995, il a donné un second souffle à sa carrière en allant gagner deux autres coupes Stanley avec les anciens Nordiques. Jamais il n'aurait obtenu à Montréal les riches contrats qu'il a paraphés à Denver.

Cette fois, en n'obtenant pas le poste qu'il convoitait à Montréal, l'Avalanche lui a accordé tout le pouvoir dont il rêvait. Un pouvoir qui lui aurait échappé à coup sûr à Montréal.

Les deux seuls joueurs à avoir mérité le trophée Conn Smythe avec l'Avalanche ont maintenant la responsabilité de remettre sur les rails ce qui a déjà été une très belle machine. Quand on est reconnu comme le joueur par excellence d'une longue marche vers la coupe Stanley, c'est qu'on est une source d'inspiration et un gagnant. Roy et Joe Sakic ont reçu ce trophée après en avoir fait la démonstration.

On aimerait être un petit oiseau pour être témoin du silence qui va envelopper le vestiaire quand Roy s'y plantera pour faire ses recommandations. Non seulement est-il reconnu comme un homme pour qui tous les trucs étaient bons pour gagner, mais l'Avalanche serait encore en quête de sa première coupe si Réjean Houle ne lui avait pas fait la faveur de l'échanger à la formation qui était dirigée par son ex-agent.

Roy est devenu l'unique entraîneur de la Ligue nationale à posséder quatre bagues de la coupe Stanley. Un seul autre coach a gagné une coupe, une seule, Kirk Muller. Dans le même ordre d'idée, pas moins de 14 entraîneurs n'ont jamais évolué dans la ligue. Dans certaines villes, en voyant un inconnu obtenir le poste, il y a probablement des joueurs qui se sont demandés d'où il sortait celui-là. Avec Roy, la question ne se posera pas. Seth Jones, le futur premier choix de l'Avalanche que Roy dirigera la saison prochaine, n'était pas né quand le gardien a remporté sa deuxième coupe avec le Canadien. Il avait deux ans quand il a donné à l'Avalanche sa première coupe. Toutefois, vous pouvez parier tout ce que vous possédez qu'il sait déjà parfaitement qui il est.

Tout un pouvoir de négociation

De mémoire d'homme, on ne se souvient pas qu'un entraîneur issu du niveau junior, convoité par une organisation de la Ligue nationale, ait joui d'un tel pouvoir de négociation. Ça ne se voit jamais une situation comme celle-là. Un coach junior qui se verrait approcher de cette façon, sauterait sur l'invitation sans poser la moindre question. Il accepterait des conditions monétaires modestes sans protester pour pouvoir jouir d'une telle chance.

Au cours des derniers jours, Roy s'est appliqué à négocier son pouvoir. Il tenait absolument à être impliqué dans toutes les décisions reliées aux joueurs. Roy et Sakic sont devenus des vice-présidents aux opérations hockey. Le premier donnera fermement son opinion. Le second aura le dernier mot. On verra pendant combien de temps ils parviendront à cohabiter dans cet organigramme qui n'est pas simple et qui pourrait donner lieu à des discussions orageuses avec le temps.

Une chose est certaine, il n'y aura plus de paresseux au sein de l'Avalanche, comme l'avait laissé entendre le gardien Jean-Sébastien Giguère dans les derniers moments de la saison. Roy verra à ce que le deuxième étage ne soit jamais satisfait. Les entraîneurs adjoints sont mieux d'être alertes quand le coach sondera leurs opinions. Quant aux joueurs, être dirigés par un homme qui était reconnu pour manger les bandes n'est jamais reposant.

L'arrivée de Roy aura le même effet sur les gens de Denver que celui de Marc Bergevin et Michel Therrien en a eu sur le public du Québec. Elle redonnera espoir à des amateurs qui avaient déserté le Pepsi Center ces dernières années. L'équipe a été exclue des séries au cours des trois dernières années et quatre fois au cours des cinq dernières. Tomber aussi bas après avoir paradé avec la coupe à deux occasions dans le centre-ville, ça laisse des traces.

Les amateurs, qui devraient retrouver le chemin de la billetterie, sont probablement impatients de voir ce que cela va donner. Ils ne sont pas les seuls. Sakic est calme et pondéré. Roy est émotif et explosif. Comme dirait l'autre, ça ne risque pas d'être plate autour de l'équipe.

Au début de son règne, Roy aura peut-être deux prises contre lui. La Ligue nationale a énormément changé depuis qu'il l'a quittée. S'y reconnaîtra-t-il? Il y a aussi une énorme différence entre diriger des joueurs juniors et des professionnels. Mais le copropriétaire des Remparts est un drôle de pistolet. Ce n'est pas parce qu'il a deux prises contre lui qu'il ne croit pas pouvoir frapper un circuit.
 



02:01 - Une mentalité gagnante rehaussée - RDS.CA
Une mentalité gagnante rehaussée

Dès samedi, nous reprenons le collier après une pause bénéfique de 10 jours sans match.

Même si on venait de disputer sept matchs en seulement 22 jours, je ne peux pas confirmer que je sentais le niveau d?énergie baisser au sein de notre équipe. À mon avis, tout le monde était entré dans une routine de match, repos, match. Comme je l'ai déjà dit auparavant, en tant que joueur de soccer, on aime ça!

Mais bon, c'est vrai que nous avions joué beaucoup de parties en peu de temps.

On vivait en quelque sorte sur le pilote automatique. Quant au niveau d?énergie, tu te dis que tu as le même, mais logiquement et naturellement ce n'est pas le cas. On a probablement plus joué sur l'adrénaline avec les défis importants que nous avions à relever.

Évidemment, c'est bien d'obtenir 10 jours sans une confrontation. Ça permet à des joueurs blessés de revenir en forme et d'ajouter un peu de fraîcheur au groupe. De plus, ceux qui avaient joué plusieurs minutes pouvaient aussi se reposer physiquement et mentalement afin de repartir en force pour une autre série de rencontres.

On finalise notre préparation pour le duel contre l'Union de Philadelphie, mais on veut surtout reprendre où on a laissé avec une belle victoire à domicile (contre Salt Lake City). On veut garder notre attitude d'un groupe conquérant. On sait aussi que l'Union n'est pas loin derrière nous au classement au niveau des points même si nous avons des matchs de plus à disputer.

On ne souhaite pas leur laisser croire qu'ils se rapprocheraient s'ils obtenaient la victoire. D'ailleurs, on se souvient de ce que nous avons vécu l'an dernier quand on se battait pour les éliminatoires avec cinq matchs d'avance sur les autres.

Le but demeure donc de continuer notre séquence et rester dans le haut du classement dans l'Est avant de profiter de nos matchs supplémentaires pour creuser l?écart.

Encore à la recherche du match idéal

Troy PerkinsComme n'importe quelle équipe, c'est certain qu'on a toujours des points à améliorer. Jusqu?à maintenant, on a obtenu de bons résultats, mais pas toujours en offrant un effort à la hauteur du début à la fin.

Oui, on a récolté un gain de 6-0 contre Toronto, mais ça comptait pour le Championnat canadien et non la MLS.

Dans certains matchs, on a bien fait, mais on a perdu comme celui à New York. Le cas contraire s'est aussi présenté comme à San Jose. Je suis convaincu qu'on peut quand même devenir plus dominant en contrôlant plus le jeu dans tous les aspects.

Je pense à la possession, contrôler le rythme, créer les actions de jeu et vraiment mettre une équipe dos au mur. En MLS, on n'a pas encore acquis une victoire après avoir mis une équipe K.-O. comme avec un 3-0 par exemple.

Ceci dit, on a déployé de très bonnes performances et on a démontré de belles choses offensivement tandis que notre défense est solide. C'est probablement durant le match contre Chicago qu'on a plus le dominé pour triompher 2-0, mais c'est surtout en deuxième demie qu'on a pesé sur l'accélérateur.

L'exemple de Brovsky prouve la volonté de notre équipe

Parfois, les joueurs de soccer possèdent une réputation négative par rapport à leur niveau d'endurance à la douleur. Personnellement, je ne crois pas que le courage démontré par Jeb Brovsky (multiples fractures au nez) changera cette vision.

Jeb BrovskyEn tant que joueur, je peux vous assurer que j'ai vu des athlètes continuer à jouer malgré des blessures importantes. Au soccer, on ne mentionne pas toutes les blessures qui affectent les athlètes. En général, on dévoile les blessures des joueurs qui sont hors de combat, mais les autres demeurent secrètes.

Je présume que les amateurs décèlent une grande mentalité de guerrier et une grosse volonté dans une histoire comme celle de Jeb. Mais c'est important de mentionner que ces joueurs sont très nombreux.

À Montréal, peut-être que le public est moins habitué de voir cela sur le terrain de soccer et c'est vrai que cette blessure aurait pu envoyer plusieurs joueurs sur la touche.

Ayant joué au hockey durant la plupart de ma vie, je comprends que le soccer n'est pas un sport semblable au hockey ou au football américain en ce qui concerne les contacts. Parfois, au soccer, tu ne peux rien faire avec certaines blessures qui t'empêchent de jouer.

Bref, le courage de Jeb démontre que notre équipe a vraiment une énorme volonté de réussir cette année. On a monté d'un cran par rapport à notre de mentalité gagnante cette saison.

En terminant, on devrait compter sur le retour du défenseur Alessandro Nesta à partir de samedi. Même si la défense allait bien, Alessandro représente un véritable général en défense. Il est très calme et il parle beaucoup pour guider ses coéquipiers. Avec son jeu et ses informations, il permet à ses coéquipiers de se sentir à l'aise.

En plus d'avoir une superbe anticipation, il excelle dans les passes. À mon poste de milieu évoluant devant la ligne défensive, les qualités de Nesta me permettent de ne pas reculer trop bas parce qu'il peut accomplir la première passe qui bat la première ligne de nos adversaires.

De sa position arrière, il détient les atouts techniques d?être comme un milieu de terrain en relançant le jeu.

*Propos recueillis par Éric Leblanc



01:51 - Passion et émotion - RDS.CA
Passion et émotion

C'est ce dont l'Avalanche du Colorado avait besoin et c'est ce que l?équipe a obtenu en embauchant Patrick Roy.

C'est donc les coudées franches que Roy reviendra au Colorado pour redresser la barque de l'Avalanche. À titre d'entraîneur-chef, mais aussi de vice-président président aux opérations hockey de l'organisation, Roy aura le loisir de prendre les décisions qu'il jugera nécessaires.

Carburant au défi, il sera donc servi. J'ai toujours cru qu'il valait mieux pour un entraîneur d?être un jour congédier après avoir fait les choix qui s'imposaient plutôt que d?être sacrifié à la suite des mauvaises décisions des autres.

Ses premiers choix, il devra les faire très bientôt. Même tout s'est sans doute déroulé très vite pour lui au cours des derniers jours, je suis persuadé qu'il a déjà identifié les personnes avec qui il aimerait bien travailler derrière le banc.

Une chose est sûre, tous ceux qui se retrouveront à ses côtés seront des gagnants, des passionnés. De plus, ils ne devront pas comptabiliser leurs heures de travail passées à développer les jeunes joueurs dont cette équipe regorge.

André Tourigny et Benoît Groulx, respectivement entraîneur-chef des Huskies de Rouyn-Noranda et des Olympiques de Gatineau, seraient tout désignés pour épauler Roy à titre d'adjoints. Ces trois hommes entretiennent d'excellentes relations même s'ils s'affrontent régulièrement dans la LHJMQ.

Il ne faudrait pas oublier l'ancien entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay, Guy Boucher, pour qui Roy voue le plus grand des respects.

Même si tous du Québec, là n'est certainement pas le critère d'embauche de Roy. Qu'ils parlent japonais, français ou anglais, Roy choisira ceux qui sont le plus en mesure de l'aider à faire de l'Avalanche une équipe à la fois compétitive et gagnante. Aussi déterminé soit-il, Roy ne peut s'acquitter de cette tâche seule.

Sa seule venue au Colorado suffira toutefois à créer un engouement certain aux guichets  du Pepsi Center. Parions qu'il y aura un soudain intérêt pour les billets de saison de l?équipe.

Bien que la population du Colorado ait signifié dans un récent sondage en ligne du Denver Post que le candidat idéal pour prendre les rênes de l?équipe était George Gwozdecky, l'embauche de Roy est ce qui pouvait arriver de mieux à l'Avalanche.

Sans rien enlever à Gwozdecky, qui dirige les Pioneers de l'Université Denver depuis près de 20 ans, Roy répondait à tous les critères d'embauche.

Dans la LNH d'aujourd?hui, les entraîneurs ne se doivent pas que d'exceller, ils doivent de plus être de bons communicateurs et vendeurs. Roy a toutes ces qualités.

Aller jouer au Colorado, ce ne sera plus une partie de plaisir, vous pouvez en être certain.

*D'après l'intervention de Gaston Therrien au 5 à 7



00:44 - Par la grande porte - RDS.CA
Par la grande porte

Pas de doute, Patrick Roy était le seul candidat de Joe Sakic.

Les noms de Lindy Ruff et Dave Tippett ont peut-être été évoqués au cours des derniers jours, seul Roy répondait au portrait type de l'entraîneur-chef que recherchait Sakic, le vice-président exécutif aux opérations hockey de l'Avalanche.

Un gagnant... Ça vous dit quelque chose? Un coach d'expérience et de carrière... Après sept ans dans les rangs juniors, on peut définitivement parler de Roy comme d'un entraîneur dans l?âme. C'est sans compter l?émotion et la passion qu'il saura transmettre à ses joueurs.

En donnant les rênes de l?équipe à Roy, l'Avalanche réalise de plus un excellent coup de marketing. Au fil des cinq ou six dernières saisons, les partisans du Colorado ont quelque peu délaissé le Pepsi Center après l'avoir rempli à craquer pendant plusieurs années. Le grand retour de Roy va certainement les inciter à revenir.

Roy revient donc par la grande porte. En plus de ses fonctions d'entraîneur-chef, il occupera de plus le poste de vice-président aux opérations hockey, du jamais vu!

Offrir tous ces pouvoirs décisionnels à un entraîneur-chef recrue, c'est loin d?être habituel. C'est un saut extraordinaire de la LHJMQ à la LNH. Mais qui d'autre que Roy pour établir un tel précédent?

Je l'ai dit souvent par le passé, Roy a la prestance que beaucoup d'autres entraîneurs n'ont pas, y-compris moi à mes débuts dans la grande ligue. C'est sans compter qu'il n?était pas assis à côté de son téléphone à désespérément espérer qu'une formation de la LNH se manifeste. Il était beaucoup plus indépendant que bien d'autres entraîneurs à la recherche d'un emploi.

Il ne faudrait donc pas s?étonner que Roy ait apposé sa signature au bas du plus lucratif contrat de l'histoire de la LNH offert à un entraîneur recrue.

Il aura donc son mot à dire quant à la liste des invités au prochain camp d'entraînement de l?équipe. Je suis de plus convaincu qu'il discutera de transactions possibles avec Sakic et son directeur général Greg Sherman.

Fort de tout ce pouvoir décisionnel, Roy peut-il réussir le même tour de force que Michel Therrien à sa première année à la barre d'une équipe de bas de classement? Oui.

D'abord, il aura sans doute sous la main le prodige Seth Jones, qui sera selon toutes vraisemblances sélectionné au tout premier rang du prochain repêchage. Roy aura de plus sous la main d'excellents jeunes attaquants en Matt Duchene, Gabriel Landeskog, Ryan O'Reilly, Pierre-Alexandre Parenteau et Paul Stastny. En brouille avec l'ancienne direction, ce dernier reviendra dans le droit chemin sous la direction de Roy.

Je m'attends aussi à ce qu'il impose des changements au sein de cette équipe, un peu comme Therrien l'a fait à son arrivée à Montréal en implantant des bases solides et en prenant des décisions importantes. Des gars ont été cloués sur le banc, le contrat  de Scott Gomez a été racheté, etc. Ç'a fait sursauter l'organisation et on a vu la saison que le Canadien a connue.

Reste à voir maintenant qui Roy choisira pour l?épauler dans cette tâche colossale. Martin Laperrière, avec qui il travaille depuis plusieurs années derrière le banc des Remparts, se veut un candidat intéressant pour un poste d'entraîneur adjoint. Le pilote des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx, pourrait lui aussi déménager au Colorado avant longtemps.

Une chose est certaine, lorsque Roy s'adressera à la presse la semaine prochaine, vous n'entendrez pas les clichés d'usage : « on sera une équipe difficile à affronter », ou encore « je veux que tous mes joueurs fournissent l'effort maximal »...

Ça, ce n'est pas Patrick Roy.

*D'après l'intervention de Michel Bergeron au 5 à 7



jeudi 23 mai 2013
23:40 - Une piste intimidante - RDS.CA
Une piste intimidante

Le circuit où sera présentée la course des 500 milles d'Indianapolis dimanche est extrêmement rapide, tout comme les voitures qui sont redevenues très rapides avec des vitesses frisant les 230 m/h, ce qui est quasiment trop vite.

Heureusement, les organisateurs ont réussi à améliorer la sécurité des bolides depuis la mort de Dan Wheldon à Las Vegas. Cette sécurité accrue est essentielle parce qu'il s'agit du circuit de course le plus rapide du championnat. Tout le monde parle d'une piste ovale, mais dans le fond, ce n'est pas le cas puisqu'on retrouve quatre coins à 90 degrés. Les pilotes font face à un mur de béton à la fin d'une ligne droite. Comme pilote, je dirais que c'est ce qu'il y a de plus épeurant sur le circuit parce que tu arrives en ligne droite et tout ce que tu vois, c'est un mur perpendiculaire à ta voiture. C'est intimidant de courir sur cette piste.

Pour éviter de perdre sa concentration à Indy, il faut se donner un rythme, le maintenir et avoir l'impression d'entrer dans une danse. C'est tellement rapide et il se passe tellement de choses qu'il faut trouver le moyen de rester concentré surtout au Indy 500 où les pulsations cardiaques sont pas mal élevées à plus de 130.

Je dirais que la piste est parfaite pour ceux qui n'ont pas froid aux yeux. Les pilotes sont des gladiateurs des temps modernes. Les risques sont très élevés et les courses sont souvent marquées par des accidents spectaculaires. Sur un grand circuit et ce, peu importe la division de la course, le châssis est tellement important, surtout pour les virages. La tenue de route est vraiment importante, car si tu manques ton entrée de virage, tu vas manquer de place à la sortie. Sur un ovale régulier, tu peux te permettre de lever le pied et ça va passer pareil. Ça veut dire que chaque pilote a intérêt à bien faire ses calculs.

Pour gagner cette course, ça prend une vraie stratégie et un peu chance. Cette chance, il ne faut pas la minimiser, car son apport est très important. Si un drapeau jaune est agité pendant que tu es aux puits par exemple, tu risques de perdre des places à ton retour en piste. Tu peux passer de la première place à la 20e d'un seul coup de drapeau jaune.

Alexandre Tagliani partira 11e

Je pensais qu'Alex allait gagner l'épreuve en 2011 alors qu'il avait obtenu la position de tête en qualifications. Il avait dominé l'épreuve pendant longtemps, mais il avait connu des ennuis avec sa voiture lors d'une visite aux puits. Il avait finalement terminé sa course dans un muret.

Cette année, les voitures propulsées par des moteurs Chevrolet ont pris les dix premières places en qualifications. Arrive ensuite en onzième place, la voiture de Tagliani qui est mue par un moteur Honda. Honda a besoin de plus de puissance pour la course alors que normalement, Chevrolet monte plus sa puissance pour les qualifications, mais habituellement, Honda est plus rapide en course.

Outre Tagliani, il y aura un autre Canadien en piste avec James Hinchcliffe, qui a déjà deux victoires à son palmarès cette saison. Il est un pilote dominant et extrêmement rapide.

En qualifications, Alexandre est à plus d'une seconde du détenteur de la position de tête au départ Ed Carpenter. Plus d'une seconde d'écart, c'est beaucoup en course. Souvent, une seconde à peine sépare le premier du 25e en qualifications. Mais une fois la course commencée, cet écart ne veut plus rien dire. Il n'est pas impossible que Carpenter, qui détient la première place, se retrouve 18e au 22e tour. Il se passe tellement de choses en piste que les choses changent rapidement. Les ajustements seront très importants.

C'est une course tellement plaisante à faire. On ressent beaucoup de turbulence. Vous savez, c'est la seule course où les pilotes s'élancent par groupe de trois. Quand le départ est donné, les pilotes n'ont même pas besoin d'appuyer sur l'accélérateur qu'ils ont déjà atteint les 200 m/h. Cette turbulence traîne vraiment les voitures vers le premier coin. Après ça, tu n'as plus le choix!

C'est très difficile de prévoir qui gagnera la course. Je vous dirais qu'Alex Tagliani a autant de chances que les autres. Hinchcliffe aussi peut croire en ses chances. Les voitures de l'équipe Andretti sont aux avant-plans cette année avec les bons ajustements qui les rendent rapides. Ma déception, ce sont les voitures Ganassi, qui sont loin derrière contrairement à d'habitude. Habituellement, Dario Franchitti et Scott Dixon sont en avant. Cette fois, ils n'ont pas été dans le coup en qualifications.

Ma participation en 2005

J'ai eu la chance de vivre l'expérience du Indy 500 en 2005 alors que j'avais pris la 21e place après une qualification en 25e position. La voiture que j'avais utilisée avec l'équipe Eddie Cheever à l'époque n'a plus rien à voir avec les voitures utilisées de nos jours. Je pilotais l'ancienne version des voitures IRL, qui étaient très dangereuses et moins rapides par rapport aux bolides modernes.

Cette année, les temps sont très rapides. Il y a huit ans, j'avais roulé aux alentours des 222 m/h, soit environ sept secondes moins vites que Carpenter, qui a obtenu la pole pour la course de dimanche.

Lors de ma participation, ma course s'était terminée quand un morceau de la voiture de Danica Patrick s'était infiltré là où se faisait l'aspiration de mon moteur, ce qui avait mis fin à mon expérience.

Terminer de cette façon n'était pas plaisant, mais je vous dirais que c'était toute une expérience que tous les pilotes automobiles doivent vivre au moins une fois dans leur carrière. Je n'oublierai jamais le départ où je me sentais transporté par la turbulence et l'aspiration. C'est un événement unique que je n'oublierai jamais. La foule est impressionnante aussi. Il y a des spectateurs partout et ils sont tellement nombreux qu'en 2005 quand j'y ai participé, je m'étais rendu sur le site en hélicoptère sinon, j'aurais dû partir à cinq heures le matin.

J'ai eu une deuxième chance de participer au Indy 500 il y a deux ans quand j'ai accepté de remplacer au pied levé le pilote Scott Speed. Relever ce défi à la dernière minute était plutôt une idée folle. Je me souviens, Penske m'avait téléphoné et sur un coup de tête j'avais accepté de participer aux qualifications. Je me disais que si je ne le faisais pas, j'allais le regretter.

J'ai fait un tour de qualification avec des pneus usagés et ça n'a pas fonctionné, car j'avais échappé la voiture. Avec pneus neufs, je pense qu'on aurait pu faire mieux. L'équipe voulait surtout savoir si on pouvait tenir la voiture à fond pendant un tour et la réponse était non.

Après avoir dit oui, j'ai presque regretté, mais je peux vous confirmer qu'on ne peut pas s'improviser coureur automobile. J'ai compris que pour avoir du succès, il faut courir régulièrement. Tu ne peux pas te pointer derrière un volant une fois de temps en temps et penser que tu vas avoir du succès. C'est un peu pour cette raison que j'ai abandonné le NASCAR, car c'était devenu ardu de piloter à temps partiel. Tu ne parviens plus à être à la hauteur des autres. Ça devient difficile d'aller chercher les dernières fractions de seconde quand le stress monte, que tu es plus tendu et que c'est moins naturel. Ça devient plus risqué parce que tu n'as plus les bons repères. Quand tu es un pilote régulier, ces repères te viennent naturellement sans même y penser.

Le Coca-Cola 600

Cette épreuve est un marathon de 600 milles qui dure plus de six heures. C'est la course la plus longue de la saison que j'ai eu la chance de faire. La dernière fois, c'était en 2009. À un moment donné, je regardais les spectateurs et je me disais qu'ils devaient vraiment aimer la course pour regarder l'épreuve d'un bout à l'autre. Vers la fin de la course, j'avais tellement faim que je ne pensais plus à la course. Vous imaginez, quand un pilote pense plus à manger qu'à courir, c'est le signe que c'est long.

Une longue course force les équipes à établir une stratégie pour ce marathon. Jimmie Johnson est dans une classe à part cette saison. Matt Kenseth et Kyle Busch vont lui donner du fil à retordre Joey Logano, un pilote très talentueux, pourrait causer la surprise.

Au-delà des stratégies, moi je crois que l'important est de rallier le fil d'arrivée en un seul morceau. C'est une course qui sera dominée par la patience et où tous les pilotes vont s'étudier. La force de Johnson est de cacher ses cartes jusqu'en fin de course pour apparaître dans les dix derniers tours.

La course sera particulière aussi par le fait qu'elle débutera sous le soleil et se terminera à la noirceur. La température de la piste va donc changer constamment, ce qui obligera les équipes à adapter leurs stratégies continuellement. Il faudra être aux aguets au niveau des ajustements qui vont survenir à tout moment. Il sera intéressant aussi de suivre la combinaison entre les chefs mécanos et les pilotes.

Mais, s'il fallait qu'il mouille, là ce serait long.

*propos recueillis par Robert Latendresse
 



21:23 - Ward penche du côté de Froch - RDS.CA
Ward penche du côté de Froch

Le champion super-moyen Andre Ward sait de quoi il parle quand il est question de Mikkel Kessler et de Carl Froch.

Après tout, Ward les a tous les deux battus en combat de championnat durant la classique mondiale de boxe du Super Six. Il a d'abord triomphé par K.-O. technique au 11e round contre Kessler pour se mériter son premier titre mondial lors du tournoi en novembre 2009, puis en décembre 2011, en grande finale, il s'est payé Froch dans un combat d'unification qui l'a établi comme le roi de la catégorie.

Depuis ce temps, l'Anglais Froch et le Danois Kessler ont chacun une ceinture autour de la taille et ils sont prêts à unifier leurs titres dans un combat revanche qui sera présenté samedi dans une salle comble au O2 Arena de Londres.

Le gagnant du duel Kessler-Froch II pourrait potentiellement être gratifié d'une revanche contre Ward, qui ne dispose pas d'une liste d'adversaires potentiels très étoffée en vue de son retour dans l'action (probablement en septembre) à la suite d'une blessure à une épaule qui a requis l'opération.

Ward sera aux abords des cordages à titre d'analyste pour le réseau HBO et profitera d'une place de choix afin d'observer de près le travail des deux pugilistes s'ils devaient retrouver l'un d'entre eux sur le ring. Il croit que Froch va vaincre Kessler pour amener la fiche à égalité entre les deux et n?écarte pas la possibilité d'un knock-out.

« Carl Froch a été impliqué dans quelques combats très exigeants, mais je crois qu'il lui reste encore de l'essence dans le réservoir », a-t-il déclaré à Boxing News. Je crois que Kessler en a perdu un peu depuis que lui et moi nous sommes affrontés, et même depuis la première fois qu'il s'est mesuré à Froch. Même si ce sera une lutte acharnée, je ne vois pas Kessler l'emporter.

« Kessler n'a pas fait face à de la compétition très relevée à ses deux dernières sorties ? un gars usé en Allan Green, puis Brian Magee, qui est très solide, mais dont les moyens sont limités. Il paraît bien devant ce genre de rivaux. Je ne sais pas s'il a la même rage au ventre cette fois que lorsqu'il a fait face à Froch la première fois. Je serais surpris si Kessler était celui qui devait lever le poing en l'air à la fin de la soirée. Je crois que Froch va gagner et je ne serais pas surpris s'il mettait fin à la joute avant la limite. »



03:04 - Je parierais sur Carl Froch - RDS.CA
Je parierais sur Carl Froch

Le combat revanche entre Carl Froch et Mikkel Kessler approche à grands pas. Je crois que l'allure du combat pourrait ressembler au dernier duel qui fut chaudement disputé. Chaque round était départagé de justesse par de petits éléments et on n'a pas remarqué de domination évidente dans les rounds. À mon avis, Froch et Kessler seront en mesure d'en faire autant le 25 mai en Angleterre.

Si l'on se fie à la lancée des boxeurs, j'ai l'impression que je dois pencher du côté de Froch. En fait, si j'avais à miser de l'argent, je pencherais pour lui pour quelques raisons. Premièrement, il se retrouve sur une belle séquence et il ressent une confiance extrême.

Ensuite, il se bat dans son pays et ça pourrait lui donner le petit avantage déterminant dont il n'a pas profité la dernière fois.

Finalement, j'ai été impressionné par ses dernières prestations dans le ring. Je ne peux pas en dire autant de Kessler qui a battu Brian Magee et Allan Green à ses récentes présences dans l'arène. Kessler a vaincu Green par K.-O., mais ce dernier est loin d?être un boxeur dominant.

Dans une chronique sur le même sujet, Yvon Michel a opté pour Kessler en le disant plus complet et plus précis dans son travail. Je dois dire qu'Yvon a raison. Au niveau du talent, des habiletés, de l'exécution, du rythme et de la qualité d'athlète, on doit probablement reconnaître que Kessler a le dessus.

Par contre, les boxeurs anglais sont ? pour la plupart ? très coriaces, violents et courageux. Ces qualités peuvent faire la différence dans certaines situations. Comme je disais, leur premier combat avait été très serré et je m'attends que ce soit encore le cas.

Mon intuition me fait croire que Froch l'emportera, mais c'est évident que ça pourrait aller de l'autre côté.

En ce qui concerne l'entraînement, Froch et Kessler sont entourés de belle façon par des gens qui ont relevé de grands défis.

Leurs entraîneurs effectuent du bon boulot. À titre d'exemple, Kessler est parvenu à bien s'ajuster après avoir visité le plancher face à Green. Du côté de Froch, son entraîneur avait préparé une stratégie parfaite contre Lucian, un gaucher.

Bref, on parle d'entraîneurs de haut niveau. Froch a participé au Super Six tandis que Kessler s'est retiré de ce tournoi d'envergure.

Je dirais que Froch est extrêmement fort mentalement en plus d?être anxieux. Quant à Kessler, c'est un boxeur qui se fie beaucoup à ses talents et ses habiletés.

Donc, j'ai envie de dire que le meilleur athlète demeure Kessler, mais je prévois que ça se jouera au-delà de cet aspect.

Le fait que Kessler n'ait pas affronté des boxeurs de premier plan à ses dernières sorties pourrait devenir un élément déterminant. Cependant, il ne faut pas oublier que des combats très exigeants peuvent user plus qu'aider pour la prochaine confrontation.

Il faut faire attention aux résultats des gros combats même si ça procure quand même une énorme dose de confiance et Froch profite justement de cela. À vrai dire, il déborde de confiance!

*Propos recueillis par Éric Leblanc 



mercredi 22 mai 2013
23:58 - Un renvoi injustifié - RDS.CA
Un renvoi injustifié

Le congédiement d'Alain Vigneault est injustifié. Il demeure un excellent entraîneur et ce n'est pas de sa faute si les frères Sedin ne fonctionnent pas en séries. Il ne fait que payer la note pour l'inertie de certains joueurs vedettes et de son directeur général à régler quelques dossiers, dont celui des gardiens.

Les Canucks ont encore une bonne équipe et ils devront maintenant se trouver un entraîneur mature et avec de l'expérience. Avec les joueurs sous la main, le nouvel entraîneur n'aura pas droit à une longue lune de miel et il sera condamné à gagner dès la saison prochaine.

Vancouver a été ralenti par les blessures ces deux dernières années et sans apporter de gros changements au niveau des joueurs, le nouveau pilote aura des forces fraîches avec les retours en santé des joueurs qui étaient sur le carreau.

Les Canucks n'ont pas atteint le but ultime de gagner la coupe Stanley et Vigneault écope pour cette raison. C'était un entraîneur qui connaissait la philosophie de l'équipe et tous les joueurs. Il était à mes yeux, l'entraîneur tout désigné pour gagner à Vancouver. Il paie la note parce que Mike Gillis n'a pas été en mesure de trouver une solution au problème des gardiens.

Je sais que plusieurs lui en voulaient pour la défaite il y a trois ans dans le septième match de la finale de la coupe Stanley contre les Bruins de Boston. Avec le talent dans cette formation, cette équipe ne peut logiquement que viser les grands honneurs, rien de moins. Je comprends que Vigneault a sa part de responsabilité, mais il demeure un très bon entraîneur pour n'importe quelle formation.

Je pense que Vigneault va se trouver du travail rapidement. Il a une fiche gagnante, la meilleure dans l'histoire des Canucks, ses équipes sont toujours robustes et compétitives. Il a toutes les qualités pour revenir derrière un banc d'une équipe rapidement.

Mike Gillis est aussi coupable que Vigneault chez les Canucks, car il n'est pas parvenu à trouver une fin au dossier de ses gardiens de but. Gillis aussi aurait dû prendre la porte. Le patron vit peut-être sur du temps emprunté, car si son équipe n'a pas de succès l'an prochain, il pourrait être le prochain à pointer au chômage.

Gillis doit trouver une solution au dossier de ses gardiens et trouver une façon de faire fonctionner les frères Sedin en séries. Les jumeaux sont l'équivalent de Joe Thornton à San Jose. C'est-à-dire qu'ils sont des joueurs vedettes qui ont du succès en saison régulière, mais pas en séries.

Je ne crois pas toutefois que les Canucks entrent dans une période de reconstruction. Il y a tellement de bons joueurs chez eux qu'on ne peut pas tout mettre à terre pour repartir à zéro. C'est quelque chose d'impossible pour moi. Il y a de bons joueurs et laisser partir les Sedin par exemple voudrait dire embarquer dans une période de reconstruction de cinq ou six ans. Je ne pense pas que ce soit la bonne recette.

Si on parvient à échanger Roberto Luongo, on pourrait obtenir un bon joueur ou encore un bon choix au repêchage, qui viendra faire la différence.

*propos recueillis par Robert Latendresse
 



20:00 - Cabrera de nouveau couronné? - RDS.CA
Cabrera de nouveau couronné?

Si l'opportunité se présente avant l'entrevue d'après-match qui se déroule sur le terrain lors du Sunday Night Baseball, je donne au joueur un aperçu des questions que je lui poserai, surtout si elles sortent de l'ordinaire. Il n'est pas coutume de demander à un joueur qui a produit le point décisif chez l?équipe gagnante de parler d'un adversaire.

Donc, le moment venu, j'ai mentionné à David Murphy que j'avais l'intention de lui parler de l'incroyable performance de Miguel Cabrera ce jour-là alors que le troisième-but des Tigers a propulsé la balle de l'autre côté de la clôture à trois reprises.

Murphy a souri. « C'est bon, a-t-il répondu, parce que j'allais le faire de toute manière. » Il a poursuivi en disant que tout semble fonctionner quand Cabrera s'amène à la plaque.

Regarder jouer Cabrera en 2013, c'est comme regarder Babe Ruth en 1927, Ted Williams en 1949 ou Hank Aaron en 1959 : un cogneur digne du Temple de la renommée qui est à son meilleur, capable d'exploits que peu de gens ? sinon personne ? ont été capables de réaliser. En date de lundi matin, Cabrera avait une moyenne au bâton de ,387, soit 20 points de plus que tous ceux qui le suivent. Il compte  47 coups sûrs en 42 matchs, en route vers un total de 181, et il a aussi réussi 11 longues balles en plus d'afficher une OPS de 1,116 tout en compilant presque autant de buts sur balles (21) que de retraits (23).

Jim Leyland a dirigé Barry Bonds et il sait ce qu'est un grand frappeur. Bien que Leyland se tienne habituellement loin des comparaisons, il a tout de même émis quelques observations au sujet de la crème de la crème des frappeurs avant le match de dimanche :

1.     Ils voient la balle plus tôt et la frappent mieux. Lorsque le lanceur décoche son lancer ? et parfois même avant ? Cabrera, Bonds et les autres frappeurs de cette trempe sont capables de reconnaître le type de lancer à venir ainsi que sa trajectoire.

2.     Ils savent quand les lanceurs tentent de les berner sur des lancers à l'extérieur de la zone de prise et savent comment y réagir. Nous l'avons constaté à maintes reprises de la part de Cabrera dimanche, lorsqu'il s'est retrouvé par deux fois devant un compte d'aucune balle et deux prises avant d'enchaîner les longues balles.

3.     Leyland compare la constance de l?élan de Cabrera à celle du mouvement des essuie-glaces d'une voiture, semblable à un métronome. Chez les Cabrera, Bonds et Williams, la motion est presque toujours identique, puissant et régulier, et avec un maximum d'effet au moment du contact.

Ce qui retient l'attention chez les autres frappeurs, ce sont les ajustements qu'il fait au cours d'une présence au bâton. Récemment, durant un match contre les Astros, des coéquipiers ont noté que Cabrera a évité d'effectuer son habituelle foulée vers l'avant au cours de son élan tout au long du compte de 3-2 avant de retrouver son style sur le dernier lancer.

Cabrera laisse tomber cette foulée lorsqu'il sait qu'il aura affaire à une balle lente à la limite de la zone des prises et la prendra s'il croit qu'il s'agira plutôt d'une une balle rapide. Peu d'athlètes dans le monde du baseball peuvent effectuer ce genre de changement aussi radical d'un lancer à l'autre tout en maintenant leur élan, et personne ne le fait mieux que Cabrera.

Sa préparation vis-à-vis chaque lanceur est simple. Cabrera a expliqué ce week-end qu'il ne se fie pas vraiment aux rapports d?éclaireurs parce qu'il considère que les informations qui s'y retrouvent ne sont pas suffisamment à jour étant donné qu'elles sont basées sur ce que les athlètes ont fait dans le passé. Il visualise bien les vidéos dans le clubhouse des Tigers parfois, mais ce qu'il souhaite vraiment savoir, c'est comment le lanceur se comporte un jour donné ? la vélocité de sa balle, quel tir fonctionne bien et, pour citer Cabrera, « comment il va chercher à me battre ».

Il a observé attentivement Derek Holland s?échauffer dimanche, a étudié ses six premiers lancers contre Omar Infante et Torii Hunter, et a vu que Holland était dans un bon jour. Une balle rapide tranchante, une glissante qui cassait au niveau du pied arrière de chacun des deux frappeurs droitiers. Holland est un bon lanceur qui connaît une bonne saison et Cabrera l'a mis dans sa petite poche, comme ce fut le cas contre de nombreux autres lanceurs. 

Son premier circuit a survolé 441 pieds au centre-droit du champ, le second était une flèche en plein milieu et le dernier a été réalisé contre Tanner Scheppers alors qu'il faisait face à un compte de 0-2.

Les Tigers ont connu une série difficile lors de laquelle leur défensive a notamment été affreuse durant une manche dimanche. Même Cabrera a fait une gaffe, une parmi plusieurs autres de la part des siens. Mais il s'est racheté d'une façon dont peu de joueurs le peuvent. David Murphy, qui a théoriquement été le héros du match dans la victoire des Rangers, a déclaré ceci aux journalistes : « C'est très bien de se trouver du côté des vainqueurs. C?était un gros match, un match amusant, sur la télé nationale. Nous avons vu à l??uvre le meilleur cogneur de notre sport enfiler trois circuits. »



15:29 - Price a autant besoin d'aide que Fleury - RDS.CA
Price a autant besoin d'aide que Fleury

Les directeurs généraux les plus efficaces sont très souvent ceux qui voient loin devant eux. Le pionnier sur ce plan a été Sam Pollock qui effectuait des transactions capables de lui rapporter des dividendes deux ou trois ans plus tard.

Le plus bel exemple de cela est survenu en 1970 quand il a échangé Ernie Hicke et le premier choix du Canadien aux Golden Seals de la Californie en retour de leur premier choix et d'un défenseur, François Lacombe, qui n'a jamais porté le chandail montréalais.

Tout indiquait que les parents pauvres de la ligue occuperaient le dernier rang du classement à la veille du repêchage de 1971, dont les deux joueurs les plus convoités étaient Guy Lafleur et Marcel Dionne. Celui qu'on surnommait le Godfather voulait s'approprier une future grande vedette. Grâce aux Seals, il a obtenu le premier choix de la ligue et s'en est servi pour réclamer en Lafleur, l'un des plus grands Glorieux de la riche histoire du Canadien.

Au fil des ans, d'autres directeurs généraux ont posé des gestes qui ont valu leur pesant d'or. Ils l'ont fait pour assurer le présent, pour mieux planifier l'avenir ou pour améliorer leurs chances de remporter une coupe Stanley qui était à leur portée.

Ce printemps, on s'est demandé pourquoi Ray Shero, déjà à la tête d'une puissance dans la ligue, a sacrifié un choix de première ronde, deux choix de deuxième ronde, un choix de cinquième tour, deux pâles espoirs dans des collèges américains et Joe Morrow, un défenseur de 20 ans réclamé en première ronde en 2011, tout cela pour obtenir Jarome Iginla, Brenden Morrow et Douglas Murray. La réponse est claire. Les Penguins se voient offrir la possibilité de mériter une deuxième coupe Stanley en cinq ans. Rien ne dit quand une occasion comme celle-là se représentera. Alors, Shero a jugé bon d'y mettre le prix pour éviter que la coupe lui échappe.

Grosse acquisition à petit prix

Il y a un an, Shero a posé un autre geste, quasi anodin celui-là, qui pourrait s'avérer plus profitable que l'acquisition d'Iginla, de Morrow et de Murray ensemble. Il a obtenu pour une chanson celui qui est devenu la grande vedette de son équipe dans les séries, Tomas Vokoun.

Depuis huit ans, la cage des Penguins est défendue par un jeune et brillant gardien de but, Marc-André Fleury. En principe, une organisation est en voiture pendant 12 à 15 ans avec un gardien de ce calibre. Le problème, c'est que Fleury semble éprouver autant de problème avec la pression de gagner à tout prix que Carey Price. Au cours des deux derniers printemps, Pittsburgh a été éliminé dès le premier tour, d'abord en sept matchs par Tampa, puis en six parties par Philadelphie. Total combiné de buts accordés par Fleury durant ces 13 matchs : 43.

En juin dernier, Shero a compris qu'il ne pourrait pas continuellement s'en remettre à Fleury pour aspirer aux plus grands honneurs. Il est donc allé chercher à Washington une police d'assurance qui joue actuellement les héros.

Sur le coup, on n'a pas très bien saisi ce qu'il tentait de faire. Avec un gardien qui lui coûtait déjà 5.5 millions $ par saison, comment pouvait-il demander à Vokoun, qui avait été un gardien numéro un à Nashville, en Floride et à Washington et qui avait joué en moyenne 60 matchs par saison au cours des neuf dernières années, de venir réchauffer le banc à Pittsburgh?

La réponse, on l'a obtenue durant la série précédente contre les Islanders. Les Penguins semblaient menacés de subir une autre élimination rapide en première ronde, le genre d'échec qu'on ne peut se permettre avec des Crosby, des Malkin, des Letang, des Kunitz et des Dupuis dans la formation. Surtout pas après avoir acquis trois joueurs établis pour s'assurer de gagner la coupe. Or, s'il avait fallu que cette série contre les étonnants Islanders nécessite un septième match, compte tenu de la nervosité très évidente de Fleury, on aurait peut-être assisté à la répétition du scénario des deux dernières années.

Vokoun est entré dans cette série de brillante façon. Depuis qu'il a remplacé Fleury, les Penguins ont repris le contrôle de leur destinée. En cinq matchs, il en a gagné quatre. Son pourcentage d'efficacité est le meilleur des séries, un mirobolant ,949. Il occupe aussi le premier rang pour la moyenne de buts accordés par partie (1,61). La prétendue police d'assurance de Shero a pris la forme d'une bouée de sauvetage.

Si Carey Price profitait du même soutien?

Vous voyez où je veux en venir? Carey Price vient de participer aux séries pour une cinquième fois en six ans. À sa toute première expérience, il a remporté une série contre les Bruins. Il n'a pas gagné depuis. Les signes de faiblesse qu'il démontre sont inquiétants. Il a même admis avoir de la difficulté à cohabiter avec la pression de Montréal. Est-ce la pression du milieu dans lequel il évolue qui le paralyse ou la pression tout court?

On comprend Marc Bergevin de s'être porté à sa défense dans son bilan de fin de saison. Avait-il d'autres choix? Price représente le pain et le beurre du Canadien. C'est par lui que le succès arrive ou que l'élimination survient. Dans les circonstances, ce n'était pas le moment de l'accabler davantage.

Il n'y a aucun gardien dans les réserves du Canadien capable de prendre sa place. Quant à une transaction, faut oublier cela. Il faudrait que Bergevin obtienne un autre gardien dans l'échange. Or, aucun de ses homologues ne lui refilera un gagnant potentiel du trophée Vézina. Il échangerait donc un problème pour en obtenir un autre. Pas vraiment la solution.

Les Penguins de Pittsburgh offrent à Bergevin une piste de solution en ce moment. S'il doit garder à son service un gardien appelé à flancher dans les moments cruciaux, aussi bien dénicher au plus tôt un substitut expérimenté prêt à le relever à tout moment. Peter Budaj, on vient de le voir, n'a pas le physique de l'emploi dans ce genre de situation.

Si le patron du Canadien pouvait dénicher quelque part un second gardien capable de jouer le rôle de Vokoun, il rassurerait beaucoup de monde. Le gardien tchèque, ex-choix au repêchage du Canadien en 1994, n'a coûté à Shero qu'un choix de septième ronde. Et il seconde Fleury au salaire très raisonnable de 2 millions $.

Plus chanceux que ça, tu gagnes la coupe. Ce choix de septième ronde était le prix à payer pour un gardien qu'il espérait pouvoir garder au bout du banc. Les prouesses de Vokoun risquent maintenant de le faire passer pour un génie.

Pareille aubaine ne se trouve pas au coin de la rue, je l'admets. Cependant, il faudra bien se prémunir un jour contre les hauts et les bas de ce gardien fragile sous la pression. Price est costaud, fort physiquement, jeune et durable, mais il en faut davantage pour être un sauveur. Ce n'est jamais bon signe quand un gardien a plus besoin d'un psychologue que d'un entraîneur personnel.



14:18 - GP Monaco : les meilleurs et le pire - RDS.CA
GP Monaco : les meilleurs et le pire

Ayrton Senna, Michael Schumacher, Fernando Alonso, Alain Prost, Nigel Mansell, Nelson Piquet, Jacques Villeneuve, James Hunt? tous des champions du monde.

Et tous des pilotes qui se sont fait piéger sur le circuit urbain de Monte-Carlo!

Voici comment ces grands pilotes ont été victimes de cette piste qui ne pardonne pas le moindre écart. Et je vous invite par la suite à vous offrir une séance de visionnement sur Internet (*).

À noter que personne n'a été blessé (sauf dans son orgueil) au cours de ces incidents!

James Hunt, 1975

James Hunt, sur une modeste Hesketh, occupe une belle 6e place au 63e des 75 tours de l?épreuve. Mais Patrick Depailler (Tyrrell) s'approche et se fait menaçant. Le Français plonge à l'intérieur du virage Mirabeau (virage à droite qui mène vers l?épingle de l'hôtel Loews). Au lieu de lever le pied et céder la position, Hunt insiste et se retrouve poussé à l'extérieur de la trajectoire de course; l'espace manque et les rails l'attendent.

Furieux, il passe près de se battre avec les commissaires de piste car il veut rester les deux pieds sur la piste pour manifester son mécontentement envers Depailler au tour suivant.

Alain Prost, 1982

Ah, la course que personne ne voulait gagner!

Alain Prost roule en tête depuis le 15e tour. Il possède une confortable avance avec 3 tours à faire. Mais une petite pluie commence à s'abattre sur le circuit et Prost se fait surprendre par un manque d'adhérence à la sortie de la chicane après le tunnel. Sa Renault part en tête-à-queue et tape le rail, perdant sa roue avant droite.

Riccardo Patrese (Brabham) hérite de la première place et se dirige vers sa première victoire en F1. Oh non : il part en tête-à-queue au virage en épingle Loews et cale son moteur.

Voilà Didier Pironi en tête avec sa Ferrari; il entame le dernier tour. Mais le Français tombe en panne sèche! Tout comme Andrea De Cesaris (Alfa Romeo) qui le suivait? Derek Daly (Williams) devrait passer en tête, mais sa boîte de vitesses vient de céder. Mais qui mène la course?

Patrese! Les commissaires de piste l'ont poussé pour dégager la piste et l'Italien en a profité pour relancer son moteur! Ce qui ne va pas à l'encontre du règlement. Patrese remporte le Grand Prix de Monaco? à sa plus grande surprise!

Nigel Mansell, 1984

Il pleut fort à Monaco en 1984. Parti 2e sur la grille de départ avec sa Lotus, Nigel Mansell conserve sa place lors des premiers tours de course. Lorsque le meneur Alain Prost doit man'uvrer pour éviter une voiture immobilisée en plein milieu de la piste en sortie du virage du Portier (entrée du tunnel), Mansell passe en tête. Il mène un Grand Prix pour la première fois de sa carrière (il est à sa quatrième saison complète).

Mais le Britannique en fait trop, roulant 2s au tour plus rapidement que Prost. L'inévitable se produit : il roule sur une ligne blanche de marquage de rue dans la montée vers le virage du Casino, perd la contrôle de sa voiture et tape le rail par l'arrière. Pneu crevé et aileron brisé, il stationne sa Lotus au fond d'une échappatoire.

Mansell peut se consoler en pensant que pas moins de 8 des 20 partants ont tapé les rails. Sa première victoire viendra un an plus tard.

Nelson Piquet, 1985

Au 16e des 78 tours de course, Riccardo Patrese (Alfa Romeo) occupe la 9e place et, derrière lui, Nelson Piquet (Brabham), Jacques Laffite (Ligier) et Teo Fabi (Toleman) s'impatientent. Piquet tente de dépasser Patrese par la droite alors que les deux passent la ligne départ/arrivée et se dirigent vers le premier virage (Ste-Devote). Piquet manque de place et le contact est inévitable. Les voitures jouent au ping-pong entre les rails avant d?échouer dans l?échappatoire.

Ayrton Senna, 1988

L'année 1988 voit les McLaren d'Ayrton Senna et Alain Prost remporter 15 des 16 courses. À Monaco, Senna domine : parti de la position de tête (1,5s sur Prost), il est en tête depuis le départ et possède une avance de 53s sur Prost à 12 tours de la fin. Tout le travail est fait, ne reste plus qu?à voir le drapeau à damier.

Mais voilà que Prost (ennui de boîte au départ) revient à la 2e place après 57 tours passés à regarder l'arrière de la Ferrari de Gerhard Berger. Le Français part à la chasse et signe le meilleur temps de la course. Senna répond avec un nouveau record du tour en course au 59e passage. Prost comprend le message et lève le pied.

Senna fait de même, mais il a perdu sa concentration. Le Brésilien commet quelques petites erreurs puis une grosse gaffe : il met sa McLaren dans les rails au virage du Portier!

Honteux et furieux d'avoir donné la victoire à Prost, Senna n'ira même pas rejoindre son écurie dans les puits, préférant aller se réfugier dans son appartement personnel à Monaco!

N.B. En 1993, Senna joue au ping-pong entre les rails lors de la séance libre du jeudi, lorsqu'un dysfonctionnement d'un mécanisme de réglage sur sa voiture expédie sa McLaren dans les rails avant même le premier virage.

Michael Schumacher, 1996

Le départ est donné sous la pluie. Schumacher part de la position de tête, mais tombe 2e lorsque Damon Hill (Williams) le dépasse dès le premier virage. Quelques centaines de mètres plus loin, Schumi mord la bordure de la courbe à droite menant vers le virage du Portier (avant le tunnel); l'arrière de la Ferrari décroche et va taper les rails du côté extérieur. Sa course est terminée en un demi-tour! Schumi entame une longue marche vers les puits.

N.B. En 2004, Schumacher roule en tête derrière la voiture de sécurité. Il commence à effectuer de brusques mouvements d'accélération et de freinage dans le tunnel, afin de réchauffer ses pneus et ses freins. Surpris, Juan Pablo Montoya (Williams) le heurte et cause l'abandon de la Ferrari.

Jacques Villeneuve, 1996

Villeneuve connaît une première qualification difficile à Monaco, se plaçant 10e sur la grille alors que son coéquipier Damon Hill est 2e. Avec un bon rythme et profitant de quelques abandons, le Québécois occupe le 4e rang lorsqu'il tombe sur un retardataire, Luca Badoer (Forti Corse), au virage Mirabeau. Badoer laisse passer Johnny Herbert (3e sur Sauber), mais ferme la porte à la Williams en sortie du virage. Le contact cause l'abandon des deux voitures. Badoer sera pénalisé (amende de 5000 $ et suspension pour deux courses, mais avec sursis).

Fernando Alonso, 2004

Fernando Alonso, alors sur Renault, tente de prendre un tour à Ralf Schumacher (Williams) dans le tunnel. Il croit que l'Allemand va le laisser passer, mais Ralf roule sur la trajectoire de course, ce qui pousse Alonso vers l'extérieur, sur la partie poussiéreuse de la piste. Il glisse inexorablement vers les rails sur lesquels il endommage sa voiture. L'Espagnol occupait alors la 2e place.

Fernando Alonso, 2010

Lors de la séance d'essais libres du samedi matin, Alonso perd le contrôle de sa Ferrari (erreur de pilotage avouée) et tape le rail à Massenet (dans la montée vers le Casino). Malgré un choc à faible angle et une vitesse relativement réduite au moment de l'impact (90 km/h), un élément de suspension endommage le monocoque, qui ne peut être réparé dans la journée. Alonso ne peut participer à la séance de qualification.

Alonso est condamné à prendre le départ de la ligne des puits avec un nouveau châssis. L'Espagnol, qui avait mené les deux séances d'essais libres du jeudi, va terminer à la 6e place pour récolter 8 points. Sans cet accident, il aurait fort probablement pu viser un podium (25-18-15 points), ce qui l'aurait empêché de perdre le titre mondial pour 4 petits points en fin de saison?

(*) Vous pouvez voir tous ces incidents sur YouTube, en effectuant une recherche : (nom du pilote) crash Monaco F1 (année)



02:04 - La vision biaisée de Froch - RDS.CA
La vision biaisée de Froch

Le gagnant du combat revanche entre Carl Froch et Mikkel Kessler pourrait très bien être déterminé en jouant à pile ou face. Les deux boxeurs ont eu un cheminement différent depuis la première fois qu'ils se sont affrontés, mais c'est évident que ce sera très, très serré.

Sauf que contrairement à bien des observateurs et des preneurs aux livres, j'ai l'impression que Kessler sortira encore gagnant. Pourquoi? Parce que c'est tout simplement un meilleur boxeur.

Évidemment, Froch aura l'avantage de boxer chez lui. Et malgré son style échevelé, il met beaucoup de pression, cogne dur et est en super forme. Mais Kessler est capable d'encaisser des coups et l'a prouvé tout au long de sa carrière. Kessler est également en mesure de disputer de longs combats.

Certains remarqueront avec justesse que Kessler n'a pas nécessairement bien paru avant de passer le knock-out à Allan Green à son avant-dernier combat. Mais il faut savoir que lorsque tu te bats contre un gars comme Green, tu ne te prépares pas pour disputer un match de la série finale de la Coupe Stanley! Contre Froch, il sera fin prêt.

À leur premier duel, c?était serré à première vue, mais pas tant que ça sur les cartes des juges. En raison de son style classique et précis, Kessler retient beaucoup plus facilement l'attention des juges que Froch.

Un boxeur qui était usé à la corde

Froch a battu des adversaires qu'il a dominés physiquement ou encore qui n?étaient tout simplement pas de calibre comme Arthur Abraham. Des athlètes de qualité comme Jermain Taylor, Andre Dirrell, Mikkel Kessler et Andre Ward lui en ont fait voir de toutes les couleurs. Lucian Bute n'a pas été capable de prendre la puissance des coups, mais rien ne dit que ses habiletés globales n'auraient pas pu prévaloir pendant leur combat.

En analysant les impondérables, j'ai remarqué que Kessler avait été très discret depuis l'annonce du combat revanche, tandis que Froch parlait beaucoup. Il se plaignait notamment que ses compatriotes qui ont sparré avec Kessler n?étaient pas patriotiques. Froch n'a jamais vraiment eu la cote dans son pays - comme Joe Calzaghe, Ricky Hatton ou même Amir Khan - et il semble s?être mis beaucoup de pression pour cette occasion. À l'opposé, Kessler n'a jamais paru aussi bien dans sa peau. Il en a vu d'autres et a même réservé 5000 billets, ce qui signifie qu'il pourra compter sur de nombreux partisans.

Avant qu'il ne batte Bute, plusieurs disaient de Froch qu'il commençait à être usé à la corde. La meilleure preuve de ça est que Stéphan Larouche et InterBox l'avaient choisi pour affronter Bute. C'est comme s'il avait trouvé la Fontaine de jouvence à la suite de cette victoire.

Son dernier combat, il l'a livré contre Yusaf Mack, un partenaire d'entraînement d'Adonis Stevenson qui avait eu toutes les misères du monde à respecter la limite de 168 livres et qui s?était ensuite présenté dans l'arène complètement vidé. La vision populaire de Froch est biaisée, car elle est basée sur sa seule performance contre Bute.

Je le répète. Ça ne veut pas dire que Froch ne se présentera pas avec le couteau entre les dents, mais le jab et l'intelligence dans le ring de Kessler feront la différence. Le Danois l'emportera de façon très serrée, peut-être même par décision partagée.

*Propos recueillis par Francis Paquin



mardi 21 mai 2013
16:56 - La fin des longs fers droits? - RDS.CA
La fin des longs fers droits?

Après des mois de discussions et d'analyses, les grands responsables des règles du golf ont enfin statué : dès le premier janvier 2016, il sera interdit d'avoir un point d'ancrage sur le corps en utilisant les longs fers droits.

Dans l'esprit des décideurs, le point d'ancrage va à l'encontre du mouvement de golf qui utilise la mobilité des deux bras lors de la réalisation de l?élan. Cela ne signifie pas nécessairement la fin des longs fers droits. Dorénavant le bout de la tige ne pourra être appuyé sur une partie du corps afin de faciliter le mouvement du pendule.

Est-ce qu'une telle pratique menaçait la survie du golf dans son ensemble? Non, puisqu'on estime que de deux à quatre pour cent des golfeurs seulement utilisaient cette méthode.

Chez les professionnels du PGA Tour toutefois, la pratique devenait de plus en plus courante. On parle de 18 % des joueurs qui utilisent les longs fers droits avec points d'ancrage. Cela devenait d'autant plus dérangeant pour les responsables de la United States Golf Association et du Royal and Ancient que quatre des six derniers gagnants de tournois majeurs utilisaient cette méthode.

La pratique ne faisait d'ailleurs pas l'unanimité chez les joueurs eux-mêmes. Bien que le circuit PGA Tour par la voix de son commissaire Tim Finchem ait indiqué qu'on tolérerait les fers droits et les points d'ancrage, plusieurs joueurs dont Tiger Woods, Rory McIlroy et Arnold Palmer exigeaient que soit abandonnée cette pratique.

Le Circuit européen, la LPGA, le Circuit européen féminin et le Sunshine Tour d'Afrique du Sud ont tous indiqué plus tôt qu'ils étaient contre la pratique.

Il faut savoir que le PGA Tour n?était pas seul dans sa croisade. Les dirigeants de PGA of America qui regroupe les professionnels de clubs et les enseignants étaient aussi en faveur du maintien du point d'ancrage. En y jetant un coup d??il plus attentif, on se rend compte, comme c'est si souvent le cas dans ce genre de situations, qu'il s'agissait peut-être davantage d'une guerre de pouvoir entre un petit groupe d'individus.

Toujours est-il que le circuit PGA Tour soumettra la décision à son comité des joueurs et à ses membres et fera connaître sa décision prochainement.

J'ai l'impression qu'on acceptera la nouvelle règle et que la tempête se calmera comme ce fut le cas pour l'application des nouvelles mesures concernant les rainures moins prononcées sur les fers. Les membres du circuit PGA Tour sont effectivement les meilleurs golfeurs au monde et quiconque a le talent nécessaire pour pulvériser une balle au-delà de 350 verges depuis un tertre de départ doit en avoir autant pour caler un roulé d'une douzaine de pieds sans compter sur un point d'ancrage. Et si certains individus ne sont pas en mesure de résister à ce changement de règle, c'est bien dommage, mais ils seront remplacés. La relève ne manque pas.

En fin de compte, il me semble qu'on a pris beaucoup de temps pour corriger une erreur commise il y a bien  longtemps lorsqu'on a permis l'utilisation des longs fers droits. Il y a des choses plus urgentes à régler, notamment le temps de jeu qui affecte l'ensemble des golfeurs amateurs et professionnels. Comme le veut l'expression consacrée dans le domaine sportif : « On passe (enfin) au prochain appel? »



00:02 - Prêt à faire le saut - RDS.CA
Prêt à faire le saut

Je crois plus que jamais que Patrick Roy sera nommé entraîneur-chef de l'Avalanche.

Le nouveau vice-président exécutif des opérations hockey au Colorado, Joe Sakic, a dressé un portrait de l'entraîneur-chef qu'il recherche. Il a dit qu'il voulait un entraîneur d'expérience, qui est un gagnant et qui a beaucoup d?émotions. Patrick Roy a huit ans d'expérience comme entraîneur avec les Remparts dans la LHJMQ. Il a gagné quatre coupes Stanley et on ne peut pas dire que l'ancien gardien manque d?émotions.

Je crois que c'est une valeur sûre. De plus, les deux hommes se connaissent bien ayant remporté les grands honneurs à deux reprises ensemble au Colorado. Je pense qu'il n'y a pas d'autre candidat. Le temps est venu et je crois que Patrick ne veut plus attendre. Il est prêt à faire le saut. L'avenir le dira.

Dans le moment, le contexte est bon. C'est une jeune équipe. Quand Patrick a refusé d'y aller en 2009, c?était sous l'ancien régime. Aujourd'hui, la présence de Joe Sakic fait une différence.

L'Avalanche a de bons jeunes. Ils vont en repêcher un autre, probablement le défenseur Seth Jones, qui a appris à jouer au hockey alors qu'il grandissait à Denver. J'y penserais deux fois avant de lever le nez sur Jonathan Drouin et Nathan MacKinnon, mais la décision sera entre leurs mains lorsque l'organisation repêchera au tout premier rang.

Je pense qu'il est dans une situation idéale. Patrick pourrait se fier à Matt Duchene et Paul Stastny, qui a été le meilleur compteur de l?équipe américaine au Championnat du monde de hockey.

Ne jamais prendre une équipe à la légère

Les Sénateurs ont été extrêmement chanceux dimanche. Les Penguins de Pittsburgh ont joué mollement alors qu'ils gagnaient par un but et qu'ils étaient en avantage numérique en fin de troisième période. Ottawa a retiré son gardien et Daniel Alfredsson s'est retrouvé seul devant le filet avant de faire dévier la rondelle pour provoquer la prolongation.

Ce n'est pas dans les habitudes des Penguins de jouer de cette manière. Je crois que Dan Bylsma s'en veut de ne pas avoir rappelé à ses joueurs d'y aller à fond de train. Ça prouve une chose : quand tu prends l'autre équipe à la légère, c'est ce qui arrive!

Dans l'autre série de l'Association Est, je ne pense pas que les Rangers soient capables de remonter la pente. Les Bruins ont beaucoup plus de profondeur.

Brad Richards joue maintenant sur le quatrième trio. Ça en dit long sur les Rangers. L'attaque se limite à trois joueurs : Derick Brassard, Rick Nash et Ryan Callahan.

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



lundi 20 mai 2013
20:06 - Bae se dresse devant Bradley - RDS.CA
Bae se dresse devant Bradley

Le Sud-Coréen Sang-Moon Bae, âgé de 26 ans, a remporté un premier titre en carrière sur le circuit PGA Tour, dimanche, lors du Championnat Byron Nelson.

Alors que le vent balayait le parcours du TPC Four Seasons, avec des bourrasques pouvant atteindre 50 km/h, l?élancé jeune homme a connu un début de ronde des plus solides en enregistrant trois oiselets sur les six premiers trous, transformant ainsi un déficit d'un coup en une avance de quatre coups sur l'Américain Keegan Bradley, auteur d'un fantastique 60 en lever de rideau, jeudi. Bae a cependant vu cette avance fondre comme neige au soleil par la suite, si bien qu'on s'est retrouvé avec une égalité après le 15e trou. C'est sur le 16e que le tournoi s'est joué, une normale 5 de 546 verges, avec un vent de face. Les deux joueurs étaient en bonne position pour retrancher un coup à la normale, sur très courte distance. Bae a d'abord calé son roulé d'environ 5 pieds, puis à la surprise générale, Bradley rata le sien sur à peine 3 pieds. À partir de ce moment, ce n?était plus qu'une question de temps avant que Bae puisse savourer ce premier gain aux États-Unis, d'autant plus que Bradley allait commettre un boguey au 17e trou.

Cette performance de Sang-Moon Bae lui permet de passer de la 95e à la 18e position du classement de la Coupe FedEx. De plus, il gagne 42 places au classement mondial sur lequel il apparaît maintenant au 64e échelon. C?était la 3e fois au cours des quatre dernières années qu'un joueur inscrivait une  première victoire en carrière à ce tournoi, les autres étant Jason Day (2010) et Keegan Bradley (2011).

Même s'il n'en est qu?à sa deuxième saison sur le circuit américain, Bae n'a rien d'une verte recrue. Devenu joueur professionnel à l?âge de 18 ans, il a d'abord évolué sur les circuits de Corée, d'Asie et du Japon sur lesquels il a connu passablement de succès, comme en font foi ses 11 victoires. Sa première remonte à 2006 alors qu'il n?était âgé que de 20 ans.

Après avoir remporté trois titres sur le circuit japonais en 2011, il décide de s?établir en permanence aux États-Unis et d'y poursuivre sa carrière. Lors de son année recrue en 2012, il empoche plus de 1,2 million de dollars et termine la saison au 83e rang des boursiers. On le sent maintenant beaucoup plus à l'aise sur ce circuit et la qualité de son élan et de son jeu en général laisse entrevoir d'autres succès dans un avenir rapproché. Eh oui, une autre étoile est née!

Du côté de Keegan Bradley, il s'agit bien sûr d'une défaite dure à avaler puisqu'on a l'impression qu'il s'est battu lui-même. Ce joueur possède un talent fou et peut propulser la balle au-delà de 350 verges sur les coups de départ. C'est davantage au niveau du contrôle des émotions que l'on a des doutes. Il n'arrive pas à se calmer et on le sent très anxieux. Par moment, son rythme semble incontrôlable et ça lui joue des tours. N'en demeure pas moins qu'il est maintenant classé 11e joueur mondial et qu'il a grimpé au 8e échelon du classement de la Coupe FedEx. N'ayez crainte, il aura plusieurs occasions de se reprendre.

Il y a un 3e joueur qui aurait très bien pu remporter ce tournoi. Il s'agit du Sud-Africain Charl Schwartzel. Bien honnêtement, c'est lui qui jouait le mieux lors de la ronde finale mais son putter n'a pas été très coopératif, si bien qu'il a raté plusieurs chances d'oiselets sur courtes distances. Je ne serais nullement surpris qu'il gagne le tournoi Colonial cette semaine. Sa 3e place lui a tout de même permis de gagner 28 rangs au classement général de la saison (58e à 30e).

Prochaine étape : l'Invitation Crowne Plaza

Pour une deuxième semaine consécutive, les joueurs évolueront dans l?état du Texas cette semaine, plus précisément au Colonial Country Club, situé à Fort Worth. Zach Johnson tentera d'y défendre son titre, lui qui connaît une saison plutôt ordinaire jusqu'ici puisqu'il occupe le 95e rang du classement de la Coupe FedEx. Ses compatriotes Matt Kuchar, Jason Dufner, Jim Furyk, Davis Love III, Hunter Mahan et David Toms seront également de la partie.

J'ai toutefois l'impression que c'est du côté international qu'il faut regarder pour tenter de deviner qui sortira vainqueur. J'aime bien les chances de victoire de Charl Schwartzel, d'Henryk Stenson et de David Lingmerth.  Angel Cabrera, Tim Clark, Louis Oosthuizen, Y.E.Yang, Sang-Moon Bae et Ryo Ishikawa sont aussi inscrits à cette compétition. Ishikawa est présentement sur une bonne lancée et pourrait finalement nous démontrer sa véritable identité au cours des prochains mois.

On aura aussi droit à la présence de deux excellents joueurs du circuit des Champions, soit Tom Lehman et David Frost, qui se mesureront aux plus jeunes pour l'une des rares fois au cours de la saison. Le meilleur joueur canadien, Graham DeLeat, tentera aussi de poursuivre sa série de succès.  

Michel Lacroix et moi vous donnons  rendez-vous pour les 3e et 4e rondes, sur les ondes de RDS, samedi et dimanche.



vendredi 17 mai 2013
23:56 - Surplus de bons candidats - RDS.CA
Surplus de bons candidats


23:28 - Québec m'a redonné le goût au baseball - RDS.CA
Québec m'a redonné le goût au baseball

C'est avec un immense plaisir que je joins l'équipe du RDS.ca à titre de chroniqueur. Pendant l'été, je partagerai avec vous les tribulations de mon équipe, les Capitales de Québec.

Avant de gagner le championnat avec les Capitales l'an dernier, j'ai eu le plaisir de pratiquer mon art au sein d'une organisation du baseball majeur. Pour cette première chronique, je vous présente mon parcours qui m'a ramené à la maison.

En 2002, j'avais été repêché en 40e ronde par les Mets de New York sans toutefois signer de contrat avec l'équipe. J'évoluais alors pour les Associés de Laval de la Ligue de Baseball junior Élite du Québec après être passé par l'Académie de baseball du Canada (ABC) et je ne me sentais pas tout à fait prêt à faire le saut dans les ligues mineures d'une organisation du baseball majeur. C'est la raison pour laquelle je me suis orienté vers le Miami Dade College, en Floride. Avec le recul, j'estime que mes deux années collégiales m'ont bien préparé au baseball professionnel parce qu'il faut l'avouer, c'est un choc culturel d'aller jouer au baseball aux États-Unis.

Il n'était pas rare à l'époque qu'un joueur ne conclut pas d'entente avec l'équipe qui l'avait sélectionné. Si j'avais voulu signer que pour le plaisir de signer un contrat, j'aurais pu le faire sans problème. Les choses ont tourné en ma faveur, car, même si je n'ai pas accepté d'offre des Mets, ces derniers m'ont gardé à l'oeil et l'année suivante, ils m'ont de nouveau repêché, mais en 48e ronde cette fois. Le recruteur des Mets au Québec était Claude Pelletier, celui qui est l'origine de la décision des Dodgers de Los Angeles de repêcher Éric Gagné.

Outre le collège à Miami, je suis aussi allé jouer au Northeastern Oklahoma A&M College.

Au départ, c'était difficile de quitter ma famille pour aller vivre dans un autre pays. Dans une plus petite mesure, j'avais déjà vécu un certain dépaysement au Québec, car étant originaire de St-Roch-de-l'Achigan dans Lanaudière, j'étais parti en pension à Montréal pour y faire mon secondaire V. Au CÉGEP, j'étais à Laval, ce qui signifie que depuis l'âge de 15 ou 16 ans, j'avais quitté le nid familial depuis quelque temps. Ce petit exil m'a préparé à partir.

En me repêchant une deuxième fois en deux ans, je sentais que les Mets avaient toujours de l'intérêt pour moi. Je venais de connaître une saison ordinaire à Miami, ce qui pouvait expliquer que j'ai été sélectionné huit rondes plus tard que l'année précédente, mais cette sélection par les Mets avait revigoré ma confiance.

Quand je jouais au Québec, j'étais vu comme un frappeur qui pouvait sortir la balle du stade régulièrement, mais les données étaient un peu faussées parce qu'ici, on utilisait des bâtons aluminium. Je savais très bien qu'aux États-Unis, je n'aurais pas obtenu autant de longues balles. Il faillait juste que je me fasse à l'idée.

La porte s'est ouverte

J'estime que les Mets m'ont donné une vraie chance de me faire valoir durant mes années avec eux. En 2009, la porte s'est ouverte pour moi, mais malheureusement, je n'ai pas su en profiter pour m'établir avec l'équipe AAA à Buffalo. Le gérant des Mets, l'ancien des Expos Jerry Manuel, m'aimait bien. On m'a alors donné la chance de jouer sur une base quotidienne, moi qui avais été un joueur d'utilité au niveau AA. Ça peut sembler anodin, mais passer du AA au AAA est une marche très haute à monter. J'ai connu un mauvais début de saison et comme le baseball est un business et que la patience des dirigeants est très courte, il vaut mieux performer, car quand la fenêtre se referme. Tu ne sais jamais si elle va s'ouvrir à nouveau. Finalement, elle ne s'est plus jamais vraiment rouverte pour moi.

J'ai fait des séjours au niveau AAA lors des deux saisons suivantes, mais sans véritable chance. En 2011 par exemple, j'ai vécu une séquence de 30 jours sans obtenir un départ. Dans les circonstances, il est difficile d'avoir de bonnes statistiques quand tu n'es qu'un réserviste.

Si j'avais bien performé en 2009, je ne serais peut-être pas au Québec aujourd'hui. Je jouerais sans doute dans les ligues majeures ou quelque part dans les ligues mineures.

Mon but ultime était d'atteindre le baseball majeur. C'était mon rêve comme pour tous ceux que je côtoyais. La situation devenait frustrante, mais à un certain moment, il fallait affronter la réalité et se dire que ça pourrait ne pas arriver. Ce n'était pas facile, mais c'était une réalité avec laquelle je devais composer. Je devais cesser de m'en faire avec ce que je ne pouvais pas contrôler parce que je me rendais compte que le baseball est un business. Quand tu es un jeune joueur, tu ignores comment ça fonctionne, mais la réalité vous revient vite dans le visage et vous perdez de vos illusions.

C'est comme les changements au niveau du personnel des joueurs. Parfois, on se demande pourquoi un tel joueur monte ou descend ou obtient une chance. On ne comprend pas toujours ce qui se passe, mais il faut parvenir à ne pas y penser parce que ça nous joue dans la tête et nous fait sortir de notre game.

Dans mes rêves les plus fous, je pense encore au baseball majeur. J'ai toujours confiance en moi, mais à bientôt 30 ans, les opportunités se font rares, surtout si vous n'avez pas d'expérience dans le baseball majeur. Je me suis tourné vers Québec et la ligue Can Am l'an dernier et je ne regrette pas mon choix. J'ai adoré ma saison en 2012 et j'ai retrouvé le goût de jouer au baseball.

Je connaissais plusieurs membres de l'organisation des Capitales et j'avais entendu plein de belles choses sur l'organisation. La décision n'a pas été très difficile à prendre et je me disais depuis longtemps que si le baseball affilié ne fonctionnait pas pour moi, je me tournais vers le baseball indépendant et que c'était pour être Québec. Il n'était pas question que je me retrouve à jouer quelque part au Texas ou dans une ligue loin de chez moi. L'organisation des Capitales fait du bon travail depuis 15 ans et les gars sont bien traités, c'est pour cette raison que plusieurs d'entre eux y reviennent année après année.

Je dois dire toutefois que jusqu'au début du camp des ligues mineures l'an dernier, j'espérais un appel avant de me joindre aux Capitales. J'espérais toujours qu'une équipe vienne me chercher parce que je venais de connaître de bons Jeux panaméricains avec le Canada. Comme le téléphone demeurait silencieux, je commençais à me faire à l'idée d'aller jouer à Québec.

Environ une semaine après le début du camp des ligues mineures, j'ai reçu des appels de Denis Boucher et d'Ernie Whitt des Phillies de Phialdelphie, qui avaient plusieurs blessés. La première interrogation d'Ernie était de savoir si j'avais un visa ou une carte verte pour travailler aux États-Unis. Comme je n'en avais pas, ç'a diminué mes chances et quelques jours plus tard, on m'a fait savoir qu'on avait préféré un Américain à ma place parce que les Phillies ne voulaient pas gaspiller un visa. J'ai été déçu, car cet espoir m'avait redonné un brin de confiance. J'ai vécu des émotions en montagnes russes en l'espace de quelques jours.

Je ne regrette en rien d'avoir choisi Québec. Je suis heureux de savoir que ma famille peut venir me voir jouer. Cette année, je n'ai pas vraiment songé à me joindre aux Aigles de Trois-Rivières, qui est plus près de ma ville natale. Je suis bien installé dans la vieille capitale et j'ai plein de chums dans l'équipe. J'aurais trouvé difficile de jouer contre eux.

En plus, à Québec on a encore une très bonne bonne formation qui aspire aux grands honneurs. Je pense que la partie de jeudi contre les Aigles a démontré que du premier au dernier frappeur du rôle offensif, on est menaçant et pas reposant pour les lanceurs. Asif Shah disputait son premier match avec nous et il a obtenu quatre coups sûrs, deux circuits et six points produits. Si un huitième frappeur connaît une soirée comme celle-là, ça s'annonce bien.

On est solide au monticule également. L'an dernier en début de saison, il manquait un cinquième partant alors que cette année, je dirais qu'on a cinq bons partants et même un sixième au besoin. La perte de TJ Stanton pourrait toutefois nous faire mal en relève. Heureusement, on peut miser sur Chris Cox, qui en est à sa deuxième année avec nous. Cox a une balle rapide qui atteint les 95 m/h et il mériterait de se retrouver ailleurs dans le baseball. Il était avec l'organisation des Diamondbacks de l'Arizona, mais il a raté un examen physique.

*propos recueillis par Robert Latendresse



18:00 - Joue-la comme Beckham - RDS.CA
Joue-la comme Beckham

Après Sir Alex Ferguson, une autre grosse pointure du foot anglais, David Beckham, a annoncé cette semaine qu'il mettait un terme à sa carrière. La nouvelle a fait le tour du monde. La presse anglaise rend hommage à la superstar du foot et à ce héros britannique.

Tout y passe; de son arrivée avec le Manchester United à l'âge de 16 ans, à son carton rouge face à l'Argentine lors de la Coupe du monde de 1998, à son célèbre coup franc contre la Grèce qui avait qualifié l'Angleterre pour la Coupe du monde de 2002, à son passage au Real Madrid et son arrivée en MLS en 2007. Beckham a été le bouc-émissaire et le héros des Anglais.

Les experts s'entendent pour dire que son héritage n'égale pas celui des Pelé, Maradona ou Zidane. Il n'aurait même pas été le meilleur joueur dans l'histoire du MU. Je vais laisser aux experts le soin de débattre de la question.

Je retiens cependant un commentaire du journaliste Jonathan Wilson de SI.com: Son style de vie, sa célébrité ont-ils porté ombrage à carrière de footballeur?

Beckham a été une vedette planétaire. On pouvait aussi bien le voir sur la page couverture du Sports Illustrated que du magazine Vogue. Il était aussi à l'aise en maillot sur un terrain de soccer que dans une pub de sous-vêtement. Il avait des fans chez les amateurs de foot, dans les milieux de la pub et de la mode, chez les hommes, les femmes, les hétéros et les gais. Comme on l'écrivait dans le Globe and Mail, Beckham était peut-être davantage une marque de commerce qu'un athlète. Et son mariage avec une vedette de la chanson populaire n'a fait qu'accroître cette perception. Les photos de Beckham, son épouse et leurs quatre enfants en ont fait la famille royale du sport professionnel.

Mais Beckham n'a pas été une prima donna. Lors de son passage à Montréal l'an dernier, il a été très généreux avec les médias et le public. D'ailleurs, la MLS lui doit une fière chandelle. Son arrivée en Los Angeles en 2007 a donné ses lettres de noblesse à la ligue.

Il a aussi été une formidable machine à imprimer de l'argent. Adidas estime avoir vendu 10 millions de chandails de David Beckham au cours de sa carrière de 20 ans. Il demeure associé à des dizaines d'entreprises. Avec le Galaxy, il a empoché 250M $ pendant 5 ans et son nom figure encore au palmarès des athlètes les mieux payés en 2012 du magazine Forbes avec des revenus de 46M$. Sa fortune et celle de sa femme sont évaluées à 300M de livres. Même à la retraite, on n'a pas fini d'entendre parler de David Beckham.

Et vous, que retiendrez-vous de la carrière de David Beckham ?

Pascal Dupuis est-il le joueur le plus sous-estimé de la LNH?

Difficile à croire, mais le joueur autonome le plus convoité cet été dans la LNH pourrait être Pascal Dupuis!

Le joueur des Penguins compte déjà 6 buts à sa fiche en 7 matchs des séries, un sommet dans la LNH avec Patrick Sharp, des Blackhawks de Chicago.
Il a terminé la saison régulière avec 20 buts et 38 points. Ben oui, il jouait à droite de Crosby, il n'y a rien là, direz-vous? Justement, en l'absence du 87, il a marqué 3 buts et obtenu 9 passes en 12 parties.

Ses 20 buts lui ont valu le 13e rang des meilleurs buteurs cette saison dans la LNH. Dix-sept de ses buts ont été marqués à 5 contre 5, plus qu'Alex Ovechkin, Patrick Kane, Martin St-Louis et Phil Kessel. Parce qu'il faut aussi dire que Dupuis ne joue pratiquement jamais en avantage numérique. En carrière, seulement 20 de ses 175 buts ont été comptés sur le jeu de puissance.

Depuis le début des séries, les Penguins ont utilisé 23 joueurs en 7 matchs. Vingt-deux ont fait au moins une présence en supériorité numérique. Devinez qui est le 23e ? Pascal Dupuis. Les statistiques officielles de la LNH indiquent qu'il n'a joué qu'une seconde sur le jeu de puissance! Des joueurs comme Deryk Engelland ( 43 secondes ), Brooks Orpik ( 21 secondes ) et même Douglas Murray ( 12 secondes ) ont eu plus de temps de glace.

Pascal Dupuis s'est amené à Pittsburgh dans la transaction qui avait envoyé Marian Hossa avec les Penguins. Dupuis était ce que les anglophones appellent un "throw-in" dans cet échange. On vous donne Hossa, mais vous allez prendre aussi Dupuis.

Avec les Penguins, on l'a jumelé à Crosby en attendant d'en trouver un meilleur. On l'a fait jouer à droite, à gauche et même au point d'appui lors de ses rares présences en avantage numérique. Quand Sidney Crosby est revenu au jeu, on a tassé Dupuis à l'aile gauche pour faire de la place à Jarome Iginla. Aujourd'hui, on ne pourrait plus s'en passer. Dupuis est un patineur ultra rapide et il possède un excellent tir des poignets comme en témoigne son but dans le match no 1 contre Ottawa. À NBC cet hiver, on a dit de lui qu'il était un des leaders de cette équipe sans avoir de lettre sur son chandail.

Pascal Dupuis pourrait devenir très riche cet été, mais il a déjà fait savoir qu'il aimerait demeurer à Pittsburgh. Dans ce cas-là, il devra probablement accepter moins d'argent. Par contre, il pourrait ajouter quelques années à son entente et gagner une ou deux coupes Stanley de plus. Dans un cas comme dans l'autre, Pascal Dupuis ne pourra pas perdre.

Entre 2 joints?

Les athlètes olympiques pourront dorénavant fumer leur petit joint avant une compétition ! Enfin, presque.

L'Agence mondiale antidopage vient d'annoncer qu'inhaler de la marijuana ou manger un muffin ou un biscuit au haschich ne sera plus un crime.

En fait, le seuil de tolérance va passer à 150 nanogrammes par millilitre de THC au lieu de 15 comme par le passé.

L'Agence dit vouloir s'adapter aux nouvelles réalités de la société, de plus en plus tolérante envers la consommation de drogue.



17:44 - Duel intense à prévoir - RDS.CA
Duel intense à prévoir

Je vous offre à partir de cette semaine une chronique hebdomadaire qui sera disponible à tous les vendredis sur le RDS.ca, une chronique dans laquelle je commenterai l'actualité de la semaine ainsi que les événements à venir pour le weekend. Avec les organisations UFC et Bellator qui occupent la manchette sur une base quotidienne, il ne manquera pas d'action dans mes chroniques.

Cette semaine, c'est bien sûr l'affrontement entre le Brésilien Vitor Belfort (22-10-0) et l'Américain Luke Rockhold (10-1-0) qui retient l'attention alors que les deux s'affronteront samedi soir au Brésil, lors de la finale de l?événement « UFC ON FX 8 », dans une carte qui mettra aussi en vedette plusieurs excellents combattants brésiliens. Belfort est une légende en arts martiaux mixtes et ses combats sont la plupart du temps explosifs et spectaculaires ? il est capable du meilleur comme du pire, mais il faut quand même admettre que ses défaites sont survenues contre la crème de la crème. Après avoir combattu depuis plusieurs années à 185 livres, il est monté de catégorie lors de son dernier combat pour affronter le champion Jon Jones. Belfort est passé bien près de l'emporter par clé de bras dès le premier round, mais après s?être défait du Brésilien, c'est avec une certaine facilité que Jones a gagné le combat par soumission au 4e round. Par contre, chez les 185 livres, seul le champion Anderson Silva a réussi à vaincre Belfort qui montre une fiche dans cette catégorie de 8-1 depuis 2007. Ses mains rapides et sa force de frappe sont toujours un danger pour tous ses adversaires ? parlez-en à Michael Bisping qui tout récemment a goûté à la médecine du solide cogneur de Rio.

L'adversaire de Belfort, Luke Rockhold, est un combattant complet qui a fait la pluie et le beau temps au sein de la défunte organisation Strikeforce, gagnant ses combats autant par K.O./K.O.T que par soumission. Âgé de seulement 28 ans, Rockhold est perçu comme vedette montante chez les 185 livres et Belfort sera assurément le plus gros test de sa jeune carrière. Malgré une très belle fiche et des victoires spectaculaires, il faut toutefois admettre que Rockhold n'a jamais affronté depuis le début de sa carrière le type d'adversaire que Belfort a affronté. Il y a aussi l'expérience qui penchera lourdement en faveur du Brésilien, mais malgré tout ça, Rockhold est très confiant. Il répète à tous depuis plusieurs semaines qu'il vaincra assurément son adversaire et prévoit même lui donner une leçon pour montrer à tous comment il peut être facile de vaincre Vitor Belfort. Ce sera assurément un combat enlevant et au cours duquel il devrait y avoir beaucoup d?émotion, puisque mon petit doigt me dit que Belfort n'a pas du tout apprécié les propos de Rockhold?

Les autres combats de cette carte de 13 combats :

Ronaldo Souza (17-3-0) contre Chris Camozzi (19-5-0)
Rafael Dos Anjos (18-6-0) contre Evan Dunham (14-3-0)
Rafael Natal (15-4-1) contre Joao Zeferino (13-4-0)
Hacran Dias (21-1-1) contre Nik Lentz (23-5-2)
Francisco Trinaldo (12-2-0) contre Mike Rio (9-1-0)
Gleison Tibau (26-9-0) contre John Cholish (8-2-0)
Paulo Thiago (14-5-0) contre Michel Richard Dos Prazeres (16-0-0)
Iuri Alcantara (27-4-0) contre Iliarde Santos (27-6-1)
Fabio Maldonado (18-6-0) contre Roger Hollett (13-4-0)
John Lineker (20-6-0) contre Azamat Gashimov (7-2-0)
Jussier Da Silva (14-2-0) contre Chris Cariaso (14-4-0)
Lucas Martins (12-1-0) contre Jeremy Larsen (8-3-0)

Manchettes de la semaine dans le monde des arts martiaux mixtes :

- Le récalcitrant Nate Diaz a été suspendu par l'UFC pour avoir violé le code de conduite de l'organisation alors qu'il a utilisé des propos dérogatoires contre les homosexuels sur son compte Twitter. Dana White a parlé d'une amende, d'une suspension et possiblement même d'un congédiement pour le plus jeune des frères Diaz, c'est à suivre.

- L'annonceur maison de l'UFC, Bruce Buffer a lancé cette semaine sa très attendue biographie « It's time » et c'est du véritable bonbon pour tout amateur d'arts martiaux mixtes. Le livre est rempli d'anecdotes savoureuses et les gens découvriront aussi dans le livre l'incroyable histoire de la réunion des frères Buffer. Si vous ne le saviez pas, Bruce est le frère du légendaire annonceur de boxe Michael Buffer ? il est aussi son gérant. Courez en librairie!

- Pat Healy est le dernier en lice pour les combattants pris la main dans le sac. Healy a en effet été contrôlé positif à la marijuana pour son combat lors de l'UFC 159 au New Jersey. C'est un faux pas qui risque de coûter cher à Healy puisque, en plus de perdre sa victoire et d?être suspendu, il devra aussi remettre les bonus qui lui avaient été remis pour ce combat (combat de la soirée et soumission de la soirée), c'est-à-dire 130 000 $. Il pourrait en plus devoir payer une amende à la commission athlétique.

- L'UFC a annoncé cette semaine que Brandon Vera ferait un retour chez les poids lourds après une longue incursion chez les mi-lourds. Son prochain combat l'opposera à Ben Rothwell lors de l'UFC 164 en août à Seattle.

- L?événement Bellator 96 qui sera le premier de la « Summer Series 2013 » aura lieu le 19 juin prochain au Winstar World Casino à Thackerville, Oklahoma. En plus du combat de championnat mondial des poids légers entre le champion Michael Chandler et le gagnant du dernier tournoi à 155 livres Dave Jensen, Bellator présentera la première ronde de son tournoi estival chez les poids lourds et chez les poids mi-lourds. Chez les poids lourds, Richard Hale affrontera Vinicius Queiroz, alors que Vitaly Minakov, un champion mondial de sambo, affrontera Ron Sparks. Chez les mi-lourds, ce sera le retour de King Mo qui sera opposé à Seth Petruzelli, alors que Jacob Noe affrontera Renato Sobral;

- Il semblerait que les amateurs d'arts martiaux mixtes auront bientôt la chance de savourer un combat entre Wanderlei Silva et Chael Sonnen. Les deux sont présentement en campagne publicitaire afin de convaincre Dana White d'organiser le combat. Vous pouvez parier un petit deux que le président de l'UFC ne se fera pas prier et annoncera le combat très bientôt. Il y a énormément d'animosité entre les deux depuis que Sonnen y est allé de commentaires pas toujours sympathiques sur les Brésiliens.

- L'UFC travaille toujours d'arrache-pied avec ses avocats afin de régler les détails qui permettront à Mark Hunt d'obtenir son visa afin de combattre aux États-Unis lors de la demi-finale de l'UFC 160 face à Junior Dos Santos. Il y a déjà un plan B en place si jamais ils échouaient ? ce plan B a pour nom Roy Nelson.



03:17 - Un été fort chargé - RDS.CA
Un été fort chargé

J?étais au circuit du Mont-Tremblant, jeudi, pour faire une journée de tests sur les voitures des séries ARCA et K&N. Mon équipe, NDS Motorsports, et moi nous préparons parce que je vais courser pour la toute première fois de la saison en série K&N, dans deux week-ends, au Minnesota. C?était donc une opportunité de venir ici pour tester la voiture.

Nous sommes allés faire des essais il y a trois semaines avec la voiture K&N et tout avait très bien été. Néanmoins, je suis content d'avoir eu la chance de la tester une deuxième fois pour régler les petits problèmes.

Les séances d'essai sont très occupées. Jeudi, j'embarquais dans une voiture pendant que l?équipe travaillait sur l'autre et dès que les mécaniciens avaient terminé, je changeais de voiture. J'ai alterné toute la journée entre les deux automobiles.

Au circuit du Mont-Tremblant, j'ai surtout testé la voiture ARCA puisque c?était la première fois que je l'essayais. Je voulais vraiment m'assurer que tout était correct. La voiture a été refaite à neuf avec un nouveau moteur. Bref, c?était de voir si les freins fonctionnent bien et que l'huile ne coule pas partout.

Ray Junior Courtemanche et Andrew
RangerCette deuxième séance m'a aussi permis de faire plusieurs tours avec chaque voiture pour voir comment elles réagissent sur de longues distances. Je voulais aussi m'assurer que je sois confortable dans les voitures. Étant donné qu'elles ont été refaites, je vérifiais que les pédales et les freins sont bien ajustés par exemple.

Je course dans plusieurs séries différentes, ce qui veut donc dire que je dois m'habituer à conduire plusieurs voitures. À ma première année, c?était plus difficile de m'adapter aux différentes voitures que j'utilisais parce que c?était toutes la première fois que je les conduisais.

Je pense que dans les dernières années, je me suis bien adapté parce que je fais tellement de différentes séries avec plusieurs voitures. Je me sens très à l'aise. Jeudi, cela m'a pris environ 10 tours avec chaque voiture pour me sentir bien.

Un été occupé

Ma première course en K&N, dans moins de deux semaines, sera la première de 20 épreuves auxquelles je prendrai part cette année. J'aurai plusieurs fins de semaine où je serai du départ de plus d'une épreuve.

Je pense que nous sommes une équipe qui aura le potentiel de terminer dans les cinq premiers dans chacune des séries. Nous avons de bonnes voitures. C'est vraiment intéressant de se présenter aux courses en sachant que tu as des chances de l'emporter.

J'ai déjà fait partie de NDS Motorsports. En 2010-2011, nous avons prouvé que nous étions très agressifs et que nous étions capables de gagner des courses. Maintenant, avec les nouveaux réglages et les nouveaux moteurs, je suis doublement confiant. Les podiums sont atteignables.

La fin de semaine du 9-10-11 août sera très spéciale. Je vais tout d'abord courir en Nationwide à Watkins Glen, vendredi et samedi. Je vais ensuite prendre l'avion ou l'hélicoptère pour revenir le dimanche pour participer au Grand Prix de Trois-Rivières, mais je devrai partir de l'arrière étant donné que je n'aurai pas pris part aux qualifications.

*Propos recueillis par Christian L-Dufresne



00:39 - Un ambassadeur de luxe - RDS.CA
Un ambassadeur de luxe

C'est une grande page de la petite histoire du foot qui sera tournée lorsque David Beckham quittera le sport qui l'a rendu célèbre à la fin de la saison du Paris Saint-Germain.

Comme joueur, Beckham sera toujours reconnu pour ses coups francs. Sa patte droite était magistrale, peut-être l'une des plus précises de l'histoire. Il pouvait mettre un centre sur la tête de n'importe quel joueur, placer des frappes en pleine lucarne ou compléter des passes magiques sur 40 ou 50 mètres.

Mais sa renommée, on le sait, s?étend bien au-delà des cadres de son sport, sa gloire déborde à l'extérieur du terrain. Beckham est une figure mondiale, une vedette planétaire, la rock star du monde du soccer. Il est vu comme une icône au même titre que Michael Jordan. Et en raison de son alliance avec une célèbre chanteuse pop, des gens qui ne connaissent absolument rien au soccer le connaissent. On l'a constaté l'année dernière au Stade olympique, alors que plusieurs spectateurs avaient acheté un billet sans trop savoir quelle équipe était en ville pour affronter l'Impact!

Le joueur qu'a été Beckham méritait-il que son image prenne une telle ampleur? Honnêtement, en ne prenant en considération que son talent pur, il faut avouer que d'autres joueurs de sa génération ont été beaucoup plus électrisants. Pensez à Zidane et Ronaldo, ou encore Messi et Cristiano Ronaldo... Mais Beckham, lui, est devenu Hollywood.

Il faut toutefois rendre à César ce qui lui revient. En 1999, Beckham est arrivé deuxième derrière Ronaldo au scrutin visant à déterminer le joueur de l'année de la FIFA.  Cette année-là, il avait aidé Manchester United à gagner la finale de la Ligue des champions en préparant deux buts décisifs dans les arrêts de jeu. Si je ne me trompe pas, il avait terminé la saison avec une trentaine d'aides décisives. À son apogée, il faisait sans contredit partie de la crème de la crème. On ne parle pas ici d'un joueur moyen devenu célèbre parce qu'il a marié une Spice Girl.

L'un des moments charnières de la carrière de Beckham est survenu en 2001, lorsqu'il a qualifié l'Angleterre pour le Mondial en battant la Grèce avec un coup franc de 35 mètres dans la lucarne. Pour les moins bonnes raisons, on n'oubliera jamais son carton rouge fatidique au Mondial de 1998.

Et puis un bon jour, grâce à lui, le reste du monde a commencé à parler de la MLS. Je jouais au Danemark quand Beckham a quitté le Real Madrid pour joindre les rangs du Galaxy de Los Angeles. À l?époque, tout le monde disait cyniquement qu'il s'en allait directement à la retraite. Alors au début de la trentaine, on lui reprochait de mettre son pays de côté pour aller faire des millions en Amérique. L'avenir allait toutefois lui permettre de prouver à tout le monde qu'il avait encore quelque chose à offrir.

Tout à coup, les amateurs de sport de l'autre côté de l'Atlantique ont commencé à se demander c?était quoi au juste, la MLS. Ils se disaient que si Beckham avait décidé d'y aller, ça devait bien valoir le coup d??il. Tranquillement, les Anglais ont commencé à y porter attention et les mordus du ballon rond du reste de l'Europe ont emboîté le pas. D'une certaine façon, c'est un peu lui qui m'a aidé à me connecter au plus important championnat nord-américain parce qu'au Danemark, c'est pour Beckham qu'on a commencé à diffuser les matchs de MLS qui pouvaient être montrés à des heures raisonnables.

Sans cet ambassadeur de luxe, je ne crois vraiment pas que la MLS serait allée conquérir ce marché! C'est ça, l'effet Beckham.

Jadis, on disait des joueurs de la MLS qu'ils n?étaient pas de calibre pour jouer en Europe. Maintenant, des jeunes Américains et Canadiens jouissent d'une plus grande visibilité et sont recrutés pour jouer sur le Vieux Continent.

Un mal pour un bien

Une fois, en match présaison, j'ai eu la chance de jouer contre Beckham. J?étais toutefois sur le banc pour sa visite à Montréal au début de mon retour avec l'Impact.

C'est comique, parce que le fait de ne pas avoir joué ce jour-là m'a permis d'observer avec une attention particulière le facteur Beckham. Bien sûr, je l'avais vu à l??uvre maintes et maintes fois à la télévision, mais de mon point de vue privilégié, j'ai pu apprécier la finesse de son art comme jamais auparavant. Son flair pour repérer un coéquipier démarqué, la qualité de ses relais... Il ne jouait peut-être plus pour Manchester ou Madrid, mais je savais que j'avais devant mes yeux un joueur très spécial.

Certains joueurs peuvent dribbler, éliminer deux ou trois gars et trouver le fond du filet les yeux fermés. Beckham pouvait causer ce genre de dommage avec un seul ballon bien placé. Il pouvait envoyer un joueur en échappée ou secouer les cordages avec un coup franc parfait. C'est d'ailleurs comme ça qu'il avait inscrit le but égalisateur lors de son passage à Montréal. Avec le Galaxy, il était l'aimant qui faisait fonctionner l'attaque. C'est vrai que l'effectif californien débordait de talent, mais les Donovan, Keane et Magee pouvaient tous se retrouver à la porte de ton but avec une seule passe de Beckham.

Effectuer et recevoir une passe, c'est la base du soccer. Mais peu de joueurs dans l'histoire ont pu réaliser ces actions banales avec la même aisance que Beck.

Un gars comme les autres

Beckham a laissé derrière lui une réputation favorable lorsqu'il a quitté les États-Unis.

Son arrivée à L.A. avait pourtant fait bien des jaloux. Dans un championnat où les dépenses des équipes sont limitées, son salaire « galactique » était à des années lumières de celui de ses coéquipiers et rivaux.

Mais j'en ai déjà parlé avec notre ancien gardien Donovan Ricketts, q        & nbsp;  ui a joué avec lui à Los Angeles, et il me l'a décrit comme un joueur exemplaire et très professionnel. Malgré toute la bulle qui l'entoure, il apparaît semble-t-il comme un gars comme les autres.

Peut-être, c'est vrai, qu'il était parfois protégé par la Ligue et les arbitres. Mais moi, j'ai toujours vu en lui un vrai pro. Jamais je n'ai entendu dire qu'il ratait des rendez-vous, qu'il se prenait le derrière, qu'il s'entraînait en solitaire ou qu'il jouait à la star. C?était un gars d?équipe, même plus que certaines autres vedettes américaines, selon Donovan.

Bref, son départ nous affecte tous. Beckham, c'est un gros nom. Il a marqué le sport en Europe et en raison de son passage ici, on a développé un certain attachement envers ce personnage. Mais c'est ça, le monde du sport. Il y en aura d'autres, des Beckham, mais on entendra toujours parler du vrai, le seul et unique.

Jeb le guerrier

Mes coéquipiers de l'Impact et moi profiterons d'une fin de semaine complète de congé après avoir traversé une séquence de sept matchs en 22 jours. Disons que ce n'est pas de refus à un moment où tout le monde a besoin de se ressourcer et de se changer les idées.

Le moment se prête bien à une petite retraite du monde du soccer qui nous permettra de revenir frais d'esprit et de corps pour attaquer la suite du calendrier. On affrontera l'Union de Philadelphie le 25 mai, puis ce sera ensuite le temps d'aller chercher la coupe des Voyageurs.

D'un côté, on est déçu du résultat obtenu mercredi soir dans notre premier duel contre les Whitecaps de Vancouver. On aurait bien évidemment aimé sortir du match avec un élan favorable, un coussin qui aurait été bien pratique pour le retour à l?étranger. Mais on se console en se disant qu'on n'a rien donné à l'adversaire. À 0-0, tout va maintenant se jouer sur un seul match. On sera loin de chez nous, mais un but à l'extérieur peut valoir double dans ces circonstances.

On évalue notre plus récente performance d'un ?il réaliste. Un nul sans but, c'est le résultat que Vancouver recherchait en formant une muraille devant leur filet en deuxième demie. S'ils sont à l'aise avec ça, tant mieux. Pour nous, c'est loin d?être la fin du monde considérant qu'on a comblé un retard de 0-2 contre Toronto au tour précédent. Et on sait que lors du match ultime, devant leurs partisans, ils vont probablement devoir se porter davantage à l'attaque et ouvrir le jeu, une stratégie qui devrait aussi être plus propice à l'imposition de notre jeu.

Un des nôtres est ressorti amoché du match contre Vancouver. Si vous suivez les activités de l?équipe de près, vous avez probablement déjà vu les photos du visage ensanglanté de Jeb Brovsky, qui s'est fracturé le nez à six endroits après avoir encaissé la tête d'un défenseur en toute fin de rencontre.

Jeb est un gars que j'ai toujours apprécié. De sa position de défenseur, il offre du jeu solide, ses performances sont constantes. Je sais qu'il a été critiqué depuis son arrivée à Montréal. On dirait que les gens voudraient voir un Daniel Alves qui monte avec le ballon, fait des centres, crée des chances en attaque. Mais ce n'est son rôle avec nous.

Jeb va au charbon, comme on dit en bon québécois. Il se jette devant les tirs, il en bloque plus souvent qu?à son tour. S'il se fait battre, il faut le battre une deuxième fois parce qu'il est toujours là. Il n'abandonne jamais, se donne toujours à fond et n'a pas manqué une seule minute en championnat cette saison!

Le fait qu'il ait insisté pour rester dans le match avec un nez cassé démontre toute l'ardeur au travail et la volonté de ce gars-là. Le mot clé, c'est « guerrier ». Et dites-vous qu'il est aussi intense à l'entraînement.

Une équipe, c'est un amalgame de styles. La grande vedette offensive va peut-être récolter une bonne partie de la gloire, mais dans le vestiaire, on sait qu'on a autant besoin de Jeb Brovsky que de Marco Di Vaio.

*Propos recueillis par Nicolas Landry.



jeudi 16 mai 2013
15:24 - L'autre saison, autre perception - RDS.CA
L'autre saison, autre perception

J'ai effleuré le sujet de l'arbitrage en séries dans une précédente chronique et je l'ai terminée en mentionnant qu'on s'en reparlerait sûrement...j'avais raison!

Le hockey des séries est très différent de celui qui se joue en saison régulière.

Premièrement, chaque centimètre de glace est âprement disputé. La vitesse et l'intensité montent de plusieurs crans.

Deuxièmement, dans une série 4 de 7 les équipes se voient tous les deux jours, ce qui contribue grandement à faire grimper l'animosité entre deux clubs, surtout si un incident survient. Ce sont dans ces occasions que l'on voit un peu plus d'altercations ou certains gestes en réplique.

Après le lock-out de 2004, la façon d'appeler un match a changé drastiquement. Nous appelions des pénalités pour avoir accroché ou retenu au moindre contact. Les ajustements ont été faits et je crois qu'un équilibre a été trouvé entre le tout permis des années 90 et le zèle d'après lock-out.

Certainement, chaque soir vous pouvez trouver des infractions qui selon vous auraient dû être punies, mais il y a toujours une question d'angle et de jugement pour l'arbitre.

Pour qu'une punition soit appelée, il faut qu'il y ait une conséquence au jeu. Si je vous accroche légèrement, que vous ne perdez pas la rondelle et que vous n?êtes pas ralenti, ce n'est pas une pénalité. Si cependant ce même geste vous fait perdre la rondelle et cause un revirement, j'irais m'asseoir 2 minutes au cachot.

Tous gestes violents doivent être punis. Dans le cas où ils ne le sont pas, c'est que l'arbitre était malheureusement dans une position ou l'angle ne lui permettait pas de voir l'infraction. Ce n'est pas de l'aveuglement volontaire. Il faut vivre avec des infractions manquées et dans les cas graves, le département de la sécurité des joueurs se chargera de la situation.

Regardez un match avec cette optique peut-être verrez vous une différence.

L'autre saison, autre perception!

Ne pas dépasser la ligne

Il y a quelques jours, Alexander Ovechkin a étalé ses états d?âme dans les médias.

Le capitaine des Capitals est un joueur de premier plan dans la LNH et ses propos ont fait le tour de la planète hockey.

Soyons très clair, je n'ai aucun problème à ce qu'un joueur soit en désaccord avec le jugement des officiels un soir donné, croyez-moi je suis passé par là!

Mais je n'accepte pas qu'un joueur, entraîneur ou membre d'une organisation questionne l'intégrité des officiels et de la ligue.

La chose la plus importante pour un officiel est son intégrité. J'ai vécu une situation dans ma carrière où on a questionné mon intégrité de façon démesurée et sans fondement. Dans l'opinion publique, mes 16 années et quelque 1000 parties de hockey professionnel à ce moment n'ont même pas pesé dans la balance.

Un arbitre se présente à chaque match avec l'intention d'exceller. En 27 ans d'arbitrage, je n'ai pas encore vu la partie parfaite!

Pour ce qui est de ses déclarations faisant allusion à ce que la Ligue préférait avoir un septième match ou avoir une équipe provenant d'un gros marché passer à la ronde suivante, c'est sans fondement. Si c?était vrai, les gros marchés de NY, Montréal, Vancouver et Toronto joueraient à la place de Pittsburgh, Ottawa, San Jose et Boston.

Il est très facile de jouer à la victime et blâmer nos maux sur les autres, mais il est parfois plus productif et bénéfique des se regarder dans le miroir.

Raffi Torres

Raffi Torres a été suspendu indéfiniment par la LNH pour son geste à l'endroit de Jarret Stoll. Torrres est un récidiviste (vidéos) et sera sanctionné sévèrement par le département de la sécurité des joueurs.

J'ai entendu plusieurs analystes dire que c?était, comme dans le cas de Gryba, un bon « hockey hit ». Cette façon de voir les mises en échec doit changer, ce qui était acceptable il y a quelques années ne peut l?être aujourd'hui en raison de la grosseur des joueurs, de la vitesse à laquelle tout se passe et des conséquences résultant de ces gestes.

Je suis d'avis que la notion de vulnérabilité d'un joueur devra être introduite dans les règles de jeux plus tôt que plus tard afin d?éviter que quelque chose de tragique se produise.



mercredi 15 mai 2013
17:27 - Un cinquième majeur? - RDS.CA
Un cinquième majeur?

Le Championnat des Joueurs remporté par Tiger Woods au cours de la dernière fin de semaine a été un succès sur toute la ligne. Une foule record a franchi les portes d'entrée du TPC Sawgrass, dont plus de 40 000 spectateurs lors de la seule journée de dimanche pour la présentation de la ronde finale.

Encore une fois cette année, la bourse offerte aux participants était la plus importante de la saison sur le circuit PGA Tour. On a réuni le meilleur tableau de participants de l'année et le déroulement du tournoi et sa conclusion ont permis d'inscrire des cotes d?écoute très intéressantes. Devant l'importance de l?événement, pas un seul autre tournoi n'a été présenté sur la scène du golf professionnel au cours de la même période. Est-ce donc à dire qu'on va finalement consacrer officiellement cet événement comme le « Cinquième Majeur » ?

Pas certain. Pas certain du tout.

Le Grand Chelem tel qu'on le connait au golf est une création du vénérable Arnold Palmer et de son bon ami journaliste Bob Drum. Palmer avait déjà remporté le Tournoi des Maîtres et l'Omnium américain en 1960 et avait pour but de remporter l'Omnium Britannique et le Championnat de la PGA afin de réaliser le « Grand chelem » moderne. C'est Drum qui s'est chargé de propager l'idée du titre qui serait accordé à l'exploit : « Grand Chelem ». Il fallait le considérer comme  « moderne » puisque Bobby Jones avait quant à lui réalisé en 1930 ce que certains considèrent encore comme l'exploit ultime, à savoir inscrire des victoires lors des Omniums américain et britannique et lors des Championnats Amateurs américain et britannique. Ces quatre triomphes en une seule saison sont quant à moi ce qui s'est fait de mieux dans l'histoire du golf.

Il faut aussi savoir que personne n'a réalisé le « Grand Chelem ». Woods est venu bien près en 2000 et 2001 en inscrivant des victoires consécutives lors des quatre événements, mais ce ne fut pas au cours d'une même année. Cinq joueurs ont gagné toutes les épreuves du carré de tournois majeurs. Jack Nicklaus et Tiger Woods l'ont accompli trois fois chacun. Gary Player, Ben Hogan et Gene Sarazen une fois chacun.

Certains ne jurent que par ces tournois. Hors des tournois majeurs, pas de salut. Est-ce exagéré ?

Prenons l'exemple de Ray Floyd, qui en a gagné deux et qui mentionnait récemment que l'entrée au Temple de la Renommée de Fred Couples et de Colin Montgomerie ne faisait aucun sens parce que Couples avait remporté un seul titre majeur (Tournoi des Maîtres) et que Montgomerie n'en avait aucun. Cela diminuait les standards d'excellence établis par ceux qui sont déjà au Temple de la Renommée (Floyd y a été admis en 1989).

À suivre ce raisonnement, Andy North, maintenant commentateur à la télé américaine, serait admissible au Temple de la Renommée parce qu'il a gagné l'Omnium américain à deux occasions. Le seul petit problème, c'est qu'il n'a gagné qu'une seule autre fois sur le circuit PGA Tour. A-t-il plus le droit d?être au Temple de la Renommée que Montgomerie ?

Ce dernier a dominé l'Ordre du Mérite du Circuit Européen pendant huit saisons, dont sept consécutives. Montgomerie a inscrit 31 victoires en Europe, a terminé cinq fois en deuxième position lors de tournois majeurs et a participé huit fois à la Coupe Ryder sans jamais y subir la défaite en match de simple. Il fut aussi capitaine de l?équipe européenne qui a remporté la Coupe Ryder en 2010. Mais, il n'a pas gagné un tournoi majeur?

Est-ce qu'on exagère l'importance des tournois majeurs ?

Quand on analyse la liste des gagnants de ces tournois au cours des dix dernières années, on se rend bien compte que ce ne sont pas nécessairement les noms inscrits récemment sur les trophées qui feront accourir les foules. Reste qu'ils ont gagné là où tant d'autres ont échoué.

Il nous faut convenir que les tournois majeurs représentent les meilleurs tests de golf annuellement. Si on se donne la peine de regarder la liste des trous les plus difficiles en 2012, on se rend compte que 11 des 15 trous les plus ardus se retrouvent sur les parcours utilisés par l'Omnium américain, l'Omnium britannique, le Championnat de la PGA et le Tournoi des Maîtres. Le seul trou du TPC at Sawgrass qui figure sur la liste des 50 trous les plus difficiles est le 14e trou qui est au 46e rang.

En 2012, le Olympic Club utilisé lors de l'Omnium américain fut le parcours le plus difficile sur le circuit PGA Tour. Le site du Championnat de la PGA, Kiawah Island fut le deuxième, le Royal Lytham and Ste Annes lors de l'Omnium britannique fut le cinquième et le Augusta National, site du Tournoi des Maîtres, est au huitième rang des terrains les plus difficiles. Le TPC at Sawgrass est au 19e rang.

Si les « majeurs » sont incontestablement les meilleurs défis de golf présentés aux joueurs au cours d'une saison, est-ce suffisant pour prétendre que les gagnants sont de meilleurs golfeurs que ceux qui, par exemple, gagnant trois tournois différents au cours d'une même saison ?

Dans l'esprit de plusieurs, nombreux sont les professionnels qui échangeraient leurs trois trophées contre le seul plaisir d'avoir en main celui des omniums américain ou britannique, l'immense trophée Wannamaker ou un veston vert.

Le Championnat des Joueurs est certes un des rendez-vous les plus importants de la saison. Un peu plus que la série du Championnat du Monde qui regroupe aussi les meilleurs au Doral et au Firestone Country Club, mais un peu moins que les quatre étapes du « Grand Chelem ».

C'est un peu l'exercice qu'on tente de faire en comparant la Coupe Ryder à la Coupe des Présidents. Formule semblable, joueurs semblables et comparables. Et pourtant, on sent bien que les deux événements n'ont pas le même impact et qu'ils ne suscitent pas le même intérêt.

Malgré ses 40 ans d'histoire et son immense succès, le Championnat des Joueurs n'a pas encore l'envergure d'un tournoi majeur. Et il n'entrera pas dans le club sélect du « Grand Chlem » de sitôt. Mais je pense sincèrement que le statut de « cinquième majeur » lui donne un caractère encore plus unique que si on l'intégrait au carré des grands. Il s'agit d'une appellation qui n'est pas sans faire plaisir aux organisateurs et aux joueurs eux-mêmes.



16:42 - Bute ne reverra peut-être plus Carl Froch - RDS.CA
Bute ne reverra peut-être plus Carl Froch

Quand Lucian Bute a fait remarquer à l'entraîneur Stephan Larouche qu'il devait interrompre son entraînement parce que la douleur qu'il ressentait à la main gauche était intolérable, c'est comme si Jean Pascal, le groupe GYM, InterBox et les vrais mordus de boxe du Québec avaient tous reçu un foudroyant coup au plexus.

Il y avait si longtemps qu'on attendait cette bataille. Pascal l'avait réclamé à grands cris pendant deux ans, mais Bute était occupé ailleurs. Finalement, quand les deux plus belles bêtes de boxe au Québec ont été détrônées à l'échelle mondiale, l'évènement est devenu possible.

Curieusement, cette fois, c'est InterBox qui a fait des pieds et des mains pour l'organiser. Avec un boxeur qu'on disait pas totalement remis de sa raclée contre Carl Froch, on s'est étonné qu'on insiste autant pour affronter un Pascal confiant et dans une forme physique à faire peur.

Mais quelle était cette idée de permettre à Pascal et Bute de faire un maître au Québec alors qu'ils avaient encore la possibilité de remonter les échelons en vue d'obtenir une autre chance à l'échelle mondiale?

Pour l'argent, bien sûr. Ils auront éventuellement l'occasion de toucher la plus grosse bourse de leur carrière. Et deux fois plutôt qu'une puisque la revanche sera toute aussi rémunératrice. Il n'y a pas un combat de championnat du monde qui aurait pu leur valoir de toucher un tel magot. Sans doute aussi pour assurer la survie financière des deux entreprises, même si Jean Bédard prétend que les boxeurs touchent plus d'argent que les promoteurs.

Par contre, il y a aussi une bonne part de risques pour InterBox qui compte moins de boxeurs que son concurrent dans son écurie. Si Bute perdait le combat initial et la revanche sur laquelle ils se sont entendus, ce serait probablement la fin d'InterBox.

Bédard se redresse dans son fauteuil. «Je ne comprends pas que tout le monde dise cela, lance-t-il, offusqué. Si Lucian perd, il aura la possibilité d'affronter Froch avec lequel nous avons aussi une entente pour une revanche. Et puis, dites-moi, est-ce que tous les boxeurs qui encaissent une défaite s'empressent d'annoncer leur retraite? Nous avons perdu un combat contre Froch que nous considérons comme un accident de parcours. Manny Pacquiao a encaissé six ou sept défaites et il est toujours actif.»

D'autres plans pourraient être chambardés. Bute et Pascal ne s'affronteront pas avant décembre, peut-être même en janvier 2014, ce qui reculera fort loin un combat Froch-Bute. Il sera peut-être même trop tard pour permettre à Bute de revoir le Britannique. Qui dit que Froch ne sera pas à la retraite quand Bute sera disponible pour lui? Il a déjà pas mal fait le tour de son jardin. Âgé de 35 ans, il a déjà fait allusion à la possibilité de se retirer s'il perd son rendez-vous avec Mikkel Kessler dans quelques jours.

«Les choses changent vite à la boxe, ajoute Bédard. C'est bien possible qu'une bataille Froch-Bute n'ait jamais lieu.»

Un combat local?

Bédard affirme qu'il n'y a rien de mieux qu'un combat contre Jean Pascal pour replacer Bute sur la scène internationale. Pascal est un boxeur jouissant d'une belle feuille de route. Il est connu mondialement. Quand Bute a fait savoir que le moment était venu de l'affronter, une décision sur laquelle Larouche était d'accord, Bédard s'est empressé de mettre le train sur les rails.

Même si le public est dans l'attente d'un combat déjà largement publicisé et pratiquement vendu à 100%, Bédard affirme qu'on a tort de considérer l'évènement comme un combat local. Si c'était le cas, il précise que le réseau HBO n'aurait jamais accepté de le retransmettre.

«C'est un combat de calibre mondial entre deux anciens champions du monde. C'est gros comme évènement. HBO n'achète pas des batailles locales», dit-il.

C'est bien beau tout ça, mais une fois le premier verdict connu, il n'y aura plus qu'une tête d'affiche à Montréal, comme l'a déjà fait remarquer Pascal.

«Pas nécessairement, ajoute Bédard. Là où Jean et Lucian en sont dans leur carrière, les ceintures n'ont plus la même importance. Ce qui compte, c'est leur feuille de route et ce qu'ils ont accompli quand ils se sont battus à la télé. C'est le genre de spectacle qu'ils ont offert dans les moments importants. C'est ça qui captive les gens. Il y a de très gros combats dans lesquels il n'y a pas de ceintures à l'enjeu. Les ceintures permettent aux boxeurs d'acquérir une notoriété qui va les aider à faire progresser leur carrière. Nous avons la chance d'organiser un combat entre deux boxeurs locaux qui créera de l'intérêt à travers le monde. Les gens ne réalisent pas qu'il s'agit d'un combat international. Pour nous, c'est aussi gros que si on se battait contre Carl Froch. C'est même plus important encore parce que HBO avait refusé d'acheter Bute-Froch.»

Pascal: l'adversaire parfait

À la suite de l'entente conclue par les deux camps, le gagnant aura l'option de ne pas accorder immédiatement une revanche à son rival. Ce qui veut dire que Bute pourrait affronter Froch s'il est toujours là. Pascal, de son côté, pourrait vouloir se mesurer à Bernard Hopkins.

Par ailleurs, avant le combat entre Froch et Bute, disputé le 26 mai 2012, les promoteurs avaient convenu qu'advenant une défaite du Roumain, il pouvait livrer un ou deux combats lui permettant de retrouver sa notoriété avant de l'affronter à nouveau. À l'époque, ils ne croyaient jamais devoir attendre plus de deux ans avant de se revoir.

«Dans quelques mois, si Lucian l'emporte contre Pascal, nous l'aurons notre revanche contre Froch et toutes les télés seront là, précise Bédard. Voilà pourquoi, ce combat contre Pascal est parfait pour nous.»

Question de maintenir l'intérêt au cours des six prochains mois, peut-être que Pascal amusera la galerie en y allant d'une poursuite contre InterBox qu'il accuse d'avoir caché une vieille blessure à la main de Bute. Une menace qui n'a fait perdre le sommeil à personne au royaume des Cages aux sports.

«S'il fallait qu'on porte attention à tout ce qu'il dit..., laisse tomber Bédard. Jean est sans doute très déçu de la tournure des événements. C'est parfaitement compréhensible. Ces choses-là arrivent à la boxe. Je peux vous dire que la catastrophe aurait été plus grande encore s'il avait fallu que la blessure survienne deux jours avant le combat au lieu de trois semaines».
 



15:36 - L'autre saison, autre arbitrage - RDS.CA
L'autre saison, autre arbitrage

Avec les quelques jours de congé forcé suite à l?élimination des Canadiens en cinq petits matchs au premier tour des séries éliminatoires, j'ai regardé plusieurs rencontres au petit écran. Le premier constat : le printemps nous présente vraiment le hockey le plus intense, le plus inspiré et le plus serré qui existe. Deuxième constat : le hockey joué en séries n'a rien, mais rien à voir avec celui de la saison régulière. Conclusion : est-ce vraiment ce que l'on veut?

Je m'explique. Pourquoi mettre en valeur la vitesse, éliminer l'obstruction et prôner une production offensive plus grande en saison pour favoriser l'endurance physique et le jeu robuste en séries. Croyez-moi, j'apprécie les bonnes mises en échec et je ne détourne pas mon regard lorsque les gants tombent sur la glace. Je comprends aussi que certains préfèrent ce style de jeu serré et intense, comme gardien j'aimais bien que mes défenseurs puissent plus librement défendre notre territoire. Mais les confrontations et les duels engendrés dans l'après-saison relèvent parfois plus d'un combat de lutte, ou d'un concours de bûcherons que du hockey fluide et porté sur l'attaque. Je pense qu'en 2013, nous sommes rendus ou, plutôt, nous devons nous rendre ailleurs. Comme joueur, je préconisais une approche de laisser-faire, laisser-aller, alors que je savais que c?était hors de notre contrôle. Aujourd'hui, comme analyste qui pense aux amateurs, je me demande sur quel pied danser alors que, de toute évidence, le style favorisé lors des séries est diamétralement opposé à celui préconisé en saison régulière.

Imaginez-vous alors en tant que dirigeant qui doit trouver l?équilibre parfait entre talent et robustesse mais qui part de loin, mettons comme les Leafs ou les Canadiens'Pas évident. L'exemple du CH est probant cette saison. Un club bâtit pour la vitesse et l'exécution, pour gagner des courses vers la rondelle et pour faire circuler le disque en supériorité numérique et en transition depuis la ligne bleue. Une équipe qui a tellement donné de maux de têtes à l'adversaire en saison qu'elle s'est vu offrir le plus grand nombre d'occasions en jeu de puissance de toute la LNH. En fait, 18 occasions de plus que les deuxièmes, les Red Wings eux aussi très habiles et rapides, et 27 de plus que les Devils, seconds dans l'Est.

Le Tricolore a bénéficié d'une minute par match de plus de supériorité numérique que le New Jersey. Si on considère que Montréal a présenté le cinquième meilleur taux d'efficacité du circuit en avantage et que les buts avec un patineur en plus représentent près de 30% de toute la production offensive du groupe (comparativement à  17% pour Chicago et 25% pour Pittsburgh, les deux puissances) on identifie donc là l'une des raisons principales des succès et du deuxième rang difficilement arraché par les Canadiens. Or, une fois le tournoi printanier amorcé, finies les punitions d'accrochages automatiques lorsque le bâton de l'adversaire devient parallèle à la glace; terminée l'obstruction systématique signalé contre les défenseurs mal pris; on lève maintenant les yeux sur les coups de bâtons et les coups d?épaules loin de la rondelle, bref, on n'est plus régi par la même rigueur quant à l'interprétation des infractions commises.

Le hockey sera toujours une succession de combats et de duels à un contre un pour obtenir une position avantageuse, ou la possession de la rondelle, j'en conviens et c'est ce qui fait du hockey un sport à la fois simple en surface et, parfois, complexe dans les menus détails. Le gabarit, ou plus spécifiquement la force physique, aura toujours une influence sur le résultat d'une bataille à un contre un. La hargne, l'acharnement et le désir seront toujours des facteurs prépondérants dans l'obtention d'une certaine dose de succès et doivent le demeurer.

Une uniformité, de la saison aux séries, de l'Est à l'Ouest, d'un match à l'autre, dans la façon de donner le ton en ce qui a trait à ce qui sera tolérer, ou non, ne brimerait en rien l'aspect robuste et l'augmentation du niveau d'intensité, car il s'agit des athlètes les plus dédiés et les plus brillants de leur sport. Ne minimisons pas leur capacité à s'adapter rapidement à un environnement qui serait encore plus propice à du jeu spectaculaire sans compromis.

Le mot de la fin revient donc aux directeurs généraux. Mike Gillis disait que le changement de style entre la saison et le premier tour demandait des ajustements à sa formation. Marc Bergevin, lui, a fait allusion à un équilibre à atteindre entre gabarit et rapidité, mentionnant au passage que les 30 organisations avait le désir d?être plus gros, plus vite, plus fort. Ne serait-il pas temps également de faire un pas en avant autrement ,sans avoir à changer le visage du hockey que nous apprécions tant.






























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